Édition du
29 July 2017

Fugueurs du Ballet national algérien :«Laissez-nous tranquilles au Canada»

El Watan, 24 novembre 2010

Montréal (Canada).
De notre correspondant

La tournée exceptionnelle du Ballet national algérien au Canada devait être une belle occasion pour afficher une Algérie qui s’est réconciliée avec elle-même et fière de son identité dans toute sa diversité. L’histoire en a décidé autrement et elle a viré à un énième récit de harga (fuite) : un cauchemar pour les diplomates algériens au pays de l’érable dont les efforts ont été anéantis par la décision de huit danseurs dont une fille de rester au Canada. «Nous ne sommes pas des harraga», s’est insurgé l’un des danseurs du ballet rencontré avec deux de ses collègues, dans un restaurant montréalais. «Je n’ai pas risqué ma vie dans un container pour venir ici. Je suis un artiste. Quand on cessera de me prendre pour un vulgaire chettah et qu’on m’appellera danseur et avec respect, je pourrai commencer à envisager un retour au pays», explique l’un des danseurs qui ont déposé la semaine passée une demande d’asile au Canada – une demande qui n’a rien à voir avec le refuge politique. La Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada peut  accorder l’asile à une personne pour différentes raisons dont, bien sûr, la politique. Les menaces aussi maladroites qu’insensées proférées par certains officiels algériens à travers les médias ne serviront qu’à accélérer leur obtention du statut de réfugié, selon un ancien sportif algérien qui a obtenu le statut de réfugié il y a quelques années.

Les danseurs sont désarçonnants par leur rapidité d’adaptation à la vie montréalaise.
Une différence notable avec les immigrants choisis qui donnent généralement l’impression d’être perdus à leur arrivée au Canada. «Les codes de la vie urbaine ne nous font pas peur. Nous ne sommes pas des danseurs folkloriques», explique l’un d’eux qui rappelle sa formation en danse moderne et en hip-hop en insistant sur ses connaissances artistiques académiques.
D’ailleurs, pour les fêtes de fin d’année, ils ont déjà une commande ferme de représentation de danse hip-hop dans une salle de spectacle montréalaise. «Comment veux-tu fonder une famille avec 14 000 DA par mois ? Une paire de chaussures de sport respectable vaut au bas mot 10 000 DA», peste un désormais ex-danseur du ballet national qui ne comprend toujours pas ce tollé contre leur fugue. «Nous sommes des artistes pas des terroristes.» «Kilouna» (laissez-nous tranquilles) revient tel un leitmotiv dans leur discours. «Les responsables du ballet nous ont confisqué nos passeports. Heureusement que nous avons nos pièces d’identité pour prouver qui nous sommes lors de notre demande d’asile», ajoute un des danseurs qui rappelle que quand ces mêmes responsables ont eu écho de leur projet de ne pas rentrer en Algérie, ils leur ont même «volé» leurs affaires dont des téléphones portables. «Je n’ai que les vêtements que je porte. Tout m’a été pris», ajoute-t-il.

«Demain sera un autre jour»

Le projet de «harga» les poursuit depuis leur enfance et depuis qu’ils sont au ballet, la pression devenait de plus en plus grande. «On nous endormait avec cette histoire de relève juste pour privilégier les anciens. Est-ce normal qu’un retraité du ballet  touche un salaire supérieur au nôtre ?», tonne le plus loquace des trois. «Est-ce normal que pour représenter l’Algérie, on nous donne juste 240 euros en frais de mission dont 40 sont encore chez les responsables du ballet ? Est-ce normal qu’après la première représentation à Ottawa, on nous fasse manger de la pizza et des chips pour la répétition à Montréal ?» Ceci explique, peut-être, l’impression de «libération» qu’il dégageait le long de l’entretien. L’impact de leur action sur les futures demandes de visa pour artistes algériens ne les émeut pas outre mesure. Sur ce point, un avocat montréalais spécialiste de l’immigration est catégorique : «Les Canadiens vont serrer la vis aux demandeurs algériens, y compris les artistes.»

Voilà qui n’arrange pas les choses pour les Algériens qui soupçonnent les vacataires français de l’ambassade du Canada à Paris de les désavantager.
Le projet harga n’a pas été préparé de longue date mais les huit fonctionnent en réelle symbiose dans leur aventure.
«Quand tu travailles avec quelqu’un trois ans et que tu peux synchroniser tes pas de danse avec lui, l’entente ne peut être que facile sur les choses de la vie», ajoute l’un des danseurs. Et si demain le Canada leur demanderait de rentrer en Algérie ? «Demain sera un autre jour», clament-ils à l’unisson. «Nous aimons notre pays, nous n’avons rien contre Bouteflika mais notre vie sera ici au Canada», affirme celui qui est toujours sous la surprise de l’effet de son action sur l’opinion en Algérie. «Pour une fois,  je me sens un artiste comme Khaled. Tout le monde parle de moi !» affirme celui qui réfléchit à monter un autre spectacle de danse où il racontera cette aventure.

Samir Ben Djafar


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14 Commentaires sur cet article

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  • sphynx
    24 novembre 2010 at 13 h 26 min - Reply

    salam,
    bonne chance et bon courage .




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  • Sid Ahmed
    24 novembre 2010 at 23 h 03 min - Reply

    Ce journaliste écrit que les membres du ballet ont déposé
    « une demande d’asile au Canada », précisant aussitôt, comme pour se disculper par anticipation d’une quelconque accusation, « une demande qui n’a rien à voir avec le refuge politique », ce qui laisserait supposer qu’il a pu consulter les dossiers de ces jeunes mais sans nous préciser s’il l’a fait en qualité d’avocat assigné à leurs dossiers ou alors à titre d’officier des services d’immigration ayant traité ces mêmes dossiers. Il ajoute, plus loin, que « la Commission de l’immigration et du statut de réfugié peut accorder l’asile à une personne pour différentes raisons dont, bien sûr, la politique. » Voilà des affirmations pêle-mêle, à l’emporte-pièce, sans fondement, sans rigueur, sans logique ! Car d’où sort-il cette notion d’ « asile » ? Et quelles sont ces « différentes raisons », dont la « politique », auxquelles il fait référence ? Et que veut dire « la politique », concept polysémique par excellence ? Un quidam lisant cette fritatta d’élucubrations, serait tenté de croire que le Canada est une terra nullius où les décisions se prennent ad hoc et n’obéissent pas ni à des critères codifiés ni à des procédures strictes et rigoureuses.

    Rétablissons les faits. Dès l’instant où les jeunes danseurs ont décidé de ne pas retourner en Algérie, ils doivent ipso facto demander la protection du gouvernement canadien auprès d’un agent des services de l’immigration en se prévalant du statut de réfugié (et non d’asile), évoquant l’une ou l‘autre des raisons prévues par la Convention de Genève de juillet 1951. Et aux termes de cette convention, est réfugié toute personne qui « craint avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut, ou du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut, ou en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. »

    Ces jeunes danseurs ne sont guère différents des millions de jeunes qui croupissent, sans espoir et sans avenir, en Algérie, un pays riche où les gens sont pauvres, un pays jeune gouverné par une engeance rescapée des temps jurassiques. Ce sont des êtres libres et souverains de leur décision. Celle-ci, prise en concertation avec leurs proches, appartient à eux seuls.

    Qu’en est-il du gouvernement algérien dont l’image est écornée quotidiennement par une jeunesse qui n’hésite pas à fuir les cales d’un pays, passé en l’espace de quelques décennies d’un flamboyant navire amiral à un radeau rachitique rongé par des colonies de satrapes et de termites insatiables et dérivant à vau-l’eau. Comment la représentation diplomatique de ce pays à Ottawa s’est empressée de parrainer la tournée d’une troupe de danse alors que plusieurs tournées sportives et culturelles antérieures, (dont la première remonte à 1993 avec la défection de judokas algériens) s’étaient achevées de la même manière ? Mais est-ce vraiment surprenant ?

    Après tout, l’ambassadeur d’Algérie à Ottawa s’est bien assuré que l’article d’El Watan annonçant la tournée de la troupe lui donne tout le crédit pour cet exploit et qu’il mentionne clairement que ladite tournée a été organisée « à l’initiative de l’Ambassade d’Algérie. » Autrement dit, cet ambassadeur, Janus de l’esbroufe, s’est tout simplement dit qu’il était temps de se relever de son long farniente et de faire du pied aux décideurs pour leur signifier qu’il fait bien son travail et qu’il mériterait en conséquence de prolonger son opulente sieste au Canada. Car faire voyager au Canada une troupe de danse ne relève-t-il pas de la haute voltige diplomatique ? N’est-ce pas là l’incarnation de l’art diplomatique dans toute sa finesse ? S’improviser impresario, n’est-ce pas là le summum de la haute diplomatie dont même l’immense Talleyrand aurait été incapable ? Pourquoi une ambassade s’acharnerait-elle à ouvrir le marché canadien aux produits, marchandises et services d’Algérie quand il est beaucoup plus payant de faire danser les Canadiens aux sons de la zarnajia de Boualem Titiche et la gasba de Khelifi Ahmed interprétée par de jeunes danseurs misérables, tandis que l’on continue à s’engraisser de l’argent du pauvre contribuable algérien et à remplir de semoule précieuse sa couscoussière sans rebords et sans fond.




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  • Nacera
    25 novembre 2010 at 0 h 02 min - Reply

    Sid Ahmed, C’est un excellent résumé, plus réaliste que cela tu meurs! Bravo!
    J’aimerais aussi ajouter une petite perception personnelle sur l’immigration algerienne au Canada. C’est un sujet long trés long, je vais essayer de résumer. Plusieurs algeriens avec qui j’ai discuté au pays me racontent que l’immigration algerienne au Canada est une immigration d’élite. Peut être que ceux qui ont immigrés étaient élite au pays mais ce n’est pas toujours le cas quand ils arrivent ici. Il ne faut pas oublier que les diplômes ne sont pas reconnus et l’expérience algerienne non plus.
    Il est trés dfficile pour les algeriens de s’intégrer ici, il ne faut pas croire que c’est le Pérou surtout pour ceux arrivés après 2001. Certes, je connais beaucoup d’algériens qui se sont battus et qui ont pu se tailler une belle petite cabane au Canada mais ce n’est pas le cas de la majorité. C’est souvent frustrant de voir la matière grise algerienne au service des centres d’appel payés au salaire minimum, au service des taxis ou comme gardiens de sécurité. Je connais personnellemnt des ingéneiurs, des mdecins et des avocats expérimentés en Algérie qui se retrouvent à faire ce genre de travail. Il ne faut pas oublier aussi tous ceux qui reçoivent le BS (somme attribué par le gouvernement pour le bien être social que nous appelons sidi ben sliamne entre algériens, l’équivalent du RMI). Si vous ajoutez à cela, l’éclatement des familles, vous comprendrez qu’il faut y réfléchir à deux fois. Les immigrants algériens qui ont toujours vécu dans une société patriarcale et qui débarquent au Québec, société matriarcale par excellence tapent souvent un mur. Monsieur se sent soudain castré et diminué et Madame découvre, et ce, du jour au lendemain les privilèges et droits des femmes. Les enfants jeunes, souvent peuvent s’intégrer plus facilemnt mais les adolecsents qui ont déjà vécu des frustrations au pays, peuvent mal réagir à cette nouvelle situation de liberté soudaine.
    Un autre gros handicap qui n’aide pas beaucoup la communauté algerienne au Québec est que nous n’avons pas cette culture d’entraide.
    Même à l’étranger l’algérien n’aime pas l’algérien. Les exemples foisonnent et je choisis le suivant car il illustre bien le sujet, d’autant plus que les acteurs sont en majorité dans tes situations très convenables (intello, à l’aise financièrement,intégrés, bonne situation professionnelle).
    Contexte : Une des diverses associations des algériens à Montréal organise sa réunion mensuelle. Après avoir passé en revue tous les points de l’agenda, l’animateur demandait des suggestions à l’assistance. Une bonne âme, proposait d’ajouter un service qui consistait à ramasser des sous, des meubles et de la vaisselle pour aider les nouveaux arrivants. Il proposait une aire de stockage gratuitement. La majorité des autres associations d’autres pays à Montréal offrent ce service.

    Voici les commentaires reçus: Je ne veux pas faire cela, qu’ils se débrouillent ces nouveaux arrivants ; Moi non plus je ne veux pas, il n’ y a personne qui m’a aidé quand je suis arrivé; C’est une très mauvaise idée, ils vont penser qu’on va les entretenir!
    Sans commentaire!
    On ferma très vite le sujet et un autre algérien proposait une quête pour faire rapatrier le corps d’un algérien décédé le même jour. Et là! Stupéfaction !
    Tout ce beau monde s’est mis tout de suite à la tâche, des qui signent des chèques, des qui vident leurs portefeuilles, et même des qui appellent sur le champ au téléphone pour qu’on leur ramène des dollars.
    C’est drôle, je ne comprenais pas l’urgence, le gars était mort! Moralité de l’histoire : Il vaut mieux aider et vite un algérien mort qu’un algérien vivant ! Serait-il moins menaçant six pieds sous terre ?
    Je ne veux pas décourager les gens qui ont l’objectif de s’installer au Canada, mais j’estime que c’est important de remettre les pendules à l’heure.




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  • yareb
    25 novembre 2010 at 2 h 20 min - Reply

    Bravo a Nacera, je suis tout afait d’accord avec toi, ces nouveaux arrivees, croivent ici au Canada c’est le paradis, ..faux moi apres 38ans dans ce bled, je suis en preparation de retour dans mon pays ,pour voir encore les quatres saisons, ,le matin , le soir, la nuit, la mer ect.. ces danseurs ont fait le mauvais choix, ont va parler d’eux pour quelques mois encore, et ^puis etre dans l’oublie ..




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  • samir64
    25 novembre 2010 at 10 h 42 min - Reply

    bon courage à yareb pour son retour.les 4 saisons te manquent…le sous developpement,l’anarchie,l’insalubrité,et bien sur le régime démocratique ou tu pourras t’exprimer librement,ou du moins réflechir librement. Bon courage à toi pour ton retour au bled,mais ne prétend pas que ces danseurs ont fait le mauvais choix.Nous en sommes arrivé à cette situation ou la vie en algérie n’est plus possible sinon pour ceux qui ont eu l’opportunité de se faire une situation aprés avoir passé 38 ans à l’etranger! C’est drôle mais pourquoi avoir attendu 38 ans pour retrouvé le pays?Ce bled comme tu l’ecris t’a donné ta chance dans la vie de faire quelque chose,alors sois au moins reconnaissant.Le canada n’est pas le paradis,certes,mais l’algérie c’est l’enfer,ça c’est sur cher ami.J’encourage toutes les personnes qui ont la possibilité de partir d’en faire autant au lieu de s’attarder sur les 4 saisons , la mer polluée et la nuit ou pas un chat ne peut mettre le nez dehors de peur de se voir agrésser,ou pire par manque d’activité.Lorsqu’on est emprisonné,la logique et le bon sens veulent que l’on cherche à s’évader.




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  • Aomar
    25 novembre 2010 at 21 h 41 min - Reply

    A vous tous qui essayaient de decourager ces jeunes gens et epilogant sur les temps difficiles d « el ghorba » ,je dirais seulement que le retour au bercail, ou des gouvernants de plus de 70 ans pour les moins ages d’entre eux sevissent ,est toujours possible.Alors pourquoi rater une telle opportunite. Bonne chance a tous et surtout aux futures candidats.




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  • Nacera
    25 novembre 2010 at 22 h 52 min - Reply

    Aomar

    je ne decourage personne au contraire jencourage tous les ambitieux… Je veux juste apporter des info et ceux qui les prennent et veulent relever le défi ont droit à tous mes respects.




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  • pamela
    26 novembre 2010 at 0 h 45 min - Reply

    Ce genre de comportements ne font qu’augmenter le racisme et les ras le bol des occidentaux, Canadiens ou autres qui ne supportent plus le nombre grandissant de ces Algériens, Tunisiens ou autres dont les ancêtres se sont pourtant battus pour leur indépendance. Triste




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  • Mohamed Nassim
    26 novembre 2010 at 7 h 35 min - Reply

    Bon courage cher compatriotes et Allah soit avec vous. Seulemnet armez vous de patience et de perseverance et ne compter que sur vous meme in chaa Allah vous allez reussir et ceux parmis vous qui sont maries puissent ramener leur familles. Il ne faut surtout pas ecouter les pessimistes qui vous decouragent. C’est vrai qu’il est difficile pour quelqu’un qui debarque d’un autre continent et atterit dans une societe differente de celle dans laquelle il a ete eleve et passe une bonne portion de sa vie. Quand a ceux qui ne voient que les consequences materielles il faut leur preciser que la liberte d’un etre humain et son honneur valent tout l’argent du monde. La preuve qu’il ya des miliers de cadres Algeriens qui se sont exhile non pas par manque materiel mais parcequ’ils etaient marginalises et humilies par un system mediocre et corrompu qui n’arrange que les malhonnetes et les mediocres hacha une minorite biensure. Persononnelement j’en connais beacoup de compatriotes qui se sont emmigres au Canada et dont certains avaient des familles nombreuses (4,5 et 6 enfants) binesure ils ont eu des difficultes au debut et certains ont fait des boulots tels ceux mentionnes par soeur Nacera mais leur persistence a paye apres et se sont tous releves et personne d’eux na eu le moindre regret. Vous au moins vous etes encore jeunes vous pouvez faire des etudes et meme changer de carriere s’il le faut. Moi personnelement j’ai emmigre alolrs que j’avais plus de 40 ans et je l’ai fait pour une seule raison: mes 5 enfants. Mon pere a ete enprisonne par le colonoalisme de 1959 jusqu’a l’independance et apres il a subit la hogra des faux moudjahides qu’il connait et a vu avec ses propre yeux rattisser avec des troupes de l’armee francaise, moi et toute ma grande famille nous avions subit la hogra des voleurs et corrompus et El hamdulilah que personne de ma famille n’a beneficie de quoi que se soit dans notre cher pays. Mais je voulais pas que mes enfants grandissent aussi sous la hogra et l’injustice que leur partents et leur grands parents ont subit. El hamdulilah je ne regrette rien ici au Canada je suis libre et mes 5 enfants ne sont pas devenus des hittistes. Encore une fois bon courage rabi ma3akum.




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  • Farid
    26 novembre 2010 at 12 h 36 min - Reply

    Je doute fort que les Canadiens vont leur donner une carte de séjour, car ils n’ont pas besoin de danseurs. Ce que le CANADA ou les Etats Unis ou l’Europe veulent, c’est de vider les pays de leur matiere grise, apres l’avoir vidé de leur matière première.




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  • mohamed nassim
    27 novembre 2010 at 2 h 25 min - Reply

    @Farid
    Ils vont avoir leur statut de refugies parceque le Canada n’est pas la France qui subit le chantage de la mafia qui gouverne l’Algerie. Les judokas qui ont fugue avant eux ont bien eu leur statut de refugies accepte et pourtant le Canada n’a pas besoin de sportifs dans cette discipline. En plus le gouvernement Canadien sait bien ce qui attent ces jeunes si jamais ils sont refoules vers leur pays. Ou bien vous coyez qu’ils seront remercies pour le geste qu’ils ont fait.




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  • amine
    30 novembre 2010 at 0 h 04 min - Reply

    Salam,
    Aidez-vos frères fugueurs ya lkhawa cela relève d’une obligation d’un patriote envers son frère. Quant à nos frères fugueurs, je leur dit « Foncez » ne craignez rien et surtout ne vous laissez surtout pas dissuader comme l’a relevé à juste titre un de nos compatriotes. Vive l’algérie des hommes libres!! Salam ya ahl alkeir




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  • yanamar
    2 décembre 2010 at 21 h 45 min - Reply

    Parait-il la danse va être inscrite aux prochains JO. Aya l’khaoua des médailles pour le Canada !! Tous les gens qui sont restes au pays vous supporteront




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  • balak
    3 décembre 2010 at 21 h 06 min - Reply

    Profitez de la vie, de la vraie vie.Bonne chance les copains.n ‘oubliez pas ,la vie est courte, nul n ‘est eternel.Soyez heureux .et pour ceux restés ici ,au goulag, sniff, sniff, comme moi!!! souhaitez moi beaucoup de courage et surtout de ne pas me suicider.car je vis comme un chien,et je suis pas le seul…..




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  • Congrès du Changement Démocratique