Édition du
24 March 2017

LES CONFIDENCES D'UN "INTELLECTUEL" EPRIS DU SAVOIR ET DE VERITE

Par Ahmed ROUADJIA

Je vais essayer de répondre successivement aux compatriotes qui m’ont interpellé dans ce débat à propos du DRS, qui n’était pas l’objet essentiel de mon article publié dans le Quotidien d’Oran en date du 11 octobre 2010, sous le titre  : Les confessions politique de l’ex-chef du Gouvernement, Sid Ahmed Ghozali Je réponds en premier lieu à Zineb Azzouz . Je  lui dirai que la question de « la preuve » est fondamentale et requise pour confondre tous les criminels, quels qu’ils soient. Or, en Algérie il eut des crimes abominables commis par toutes les parties impliquées dans la tragédie algérienne provoquée par l’interruption brutale et illégale du processus électorale en 1991. Je rappelle pour ceux qui l’auraient oublié que j’ai été l’un des premiers algériens à dénoncer la confiscation des fruits de la victoire du FIS, tout comme j’avais dénoncé avec vigueur les partisans, civils et militaires, de la politique de l’ « éradication ». Pour cela je fus longtemps étiqueté  » FIS » quand d’autres me collaient l’étiquette de « laïc », de « francophone », et je ne sais trop quoi encore. Mes écrits l’attestent, tout comme mes déclarations aux chaînes européennes de télévision, dont la BBC…

Positions de principes à l’égard du FIS dissous…

Bien que je ne partage point les valeurs, et donc le projet politique du FIS ( République islamique, application intégrale de la charia), j’ai toujours considéré que la répression, l’interdiction, puis la confiscation de la victoire électorale de ce mouvement d’inspiration populiste, était illégale, absurde, injuste et politiquement improductif. Le pire aura été d’assassiner bon nombre de ses militants et d’avoir déporter des milliers d’entre eux vers le grand sud incandescent. Produit conscient ou inconscient de la politique du régime, de Boumediene à Chadli qui, tous deux, avaient fait jouer tantôt les « progressistes »( PAGS ( ex-Parti communiste algérien) contre les Frères Musulmans ( khwandjia, toutes nuances par ailleurs confondues), tantôt ces derniers contre les « progressistes » et leurs « brigades des volontaires » de la Révolution agraire, le FIS qui était né à la faveur de ce clivage politique, religieux, culturel et identitaire s’était révélé  à la population et à tous les laissés pour compte comme l’unique mouvement porteur d’espoir et d’affranchissement contre la dictature d’un régime fondé sur le népotisme, la corruption et les passe-droits. Opposé au FLN dont il empruntait certains rhétorique idéologique, mais très proche des Oulémas de Ben Badis et des Frères Musulmans, version Hassan El Banna, le FIS se voulait confusément être à la fois  la synthèse du nationalisme algérien et de l’islam d’origine, des premiers temps de l’Islam.

Alors que la Constitution algérienne stipule explicitement qu’il est interdit de reconnaître l’existence d’ un parti qui se réclamerait d’une base religieuse ou linguistique, le FIS et le RCD ont été agrées justement sur cette même double considération : religieuse pour le premier, linguistique pour le second. Qui plus est, le premier n’a pas été agrée seulement, mais poussé aux élections municipales et législatives. On connaît la suite désastreuse de cette politique conduite par des apprentis sorciers…Les promesses faites par mon ami Ghozali d’ « élections propres et honnêtes » n’ont pas été tenues…

Les crimes réels et les crimes supposés

S’agissant maintenant des « preuves ». Zineb pose cette question : » comme demander aux passagers de la flottille Gaza de prouver qu’il ont été victimes de l’armée israélienne… »?  Réponse : ils le peuvent, grâce aux témoignages aux journalistes et aux photographies prises par les satellites. A la différence de Ghaza, c’est que les rescapés de l’hécatombe de Bentalha n’ont pas eu cette chance d’être filmés, et les massacres se sont déroulés dans l’opacité et la confusion la plus totale. Certes, il y a eu des témoignages et même des ouvrages qui ont été écrits sur Bentalha et d’autres lieux où des massacres se sont produits, mais tous ces témoignages restent grevés à la fois d’hypothèques et d’interdits. Certains imputent ces massacres aux islamistes, d’autres aux services de sécurité déguisés en barbus. Mais ce qui ne fait pas de doute, c’est que les deux protagonistes du drame ont eu chacun leurs victimes expiatoires, et nier cette vérité, c’est se faire partial. La question qui se pose est celle-ci : comment  et par quels moyens identifier les auteurs de ces crimes, et à quels camps ils appartiennent et quels sont les commanditaires? Vous me dites le général Tawfiq Medienne, je veux bien. Mais comment l’épingler par des preuves tangibles? Il est vrai- et là je suis tout à fait d’accord –pour dire que la loi relative à  » la concorde civile » ne permet d’enquêter ni sur les crimes des uns ni sur ceux des autres, et que dans ces conditions, la lumière ne saurait être faite sitôt sur ces évènements tragiques qui continuent encore à endeuiller non pas seulement des milliers de familles, mais marquer encore et de manière profonde, et douloureuse l’imagination de tout un peuple encore assommé et hébété par ce qu’il vient de subir dans sa chair et son âme….

Les promotions indues comme crimes contre la Nation…

Je me tourne maintenant vers mon concitoyen Radjef  Said. Il dit à mon propos ceci:  » Il est a se demander si on n’est pas comme nous considère Rouadjia un tas d’imbéciles a LQA. De la chair a canons pour ramener Bouteflika a de meilleurs sentiments…Il se trouve que je suis un fouineur, un emmerdeur public comme y en a pas deux…Lors du dernier remaniement ministériel décidé par fakhamatouhou et Tewfik 007, le nom de Rouadjia ne figure pas. C’est un sénateur inculte de la ville de M’sila, spécialiste es qualité dans l’import import qui a été promu au poste de Ministre du tourisme…Selon des sources généralement bien informées, fakhamatouhou et Tewfik 007 doutent des gens qui se proposent au poste de ministre… »

Que répondre? Sinon que jamais il ne me vient à l’esprit de traiter mes compatriotes, surtout ceux à LQA ou ailleurs qui osent exprimer leurs opinions et qui se soucient de l’avenir de leur nation en critiquant ses fossoyeurs, ses tombeurs, que sont ceux qui nous gouvernent et qui nous mènent de suicide en suicide. Pour ce qui concerne le remaniement ministériel opéré par SA MAJESTE le président sous l’œil vigilant de Tewfik, je suis bien honoré de ne pas voir mon nom figurer sur la liste de ces prétendants aux postes de responsabilité…

Exemple concret  du triomphe de la médiocrité au détriment de ses contraires

Je suis bien d’accord avec le citoyen Radjef Said pour stigmatiser ces modes de désignation de responsables à la tête des institutions. Ces modes qui obéissent plus à des critères d’allégeance qu’aux critères de compétences relèvent aussi, comme les assassinats, de pratiques délinquantes. Ceux qui les encouragent, ou tolèrent sont des irresponsables complètement oublieux de l’intérêt de leur peuple. Lorsque les choix des hommes portent plus sur les médiocres, les opportunistes, les affairistes et même parfois sur des toqués, des fous, que sur des hommes doués de savoir-faire et de vertus civiques et civiles, l’on se demande sous quelle latitude vivons nous, et à quel âge historique appartenons-nous au juste. L’exemple que j’ai sous les yeux , et qui corrobore parfaitement les dires de Radjef Said, est le suivant : mon ex-recteur de Msila, qui vient d’être relevé de ses fonctions,  a été immédiatement récompensé non pour les services rendus à l’université de Msila, mais justement pour le lourd passif et les dégâts qu’il a causés à cette institution durant toute la durée de sa fonction (2004-2010): une gestion scientifique lamentable de l’université; des conflits et des procès en nombre intentés contre les enseignants; licenciement abusifs d’un certain nombre d’entre eux; agressions verbales, voire même physique contre les agents de sécurité et les enseignants qui s’opposaient à son autoritarisme; conflits avec l’ex-wali de Msila et la section locale CNES. Pour son mode de communication avec autrui, il choisissait toujours les termes et les mots les plus inconvenants : « cons », « idiots », « imbéciles » et parfois des mots obscènes qui choquent profondément par leur sonorité la conscience de l’homme tant soit peu éduqué.

Comment qualifier le comportement d’un tel individu? Comment le nommer? De ce que je viens de décrire à propos de la conduite de mon ex-patron, le lecteur pourrait  lui facilement trouver l’épithète appropriée…Pourtant, cet homme éjecté par décret de son poste de recteur de Msila,  s’est trouvé immédiatement nommer par un autre au Ministère de l’Enseignement Supérieur comme inspecteur général! Le Ministre Haraoubia n’a pas trouvé mieux pour  » sauver l’honneur » de son protégé turbulent que de lui sacrifier Ramdane Chaouche, démis de ses fonctions…Par manque de courage et de résolution, Monsieur le Ministre n’avait pas osé signifier directement sa décision de suspension à l’intéressé, mais il avait confié la tâche au secrétaire général pour le faire à sa place!

Quand les sanctions se transforment en récompenses

Renvoyé de l’ANDRU à cause de ses conduites scandaleuses, il fut nommé en 2004 recteur de Msila comme en guise de récompenses de ses bévues, puis démis à nouveau de son poste de recteur de Msila le 14 novembre 2010 non pour avoir susciter une pagaille inextricable au sein de cet établissement, mais seulement pour avoir gêné quelque peu la tutelle qui ne pouvait pas rester sempiternellement sourde aux protestations venant de toutes parts contre les agissements de ce recteur capricieux et coléreux…Pour ne pas lui faire perdre la face et lui permettre de s’éclipser « la tête haute » de l’université de Msila qu’il avait transformée en un lieu de peur et d’insécurité, la tutelle qui lui sait gré de sa gestion plutôt « musclée » que scientifique, lui a décroché ce poste d’inspecteur général du MESRS. Bien que plus symbolique que réelle, cette nouvelle fonction ne lui permet pas moins de crier victoire et de rassurer ses ex-collaborateurs, fidèles et soumis, qui se sentent  déjà orphelins, de sa présence à leur côté. Du MESRS, il leur téléphone pour leur dire que le poste qu’il vient d’investir lui permettrait de leur venir à tout moment à la rescousse, et en cas de besoin…Il leur jure même que  la « poignée » de ses adversaires, en la personne de Rouadjia, de Youcef Lakhdar Hamina, de Nourreddine Hebiche, de Rabah Zatchi, etc., n’échapperaient pas à sa vigilance, et qu’il les poursuivrait de manière ou d’une autre….

Rouadjia conseiller de Ghozali et défenseur du DRS?

J’en viens maintenant à Monsieur « Liberté« . Ce compatriote trouve  à peu près que mes propos sont fades, ennuyeux et pas tout fait fécond. Je respecte son verdict. Pour être fidèle à ses idées, et de ne pas les trahir, je me dois de les reproduire ici . Il énonce d’emblée : »Le débat avec vous, dit-il, n’est pas du tout intéressant. Je préfère qu’on en reste là et vous laisser continuer à soutenir le DRS de Tewfik Mediene et Ghozali dont vous étiez le conseiller lorsqu’il était chef du gouvernement. l’Algérien de 2010 a envie d’entendre un autre son de cloche et avancer. »

D’abord, je n’ai jamais été le conseiller de Ghozali. Certes, j’ai été invité par lui en juin 1992 à discuter la situation algérienne. Alors que je résidais à Paris, je recevais un jour un coup de fil de Leila Asslaoui, alors Ministère de la Jeunesse et des Sports, me disant que M. Ghozali souhaiterait me rencontrer et que si j’étais d’accord, elle m’enverrait immédiatement un billet d’avion. Je lui ai répondu que j’ai besoin de réflexion avant de me décider, car j’avais en ce moment un programme chargé ( colloques et invitations à me rendre à des séminaires internationaux). Mais comme j’ai été fort préoccupé par la situation du pays que j’avais à cœur, je me suis résolu quelques jours plus tard à accepter l’invitation. Arrivé à Alger  début juin 1992, les discussions se poursuivent avec lui pratiquement tous les jours et portaient essentiellement sur le chapitre « sécuritaire » et sur les moyens de conjurer la menace terroriste. Sa manière de traiter la question « islamiste », celle du FIS dissous, et sa vision globale de gérer la crise que le régime avait suscitée, était en totale opposition avec la mienne. Moi je plaidais en faveur d’une solution politique intelligente, apaisée, et négociée avec le FIS, même dissous, afin de ramener progressivement les choses à la normale et éviter des dérapages que l’Etat ne pourrait plus contrôler. Lui,il oscillait entre plusieurs options contradictoires mais sous lesquelles se trahissait une force qui transcendait sa propre volonté. Derrière lui, il y avait des Décideurs invisibles, qui semblaient lui édicter une ligne de conduite qu’il ne pouvait transgresser sans déchoir…

La passion brûlante de la recherche et de la quête de la vérité

Pendant toute la durée de mon séjour, il s’était instauré entre nous une sorte d’échanges « de sourds », et tous les deux, nous nagions dans « un flou artistique » total tant il régnait sur le Palais du Gouvernement une atmosphère lourde d’incertitudes et d’angoisses. Tout en étant en désaccord total avec sa démarche politique face à la crise, je m’efforçais de faire prolonger mon séjour à l’Hôtel Saint Georges ( Hôtel El Djazaïr) car je voulais pour des raisons strictement scientifiques accueillir le maximum d’informations qui pourraient me servir d’un canevas pour produire un second ouvrage sur le mouvement islamiste après celui que j’ai publié sur la genèse de ce mouvement sous le célèbre titre : les Frères et la mosquée. Une enquête sur le mouvement islamiste en Algérie, Paris, Karthala, 1990. Ouvrage qui a eu une belle fortune, et qui fut bien apprécié aussi bien par les spécialistes et les universitaires occidentaux que par certains généraux algériens qui savent bien lire…Le feu général Larbi Belkheir que j’ai croisé au Palais du Gouvernement à plusieurs reprises, m’avait gratifié de quelques compléments et « bravo », tandis que les feux Belkaïd et Djilali Liabès avaient tous deux salué ce livre comme étant un travail pionnier sur la genèse de l’islamisme algérien…Quant Abbassi Madani, le leader du FIS, avait tout bonnement recommandé à Ghazi Hidouci, l’ex-ministre des Finances du Gouvernement Hamrouche  de lire attentivement ce livre  » objectif qui vous aident à mieux saisir la composante islamiste, son émergence et sa montée en flèche »( Propos que m’a rapportés Hidouci lui-même en 1995). Cet ouvrage fait paradoxalement l’unanimité des extrêmes. Les universitaires américains (J. Entelis, Dale F. Eickelman, …), et les militaires américains du Pentagone qui conseillent à leurs officiers supérieurs en Afghanistan de lire ce livre comme guide…En Europe, les chercheurs et les étudiants le lisent et le citent en référence dans leurs bibliographies de thèses. Les chercheurs et les savants le citent, souvent avec faveur ( J. Berque et Eric Rouleau l’ont abondamment cité dans le Monde Diplomatique) et d’autres dans leur ouvrages et compte rendus ( Les professeurs Pierre Bourdieu, Rémy Leveau, Olivier Roy, Gilles Kepel, André Nouschi, G. Meynier, Benjamin Stora…) De jeunes chercheurs s’en sont servi pour faire leurs thèses et ouvrages ( Séverine Labat, Miriam Vergès, etc.)

Mon ouvrage interdit de diffusion….

Mais peu connaissent ce livre en Algérie. Même les universitaires qui se targuent de connaître tout ce qui se produit sur l’Algérie, ne l’ont pas lu. Certains politiques et même militaires sont parfois bien plus curieux et mieux informés qu’eux, surtout les gens du DRS!  Le jornaliste Hmida Ayachi était le premier à le faire connaître  avant même d’être réédité en Algérie par Bouchène, en 1992. Ce livre fut frappé d’interdiction et retiré de la vente en 1992 sur ordre du dogmatique Belaid Abdesselam. Comme ses « flics » ne savaient pas lire en filigrane ni l’arabe ni le français, ils avaient cru que mon livre faisait l’apologie de l’islamisme. Mais  après plusieurs relectures bien laborieuses, ils découvrirent que c’était un ouvrage d’histoire et de sociologie politique fondé sur des données concrètes, et non sur des données idéologiques partisanes. Finalement, il fut autorisé à la revente sur le marché. Les dix mille exemplaires fabriqués en Algérie, d’après Bouchène lui-même, furent vendus avant son exil en Tunisie en 1994, et de là, vers France…

L’ombre de Jacques Vergès, avocat du FIS, plane sur le Palais du Gouvernement

Revenons maintenant à  » ROUADJIA, ex-conseiller de GHOZALI ». Les 28 et 29 juin, je croise par deux fois, « l’avocat de la Terreur », Maître Jacques Vergès à l’hôtel Saint Georges. Le 29, je l’interpelle : « Que faites vous, ici, Maître Jacques? »-pour défendre le FIS, me dit-il, d’un air narquois.- Bon, c’est bien, c’est votre métier de défendre quiconque vous sollicite en ce sens, lui dis-je, gentiment. On se sépare. Dans l’après midi, me voici au palais du Gouvernement. Dans le feu de la discussion, le nom de Vergès m’échappe de la bouche. Ghozali fit une grimace, puis un mouvement brusque d’épaules : que vient-il faire ici? Me dit-il presque surpris.- Pour défendre le FIS, lui dis-je. -ah! Il faut que vous me preniez rapidement RDV avec lui!-Ok, mais je n’ai pas son numéro. Essayez de le contacter vous-même par vos services administratifs….

Je retourne à mon « domicile » en fin d’après midi, et j’entrevois Ahmed Mezrag en train de parlementer avec un groupe d’amis; j’en ai déduit qu’il devait rencontrer dans la soirée même J. Vergès….

Entrevu avec Jean Audibert, ambassadeur de France à Alger…

Quelques jours plutôt, je reçois un coup de fil d’un collègue, Gilbert Grandguillaume, alors attaché culturel à l’ambassade de France, et avec lequel j’ai collaboré de manière épisodique à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales sur l’anthropologie du monde arabe et islamique. C’est un chercheur sérieux, intègre et honnête. Il aimait l’Algérie comme beaucoup de ses compatriotes. Il me dit que Jean Audibert, alors ambassadeur de France à Alger, souhaiterait me rencontrer. J’ai accepté le principe, et me voilà accueilli par lui à la chancellerie. Audibert était un homme chaleureux, cultivé, élégant et subtile:un fin politique. Il savait marié à merveille la modestie avec l’intelligence et le maintient distingué, trait qui sied aux grands hommes.

On parle de la crise algérienne. Il sollicite mon avis d’ « expert ». Il était autant inquiet, sinon plus que Ghozali lui-même quant à l’issue de la crise. Au lieu de le rasséréner, je lui ai dressé sans faire exprès une perspective sombre de la situation telle que je la voyais. Je lui ai dit en ces termes :  » La situation porte tous les signes d’une crise grave. Les parties en présence, les protagonistes de la scène algérienne, se raidissent et se préparent à un affrontement, à une guerre sans merci. Si l’on continue sur ce mode de gestion « musclée » de la crise, on pourrait cheminer à coup sûr vers le pire…Et le pire est à venir…Le gouvernement ne peut revenir sur ses décisions essentielles, et les islamistes radicaux, et même modérés, n’accepteront pas d’abdiquer. Ils se considèrent comme lésés dans leur droit, violés et violentés par l’Etat. On est, dans l’impasse. Les haines et les rancoeurs mutuelles sont telles, les passions sont si fortes que la tendance à la confrontation me paraît irréversible. Et qu’en pensez-vous, Monsieur l’ambassadeur? »

-Je pense que vos analyses ne sont pas loin de la réalité. Mais que faire donc, à votre avis?

-C’est de dire à Monsieur Français Mitterrand de ne pas trop interférer dans les affaires algériennes, car en tant qu’ex-Ministre de l’Intérieur de « l’Algérie française » chargé de la répression du soulèvement populaire, il est mal indiqué pour dire aujourd’hui aux Algériens ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire…

-Mais, mon cher, me dit-il, tout cela est vrai, mais il y a urgence…Que pourrions nous faire?

Audibert qui était PS, mais qui faisait partie de la minorité opposée à la politique de Mitterrand, aimait vraiment l’Algérie et voulait l’aider en ce moment de crise, mais il ne savait comment. Il était aussi « largué » que Ghozali et son successeur Belaid Abdesselam….La complexité de la situation se prêtait à aucune analyse rationnelle, et le petit diplomate de taille qu’il était, mais grand de tête, faisait peine à le voir s’agiter d’un mouvement nerveux accompagné de gestes  de mains saccadés…

Et à la question « Que pourrions-nous faire? » je lui ai répondu tout simplement : « il faut attendre et voir ». Sur ce, on s’est quittés avant de nous revoir après l’assassinat de Boudiaf, au Club des Pins avec les membres du gouvernement, dont Liabes et Benbitour, entre autres….

Ghozali, Vergès et moi à Saint Georges

Le 30 juin 1992 donc, j’arrive au rendez-vous que j’ai fixé à M. Ghozali à Saint Georges. On prend une table pour le petit déjeuner en attendant que Vergès se pointe à l’horizon. Ponctuel et réglé comme une horloge quand ça lui prend, Vergès arrive cinq minutes avant l’heure fixée. Il est accompagné de sa fille Myriam, fille de Djamila Bouhired. On déjeune, on échange des propos de convenance, puis on passe à l’essentiel : Ghozali tente de convaincre Vergès de l’inanité de sa démarche consistant à défendre le FIS. Retors, et narquois, il écoute et sourit avec ses yeux bridés d’homme énigmatique. Tout son regard, ses gestes, ses tics, disent le mystère de l’Orient asiatique. Ses propos sont toujours percutants, acérés et précises comme les flèches d’Achille. Esprit vif, il n’est jamais à bout d’arguments. Il a la répartie facile. Ghozali est presque désarçonné par les réponses malicieuses de son interlocuteur. Myriam et moi, nous écoutions sans proférer un seul traître mot…C’était, pour ma part, un choix délibéré que de me taire…pour mieux apprendre les formes phénoménales de la pensée et les labyrinthes que celle-ci emprunte…

Mais tout à coup, la conversation est brutalement interrompue lorsque deux agents de l’Hôtel vinrent annoncer à M. Ghozali l’assassinat du président Boudiaf! Ce dernier se leva brusquement et s’en alla d’un pas rapide, sans dire adieu….Vergès et sa fille s’en allèrent eux aussi, et je suis resté  cloué à ma chaise,  comme prostré par la nouvelle. Je tournai en rond comme un homme assommé par quelque  coup de massue…Lorsque je suis revenu à moi-même, après un long moment, je me suis dit en aparté : ce que j’avais pressenti, et ce que j’avais dit à Audibert quelques jours plutôt, vient de trouver sa confirmation…C’était une prédiction lugubre, mais qui ne dépendait pas de ma volonté…

Belaid Abdesselam et moi : deux mondes aux antipodes

Une semaine environ après que Ghozali était  remplacé par Belaid Abdesselam,  je m’étais longuement entretenu avec ce dernier par l’entremise de Ghozali, et à la demande des deux hommes. Sur ces entrefaites, je me rendais au Palais, et je trouvais Abdesselam  qui m’attendait dans son bureau, lourdement  calé dans son fauteuil:

-Bonjour Monsieur le chef du Gouvernement, lui dis-je, d’emblée, et d’une voix distincte.

-Bonjour, me dit-il.

Après quelques instants de silence et d’hésitations de part et d’autre, on échange d’abord des propos banals comme pour faire du remplissage en attente de trouver, ensuite, l’angle d’attaque. Abdesselam était ramassé sur lui-même,  un peu crispé, et paraissait fort soucieux. Mais lorsqu’il se mettait à parler, sa voix prenait le ton d’ « importance », et affectait l’allure d’un mandarin chinois ou celle d’un professeur du Collège de France pontifiant du haut de sa chaire…

-Comment voyez-vous la situation? Me dit-il.

-Mal. Elle s’empire, j’ai l’impression, lui répondis-je.

-Comment faire pour revenir à la normale?

-C’est trop tard, les dégâts sont faits. Ils se sont aggravés avec l’assassinat du président…

-Qu’est-ce qu’il faut faire, selon vous?

-C’est de trouver une formule politique fondée sur la négociation, les concessions. L’option militaire n’est pas la bonne.

-Alors? Les islamistes…le terrorisme…

-On aurait pu éviter tout cela si l’Etat n’avait pas contribué à son émergence, puis à sa croissance exponentielle…L’unique solution possible pour ramener la paix civile, c’est de négocier avec les adversaires avant qu’il ne soit trop tard…Une fois la paix revenue grâce à la négociation dont il faudrait trouver la formule la mieux adaptée, on devrait mettre la jeunesse perdue et désoeuvrée au travail…Le travail donne aux gens un repère, un sens à leur vie…Ils n’auraient pas le sentiment d’être les oubliés, les sacrifiés sur l’autel de la mauvaise répartition de la richesse nationale…

-Que pensez-vous si on rouvrait les portes des mosquées aux islamistes? Peut-être qu’ils vont se calmer?

Devant cette suggestion, je suis resté stupéfait. Je ne savais pas s’il plaisantait ou s’il le pensait sérieusement. Ma réponse était la suivante:

-Mais Monsieur le chef du Gouvernement, vous savez très bien que c’est à partir des mosquées transformées en tribunes politiques, et en prêches enflammées contre l’Etat qui les a enfantés, que les islamistes sont partis à la conquête du pouvoir? J’ai bien étudié la genèse de leur naissance et de leur croissance, bien avant 1988. Avez-vous jeté un coup d’œil sur mon ouvrage qui retrace la trajectoire de l’islamisme algérien, version algéro- orientale?

-Je ne me rappelle pas…mais la parade…maintenant…nous devrions assumer…comment s’y prendre?…Vous dites que c’est trop tard, il y a peut-être l’option sécuritaire…

-Peut-être. Mais, moi, je pense que celle-ci n’est pas la meilleure…L’éradication, tout cela ne résout pas les problèmes de fond, qui risquent à tout moment de ressurgir en s’aggravant encore plus… Mais d’abord, va-t-on éradiquer combien de personnes pour ramener la paix civile? Mais elles sont nombreuses les personnes à éradiquer…les chômeurs non islamistes, les mécontents, les buveurs invétérés tout comme les pieux débonnaires et ordinaires pourraient devenir terroristes malgré eux et rejoindre les maquis… La peur et l’insécurité matérielle et physique suscitent des vocations terroristes. On ne naît pas terroriste, mais on le devient par la force des choses, sous la pression et les contraintes…L’injustice en est le moteur, l’impulsion initiale, la force motrice de la violence dans l’histoire. Comme dans les lois de la mécanique, l’action induit une réaction inverse…

-Sur le plan économique, on pourrait peut-être redresser la situation politique…ramener les choses à la normale…

-On aurait dû songer à l’économique avant que ne se produisent les détonations qui nous explosent maintenant à la figure, telles des mines souterraines. Nous avons un espace géographique étendu, avec des terres généreuses, dont certaines recèlent, non pas seulement le pétrole, mais des produits précieux de la terre. Nous avons par exemple le Sahara où existent des terres fertiles et de l’eau. On aurait pu faire comme les Juifs, créer dans les années 70-80 des sortes de « Kibboutz » pour transformer, même les dunes de sable, en terres productives, comme l’ont fait les sionistes dans les déserts de Palestine. Susciter des vocations chez les jeunes, créer chez eux l’esprit d’initiative, de coopération, d’entraide, l’idée de l’aventure et de la mobilité ( à la manière israélienne ou américaine), voilà qui aurait pu être un beau projet pour la jeunesse des villes saturées démographiquement et frappées de plein fouet par le chômage et la crise du logement…Mais cette idée n’a jamais été, il est vrai, inscrite dans l’agenda ou la « feuille de route » pour employer cette expression devenue à la page, de nos dirigeants…

-ah! Bonne idée. Seulement il ne faut pas dire ou employer le mot « kibboutz »…sinon l’idée est intéressante, mais kibboutz…

Par « mais kibboutz… « , il voulait dire probablement : » ménager les oreilles susceptibles » ou allergiques au nom de « Juif », comme si ce nom était un « tabou »  un sacrilège, qui ne devait pas tenir lieu de point de comparaison au risque de profaner le nationalisme algérien, l’islam, et je ne sais quel honneur national…

Suite à cet entretien, je ne suis plus retourné voir Belaïd Abdesselam dont l’approche politique, la pensée même, étaient tellement faites d’étroitesse et de rigidité, de cécité politique et de prétentions ignorantes qu’elles m’avaient ôté le désir de collaborer avec un gouvernement à la dérive. En fait, le personnage était façonné dans le moule du FLN et ne voyait les choses qu’à travers le prisme de l’idéologie ossifiée. Dogmatique, populiste avec un brin de jacobinisme d’emprunt, il substituait à la raison politique « la force » comme l’unique agent de gouvernance. Voilà pourquoi, je m’étais vite démarqué et de Sid Ahmed Ghozali et de Belaid Abdesselam. Sauf qu’avec le premier j’ai toujours gardé de bons contacts amicaux  sans épouser nullement toutes ses thèses et ses anti-thèses. Plus souple d’esprit qu’Abdesselam, et bien moins hautain que lui, Ghozali se prête à l’écoute et à la discussion…

De l’assassinat de Boudiaf à mon retour bredouille à Paris

Quelques jours après l’assassinat de Boudiaf, j’ai repris ma valise et je suis retourné à Paris avec l’intention de ne plus y revenir….Et pour l’anecdote, lorsque je suis monté récupérer ma valise de la chambre d’hôtel avant de gagner l’aéroport, j’ai appris que des agents de sécurité non identifiés ( Sécurité Militaire ?) s’étaient introduit dans ma chambre pour fouiller ma valise et voir si je n’avais pas dérobé des « secrets d’Etat ». La valise contenait  en fait mes effets vestimentaires et une pille de coupures de journaux nationaux ( Liberté, El Watan, La Nation, Le Jeune indépendant…). Je voulais faire état de cette effraction à Lakhdar Brahimi, alors Ministre des Affaires Etrangères, et seulement comme en passant, mais je m’étais abstenu in extremis, me disant que peut-être lui-même n’aurait pas échappé, mais à son insu, à ce type de fouilles « indiscrètes » de la part de certains Services en quête de découverte d’éventuels « complots » contre l’Etat….

Le DRS, ses « bêtes noires » et les moyens de le « dissoudre ».

Je quitte maintenant le terrain de mon récit « politique » pour me  transporter sur celui des forces de sécurité. Puisque bon nombre d’intervenants s’adressent directement à moi en me pressant de répondre à leurs interrogations lancinantes que suscitent en eux ce « casse-tête » qui est le DRS ( Département de Recherche et Sécurité, ex-SM) rattaché directement au Ministère de la Défense Nationale. Commençons d’abord par le citoyen Djamel B Qui m’interpelle directement ainsi : »Une seule question: est-il possible d’enquêter sur le DRS ? ». Ensuite, c’est le compatriote « Liberté » qui m’écrit en disant »Je reviens de nouveau vers vous pour vous signaler que le DRS à sa tête le général Tewfik Mediene est une organisation terroriste et criminelle qui fait HONTE à nous Algériens et à l’Algérie entière. Est ce que vous savez que le chef du GIA,du GSPC,de l’AQMI est le général Tewfik Mediene. Le FIS a été dissous par le DRS ex SM, le peuple Algérien demande maintenant la dissolution du DRS. Mr ROUADJIA seriez-vous d’accord pour l’organisation d’un référendum sur la dissolution du DRS? et je vous repose la même question que Djamel B: Est-ce possible d’enquêter sur le DRS? ». Il y a, enfin, le compatriote « Bladi » qui enchaîne en ce sens, disant: » Bonsoir Mr Rouadjia, J’ai écrit tout un commentaire hier soir, mais j’ai décidé de l’effacer, car je n’arrive pas à comprendre ou vous voulez arriver avec vos questions. Pourtant il est très simple pour vous de répondre à ces mêmes questions sans aller très loin, il vous faut juste observer le microcosme qui est l’université de Msila qui est a l’image de L’Algérie spoliée. Toutes les réponses sont là devant vous. Allez voir les responsables aux faux diplômes demander leur qui les a mis a ces postes ? ».

Je termine enfin la reprise de mes citations avec  » Larbi Anti-DRS« , qui ironise sur ma phrase de conclusion à l’article sur les Confessions de l’ex-chef du gouvernement, Sid Ahmed Ghozali, et selon laquelle : « tant que mes lecteurs ne me persuadent pas de mes errements, je resterai « DRS !!! ». Et Larbi Anti-DRS d’égrener ses griefs envers moi, disant : »Je parle pour moi-même lorsque je dit, je ne suis pas un de vos lecteurs. Je ne lit pas vos écrit dans les journaux Algérien, j’ai entendu parler de vos problèmes et je suis uniquement solidaire avec ce qui vous arrive avec le dictateur de l’université ou vous avez un poste. Je réagis ici sur LQA a certaines de vos idées que je juge non adéquates avec la réalité. C’est tout.
La réponse a ton questionnaire sur le DRS c’est la dissolution pur et simple du DRS, serai une des meilleures solutions. Le remplacement du DRS avec une structure saine et contrôlable est souhaitable. Juger les criminels du DRS ayant commis des crimes contre l’humanité est une nécessité. La liste des crimes existe, la liste des criminels existe. La Charte de la réconciliation qui leur garantie la paix a ces assassins, tout en incriminant les victimes voulant avoir justice existe aussi, cette charte elle-même est une très bonne réponse a toutes tes questions qui le ne sont pas… »

Vos questions et mes réponses

Si je ne suis ni l’Oracle de Delphes de la mythologie grecque, ni « Madame Soleil » pour vous donner des réponses ou des recettes efficaces pour changer le mal en bien et remettre le droit et la justice à l’endroit, je pourrai tout au moins suggérer des solutions sages, mesurées et réalistes : Ce n’est pas le DRS en tant qu’institution qui pose problème, mais c’est la culture et les mentalités qui structurent les perceptions, les représentations, les mœurs et les valeurs éthiques et morales de l’ensemble de la société algérienne, civile et politique. Or, Le DRS en tant que corps puise l’inspiration de sa représentation de « l’ordre » d’une mentalité tributaire de « la culture sociale » et des pratiques politiques fondées sur le « secret », et les codes d’ « honneur », lesquels renvoient à la volonté de puissance et de domination des plus forts sur les plus faibles. La représentation patriarcale du monde se fonde sur l’ordre et l’obéissance : l’obéissance des « pauvres » et des « faibles » par rapport aux potentats et aux riches; obéissance des cadets vis-à-vis des aînés; obéissance des femmes aux hommes, etc. Or, cette mentalité qui procède de la culture et de l’histoire de la société civile se transporte et se transpose dans l’ordre politique. Nos politiques, tout comme nos chefs militaires, sont fortement imprégnés par cette culture patriarcale héritée du passé archaïque, et qui exclut par sa nature même, la douceur des mœurs et les pratiques politiques fondées sur la civilité et la délibération.

Faut-il « enquêter sur le DRS »?

Cette question est posée par bon nombre de mes lecteurs. Elle est récurrente. Mais, d’abord, je tourne la question en disant : qui va enquêter? Si enquête il y aurait, elle relèverait du seul ressort de l’Etat, dont le DRS n’en est qu’un des instruments. Dire « procéder à des enquêtes sur le DRS », c’est supposer que « tout »le DRS, tous ses membres constitutifs ont les mains maculés du sang. C’est faux. S’il ne faut pas nier que certains de ses membres aient pu commettre certains crimes sous l’effet de la peur, de la passion et de la haine de « l’islamiste »; et s’il ne faut pas éluder le fait que dans toutes les périodes de l’histoire marquées de tension, de confusion et de guerre civile,il se produit toujours des dérapages dangereux qui échappent au contrôle de l’Etat, légitime ou illégitime, il ne s’ensuit pas logiquement que tout le DRS, en tant que corps constitué, ait été trempé dans les crimes qu’on lui impute sans discernement.

Le DRS devrait-il faire partie des enquêteurs?

L’enquête que je suggère, sur les crimes commis par toutes les parties impliquées dans les affrontements durant la décennie noire, ne pourrait pas se passer du concours du DRS. L’exclure, c’est le mettre sur la sellette, le braquer. En le braquant, il prendra peur et sortira ses griffes. L’instinct de survie le poussera à se défendre vaille que vaille, ce qui nous mènera encore vers la division, la haine mortelle, le désordre et la guerre civile, perspectives sombres qu’il faut éviter à tout prix. Pour réhabiliter son image ternie, et tourner définitivement la page de cette période sombre de notre histoire, le DRS n’a d’autres choix que de faire sa propre introspection, de diligenter des enquêtes sur lui-même, sur les erreurs et les crimes que certains de ses éléments auraient pu commettre… Pour être complète, définitive et irréversible, la « concorde nationale » proposée et imposée ne pourrait pas réussir son pari en faisant l’impasse sur les véritables dessous de la décennie noire qui continue encore de hanter l’imaginaire social. La réconciliation nationale resterait fragile et bancale si elle ne rendait pas à chacun son du, et ne levait pas le voile sur la part de la vérité et de l’ombre de cette période de lutte fratricide. Penser que l’amnistie décrétée pourrait conduire à l’oubli, à l’amnésie, c’est faire preuve d’une vision à courte vue. C’est faire plutôt du rafistolage que de l’art politique de bien gouverné. Ce bricolage ne nous nous permet pas de parvenir à instaurer la confiance entre nous, confiance que les peurs et les défiances mutuelles accumulées rendent quasiment impossible. Des relations sociales apaisées, confiantes, supposent le dialogue, la compréhension, le respect de l’opinion de l’autre, et surtout le respect du droit par tous, et en premier lieu par les gouvernants qui ont tendance à piétiner les lois qu’eux-mêmes prétendent faire appliquer et observer.

Des enquêtes multilatérales pour aboutir à la vérité qui fait « peur ».

Pour que d’éventuelles enquêtes puissent être crédibles, elles devraient être conduites conjointement par l’Etat et les membres de la société civile ( associations des familles des victimes et des disparus…). Les témoins et les victimes d’exactions de quelque bord que ce soit devraient être entendus par les enquêteurs. Des organisations nationales habilitées et ayant l’aval et le concours de l’Etat pourraient également procéder à des enquêtes sur tous les crimes commis par les protagonistes de la décennie noire. Mais comme l’Etat se lavent les mains de ces crimes et en impute l’unique responsabilité aux terroristes, il serait difficile d’obtenir son agrément pour enquêter sur le DRS et ses adversaires terroristes. Nous sommes confrontés à des tabous et à des blocages, à une sorte d’ amnésie. Mais pourquoi parler uniquement de faire des enquêtes sur les crimes supposés être le fait du seul DRS, en évitant soigneusement de parler des crimes commis par le camp adverse? Se focaliser uniquement sur les services de l’armée et de la police,  c’est faire preuve de partialité et de manque de lucidité. Si enquête il y aurait, elle devrait porter sur les deux adversaires d’hier. La réconciliation, pour être complète, durable et crédible, elle devrait obtenir le consentement, l’accord de l’armée et des islamistes pour mener conjointement des enquêtes sur leurs éléments propres qui avaient commis des crimes attestés…

Démanteler le DRS ou refondre les mentalités sociales?

On peut démanteler le DRS en tant que corps constitué, mais on ne pourra jamais démanteler les idées, les habitudes et les perceptions qui nourrissent ses représentations de »l’ordre » et de la « sécurité ». On peut aussi remplacer la composante humaine du DRS actuel par d’autres composantes « neuves » et « vierges », sans pouvoir changer pour autant et fondamentalement la nature reconstituée de cette institution. Dans l’environnement culturel où nous sommes, les nouveaux éléments qui, dans notre hypothèse, remplaceraient les anciens DRS « indésirables », reprendraient très vite les réflexes et les habitudes des « anciens ». Car les nouveaux qui arrivent et se coulent dans le moule de l’ancienne structure ou institution sont porteurs de la même culture et représentation du « pouvoir » que leurs prédécesseurs, culture et mentalité qui les prédisposent d’emblée à des pratiques abusives et incontrôlées.

Le DRS n’a pas inventé « la culture » de l’abus et de la lâcheté…

C’est la culture sociale et politique qui a enfanté le DRS, comme elle a enfanté la culture de l’agiotage, de l’abus, de la « hogra » et de la transgression de l’éthique et de la morale sociales. Enfant de la culture populaire, et de la politique populiste d’un régime modelé d’après une conception patriarcale de « l’ordre » archaïque qui répugne par sa nature même à l’esprit délibératif,le DRS en tant que corps constitué reçoit son inspiration et sa vision du monde de ce fond culturel « spécifique », et la spécificité algérienne se résume justement dans l’idée qu’il n’y a que  » les plus forts qui ont raison »et tous ceux qui s’opposent à leur volonté de puissance et de domination « ont tort »et méritent de ce fait d’être châtiés. Ce sentiment, le DRS le doit, comme tous les corps constitués de l’Etat, à cette mentalité héritée de « nos pères ». C’est celle-ci qu’il faut renouveler, refondre, pour que nous puissions nous affranchir de notre vision étroite, grégaire et tribal où seul la force et l’obéissance font force de loi. Qu’on ne le veuille ou pas, le DRS en tant que corps constitué,est un acquis, avec ses qualités et ses ratés. On en aura besoin, du moins de ses éléments sains, ayant un savoir-faire et une expérience, qui nous permettraient de refondre l’Etat de demain, et de manière à en faire un Etat national, fondé sur le droit, et non sur des principes de « passe-droit ». De la même manière que notre industrie « ratée » qui demeure après tout un »acquis » en termes positifs et négatifs, le DRS, et l’administration sont également un acquis qu’il ne faudrait pas condamner au rebut de l’histoire…

Le DRS ne se réduit pas au général Tewfik Medienne

Les hommes passent,l’institution reste. Un général n’est pas immortel. L’URSS s’est effondrée, mais le KGB, même rebaptisé, en tant que corps demeure. Ses pratiques mêmes ont changées et se sont « adoucies »,  se sont « civilisées », par rapport à la période précédant la destruction du mur de Berlin. Les purges staliniens des années 30  font honte au KGB actuel, et Staline lui-même est enveloppé dans l’opprobre par ses concitoyens d’aujourd’hui qui ne lui pardonnent pas les crimes commis contre son peuple.

Ce que je propose donc, ce n’est pas de stigmatiser globalement ou de vouloir démolir le DRS , tel qu’il existe aujourd’hui, mais de le conserver en essayant  de l’associer au changement que nous souhaiterions tous ardemment : l’instauration d’un Etat de droit au profit de tous les Algériens. Ce DRS là ne se réduit pas à un général, fût-il surpuissant, et on ne peut pas et on n’a pas le droit d’endosser les crimes réels ou supposés à tel ou tel chef militaire, à toute l’institution qui n’est pas toute « pourrie » quoi qu’ on en dise. Par ailleurs, et comme je l’ai dit à maintes reprises, le DRS n’est pas la seule institution responsable des dérives et de l’affaiblissement de l’Etat.

Les autres institutions y participent inégalement, puisque toutes collaboreraient avec le DRS ou seraient inféodées à lui. Et si celles-ci acceptaient de se soumettre à sa volonté, c’est qu’elles y trouveraient certainement intérêt ou avantage. Les cadres et toutes les personnes à l’affût de « postes » de responsabilité politique, administratives, techniques, etc., contribuent, qu’on ne le veuille ou pas au renforcement non seulement du DRS, mais aussi au renforcement de la culture de la servilité, de la courbette et de « la danse du ventre ». Le DRS n’a pas inventé la bassesse, la démission morale, la défaite de la pensée, le découragement, la paresse de l’esprit, l’égoïsme et l’indifférence de nos concitoyens envers l’intérêt collectif; il n’a fait, en somme, qu’exploiter ou gérer comme il  le peut une situation de fait, de facto. Comme les citoyens « ordinaires », il a naturellement une  part de responsabilité dans le drame national, et ne saurait nullement se dédouaner…Les politiques, les magistrats, les députés grassement rémunérés, les avocats, les « intellectuels », les artistes, etc. ne sont pas en reste. Ils participent tous, d’une façon ou d’une autre, par leur silence ou lâcheté, au déclin moral de notre pays. Les partis politiques d’opposition, de quelque étiquette qu’ils se revendiquent, sont bien loin d’être un modèle de « patriotisme » au sens le plus noble du mot. Sous couvert d’action  politique en vue du changement, ils agissent en « entrepreneurs économiques », et contribuent de cette façon au conservatisme politique et social et au statut quo ante. Certains d’entre eux sont plus démagogues et plus corrompus que les adversaires gouvernementaux qu’ils prétendent combattre….


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164 Commentaires sur cet article

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  • radjef said
    25 novembre 2010 at 18 h 28 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Mr Rouadjia, bonsoir et saha aidek. Vous ne pouvez pas vous trompez de cible…Nos problemes, n’en deplaise à mes amis d’ici et d’ailleurs, viennent du premier novembre qui a consacré de façon unilaterale le regne de la mitraillette. Or nos militaires d’hier et d’aujourd’hui sont trop limités et trop cupides pour comprendre le sens des réalités. Au lieu d’ensencer une institution qui a conduit le pays à la faillite citoyenne, politique et intellectuelle, il est temps pour vous et pour nous tous de lever le voile sur notre passé pour desacraliser le mensonge et l’incompetence. Dans cette histoire, le peuple n’y est pour rien. Les seuls coupables sont l’armée et les intellectuels; l’armée pour son arrogance et son ignorance, les intellectuels pour leur silence et leur complaisance. Veuillez me pardonner si je vous ai offensé




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  • Mehdi
    25 novembre 2010 at 18 h 40 min - Reply

    M. Rouadjia, il existe certainement un soubassement idéologique qui a permis aux islamistes radicaux de commettre des massacres et des crimes contre l’humanité. Mais qu’en est-il du DRS et des autres services de sécurité ? On attribue à leur formation auprès du KGB cette haine terrible de tout ce qui représente l’islam.
    Ne pensez-vous pas qu’il y a eu influence de certains « think-tank » qui ont décrété que « tout islamiste est nécessairement un terroriste » ? Qu’en en est-il aussi de l’influence des éradicateurs au sein des partis politiques (PAGS en particulier) et de la presse qui décrétait, elle aussi, des quartiers entiers comme étant « terroristes » ?




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  • fateh
    25 novembre 2010 at 19 h 37 min - Reply

    salam a tous…
    Je n’ai jamais trouve a ce jour, meilleur avocat de ce que l’on appel-SM-DRS….
    Bravo professeur, avec vous je decouvre que les crimes contre le peuple commis par l’armee lacoste et le drs ne sont qu’une reaction due a un processus culturel qui a cultive la violence comme un facteur de RAJLA….
    Vous parlez d’enquetes comme si ce drs est un organisme d’anges de l’armee du salut, SOUBHAN ALLAH, L’ASSASSINAT D’OPOSANTS DEPUIS 1962 JUSQU’AU MASSACRE DU PEUPLE A PARTIR DE JANVIER 1992 ,N’EST IL PAS UNE PREUVE SUFFISANTE QUE NOUS AVONS A FAIRE A DES GENS QUI N’ONT D’HUMAINS QUE LE PHYSIQUE ET L’APPARENCE.




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  • liberté
    25 novembre 2010 at 20 h 31 min - Reply

    @ ROUADJIA,

    Vous persistez à dire que le DRS n’est pas responsable des dérives et de l’affaiblissement de l’Etat. Je vous trouve pas du tout crédible aux yeux de l’opinion publique Algérienne. Vous ne m’avez pas du tout convaincu. Des familles de victimes demandent une enquete sur l’assassinat et la disparition de leur proche et vous, vous continuez à soutenir le DRS qui pour moi est une organisation criminelle et terroriste avec à sa tete le général major Tewfik Mediene.Vous posez la question sur le qui va enquêter sur le DRS? ma réponse est c’est au juge d’instruction du tribunal d’Alger d’enquêter sur le DRS. Le général Tewfik Mediene doit répondre à la convocation du juge et répondre aux questions de la police judiciaire dans le cadre d’une commission rogatoire. Monsieur ROUADJIA, j’aime mon pays l’Algérie mais je vomis les dirigeants Algériens de A à Z, par contre j’ai beaucoup de respect et d’estime pour un Ait Ahmed,Abdelhamid Mehri,Souadia,Samraoui,Ali Benhadj,Dr Sidhoum,le journaliste D Benchenouf,Mouloud Hamrouche,Ali Yahia Abdenour,le Professeur Mohamed Harbi,le Professeur Lahouari Addi,Abdelkader Hachani rahimahou Allah,Mourad Dhina et tous les honnêtes hommes qui ont rejeté ce pouvoir pourri.

    Cordialement




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  • Adel
    25 novembre 2010 at 21 h 06 min - Reply

    « Le DRS n’a pas inventé la bassesse, la démission morale, la défaite de la pensée, le découragement, la paresse de l’esprit, l’égoïsme et l’indifférence de nos concitoyens envers l’intérêt collectif; il n’a fait, en somme, qu’exploiter ou gérer comme il le peut une situation de fait, de facto. »

    Vous ne pouvez nier, Dr Rouadjia, le fait que le DRS est aujourd’hui le chef d’orchestre qui dirige la cacophonie que nous jouons en Algérie et aussi le fait qu’il est le résultat d’une évolution – au sens darwinien du terme – qui a commencé immédiatement après l’indépendance. La prise du pouvoir par la force par les militaires, en 62, confirmée et renforcée en 65, était-elle écrite dans le destin de notre pays? La soumission à un pouvoir tyrannique était-elle inscrite dans les gènes des Algériennes et des Algériens? Ou bien était-ce un accident de l’histoire – comme quelqu’un qui se fait assommer par un coup qu’il n’a pas vu venir? Est-ce la dictature de l’armée et le règne de la pensée unique, mises en place au lendemain de l’indépendance – et qui continuent de sévir à ce jour – qui ont façonné un peuple algérien médiocre, indifférent et soumis, ou bien est-ce le peuple algérien à l’origine médiocre et soumis qui a secrété la dictature et la pensée unique?

    L’état d’urgence, la Justice aux ordres, les élections truquées, les partis politiques agréés en fonction du degré de soumission de leurs fondateurs, la mainmise sur toutes les institutions de l’État, le mensonge, la manipulation, etc., tout cela n’est quand même pas tombé du ciel. Ce ne sont pas non plus des choix du peuple algérien, vous le savez bien. Si votre analyse est juste, alors comment pouvons-nous espérer changer le cours des événements? Faudra-t-il changer de peuple? Il me semble que nous n’avons d’autre choix que de défaire le mauvais habit que des dirigeants incompétents et brutaux nous ont confectionné et en tisser un autre qui nous irait mieux. Nous n’avons d’autre choix que de démanteler le système tyrannique qu’ils ont mis en place. Et le symbole de ce pouvoir tyrannique et son véritable chef, c’est bien le DRS.




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  • Saadi Yacine
    25 novembre 2010 at 22 h 37 min - Reply

    Salam,Bonsoir, Azul

    Franchement je trouve mal saint de faire un procès d’intention à Ahmed ROUADJIA, moi je le trouve égale à lui même, sobre, intellectuellement honnête, c’est un homme de convictions et de principe, en plus ouvert au dialogue




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  • Ammisaid
    25 novembre 2010 at 23 h 34 min - Reply

    Dans le royaume où Rode la mort le roi est mort. Il y a un peuple, il y a un pays et il y tout ce qu’il faut. Qui peut dire le contraire et qui peut le nier? Mr le professeur Rouadjia vous avez rencontré des morts. Et, vous n’avez vu que des morts et vous n’avez étudié que la façon avec laquelle les morts tuent la vie. Enfin, vous n’aviez reçu que la réponse de la mort à la question de comment il faut vivre. Et, cette réponse est Claire: il faut tuer la vie pour permettre à la mort de régner que sur les morts. Les soldats de la mort utilisent la vie pour tuer la vie. Un mort est mort, il n’y a plus rien à perdre puisqu’il est mort. Un cœur mort ne peut pas sentir la douleur et la souffrance d’un cœur vivant même s’il est faible, même s’il est misérable et même s’il ne sait pas quoi faire de sa vie. Une âme morte ne plus revenir en arrière, elle n’a plus besoin des regrets et des remords et elle n’a plus aucune possibilité de se reformer pour redevenir serviteur de son seigneur. Elle est obligée de continuer à fonctionner avec son mauvais caractère et elle essayera de continuer à vivre avec ce qui est le plus primitif de l’univers. Elle vivra comme un animal qui se cache dans un corps ayant la forme humaine. Et, encore ! tantôt, elle se comportera comme une biche belle, gracieuse et inoffensive. Tantôt comme un renard malheureux pour obtenir ce qu’elle désire. Tantôt comme une charognard qui fonce sur une proie blessée et allongée sur le sol. Tantôt comme un serpent au venin chargé et sûr. Les amis, cher professeur sont rares dans le royaume où le palais royal est infesté d’hommes et de femmes sans valeurs. Dans un palais royal où la morale refuse de pénétrer de peur de vendre son âme au diable et ses suppôts prêts à allumer le feu de l’enfer dans tout lieu où vit la liberté, la justice, la dignité et la piété pauvre mais fraternelle. Les valeurs de nos pères sont claires. C’est elles qui continuent à arroser notre terre et son peuple d’un peu de douceur, d’un peu de vérité et d’un peu de solidarité. Sans elles, il n’y aura ni Drs, ni club des pins, ni villas, ni état. Sans elles, il n’aura que ruine et chaos en haut et en bas. Non, ils n’ont pas hérite de nos pères et nos mères. Ce n’est pas possible, je ne peux pas le croire. Ils ont hérité de pharaons, d’hitler, d’aboudjahel…de tout les tyrans sanguinaires que la terre a eu la malchance de recevoir sur elle. Qui empêche le Drs de faire son travail ? Qui empêche l’armée remplir son rôle ? Qui empêche les ministres, les députes…de faire leur travail ? Qui sont-ils ses ennemis de notre pays et de son peuple? D’où viennent-ils ? Qui à purifier l’Algérie de ses hommes sincères et patriotes ? Où est l’argent du peuple ? Pourquoi autant de haine ? La réponse : une poignée de morts que rien ne peut satisfaire. Une poignée d’hommes orgueilleux, obtus, têtus et cupides qui vouent une haine terrible à un peuple qui n’aspirent qu’à tranquille. Nos pères sont, presque, tous morts avant l’heure! Ils sont morts car ils avaient tout sacrifier pour notre bonheur. Ils n’avaient rien mais ils n’avaient lâcher nos valeurs ancestrales. Ils sont morts et je les salue avec le canon de mon cœur. Les grands pères qui sont au pouvoir ont tout détruit et ils prétendent égaler la noblesse et la gloire. Quelle misère !
    Allah yarham les hommes et nos pères aussi loin que remontent la vie de n’avoir pas cédé aux jouissances exclusives de la vie.
    Respectueusement et fraternellement à toi, à toutes et à tous      




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  • yazid
    26 novembre 2010 at 0 h 39 min - Reply

    Je n’ai pas la science du Pr Rouaidjia. Il se peut donc que j’ai mal compris son propos. A le lire il semblerait que le DRS serait une sorte  » d’organisation criminelle de bonne foi ».
    Les crimes que certains elements de cette institution auraient commis seraient seraient somme toute dans l’ordre des choses .
     » S’il ne faut pas nier que certains de ses membres aient pu commettre certains crimes sous l’effet de la peur, de la passion et de la haine de « l’islamiste »; et s’il ne faut pas éluder le fait que dans toutes les périodes de l’histoire marquées de tension, de confusion et de guerre civile,il se produit toujours des dérapages dangereux qui échappent au contrôle de l’Etat, légitime ou illégitime, il ne s’ensuit pas logiquement que tout le DRS, en tant que corps constitué, ait été trempé dans les crimes qu’on lui impute sans discernement.
    c’est tout juste s’il ne nous est pas demandé de demandé pardon au big brother de l’avoir offensé ne serait ce que virtuellement.
    voici encore un passage de votre analyse qui laisse sans voix « Qu’on ne le veuille ou pas, le DRS en tant que corps constitué,est un acquis, avec ses qualités et ses ratés. On en aura besoin, du moins de ses éléments sains, ayant un savoir-faire et une expérience, qui nous permettraient de refondre l’Etat de demain, et de manière à en faire un Etat national, fondé sur le droit, et non sur des principes de « passe-droit ». De la même manière que notre industrie « ratée » qui demeure après tout un »acquis » en termes positifs et négatifs, le DRS, et l’administration sont également un acquis qu’il ne faudrait pas condamner au rebut de l’histoire… »
    Puisque vous le dites vous avez certainement raison.N’avez vous pas la science de votre coté?
    Pourtant c’est bien la SM/DRS qui dés l’aube de l’independance ont mis HS toute l’elite politique et intellectuelle de ce pays . je cite pele mele  » FERHAT ABBAS -BENKHEDDA-AIT AHMED- krimBELKACEM – kateb yacine mofdi zakaria ohamed dib , assia djebbar , slimane amirat la federation fln de france le colonel chaabani et des dizaines de vrais patriotes qui ont passé 07 de maquis ont été humilies et écartés comme des malpropres. TOUS les FHELS de ce pays furent castrés exilés ou occis. comment s’etronner alors que naissent des vocations d’opportunisme, de lacheté et de bassesse ?
    Vous ecrivez « C’est la culture sociale et politique qui a enfanté le DRS, comme elle a enfanté la culture de l’agiotage, de l’abus, de la « hogra » et de la transgression de l’éthique et de la morale sociales……. »
    Non camarade , c’est plutot lui qui avec le systeme politique qu’il a crée qui responasable de notre lacheté ,notre incivisme ,notre saleté ,notre corruption , notre bigoterie ,notre faineantise , notre violence, notre inculture , bref de de tous nos malheurs . telle est mon opinion .




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  • Bladi
    26 novembre 2010 at 2 h 30 min - Reply

    Je suis tout à fait d’accord avec Adel.
    Quand un corps humain est atteint d’une maladie, il faut tout d’abord éliminer la source du mal parfois a un prix très cher (comme l’amputation d’un membre du corps), la deuxième phase est de traiter les autres membres du corps qui sont atteints mais guérissables (autres instituts d’état), ensuite on doit laisser du temps au corps pour se rétablir tout en l’aidant avec des fortifiants et remèdes pour sa convalescence (Fondement d’un état de droit), enfin on place le patient sous contrôle (Parlement représentatif, justice indépendante, etc) pour assurer que la maladie ne revienne pas. Mais sans éliminer la source du mal tout le travail est en vain!




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  • Ammisaid
    26 novembre 2010 at 9 h 28 min - Reply

    Le morceau des harkis du service et de leur directeur de conscience d’ici et d’ailleurs

    Les gardiens du morceau qui vaut des milliards de dollars sont déjà partis ailleurs. Un ailleurs sans    retour. 
    Les gardiens du morceau qui vaut de l’or sont tous des pillards. Plus ils volent, plus ils ont l’impression de vivre dans la misère. Ils sont atteints d’une double maladie du coeur: l’avarice froide et aveugle et l’avidité impossible à satisfaire. L’avidité les oblige à acquérir tout ce que voit son œil envieuse et jalouse et l’avarice leur fait peur et les oblige à ne pas sortir un dinar pour l’offrir à ceux qui possèdent un ventre qui crie de douleur car il est enserré par la faim qui n’a, jamais, eu ce qu’elle désire. 

    Les gardiens du morceau sont tous morts. Ils ont un corps mais leurs cœurs sont durs comme la pierre. La pierre sur laquelle coule l’eau sans laisser de traces, ni de souvenirs. La pierre qui ne possède pas de mémoire et qui oublie au fur et à mesure. La pierre aussi dur que le fer et qui est destinée aux flammes de l’enfer pour se rappeler de son véritable seigneur. Ils sont là pour spolier tout ce qui peut servir la vie de ceux qui travaillent et qui offrent leur temps et leur sueur  au bien être des humains sans distinction de race, ni de culture, ni d’aucune autre raison que celle d’être solidaire et généreux chaque jour.  

    Les gardiens du morceau qui brille ne cherchent ni à plaire, ni à construire, ils sont obnubilés par la luxure, par les mets exquis que les serviteurs leur serrent et par l’illusion d’être des rois nobles et justes de la terre. Ils vivent dans une tour où ils passent leur temps à réfléchir à la manière de discourir et d’agir pour demeurer au pouvoir afin de vivre dans la sécurité qui offre la possibilité de se satisfaire leurs besoins primitifs les plus archaïques de la vie: manger, boire, copuler si la virilité est encore fonctionnelle et faire caca et pipi pour se vider et ensuite se remplir.

    Les gardiens du morceau comme tous et toutes le savent ont fait irruption de l’autre côté de nos frontières. Ils étaient arrivés sur des camions et des chars, ils étaient bien entrainés, ils étaient en bonne santé et ils avaient un objectif bien précis et une feuille de route qu’il fallait suivre point par point pour arriver là où tout pourra être contrôler pour devenir les maitres de cette terre et de ce peuple qui vient de se libérer des griffes acérés du dernier colonisateur.

    Les gardiens du morceau ont depuis le 5 juillet 1962( ils étaient rentrés que quand il n’y avait plus de guerre pour neutraliser tout ceux qui avaient fait la guerre) pris le pouvoir, instauré une dictature impitoyable, détruit toutes nos valeurs, volé toutes nos richesses, assassiné toute lumière, écrasé toute révolte, réduit au silence toute opposition, massacré toute résistance, violé toutes nos lois, divisé tout le pays, castré tout nos désirs, infiltré toute association, usurpé tous les titres, effacé toute notre véritable histoire, chasser de notre terre tout espoir, semé partout des maux les plus viles et les pervers, organisé des guerres fratricides et horribles…

    Les gardiens du morceau mange le morceau et ne laisse que des miettes pour le gâchis et ils justifient toutes leurs erreurs et tout leurs échecs par le fait qu’il gouverne un peuple immature, impuissant et ignare. Sahitou alkhawa. Votre beauté apparaitra un jour en pleine lumière et ce jour là l’Algérie reconnaitra les siens.
    Fraternellement




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  • Adel
    26 novembre 2010 at 9 h 48 min - Reply

    @Saadi Yacine

    Bonjour,

    Je pense qu’il ne s’agit pas d’un procès d’intention, mais d’un débat et nous savons tous gré au Dr Rouadjia de développer ses idées avec beaucoup de talent et d’honnêteté intellectuelle afin de faire avancer ce débat.

    Le désaccord porte sur le rôle et la place du DRS en Algérie aujourd’hui. Nous ne le répèterons jamais assez, le DRS est le verrou qui bloque l’évolution du pays et qu’il faut absolument faire sauter. Quant à son remplacement par une autre institution plus conforme aux règles de l’État de droit que nous voulons mettre en place, il ne me semble pas que cette question revête un caractère d’urgence.

    Il y a un pouvoir tyrannique et incompétent dans notre pays. L’épine dorsale de ce pouvoir tyrannique est la junte des généraux à l’origine du putsch de janvier 92. Le DRS en est aujourd’hui le véritable centre de commandement.

    La reconstruction du pays sur des bases solides ne pourra se faire que lorsque toutes les institutions qui permettent à ce système incompétent et tyrannique de se maintenir auront été démantelées et le DRS se trouve en tête de liste.

    Cordialement




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  • ca21dz
    26 novembre 2010 at 10 h 17 min - Reply

    Monsieur ROUDJIA et la solution?

    J apprends pas grand chose a part vous avez rencontré tel et tel que proposez vous maintenant que c est trop tard, ecouter Radjef Said ou continuer a cacher le soleil par le tamis.

    Cordialement




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  • Zendagui
    26 novembre 2010 at 10 h 28 min - Reply

    Liberté,

    Vous allez vite en besogne. Comment êtes-vous arrive a connaître ce généralissime épouvantail qui serait a l’origine de cette usine d’androïdes qui exécutent et s’exécutent, la conscience leur faisant défaut, tous les desiderata de ce seigneur. ……
    A croire qu’on est a Bollywood.




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  • khaled
    26 novembre 2010 at 10 h 42 min - Reply

    M. Ahmed ROUADJIA

    Mes respects pour l’effort que vous avez déployé pour écrire ce long article.

    A bien d’égards, il est éducatif mais laisse le lecteur sur sa faim.

    Si je peux me permettre, je dirai que dans la pensee votre article est bien une evolution fort tradif de la demarche initie par M. Mohamed Chafik Mesbah, auquel M. Laddi Lahouari avait repondu magistralement.

    Tout Etat a une armee. L’armee algerienne a son Etat… L.L
    L’Etat Algerien est un institut du DRS… Z.A




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  • nomade
    26 novembre 2010 at 11 h 24 min - Reply

    ils disent  » if you can’t fight them ……. then join them « 




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  • karim2380
    26 novembre 2010 at 12 h 21 min - Reply

    Le point de vue de Monsieur Rouajia est très pertinent et très intelligent. En effet associer l’ensemble des institutions de la république au changement est la seule issue pour sortir le pays du marasme dans lequel il se trouve. La vision de criminaliser tout le monde et à tout bout de champs est un combat perdu d’avance étant donné qu’il ne peut être mené que par l’usage de l’instrument de la violence. Ceci mène forcément une prolongation de la guerre avec l’allongement de la liste des morts.
    À la fin on sera devant trois scénarios:

    1- Un maintient de la situation actuelle pour des décennies.
    2- Une guerre sans fin qui finira par la dislocation de la république au profit de districts régionaux entretenant des sentiments populistes d’ordre ethniques, nationaliste ou religieux pour se maintenir.
    3- Une redistribution des cartes au profit d’une autre partie. Cette dernière instaurera de fait une nouvelle dictature parce qu’elle aura besoin de se maintenir.
    Le problème de l’opposition autour du Quotidien d’Algérie et Rachad, c’est une question de faisabilité et de mise en œuvre de leurs objectifs. Personnellement, à cours terme, je ne vois aucune perspective dans leurs méthodes.

    Mes critiques aussi acerbes qu’elles puissent paraître ne changent en rien mon appréciation des acteurs que je respecte.

    Karim2380




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  • amel1
    26 novembre 2010 at 12 h 30 min - Reply
  • Adel
    26 novembre 2010 at 12 h 54 min - Reply

    Il y a aujourd’hui trois générations en Algérie : celles et ceux qui ont été témoins ou acteurs du combat pour l’indépendance (65 ans et plus), celles et ceux qui ont grandi avec l’indépendance (40-65 ans) et dont certains étaient enfants en 62 et gardent un certain souvenir de l’Algérie de l’époque coloniale, et enfin celles et ceux qui sont nés après la mort de Boumédiène et qui n’ont connu qu’une Algérie déchirée par l’exclusion et la violence et livrée en pâture aux opportunistes et incompétents de tout bord.

    Les premiers ont chassé l’occupant mais n’ont pas su instaurer un État de droit et ont laissé l’Armée prendre le contrôle du pays. Les seconds ont été façonnés par le système boumédiéniste (Boumédiène, mauvais étudiant d’El-Azhar ou mauvais disciple de Frantz Fanon?) et ce sont eux qui se sont affrontés dans un climat de violence extrême entre 1990 et 2000. C’est la génération qui a été le plus marquée par le système sur le plan idéologique (nationalistes, socialistes marxisants, islamistes, berbéristes) et qui en porte toutes les stigmates.

    Quant à la troisième génération, celle des hitistes et des harraga, elle erre comme une âme en peine dans une Algérie dévastée, prostrée, incapable de réagir, si ce n’est en se jetant à la mer dans une embarcation de fortune ou en se faisant exploser devant un commissariat.

    «Où va l’Algérie?», se demandait Boudiaf, il y a plus de 40 ans. «Qui tirera l’Algérie du fond du puits?», dirions-nous aujourd’hui. L’Algérie, un immense gâchis. Notre pays, malgré tout…




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  • tacili
    26 novembre 2010 at 13 h 10 min - Reply

    Bonjour,

    Les algériens ont crée le DRS !!! Voila condensée l’idée-phare de M.Rouadjia.

    Une trouvaille géniale pour renverser l’ordre des choses et nous pousser a reconsidérer nos idées farfelues que « Papa Toufik » est une victime de notre méchanceté collective. C’est le peuple algérien qui, génétiquement méchant et violent, produit et reproduit la violence et tel un obsédé sado-maso crée ses maîtres a son image pour satisfaire ses plaisirs.

    « Papa Toufik » et sa famille d’agents ne sont que les exécuteurs de nos pensées noires. Ils nous offrent le sang et la mort car nous sommes tous embarqués dans un voyage « au bout de la nuit » par notre propre volonté.

    Toufik, de son lit de malade, pourrait se dire: avec des théories aussi géniales je peux mourir en paix. Le DRS est maître du show et apparemment ils jouissent de nos méthodes avec des orgies macabres.

    Des fois je me dis pourquoi j’ai allumé mon PC.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    26 novembre 2010 at 13 h 56 min - Reply

    Je suis tombé de très haut, à la lecture de la réponse d’Ahmed Rouadjia, qui nous a gratifiés de ses verbatim, que je suppose incomplets, je l’espère, tant avec ses amis français, qui ne nous voulaient que du bien, puisqu’il s’en porte garant, que son entretien avec Belaïd Abdeslam, qui l’aurait congédié, illico presto, au seul prononcé des référents, sionistes, et des « kiboutz », devenus par magie des succedanés et
     » Pour beaucoup, la faillite sociale du kibboutz était inévitable. « Beaucoup de gens faisaient semblant de travailler, profitaient du système et étaient complètement déresponsabilisés  », souligne Mikhal Mor. Il ne reste que quelques rares kibboutzim ayant conservé ce principe fondateur ainsi que la fameuse salle à manger (hadar horel) commune, dont le kibboutz Baram en Haute-Galilée.  »

    Mais ce que notre anthropologue, ou sociologue, je ne sais plus, notre compatriote, qui a osé devant Belaïd Abdeslam, l’insulter avec l’exemple des Kibboutz, a oublié de rappeler à Si Belaïd, les « mille villages agricoles », les comités de gestion, que nous avions et qui ont coulé le pays…

    Mais voyons ce qu’en disent les économistes juifs eux-mêmes:

    « Le prix Nobel d’économie 1992 Gary Becker nous gratifie d’une remarquable analyse historique et économique des Kibbutzim, qui naquirent dès le début du XXème siècle sous l’impulsion de juifs utopistes. Son compère Richard Posner, spécialiste majeur de l’analyse économique du droit, y ajoute, comme toujours, des compléments d’information pertinents. Selon Becker, nowhere is the failure of socialism clearer than in the radical transformation of the Israeli kibbutz. »

    Aussi beaucoup parmi eux se sentaient-ils plus prisonniers économiques du Kibboutz que participants enthousiastes.

    Les problèmes de jalousie entre membres, de tirage au flanc et de parasitage – problème connu par les économistes sous le nom de « passager clandestin » ou « free rider » : pourquoi se tuer à la tâche si vous recevez autant que celui qui travaille ? -, l’inefficacité du système productif dûe à l’absence de spécialisation des tâches et à la mauvaise utilisation des compétences, le stress né de la séparation des familles, ont provoqué la disparition de certains Kibboutz […] Bref, l’échec du Kibboutz socialiste est l’argument ultime contre les illusions des derniers zélotes du collectivisme qui ne veulent pas voir dans les échecs de l’URSS et autres pays comparables la preuve de l’absence de viabilité intrinsèque des sociétés communistes sous toutes leurs formes. Même volontairement souscrit par des communautés idéologiquement conquises et initialement très motivées, le communisme ne peut apporter ni satisfaction, ni prospérité aux individus.  »

    Alors, cher Ahmed ROUADJIA, êtes-vous toujours aussi sûr de vos références, quand vous vous immiscez dans la sociologie économique, qui n’est point point votre spécialité ?

    Non, mon cher, je ne pense pas que Ghozali, ni surtout Aslaoui, avaient besoin de vous entendre leur sériner ce qu’ils savent, sur les « islamistes » mais ils n’avaient à l’époque besoin que d’avoir des intellectuomanes, au service de leur cause, avant de mobiliser la cavalerie, des Boujedra, Khalida, Aslaoui, Miloud Brahimi, Sadi et leur clique de « tuez-moi cet islamiste que je ne saurai voir », car il représente cette lame qui déferle sur mon pays, dernier rempart pour l’Occident menacé par le péril vert…

    De grâce, mon cher Ahmed, dites-nous tout, ce n’est pas rencontrer Ghozali, ni même Abdeslam, qui importait mais, ceux qui pour une raison ou une autre ne vous ont, ou pas reçu, ou dont vous ne voulez pas parler, qui importe.
    Pardi, quand on est invité au Club des Pins, et qu’Audibert, l’ambassadeur de France, a besoin de vos « lumières », c’est vraiment croire que les services du Général Rando, ont failli et avaient besoin de vos lumières.
    Bravo, en tant qu’Algérien, mon égo s’en trouve flatté, sauf que, il y a toujours un mais, pourquoi, donc, ne leur avez-vous pas conseillé de « DESSERER leur ETAU » sur ce pays décrit par Mitterand, avec des missiles à 800 Km. de Marseille.

    Please, don’t answer, I already know why.




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  • Rouadjia
    26 novembre 2010 at 15 h 18 min - Reply

    Réponse amicale à mes « détracteurs »

    Ce n’est plus un débat : c’est de l’invective pure et simple qui ne nous n’avance pas d’un iota dans la compréhension du passé, du présent et de l’avenir. J’ai l’impression que mes « détracteurs » , ici, sur ce site, ont plus besoin de se défouler, d’expurger la haine dont ils se regorgent contre le DRS, que d’analyser à froid la phénoménologie de la société algérienne. Ne voir dans les malheurs de l’Algérie que le DRS et son chef Mohamed Mediene, alias Tawfik, c’est ne voir que l’arbre qui cache la forêt. Détacher ces deux là de leur contexte global, des réseaux et des intérêts, qui les portent et les soutiennent, et qui leur donnent cette puissance de gouverner, et de mener tel un berger menant à la trique son troupeau de mouton, c’est verser dans une vision unilatérale et dans un nihilisme destructeur…En mathématiques, comme en biologie, c’est les parties ne sont jamais isolées de l’Ensemble, et ce qui fait le secret de la Biologie, ce n’est pas seulement les structures, mais l’ORGANISATION des êtres.
    Vous êtes en train de vous tracasser les méningites avec la partie infime d’un ensemble complexe ( la société) et vous négligez les composantes qui font son ENSEMBLE.
    Or, le DRS qui vous tracasse et vous pose problème, n’est que la résultante logique d’une histoire, d’une culture et d’une ORGANISATION sociale et politique, sans laquelle il n’aurait jamais existé en prenant la forme et la fonction qui sont les siennes aujourd’hui
    Le DRS n’est pas seul à gouverner. Il bénéficie d’un soutien passif ou actif de l’ensemble de la société. S’il en était autrement, il n’aurait jamais survécu aux tempêtes qui ont secoué le pays depuis 1962. Soyons réalistes, et non des romantiques, des utopistes. Ait Ahmed que d’aucuns prennent pour « modèle » d’analyse, parce qu’il a toujours imputé à la seule Sécurité Militaire, les dérives autoritaires du régime depuis l’indépendance, n’est pas une bonne référence. Je le connais très bien Hocine, Si Hocine. C’est un homme sympathique, mais prisonnier lui-même d’une conception féodale de l’autorité, et la manière dont il gère de façon personnelle son parti, le FFS, illustre sa tendance fâcheuse, son amour démesuré pour le culte de la personnalité, culte qu’il a toujours reproché à Ben Bella et à Boumediene Dans son propre parti, il se conduit exactement à la manière de la Sécurité Militaire : surveillance et défiance envers ceux qu’ils soupçonnent de penser le contraire de ce qu’il pense.
    En chaque algérien, il y a quelque chose qui ressemble à la Sécurité Militaire: ce côté rugueux et autoritaire. Le père de la famille se comporte souvent envers sa femme et ses enfants comme une sorte de monarque, un féodal, qui n’accepte pas ni les contraires ni les contradictions. Vous changez les mentalités culturelles de la société dans le sens de l’adoucissement des mœurs, de l’égalité, du dialogue et de la compréhension, et le DRS changerait en conséquence. Vous aurez un DRS rénové, expurgé de ses éléments nocifs et « criminels »….
    J’ai des questions à vous poser :

    1.Pourquoi vous écrivez sous le sceau de l’anonymat? Peur du DRS?
    2.Pensez-vous qu’en « détruisant » le DRS, l’Algérie retrouverait un visage humain, démocratique et civilisé?
    3. Qui va se charger de cette « destruction »? Le peuple?
    4. Quel peuple ou fraction du peuple? Les intellectuels brailleurs, les partis politiques?
    5. Par quoi le remplacer une fois « détruit »?
    6.Le peuple est contre la DRS, dites-vous, mais pourquoi, reste-t-il les « bras croisés » et ne fait-il rien pour descendre dans les rues, comme l’ont fait les peuples Portugais et espagnol qui ont forcé la main des militaires à renoncer à la dictature? Cet immobilisme du peuple algérien n’est-il pas un signe d’acceptation, de consentement et de reconnaissance tacite du DRS?

    Vos réponses à ces questions me sont d’une grande utilité et me permettraient de réviser mes jugements sur le DRS. Mais je vous prie, concitoyens, de ne pas me répéter les mêmes rengaines faites de crachat, de haine et de passion sur Le DRS, insultes inutiles et improductives.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    26 novembre 2010 at 15 h 32 min - Reply

    @@ ABDEL madjid AIT SAADA
    si j’ai bien lu votre commentaire vous égratignez toujours le communisme (c’est la mode d’aujourd’hui) pourtant votre ami KHELIL l’ex ministe de l’energie chargé de mission par la banque mondiale n’a t il point failli vendre toute l’algerie et so n petrole loi sur les hydrocarbures de 2005?




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  • Salah Bouzid
    26 novembre 2010 at 16 h 00 min - Reply
  • khaled
    26 novembre 2010 at 17 h 43 min - Reply

    J’ai un très grand respect pour ceux qui d’entre nous qui vivent en Algérie et signent leurs commentaires et articles,
    mais qui ne caressent pas dans le sens du poil la bête immonde qui est le DRS.

    Vous tombez bien bas M. Rouadjia en jetant l’anathème sur les intervenants sur ce site qui utilisent des pseudonymes.

    Vos questions aussi relèvent d’un système toujours en marche et en vigueur et qui détient les rênes du pouvoir en Algérie…le DRS.

    Je suis vraiment choqué, car je vous avez en haute estime.
    Et je n’ai jamais été un détracteur de personne.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    26 novembre 2010 at 18 h 01 min - Reply

    @AMOKRANE NOURDINE
    si j’ai bien lu votre commentaire vous égratignez toujours le communisme (c’est la mode d’aujourd’hui) pourtant votre ami KHELIL l’ex ministe de l’energie chargé de mission par la banque mondiale n’a t il point failli vendre toute l’algerie et so n petrole loi sur les hydrocarbures de 2005 ?

    Est-ce toujours le même revenant, qui nous ressassait à longueur de pages, ses litanies sur tel ou tel ministre, en oubliant que si Chakib Khellil, que je n’ai jamais défendu, il n’a jamais eu besoin de moi, pour ce faire, a été mon condisciple, puis mon collègue, pour accomplir une tâche dont nous sommes fiers aujourd’hui, puisque Hassi Messaoud et Hassi R’Mel, ont continué de produire, malgré le départ des coopérants français.
    Que les vicissitudes du temps aient changé les uns et les autres, puisque lui, est devenu directeur à la Banque mondiale, puis ministre de l’Energie de notre pays, pendant que moi, j’ai continué d’ahaner avec mes autres compatriotes, pour tenter de vainement d’introduire un peu de modernité et de rationalité dans notre système économique, jusqu’au jour où j’ai compris qu’une vache stérilisée ne pouvant plus vêler, ne peut en conséquence, produire de lait.
    Plutôt que de participer à l’importation du lait en poudre, j’ai compris qu’au mon à mon niveau, puisque les conditions qui étaient faites à nos ingénieurs, techniciens, intellectuels, et autres cadres de la nation, se résumaient à exécuter et à se taire, d’aller offrir mes compétences ailleurs, sous des cieux plus cléments, ne serait-ce que pour garder ma dignité, par respect pour mon intellect, surtout, et ensuite, par refus de servir un régime corrompu, illégitime, brutal, sourd et aveugle, non sans avoir au préalable, dès Juin 1986, mis en péril ma propre vie, en interpellant qui de droit, la plus haute autorité du pays, sur l’avenir sombre qui attendait à très court terme, notre pays, suite à la chute drastique du cours des pétroles.
    Alors, mon cher Amokrane, garde tes commentaires pour une autre cuvée « présidence »…, car en effet, mon commentaire, n’était point destiné contre les « Mille villages agricoles », ni les « volontaires de la révolution agraire », mais contre la cécité politique d’Ahmed Rouadjia, qui a OSE nous seriner ses conseils fruits de sa proximité intellectuelle, avec les sionistes, qui l’ont marqué au point de lui faire prendre des vessies (kiboutz) pour des lanternes, d’autant plus que la réponse ne vient pas de moi, mais d’un juif prix Nobel d’économie.

    Je veux bien comprendre, qu’Abdeslam, ait rompu la discussion, et c’est tout à son honneur, car que je sache, il recevait Ahmed Rouajia, pour l’entendre sur la cris algérienne, et non point pour avoir un cours sur le SIONISME.
    C’est vrai, tout de même que c’est durant cette période d’initiation aux vertus du SIONISME, que certains journalistes et futures ministre de l »INculture, sont allées en compagnie d’Elyzabeth Shemla, voir comment on traite avec « les islamistes » et comment « il faut faire pour les mâter »…
    Mais, hélas… nous n’avons pas de mémoire, contrairement à nos « cousins » juifs, qui eux l’entretiennent et alors que Allah, est Miséricorde, YHW lui, est d… de « vengeance » et du Talion.

    Ainsi va la vie, on commence à débattre du DRS, ou plutôt, je préfère de la société arabo-berbère, islamisée, et on se retrouve avec nos vieux démons idéologiques, qui ont effectivement marqué notre conscient.

    Sauf que pour revenir au sujet, et reprendre un débat serein, je dis à Si Ahmed Rouadjia, que les artisans de nos malheurs, sont effectivement nos propres frères et soeurs algériens, certes, mais surtout, l’idéologie dans laquelle ils sont été couvés.
    Les conflits idéologiques internationaux en sont, indubitablement, mais le porteur du mal, a été notre société, car elle a été déroutée par les décennies post-indépendance, quand on en a fait à dessein une société « d’assistés » avec un pseudo Etat providence, conçu par ceux qui n’ont jamais fait de « planification » mais par des économistes de salons et des politologues incapables de parler la langue des « décideurs », d’où le hiatus et le manque de communication avec le sommet, et encore moins avec la base.




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  • radjef said
    26 novembre 2010 at 18 h 27 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Rouadjia, bonsoir. D’abord rassurez vous: vous avez plus d’amis que de detracteurs à LQA. Certains internautes cherchent a comprendre ce qui se passe autour d’eux, qui est ce fameux DRS que les oppositionnistes ont transformé par leurs bobards et leurs histopires a dormir debout en mythe invincible…Beaucoup de gens savent que ce DRS ne vaut pas un sou sans cet ensemble auquel vous faites allusion et dont vous ne donnez point de details. Nous connaissons nos militaitres et nous connaissons leurs capacités morales et intellectuelles. D’ailleurs, on se pose la question comment ces militaires si limités et si ignorants tiennent -ils le pays d’une main de fer depuis le 1er novembre 1954 à ce jour. Vous dites que le pouvoir actuel (le DRS) n’est que le resultat logique d’une histoire, d’une culture et d’une organisation sociale et politique. Et là encore vous omettez de nous dire ne serait ce que succinctement, brievement quelles sont cette histoire, cette culture et cette organisation sociale et politique d’ou semble sortir ce fameux DRS…Pour le reste je suis entierement d’accord avec vos theses sur les élites (si toutefois nous en avons) dont le caractetre dominant reste le conformisme et le reformisme…
    Tout recemment à Aghrib,en Kabylie maritime, deux cousins ont été enlevés. Cet acte odieux soldé par l’execution de l’un des deux, s’est deroulé sous le regard de deux témoins qui ont identifié les ravisseurs. Ces deux temoins ont été enlevés a leur tour de leurs domiciles par les éléments de la gendarmerie nationale qui les ont relachés apres une journée de tortures et de menaces contre leurs familles…En depit de la responsabilité averée de l’armée dans le drame que vit la Kabylie, les universitaires et certains dirigeants politiques preferent voler au secours de l’armée en designant du doigt un ennemi fictif à la population: l’AQMI. Du reste on peut se poser la question suivante: comment se comportaient Ferhat Abbas, Ben Khedda, M’hammed Yazid, Ahmed Francis, Hocine Lahouel devant Krim, Ben Tobal, Boussouf, Mahmoud Cherif, Amirouche, Boukharouba qui savaienr a peine ecrire une lettre correctement?




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  • AchArdil
    26 novembre 2010 at 18 h 45 min - Reply

    Petite réponse très gentille ,à M.Rouadjia:
    Si mes souvenirs sont bons,il me semble qu’un certain 14 juin 2001 la Moutonnière était noire de têtes (qui n’étaient pas du tout turques) qui avançaient pour libérer Alger.
    Ils n’avaient pas peur du DRS ces gens-là.Et ils voulaient peut-être donner l’exemple aux autres.Qui sait?
    Ils ont été accueillis ,non pas par des youyou et des fleurs,mais à coups de pierres.
    A méditer,n’est-ce-pas.Qu’il est fort notre DRS!




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  • SAID
    26 novembre 2010 at 20 h 22 min - Reply

    Lu dans Le Soir d’Algérie du 25/11 rubrique Périscope :

    « Ahmed Djebbar, l’ancien ministre de l’Education nationale du temps de Mohamed Boudiaf, a lancé un gros pavé dans la mare.
    Lors d’une conférence animée à la maison de la Culture de Mila, Djebbar a déclaré avoir décerné, du temps où il était en poste, des titres et des diplômes falsifiés à de hauts responsables de l’Etat. L’ancien ministre n’a, cependant, pas souhaité divulguer de noms. « 




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  • zehira Houfani Berfas
    26 novembre 2010 at 22 h 12 min - Reply

    @M. Rouaidjia
    D’abord, quelques remarques concernant vos propos sur votre ami SAG.
    Bien qu’on décèle chez vous une certaine propension à le ménager, notamment quand vous dites : « Je ne doute pas cependant, de la bonne foi de M. Ghozali lorsqu’il affirme qu’il croyait servir l’Etat. » vos observations et vos conclusions sur son expérience d’homme politique algérien, complice agissant, selon moi, dans la tragédie algérienne, contredisent cette affirmation. En ce sens, je partage votre interrogation, à savoir : « Comment un homme politique qui a été longtemps au service du système a-t-il pu rester jusqu’au bout maintenu dans l’ignorance de ce qui se tramait dans les coulisses du pouvoir? » En vous lisant : « Dire avec un certain regret ou amertume qu’on était les «harkis» du système sans le vouloir ni le savoir, après avoir effectué un interminable cursus en son sein, c’est essayer en vain, non seulement de se disculper, mais de s’évertuer également à se dégager de toute responsabilité politique passée en transférant l’échec patent de la construction de l’Etat de droit sur les seuls Services secrets ou presque. » Vous confortez les convictions des Algériens sur les « acteurs » ou « harkis » qui animent la scène politique nationale, de façon générale, et confirmez le discrédit qui entoure les déclarations de « bonne foi » de SAG. Aussi je ne peux qu’être d’accord avec cet énoncé de votre analyse : « Ils se complaisaient bien dans leurs statuts, fonctions ainsi que dans les missions qui leur étaient confiées par les « Services du système» dont ils auraient été «les harkis» patentés, mais sans le savoir… et ils le faisaient pourtant et exactement à la manière des harkis de la colonisation qui se seraient engagés, eux aussi, sans savoir qu’ils allaient asservir ou tuer leurs frères de «race» et de religion pour contenter ou plaire aux bourreaux du peuple algérien! »

    Ceci m’amène à conclure avec le Scoop de la sortie de SAG contre l’Iran, un scoop qui s’inspire de sa mission de « harki » au service de « l’État algérien », avec la différence qu’elle se fait au service de l’Occident et du sionisme. Le seul fait qu’un homme algérien de cette « envergure » politique ait posé le geste d’implorer le maire de New York aux fins d’interdire le droit à l’expression d’un homme politique (quelle que soit son idéologie) est une offense à l’Algérie et à la démocratie. Même les défenseurs les plus zélés de l’Occident évitent de commettre pareil impair qui dans tous les cas frise le cynisme.

    Ensuite, mon intervention sur la question du DRS
    Je vous dis de prime à bord que je souscris à votre analyse exhaustive et fort documentée de la situation de notre pays et ce n’est pas moi qui disculperais la « classe politique » l’élite et autres intellectuels du rôle ou du « non-rôle » qu’ils ont eu à jouer dans le drame algérien, lequel se poursuit, malheureusement.
    Mais quand vous dites : Le DRS n’a pas inventé « la culture » de l’abus et de la lâcheté… »
    Dans le paysage politique et social de Algérie, nous pouvons soutenir le contraire, tant le rôle de la « SM » à l’interne a été néfaste pour une évolution saine de la société. À mon tour de répliquer que le peuple n’a pas inventé le concept de la SM. Sa terreur n’a rien d’abstrait. Elle n’a cessé de faire raser les murs aux Algériens et faire plier les quelques récalcitrants à sa politique. Ma première rencontre avec les Irakiens sous Saddam m’a révélé leur terreur des « moukhabarates » et m’a mis en face du même sentiment que le peuple Algérien entretient vis-à-vis de la SM. Cette terreur a été inoculée, tel un poison dans le corps social algérien, à tel point que chez certains, le concept a pris primauté sur le concept divin. C’est ce que traduit cette phrase : « On pourrait arguer que l’armée a toujours été «une dictature», que ses Services sont terrifiants, qu’ils inspirent une peur Panique, ce qui expliquerait la démission ou la défaite de la pensée des hommes politiques, cause essentielle des crises endémiques de l’Etat. »

    Et c’est avec cela, cette culture du non-être, dont fait partie le DRS, que nous voulons rompre. Plus nous essayons de déblayez le terrain, plus les obstacles paraissent gigantesques et le courage cahin-caha. Mais vous savez que cela est inhérent à ce grand projet de changement des mentalités. Nous espérons briser les barrières qui empêchent les Algériens de figurer un idéal commun.
    Vous demandez enfin : « pourquoi le peuple reste les bras croisés sans descendre dans la rue comme l’ont fait les Portugais, les Espagnols? » Le peuple a besoin de leaders intègres et éclairés pour coordonner sa marche dans la bonne direction.
    Concernant l’anonymat, je pense personnellement, qu’il n’est pas souhaité dans ce genre de débat.
    Cordialement.




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  • IKER
    26 novembre 2010 at 23 h 03 min - Reply

    @Rouaidjia

    «La drs une organisation sociale et politique»dites vous

    Nous avons un régime de casèrnes, nous savons que nous sommes dans une cage, et que nous sommes piégés et nous avons LE PROJETd’elargir l’espace puis de la DÉTRUIRE.

    Les gens qui souffrent ne peuvent compter que sur eux-même.
    Les gens comprennent de plus en plus et de façon sérieuse la démocratie.
    RÉSISTER ET CONSTRUIRE, le combat continue.




    0
  • yazid
    26 novembre 2010 at 23 h 53 min - Reply

    Il n’empêche que votre théorie ne tient pas la route. Vous savez bien que vis explications ne tiennent pas la route pour la bonne et simple raison que la SM/DRS regne par le vide si je peux m’exprimer ainsi.Intimider , verrouiller , embastiller , salir , diaboliser , exiler et au besoin occire. Comment voulez vous qu’un peuple travailler au corps pendant 50 ans priver de ses elites (vous en savez pourtant quelque chose ) puisse puissent trouver les ressources necessaires pour tenir tete à cette redoutable machine, si ce n’est pas une résistance passive qui helas ne fait qu’aggraver les conditions matérielles déjà mal en point de la grande majorité.
    Le KGB auquel vous faites allusion n’a pas été vaincu par la societé sovietique , mais par la faillite du système economique. Pour notre malheur la rente pétrolière retarde cette échéance salvatrice .
    Vous dites que le DRS n’est pas seul à gouverner. Comme vous avez raison. Il ne gouverne pas effectivement. Il delegue le pouvoir à des creatures qu’il choisit comme votre patron à MSILA et ce à tout les niveaux de la plus petite entreprise aux ministères et le tour est joué .
    Cela étant , vous avez raison sur le reste , notre société est restée fonciérement archaique et la disparition du DRS ne règlera pas les pproblemes et les retards immenses accumulés a tous les niveaux.
    Mais je persiste ces retards et ces archaïsmes ont été decuplé par la faute de ce meme DRS ne serait qu’a cause du mauvais choix des hommes .une derniere remarque et j’arrete. Dites moi en quoi la designation d’un recteur honete , competent qui sait ecouter et qui associe les compétences de son université pour le bien de la communauté est une exception ? POUQUOI?




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  • still
    27 novembre 2010 at 1 h 29 min - Reply

    « Pamphlet » inspiré par Doc. Rouaidjia

    Ah! Le cher DRS ! Qu’il doux, qu’il est mignon!
    Qu’il est ingrat que nous le craignions!
    Qu’il est infâme que nous le plaignions!
    Ce bébé non désiré mérite que nous soignions
    Même s’il se nourrit de steak humain saignant !




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  • Adel
    27 novembre 2010 at 8 h 24 min - Reply

    « Et c’est avec cela, cette culture du non-être, dont fait partie le DRS, que nous voulons rompre. »

    Vous avez tout dit, chère sœur. Tout ce qu’on pourra écrire au sujet de la passivité ou de la complicité du peuple algérien et de ses élites pourra jusqu’à un certain degré être vrai, mais le plus important est de comprendre que la force brutale a fini par prévaloir et faire taire toutes les voix lucides. Ahmed Taleb, qui a pourtant fait partie du système sous Boumédiène, raconte dans ses mémoires comment il a été kidnappé et torturé par la police de Ben Bella. Aucun opposant n’a échappé à la machine répressive mise en place par les dirigeants algériens dès les premiers mois de l’indépendance. Le long règne de la SM et du DRS est peut-être le produit de notre histoire, mais il est contre-productif de minimiser leur rôle et leur responsabilité dans les drames qu’a connus de notre pays.

    Oui, nous voulons rompre définitivement avec la culture de la peur et du mépris que le pouvoir algérien a instaurée dans notre pays, cette culture qui n’aurait jamais pu prendre racine sans le travail de destruction systématique de toute forme d’opposition mené par la police politique depuis l’indépendance. Qu’on ne se laisse pas tromper par la façade démocratique actuelle. Quiconque osera pénétrer dans les 18 mètres du pouvoir, se verra fauché immédiatement par le DRS. Que le Dr Rouadjia, qui nous reproche d’écrire sous des pseudos, essaie donc de mener des enquêtes sérieuses sur les agissements illégaux de certains barons du régime et de les publier. je lui conseillerais personnellement de rédiger son testament, avant…




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  • Adel
    27 novembre 2010 at 8 h 58 min - Reply

    Paradoxalement, le Dr Roudjia, en minimisant la responsabilité de la police politique dans la faillite multidimensionnelle de notre pays, se retrouve dans la même position que ceux qu’il incrimine, ces intellectuels et autres technocrates qui avaient trouvé des vertus au régime de Boumédiène et avaient soutenu sa politique tout en sachant pertinemment qu’il refusait au peuple algérien le libre choix de son destin.




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  • radjef said
    27 novembre 2010 at 11 h 07 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Mme Houfani, bonjour. De 1965 à 1978, le dictateur Boukharouba ne trouvait pas un opposant a arreter…Sur la rive nord de la Mediterranée vivaient en permanance plus d’un million d’algeriens…Aucun ecrit , aucune chanson, aucun rassemblement pour denoncer le regime militaire d’Alger que dirigeait d’une main de fer Boukharouba. Aucune arrestation( hormis les poseurs de bombes) n’est venue obscurcir le ciel d’Algerie…A l’occasion des anniversaires et autres fêtes nationales organisées par les ambassades européennes dans notre pays durant cette epoque, les « opposants » algériens conviés pour la circonstance disaient le plus grand bien du régime militaire d’Alger…
    Quel est dans les faits le niveau intellectuel de notre armée? Comment notre armée recrute t-elle ses soldats et ses officiers? Ces soldats sont-ils le produit de l’ecole algerienne ou sont-ils des mercenaires recrutés ailleurs? Jusqu’a tout recemment, ce sont les exclus de l’ecole qui sont recrutés pour constituer l’essentiel de l’armée algerienne. Le DRS, Mme, est composé à 85% d’exclus de l’ecole algérienne…Comment donc une institution composée essentiellement de ratés et d’incompetents fait-elle si peur à tout un peuple? D’ou lui vient cette reputation? Nous savons et il est inutile de se voiler la face, les rangs de l’opposition algérienne regorge de mythomanes, de megalomanes,de tueurs a gages, de repris de justice, de delinquants sexuels, d’agents du DRS…qui jouent aux victimes du DRS… La junte algérienne qui a repris les methodes policieres de la colonisation, na pas eu de grandes difficultés pour abuser de la credulité immense du peuple algerien. Que nos sociologues et nos historiens( et pourquoi pas nos psychanalystes ) nous disent qui est le MALG et qui sont les gens qui l’ont composé! Mme, nous n’avons pas de services secrets, nous avons des services de la propagande et de la rumeur.




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  • still
    27 novembre 2010 at 11 h 22 min - Reply

    PS.
    Doc Rouaidjia est certainement tombé sous le charme du DRS à l’issue d’un interrogatoire soft comme ceux réservés aux intellectuels qu’on ne peut réussir a fléchir par la manière forte. Le cas du Docteur Sidhoum en est témoin.
    Les six questions que Dr Rouaidjia pose a ses « detracteurs »sont directement inspirées (channeled, pour ceux qui sont familiers avec le jargon du spiritisme) par le DRS.
    Vos réponses à ces questions sont d’une grande utilité et permettraient au… DRS de réviser sa stratégie.

    Un détracteur qui n’a pas l’honneur d’être un intellectuel brailleur.




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  • wahid
    27 novembre 2010 at 15 h 01 min - Reply

    @Monsieur

    Poser vos questions autrement et sans aucun doute vous aurez les bonnes réponses

    1. Pourquoi vous écrivez sous le sceau de l’anonymat ? Peur du DRS ?
    – Pour quoi le chef du DRS Mohamed Mediene, alias Tawfik est dans l’anonymat ?

    L’Algérien est terrorisé

    2. Pensez-vous qu’en « détruisant » le DRS, l’Algérie retrouverait un visage humain, démocratique et civilisé ?
    – Pensez-vous qu’en « Humanisant » le DRS, l’Algérie retrouverait un visage humain, démocratique et civilisé ?

    Sans aucun doute

    3. Qui va se charger de cette « destruction » ? Le peuple ?
    – Qui va se charger de cette « reforme » ? Le président chef des armées ?

    La constitution lui confère le droit, et le peuple lui a délégué se droit par les urnes, c’est un président élus qui doit assume ces responsabilités devant l’histoire et le peuple

    4. Quel peuple ou fraction du peuple ? Les intellectuels brailleurs, les partis politiques ?
    – Quel Armée ou fraction du l’Armée ? Les intellectuels et professionnels militaires, les éléments apolitiques ?

    Sans aucun doute, ceux des académies militaires, il y a certainement de bons éléments, professionnel et qui ne sont pas nécessairement intéressés de cumuler plusieurs activités.

    5. Par quoi le remplacer une fois « détruit » ?
    -Par quoi le remplacer une fois « reforme» ?

    Pas nécessairement les remplacer mais de relativiser leur rôle dans la vie politique

    Mon point de vue :

    C’est incontestable, les événement tragique de 1992-1999, offraient l’opportunité des reformes de l’institution militaire, qui auraient du être fais au lendemains des massacres de civiles et d’une réussite remarquable si ça aurait été fais par des militaires eux même.

    Malheureusement pour les acteurs politiques des années 1995, une opportunité sans précèdent de voire une démilitarisation du système politique et une facilite exceptionnelle d’ouvrir le champ politique vers un démocratisation de l’Algérie.

    C’est indiscutable, le processus démocratique ne peut être efficace sans la démilitarisation du système politique, les acteurs politique Algériens, n’arrivent pas a « s’apercevoir »que c’est une revendication légitime dans l’intérêt des partis politiques de la coalition qui « gouverne », « l’opposition » officiel, l’opposition qui se trouvent marginalisé en Algérie ou en exile.

    Wahid




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  • Rbaoui
    27 novembre 2010 at 15 h 03 min - Reply

    @Rouadjia
    Reponses a vos 5 questions:

    1. Le sceau de l’anonymat? Les agents du DRS utilisent bien des pseudonymes
    2.Pensez-vous qu’en « détruisant » le DRS, l’Algérie retrouverait un visage humain, démocratique et civilisé? Oui
    3. Qui va se charger de cette « destruction »? L’ensemble de la population qui va désobéir civiquement et massivement
    4. Quel peuple ou fraction du peuple?
    Les femmes: meres et soeurs de disparus qui manifesteront.
    Les travailleurs qui feront greve , les étudiants , les intellectuels.
    5. Par quoi le remplacer: par un service secret au service de l’Algerie et non d’une minorité qui en a fait une police politique. Si l’ensemble des agents du DRS obeissent aux ordres les plus invraisemblables pourquoi ne le feraient-il pas aux ordres d’un état de droit.
    6.Le peuple est contre la DRS, dites-vous, mais pourquoi, reste-t-il les « bras croisés » et ne fait-il rien pour descendre dans les rues, comme l’ont fait les peuples Portugais et espagnol qui ont forcé la main des militaires à renoncer à la dictature? Cet immobilisme du peuple algérien n’est-il pas un signe d’acceptation, de consentement et de reconnaissance tacite du DRS?
    Cet immobilisme n’est pas une specifité du peuple algerien:
    le coup d’Etat dirigé entre autres par le général Augusto Pinochet, le 11 septembre 19733. A cette date, le Paraguay connaît déjà depuis plus de 19 ans le régime de fer du général Alfredo Stroessner – qui ne s’achève que 26 ans plus tard ; les généraux brésiliens étaient au pouvoir depuis 1964, la Bolivie connaît la tyrannie du général Banzer suite à l’éviction du militaire populiste du gauche, le général Torres en 1971 ; en c1973, la démocratie parlementaire uruguayenne est éconduite par celui qui était censé la représenter, le président Juan Maria Bordaberry. Au Pérou, le général Francisco Morales Bermudez écrase son collègue en uniforme, Juan Velasco Alvarado qui tentait de diriger un mouvement progressiste populiste. Enfin, en 1976, s’initie la sanglante dictature militaire argentine du Général Videla, qui fait suite à l’instabilité chronique que vivait le pays depuis le mort du général Peron.

    Faut-il en déduire que cet immobilisme des peuples est un signe d’acceptation, de consentement et de reconnaissance tacite?

    Nous sommes à la veille de l’indépendance faut-il y renoncer sous pretexte que notre peuple est immobile, que nous n’avons pas d’intellectuels et que nous ne pouvons pas remplacer la police et l’armée coloniale.




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  • Rouadjia
    27 novembre 2010 at 17 h 03 min - Reply

    Réponse AIT SAAD et à Still

    Monsieur AIT SAADI a décrété que je ne suis pas seulement frappé »de cécité », mais je serais un « sioniste » dans l’âme! C’est que ce respectable Monsieur ne sait pas lire ou il ne lit que ce qui l’intéresse. S’il avait lu mon ouvrage, les Enfants illégitimes de la République ( Paris, Maisonneuve et Larose, 2004), et s’il avait su que cet ouvrage même a été frappé de censure par les Lobbys sionistes à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, justement à cause de mes prises de position franches et fermes contre le sionisme politique et contre ceux qui l’ont soutenu en Algérie même, il n’aurait pas tenu ces propos scandaleux, et dignes d’un homme qui prétend bien raisonner! Par ailleurs, mon Habilitation à diriger des Recherches en Science Politique,agrée et ayant fait l’objet de rapports flamboyants de la part des Professeurs Jean Leca, Ahmed Mahiou, Jean Robert Henry, n’avait pas reçu l’assentiment de la part du directeur de l’IEP, précisément à cause de mon anti-sionisme foncier. Il m’avait demandé de remplacer l’ouvrage incriminé, versé in extremis dans le dossier d’habilitation, par un article dans une revue bien côtée, ce que j’ai refusé par principe. Mon nom figure toujours sur la liste des Habilitations à être soutenues, mais j’ai décidé de ne pas la présenter afin de ne pas renier mes principes et mes positions hostiles au sionisme politique dont certains algériens et algériennes, devenus depuis ministres au sein du gouvernement de mon pays, se sont faits les avocats au nom de la menace commune de « l’islam intégriste ». Les « islamistes », y compris le Hamas palestinien, ne constitueraient pas seulement un danger contre le sionisme, mais aussi contre « l’Algérie » et l’islam. Bel amalgame! Ce que je dis ici est vérifiable et attesté.

    AIT SAADI s’élève donc  » contre la cécité politique d’Ahmed Rouadjia, qui a OSE nous seriner ses conseils fruits de sa proximité intellectuelle, avec les sionistes, qui l’ont marqué au point de lui faire prendre des vessies (kiboutz) pour des lanternes, d’autant plus que la réponse ne vient pas de moi, mais d’un juif prix Nobel d’économie. » En disant cela, ce Monsieur prend des phrases et des paragraphes sur le Kiboutz, détachés de leur contexte, et donne à l’emploi que j’en fait un sens qui serait favorable au sionisme, avec lequel j’aurais une « proximité intellectuelle » évidente.
    Le drame de certains de nos « intellectuels » et de certains de nos politiciens défroqués tient à leur lecture du premier degré, et aussi à leur tendance fâcheuse à coller des étiquettes faciles à ceux qui ne partagent pas leur vision bornée du monde et des choses.
    Je conclus en disant que Belaid Abdesselam auquel il rend hommage et lance à la figure des bouquets de fleurs est un homme dépassé, aux raisonnements éculés, et aux perspectives obstruées par une idéologie nationaliste vulgaire qui a fait tant de mal et de dégâts à l’Algérie…

    Quant au propos de Still empreint d’accusations sans preuves, ni nuances, il traduit tout bonnement la bêtise et la faiblesse flagrante de l’esprit critique. Monsieur Still, ce n’est pas à votre esprit étroit, que vous allez rallier à vous les adversaires réels ou potentiels du DRS. Vous me rendez autant qu’au DRS un grand service : vous vous discréditez, avec vos accusations gratuites et à l’emporte-pièce….




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  • Larbi Anti-DRS
    27 novembre 2010 at 17 h 23 min - Reply

    Monsieur Ahmed ROUADJIA,
    Vous . Quote : « Alors que la Constitution algérienne stipule explicitement qu’il est interdit de reconnaître l’existence d’ un parti qui se réclamerait d’une base religieuse ou linguistique, le FIS et le RCD ont été agrées justement sur cette même double considération : religieuse pour le premier, linguistique pour le second. Qui plus est, le premier n’a pas été agrée seulement, mais poussé aux élections municipales et législatives. On connaît la suite désastreuse de cette politique conduite par des apprentis sorciers…Les promesses faites par mon ami Ghozali d’ « élections propres et honnêtes » n’ont pas été tenues… »
    Qui a conçu la constitution Algérienne auquel vous faite référence que le ministre de l’intérieur doit respecter pour délivrer l’accréditation? Sur quels bases ? Qui a accepter cette constitution, qui est la voie balise’ de la nation et du pays ? Donc, qui se permet d’agrée ou de refuse’ un partis qui a des centaines de milliers ou des millions d’adhérents ou de citoyens signataires.
    Vous. Quote : « A la différence de Ghaza, c’est que les rescapés de l’hécatombe de Bentalha n’ont pas eu cette chance d’être filmés, et les massacres se sont déroulés dans l’opacité et la confusion la plus totale. Certes, il y a eu des témoignages et même des ouvrages qui ont été écrits sur Bentalha et d’autres lieux où des massacres se sont produits, mais tous ces témoignages restent grevés à la fois d’hypothèques et d’interdits. Certains imputent ces massacres aux islamistes, d’autres aux services de sécurité déguisés en barbus. Mais ce qui ne fait pas de doute, c’est que les deux protagonistes du drame ont eu chacun leurs victimes expiatoires, et nier cette vérité, c’est se faire partial »
    Si ont oublie les victimes directe et indirecte de 62 a 87, si ont oublie octobre 88 et ses 500 martyrs, ses milliers de blesses et de traumatiser qui auraient pu se constituer comme partis civils pour jugées ceux qui étaient responsable de leurs propres malheurs et des malheurs de l’Algérie entière. 1991, ont commence par le commencement. Qui a le droit d’annuler des élections, de déclarer le couvre feux, d’envoyer des milliers de citoyens a des milliers de kilomètres, en pyjama sans rien avec. Même les Nazis ont laisse’ les juifs faire leurs valises. Bentalha est très bien documenter, mais personne ne peut juger qui que ce soit, les articles de la concorde civile et le code pénale de la république DRS veille.

    Vous. Quote : « mon ex-recteur de Msila, qui vient d’être relevé de ses fonctions, a été immédiatement récompensé non pour les services rendus à l’université de Msila, mais justement pour le lourd passif et les dégâts qu’il a causés à cette institution durant toute la durée de sa fonction (2004-2010) »
    Comme une fois, j’ai écrit sur ce jeune chercheur en physique nucléaire et beaucoup d’autres comme lui, qui voulaient « jouer » les scientifiques responsable, se sont retrouvez en 1989 licencier du haut commissariat a la recherche par la présidences de la république. Ceux qui ont détruits les autres sont partis en tant que représentants de la république DRS a l’AIEA et autres a plus de 10 000 dollars par mois. Donc, votre recteurs n’est pas le premier et ne serra pas le dernier dans la république DRS.
    Vous : Quote : « D’abord, je n’ai jamais été le conseiller de Ghozali. Certes, j’ai été invité par lui en juin 1992 à discuter la situation algérienne. Alors que je résidais à Paris, je recevais un jour un coup de fil de Leila Asslaoui, alors Ministère de la Jeunesse et des Sports, me disant que M. Ghozali souhaiterait me rencontrer » « Derrière lui, il y avait des Décideurs invisibles, qui semblaient lui édicter une ligne de conduite qu’il ne pouvait transgresser sans déchoir »
    Je suis heureux de savoir que vous n’ete pas un des conseillers des dictateurs et Harkis du système. J’ai rencontre’ au file des ans pas mal de profs d’universités, de médecins spécialistes, de scientifiques, d’architectes, d’ingénieurs, d’étudiants et de simple citoyens qui étaient aux sud sur les lieux des essais nucléaire Français, au moments ou vous aviez des rencontres a saint George (a cote’ de Houmti entre nous) avec des dictateurs, que personnes ne leurs a signer une déclarations sur l’honneur ou leurs a demander de les représentez. Mais c’est cela le pays des Moukhabarate (Algerie, Egypte, etc.)

    Vous. Quote : « Ce n’est pas le DRS en tant qu’institution qui pose problème, mais c’est la culture et les mentalités qui structurent les perceptions, les représentations, les mœurs et les valeurs éthiques et morales de l’ensemble de la société algérienne, civile et politique. »
    Croyez moi, en Algérie il n’y a aucune autre institution qui décide que le DRS. Même Bouteflika a finis par jeter l’éponge et a accepter d’être un quart de président. Le DRS ASSASSINE toute individu, groupes d’individu, institutions même des régions entières qui n’acceptent pas son dictats.

    Vous. Quote : « L’enquête que je suggère, sur les crimes commis par toutes les parties impliquées dans les affrontements durant la décennie noire, ne pourrait pas se passer du concours du DRS. L’exclure, c’est le mettre sur la sellette, le braquer. En le braquant, il prendra peur et sortira ses griffes. L’instinct de survie le poussera à se défendre vaille que vaille, ce qui nous mènera encore vers la division, la haine mortelle, le désordre et la guerre civile, perspectives sombres qu’il faut éviter à tout prix »
    La problématique du DRS d’un cote’ ou versus Algérie en tant pays et peuple est dans votre réponse monsieur Ahmed Rouadjia. C’est ce qu’a dit Abassi Madani un jour en discussion avec ces amis sur le DRS: Un rat il faut lui laisser un échappatoire sinon il répond la peste.
    L’histoire a montrer que ce rat a détruit et détruit toujours les semonces de touts les greniers et de touts les champs Algériens. Il a en plus fait des centaines de milliers de morts, ce rat.

    Vous. Quote : « C’est la culture sociale et politique qui a enfanté le DRS, comme elle a enfanté la culture de l’agiotage, de l’abus, de la « hogra » et de la transgression de l’éthique et de la morale sociales ». « Ce DRS là ne se réduit pas à un général, fût-il surpuissant, et on ne peut pas et on n’a pas le droit d’endosser les crimes réels ou supposés à tel ou tel chef militaire, à toute l’institution qui n’est pas toute « pourrie » quoi qu’ on en dise. »

    L’inverse est vrai, le DRS a enfante’ l’abus, l’arbitraire, la transgression, l’immoralité, l’injustice, le népotisme, la corruption et les crimes de masses qu’il a impose’ avec des armes et des massacres a la société et a rendu ses pratiques ordinaire et tout a fait applicable et souhaitable. En plus en Algerie, avec la dictature tous se réduit a un seul Homme. Tel Boukharouba, Chadli, Belkheir puis Mediene. Celui qui détiens les armes et les finances et les utilisent pour régner et le chef en Algerie, cela c’est le DRS. Le DRS a tous détruits, il a tous décomposer pour rester la seule organisation fonctionnelle
    Dans une caserne ont ne discutent pas les ordres ont les exécutent. L’Algerie est une caserne du DRS et jusqu’à ce jour, cette minute. Le Chef c’est Mediene, rien ne se fait sans ses ordres et personnes n’a le droit de discuter ses ordres, alors a essayer de porter plainte!




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  • Liès
    27 novembre 2010 at 19 h 23 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Cher compatriote @Adel, lorsque vous dites, je vous cite:

     »Paradoxalement, le Dr Roudjia, en minimisant la responsabilité de la police politique dans la faillite multidimensionnelle de notre pays, se retrouve dans la même position que ceux qu’il incrimine, ces intellectuels et autres technocrates qui avaient trouvé des vertus au régime de Boumediene et avaient soutenu sa politique tout en sachant pertinemment qu’il refusait au peuple algérien le libre choix de son destin. »

    Permettez-moi de dire deux ou trois choses qui n’engageront que ma personne:

    Le peuple algérien ne sait pas choisir (le bon) destin; comme tous les peuples de la terre il a besoin d’une élite pour le guider.

    Cette élite semble ne pas exister en Algérie. Les hauts diplômés, les quelques grandes familles, les quelques chefs militaires et politiques, les quelques authentiques industriels et grands commerçants, ne constituent pas une élite au sens étymologique du terme.

    L’Algérie, à défaut d’une élite (qui se doit d’être homogène et harmonieusement intégrée), a possédé des  »têtes », des individualités hautement perspicaces, clairvoyantes, et universellement savantes.

    Ces individualités dont les aptitudes et l’intelligence ne sont plus à démontrer, se trouvent dans tous les domaines, mais à défaut de former un groupe homogène qui s’appelle  »’l’Élite » sont malheureusement des  »électrons libres » qui se télescopent plus qu’ils n’interagissent.

    Ces individualités que la mission, voire le devoir de guider la société en éclairant son chemin, ainsi que le pouvoir important qu’elles peuvent détenir, auraient gagné à se constituer en groupe organisé, en communiquant assidûment entre elles et en multipliant les alliances, attitude qui aurait pu les amener tout naturellement à tenir leurs assises formelles et informelles, afin d’échanger les points de vues sur l’état de la société et d’en faire les projections utiles, qui garantirent la pérennité et la bonne santé de l’ensemble du corps social, ou la nation.

    Malheureusement, l’Algérie n’a pas pu avoir son élite, pour deux raisons essentielles, à mon avis.

    La première est d’ordre culturel.
    Les algériens ne savent pas préserver la paix et renforcer ses fondements. La paix les distrait et les dépouille de toutes les notions de vigilance. Bien au contraire, la paix les encouragent à se créer des problèmes les uns aux autres.

    La paix est pour l’algérien ce que l’oisiveté est pour l’être humain. Ça le mène droit à la dépravation, et il commence à convoiter ce qui appartient à son voisin (à la grandeur du quartier ou du douar, de la ville ou de la tribu, de la région ou des arouch). Et tout passe, la femme du voisin, son âne, son champ, bref des félonies du genre qui sont loin de faciliter la cohésion sociale et encore moins la promouvoir.

    Les algériens par contre s’unissent devant la peur, la menace, par instinct de survie. Les tragédies et les drames les ont de tout temps rapprochés au point ou inconsciemment ils se trouvent amenés à souhaiter l’arrivée des malheurs.

    Je me rappelle (pour l’anecdote), durant la période de Chadli, ou on entend presque dans toutes les bouches:  »Ellah yatiha zinzla, Ellah yatiha guirra, Ellah yatiha errih lahmar, Ellah yatiha….).

    Et pourtant, Dieu sait, (et je ne défends personne, ça n’est pas ma vocation), que cette période était une période de paix, voire de relative prospérité malgré les dangers déjà perceptibles que ce calme précaire annonçait.

    Ils aiment montrer leur générosité et leur sens de l’entraide dans une situation de catastrophe naturelle comme le séisme ou l’inondation, non pas que cela relève de leur nature douce et charitable et altruiste, mais plus parce que cela produit chez eux une forte adrénaline que seuls les psys et les sociologues peuvent expliquer.
    Moi je ne fais que constater et témoigner de situation que j’ai vue et que j’ai vécue.

    La deuxième cause, qui selon moi, a fait que notre pays ne dispose pas d’élite au sens véritable du terme, et que en lieu et place, il a toujours enfanté des individualités à l’intelligence et au talent exceptionnels, mais lamentablement isolées, relève de l’histoire de notre contrée qui de tout temps fut convoitée et dominée par un pouvoir qui le moins qu’on puisse dire, n’a jamais favorisé l’émergence de cette élite.

    La pratique de tout pouvoir illégitime, imposteur ou étranger, étant ‘’diviser pour régner’’, manipuler, piller, corrompre, intimider, liquider, diviser, humilier, diaboliser, persécuter, réprimer ou laminer par l’opprobre et la diffamation.

    Depuis les Romains, jusqu’au colonialisme français, en passant par l’ensemble des puissances qui ont dominé sur l’Algérie, cet état de fait n’a pas permis au pays de se doter d’une élite.

    Nos voisins par-contre disposent d’une élite, elle est ce qu’elle est mais elle existe quand même.
    Le Maroc ayant bénéficié de l’héritage andalou presque à lui tout seul, la Tunisie quant à elle a bénéficié de l’héritage turc qui continue jusqu’à date à avoir beaucoup d’impact sur la façon de gouverner.

    Ceci pour vous dire que le problème de l’Algérie est profond mais pas insolvable, il suffit d’un COMPROMIS entre PATRIOTES pour que le miracle se produise.

    Et à la lumière de ce que je viens de dire, simplement et brièvement, je ne suis pas trop éloigné de l’analyse et de la vision du professeur @ Rouadjia qui dit succinctement et à mon avis, à juste titre, que le DRS n’est pas le seul comptable de la crise qui perdure dans notre pays.

    En effet, les responsabilités sont partagées, et chaque algérien aussi faible soit-il en porte sa part.

    Il reste entendu que les planqués, les imposteurs, les mercenaires et les étrangers revanchards et haineux, ne veulent pas et ne souhaitent pas, voire activent inlassablement contre une Algérie stable et apaisée.

    Je ne reprendrai pas ici le discours sur la nécessité d’instaurer la démocratie et l’état de droit, parce que amplement explicités, souhaités et loués sur LQA, par tous les internautes sans exception.

    Le professeur Rouadjia n’a pas minimisé la responsabilité du DRS, il l’a relativisée en la situant dans son contexte.

    Ceci ne veut aucunement dire que ‘’tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil’’.

    On demande beaucoup à celui qui en a beaucoup.

    C’est un devoir d’unir nos effort et dans le même temps nous sommes en droit d’exiger plus d’implication de la part de celui qui peut beaucoup.

    Il faut juste éviter, voire cesser absolument de s’inscrire dans cette culture de la haine et de la VENDETTA qui non seulement ne facilite pas le COMPROMIS et risque de l’éloigner, mais risque, à Dieu ne plaise, de nous emporter définitivement vers la perdition.

    Et en plus c’est une question de NIF et de DIGNITÉ.
    A bon entendeur.

    Cordialement a vous cher compatriote @ Adel.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • liberté
    27 novembre 2010 at 19 h 52 min - Reply

    @ Rouadjia,

    Vous etes le seul Algérien qui défend publiquement le DRS. Vous ferez quoi le jour ou il y’aura un soulévement populaire en Algérie contre le DRS? Est ce que vous savez que la rue Algérienne ne parle que du DRS et du général Tewfik Mediene? Est ce que vous savez que les Algériens demandent à ce que le général du DRS Tewfik rende des comptes à la justice Algérienne sur sa gestion sécuritaire du pays durant les vingt derniéres années? Est ce que vous savez quun président de la république,un premier ministre,des ministres,des généraux et officiers de l’armée,des intellectuels,des journalistes,des medecins,des politiques,des enfants,des femmes et des hommes ont été assassinés par des hommes du général du DRS TEwfik Mediene?
    Cordialement




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    27 novembre 2010 at 21 h 24 min - Reply

    @Rouadjia,
    J’ai été surpris de constater qu’un éminent professeur, que j’ai soutenu sur ce même forum, lorsqu’il dénonçait son recteur en disant que si ce dernier était « inconnu dans le monde universitaire, Ahmed Rouadjia, lui était une référence », et je n’ai pas attendu, que vous me parliez de vos livres, pour vous lire, car il s’agit de culture tout bonnement, et mieux, vous abordiez des sujets, qui ne peuvent laisser aucun « intellectuel » algérien indifférent.
    Ainsi, en a-t-il été de votre ouvrage « Grandeur et décadence de l’État algérien « restauré » « , Karthala, 1994, ISBN:2-86537-515-3, dont je recommande la lecture, pour tout ce qu’il comporte comme analyse sur les mythes fondateurs de l’Etat algérien, et partant de sa nation, et donc, du fait de son histoire, selon Ahmed Rouadjia, son incapacité à accéder à la démocratie, à moins de….
    Bref, cher Ahmed, je vous connais bien tout au moins au travers de vos écrits et publications, et je vous ai toujours respecté, et c’est pour cela, que j’ai été offusqué que vous ayez trouvé opportun de prendre les kiboutzim, comme modèle, de développement et pourquoi de création de la nation, comme le firent les sionistes.
    En effet, au lieu de répondre précisément sur ce sujet, vous avez cru que je vous ai typé comme « sioniste », je m’en excuse, évidemment, tout en vous rappelant que l’État algérien n’est pas une création « post-indépendance » par le FLN, comme vous l’insinuez, par dérision dans votre chapitre 2, pages 83 et suivantes, mais bel et bien, un Etat constitué qui a eu des rapports d’Etat avec la France, entre autres.
    Mais là, n’est point l’objet de ma réponse, sinon que vous insinuez que j’aurai jeté des fleurs à Belaïd Abdeslam, que j’aurais subitement défendu pour vous avoir coupé le caquet, selon vos propres dires, et ce que j’en interprète, du fait que vous vous seriez laissé aller lui donner l’exemple des kiboutz, faisant ainsi de tout homme ombrageux de certains principes de dignité, un horrible « nationaliste » rétrograde, pour vous paraphraser.
    Eh bien oui, vous assénez, s’agissant de la politique suivie par l’ex ministre de l’industrie et de l’Énergie, Abdeslam, en page 122, une téméraire volonté :
    « La focalisation des dirigeants algériens sur l’idée de l’État à reconstruire, sinon pour relever les défis de l’histoire, du moins pour « rattraper » l’ex colonisateur, surtout au plan économique- d’où la stratégie de « l’industrie industrialisante » mise en branle dans les années 70 […] Le rêve en effet de bien des dirigeants, à commencer par Belaïd Abdeslam, ne se limitait pas à ce modeste objectif : l’ambition était de « rattraper et DEPASSER » non seulement la FRANCE, mais tous les pays CAPITALISTES de L’OCCIDENT (souligné par moi) par une politique volontariste d’industrialisation à outrance … « .

    Fichtre, je veux bien croire que Abdeslam, le père de « l’économie de guerre » qui a succédé à SAG, celui qui voulait vendre tout ou partie de Hassi Messaoud, pour 1 milliard de USD, histoire de délivrer l’Algérie de la banqueroute, à la veille des élections législatives, de 1991, était un mégalomane, mais de grâce, n’en rajoutons pas… et n’écrivons que ce que nous pouvons justifier, surtout dans un livre PHARE.

    Par contre, vos conclusions en page 379, me semblent décrire parfaitement le mal de l’administration, pour ne pas dire de l’État algérien, permettez-moi de vous citer, car c’est ce qui conclue votre enquête, et aussi est-ce pour cela que je ne vous comprends pas, lorsque vous voulez accepter le fait accompli, pour tenter de le réformer de l’intérieur.

     » Cette coupure physique entre le sommet et la base se trouve doublée d’une confusion de la fonction avec le droit: le politique et le fonctionnaire s’autorisent à dire le droit, à juger et à sanctionner les fautes, réelles ou supposées, en dehors de toutes les normes juridiques et plébiscitées. Il n’y a point de délimitation de fonctions et compétences, maios enchevêtrements et empiètements réciproques, circonstance qui a toujours ouvert la voie aux arbitraires et aux entorses les graves aux lois qui devraient régir normalement les rapports sociaux. En s’identifiant à l’Etat et en agissant en son nom, le fonctionnaire se substitue, dans la pratique quotidienne, au juge à la place duquel il interprète le droit, tranche les litiges et rend la justice. Quant aux juges, ils sont inféodés aux centres des décisions du pouvoir, soit ils agissent en connivence avec eux. Vénalités, turpitudes et incompétences des uns et des autres sont allées de pair; leur déploiement s’est effectué au détriment du citoyen et de l’ordre juridique. C’est ici que gît la dégénérescence de l’Etat algérien ainsi que la stagnation intellectuelle de la classe dirigeante demeurée prisonnière de son confort politique, assuré au moindre risque; de ses prétentions hégémoniques sans contreparties innovatrices ; de son culte de l’Etat mesuré à son étalon coercitif plutôt qu’à sa fonction juridique, pédagogique et intégratrice »…

    N’est-ce pas, plutôt de ces choses que vous auriez dû débattre avec aussi bien SAG qu’Abdeslam et n’est-ce pas dans ces lignes que nous trouverons un débat à nos réflexions sur la meilleure façon de préparer une relève digne ?




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  • still
    27 novembre 2010 at 21 h 51 min - Reply

    @ Mr Rouadjia.

    « Vous me rendez autant qu’au DRS un grand service : vous vous discréditez, avec vos accusations gratuites et à l’emporte-pièce…. »
    J’aime bien rendre service. Tout le plaisir etait pour moi.
    Quant a l’etroitesse de mon esprit, j’en suis fier:je lui dois de ne pas s’etendre au point d’englober les fossoyeurs de la liberte et de l’espoir.

    =======================
    Du calme, mes chers frères. Evitons ces dérapages et surtout nous nous trompons pas de cible !
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Adel
    27 novembre 2010 at 22 h 06 min - Reply

    @Liès Asfour,

    Bonsoir,

    C’est toujours un plaisir de vous lire.

    Permettez-moi tout d’abord de vous dire que j’ai le plus grand respect pour le Dr Rouadjia et je suis sûr que la plupart des intervenants sur ce site éprouvent la même chose, même si nous ne sommes pas d’accord avec certaines de ses thèses. Je pense que lorsqu’il y a ainsi une confrontation prolongée entre deux positions sans que personne ne renonce à ses arguments, cela signifie que chacun des deux camps détient une partie de la vérité.

    Je me souviens que vous m’avez dit une fois que le peuple algérien était à la recherche d’un père et je vous avais répondu qu’il avait plutôt besoin d’une mère, la figure du père représentant chez nous l’autorité. Je n’ai jamais vu en Boumédiène un père dans le sens où vous l’entendiez (aimant, protecteur). C’est plutôt Ferhat Abbas qui incarne pour moi cette figure paternelle symbolique, affectueuse et protectrice. Je suis convaincu que l’Algérie a raté avec lui l’occasion de prendre un bon départ. C’était un homme de dialogue et de culture, apaisé, n’ayant aucune revanche à prendre sur personne, ni sur la France, ni sur les autres dirigeants de la guerre de libération. Bien sûr, certains diront que c’était un assimilationniste, un rallié du dernier quart d’heure, un francophone, et que sais-je encore. Je ne l’ai moi-même découvert que tardivement, en lisant ses livres, et je suis aujourd’hui convaincu que ses qualités humaines, sa longue expérience du militantisme et de la politique, sa modération, auraient pu servir à rassembler et apaiser les Algériens et à arrondir les angles, nous préservant de bien des malheurs…

    Oui, tout peuple a besoin d’une élite pour le guider. En situation normale, cette élite surgit naturellement du sein du peuple et gagne sa confiance. Bien sûr, les conflits et contradictions existent toujours, car la vie ne peut exister sans contradictions, mais tant qu’ils restent à un niveau acceptable cela ne gène pas la vie en société.

    Si je comprends qu’un pouvoir composé d’éléments étrangers au pays (tels les Turcs et les Français) ait besoin de manier le bâton et de diviser pour régner, je ne conçois pas, par contre, que ceux qui se disent Algériens et n’ont pas d’autre patrie et d’autre famille que ce pays et ce peuple, éprouvent le besoin de s’imposer par la force. C’est quelque chose que je n’arriverai jamais à comprendre.

    Une élite qui maintient le peuple en état d’infériorité et le méprise n’est pas une élite, c’est un corps étranger qui vit sur le dos du peuple. Une élite qui n’éprouve pas un profond amour pour son pays et son peuple, avec ses qualités et ses défauts, qui a besoin de s’enfermer dans des quartiers résidentiels hautement sécurisés, parce qu’elle a peur de son peuple, n’est pas une élite, c’est une colonie étrangère.

    Quelque soient les défauts de notre peuple, il compte sur son élite pour l’aider à s’améliorer et devenir meilleur. N’est-ce pas pour cela que nos parents ont sacrifié leur bien-être, se privant de tout pour nous envoyer à l’école?

    Nous ne devons jamais juger notre peuple. Nous devons trouver le moyen de le faire progresser afin de le sortir de l’état d’infériorité dans lequel l’a maintenu la colonisation, relayée par un pouvoir algérien autoritaire à l’excès, et l’aider à se libérer de toute forme de tutelle. On ne fait pas progresser un peuple par le mépris et la peur.

    Est-ce que l’ANP, la SM et son héritier, le DRS, ont œuvré pour le bien du peuple algérien? Les Algériennes et les Algériens éprouvent-ils du respect et de l’admiration pour les chefs de l’ANP et ceux du DRS?

    Je laisse à chacune et chacun le soin de répondre en son âme et conscience.

    Bien à vous, cher Liès.




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  • Zineb Azouz
    27 novembre 2010 at 22 h 19 min - Reply

    Monsieur Ahmed Rouadjia,

    Je te remercie pour m’avoir répondue et tiens à te rappeler que je suis convaincue que la bataille que tu mènes à l’université ne sera pas vaine.

    Néanmoins et j’espère que nous aurons l’occasion d’en débattre encore, je ne suis pas du tout d’accord avec la définition que tu donnes du drs et la répartie presque symétrique voir équiproportionnelle des responsabilités.

    Je ne voudrais pas revenir ici sur la différence fondamentale qui existe entre la culpabilité d’un Etat et celle de groupes quant bien même armés, mais il est toujours utile de ne comparer que le comparable, surtout lorsqu’on sait, et témoignages à l’appui que comme le crime organisé, le terrorisme n’est pas aussi aveugle qu’on veut bien nous le faire croire, il n’est d’ailleurs ni résiduel ni accidentel ni potentiel, il est de plus en plus l’allié objectif de tous les despotismes du monde et leur soupape de secours.

    Tu es mieux placé que moi pour savoir que les mythes se fabriquent d’abord dans les laboratoires des tenants des pouvoirs.

    Nos élites comme tu le sais, restent en général tributaires de leurs milieux et de leurs maîtres, ce serait d’ailleurs leur donner trop d’importance que de les considérer comme responsables de la situation.

    Docteurs, chercheurs ou technocrates, cela n’empêche malheureusement pas de faire partie du contingent des cabots du FLN ou du RND pour ne citer que ceux là.

    Si je te citais le nombre de professeurs Algériens établis à l’ÉTRANGER qui ont soutenu le RND immigration, tu resterais sans voix !

    La médiocrité et l’arbitraire que tu subis à M’sila ne sont pas le fait du X-Recteur ni celui de la ton rampant de collègue X-professeur, mais le fait avant tout d’une politique et d’un choix programmé et dûment appliqué.
    Crois tu que nous soyons les seuls à savoir ce que valent nos responsables ? Crois tu que le pouvoir soit fou au point de recruter parmi la compétence au détriment du lot de cerbères baveux qu’il a mis des années à former ?

    Comme le rappelle si courageusement Rajef Saïd, les origines du mal remontent à loin, mais pas si loin que cela puisque nous en sommes toujours à festoyer le 1er Novembre exactement comme le souhaitent les mercenaires de l’histoire.

    Pour preuve nous revenons toujours au même point, par quel MIRACLE des planqués à peine instruits ont ils pu étouffer la voix de toute une élite, et pas des moindres, au sens propre et au sens figuré (puisqu’en effet ils avaient un goût particulier pour les exécutions par strangulation).

    Cher Ahmed Rouadjia, lorsque des phénomènes sont corrélés, cela ne justifie nullement qu’ils soient de la même importance, encore moins que l’un soit cause directe de l’autre.

    La situation de déconfiture du peuple, de l’élite, de la science, du religieux et du moral dans notre pays est plus une conséquence qu’une cause.

    Comme le disait Coluche, « Quand je pense que si personne n’achetait, ça ne se vendrait pas » !

    Sincèrement,
    Zineb Azouz




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  • tacili
    27 novembre 2010 at 22 h 45 min - Reply

    Bonsoir,

    @M.Rouadjia :

    Avez vous peur que le DRS disparaisse ?

    Merci




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  • Med Tahar
    27 novembre 2010 at 23 h 29 min - Reply

    @ Adel :
    « Quelque soient les défauts de notre peuple, il compte sur son élite pour l’aider à s’améliorer et devenir meilleur. N’est-ce pas pour cela que nos parents ont sacrifié leur bien-être, se privant de tout pour nous envoyer à l’école? »
    C’est avec un plaisir que je suis vos sages et intelligentes interventions.
    Comme il est dit ; « il n’y a pas de mauvais élèves, il y a des mauvais profs ». Celà s’entend aussi pour les peuples et leurs dirigeants.
    Le peuple algérien est patient, il attend son élite qui l’aidera à se démeler des tentacules qui l’étouffent.




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  • still
    28 novembre 2010 at 8 h 52 min - Reply

    L’intuition a cela de particulier: elle court-circuite le raisonnement dialectique pour aller directement au résultat net, sans s’encombrer de nuances ou de probabilités.




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  • radjef said
    28 novembre 2010 at 10 h 55 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @tacili, bonjour et saha aidek. Rares sont les universitaires qui osent evoquer le sujet DRS…Rouadjia est l’un des rares à coté de Addi Lahouari à le faire.Je souhaite que ces débats et ces interventions vont se poursuivre afin d’expurger la societé de ses mythes et de ses angoisses. Rouadjia s’est appuyé sur E Kant pour s’adresser à la communauté de LQA. En somme, il nous dit ceci: j’ai le courage de mes idées et j’ai le courage de me servir de ma raison. Je ne la retiens pas en otage pour faire plaisir à l’odre établi. Je veux utiliser ma raison pour comprendre les maux dont souffre notre societé. C’est un comportement digne d’un intellectuel sincere et profondement engagé. Plus que cela, il interpelle sa propre corporation et les élites politiques pour leur rappeler leurs responsabilités historiques. Rien que pour cela, il merite notre consideration et notre respect, même si on ne partage pas sa façon de lire et d’interpreter les causes qui ont fait de notre pays une societé vulnerable et faible que les exigences de notre époque risquent d’effacer de la carte geographique. Le pouvoir, c’est a dire le DRS, est le resultat d’un mensonge, d’une intrigue qui continue a masquer la réalité culturelle qui a construit durant des siecles l’identité de la nation algerienne. Le DRS est le prolongement naturel de la colonisation. Nous sommes colonisés par le DRS.Nous sommes dans les mêmes conditions que celles vecues par nos parents durant la colonisation. C’est cette institution qui empêche la construction d’un Etat lucide conscient des réalités et des defis qui s’imposent au pays; c’est cette instution qui a deconstruit les traditions élitites de notre societé. Mais cela ne justifie pas pour autant la conduite ( la trahison) de nos universitaires et de nos élites politiques qui ont accepté tels des petits toutous de passer par les chemins tracés par le DRS.




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  • khaled
    28 novembre 2010 at 13 h 31 min - Reply

    @Lies
    Mettre les turcs et les français sur le même pied d’égalité relève ou bien d’une méconnaissance de l’Histoire et d’objectif inavoué.

    Le commun des algériens n’a jamais considéré l’intervention des turcs musulmans en Algérie comme une invasion.

    Par contre la France Catholique est un envahisseur mais doit repentir de ses crimes contre le peule Algérien.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    28 novembre 2010 at 15 h 48 min - Reply

    Salam,

    Monsieur Ahmed Rouadjia, si vous me le permettez, acceptez que je mette un lien vers un blog, avec la permission de LQA, qui fera mieux connaître votre oeuvre, qui, j’en suis sûr, aidera à mieux comprendre la situation de la société algérienne, d’une part, et à trouver les réponses à tant de réponses, qui nous obscurcissent les horizons, pour sortir du tunnel dans lequel nous ont engouffrés, ceux qui se sont découverts « TUTEURS » des Algériens, et que nous observons ou dénonçons, aussi il est vrai, mais dans une attitude qui fait penser à une vache qui regarde le train passer…

    http://ecrivainsmaghrebins.blogspot.com/2009/11/ahmed-rouadjia.html

    Pour le livre, grandeur et décadence de l’Etat algérien, vous pouvez en faire une lecture en ligne, appréciable sur le blog.

    Merci, et il pourrait être lu aussi directement sur ce site Google, à copier coller.

    http://books.google.fr/books?id=6zWuj4_Fkk0C&pg=PA202&lpg=PA202&dq=ahmed+Rouadjia,+sionisme&source=bl&ots=pKgos692Q4&sig=uUNUTt3FlB181c4KQOAjFaohHzA&hl=fr&ei=bVzyTO7sMYjJhAfLvsSWDA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&ved=0CC0Q6AEwBA#v=onepage&q&f=false

    Quant aux enfants illégitimes de la république, voici où vous pouvez le lire, il vaut le détour, et il dédouanera notre cher ami Ahmed de toute accusation de « sionisme », à charge pour lui, d’en éviter les références, car les gens de ma génération ne peuvent supporter leurs fadaises érigées en vérités « sacrées ».

    http://books.google.fr/books?id=6zWuj4_Fkk0C&pg=PA202&lpg=PA202&dq=ahmed+Rouadjia,+sionisme&source=bl&ots=pKgos692Q4&sig=uUNUTt3FlB181c4KQOAjFaohHzA&hl=fr&ei=bVzyTO7sMYjJhAfLvsSWDA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&ved=0CC0Q6AEwBA#v=onepage&q&f=false




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    28 novembre 2010 at 18 h 13 min - Reply

    Assalam;
    Lorsque j’avais tenu à écorcher notre cher Ahmed, à propos du sionisme ou plutôt de sa « proximité » avec ces terroristes de la pensée, j’avais écrit mu par la simple volonté, non d’en découdre, avec notre respectable « intellectuel », qui nous conseille d’éventer nos propres tares avant d’en condamner nos institutions qui ne seraient que le produit de nos propres égarements ou de nos comportements ataviques, berbéro-arabo-musulmans, qui auraient trouvé subitement à s’exercer.

    J’étais convaincu que si je m’étais permis un écart de langage, ce ne pouvait être de par ma nature tolérante, et surtout œcuménique, qu’une réaction suscitée par une colère irrépressible, contenue depuis plus d’un lustre, à la lecture d’un livre ou d’une intervention ou d’une publication, qui m’a fait de puis, « classer » un compatriote intellectuel pourtant prometteur.
    J’ai au début, je l’avoue tenté de taire mon désarroi, pour laisser place à une explication sereine de Si Ahmed, qui nous la doit, si tant est qu’il veuille et pourrait aider à mieux comprendre nos faiblesses pour les transformer en atouts, comme dans le Judo…
    Or, après mûre réflexion, j’ai compris que je ne pouvais laisser à penser que j’aurais accusé à la légère, un « intellectuel » talentueux, certes, mais qui doit se remettre en cause, lui aussi, pour pouvoir se défaire de ses ornières qui l’empêchent d’appeler un chat un chat, comme le clament les gens nourris d’adages à défaut de hadiths ou de versets du Coran.

    Ainsi donc, ma lecture de son best seller, « Les enfants illégitimes de la République », Ed. Maisonneuve, 29 avril 2004, ISBN-10: 2706818158, m’horripile lorsque je lis en page 53, l’étonnante attaque contre le juif Spinoza lui même, par AHmed Rouadjia:  » … Nier le génocide dont les juifs ont été victimes en Europe ou associer comme le fait Spinoza le judaïsme à des superstitions grossières et le vieux Jéhovah à un Dieu de haine (Voir Baruch Spinoza, « Traité théologico-politique, voir notamment chapitre XVII), C’EST de L’ANTISEMITISME PUR »…
    Mais là, encore nous restons simplement dubitatifs et ébahis devant tant d’imposture, mais quand notre « conseiller de premiers ministres », s’érige en gourou pour asséner ce que même Finkelkraut ou Adler, n’auraient pas osé, c’est tout de même aller un peu fort de café, comme on dirait au café du commerce, page 54 :
     » Dire que le juif, comme tout être humain, a commis ou EST SUSCEPTIBLE de COMMETTRE des ACTES REPREHENSIBLES, relève de l’ANTISEMITISME. Le juif en a trop souffert de barbarie et d’injustice pour qu’il les fasse subir à autrui. Affrimer le contraire, c’est réveiller les réflexes antiques de l’antisémitisme, c’est reprendre à son compte les idées contenues dans les « Protocoles des Sages de Sion ».  »

    Je ne sais pas si Ahmed Rouadjia, mesure la charge de contrevérités portées par sa conclusion, et s’il en est convaincu ce serait effectivement rendre les juifs « IMPECCABLES » ou MA’SOUMIN… et à contrario, leur ennemis palestiniens, arabes, musulmans, membres de l’Axe du mal.

    Mais, même si je pouvais accepter que ces affirmations ne pouvaient être que des litotes utilisées par Ahmed Rouadjia, pour se prémunir contre d’éventuels procès d’intention que ne manqueraient pas de lui faire les terroristes de la pensée, dont il cite à juste titre les méfaits contre Mermet, alors, je demeure cependant pantois devant pareille désinvolture sur le sens des mots et des sentences.

    Bref, notre ami, Si Ahmed, continue d’enfoncer le clou, en assénant page 59:
     » … C’est pourquoi je préfère parler de « judéophobie » que d’antisémitisme. Ce n’est plus la théorie des races mais une représentation du « sionisme » comme incarnation du mal absolu que s’est reconstituée dans la seconde moitié du XXè siècle une vision antijuive du monde empruntant nombre de ses thèmes au discours du nationalisme arabe et plus particulièrement palestinien » (en se référant à des sionistes) soit, mais ce qui me désole, c’est qu’au lieu de réfuter cette contre-vérité, Ahmed Rouadjia, la conforte, en écrivant et je soulignerai en MAJUSCULES les incongruités de ses aphorismes :
     » Cette « judéophobie » arabe et palestinienne est GRATUITE et n’est MOTIVEE que par la HAINE qu’ils ont du « JUIF ». S’ils DETESTENT les juifs, ce n’est pas par ce qu’ils font et par leur manière de faire (domination d’un peuple, occupation de ses terres, destruction de ses foyers et assassinats de ses enfants…) mais par ce qu’ils sont. Leur haine des juifs se nourrit uniquement de fantasmes et de mythes, non d’une réalité fondée sur un rapport de domination et de déni de justice ».
    Alain Finklekraut pourrait jubiler, et rappeler à l’ordre les gens qui se sont opposés à l’habilitation à diriger des thèses… en disant « fa shahida shâhidun min anfussihim ».. (un témoignage de l’un d’entre eux) … car Deir Yasin oublié, l’Irgoun, la hagganah, c’est du passé, les arabes et les musulmans n’ont pas de mémoire, vive l’amnésie. Quoiqu’après tout l’accueil des juifs en terre d’Islam, pourrait n’avoir été qu’un « accident non souhaité de l’histoire », à suivre notre docteur en histoire… dans ses doctes conclusions.

    Mais ce qui me désole encore plus c’est la suite, qui semble symétrique comme aime à le dire notre brillante mathématicienne Zineb Azzouz, à la pensée de Roger Garaudy, qui révèle lui par contre, « les mythes fondateurs d’Israël », qui ont fait de lui un paria assorti d’une condamnation pénale :
    En effet, toujours page 59, Ahmed Rouadjia, continue de plus belle, pour transformer la chèvre en loup, et exonérer les terroristes planétaires, comme il s’évertue à banaliser certains « services » au nom de la responsabilité collective de tout un peuple !

     » Ce mythe « est construit sur la figure DEMONISEE des « juifs Israéliens-sionistes » soutenus par les « Américains », par opposition à celle, non moins mythique, des Arabes palestiniens « victimes innocentes ». D’un côté le Satan cosmopolite « Etats-Unis/Israël/Occident », de l’autre les dominés et les opprimés (Arabes, musulmans, etc).Un discours manichéen qui fait oublier la responsabilité des dirigeants palestiniens et des États arabes dans le conflit du Proche-Orient. Là encore, le juif riche, le juif dominateur…) sous le vernis du progressisme. »
    Tout est dit, ouf !!!
    Les arabes ne sont que des PARANOS, ils voient le mal partout, au lieu de s’en prendre à eux-mêmes, tout comme le peuple algérien me soufflerait un lecteur qui souhaiterait ne pas oublier les « disparus »… Hélas, pour nos « intellectuels » !

    Mais continuons notre explication de texte, puisque nous y sommes invités, et d’autant plus que notre historien qui se veut conseiller politique, s’entiche de titiller l’actualité d’alors.
     » La conférence de DURBA (sic) DURBAN, l’automne dernier en a été la démonstration éclatante et inquiétante. C’est l’un des RAISONS qui m’a poussé à ECRIRE CE LIVRE  »

    Tiens tiens on en apprend des vertes et pas mûres, quoique c’est vrai après le 11.09.01, il fallait ‘montrer patte blanche ».
    Notre pourfendeur de quiconque raisonne et ne s’en laisse pas conter nous assène donc :
     » Lors de cette conférence, organisée sous l’égide des Nations Unies dont l’objet était la dénonciation du racisme, on a entendu des discours d’une VIOLENCE INOUÏE CONTRE les Juifs. »
    Sharon aurait apprécié, de même que ceux qui s’évertuent à nous expliquer en vain que condamner le sionisme, c’est condamner ipso facto les juifs en tant que pratiquant une religion divine, et que les juifs constituent une ethnie, contrairement à ce qu’en dit Shlomo Sand, de l’Université hébraïque de Jérusalem ! Je me demande d’ailleurs pourquoi Si Ahmed n’a pas été invité à aller visiter et se recueillir à Yad Vashem.. après tout, une « algérienne debout » l’a fait, pardi, sans que quelque journaliste « indépendant ne crie au scandale », bien au contraire, ils se sont rués à sa suite, pour glaner qui, une sinécure, qui une reconnaissance, avec le Prix Sakharov délivré à NY, comme par hasard !

    Mais pour comprendre, pourquoi ce plaidoyer, suivez mon regard :
     » Et aujourd’hui, en France, nombreux sont ceux qui à gauche, portés par la passion « antisioniste », rejoignent, sans toujours le savoir ni le vouloir le noiuveau camp des antijuifs. En fait cette nouvelle judéophobie vient combler un vide. Elle répond à la demande de sens de tous ceux qui sont orphelins de la « révolution ». Le Palestinien remplace le prolétaire. Israël et l’Amérique incarnent le diable ». »

    Bref, ces rappels ne sont nullement rapportés pour enfoncer notre compatriote Ahmed Rouadjia, mais pour dire, que le cap, lorsqu’il est fixé, ne supporte pas que l’on en diverge pour quelque motif que ce soit, surtout lorsqu’il a fait l’objet d’impression, sous réserve, bien entendu que nous soyons convaincus de la justesse de nos positions.

    En conséquence, je prends acte de la réponse initiale de Si Ahmed Rouadjia, à l’endroit du sionisme, qu’il condamne, et cette condamnation ne saurait être celle du peuple juif, bien évidemment, car telle est la position perpétuelle des musulmans, qui ont su faire le distinguo entre « peuple du Livre », et sionistes, comme l’a fait le sultan Abdel Hamid, qui a été détrôné du fait de cette position, quand les rois d’Arabie, voulaient à la conférence de Versailles, aider leurs « cousins juifs »…

    Cette mise au point récuse toute forme d’anti-sémitisme, les arabes en sont légitimement, quoiqu’en disent nos « cousins », qui veulent nous en exclure. Elle n’a pour objet que de dire, que dans la nation algérienne, dans l’Etat algérien, les juifs, les athées, les chrétiens ont leur place à côté de la majorité musulmane, mais que le combat pour l’instauration de la démocratie et le respect de l’homme, de l’humain, sont des valeurs sacralisées par le CORAN.
    قُلْ تَعَالَوْا أَتْلُ مَا حَرَّمَ رَبُّكُمْ عَلَيْكُمْ ۖ أَلَّا تُشْرِكُوا بِهِ شَيْئًا ۖ وَبِالْوَالِدَيْنِ إِحْسَانًا ۖ وَلَا تَقْتُلُوا أَوْلَادَكُم مِّنْ إِمْلَاقٍ ۖ نَّحْنُ نَرْزُقُكُمْ وَإِيَّاهُمْ ۖ وَلَا تَقْرَبُوا الْفَوَاحِشَ مَا ظَهَرَ مِنْهَا وَمَا بَطَنَ ۖ وَلَا تَقْتُلُوا النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّـهُ إِلَّا بِالْحَقِّ ۚ ذَٰلِكُمْ وَصَّاكُم بِهِ لَعَلَّكُمْ تَعْقِلُونَ ﴿١٥١﴾
    ‎‎
    Al-An’âم ص. ٦
    Dis: «Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit: ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N’approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu’en toute justice la vie qu’Allah a fait sacrée. Voilà ce qu'[Allah] vous a recommandé de faire; peut-être comprendrez-vous. (151)




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  • Zineb Azouz
    28 novembre 2010 at 19 h 03 min - Reply

    There is nothing new in this world except the history you do not know. Harry S. Truman.

    @Rajef Saïd,

    tu m’éclaires beaucoup personnellement. Merci.

    @Liès Asfour,

    Me permets tu cette mise au point ?

    Rouadjia ne dit pas que notre responsabilité à tous est engagée et pas seulement celle du drs, il dit en plus et entre autre qu’au jour d’aujourd’hui nous ne disposons d’aucune preuve relativement aux génocides de Bentalha pour ne citer que cet exemple.

    Ceci est grave et de tous les points de vue, et tomber dans des lectures qui responsabilisent la victime parce qu’elle a laissé faire le bourreau tends, qu’on le veuille ou non à dédouaner le pouvoir et à n’en faire qu’un simple acteur, à la limite comme vous et moi.

    On ne juge pas un peuple au même titre qu’un pouvoir, c’est inadmissible, comme on ne juge pas un dealer au même titre qu’un baron.

    Arrêtez tous les délinquants du pays, vous n’altérerez pas d’un iota la délinquance réelle et effective.

    A ce jour, nous ne savons toujours pas qui décide dans ce pays ?

    Avons nous acquis notre indépendance grâce à l’ALN de l’intérieur ou l’avons nous négociée de l’extérieur ?

    Cette indépendance nous a t’elle été accordée moyennant des négociateurs dûment triés ou tout simplement imposés ?

    Pourquoi le drs, la sécurité militaire ou le MALG restent des sujets mythiques, voir mystiques ?

    Est ce pour qu’on continue à se battre contre des fantômes et avec uniquement des plaintes contre X pour des victimes X-Algériens ?

    Les planqués d’hier sont ceux d’aujourd’hui, ils protègent le MALG et ses reliques.
    Tantôt ils glorifient et magnifient le pouvoir occulte pour nous terroriser, tantôt ils le banalisent mais l’essentiel est qu’on ne sache jamais ce qu’est le drs.

    Les partis d’opposition, et j’en suis de plus en plus en plus convaincue, comme je viens de le dire sur un autre post, ont consciemment ou inconsciemment, en se jetant sur les agréments, en recrutant et en attirant les citoyens les plus sincères, n’ont fait qu’aider à mieux ficher, quadriller toute une population et éviter tous les sujets qui dérangent le MALG , à savoir la révolution et l’indépendance et qui auraient pu nous faire gagner des décennies et nous apprendre une autre pratique de le politique.

    Les plus chanceux parmi les militants, toutes tendances confondues, se sont définitivement découragés, les autres, on connaît leur sort, l’exil, la liquidation physique ou alors carrément des rôles d’indic. et de cabots ( y compris députés, sénateurs, chef de parti,….

    Un minimum de courage et de culture politique aurait sans doute suffit à démystifier définitivement le drs, nous n’en serions pas aujourd’hui à parler de preuves contre une institution ou une entité qu’au fond personne ne connaît mais dont tout le monde parle.

    Cher compatriote @Still,
    Votre colère est mienne, mais si je puis me permettre profitons de cette occasion pour en affiner et affûter nos arguments puisque malheureusement, qu’on le veuille ou non il paraît qu’il faut toujours des preuves et tant pis pour vous si je vous ai agressé avec une cagoule ou écrasé avec un char.
    La prochaine fois nous nous équiperons tous d’ Iphone ou Ipode, pour transmettre les massacres en temps réel.

    Rassurez vous, ils sont au pieds du mur, leur seule victoire est d’avoir pervertis ou converti le peuple et séquestré la vérité, mais pas pour longtemps.

    Cordialement,
    ZA




    0
  • Adel
    28 novembre 2010 at 19 h 15 min - Reply

    @khaled

    Bonjour,

    Ce n’est pas notre ami Liès Asfour qui a parlé des Turcs, c’est moi. Voilà ce que j’ai dit: « Si je comprends qu’un pouvoir composé d’éléments étrangers au pays (tels les Turcs et les Français) ait besoin de manier le bâton et de diviser pour régner, je ne conçois pas, par contre, que ceux qui se disent Algériens et n’ont pas d’autre patrie et d’autre famille que ce pays et ce peuple, éprouvent le besoin de s’imposer par la force. »

    Je n’ai pas parlé d’envahisseurs mais de pouvoir composé d’éléments étrangers au pays. Je ne crois pas que cela soit une contre-vérité historique. Les Turcs, bien que musulmans, étaient bien étrangers au pays et ils étaient perçus comme tels par les autochtones. Entre deux maux, l’invasion espagnole ou le pouvoir turc, ceux qui deviendront plus tard les Algériens avaient choisi le moindre. Il aurait été préférable pour nous que ce soient des enfants du pays qui le dirigent et non pas des janissaires venus de Turquie pour faire fortune chez nous.

    Ceci étant dit, à quelque chose malheur est bon, car les Turcs avaient quand même unifié le pays, même si cela s’était fait au détriment des dynasties locales, celles des Zyanides de Tlemcen, des Hafcides de Béjaya, du royaume de Koukou de Belkadi, des Mokrani, des Bouakaz, etc.

    Il y eut un pacha, Hassan le fils de Kheireddine, dont la mère et l’épouse étaient Kabyles, qui essaya d’intégrer les autochtones à des postes de commandement dans l’armée, mais il fut confronté à une très forte opposition des janissaires turcs.

    Cordialement




    0
  • D B
    28 novembre 2010 at 20 h 02 min - Reply

    @Abdel Madjid AIT SAADI
    Votre dernière réaction, et votre argumentaire sont remarquables, très impressionnants, en plus du fait qu’ils éclairent d’un jour tout à fait nouveau le présent débat. Réellement sidérant! J’imagine, si tant est que Monsieur Rouadjia voudra bien vous répondre, que l’échange sera à inscrire dans les annales de LQA. En espérant toutefois que la haute facture qui le distinguera sera partagée par l’intellectuel que vous interpellez. Vous aurez remarqué que j’ai supprimé les guillemets.

    Et hors même de cette dispute, je suis sincèrement admiratif devant la puissance de votre pensée, de cette assurance qui n’a pas besoin de vociférer, de jeter des anathèmes, et de la grande intégrité morale et intellectuelle que respirent toutes vos contributions.

    Acceptez toute ma considération et ma fierté de vous compter parmi les membres actifs de LQA.




    0
  • liberté
    28 novembre 2010 at 20 h 35 min - Reply

    @ radjef said,

    Je vous signale que Rouadjia soutient le DRS et son chef le général Tewfik Mediene contrairement au professeur Lahouari Addi qui demande publiquement la dissolution du DRS et la création d’une comission d’enquete indépendante sur les massacres en Algérie. Pour voir plus clair encore,je demande à Mr Djamel B de mettre online l’article du Professeur Addi publié ce matin sur les colonnes du Soir d’Algérie intitulé La crise structurelle des sciences sociales en Algérie ou justement il parle de non existence de thése sur le DRS.

    Cordialement




    0
  • still
    28 novembre 2010 at 20 h 45 min - Reply

    @Abdel Madjid AIT SAADI
    Merci pour les liens qui nous aideront a mieux connaitre Mr Rouadjia.

    @ Zineb Azouz
    « A nation that is afraid to let its people judge the truth and falsehood in an open market is a nation that is afraid of its people. »
    – John F. Kennedy, U.S. President, 1961-1963

    Ils ont plus peur de nous que nous d’eux .A armes égales, la parole libre, ils ne tiendront pas un quart de tour.
    Merci pour le réconfort, le conseil et les sages paroles.

    Cordialement




    0
  • Larbi
    28 novembre 2010 at 21 h 23 min - Reply

    @ Abdel Madjid AIT SAADI :

    C’est incroyable ce que vous avez cité à propos d’un livre de Mr Ahmed ROUADJIA. Je tombe des nues. Le fait qu’il ait cité dans sa contribution ci-dessus l’expérience des « Kiboutz » n’est pa innocent, il ne s’agit donc pas de première lecture, mais d’une lecture de fond. Que Mr ROUADJIA défend les juifs et nous accable si c’est vrai, le le conçois parfaitement, et c’est à son honneur ; mais condamner et critiquer la conférence de Durban, c’est apporter de l’eau au moulin des sionistes. Faut-il aussi condamner le Rapport Goldstone ? Je ne pourrais jamais comprendre que sur LQA, on puisse un seul instant condamner la Conférence de Durban ou le Rapport Goldstone.

    @ Tous :
    Je voulais attirer l’attention de tous que le peuple d’aujourd’hui est le même qui, pendant 17 années, sans élite et sans organisation nationales initiales, a mené la dragée haute à l’une des plus grandes armées de l’époque, qui n’a pa hésité à se faire enfumer, pour prouver à l’envahisseur que l’Algérie n’était pas un bien vacant ; c’est ce même peuple qui s’est insurgé le 1er Novembre 54, alors que son élite réfléchissait au meilleur moment de déclencher la guerre ou à défaut, le meilleur moyen d’éviter la guerre qui aurait été désastreuse.




    0
  • still
    28 novembre 2010 at 21 h 29 min - Reply

    @Abdel Madjid AIT SAADI

    Chapeau bas pour la force tranquille que/qui véhicule votre pensée.




    0
  • Zendagui
    28 novembre 2010 at 21 h 52 min - Reply

    M. Rouadjia,

    Le titre de l’article m’a interpelé plus par l’erreur de français qu’il comporte que par son contenu et vite fait je me suis dit «allez encore un autre qui affiche …… ». Je m’en excuse car par ces temps bénis du net les exemples foisonnent. J’ai d’abord lu quelques commentaires, dont certains vous vouaient à l’autel de la sempiternelle contradiction gratuite, bien de chez nous, et voulant en connaître le fondement alors j’ai pris connaissance de votre texte.

    Votre analyse concernant l’épouvantail est d’une lucidité sans pareil, on occulte le marionnettiste et on met la focale sur la poupée …… et pourtant l’histoire toute récente de ce pays amène plus à une introspection avant de prétendre.

    Depuis que l’Algérie est devenue l’ALGIRÉE, la contradiction s’est érigée en art et la prétention a pris une dimension qui ferait pâlir d’envie Ubu, la conviction prime sur le raisonnement et l’exemple singulier devient une généralité.
    Le net a fait des ravages dans certains esprits.

    Bien à vous.




    0
  • tacili
    28 novembre 2010 at 22 h 11 min - Reply

    Bonsoir,

    @Radjef Said : Saha aidek ainsi que toute votre famille.

    Les concessions commencent toujours au niveaux linguistique. on commence d’abord par travestir le sens des mots pour ensuite bâtir des théories de pacification et brandir « un drapeau blanc » face a un ennemi qui nous fascine. Le syndrome de stockholm fonctionne comme un charme.

    Je vous prie de relire le texte de M.Rouadjia est comparer la littérature réservée aux deux protagonistes de cette tragédie. La ou il va dans le sens du poil avec le DRS il tire a boulets sur le peuple. La ou le DRS a besoin de réfléchir ad-hoc et faire sa révision, le peuple est matraqué pour n’être qu’un réservoir de haine.

    M.Rouadjia nous fait peur : surtout ne provoquer pas le DRS ils vont devenir méchants et nous tuer…nous sommes déjà mort cher Monsieur. De quoi parlons-nous ? Il a peur, également, du vide que laisserait le démantèlement du DRS. Il a des doutes sur ceux qui sont derrière les crimes contre l’humanité commis a Bentalha et Rais. il nous demande de consulter ses livres pour mieux le comprendre mais les livres qui ont démontré par des centaines de preuves la responsabilité de l’Armée dans ces crimes ne sont pas a son goût. Il y a lieu de s’interroger sur la méthode les fins de cette approche.

    Le DRS pour le rappeler une énième fois est sorti du cadre constitutionnel et a réussi une OPA sur toutes les institutions de l’Etat. il fait et défait les carrières politiques et militaires. Il est le « big brother » qui sait tout et contrôle tout. Le pouvoir du DRS est énorme et ses moyens sont presque illimités. La crise est de la seule responsabilités du DRS et des GIA qu’il a crées en plus de certains illuminés du FIS qui se sont laissés manipulés comme des moutons.

    Je n’accepte pas le discours qui met le peuple et le DRS sur le même pied de responsabilité dans la tragédie nationale et je n’accepte pas la théorie réductrice et hautaine faisant etat de l’immaturité ou la retard mental du peuple a trouver des solutions dans une ère post-DRS. Cette approche est dangereuse et sied au DRS et aux éradicateurs de tous bords.

    Rab Dzair alias toufik est le responsable suprême de la machine de mort et il a l’allegence aveugle de ses troupes et le devoir de vie et de mort sur le peuple. S’il veut demain, pour des raisons propres a lui, il peut kidnapper M.Rouadjia, le tuer et le jeter a la poubelle publique. Qui va le dissuader ? Ceux qui doutent devraient écouter le récent témoignage de l’Ex capitaine Chouchene.

    La solution ne se fera pas avec les criminels. Toufik ou ses sbires ne seront certainement pas de la partie. Ils doivent payer et quiconque veut les associer ne veut sûrement pas que la crise ait une fin heureuse.Cela veut dire quoi au juste : associer le DRS au processus de changement? j’aimerai bien lire plus sur cette trouvaille.Il faut créer un large front qui sera forcement contre le modèle-DRS et je vois mal comment Toufik, l’ennemi publique numéro 1, aura un quelconque rôle a jouer.

    Merci.




    0
  • L. M
    28 novembre 2010 at 23 h 08 min - Reply

    Bonsoir chers compatriotes,
    M. Rouadjia ( vous excuserez le style de ce commentaire que j’ai écrit à chaud et sans vraiment me concentrer sur sa forme), vous avez écrit dans votre article ceci:
    « Ce n’est pas le DRS en tant qu’institution qui pose problème, mais c’est la culture et les mentalités qui structurent les perceptions, les représentations, les mœurs et les valeurs éthiques et morales de l’ensemble de la société algérienne, civile et politique. » Sur un aspect de ce que vous dites ici je suis parfaitement d’accord. En effet, en tant que sociologue, vous savez certainement mieux que moi que « la culture et les mentalités qui structurent les perceptions, les représentations, les mœurs et les valeurs éthiques et morales de l’ensemble de la société algérienne, civile et politique, ont été et sont toujours à l’origine de nombre de problèmes dans notre pays. Cependant, concernant le DRS en tant qu’institution, je suis absolument en désaccord avec vous. Le DRS, en effet, n’est qu’un appendice de l’impérialisme militaro-financier occidental et ne dispose pas d’un seul grain de souveraineté. Il œuvre en fait exclusivement pour l’intérêt de ce dernier et les crises qui le traversent ne sont pas, comme on ne cesse de nous le chanter, le résultat d’un désaccord entre les différents clans qui le composent mais entres les deux ailes, française et américano-britannique, qui se disputent, par agent interposés, l’Algérie et ses richesses. Ce qui oppose la France aux USA par rapport à la question algérienne, historiquement, ne date pas d’hier. Il remonte au contraire jusqu’à la seconde guerre mondiale. En effet, à la veille de cette guerre, tout le monde s’en souviendrait, l’Algérie colonial a reçu le secrétaire d’Etat américain Robert Murphy et Eliot Roosevelt qui était venu, au mépris de la France, annoncer à partir d’Alger « la fin des empires coloniaux », ce qui a provoquer la colère de la France qui, en guise de réaction contre  » la nouvelle puissance », a procéder au massacre de plusieurs milliers d’Algériens. Les fantasmes impérialistes américains ont alors survoler l’Afrique du nord mais ne se sont jamais éteint. La période postindépendance, une indépendance que Charles de Gaule « n’a offerte par la main droite que pour la récupérer par la main gauche », l’Algérie a traversé, notamment durant le règne de Boumedienne, une période plus ou moins saine d’apparence mais qui dans le fond était bouillonnante. Aprés la mort(ou l’assassinat) de ce dernier, par la suite, on a assisté au retour discret des mitterandistes avec leur nouveau plan pour l’annexion discrète de l’Algérie. Au début, c’est-à-dire durant le règne de Chadli sur la façade-algérie, la France n’avait pas de rival pratiquement étant donné que les USA étaient occupés ailleurs et que les principaux décideurs algériens lui étaient acquis, en particulier avec l’URSS dont ils prépaient la succession. Cependant, quelques mois seulement avant la chute du mur de Berlin, après la sentence contre le socialisme prononcée par Chadli dans sa fameuse phrase » c’est la fin des monopoles, de tous les monopoles », les USA prennent leurs dispositions et reviennent à la charge avec la bénédiction de l’histoire. Et dans cette optique, le phénomène terroriste a beaucoup favorisé l’implication des États-Unis, cette Puissance Humaniste qui a sauvé le monde de la Barbarie Nazie, avec ses nouvelles politiques étrangères basées sur le « tout sécuritaire »(Plusieurs points de vue soutiennent que les Services d’espionnage et de contre-espionnage américain ont beaucoup aidé, notamment par le biais de l’Arabie Saoudite, a l’essor du terrorisme en Algérie, d’où d’ailleurs le fait que nombre d’islamistes se trouvent comme exilés dans ce pays au dans le pays de son allié stratégique la Grande Bretagne) en Algérie et son interférence directe dans les affaires du pays. Tout récemment, ce que l’on peut dire, dans la même optique, c’est que Bouteflika, qui est un secrétaire local de l’administration américaine en Algérie, a œuvré bec et angle pour la réalisation de ce qu’il a appelé « la réconciliation nationale » certes pour laver les mains de ceux qui son t coupable du génocide dont est victime le peuple algérien mais aussi en vue de convertir, a travers une équation politique diabolique sortie directement des labos de la CIA, l’islamisme politique algérien en ce que les Américains appellent Al Qaida pour justifier sa sous-traitance sécuritaire avec les USA et par la même occasion consacrer la politique américaine en Algérie. Tout le monde aura d’ailleurs remarqué qu’à peine quelques mois, même pas six, après le référendum sur la charte, on a commencé à parler de Al Qaida Maghreb dans la presse algérienne. Coïncidence ? Peut-être. Peut-^tre aussi que dans tout ce que je dis ici je ne fais en vérité que délirer. De toute façon, il n’est pas exclue que cette Algérie ait déjà fait de moi un psychopathe-parano-débile.
    Merci M. Rouadjia de donner votre avis sur ce que je dis dans ce poste.
    Fraternellement
    L. M




    0
  • IKER
    28 novembre 2010 at 23 h 45 min - Reply

    @tacili«il ya llieu de s’interrroger sur les FINS de cette vision» à votre quéstion ma réponse.

    Le problème d’argument bon ou mauvais mais aussi de non argument,
    En politqiue LES IDÉES fréquement répétées dont les conséquences visent à produire un effe de DÉMOBILISATION sur les gens.

    La junte s’imagine avec des milliers de morts et de disparus, il faut
    s’assurer que tout le monde à crier aux loups.




    0
  • IKER
    29 novembre 2010 at 0 h 23 min - Reply

    La junte qui a des milliers de morts et de disdparus s’imagine pour ses interêts propres. Il faut s’assurer que tout le monde à crier avec les loups.

    En politque les idées fréquemment répétées dont les conséquences ne sont pas énoncées visent à produire un effet de DÉMORALISATION.

    SOLDOUT L’Etat-drs.




    0
  • wahid
    29 novembre 2010 at 2 h 45 min - Reply

    @ Ahmed ROUADJIA

    Vous avez posé vos questions, et vous avez eu vos réponses.
    A nous de vous posez des questions, Monsieur ayez le courage de répondre à cette première question.

    Mr Ahmed Ouyahia, SG du RND, actuel premier ministre, un agent du DRS, Mr Yazid Zrhouni, vice premier ministre ex colonel de la SM, Dahou Oueld Kablia ministre de l’intérieure un agent de la SM, et feu Tounsiun ex DGSN, un ex colonel de la SM, sont aux services de qui, de la république ou bien du DRS et pour quoi ?

    En votre qualité d’intellectuel je crois que c’est aussi votre devoir d’informer les algériens.

    Moi je sais que nous sommes gouverné par un président incapable de présider, et que nous sommes administré par des agents d’une institution militaire comme des sujets, et que cette situation est synonyme, Hogra, non droits, érigée par le DRS.

    Je me suis souvent poser la question pourquoi tant de sacrifices, de luttes, de combats pour enfin subir en résigné ces supplétifs, je crois l’Algérie mérite mieux qu’un Ahmed Ouyahia, un Belkhadem, un Boudjera.

    Le DRS, n’à pas trouver mieux pour servir l’Algérie a part de nous gaver de cette marchandise de mauvais goût, au point de ne pas se sentir mal dans la peau d’Algérien.

    J’aurais aimé que ceux qui représentent l’Algérie des martyres soient des hommes brillants, intègres, en somme des vrais hommes d’état, « Hada ma Helbet el Baghra »

    Je vous remercie, tout en espérant une réponse sincère et courageuse pour informer les lecteurs de LQA.

    Wahid




    0
  • karim2380
    29 novembre 2010 at 10 h 27 min - Reply

    Les dénigrements à l’égard de Mr. Rouadjia sont scandaleux, son seul tort c’est son point de vue différent dans le traitement de la crise algérienne. XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX.
    Monsieur Rouadjia mérite au moins un minimum de respect parce que contrairement à la majorité des intervenants qui l’insultent, au moins lui il vit en Algérie et donc il est plus proche de la réalité algérienne.

    ==========================
    Pas d’accusations gratuites envers le site svp. Ahmed Rouadjia a le courage de s’exprimer, même si certains ne partagent pas son point de vue, voire dérapent verbalement à son encontre. En tant qu’intellectuel, il a le mérite de descendre vers le « ghachi » et les intellectuels du second collège que nous sommes, aux yeux des « intellectuels » du 1er collège qui ne daignent pas participer avec la « plèbe » aux débats. Hautains, ils préfèrent critiquer dans leurs salons feutrés, les Femmes et les Hommes qui luttent humblement pour que cette lamentable situation du pays change.
    La Rédaction LQA




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  • Rbaoui
    29 novembre 2010 at 12 h 44 min - Reply
  • radjef said
    29 novembre 2010 at 15 h 19 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @tacili, liberté, bonsoir. Que connaissons nous du DRS ? Combien de thèses universitaires ont été consacrées a cette institution ? Autrement dit, peut-on livrer bataille alors que nous ignorons tout de notre ennemi, nous ne connaissons rien du terrain sur lequel nous devons l’affronter? Le changement auquel nous appelons de tous nos vœux, est –il possible dans ce cas ? L’importance du sujet en question, et j’ai le plaisir de le répéter, dépasse les positions personnelles de l’honorable A Rouadjia . Nous devons apprendre à nous parler pour avancer et non à nous rejeter mutuellement. Ce qui est surprenant dans notre façon d’évaluer les choses, chers amis tacili et liberté, c’est notre obstination a refuser de comprendre et de connaître le pourquoi de notre sort. Depuis le 1er novembre 1954 à cet instant même, l’Algérie est soumise au règne de la mitraillette. L’ANP ou si vous voulez bien le DRS, est seul maître des lieux ; il détient seul le pouvoir. En face de lui, il n’y a aucun adversaire. Comment donc cette institution composée de « révolutionnaires » de la 25 eme heure, de marsistes, de repris de justice de droit commun, et de tous les ratés de l’école, s’est –elle rendue maître absolu des lieux ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond…

    Pourquoi cette situation ? Ce qui est triste et regrettable dans cette histoire c’est que nos universitaires et nos élites politiques, refusent de comprendre le pourquoi de cette situation, le pourquoi de leur domestication par une institution clandestine, le pourquoi du dépouillement de notre pays de ses valeurs citoyenne, intellectuelle, culturelle et politique. Pourquoi sommes nous à la merci de petits trabendistes de la politique ?

    Au delà de cet ensemble auquel appartient la junte au pouvoir et duquel le DRS puise sa liberté pour nous traquer et nous matraquer comme du bétail, Rouadjia sait comme tout le monde ou mieux que tout le monde que dans n’importe quelle ville du pays, trois citoyens sur cinq sont des indicateurs permanents. Nos élites politiques au lieu de former des militants ayant le sens des responsabilités morales et civiques, cherchent a devenir les interlocuteurs privilégiés de ce même DRS, en recourant le plus souvent à des méthodes exécrables et ignobles. Dans ce cas, l’opposition telle nous la voulons, peut-elle se construire ? Dans ce cas, le changement est- il possible ?




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  • karim2380
    29 novembre 2010 at 19 h 13 min - Reply

    @Rédaction.

    Il n y a pas d’intellectuels de premier et deuxième collège il y a des algériens qui ont le droit de débattre en toute liberté dans un esprit d’ouverture et de compréhension mutuelle. Le problème c’est que depuis un certain temps un climat délétère règne sur ce site dans la mesure où l’on ne peut avoir une opinons différentes que celle défendu par une minorité de militants qui nous répètent à longueur de journée la même chose.

    Cela dit je regrette que vous effaciez une partie de mon commentaire, il ne contenait en aucun cas une expression en contradiction avec la charte de ce site.

    Sans rancune.




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  • Larbi Anti-DRS
    29 novembre 2010 at 20 h 16 min - Reply

    @ radjef Said,
    Quote: « Depuis le 1er novembre 1954 à cet instant même, l’Algérie est soumise au règne de la mitraillette. L’ANP ou si vous voulez bien le DRS, est seul maître des lieux ; il détient seul le pouvoir. En face de lui, il n’y a aucun adversaire. Comment donc cette institution composée de « révolutionnaires » de la 25 eme heure, de marsistes, de repris de justice de droit commun, et de tous les ratés de l’école, s’est –elle rendue maître absolu des lieux ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond… »

    Le tout est en place, le puzzle est complet est l’image qu’il donne est très claire et parle d’elle-même. C’est connu dans l’histoire. Celui qui est le plus violent, celui qui assassine le plus, celui qui est le plus barbare gagne la guerre. Comme les Serbes en Bosnie avec les massacres de populations civiles, l’abatage des bêtes et la politique de la terre brulée, ils sont arrives a Srebrenica ou ils ont assassiner 8000 hommes en une journée qu’ils ont triées dans un Safe Heaven de l’ONU. Le KGB ou son rejeton le FSB a été accuse’ d’avoir fait des attentats de destructions de plusieurs immeubles dans plusieurs villes et villages pendants une occupations maximale des ses immeubles, la nuit, pour enfin dire que les Tchétchène sont derrière. L’agent du FSB qui a essayer de dire la vérité a été assassiner a London (GB) avec du Polonium (substance radioactif et hautement empoisonneuse qui ne s’obtiens que dans un réacteur nucléaire) dans son the’. Le DRS a fait pire que cela, il a assassiner sont « propre » peuple, il a assassiner mêmes les femmes, enfants et bébés a Bentalha, rais, Beni-Messous, Medea, Relizane, etc. Pourquoi les autres restent silencieux ? Les autres qui étaient proche du pouvoir « Chadli », « Zeroual », « Betchine » savent qui fait quoi, mais ils sont des mesquins, des lâches qui en plus se gargarise a longueur de journée avec la phraséologie de la « la famille révolutionnaire ». Eux aussi ont des morts sur la conscience. Ils savent qui commande les escadrons de la mort, enfin ils mangent de l’illicite, ils ne méritent pas leurs pensions pour le travaille ou les dégâts qu’ils ont accomplis.




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  • IKER
    30 novembre 2010 at 0 h 38 min - Reply

    Finis le diilettantisme, le scepticisme, et l’intelectualisme pur.

    L’obligation de choisir, il ya de quoi lutter: la défaite POLITIQUE de l’oligarchie.

    Récuperer l’un des plus grands et l’un des plus beaux pays au monde.

    Voici une chanson célèbre en Amerique du sud qui a cessé d’être
    L’ARRIÈRE COUR de l’imperialisme étasunien:

    Tous ces gens sont mes frères et soeurs
    Ils continuent d’avancer
    Burinés de solitude
    En portant en eux leurs morts
    Pourque personne ne reste derrière
    j’ai des frères et soeurs si nombreux que je ne peux les compter
    Et une soeur trés belle qui s’appelle LIBBERTÉ.




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  • Vcominfo
    30 novembre 2010 at 6 h 55 min - Reply

    Salam a mes compatriotes
    @ Radjef Said
    Je ne crois pas que le DRS est plus qu’une police politique au service d’une mafia comme on en eu toutes les dictatures a travers l’Histoire et qui bon nombres d’entre eux ont fini par disparaitre le moment venu, il n’y a aucun mystère la dedans, les envelopper dans une sorte de mystère inaccessible serais leurs donner du crédit, ils sont juste méchants et armée, néanmoins le faite d’entretenir le mystère sert leurs intérêts, car on a peur de ce que l’on ignore et plus le peuple a peur plus il est immobile, ceci dit la seul chose a faire pour s’en débarrasser c’est que le peuple qui lui détiens le vrai pouvoir même s’il l’ignore doit se révolté, souvenez vous du coup d’état contre Chavez, qui n’a durer que deux jours grâce a son peuple sorti pour le soutenir.
    Pour revenir a l’article je pense que certains propos de M. Rouadjia malgré tous le respect que je lui dois sont très dangereux parce que sur plusieurs plans il joue sur la peur, la peur de l’inconnu, que ce passera t’-il sans le DRS? La peur est l’outil pour assujettir les masses c’est bien connu, le rôle d’un intellectuelle sincère et dévoué est d’être une lanterne sur le chemin de ses compatriotes, d’ajuster leurs tirs et de les accompagner, pas de les décourager, que veux dire il faut compter avec le DRS actuel?! Vous parlez des hommes ou de l’institution? Soyez précis, si c’est des hommes dont vous parler oui il ya des éléments intègres qui peuvent apporter leurs savoir dans une nouvelle institution démocratique, mais si vous parler de l’institution actuelle, je pense que c’est simplement une insulte de votre part a l’intelligence du peuple.
    Cordialement




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  • nomade
    30 novembre 2010 at 9 h 07 min - Reply

    Sans le drs le peuple algérien figurera parmi les peuples plus prospères de la planète.
    Que l’auteur nous dit qui sont les individus qui se présentent aux centres de vote et exigent des responsables de ces centres de leur signer des PV avec des taux falsifies? comme 79% pour boutef ou 55%pour le rnd.

    Qui sont ceux qui kidnappent les Algériens des commissariats?
    Qui sont ceux qui kidnappent les Algériens de leurs domiciles ?
    Qui sont ceux qui kidnappent les Algériens dans la rue ou a la sortie du lieu de travail ?
    Que le drs que tu défends bec et ongles saches qu’il ne peut écraser ce peuple eternellement.leur statut de criminels dominants ne tient qu’a un cheveux.rien n’est figé infiniment .
    Les gens chez nous disent : ETTHLIL YARJALEK RJIL , celui que tu écrase aujourd’hui te deviendra roujla qui t’écrasera à son tour .




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  • Ammisaid
    30 novembre 2010 at 10 h 20 min - Reply

    Quand une conviction devient puissante, rigide et paralogique, soyons certains qu’elle cache un postulat fondamental et primaire faux. A partir de ce dernier, elle commence à tisser sa toile, elle se nourrit du réel, qu’elle transforme à sa guise et elle emporte sur son chemin tout ce qui est raisonnable, véridique et utile. Elle devient comme un rouleau compresseur et elle détruit sur son passage toute opposition et tout ce qui risque de l’affaiblir et tout ce qui risque de la pousser à se remettre en question. Elle devient insensible à ses victimes et elle justifie toutes ses horreurs et tous les malheurs qu’elle génère autour d’elle. La victime, elle la transforme en bourreau et le bourreau elle le transforme en victime. Et, si en plus de ça la conviction est dotée d’armes, de soldats et d’argent, elle mènera à la destruction tout ce qui est vivant sur terre. Rien ne pourra l’arrêter sauf sa disparition naturelle ou une opposition unie et forte qui peut lui résister et qui pourra, un jour, si Dieu le veut, l’anéantir. Le pouvoir Algérien est guidé par cette conviction.
    Fraternellement




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  • tacili
    30 novembre 2010 at 13 h 08 min - Reply

    @ Radjef Said,

    J’aimerai bien profiter de cet échange pour expliquer une chose. Je n’ai aucun problème personnel avec M.Rouadjia que je ne connais qu’a travers ses écrits et j’ai entendu parler de lui pour la première fois par le biais d’un directeur de recherche a l’EHESS de Paris avec qui je devais préparer une thèse (projet mort-né pour des raisons financières) m’a proposé de prendre son livre,  » les frères et la mosquée », entre autres, comme référence. Si les choses auraient évoluées dans un autre sens nous nous aurions surement rencontrés. Mais ce n’est qu’une partie remise et nous voila sur les colonnes de notre cher LQA entrain de discuter de l’avenir de notre pays, sujet qui m’est très important.

    Mes différences avec M.Rouadjia sont fondamentales toutefois et portent sur sa vision de la crise et ses soubassements sociologiques en plus du processus de démantèlement du DRS comme une première étape pour reformer l’armée, la faire retourner aux casernes et ré-écrire une nouvelle constitution et élire de nouvelles structures démocratiques.

    Peut être qu’une expression enflammée glisse ici ou la et je m’en excuse mais le fond du problème est la : Le changement ne peut se faire avec les criminels. Maintenant il faut choisir son camps. c’est tout. Pas besoin de trop de philosophie. M.Rouadjia veut permettre au DRS de s’asseoir autour d’une table, faire son auto-critique et sort, avec des habits neufs, démocrate et prêt a redonner le pouvoir au peuple de contrôler ses activités a travers ses élus. Y a t-il un rêve plus doux.

    Il refuse également de placer le DRS, surtout depuis la démission du Général Lamari qui pouvait, tant bien que mal, rivaliser avec Toufik, au centre de la responsabilité et, par le truchement d’arguments socio-anthropologiques dignes d’un aristocrate victorien, rend le peuple en grande partie responsable de sa propre misère en faisant allusion a des dysfonctionnements presque héréditaires.

    Maintenant je voudrais vous poser une ou deux question : Qu’est ce que vous voulez savoir sur le DRS ? En quoi préparer une thèse de doctorat sur le DRS aiderait le processus de changement ? Cela pourrait aider les spécialistes du renseignement et les historiens mais pratiquement cela n’a rien a voir avec le changement. On peut reconnaître la qualité du producteur en analysant son produit et la qualité d’un manager en analysant les résultats de son management. L’oeuvre du DRS est la devant nos yeux : un pays détruit pour assouvir l’appétit illimité d’une caste mafieuse qui prend l’Algérie pour une vache a traire ou une « gasaa : قصعة » qu’ils utilisent pour manger comme l’a exprime un très haut officier militaire présent lors de des séances de torture de l’ex-capitaine Ahmed Chouchane.

    Entourer comme l’a si bien dit @Vcominfo le DRS d’un aura de mystère ne peut que les aider. Ils travaillent secrètement mais le résultat de leur travail est tellement visible.

    Merci




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  • khaled
    30 novembre 2010 at 18 h 38 min - Reply

    Si le diable a un nom, il doit être Belkheir!!!
    Je viens d’entamer la lecture des 2 ouvrages de M. Aggoun et il faut avoir une sacré dose de courage pour lire page après page les plans diaboliques de cette bête immonde appelée DRS.

    A l’évidence, le DRS se veut une virginité après les années de sang.

    Si les méthodes du DRS sont calquées sur son ancêtre le KGB, il faut voir de ce coté, comment le maître s’est mué en une organisation respectable.

    Du coté de M. Rouadjia, c’est le silence radio, malgré les graves révélations de M. Abdel Madjid AIT SAADI.

    Le syndrome Sansal a fait des émules, et je suis sur que d’autres ont suivi le même chemin encore tapis dans l’ombre de leurs maîtres d’outre-mers.




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  • MissTmourt
    30 novembre 2010 at 20 h 35 min - Reply

    Concernant Rouadjia, lisez son premier ouvrage « Les freres et la mosquée » Ed. Karthala….vous tomberez des nues. Il s’agit d’un livre bourré de clichés destinés à plaire et à entretenir les phantasmes occidentaux. J’ai toujours pensé que Rouadjia avait rejoint l’algerie à cause des Malek Chebel et autre Leila Babes qui occupaient déjà le terrain de « l’intellectuel musulman » docile…..




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  • Adel
    30 novembre 2010 at 21 h 07 min - Reply

    @radjef saïd

    Bonjour,

    Ce que vous dîtes au sujet du 1er novembre 54 et du rapport de forces qui s’en est suivi est vrai. Nous savons tous que l’aile militaire du PPA-MTLD (l’OS) avait pris l’initiative de déclencher l’insurrection et avait pris de fait la direction du mouvement nationaliste, forçant les politiques modérés à prendre le train en marche et éliminant les opposants à sa ligne. L’échec des politiques était inévitable, car le colonialisme refusait obstinément de leur accorder la moindre parcelle de pouvoir. Les Français d’Algérie ont d’ailleurs fini par payer très cher leur entêtement.

    Messali et ses amis avaient bien essayé de reprendre l’initiative, mais il était trop tard pour eux. Ferhat Abbas, les centralistes du PPA-MTLD, les Oulémas et les communistes avaient rejoint le FLN, mais en acceptant un statut de «supplétifs», en quelque sorte – les vrais chefs étant les colonels de l’ALN. Abane Ramdane, qui était en prison au plus fort de la crise du parti et qui n’appartenait à aucun camp, essaya de redresser la situation et de rétablir l’équilibre en faveur des politiques, mais il paya de sa vie son opposition aux 3 B (les grands fauves comme les appelait Ferhat Abbas).

    C’est donc l’attitude des colons, qui ne laissèrent aucun choix aux Algériens, à part celui des armes, qui réduisit à néant tout le capital accumulé par les politiques modérés depuis l’ENA. Le deuxième coup, fatal, celui-là, vint avec la rébellion des chefs de l’armée des frontières contre le GPRA. Boumédiène et ses amis poussèrent la logique de la suprématie des armes jusqu’au bout, mettant hors-circuit même ceux qui avaient déclenché l’insurrection.

    Si la majorité des Algériens avait fait corps avec l’ALN, il n’en fut pas de même pour ce qui est de l’ANP. Cette dernière était crainte parce que détenant le pouvoir de fait, mais je ne crois pas qu’il y ait eu beaucoup d’Algériens qui lui aient reconnu le droit de diriger le pays. La suprématie de l’ANP et son immixtion dans le champ politique ont toujours été perçus comme des anomalies. L’enrichissement des officiers supérieurs, à l’ombre du «socialisme de la mamelle», discrédita définitivement la hiérarchie militaire. Le règne des dafistes réduisit à néant tout espoir de voir l’ANP reprise en main par de véritables patriotes.

    De Messali, Ferhat Abbas et Cheikh el-Ibrahimi aux généraux-majors dafistes bedonnants, en passant par les colonels de l’ALN : tel fut le cheminement politique de l’Algérie. Il y a des erreurs qui se paient très cher, mais le peuple algérien a payé la facture au centuple.

    Il est grand temps de demander des comptes à tous les usurpateurs.

    Cordialement




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  • khaled
    30 novembre 2010 at 21 h 12 min - Reply

    @ Radjef Said
    Votre pugnacité n’a d’égale que la mienne!!!

    Le 1 Nov 54 reste un tournant historique pour l’ensemble de l’humanité.

    Des thèses de Doctorat sont soutenues chaque année qui ont comme sujet cette date.

    Je ne peux comprendre votre hargne envers ceux qui sont morts dans le champ d’honneur pour un idéal, même si cet idéal ne s’est pas réalisé.

    Elles/ils font leur devoir…Passons a une notre dimension.

    Il faut être croyant pour croire que de pareils femmes et hommes ont existé.

    J’y crois, et c’est la différence entre vous et moi.




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  • Ammisaid
    30 novembre 2010 at 21 h 53 min - Reply

    Des questions qui demeurent sans réponse harcèlent mon esprit de peureux, de pseudo et d’ignare et tant que je n’aurais pas de réponses claires et satisfaites, je resterai terrer de mon terrier et je ne sortirai que pour rejoindre le linceul de terre qui attend ma mort.
    – Les un million et demi de martyres sont-ils issus du peuple ou non ?
    – Les hommes et les femmes massacrés, violés, assassinés, emprisonnés…les premières années de l’indépendance sont-ils issus du peuple ou non ?
    – Les hommes poussés par groupes de centaines de milliers et d’une façon régulière à l’exil sont-ils ou non du peuple ?
    – Les jeunes assassinés, estropiés, torturés…octobre, printemps noir, et presque tous les jours depuis plus de vingt ans sont-ils issus du peuple ou non ?
    – les deux cent cinquante milles morts, les vingt milles disparus, les centaines de milliers de veuves, d’,orphelins, d’handicapés à vie, de fous….de la décennie noire sont issus du peuple ou non ?
    – Les, les ….victimes directs et indirects de ce système tryrannique et sans pitié sont-ils issus du peuple ou non ?
    Fraternellement




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  • radjef said
    1 décembre 2010 at 13 h 23 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Adel, tacili, Khaled, bonjour. D’abord, je déplore l’attitude de Mr Rouadjia. Ce dernier s’est engouffré dans des considérations personnelles genre « je suis ceci, je ne le suis pas » au lieu de répondre aux questions qui lui ont été adressées. Par cette attitude il n’a fait que conforter les doutes que nourrissent à son sujet les internautes de ce site.
    @tacili. Je ne défends pas Rouadjia. Il est mieux placé que moi pour le faire…Je veux dialoguer avec lui sur les questions qui engagent le destin de la nation, sans le heurter ni heurter ses convictions
    Pourquoi écrire, me dites vous ? Ecrire est la meilleure façon de sensibiliser et de mobiliser le monde. Ecrire, c’est apprendre au peuple a distinguer entre le mal et le bien, entre la vérité et le mensonge. Ecrire, c’est arracher le peuple de sa torpeur, de sa résignation, de ses peurs, de ses angoisses…Ecrire, c’est la meilleure façon de construire une conscience nationale, la moraliser, l’armer de résistance et la fortifier de convictions sincères et profondément engagées que la junte au pouvoir et ses maîtres de la haute finance et de la grosse industrie militaire ne sauront instrumentaliser. Ecrire, cher tacili, c’est mettre la communauté internationale qui fait semblant de ne rien comprendre à notre drame, devant ses responsabilités. Ecrire, c’est démystifier les mythes et démolir la complicité d’un Occident vorace. Ecrire, c’est dévoiler la complaisance des élites qui abusent de la crédulité du peuple pour soutenir la junte au pouvoir au nom de la lutte contre le terrorisme… Ecrire, c’est déjouer ce complot qui consiste a faire croire que la junte au pouvoir est en train de protéger la démocratie, la république et la modernité contre les forces de l’obscurantisme que véhicule l’Islam. Ecrire, c’est dire merde à tous les Bernard Henri Levy de la Terre. Ecrire, c’est dire la générosité du peuple algérien, son attachement à son identité et à ses valeurs propres dans le respect des valeurs universelles. Et cette tâche incombe aux universitaires.
    @Khaled. Ce n’est pas le premier novembre 1954 qui a changé les rapports de force…Ce sont les Accords de Yelta qui ont changé le cours des événements. Pour le reste, le meilleur hommage qu’on puisse rendre aux femmes et aux hommes du 1er novembre , c’est de dire la vérité pour que leurs noms, leur combat et leurs sacrifices ne soient pas un instrument de propagande entre les mains de ceux qui ont offensé la république algérienne pour le bon plaisir des multinationales…
    Adel.Il appartient aux historiens de dire la verité et de ne plus se cacher derriere des slogans creux qui servent l’ANP. Hocine Ait Ahmed, Ben Bella, Hadjres,Mehri,Harbi qui sont encore en vie et qui ont été des acteurs actifs du 1er novembre, ne peuvent pas inquieter le pouvoir en place s’ils refusent d’aborder les vraies questions et de dire la verité, toute la verité et rien que la verité




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  • Zineb Azouz
    1 décembre 2010 at 15 h 03 min - Reply

    Cher compatriote Rajef Saïd,

    Bravo pour ce commentaire poignant.

    Je voulais juste revenir sur la nécessité du travail académique, non pas pour venir brandir des diplômes et transformer les luttes et les libertés d’expression en un club où seuls les éclairés et les chercheurs seraient admis, mais pour étayer des thèses qui peuvent nous paraître évidentes comme les crimes de l’occident en Afrique, l’extermination des indiens d’Amérique et bien sûr nos génocides, mais à propos desquels, pour rappel et à ce jour, personne n’a été ni inquiété ni jugé, alors me diriez vous, pourquoi en faire l’objet de thèses ?

    De toutes façons rassurez vous chez nous, aucun conseil scientifique, aucun professeur et aucune université n’est encore prêt(e) à s’investir ni académiquement ni autrement sur les crimes contre l’humanité commis en Algérie.

    Et pourtant, jusqu’à quand allons nous continuer à parler du régime sans pouvoir l’identifier clairement et du drs sans même savoir de quoi il en ressort au juste ?

    Combien de travaux on été effectués à ce jour et qui traitent directement du régime Algérien, de quelles statistiques disposons nous à propos du MALG ? Qui compose le drs ? Les enfants du peuple ?

    Pour l’exemple, je connais un professeur de mathématiques d’origine Arménienne, qui après une brillante carrière a décidé de s’investir dans le combat pour la reconnaissance du génocide des Albanais ; pour ce faire il s’est remis aux bancs de l’université, option-histoire, a fini par passer son habilitation à diriger des recherches et je vous laisse imaginer l’apport et le contribution qu’il a pu apporter à sa cause.

    L’objet drs est interdit et prohibé dans le discours officiel, et ce n’est pas pour rien que notre histoire et nos archives dépendent beaucoup du ministère des Moujahidines (le capitole du mensonge et du détournement de l’histoire).

    Au fond, si nous voulons parer aux questions-défis qui nous demandent des preuves contre le pouvoir-drs, le mieux serait peut être d’identifier et d’étudier en profondeur la question des forces en place et surtout l’identité des uns et des autres.

    Lorsqu’il s’agit de sujet chauds où les accusations fusent de partout et où les véritables enjeux restent flous, le travail académique peut s’avérer salutaire, voir périlleux pour tous les acteurs.

    Cordialement,
    ZA




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  • khaled
    1 décembre 2010 at 16 h 41 min - Reply

    Le travail académique…oui
    Les sources et méthodologies doivent aussi être aussi définies, car il n’ y a pas d’écriture objective.

    J’ai dans le passé exprimé mon admiration pour David Irving pour la simple raison qu’il est le seul a avoir dit:  » On ne peut disserter sur la 2eme guerre mondiale d’une façon sérieuse si on ne maîtrise pas l’Anglais, l’Allemand et le Japonais.

    L’histoire de l’Algérie ne peut être écrite que par ceux qui on élus domicile en Algérie.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    1 décembre 2010 at 16 h 42 min - Reply

    DU PLAISIR TOUJOURS DE VOUS LIRE ET J’INTERVIENS PUISQU’ON ÉVOQUE TOUJOURS NOVEMBRE POUR VOUS RAPPORTER VOUS RAPPELER LES PROPOS DE JEAN PAUL SARTRE QUI AVAIT SOUTENU LES ALGÉRIENS EN GUERRE JEAN PAUL SARTRE
    écrivit dans la préface du livre d’ALBERT MEMMI ! « Quand
    un peuple n’a pas d’autre ressource que de choisir son genre de mort ;
    quand il n’a reçu de ses oppresseurs qu’un seul cadeau, le désespoir, qu’est ce
    qui lui reste à perdre ? C’est son malheur qui deviendra son courage, cet
    …eternel refus que la colonisation lui oppose, il en fera le refus absolu de la
    colonisation »




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  • khaled
    1 décembre 2010 at 17 h 50 min - Reply

    @radjef said

    Je vous demande au nom des Martyrs d’écouter cette poésie jusqu’à la fin.

    Personne d’entre nous ne peut prétendre d’avoir vécu les joies et les malheurs de notre Algérie comme fut El-Anka…

    L’histoire de cette terre sera écrite par ses filles et ses fils SANS l’Aide de PERSONNE…

    Écoutez avec humilité.

    http://www.youtube.com/watch?v=tWXow6qOIrQ




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  • IKER
    1 décembre 2010 at 18 h 56 min - Reply

    Si l’État-drs serait l’aboutissement logique et final du système de domination fondé dans les années 60 et même avant, ce qui me préoccupe ce sont les quéstions générales comme par exemple l’avenir du territoire.

    Faut-il accepeter les exigences des autres et à quel coût?
    Au depens de nos inêrêts économiques et non-économiques?

    Faute de stratégie le défi est d’autant plus grand que la rente n’a pas pérmis le developpemt de petites et de moyennes entreprises créatrices de millions d’emplois.

    L’État-drs sous-éstime l’importance du basculement de la puissance vers l’azie, le déclin des usa , et le recul de l’europe.

    La poussée de l’amérique latine suite à des stratégies d’alliances
    SUD-SUD, et la fin de l’alliance turquie-israël ont aidé à l’affaiblissement du bloc considérable des néocons, des impérialistes humanitaires,du lobby militaro- industriél let du lobby sioniste.




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  • khaled
    1 décembre 2010 at 19 h 09 min - Reply

    @Iker

    Votre analyse mérite attention. Mais il faut être honnête avec soi-même, les neo-harkis sont nés chez et leur âme est pour le premier preneur.

    Un peuple confiant en soi-même et ses dirigeants n’a peur de personne.

    Il faut faire le ménage chez nous et ensuite de se préparer pour le reste.




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  • IKER
    1 décembre 2010 at 23 h 44 min - Reply

    A Khaled

    Mon idée c’est d’insister sur la pertinence du contexte international, je

    veux dire c’est le temps pour la junte qui cherche à (se blanchir) qu’elle

    lache le pouvoir, en contrepartie par exemple d’aller donner des

    conférence sur les nouvelles terreurs à venir, ou sur l’autoritarisme et la

    culture militaire.




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  • radjef said
    2 décembre 2010 at 10 h 26 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Khaled, bonjour. Je suis né dans un village qui a fait le 1er novembre ; dans un village qui ne comptait que des veuves et des orphelins en 1962. Je n’ai pas besoin d’ecouter une chanson patriotique composée en 1965 pour mesurer l’ampleur des sacrifices consentis par mes parents et mes voisins.
    Le premier novembre fut une consequence directe des Accords de Yelta. Affirmer cela n’est nullement remettre en cause le patriotisme des uns et des autres Vous dites que plusieurs theses univesitaires ont été faites sur le 1er novembre. Dans ce cas, on vous prie de nous communiquer les references




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  • khaled
    2 décembre 2010 at 14 h 05 min - Reply

    @radjef said
    Une des meilleurs et neutres thèses sur la révolution algérienne a été écrite par un Anglais du nom: James Heartfield.

    Le chapitre Six a été publie sur ce site. Il est en anglais:

    http://www.marxists.org/reference/subject/philosophy/works/fr/defeat-french-humanism.htm

    Sous le titre: L’Algérie ou la défaite de l’humanisme français.

    Vous avancez que la révolution algérienne a été le fruit des accords de Yalta. Je suis heureux de lire vos arguments sur cette affirmation.

    J’ai toujours dit que le ciment de toute nation est ce que produit ses intellectuels.

    Le texte chante par El-Anka fera parti de notre mémoire collectif au tant que la déclaration du 1 Nov.




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  • Hocine.dz
    2 décembre 2010 at 16 h 52 min - Reply

    « Ce n’est pas le DRS en tant qu’institution qui pose problème, mais c’est la culture et les mentalités qui structurent les perceptions, les représentations, les mœurs et les valeurs éthiques et morales de l’ensemble de la société algérienne, civile et politique…
    Or, Le DRS en tant que corps puise l’inspiration de sa représentation de « l’ordre » d’une mentalité tributaire de « la culture sociale » et des pratiques politiques fondées sur le « secret », et les codes d’ « honneur », lesquels renvoient à la volonté de puissance et de domination des plus forts sur les plus faibles…
    L’enquête que je suggère, sur les crimes commis par toutes les parties impliquées dans les affrontements durant la décennie noire, ne pourrait pas se passer du concours du DRS. L’exclure, c’est le mettre sur la sellette, le braquer…
    Mais pourquoi parler uniquement de faire des enquêtes sur les crimes supposés être le fait du seul DRS, en évitant soigneusement de parler des crimes commis par le camp adverse ? Se focaliser uniquement sur les services de l’armée et de la police, c’est faire preuve de partialité et de manque de lucidité…
    C’est la culture sociale et politique qui a enfanté le DRS, comme elle a enfanté la culture de l’agiotage, de l’abus, de la « hogra » et de la transgression de l’éthique et de la morale sociales. Enfant de la culture populaire, et de la politique populiste d’un régime modelé d’après une conception patriarcale de « l’ordre » archaïque qui répugne par sa nature même à l’esprit délibératif,le DRS en tant que corps constitué reçoit son inspiration et sa vision du monde de ce fond culturel « spécifique », et la spécificité algérienne se résume justement dans l’idée qu’il n’y a que « les plus forts qui ont raison » et tous ceux qui s’opposent à leur volonté de puissance et de domination « ont tort » et méritent de ce fait d’être châtiés. Ce sentiment, le DRS le doit, comme tous les corps constitués de l’Etat, à cette mentalité héritée de « nos pères »…
    Qu’on ne le veuille ou pas, le DRS en tant que corps constitué, est un acquis, avec ses qualités et ses ratés. On en aura besoin, du moins de ses éléments sains, ayant un savoir-faire et une expérience, qui nous permettraient de refondre l’Etat de demain, et de manière à en faire un Etat national, fondé sur le droit, et non sur des principes de « passe-droit ». De la même manière que notre industrie « ratée » qui demeure après tout un « acquis » en termes positifs et négatifs, le DRS, et l’administration sont également un acquis qu’il ne faudrait pas condamner au rebut de l’histoire…
    Le DRS n’a pas inventé la bassesse, la démission morale, la défaite de la pensée, le découragement, la paresse de l’esprit, l’égoïsme et l’indifférence de nos concitoyens envers l’intérêt collectif; il n’a fait, en somme, qu’exploiter ou gérer comme il le peut une situation de fait, de facto. Comme les citoyens « ordinaires », il a naturellement une part de responsabilité dans le drame national, et ne saurait nullement se dédouaner… Les politiques, les magistrats, les députés grassement rémunérés, les avocats, les « intellectuels », les artistes, etc. ne sont pas en reste. Ils participent tous, d’une façon ou d’une autre, par leur silence ou lâcheté, au déclin moral de notre pays… »
    Le DRS appréciera ! M. Rouadjia, on ne peut plus vous faire confiance après ce discours car vous avez trahi la confiance que nous avons placée en vous ! Dans vos écrits, vous critiquez toujours le pouvoir formel, jamais le pouvoir réel, que non seulement vous épargnez mais que vous encensez et innocentez ! Vous faites partie de ce que Pierre Bourdieu appelle les intellectuels négatifs. Ils sont rares les hommes intègres et courageux – à l’instar de Lahouari Addi, Lounis Aggoun, Aït Ahmed, Mécili, Mohamed Samraoui, etc. – qui critiquent à visage découvert cette institution qui est la source de tous les maux de l’Algérie.




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  • khaled
    2 décembre 2010 at 21 h 17 min - Reply

    Réponse à Khaled:
    Ce n’est pas Hocine.dz qui a écrit cela. Il a repris des paragraphes du Pr Rouadjia. Relisez le texte et voyez les guillemets.

    La Rédaction LQA




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  • Afif
    2 décembre 2010 at 22 h 53 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Khaled :

    Dans l’environnement international de l’époque de l’Emir Abdelkader, la Révolution du 1er Novembre aurait lamentablement échoué. Il faut comprendre Radjef quand il parle de Yalta. Imagines un instant la Révolution algérienne sans la présence du camp socialiste et l’opposition des deux blocs. Il faut être réaliste.




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  • khaled
    3 décembre 2010 at 11 h 24 min - Reply

    Yalta est une réalité comme toutes autres réalités. L’opposition des deux blocs a joué en faveur de la révolution algérienne certes comme la dimension arabique/islamique de la révolution. Toufik El-Madani a relaté en détails l’effort des représentants du FNL/ALN auprès des pays arabes et musulmans pour contribuer a l’effort révolutionnaire.

    Il faut aussi minimiser cette thèse de Yalta. La preuve le discours de J.F Kennedy en faveur des aspirations du peuple algérien.

    Mais toujours est il que l’effort de guerre revient en sa majorité au peuple et aux dirigeants qui ont déclenché la révolution.

    Je qui me gène dans la thèse de Radjef, est qu’il impute nos malheurs d’aujourd’hui au 1 Nov 54.

    Comme quoi que ce qui sont allés au sacrifice suprême avaient d’autre choix que la lutte armée.




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  • radjef said
    3 décembre 2010 at 11 h 29 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Zineb Azouz, bonjour. L’aliénation. Sommes nous un peuple d’aliénés ? La question ne cesse de tarauder mon esprit. Notre passé n’est qu’une suite de légendes et de mythes ; notre présent ne nous appartient pas, n’est pas le notre et notre avenir reste inconnu. Des armées d’aliénés dans une société hautement schizophrène qui ne peut plus se passer du mensonge. Quand quelqu’un n’est pas stupide et ignorant, il fait tout pour ne pas être sincère et honnête, comme s’il était obligé de mentir tout le temps et sans arrêt pour se faire une place au soleil…Il est a se demander si le mensonge, les faux semblants, la stupidité, l’imposture et l’ignorance ne sont pas les seuls critères de réussite sociale dans notre pays. Partant de ce triste constat, je m’interroge en me disant est ce que le changement auquel nous aspirons ici sur LQA est possible, est ce que on n’est pas en tarin de fuir ce que nous sommes en réalité ? Pourtant, je ne suis pas pessimiste de nature et je m’interdit de refroidir les ardeurs de mes compagnons…Pourquoi avoir peur de la vérité lorsque le mensonge et la complaisance ont fait de vous un moins que rien, un être sans dignité ? Dans ce cas, mes compagnons conçoivent-ils le changement, la liberté et leur indépendance lorsqu’ils refusent de regarder avec courage les choses en face ?




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  • khaled
    3 décembre 2010 at 12 h 49 min - Reply

    @Radjef,

    Nous sommes ni meilleurs ni pires que le reste des peuples de ce monde.

    A vous lire, on a l’impression et l’envie de commencer par donner une bonne raclée a ce peuple pour le mettre au pas et lui imposer par la suite nos fantasmes.




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  • AchArdil
    3 décembre 2010 at 13 h 22 min - Reply

    Digression sans trop s’éloigner du sujet,ou l’avis d’un fou.
    Les moins que rien ne feront jamais rien.Ils n’atteindront jamais rien car le zéro est leur asymptote.Depuis qu’on est rentré dans le zéro et qu’on croit avoir atteint des cimes,on ne fait que se prolonger vers l’infini sans franchir cette barre fatidique.
    Nous sommes plongés dans la théorie du zéro et de l’infini.
    La corde est trop haute pour nous et nous ne pourrons jamais la franchir.
    C’est devenu pour les gens sincères comme un mur du sot.
    Pour réussir notre saut (et passer outre la sottise) il faut revenir en arrière,il faut reprendre notre élan,et pour cela il y a une seule condition :
    il faut redevenir nous-mêmes.
    Et on revient à l’éternelle question:qui sommes-nous ,au fait?




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  • ALI
    4 décembre 2010 at 0 h 15 min - Reply

    @ Adel , Radjef , Mme A zzouz , Tacili and all
    Je vous renvoie à cette sentance lachée avec un un grand naturel par feu Lakhdar Bentobal l’un des fameux 3 B .
    Cela se passait en direct à la télé lors de ces ces fameuses tables rondes organisées à la veille de chaque 1er novembre du temps de CHADLI. L’animateur demanda à si Lakhdar pourqoui ils n’accordaient pas plus de responsabilités aux politiques , eut cette réponse :
     » on ne pouvait pas mettre sur un même pied d’égalité les authentiques et les ralliés ». Appréciez le choix des mots Authentiques et Ralliés .Avec cette reponse le vieux colonel resuma toute la philosophie qui fut la sienne et celle de ses 02 camarades . La messe est dite et nous en sommes toujours au mime stade 50 ans aprés .




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  • Afif
    4 décembre 2010 at 21 h 31 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Ali : c’est exactement comme l’a déclaré Si Lakhdar que la Révolution fonctionnait. C’est la raison pour laquelle à la fin de la guerre, les 5 détenus d’aulnoy, Ben Bella, Boudiaf, Khider, Aït Ahmed et Bitat (dans l’ordre de leur responsabilité au sein du GPRA), avaient la prééminence sur tous les autres, même les 3 B, qui étaient aussi authentiques, mais au 2iè degré. La preuve en est qu’au moment de la formation du Bureau Politique au niveau du CNRA de Tripoli (Mai 1962), toutes les formules proposées pour composer le Bureau politique comprenaient les 5 détenus d’Aulnoy et excluaient les 3 B, tout authentiques qu’ils étaient, et ne comprenaient aucun rallié, même aussi prestigieux que Benkhedda ou Ferhat Abbas.

    Ceci étant dit, personnellement, je suis d’accord avec ce principe sauf qu’il n’a pas été aussi étanche qu’on le pense : la preuve en est que les authentiques ont été tous balayés et mis à l’écart. La Révolution algérienne est la seule dont les dirigeants initiaux se trouvent écartés du pouvoir au contraire de Cuba, le Vietnam, etc…Nos difficultés se trouvent peut-être dans cette anomalie historique.




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  • ALI
    4 décembre 2010 at 22 h 17 min - Reply

    @Affif
    Abbane Ramdane qui se trouvait en prison lors du declenchement de la revolution etait considéré lui aussi comme un rallié tout comme Ferhat Abbas et Benkhedda .Ni sa forte personnalité , ni son patriotisme , ni son sens aigu des priorités ni son investissement total pour la reussite de la revolution n’ont reussi à le sauver de la vindicte des ses freres. Pourtant ce grand homme à la vision autrement plus ouverte avait une tout autre opinion de ses camarades de combat . Mme ABANE raconte comment une fois tenant à la main une photo de Boussof lui dit  » regarde comment cet officier est vaillant « . Boussof a eu tout le loisir de lui prouver sa vaillance .
    En fait la revolution Algerienne contrairement aux autres a pêché par son rejet visceral des intellectuels. Craignant de se faire evincer de la direction par ces lettrés « les authentiques » et plus tard les hommes en kaki ont decidé soit de les utiliser soit de s’en debarasser mais jamais comme des égaux.




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  • Sami
    5 décembre 2010 at 4 h 39 min - Reply

    notre revolution a ete herite par les harkis de toutes sortes ! Et il semble que les fils des harkis vont ecrire son histoire(si le peuple ne prend pas l’iniciative et la suver) !




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  • Afif
    5 décembre 2010 at 12 h 15 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Ali :
    Non, il y a une différence entre les ralliés et ceux qui étaient en prison à l’heure du déclenchement de la Révolution comme Abbane Ramdane, Hamou Boutlélis responsable de l’Os/Oranie arrêté en 1950, libéré en 1957 et assassiné à sa sortie de prison, Mohand Saïd Mazouzi arrêté en 1945 et libéré en 1962. Abbane n’a jamais été considéré comme un rallié par ses pairs et ne jouait pas les seconds rôles comme Benkhedda ou Ferhat Abbas. C’est quand même une précision importante à souligner.




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  • radjef said
    5 décembre 2010 at 19 h 47 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Certaines interventions ne sont pas sans me rappeler la fable de J de La Fontaine « Le coche et la mouche ». Si dire la vérité veut dire fils de harkis, alors je suis fils de harkis…C’est certain, les parasites et les imposteurs qui vivent comme des bachagha grâce aux sacrifices de nos parents, auront peur de la vérité…Quant à moi, j’ai mal d’apprendre que nos familles qui ont été déportées à l’Ile du Diable, guillotinées à Tunis, exilées au Proche Orient, brûlées et enfumées dans des grottes ; ces familles qui ont fait le premier novembre n’étaient en fin de compte que de la chair à canons…Qu’aurait été le destin de l’Algérie s’il n’y avait pas eu le 1er novembre ? Qu’aurait fait la France ? Est ce qu’elle aurait renoncée à son destin pour s’occuper de l’Algérie ? De Maurice Thorez à de Gaulle en passant par Guy Mollet, la France devait sacrifier ses colonies pour ne pas rater le train des grandes puissances. J’ai mal d’apprendre que les sacrifices de mes parents ont servi des mercenaires déserteurs, des janissaires et des petits parvenus sortis de nulle part et non le peuple et la république.




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  • Afif
    5 décembre 2010 at 21 h 40 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    Cher Radjef :

    Malgré tout ce qui est arrivé après l’indépendance, je ne regrette pas le 1er Novembre. Je te parle de ma position personnelle et ce, pour la vérité que tu revendiques car, la langue de bois ne nous permet jamais d’avancer. La seule chose que je regrette profondément dans le 1er Novembre, c’est le fait que Messali ait été écarté, soit par sa faute, soit par la faute des autres. Mais le fait qu’il ait été écarté a été un grand dommage pour le peuple algérien pour la suite des évènements et moralement, c’est insupportable de mettre à l’écart celui qui, contre vents et marées, dans les conditions les plus difficiles, a défendu la dignité du peuple algérien : rappelons-nous de son geste au stade municipal d’Alger en 1936, lorqu’après avoir pris une poignée de terre dans sa main, il a crié haut et fort devant tous ceux qui mendiaient l’assimilation, que la terre d’Algérie n’était pas à vendre. Et cela, il ne faut jamais l’oublier.

    Pour ce qui est du 1er Novembre, les pieds noirs nous avaient déjà prévenus de ce qui allait nous arriver. Qu’est-ce qu’on leur répondait : plutôt vivre dans un gourbi libre que dans un gratte-ciel dans la soumission. Et maintenant, vivre dignement avec un revenu à la sueur de son front vaut plus que mille milliards de la corruption et de la trahison.
    Dieu est témoin de ce que je dis, c’est le sens initial que je voulais donner à mon texte.




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  • radjef said
    6 décembre 2010 at 11 h 06 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Afif, bonjour. Mouloud Feraoun, malmené par des révolutionnaires de la 25eme heure, eut cette phrase sentence : « Pauvres paysans du Djurdjura, vos chefs de demain seront pires que vos ennemis d’aujourd’hui »
    Hier au cours du JT de 20 heures, le nom de Bouteflika a été prononcé plus de 40 fois par les deux journalistes vedettes de la télé.Le journal a duré 35 minutes. Deux journalistes qui donnent, en hochant sans arrêt leurs têtes, l’impression d’être Ihizwen (les merles). Bouteflika, le Sphinx de la justice et de la loi ; Bouteflika, le commander des musulmans ; Bouteflika, le gardien de la foi ; Bouteflika, le guide des causes justes ; Bouteflika, l’expert de la lutte anti-terroriste ; Bouteflika, le bâtisseur des miracles…Le nom Bouteflika a été prononcé autant de fois que l’on se demande si il existe d’autres citoyens dans cette Algérie de 2010, s’il n’est pas le seul a y habiter avec les deux journalistes. Sincèrement, j’ai failli m’arracher les cheveux. Durant toute la nuit, je n’ai pas cessé de broyer du noir en me disant que mes parents qui ont donné une âme au 1er novembre ont été tués pour consacrer le règne de ce parvenu…




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  • khaled
    6 décembre 2010 at 15 h 25 min - Reply
  • Zineb Azouz
    6 décembre 2010 at 15 h 53 min - Reply

    Nous y voilà cher Rajef Saïd !

    Cui Bono ? (C’est bon pour qui ?)
    C’est la question que pose d’ailleurs Tariq Shadid à propos des révélations de Wikileak.

    Le règne de ces parvenus aurait il été possible sans le premier Novembre ?
    D’abord sont ils des parvenus à ce point ?

    Je pense qu’il y a un effet de structure caché qui nous pousse malgré toutes non investigations, nos rages et nos interrogations sincères à ne rien trouver comme élément de réponse à ta question, que de s’en prendre malgré nous à ce premier Novembre.

    Et pourtant je reste convaincue qu’il y a une variable cachée qui aurait placé ces « parvenus », toute issues confondues pour le premier Novembre,
    je dirai même plus, premier Novembre ou pas la France n’allait ni risquer d’avoir dans son empire ou son territoire, des « colombay les deux mosquées » ni laisser tomber toutes ces richesses à une heure de Marseille, encore moins permettre si près de ses frontières une république pétrolière autonome et incontrôlable peuplée de musulmans.

    Ils nous ont poussé ce peuple à bout, ne lui laissant d’autre alternative que de se révolter par les armes mieux enfumer ses populations, exterminer et traumatiser un maximum et bien sûr dépecer la future Algérie de toutes ses élites y compris militaires, ne l’oublions pas.

    Ce n’est pas par hasard que le seul interlocuteur politique légitime du mouvement nationaliste se retrouve d’un côté interdit et presque la veille de la révolution et que peu de temps après son leader et beaucoup de ses militants après des années de luttes ingrate et sans merci, soient marqués et frappés par le sceau de la traitrise.

    Non si Rajef, ce que tu as subi hier soir et que moi j’ai soit disant évité parce que je ne regarde pas la télé, ces monstres qu’aucune logique humaine ne semble expliquer ni même commenter ne sont pas la conséquence du premier Novembre, ils sont juste les dignes héritiers du colonialisme que De gaulle a placé et choisi pour nous.

    Quand on décide de mener une lutte armée comme celle du premier Novembre, on ne peut pas s’assurer de gagner sur tous les plans, en amont et en aval, on ne peut malheureusement pas garantir de rester vivant pour traquer les traîtres et les opportunistes.

    Ceux qui sont morts pour cette utopie que s’appelle la liberté de l’Algérie et la dignité des Algériens n’ont placé personne encore moins ces planqués et ces ennemis du peuple !

    Ces indélogeables ont été sélectionnés et choisis bien avant qu’on ne le l’imagine.

    Cordialement,
    ZA




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  • khaled
    6 décembre 2010 at 17 h 19 min - Reply

    @ Zineb Azzouz,

     »Ceux qui sont morts pour cette UTOPIE que s’appelle la liberté de l’Algérie et la dignité des Algériens… »

    C’est la grande différence entre les tenants de la foi et les sans-foi, et loin de moi d’accuser quiconque d’être un sans-foi.

    Il est vrai que le peuple a répondu a notre révolution qui a contraint les stratèges français a revoir leur latin.

    Je vis dans un monde Anglo-Saxon…Les chiffres PRIMENT dans leur monde.

    En toute proportionnalité, avec les anglais en Inde, et en comparaison avec le quotient nombre d’algériens/Envahisseurs français, Il aurait fallut 33 millions d’anglais pour administrer l’Inde.

    C’est dire que cette dernière croisade en terre d’Islam (Algérie) avait pour but la mort et rien que la mort a l’image de ce qui se passe en Irak aujourd’hui.

    Je veux terminer sur une note plus optimiste en reprenant les mots de GoldMayer: » Si Israël, un jour se sentira en danger de mort, elle entraînera le monde avec elle ».

    Il faut juste remplacer Israël par l’Algérie et le monde par l’Europe; et on n’est pas en 1830.




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  • IKER
    8 décembre 2010 at 2 h 12 min - Reply

    À lire les posts de radjef, entre un passé qui jaunit et un avenir informe je chaloupe.

    Une critique radicale doit être suivie d’alternative radicale sinon elle perd de son efficacité, à l’histoire je préfére le devenir disponible aux possibilités.

    L’histoire du pays c’est l’histoire d’élites corrompues compradores, et de l’entrée manquée à la citoyenneté politique.




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  • rouadjia
    10 décembre 2010 at 1 h 20 min - Reply

    @ abdelmadjid Ait SAAD et REDJEF SAID

    1.
    ROUADJIA, pro juif et pro DRS?

    Confondre le sionisme politique, fondé sur le racisme, la prétendue supériorité de la race (le peuple élu), et son cortège d’expansionnisme avec les juifs en tant que l’une des trois religions du « Livre », c’est faire de l’amalgame pure et simple. Un tel amalgame ne sert ni les intérêts des musulmans, ni ceux des Arabes ni ceux des Palestiniens. En procédant de la sorte, ne risque-t-on pas de pousser tous les juifs du monde entier dans les bras du sionisme politique et agressif? Ne risque-t-on pas de donner des Arabes et des palestiniens l’image de gens nourris de haine envers les Juifs? Ce que cherchent justement les sionistes et leurs soutiens Occidentaux, c’est d’accréditer l’idée que les Arabes sont « racistes » et ne cherchent rien de moins qu’ à « jeter les juifs dans la mer ».
    Sait-on par ailleurs que bibliquement parlant, il est interdit aux Juifs de fonder un Etat en vertu de la tradition hébraïque qui privilégie et valorise l’errance, la diaspora, au détriment de la fixation? C’est ce qui explique d’ailleurs que beaucoup de communautés d’origine juive dans le monde s’oppose farouchement à l’Etat israélien dont elles ne reconnaissent pas la légitimité biblique. Seules les communautés juives gagnées à l’idée politique du sionisme militant s’avèrent en faveur de l’Etat sioniste et son expansion illimité au détriment non seulement du peuple palestinien, mais aussi au détriment de tous les pays arabes. L’impuissance et la trahison de ces régimes arabes sont aussi détestables et méprisables que le sionismes lui-même…
    Pour gagner plus de soutiens et de sympathies auprès de tous les peuples, y compris auprès des juifs non racistes ( il en existe) en faveur de la cause palestinienne et arabe, ne faudrait-il pas rappeler aux Juifs du monde entier et à l’Occident cette évidence triviale en leur posant la question : comment un peuple qui fut victime des méthodes les plus barbares s’est-il mu à son tour en un bourreau d’un peuple innocent? Comment les juifs sionistes et leurs bourreaux de la veille, les Occidentaux ( Allemands et Français, notamment) puissent s’apitoyer aujourd’hui sur les Juifs sionistes en les présentant en victimes? Souviens-t-on des wagons de trains entiers bourrés de juifs français envoyés en Allemagne par Laval, le ministre du Maréchal Pétain, pour y passer par les fours crématoires?
    C’est à ce type de langage et d’interpellations auquel il faudrait recourir si l’on voulait réellement être persuasif et démonter du même coup que ce ne sont pas les Arabes ou les Palestiniens qui ont inventé le nazisme, et le racisme, mais ce sont bel et bien les Européens, et leurs victimes expiatoires : les juifs de la seconde guerre mondiale, ceux des camps de concentrations…En les culpabilisant comme l’Europe s’est fait culpabilisée par les juifs sionistes en la forçant à reconnaître la « Shoa », on pourrait alors obtenir des gains politiques et une image moins négative que celle que l’Europe et le sionisme essaient de nous la coller à la face : « racistes » et intolérants…
    Je le dis : si les Arabes ne sont pas racistes au sens européen du mot ( racisme qui se nourrit de la supériorité raciale et de la pureté ethnique), les Arabes n’en sont pas moins racistes au sens religieux et culturel. Ainsi le Juif, chez nous, est réputé « puant »; il dégagerait de mauvaises odeurs, comme le « Nègre », et le « Nègre » est moralement inférieur au « Blanc ». Ibn Khaldun le qualifie même de « stupide » tandis que les Mille Une Nuits, le traitent de toutes les épithètes négatives. De nos jours encore, en Algérie, les Noirs d’Afrique, tout comme les Noirs d’Algérie du Sud, sont considérés comme des « sous hommes » par l’imaginaire populaire. Il en est même qui refusent que leurs filles convolent en justes noces avec un « Noir », même algérien!
    Les peaux blanches, mêmes laides et livides, sont bien mieux prisées qu’une peau noire, mate et bien hâlée!

    Quand Abdelmadjid AIT SAADI lit mal des passages de mon ouvrage et leur donne une mauvaise interprétation, un contresens :
     » Dire que le juif, comme tout être humain, a commis ou EST SUSCEPTIBLE de COMMETTRE des ACTES REPREHENSIBLES, relève de l’ANTISEMITISME. Le juif en a trop souffert de barbarie et d’injustice pour qu’il les fasse subir à autrui. Affirmer le contraire, c’est réveiller les réflexes antiques de l’antisémitisme, c’est reprendre à son compte les idées contenues dans les « Protocoles des Sages de Sion ».
    Ce n’est pas moi qui dit et pense ceci. Ce sont les sionistes. Ce passage comme bien d’autres je les présente en un style direct, libre, qui reprend l’essentiel de la pensée des propagandistes sionistes en France et en Europe. On voit bien à quelle conséquence conduit une mauvaise lecture! J’invite les lecteurs de LQA de relire ce passage ( p. 54) de mon ouvrage dans son contexte, sans détacher les phrases et les mots de leur enchaînement interne. Ils ne manqueraient pas de découvrir par eux-mêmes la lecture erronée de ce passage par le compatriote Ait Saadi, qui me prête des pensées qui sont aux antipodes des miennes!
    Idem pour les pages suivantes, notamment p. 59 de mon livre où il ne semble lire les passages qu’il incrimine qu’au premier degré. Ses lectures hâtives et superficielles le conduisent naturellement à m’attribuer des idées et des pensées que justement je critique et je que rejette comme fausses. Elles sont celles du sionisme politique et militant que je dénonce justement comme infondées. Si Ait SAADI avait bien lu attentivement cette page, il aurait pu remarquer que les passages soulignés par des guillemets n’étaient pas les miens, mais ceux des représentants accrédités du sionisme en France ( Pierre André Taguieff, Finkilekraut…). Les mauvaises interprétations proviennent non pas seulement de ces lectures rapides et superficielles, mais aussi de l’incompréhension du « sens » et des nuances contenus dans l’articulation des phrases…voilà le secret de tous les malentendus! Ils résident dans les « niveaux » de compréhension et dans les subtilités propres toute la langue particulière…
    La suite du commentaire de notre compatriote Ait SAADI et jusques dans ses conclusions n’est que contre-sens, déformation et interprétation erronée de mon raisonnement et de mes démonstrations. Qu’il suffise de relire les passages incriminés pour s’en rendre compte…
    L’inévitable DRS ou l’ombre inquiétante…
    J’arrive maintenant au citoyen Radjef Said. Je pense que s’il partage avec moi certaines idées, il reste néanmoins réservé sur d’autres. Je respecte tout à fait les différences et les contraires. Je ne crains ni les critiques ni les « confrontations » pacifiques des opinions et des idées. C’est à ce prix que la société peut d’ailleurs progresser, et sans les contradictions, point de progrès. Le mode même de l’existence humaine est fondé sur des contradictions. Au sens philosophique, les contradictions marquent les différences, et les différences dénotent les inégalités de taille, de poids et de mesures, voire même de couleur : le rouge, et le vert; le noir et le blanc; le haut et le bas, l’inférieur et le supérieur, le faible et le fort. En mathématiques: les différentielles et les intégrales, le plus et le moins, l’infini et le plus l’infini, etc. Dans les domaines météorologiques : le chaud et le froid…le masculin et le féminin, l’homme et la femme, et d’autres couples contraires, mais complémentaires, et ainsi de suite.
    Ainsi en est-il des idées, des sentiments et des goûts. La vie fourmille de contradictions, et c’est dans ces contradictions que naissent les dynamiques : les changements et les révolutions géologiques comme les révolutions sociales et politiques.
    C’est sur le « DRS » que nos « contradictions » ou nos oppositions se manifestent. Pour lui « Le pouvoir, c’est … le DRS…prolongement naturel de la colonisation » affirme-t-il. Pour moi, le DRS est le résultat, comme toutes les autres institutions algériennes ( politique, juridique, idéologique…) d’une culture puisée aux sources de l’autoritarisme patriarcale, et qui imprègne le imaginaires et les réflexes sociaux et politique. Le DRS est une invention de l’idéologie nationaliste fondée sur la suspicion, la paranoïa, la défiance et la loi des plus forts. En un certain sens, nous sommes tous du « DRS » dans la mesure où nous n’admettons pas le dialogue et l’écoute réciproque comme mode « civilisé » d’organisation social, d’échange et de partage. Notre mentalité d’Algériens est toute imprégnée de réflexes d’autoritarisme, de culte absolu de la force comme accoucheuse de l’Histoire…
    Les politiques, y compris les leaders d’opposition, même les plus « démocratiques » tiennent de la mentalité du DRS tant ils cultivent les réflexes autoritaires au détriment de la communication, du dialogue et du respect de l’opinion d’autrui. Enfant cadet du MALG et d’autres services secrets inventés par la Révolution, le DRS répète et reproduit les gestes de ses aînés. Avant de devenir une institution, le DRS était d’abord une mentalité, une culture du secret, des réflexes nourris de méfiance envers les « ennemis » extérieurs et internes, et une volonté de puissance envers et contre tous. Les politiques, et même les simples citoyens, sont DRS sans le savoir, et celui-ci tient sa culture essentielle de la masse du peuple dont il est issu. Considérer le « DRS », l’envisager comme s’il était venu du « dehors », comme un martien qui se serait implanté comme un corps exogène au sein de la société algérienne, c’est faire preuve d’une vision unilatérale…
    Se focaliser sur le seul DRS en négligeant les forces sociales et politiques qui lui servent d’appuis puissants ( y compris les mentalités et la culture qui les informe), c’est se livrer à des masturbations intellectuelles qui ne nous mènent nulle part, sinon à rabâcher les mêmes critiques et les mêmes griefs fatigant et fastidieux à l’égard de cette institution à laquelle on ne pourrait pas lui imputer la totalité de nos faiblesses et de nos régressions en matière de droit et de démocratie…
    Le changement requiert non pas l’exclusion de ce DRS, sa condamnation en bloc, mais son inclusion, sa participation dans la transformation de la société civile et politique. Vous dites que des généraux ont commis des crimes pendant la décennie noire? Je l’ai lu moi aussi dans des libelles, articles, livres, etc. J’ai lu aussi que des chefs terroristes ont assassiné des centaines de citoyens et des intellectuels de renom. Leurs victimes ne sont pas des êtres imaginaires. Ce sont des hommes, des femmes et des enfants en chair et en os. Mais alors comment confondre ces criminels, comment les identifier en fournissant la preuve de leur culpabilité? Ce n’est pas être « pro » ou contre le « DRS » qui va avancer le débat : c’est comment élucider l’origine et identifier avec exactitude les auteurs de tous les crimes, sans distinction d’étiquette, commis contre la nation algérienne, qui importe le plus…




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  • radjef said
    10 décembre 2010 at 19 h 56 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Ahmed Rouadjia, bonsoir. C’est certainement ma dernière intervention sur LQA, aussi je vous la réserve à vous et à la communauté universitaire algérienne. Je n’ai jamais douté de votre sincérité et de votre probité intellectuelle. Cependant il reste que nous ne sommes pas d’accord sur le sujet du DRS. Le DRS ne fait pas partie de l’identité algérienne, comme il n’est pas le produit de la société patriarcale ; c’est un humanoïde programmé et dépourvu de sentiments et de capacités de réflexion. Il ne sait pas réfléchir et il ne sait pas ce que le mot patriotisme veut dire. Il est à la solde des barons de la haute finance internationale et non au service du peuple et de la république. Le changement pacifique auquel nous aspirons toutes et tous, peut se réaliser sans le DRS. Il appartient aux partis politiques, tout particulièrement à l’opposition d’assumer sa responsabilité historique et de rompre avec les réflexes du mouvement nationaliste. Cette opposition, si réellement elle veut le changement, doit désormais s’armer de militants ayant le sens des responsabilités morales et civiques et non pas se contenter d’être l’attrape- nigaud d’où les tirailleurs,les zouaves, les janissaires, les harkis, les esclaves, les indicateurs lancent leurs conspirations et leurs ruses contre le peuple au profit de l’ordre établi. Pour cela, il faut que nos universitaires brisent ce climat de suspicion, dépassent leur peur… Il faut qu’ils honorent leur statut d’universitaires et cesser d’être ce que Ferhat Abbas, B Ben Khedda, M’hammed Yazid…ont été pour les Bossouf, Bentobal, Amirouche, Krim, Mohammedi Said, Mahmoud Cherif, Boukharouba…




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  • khaled
    10 décembre 2010 at 22 h 22 min - Reply

    C’est pathétique….les uns s’inclinent devant un mensonge transformé en vérité absolue, d’autres rendent les armes avant même de les prendre.

    L’Algérie était avant vous et il y sera quand l’éternel rappellera ses sujets.




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  • tacili
    11 décembre 2010 at 0 h 38 min - Reply

    Bonsoir,

    Quote:

     » Ce n’est pas être « pro » ou contre le « DRS » qui va avancer le débat : c’est comment élucider l’origine et identifier avec exactitude les auteurs de tous les crimes, sans distinction d’étiquette, commis contre la nation algérienne, qui importe le plus… »

    Un rappel pour ceux qui ont la mémoire courte : Les protagonistes directes de la tragédie nationale sont :

    Au plan politique :

    1. Les putschistes et les janvieristes : coalition de l’elite militaire et un ensemble de chapelles politiques éradicatrices.
    2. La direction politique du FIS.
    3. Les puissances mondiales hostiles a l’islamisme politique militant.

    Au plan militaire :

    1. Le DRS en tant que cerveau de l’Armée et les Généraux issus de l’Armée française.
    2. Les groupes armés infiltrés par le DRS.
    3. Les groupes armés qui ont été mis en place par le DRS.
    4. Les groupes islamistes authentiques(minoritaires au fur et a mesure)

    Maintenant libre a chacun de croire ou pas a l’implication totale du DRS dans l’opération psychologique de pousser les militants du FIS a prendre les armes et les encadrer par des « officiers barbus » et les téléguider en décidant des objectifs a atteindre et détruire.
    Si les « moughafalines barbus » ont été dans certains cas la main qui a exécuté des assassinats, le cerveau qui dirigeait les opérations derrière la scène n’était autre que les DRS. Créer un ennemi, le gonfler pour mieux l’abattre…vielle méthode appliquée a merveille. Tout était sous contrôle depuis le début.

    Etre pro DRS est une position intenable, il faut être contre cette machine de mort et ce nid de criminalité. Comment peut on penser qu’il est insignifiant d’être pro ou contre les DRS..c’est hallucinant.

    Il est clair que le débat est vain avec un monsieur qui s’est fait sien le credo d’ériger des barricades intellectuelles autour du DRS pour non seulement le défendre mais le laver de plus blanc en cultivant le doute malgré les preuves irréfutables de son implication dans les assassinats collectifs les plus odieux.

    L’opposition réelle devrait prendre note de cet alignement.
    Merci




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  • Ammisaid
    11 décembre 2010 at 12 h 47 min - Reply

    Le Drs c’est le bébé de nos papas et de nos mamans. Il est un monstre issu des entrailles de nos mères, qui a tété à leurs seins et qui est éduqué conjointement par nos pères et mères.
    Conclusion, il faut protéger notre frère le bébé Drs et couper tous les utérus de nos mères et tous les zizis de nos pères pour cesser de procréer d’autre monstres. Le bébé Drs a grandi, il a la soixantaine et il a des moustaches mais il est toujours un bébé! Soubhan Allah !
    Fraternellement




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  • Afif
    11 décembre 2010 at 15 h 10 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Mr Rouadjia :

    Dans votre dernière réponse que j’ai lue attentivement, je n’ai pas trouvé ce qui vous a motivé à écrire ce qui suit, selon ce qu’a cru lire le frère Abdelmadjid Ait SAADI, à savoir :

    « La conférence de DURBAN, l’automne dernier en a été la démonstration éclatante et inquiétante. C’est l’un des RAISONS qui m’a poussé à ECRIRE CE LIVRE ».

    Dans quelle mesure la conférence de DURBAN vous a-t-elle inquiétée : à moins que ce ne soit pas vous l’auteur de cette affirmation, mais quelqu’un d’autre que vous auriez repris. Merci par avance pour vos éclaircissements.

    En ce qui concerne la séparation qu’il faut faire entre les juifs et les sionistes, votre postion est révolutionnaire, patriotique et humaniste. Même les immams de mon quartier, je les ai invités à ne pas faire d’amalgame et heureusement, ils m’ont écouté pour la plupart.

    Enfin, permettez-moi de ne pas être d’accord avec vous sur le racisme culturel des arabes : qu’il ait existé ou non, dans de telle ou telle proportion, je pense qu’il était inutile de le rappeler. Si on commence à ressortir tous les travers de tous les peuples sans qu’il y ait aucune utilité substancielle et qu’au contraire, ces rappels ne font que raviver certaines plaies, ce n’est pas juste. Personnellement, je témoigne pour mon époque : à part les mariages, et ce même entre blancs et arabes, je n’ai remarqué que la fraternité et l’amitié entre le musulman et le juif (notre voisin était un rabbin juif et ami de mon père qui était lui lecteur du Coran), et entre le blanc et le noir où le blanc se permet de héler le noir par le mot « nigrou » pour le provoquer, sans que celui-ci s’en offusque.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    11 décembre 2010 at 15 h 17 min - Reply

    Assalam;
    Cacher le soleil avec un tamis de surcroit troué, voila la vraie teneur de la réponse de Ahmed Rouadjia, que je croyais pourtant plus futé, pour se sortir de ses erreurs de jeunesse. Hélas, sa dernière sortie, pour faire croire à une mauvaise lecture de ses jugements à l’emporte pièce, contre aussi bien les Arabes, les Palestiniens, et même les Algériens, cette énième fois, pour nous traiter de vrais racistes au sens religieux, cette fois encore, ne démontre qu’une seule chose: La proximité des sionistes, laisse des traces indélébiles, chez les esprits les moins préparés, comme celui d’Ahmed Rouadjia.
    Une, dix, ou cent relectures de l’ouvrage phare, qui m’a horripilé, au sens premier et second de Rouadjia, ne fera que confirmer, que sa méconnaissance pour ne pas dire, par courtoisie et indulgence pour lui, son mépris affiché de la société algérienne réelle, comparé à son indulgence à l’égard du sionisme aussi bien religieux, culturel, que politique, tout au moins à travers ses écrits, l’amènent à l’énoncé de généralités vaseuses dont il se garde de donner l’origine, anthropologue qu’il est pourtant, pour donner libre cours à son acharnement contre le « faible », le palestinien, bref, l’arabe.

    Je pensais lire un « mea culpa » mais au lieu de cela, nous avons eu droit à un petit rappel d’évidences dont s’enorgueillissent les musulmans qui n’ont jamais fait de distinction entre noirs, juifs, chrétiens, mais au contraire parlé de croyants, de musulmans, au sens de soumission au Créateur unique, et de croyants parmi les gens du Livre, et considéré les humains frères qui ne se distinguent que dans leur foi, leur comportement, et le bien qu’ils répandent autour d’eux.
    Voici qu’aujourd’hui, je vous surprend à tenter de flétrir nos sociétés, en nous traitant de racistes anti noirs et anti juifs, voila de quoi nourrir les motivations morbides de ceux qui expulsent, détruisent les foyers de nos frères palestiniens au nom du droit des « juifs bibliques » à faire leur ALIYA et à reconstruire le Temple après avoir fait table rase de notre présence en Palestine, et bien sûr, après avoir trouvé parmi nous des supplétifs, pour justifier leur « vengeance », à moins que vous ne sachiez plus si cette partie du scénario pourrait ou non emporter votre adhésion.
    Quand on défend les démons, quand on traite les victimes de gens qui méritent leur sort du fait du leur impéritie supposée, c’est qu’en effet, le sociologue que vous êtes, s’est couvert les yeux et a tétanisé son intellect pour n’entendre que les voix des bourreaux.
    Évidemment, ce constat que je fais sur vos positions aussi bien politiques, que sociologiques, se rapportent aussi bien à vos positions sur les dépassements des services critiquables qui ont fait de la terreur du citoyen, un mode de gestion de l’État, que vous défendez bec et ongle, que de ces États fantoches, que vous croyez critiquer du bout des lèvres, alors même que vous vous refusez à dire la seule évidence qui sied pour les caractériser, à savoir que l’État d’Israël, est un État colonial, raciste, par tradition religieuse, et culturel, fondé sur la supériorité ethnique, le non droit, et enfin la violation des principes élémentaires des droits de l’homme, par un pays qui ne respecte que le « juif », dans la mesure où il n’est ni noir falasha, ni juif sépharade, si possible, mais plutôt ashkenaze, européen et BLANC de blanc…

    Les « intellectuels » qui ont renié Mouhamad, et n’ont pas été acceptés par ‘Issa, as, ne seront certainement pas acceptés par Moussa, as, m’avait enseigné mon père, Rahimahou Allah, quand il m’enseignait dans les années 40/50’s, le sens de :Baqara, 2/120
    Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu’à ce que tu suives leur religion. – Dis: «Certes, c’est la direction d’Allah qui est la vraie direction». Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n’auras contre Allah ni protecteur ni secoureur.




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  • radjef said
    11 décembre 2010 at 17 h 55 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Je n’ai pas rendu les armes, mais je refuse qu’on me prenne pour un idiot narcissique qui s’auto- sublime en lisant ses propres âneries…Ni anarchiste, ni fou idéaliste, ni nihiliste, ni « élitiste » petit bourgeois et encore moins un prêcheur que la providence a bien voulu placer sur le chemin de l’humanité pour sauver les âmes égarées. Au fait mon coup de gueule d’hier, c’était ma façon de désapprouver certains articles mis en ligne par mes amis DB et S Sidhoum…
    Je ne suis pas un passéiste qui se voile derrière des événements auxquels je ne comprends rien. Quand je n’ai rien à dire, je ferme ma gueule.
    J’ai dit que Wikileaks est une autre fourberie de l’Occident contre les pays arabes, et je m’explique à ce sujet.
    Je ne suis pas contre tout ce qui vient de l’Occident. Je veux être un partenaire à part entière comme l’est du reste un norvégien, un suisse, un hollandais, un italien, un américain et non un cobaye de la mondialisation. Je veux profiter pleinement de l’universalité et des nouvelles techniques de l’information et de la communication nées dans le sillage de la mondialisation, sans me renier, sans rien céder de mes valeurs propres…Or il se trouve que depuis un demi siècle ou plus, l’Algérie est devenue par l’inconséquence et le manque d’imagination de ses dirigeants un cobaye sur lequel l’Occident aura tenté toutes sortes d’expériences. Si bien qu’aujourd’hui l’algérien pense sincèrement qu’il est un sous homme incapable de se hisser au rang de l’espèce humaine, qu’il faut nécessairement être l’autre et cesser d’être soi même pour ouvrir droit à une vie digne, pour avoir droit au respect, à la vérité, à la démocratie et au bonheur.
    La mondialisation qui par ses nouvelles formes de communication et d’information a permis à l’Europe en dépit de la richesse de ses différences de se regrouper sans qu’aucun un Etat ne soit menacé dans sa cohésion, qui a permis à l’Europe d’être encore plus forte par sa monnaie unique (l’Euro), serait-elle incapable d’offrir les mêmes perspectives au monde arabe et au Maghreb en particulier ? J’avoue que quelque chose ne tourne pas rond. Les peuples du Maghreb auraient-ils failli à quelconque engagement sacré pour subir le règne de dirigeants désignés et choisis par l’Occident ? Pourquoi le Sahara Occidental ne serait pas ce que la principauté de Monaco est pour la France ? Est-ce que cette issue qui aurait permis aux marocains, aux algériens, aux tunisiens, aux mauritaniens et aux libyens de travailler pour un même objectif, a savoir l’enracinement des principes de solidarité et de démocratie, est-elle contraire aux principes de la mondialisation et ses nouvelles techniques de communication et d’information dont Wikileaks est en passe de succéder à CNN pour devenir le maître absolu ?
    Toutes les décisions qui ont engagé le destin de la nation, ont été l’œuvre des militaires et seulement des militaires. Or depuis les années 80, depuis la réunion de l’ENITA au cours de laquelle Kasdi Merbah a tourné le dos aux choix de son ami Boukharouba, aucune décision n’a été prise sans l’aval des américains et français. Quel est l’avis de Wikileaks à ce sujet ? Les ambassadeurs et autres attachés militaires qui se sont succédé à Alger depuis cette époque, auraient-ils oublié d’envoyer des câbles à leurs chefs respectifs à la Maison Blanche ? Plus proche de nous les événements du printemps noir au cours desquels de hauts responsables de la hiérarchie militaire ont conspiré contre la république pour déposer Bouteflika de son trône. C’est grâce à la 6eme flotte américaine qui a braqué ses canons sur les Tagarins et à la visite de M E Marie, alors ministre de la défense de la république française qui a signifié de vive voix les intentions de ses chefs au général de corps d’armée Mohamed Lamari, que le pire a été évité. Est-ce que Wikileaks n’a pas reçu de câble à ce sujet ? Voila donc en gros pourquoi j’ai eu ce coup de colère…




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  • Larbi Anti-DRS
    11 décembre 2010 at 19 h 29 min - Reply

    @ Ahmed Rouadjia,
    Quote: « Ce n’est pas être « pro » ou contre le « DRS » qui va avancer le débat : c’est comment élucider l’origine et identifier avec exactitude les auteurs de tous les crimes, sans distinction d’étiquette, commis contre la nation algérienne, qui importe le plus… »
    Ont ne peut être neutre en face d’une bête sans visages, lâche, immorale, immonde, criminels, assassins qui commet des crimes de masses et des crimes contre l’humanité. Aussi, je n’ai que foutre de ce que peut pense’ un américains ou européens de ma manière de milite’, de demander vérité et justice. En plus ce sont eux qui sont responsables de nos malheurs et c’est eux qui maintiennent les criminels en place. N’est-ce pas que Wikileaks (CIA propaganda) a bien dit que les compagnies pétrolière multinationale ont un agent dans chaque ministère de pays qui ne se respecte pas tel le Nigeria, Qatar, Saoudie, Koweït, Algerie, que le CEO de la multinational pétrolière sait beaucoup plus ce qui ce passe dans un des pays, même plus que le président, le ministre du pétrole et aussi plus que le lâche responsable, sans visage des services de l’insécurité.




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  • IKER
    11 décembre 2010 at 22 h 38 min - Reply

    Pas encore, les spectres de l’État-drs les uns nous poussent vers l’arrière les autres nous barrent la route vers l’avant.

    @AIT SAADI
    mérci pour cette audace et cette libérté.




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  • rouadjia
    11 décembre 2010 at 23 h 49 min - Reply

    @ Ait Abdel Madjid Ait SAADI
    Cher ami, bonsoir. A la lecture de votre dernier billet, je conclus que vous n’êtes pas un homme modéré, sage, raisonnable, et nuancé dans vos raisonnements, mais un homme fortement marqué par la passion idéologique qui ne laisse pas de place au raisonnement critique, à l’impartialité, qui est l’une des vertus cardinales de l’objectivité. Vos lectures des idées et des raisonnements des autres relève d’une posture fort superficielle, d’un regard tronqué, mutilé…Les nuances même lniguistiques, sémantiques et syntactiques échappent à votre entendement. La preuve la plus flagrante en est votre commentaire erroné des passages de mon livre où je critique les représentants du sionisme politique en France…. Vous m’attribuez des idées et des sentiments que justement je reproche à ces mêmes défenseurs du sionisme militant et agressif. Je suis bien tenté de vous assimiler à tous ces extrémistes de la pensée ( aussi bien de gauche que de droite, extrémiste religieux ou extrémiste laîcs…). Vous n’êtes pas engagé dans un débat d’échange raisonné et serein, mais dans un combat fait sur fond d’insultes, d’accusations et d’inverctives envers ceux qui ne partagent pas vos « certitudes » quasi eschatologiques. N’était le respect que j’éprouve pour l’ensemble des intervenants de ce site, je ne vous aurais pas répondu à vos accusations gratuites, fausses et absurdes. Dire que je suis pro sioniste, alors que tous mes écrits prouvent le contraire, relève d’un gros mensonge et d’une mauvaise foi évidente. par ailleurs, vous me renforcez dans la conviction que l’Algérie démocratique, pacifiée et réconciliée avec elle-même, aurait plus à craindre avec des personnes de votre profil qu’à gagner en modération et en apaisement. Vos propos et vous raisonnements sont une invite à l’intolérance, à la haine et à la violence, choses que je condamne avec force. Je pense que vous êtes justement ce personnage dont aura besoin le DRS que vous critiquez de manière véhémente, mais souvent à tort et à travers. Tout en le villipendant, vous ne vous rendez pas compte- mais alors nullement-que vous lui rendez d’éminents services, puisque vous mettez tous les membres du DRS, chefs et exécutants, dans le même « sac ». Ce faisant, vous créez des ennemis à forcer de verser dans les généralités abusives et les amalgammes. Votre vision étriquée et hantée par le DRS vous conduit à ne voir que deux couleurs : le Noir et le Blanc, et entre les deux formes de couleur, les nuances s’estompent devant votre regard obnubilé par l’idéologie extrémiste. Vous ne savez que coller des « étiquettes » aux autres et attribuer des catégories définitives aux gens qui n’épousent pas vos opinions fondées sur pré-notions et des idées toutes faites… Votre « drame » idéologique réside dans la rigidité de vos structures de pensées préconçues, et votre combat me paraît être une véritable aporie, une impasse totale…




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  • Abde Madjid AIT SAADI
    12 décembre 2010 at 16 h 33 min - Reply

    Assalam;

    J’ai cité suffisamment de vos textes, pour vous confondre etvous démasquer, pour révéler qui vous êtes et pour qui vous roulez.
    Je n’ai guère besoin de polémiquer pour vous donner une occasion de vous dédouaner.
    Wa kheyrou alkhatâ’oun attawâboun, voila ce que vous auriez dû faire plutôt que de tenter de tromper les lecteurs qui SAVENT LIRE, et qui ne se laisseront pas gruger.
    VOS ECRITS, y compris à propose de DURBAN, sont toujours disponibles, pour vous confondre, y compris par un enfant du collège.

    Alors cessez de plaisanter et de controverser inutilement pour transformer BADR, Trafalgar, VERDUN, à défaut d’un Dien BienPhu, en « victoires verbeuses » et admettez que vous êtes ce que vous êtes, et donc incorrigible, même si cela ne me convient pas de vous voir vous démener inutilement, et que ma fibre d’Algérien, de musulman, de démocrate attaché aux droits de l’homme s’en trouve heurtée, car j’aurai tant aimé vous sauver la mise, mais hélas, pour vous, votre attitude si puérile et si stupide me fait de la peine.

    Allez je vous laisse vous morfondre dans vos contradictions, Monsieur qui avez « écrit ce livre », pour vous élever contre le RACISME des musulmans….

    Ainsi soit-il, c’est dommage que Mme Golda Meir et Bengourion, ne soient pas de ce monde, ils vous auraient inviter à diriger des thèses sur la Shoha, à l’Université de Tel Aviv, et votre nom aurait trôné sur le parvis du temple « reconstruit ou déconstruit ».

    Pour le DRS, ce n’est pas ma tasse de thé, mais la votre en EXCLUSIVITE, car je n’ai répondu qu’à votre indigne sortie contre les Algériens, les arabes, les palestiniens, et les musulmans que vous traitez de RACISTES anti juifs, anti noirs, oubliant ou plutôt dédouanant vos amis idéologiques.

    Protégez moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge.




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  • Le modéro-pondérateur
    12 décembre 2010 at 18 h 41 min - Reply

    On se croirait à l’ENTV.On parle démocratiquement de tout ce qui a trait au sionisme,à l’impérialisme ,aux supposées causes du malheur des peuples de ce monde ,on théorise,on démontre à force d’arguments,on accuse ,on culpabilise,on va même jusqu’à la limite de l’insulte dans ces faux…ébats.
    Et bien sûr on oublie ce qui se passe chez nous.
    Et même si M.Rouadjia était pro-sioniste,je serais d’accord avec lui.C’est pas facile d’avoir un tel courage et c’est pas toujours qu’on voit les faiseurs d’opinion casser des tabous et sortir des ornières indélébiles tracées par des décennies de pensées rétrogrades.




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  • MissTmourt
    12 décembre 2010 at 19 h 20 min - Reply

    Monsieur Rouadjia j’ai toujour pensé, avant de vous voir intervenir sur ce site de résistant et cru un instant, avec joie, à un revirement salutaire, que vous aviez quitté la France uniquement par dépit et manque de travail: le place de « l’intellectuel docile exotique musulman » étant déjà prise par Malek Chebel.

    Je constate à regret que vous n’avez pas changé…..

    @ Ait Saadi,

    Cela fait un moment que je vous lis sur différent forums consacré à l’Algerie et je me suis toujours demandé : à quand un ouvrage grand frère ?? Il faut éduquer notre jeunesse et lui donner des repères autre que ce veulent nous offrir certains esprits capitulards et complexés.

    J’en profite également pour passer le salam à Lahouari Addi pour son travail colossal, à Benchenouf et Sidhoum pour leur travail et courage !!! Et à tous ceux qui font ce qu’ils peuvent pour changer les choses. Tout simplement merci.




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  • zehira Houfani Berfas
    12 décembre 2010 at 20 h 47 min - Reply

    @M. Abde Madjid AIT SAADI , bonjour,
    Dois-je vous remercier de dénuder l’un des « nôtres » de sa parure « nationaliste » pour faire paraître le pro-sionniste, ou bien tout simplement vous demander, pourquoi, cher monsieur, ne pas avoir intervenu dès l’accueil chaleureux que nous avons réservés à M. Rouadjia dans cette tribune et les premiers élans de sympathie que nous avons manifestés pour le défendre? Certes, il est du devoir de chacun de s’informer, quoique ce n’est pas toujours évident, de douter des siens, à plus forte raison quand le chaos est dans la maison et qu’il menace de tout faire exploser: le bien et le moins bien avec le pire. Ce qui semble évident, pour quelqu’un qui évolue dans le milieu soi-disant « intellectuel » est que la plupart des plumes qui souhaitent émerger en occident doivent obligatoirement avoir la sympathie du lobby sioniste. Et chacun sait comment s’y prendre. Le pire serait de constater l’ampleur et ses implications sur le processus de construction de l’état de droit dans ce pays morcelé.
    D’autant plus que vous le dites « Protégez moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge »
    Cordialement.




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  • IKER
    12 décembre 2010 at 22 h 15 min - Reply

    Des paroles vaines sur des actions impuissantes, la liberté ne doit pas être dans un livre,elle doit être dans le peuple,réduite en pratique.

    on n’écrit pas innocemment,pas d’acteur de ce côté-là de la société, mais rien que êtres agissants par ordre et sur commande.
    de l’État-DRS on a reçu que du plomb.

    Chaque jour qui passe il reste moins à sauver de l’ordre des casques,
    moins de travail de démontage et de décodage.

    A vendre ce que les sionistes n’ont pas vendu
    A vendre la dispersion du peuple paléstinien
    A vendre la mort atroce de la palestine
    A vendre ce que ni le temps ni la science n’ont pas à reconnaitre.

    tout vient de la hyène boiteuse qui prêche dans les mosquées ,rien du juif pontif avide ni du tyrannique diacre chrétien.

    LA VERITÉ EST UNE QUÉSTION PARATIQUE.




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  • still
    12 décembre 2010 at 23 h 04 min - Reply

    Je decouvre aujourd’hui que je fais de la prose!




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  • Ammisaid
    12 décembre 2010 at 23 h 21 min - Reply

    Critiquer le Drs ou critiquer l’armée ne signifie, nullement, s’attaquer aux éléments patriotes et sincères de ces institutions. Les premiers qui subissent la honte et l’impuissance sont eux à cause des convictions et des actes des éléments pervers qui ont infesté et qui contrôlent, pratiquement, ces deux institutions. Lesquels, normalement, auraient dus empêcher tout ce que subit le peuple comme malheurs et comme douleurs et tout ce que subit le pays comme retard dans tout les domaines, jusqu’au point ou sa survie se trouve menacée.
    C’est ceux qui disaient que nous étions un peuple formidable qui assassinait et qui continuent à assassiner tout ce qui est formidable en nous.
    Fraternellement




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  • Afif
    12 décembre 2010 at 23 h 33 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Abdel Madjid AIT SAADI :

    Mr Rouadjia ne veut ou ne peut répondre à mon dernier message relatif à la conférence de l’ONU de Durban où Israël et les USA se sont retrouvés esseulés, moralement écrasés. Il ne nous reste qu’à lire son livre « Les enfants illégitimes de la République ».




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  • Adel
    12 décembre 2010 at 23 h 37 min - Reply

    Notre pays souffre de maux multiples et si nous ne hierarchisons pas les problèmes, il nous sera très difficile de voir le bout du tunnel.

    Il est sûr que la culture patriarcale et les reflexes acquis par les militants nationalistes durant l’époque coloniale ont joué un rôle dans la mise en place du pouvoir autoritaire dans notre pays. Mais la question la plus importante est de savoir comment se débarasser de ce pouvoir afin de commencer une nouvelle ère, celle de l’État de droit. Quelle est l’institution qui détient le pouvoir réel en Algérie et qui bloque toute évolution? Si ce n’est pas le DRS et l’ANP, alors quelle est-elle? Est-ce la Présidence? Est-ce l’APN? Voilà la question qui nous préoccupe. Quant à faire des analyses sociologiques sur les tares et les insuffisances de notre culture – héritage de plusieurs siècles de décadence et d’oppression -, elles sont utiles certes, mais ne nous servent pas à grand-chose dans l’immédiat. Dans le combat que nous menons, nous devons clairement désigner l’adversaire principal, sinon notre discours risque de contribuer à semer la confusion sans atteindre aucun objectif.




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  • liberté
    13 décembre 2010 at 12 h 17 min - Reply

    @ Ahmed Rouadjia,

    Je vous demande de ne plus parler au nom des citoyens Algériens que vous qualifiez de di citoyens DRS. Je vous signale que je suis un anti DRS et je vomis le DRS et son chef Tewfik Mediene. Vos réactions sur ce forum sont une offense et une insulte aux milliers de victimes de terrorisme,aux familles de disparus,aux harragas,aux exilés et aux enfants orphelins que le général Tewfik Mediene a tué leurs péres. Respectez svp nos chouhadas qui ont donné leur vie pour que l’Algérien vive dignement dans son pays. STOP AU POUVOIR DRS EN ALGERIE.

    Cordialement




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  • radjef said
    13 décembre 2010 at 12 h 33 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Les questions soulevées ici par Ahmed Rouadjia sont d’importance nationale. Les questions d’ordre personnel n’ont pas leurs places dans ce débat, débat qui il faut le rappeler, interpelle les adultes et les militants responsables.
    @Ahmed Rouadjia, bonjour. Votre raisonnement est juste, mais vos hypothèses sont fausses pour ne pas dire anachroniques. Je sais que vous êtes profondément sincère et que vous n’avez aucune arrière pensée dans ce qui anime vos interventions. Mais vous avez parlé comme un universitaire décalé de la réalité…Ce que vous dites à propos du DRS aurait eu un sens, aurait été logique si nous étions dans une république aux institutions bien établies, comptables devant les représentations légitimes du peuple. Hélas ! Et mille fois hélas ! Nous vivons dans l’un des régimes les plus pernicieux et les plus pervers dans l’histoire de l’humanité. Le DRS n’est pas le résultat du processus de la guerre d’indépendance ou des mouvements de libération qui ont marqué la seconde moitié du 20eme siècle. L’associer à un processus de changement pour la restauration d’un Etat de droit, relève de la naïveté politique. Je vous l’avais dit dans l’une de mes réponses, le DRS est le clone de la colonisation. C’est la greffe réalisée par de Gaulle à Baden- Baden sur les instances de la révolution algérienne en 1958…Mais je ne vous en veux pas pour autant. Faire sortir le pays de l’impasse n’est pas du seul ressort de Raoudjia, d’autant plus vrai celles et ceux à qui incombent le devoir de dévoiler la vraie nature, refusent d’assumer leurs responsabilités. Pour ainsi j’en veux beaucoup plus aux survivants du 1er novembre et aux historiens qui refusent de libérer l’histoire de ceux qui la retiennent en otage pour faire le jeu de la junte et de la France…Les mensonges et les fausses gloires d’un 1er novembre ont hypnotisé le peuple devant la junte au pouvoir. Aujourd’hui au lieu d’analyser et de comprendre le pourquoi de notre situation, nous sommes réduits à des visions étriquées sans rien de commun avec la réalité, à la masturbation mnémonique, à une conduite qui sent le mensonge, la schizophrénie et un nationalisme dégradant.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    13 décembre 2010 at 12 h 46 min - Reply

    Assalam;

    Trop de choses ont été écrites par Ahmed Rouadjia, pour qu’il tente de les nier du revers de la main, en disant que nous ne savons pas lire, ou tout simplement, que ce ne serait pas ce qu’il voulait dire
    Eh bien soit, et sans vouloir faire de la publicité pour son livre « les enfants illégitimes de la République », Karthala, qui contient par ailleurs de bons passages pour dénoncer les lobbys sionistes, je tiens par honnêteté intellectuelle, à revenir à ma participation initiale qui a déclenché sa colère.
    Faisant confiance à la sagesse des lecteurs, voici des extraits incomplets, certes, mais largement suffisants pour avérer mes arguments.

    Certains disent que nous avons à débattre d’autre chose de plus important, mais je réponds que le sujet actuel sur ce lien est la VERITE face à l’INTELLECTUEL.

    L’intellectuel a-t-il le droit de se taire face aux dénis des droits de l’homme, face aux FALSIFICATIONS, face aux allégations mensongères des faiseurs d’opinion et aux mystificateurs ?

    http://books.google.com/books?id=kbaTwEmhRP0C&printsec=frontcover&dq=les+enfants+ill%C3%A9gitimes+de+la+r%C3%A9publique&source=bl&ots=RQUfisxV1J&sig=fPhE0TZ8UUjcstR_W18SB818m1Y&hl=fr&ei=UfQFTYW2A8jssgbahLDjCQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBYQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false

    Voici le lien pour lire et JUGER pour soi-même, en espérant que nos « intellectuels » feront à l’avenir attention à ce qu’ils écrivent, pour ne plus insulter l’avenir.




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  • khaled
    13 décembre 2010 at 22 h 02 min - Reply

    Le vernis a craqué…et il était de mauvaise qualité en plus.
    Dire la vérité sur la révolution n’implique point le refus de se voir en face.

    Les chouhadas NE REVIENDRONT PAS, mais ce n’est pas une raison pour casser du 1 Nov a chaque commentaire.

    Ce qui croient encore que Yalta et le monde a offert a un peuple martyrisé son indépendance doivent relire leur ABC.

    Je ne peux croire avec tout ce qui a été écrit notamment par notre confrère Laddi. qui sut décrire d’une façon éloquente l’impasse politique après l’indépendance en l’imputant a une limite politique du Nationalisme Algérien, sans pour autant rentrer dans les querelles des Hommes. Malgré cela, certains refusent d’apprendre et d’évoluer.

    La sagesse dicte le respect de soi en premier, et ensuite de l’autre.

    La révolution est grande, elle n’a point besoin de ma personne pour la glorifier, mais a chaque fois que des esprits sèment le doute au nom de je ne sais qu’elle idéologie, sur cette révolution, je leur répondrais.

    Si nous Algériens ne nous pouvons aimer cette date fondatrice de l’État Algérien…Je vous réfère au peuple Serbe qui vénère une défaite comme symbole de la naissance de sa nation!!! en l’occurrence la bataille de Kosovo Polje.

    Un exemple a méditer.




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  • Zendagui
    13 décembre 2010 at 23 h 40 min - Reply

    M Rouadjia,

    Il n’est pas aise de faire face a la lecture sélective. Hélas l’élitisme n’est pas notre fort, ceux qui rêvent d’une culture commune à tout un peuple, plus préoccupés de valeurs que d’arrivisme, et peu soucieux de se faire tresser des lauriers sont une denrée rare. Par contre le courant de pensée inverse est devenu un art de vivre, la contradiction, l’antinomie et la disconvenance au discours ou a l’écrit, généralement mal compris s’érigent en mode d’emploi …… c’est le hab habisme qui prend.son envol.
    Avec toute ma sympathie M. Rouadjia




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  • Liès
    14 décembre 2010 at 2 h 56 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Avis de simple citoyen qui est contre le lynchage d’un homme quelque soit ses idées.

    Je suis un algérien de l’Algérie profonde, j’ai vécu toute ma vie parmi le peuple. Je connais le montagnard, le paysan, le citadin, j’ai croisé le moudjahid et le harki, j’ai approché des hauts responsables et des personnalités politiques qui ont marqué l’histoire de notre pays (en bien et en mal). Je connaissais la SM, des années 1970, la Garde Républicaine, et même l’ANP (généralement les bataillons).

    Je n’avais aucun lien avec le FLN (c’était l’époque du parti unique), ni avec l’UGTA, ni avec l’administration (Wilayas, Daïras, APC).
    Par contre j’ai effectué un bref passage au Ministère de l’intérieur.

    Je n’ai jamais de ma vie porté une arme, je n’ai même pas effectué mon service militaire, j’ai toute ma vie été un civil.

    Mais j’ai eu toujours eu peur d’un civil riche que d’un général. J’essaie d’expliquer ci-dessous cet état d’esprit même si cela ne doit, à juste titre, intéresser personne. Chose que je concède, mais il y a un mais!

    Vers la fin des années 70, j’ai commencé à avoir des appréhensions. Dans le début des années 80, ces appréhensions se sont muées en inquiétudes et quelques années plus tard en anxiétés troublantes.

    Toute ma vie je n’avais éprouvé la moindre peur de l’algérien. La SM comme les gendarmes ne m’inspiraient aucune crainte et encore moins les militaires de l’ANP (je parle des actifs), mais je commençais à avoir une réelle peur des civils nouveaux riches, et je n’avais pas tort car ces nouveaux milliardaires se sont avérés être des dictateurs, des tueurs et des prédateurs en puissance, qui ont effectivement bouleversé les rapports sociaux en Algérie.

    Ils ont, dans leur écrasante majorité, commencé comme  »baggaras », ils faisaient le commerce du fourrage, de la pomme de terre, du bétail, ensuite les vergers fruitiers, et ensuite se sont lancé dans le bâtiment et les travaux publics et le commerce des matériaux de construction.

    Ils ont commencé d’abord par corrompre des chefs de Daïras et des Walis
    Ils ont acheté des terrains partout ou ils pouvaient le faire, et ont réussi à s’entourer de quelques hauts officiers militaires qu’ils ont réussi à corrompre.

    Eux, ils ont une grande part de responsabilité dans le terrorisme qu’ils ont financé et ont été les commanditaires de certains assassinats, ce qui leur a permis de multiplier leur fortune par cent et de faire de l’Algérie ce grand bazar hideux qui ne ressemble à rien.

    Bien sur que ce phénomène de nouveaux riches qui étaient des ‘’beggaras’’au commencement , a fait la jonction avec d’autres phénomènes tout aussi nuisibles, tels l’exode rural, la mauvaise production de l’école, la lourde bureaucratie, et la corruption qui commença à gangréner le corps social, ensuite vint l’époque des troubles, l’instabilité du pays qui commença à inquiéter (hypocritement) les pays voisins et soi-disant la communauté internationale.
    L’Algérie est sortie de l’anonymat, mais pas en termes de développement et de prouesses technologiques, mais en termes d’un danger obscurantiste et imprévisible qu’il faudra neutraliser.

    Et c’est alors que les velléités de tous s’affichèrent au grand jour. Ceux qui veulent contrôler les ressources énergétiques, ceux qui veulent élargir un peu leurs frontières, ceux qui veulent écouler leur marchandise périmée et ceux qui veulent faire de notre pays un lieu de transit de la drogue et de l’immigration clandestine. La superficie du territoire aidant, tous les sales coups sont permis pour enfoncer ce pays qui a nourri des étrangers plus qu’il n’a nourri ses propres enfants.

    En lisant les commentaires de la plupart des intervenants dans cette rubrique en particulier, j’avoue me sentir étranger, complètement déconnecté de la réalité algérienne.

    @ Rouadjia est cloué au pilori et l’ANP et le DRS sont considérés comme les principaux responsables du désastre algérien.

    Et comme je n’ai pas vu de pays au monde ou l’armée et les services de sécurité complotent contre les intérêts de leur propre pays et s’inscrivent dans la logique de sa destruction, j’ai commencé à me poser des questions et essayer des analyses pour voir un peu plus clair.

    Et comme beaucoup l’affirme avec une facilité déconcertante, je me suis dit : comment ce qui est inimaginable et impossible chez les autres puisse être vrai et réalisable chez nous?

    Une armée qui trahit son pays et une institution de renseignement et de sécurité qui travaille contre ses intérêts? Comment chose pareille doit-elle être possible chez nous?

    C’est pour toutes ces raisons et il y en a évidemment d’autres qui nous sont cachées, que j’ai conclus que l’ANP et le DRS font l’objet d’une redoutable campagne de déstabilisation, justement parce qu’ils refusent de céder l’Algérie aux convoiteurs étrangers et à leurs relais locaux (traitres et revanchards).

    Ces comploteurs utilisent en grande partie pour cela, la frustration et la rancœur des militants et sympathisants (une grande partie du peuple algérien) du Front Islamique du Salut dissous, à qui les militaires ont refusé la victoire des urnes, un mois de janvier 92.

    Mais que malgré cela plusieurs d’entre eux ont eu l’intelligence et le patriotisme nécessaire pour se démarquer du complot dirigé contre leur pays malgré qu’ils aient subit pour certains d’entre eux, de graves préjudices de la part de l’armée.

    Voila à mon avis, la lecture que je fais de la situation de crise de ces 30 dernieres années dans mon pays, et la hargne avec laquelle est menée cette saga contre l’institution militaire.

    J’ouvre une parenthese ici pour souligner que Chadli que je considère comme un président honnête et sincère, n’est pas visé quand j’évoque cette période.

    Partant du principe que les brebis galeuses se trouvent partout et à tous les niveaux des institutions du pays, j’avoue me sentir assez proche des thèses développés par le professeur @ Rouadjia que je trouve courageuses et pertinentes.

    De la même manière, je me sens très éloigné des positions de monsieur @ Ait Saadi Madjid, malgré la façon savante et très recherchée avec lesquelles il les a présentés.

    Pour moi @ Rouadjia parle vrai et choque, et @ Ait-Saadi parle faux et séduit. Toute la différence est la.

    Ceci étant dit, ne croyez pas que je ne me suis pas préparé à recevoir les foudres des partisans du nationalisme étroit et agressif et des professionnels du discours démagogique qui se vend bien au public malgré les vices cachés qu’il comporte.

    A ceux-là je dis, à vos claviers, vos imprécations sont les bienvenues, les prétextes ne manquent pas, défoulez-vous.

    Mais avant de clore mon post, il faut qu’il soit précisé ici, que j’ai des griefs contre l’institution militaire pour ce qui est en rapport avec la démocratie et l’instauration de l’État de Droit, et je demande sa collaboration pour réaliser ces objectifs chers à notre mentor dans ce domaine et qui n’est autre que monsieur Hocine Ait-Ahmed, mais qu’il soit dit également que je n’irai jamais me dresser contre l’institution militaire en raison d’un complot qui vise les richesses de mon peuple et la souveraineté de ma nation.

    Et ce n’est ni les accusations de sioniste ou de chrétien ou de toute autre trouvaille pro-immobiliste vociférées contre ma personne, qui me feront changer d’avis.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • radjef said
    14 décembre 2010 at 11 h 42 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Khaled, bonjour. En vous referant à l’une des analyses de l’honorable Addi Lahouari ou il évoque les limites intellectuelles et culturelles du mouvement nationaliste, vous ne faites qu’apporter de l’eau à mon moulin…Que connaissez vous du premier novembre 1954 ? Pourquoi plus d’un demi siècle après, cette date dont on dit qu’elle a sonné la fin des empires coloniaux, n’a fait l’objet d’aucune étude universitaire, ni ici, ni ailleurs ? Pourquoi le silence des élites sur cette date ? Pensez vous que vous êtes mieux placé que les « artificiers »-dont deux sont encore en vie- du premier novembre pour en parler ? Pourquoi Lamine Debaghine, Ben Tobbal et bien d’autres dirigeants ont refusé de s’exprimer sur cette date ? Pourquoi Ben Bella, Ait Ahmed, Ali Zammoum en écrivant leurs mémoires, ont évité de traiter la question qui nous concerne ? Aujourd’hui, l’ANP utilise le premier novembre pour justifier le pouvoir qu’elle détient sans partage depuis plus d’un demi siècle. Au nom du premier novembre, cette institution para clandestine refuse toute forme d’ouverture, toute élection libre, toute forme d’alternance, alors que le monde s’ouvre et avance à grands pas. Au nom du premier novembre, l’armée se livre à des complots, à des crimes sadiques gratuitement et à des impostures pour faire oublier au peuple d’exercer sa souveraineté. Au moment des Accords d’Evian, quels étaient les effectifs de l’ALN à l’intérieur du pays et combien ils étaient au premier novembre et au Congrès de la Soummam ? Quels étaient les effectifs de l’armée française, de ses supplétifs et harkis en 1954 et en 1962 ?…Ce n’est pas au nom du premier novembre que je laisserai l’armée et ses moudjahidines de la 25eme heure instrumentaliser les sacrifices de mes parents pour brader l’honneur de la république. Autre chose Khaled, l’Algérie a existé avant le premier novembre. L’Algérie n’est pas née en 1954 ou en 1962. De Massinissa à Ben Boulaid en passant par l’Emir Abdelkader, elle a une longue histoire…




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    14 décembre 2010 at 12 h 13 min - Reply

    Assalam;

    Décidément la chasse aux sorcières a été lancée par les défenseurs de « l’élite » dont la tête se trouve en Occident et les pieds en Algérie.
    Quid donc de l’attachement aux valeurs de novembre 1954 ? aux mêmes valeurs réitérées par l’Appel du 19 mars ?
    Ou bien, voulons-nous, sous prétexte de défendre l’ANP, les services de sécurité, et leurs démembrements, absolument nécessaires, dont les services tels ceux de défense de l’intégrité territoriale algérienne et de notre patrimoine, économique, culturel et autres, nous taire et démissionner de notre citoyenneté pour devenir des moutons de Panurge ?
    A mon humble avis, se taire, c’est renoncer au principe islamique, cardinal, du « Commandement du bien et de la dénonciation du blâmable ».
    Mieux, le silence devant la réédition des comportements iniques et condamnables de membres d’une institution si stratégique et si névralgique de notre État, ne peut signifier à mon humble avis, que trahison.
    En effet, comment voir notre pays livré par la faute de quelques brebis galeuses, à tel ou tel niveau hiérarchique de l’État à la volonté incontrôlée de « tuteurs », comme autrefois les janissaires faiseurs de Deys, sans rechigner et rappeler nos valeurs fondamentales, qui ont permis à notre peuple de traverser la « longue nuit coloniale » sans se dissoudre dans la culture française, voir européenne, que d’aucuns veulent nous « imposer » aujourd’hui au nom d’un train de modernité qu’il faut prendre pour se « transformer » ?
    Les Japonais et plus prêt de nous, dans le temps, les Chinois, n’ont-ils pas rattrapé l’Occident déjà depuis l’ère des Meijis pour les premiers, et la longue marche, puis les « chats gris ou noirs de Deng Xiao Ping «le pragmatique» qui avait succédé à Mao Tsé Toung : «Qu’importe la couleur du chat, gris ou noir, pourvu qu’il attrape la souris… » ?
    Mais hélas, chez nous, nous ne suivons, dans les faits, ni les uns, ni les autres, mais nous avons livré notre pays à des cohortes de « conseillers occultes » et il me semble que nous n’avons personne dans le cockpit, et l’avions vole sans plan de vol, sinon que l’amateurisme de nos élites additionné à leur asservissement, pour servir un régime et ses membres, au lieu du peuple et de l’Algérie, ont fini par faire de nos intellectuels des servants.
    Contrairement, à ceux qui tissent des lauriers à nos hérétiques promus avant-gardistes, je dirais que la compromission avec tel ou tel cercle concentrique du pouvoir, n’a jamais fait un « intellectuel » mais au contraire, produit des courtisans, dont les bénéficiaires se débarrassaient aussitôt aigris par leurs jérémiades, aussitôt servis et leurs besoins d’image satisfaits.
    Ce n’est pas l’asservissement qui fait ni les hommes, ni les nationalistes, mais bien au contraire, l’aplaventrisme et le défaut de recherche de vérité et surtout le manque de conviction, conduisent à la catastrophe, et la vertu de l’intellectuel est la défense du droit quoiqu’il en coûte, car seule la vérité et la morale sont pérennes et fécondes.
    Que je partage, l’avis et les idées de X ou Y, ne me chaud guère, ce qui compte pour moi, c’est UNIQUEMENT et avant tout la fidélité à mes valeurs islamiques fondatrices quitte à déplaire, et encore, bien entendu, l’intérêt commun, c’est-à-dire, l’Algérie.
    Je ne juge pas, je constate, je prends acte, et ensuite, seulement, j’opte en jugeant des faits, des comportements et les résultats :  » l’arbre se juge à ses fruits »…




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  • tacili
    14 décembre 2010 at 14 h 35 min - Reply

    Bonjour,

    @M.Lies Asfour,

    1. Je m’oppose a l’élite militaire et a sa colonne vertébrale : le DRS et non a l’A.N.P qui est notre armée a tous et notre objectif premier est de la libérer des griffes de la mafia militaro-politico-financière et assurer son retour aux casernes selon les dispositions constitutionnelles.

    2. Je veux le démantèlement de l’organisation terroriste du DRS et son remplacement avec une structure chapeauter par un civil.

    3. Je veux voir les Généraux criminels traduits en justice et punis pour leurs crimes.

    4. Je ne vois pas comment associer les criminels au processus de changement a moins que de nouveaux visages immergent et font le nettoyage interne. Vous pouvez avec Rouadjia amorcer un dialogue avec eux si vous voulez. J’attendrai avec impatience votre feed back.

    5. Je trouve incroyable que vous pensiez ne serait-ce qu’un moment qu’en critiquant les militaires criminels qui sont les parrains des nouveaux riches en leur assurant couverture et immunité, nous sommes, au moins en ce qui me concerne, partie d’un complot ourdi contre les ressources du peuple algérien. C’est gratuit et tellement « uncalled for » venant de votre part. Si vous avez des griefs contre une personne en particulier il serait plus logique de spécifier et non de répondre en bloc.

    6. En quoi Rouadjia parle t-il vrai ? En étant soft avec les militaires au point de nous demander de les laisser régler leurs problèmes ad -hoc sans intervention des autres insitutions ? en incriminant le peuple qui, inconsciemment, a enfanté un monstre qui est le DRS ? En voulant associer les criminels au dialogue ? En flirtant avec le sionisme pour ne pas dire autre chose ? En épousant un agenda néo-con ? en quoi parle t-il vrai ? J’aimerai bien vous lire avec plus d’arguments. Quant a M.Ait Saadi il a assez de verve et de verbe pour se défendre.

    7. Vous vous associez au combat de votre mentor M.Ait Ahmed mais j’aimerai bien savoir sa réaction a vos propos, lui qui a refusé de s’allier a cette même mafia militaro-politico-financiere que vous défendez contre nous autres comploteurs.

    8. Il n’y a et il n’y aura pas de solution avec le personnel actuel de l’Armée…jamais.

    9. Les autres protagonistes majeurs de la crise sanglante, les islamistes militants du FIS, ne sont pour moi que des moughafaline dont la foi aveugle les rend très faciles a manipuler. ils sont toutefois responsables et doivent être punis en conséquence.

    10. La crise ne se resoudra malheureusement pas tant que les islamistes qui représentent la principale force politique en Algérie n’ont pas révisé leur copie et accompli une profonde réforme sur les plans théorique et opérationnel. un tout autre débat.

    Merci




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  • Adel
    14 décembre 2010 at 17 h 35 min - Reply

    Notre pays pourra-t-il un jour tourner la page de la fracture de Janvier 92 et de la terrible tragédie qui s’en suivit? Comment pouvons-nous contribuer à accélérer le processus de guérison?

    Au moment où j’écris ces lignes, une vaste opération militaire a lieu en Kabylie dont le but est de neutraliser les groupes terroristes qui y sévissent. Notre pays vit au rythme des assassinats, des kidnappings et des bombes depuis trop longtemps. Comment pouvons-nous envisager l’avenir dans de pareilles conditions?

    Qui est responsable du prolongement de ce climat délétère? Qui refuse de réunir autour d’une table toutes les forces politiques de notre pays, sans en exclure aucune, afin de passer un pacte et remettre l’Algérie sur les rails? Est-il donc impossible de trouver suffisamment d’hommes et de femmes de bonne volonté, appartenant à tous les courants politiques, afin de mettre à plat toutes les divergences et placer les intérêts du peuple algérien au-dessus de toute autre considération?

    Les Algériennes et les Algériens n’ont-ils pas le droit de vivre libres et heureux dans leur pays, de goûter à la paix et la sécurité? Jusqu’à quand devrons-nous subir l’état d’urgence et le diktat des adeptes des solutions extrémistes et de la violence?

    Voilà, chers compatriotes, les questions qui me préoccupent.




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  • IKER
    14 décembre 2010 at 19 h 00 min - Reply

    Ce n’est pas par la désaprobation civilisée qu’on réussira à décricoter la boucle État-drs, c’est par le rejet de cette oligarchie comme symbôle fort des forces les plus résolues.

    À ceux qui tentent d’accompagner l’oligarchie qu’ils nous disent vers où?
    jusqu’où? et sont-ils des sortants crédibles?

    Aux forces entrantes d’intensifier les luttes de ressérer les rangs pour en finir avec un régime autoritaire, pour un régime nouveau, pas de révision ni continuité de l’ordre DRS.




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  • Laïd DOUANE
    14 décembre 2010 at 21 h 11 min - Reply

    @Abdel Madjid AIT SAADI, mais aussi à tous,
    J’ai lu tout l’article d’Ahmed ROUADJIA que je trouve parfaitement bien fait, alors que lui je ne le gobe point ; je ne peux pas le dissocier d’un certain Ghozali le harki du nidham ! Par suite, et c’est la première fois que ça m’arrive, j’ai dû suivre en silence les interventions parfois houleuses des intervenants. Et comme le silence n’a jamais été mon truc, j’ai décidé ce soir de dire deux mot en commençant par m’adresser à notre ami Abdel Madjid AIT SAADI qui n’a pas été gentille avec moi en m’incitant à écrire au risque de me faire mal ;
    Il est vrai, vous avez produit de bonnes choses dans votre post et fidèlement sous prêchez à votre manière un certain patriotisme élégant, je dirais. Pour ceux qui savent lire, vous avez assommé ce janissaire qui sait dire les choses qui au fond sont sujettes des calculs Ghazalienne ! Un intellectuel qui met les pieds dans le sérail ne reste jamais comme tel, vous avez certainement raison de dire : « Contrairement, à ceux qui tissent des lauriers à nos hérétiques promus avant-gardistes, je dirais que la compromission avec tel ou tel cercle concentrique du pouvoir, n’a jamais fait un « intellectuel » mais au contraire, produit des courtisans, dont les bénéficiaires se débarrassaient aussitôt aigris par leurs jérémiades.. ». Chez les Algériens d’en haut, les intellectuels sont ceux comme sidna Ahmed nath Ali Ouharzoun, se plient en mille pour servir les causes serviles de nos décideurs que nous ne connaissons même pas. Moi qui croyait qu’une république est là pour abolir la servitude !
    Enfin, je tenais à vous dire que nous n’avons pas livré notre pays que nous n’avons jamais eu en réalité ; Nous avons certes lâché prise en croyant que l’Algérie étaient entre de bonnes mains. Et elle l’était dans un sens, puisque cette Algérie mesure toujours, je me le répéterai, 2 381 741 km². Je serais partant pour continuer à servir si je ne me suis pas rendu compte que ceux qui nous gouvernent, en plus d’être des ignares, ils se font du plaisir à nous monter en nous montant ! En Algérie mon cher, pour que ça change, il ne faut pas seulement abolir l’esclavage moderne mais il faudrait travailler à ce la route soit totalement coupé à ceux qui ont eu la chance de faire l’école et qui se sont fait du plaisir à la quitter prématurément.
    Le pouvoir algérien mon cher, n’a rien à voir avec la république ; il est une boule de compromissions jamais réfléchis soufflés comme autrefois par « les Janissaires faiseurs de Deys ». Ce sont donc les Janissaire qui nous commandent et nous, nous perdons notre temps à insulter les Deys !
    Pour ceux qui veulent que ça change et vite ; il faut regarder de ce côté-là ! Qui fabrique les commandeurs chez nous ? Qui a voulu que Chadli nous commande alors que l’Algérie disposait de milliers de vrais présidentiables ?
    Je crois qu’il est grand temps de remettre les janissaires à la mer !
    Laïd DOUANE




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  • Afif
    14 décembre 2010 at 21 h 21 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    Impossible de mobiliser un peuple quel qu’il soit sans se baser sur ses propres valeurs. Il ne s’agit pas d’extrémisme mais de valeurs ancestrales. Or, les valeurs du peuple algérien sont précisément issues de l’Islam. Tout projet qui tente de court- circuiter la religion est voué à l’échec et ne fera que prolonger le statuquo. Et c’est là le problème : est-on réellement pour ou contre le statuquo. A cette question, certains disent : plutôt l’Armée qu’un pouvoir religieux. Certes, s’ils avaient eu peut-être raison quand il s’agissait de l’extrémisme à un certain moment, mettre l’Islam entre parenthèses ad vitam aeternam, c’est de l’irresponsabilité et de l’inconséquence.

    Si on est d’accord sur les valeurs, tous les autres problèmes peuvent être résolus aisément.

    Par ailleurs, ce n’est pas parce que tel ou tel parti extrémiste se réclame de l’Islam, que je vais renier notre sainte religion et aussi, ce n’est pas parce que telle ou telle institution se réclame du 1er Novembre que je vais renier l’acte fondateur de la résurrection nationale.




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  • Salah Bouzid
    15 décembre 2010 at 3 h 59 min - Reply

    Je me demande qu’elle était la réaction des contemporains de Malek Benabi quand il dit que le colonialisme n’est apparu que dans les pays où les peuples étaient colonisables. Je ne dirais pas que le parallèle avec le DRS est à 100% correct, mais ce que j’ai compris à travers les écrits de M. Rouadjia, c’est que le DRS existe parce que nous sommes dressables, après avoir été colonisables. Nous ne sommes pas complètement émancipés après des siècles de décadence et d’aliénation.
    Expliquer une chose ne veut pas dire qu’on fait l’apologie de criminels. Oui nous savons tous que le DRS a enfanté les plus grands criminels que notre pays a connu. Pourquoi faire asseoir un homme sur une bouteille brisée, coincer ses testicules dans un tiroir? Qu’est-ce çà veut dire? C’est pour nous terroriser d’abord, puis de nous mettre à leur merci.
    Nous avons compris et nous avons besoin de tous nos frères et soeurs de maintenant dire non, ensemble, déterminés à changer notre condition de mahgourines, maghloubines, massakines pour construire un avenir où nous nous sentirons comme des bani Adam et nous nous comporterons comme des bani Adam.




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  • Laïd DOUANE
    15 décembre 2010 at 12 h 04 min - Reply

    @Salah Bouzid,
    Il y a eu deux réactions différentes par rapport à cette déclaration courageuse que je soutiens et qui est pour moi une règle à prendre en considération dans la recherche de soi :
    La réaction favorable de tous ceux qui comprennent et qui assument la volonté de changer ; ceux-là d’ailleurs croyant au changement, savent qu’ils doivent chercher dans les facteurs qui ont fait que nos peuples sont devenus colonisables, et ils s’attaquent carrément au mal. Toutefois, ils continuent à souffrir devant l’incapacité de nos peuples de s’émanciper car non seulement ils sont colonisables, ils ont trop peur de la liberté ; une sorte de manie que les psy n’ont pas pris très au sérieux.
    La seconde réaction, nous l’avons ressenti chez nos officiels liés justement au colonisateur avec qui ils sont en commun accord au sujet des « soigneurs » de la civilisation comme Malek Bennabi. Ils n’ont pas trouvé mieux que de bannir ses écrits des programmes scolaires. D’ailleurs, je suis parmi ceux qui en ont payé les frais de cette imbécillité ; j’ai dû être sanctionné pour avoir inculqué à mes élèves les idées de Bennabi cet Algérien de renommé mondial méconnu en Algérie.
    Ceci dit, je vous trouve cher monsieur, très provocateur en cherchant à chaque fois de trouver une issue pour casser du DRS que les Algériens de l’intérieur considèrent quand même leur bouclier quand aux attaques des prédateurs de leur pays. Nous savons maintenant tout du DRS, et c’est justement parce que nous savons tout, que beaucoup d’entre nous refusent de s’attaquer à l’institution. Ce n’est pas à monsieur Sidhoum que je vais expliquer que le DRS a été utilisé pour nuire alors qu’il a comme vocation la sécurité du pays qu’il mène bien, et celle du citoyen qui paye bien !
    J’ai souffert et je souffre toujours des feux des fabricants de malheurs, mais je ne serais pas partant pour aider les ennemis de mon pays à détruire une institution colosse comme le DRS pour la raison qu’elle utilise des Haggarines et de monstres. Si on s’amuse à œuvrer pour l’élimination de chaque institution qui engendre des criminels, nous serons dans l’obligation de démolir tout le pays ; ces criminels sont le produit de la famille, de l’école, de la mosquée, de l’ANP, de la rue algériens, c’est-à-dire de tout ce qu’on a d’important ! On ne coupe pas son doigt pour éliminer la crotte de sa main ;
    Je suis furieux quand je vous lis dire, je cite : « Oui nous savons tous que le DRS a enfanté les plus grands criminels que notre pays a connu ». S’il est vrai que le DRS, qui normalement ne doit pas, a enfanté quand même des criminels, c’est que l’Algérie est la mère de tous !
    Dans ma famille, à titre d’exemple, il y a de tout, y compris des voleurs, nous y avons même détecté un Harki, disons deux, mais je ne pense pas qu’on doit changer de nom pour cela ; il y a quelqu’un qui l’a fait d’ailleurs et il est resté seul !
    Non monsieur Salah Bouzid, je ne serai jamais cette main qui servirait à ouvrir les portes d’Alger pour que le Dey Hocine quitte le palais afin de laisser entrer
    Je suis prêt à mâcher la chaire de Toufiq et sans l’avaler d’ailleurs mais le DRS, il faudra le redresser et c’est faisable. Je suis sûr qu’il est utile quelque part, ne serait que pour faire peur aux AUTRES, en attendant de trouver des gens qui ont horreur de « faire asseoir un homme sur une bouteille brisée ou coincer ses testicules dans un tiroir » !
    Vive le DRS en attendant d’extirper les tumeurs dont il souffre !
    Salutations à tous,
    Laïd DOUANE




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  • Ammisaid
    15 décembre 2010 at 12 h 31 min - Reply

    Le Drs est comme une pomme rempli de vers.
    Supposons que la peau de la pomme est en fer.
    Le ver mangera l’intérieur. Il se multipliera et chaque ver naîtra se mettra à son tour à manger. À un temps donné, l’intérieur de la pomme sera rempli de vers.
    Que feront, alors, les vers, les milliers de vers qui seront à l’intérieur de la pomme ?
    Ils se mangeront entre eux !
    Le ver mangera le ver et le ver fera naître des vers.
    Manger, naitre !
    Je mange le ver, j’accoucherai d’un ver et le cycle manger-accoucher se perpétuera jusqu’à la fin du monde.
    Conclusion: le problème n’est pas le Drs mais le ver qui est mange la substance du Drs.
    Le remede: enlever le ver ou les vers, sinon, le Drs sera rempli de vers qui se mangeront entre et un jour, qui peut être, déjà là, il sera trop tard, alors, il faudra détruire tous les vers et créer un autre Drs qu’il faudra prémunir des vers pour éviter qu’il le détruise à nouveau.
    Wa Allahou A3lam.
    Excusez-moi, si je ne suis pas clair.
    Fraternellement




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  • khaled
    15 décembre 2010 at 14 h 38 min - Reply

    M. Douane,

    C’est abject ce que vous écrivez. Vous cautionnez toutes les dérives passées et surtout a venir de ces criminels.

    … les Algériens de l’intérieur considèrent quand même leur (DRS) bouclier quand aux attaques des prédateurs de leur pays…..
    Personne de vous permets d’écrire au nom d’un peuple qui souffre le martyr. Et surtout pas au nom de toutes les victimes du DRS passées a venir!!!!

    Le DRS EST LE BOUCLIER DES PRÉDATEURS contre ce peuple

    On ne protège pas une Nation en confiant son devenir a une caste de criminels qui n’ont ni foi ni loi.

    …je ne serai jamais cette main qui servirait à ouvrir les portes d’Alger pour que le Dey Hocine quitte le palais afin de laisser entrer…

    Votre DRS a laisse rendu l’Algérie un pays ouvert a tous les criminels de cette terre.

    J’espère que vous avez une idée de ce que c’est que de s’assoir sur une bouteille cassée.




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  • radjef said
    15 décembre 2010 at 19 h 38 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Le pouvoir est fort parce que nous sommes de faibles mégalomanes. Nous refusons de regarder les choses en face et de nous organiser en conséquence autour de valeurs rassembleuses et fortes. « Si ce n’est pas moi, alors ce ne sera personne ». Cette tare ne date pas d’aujourd’hui ; elle remonte à la naissance du mouvement nationaliste. Il n’existe pas de partis politiques en Algérie, Cependant, il y a des tribunes -et des filtres à la solde du pouvoir déguisés en opposants ou en victimes des services- sans la moindre tradition politique, hormis ce populisme hérité du mouvement nationaliste. Et comme on refuse l’union, la concertation, on ne fait que s’affaiblir chaque jour davantage. D’ailleurs je me demande ce qu’écriraient nos sociologues intéressés par la vie politique de nos partis. Ainsi au lieu de faire de l’opposition, on se retrouve dans une situation diamétralement opposée en de faire des concessions sur nos liberté et mouvements. Le DRS n’est pas seul responsable de nos malheurs. Je pense que c’est le message que voulait nous faire parvenir, certes à sa manière, l’honorable Ahmed Rouadjia. Effectivement le DRS n’est pas seul responsable de notre manque d’inspiration et d’imagination politique à créer les équations et les nouvelles formes de militantisme pour faire de la démocratie un élément essentiel de notre vie de tous les instants.
    Sommes nous pour autant vaincus définitivement ? Est-ce la fatalité ? Sommes nous condamnés à vie a satisfaire les moindres caprices de la junte au pouvoir ? Doit-on associer le DRS pour accomplir notre destin ? Ou bien sommes capables de dépasser nos prétentions, de nous prendre nous-mêmes en charge sans nous tirailler, sans nous suspecter les uns les autres et sans nous diviser au premier virage de notre lutte ? Il n’y a pas d’autres issues. Soit on s’élève aux grandes nécessités en inventant nous-mêmes une vraie opposition capable de répondre aux attentes légitimes du peuple, de comprendre les enjeux de notre époque et de relever les défis de l’avenir, ou bien nous acceptons cette situation et mettre notre destin entre les mains du DRS.




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  • khaled
    15 décembre 2010 at 20 h 50 min - Reply

    J’ai écrit des âneries et lu pleins d’autres….Mais … Le vive le DRS reste la meilleure parmi les meilleures…

    Bonne continuation dans vos âneries…




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  • Laïd DOUANE
    15 décembre 2010 at 21 h 51 min - Reply

    @ammisaid,
    Bonsoir,
    Je crois que nous nous sommes déjà croisés ; Je vous respecte !
    Cependant, j’ai du mal à vous suivre dans cette comparaison, DRS-Pomme !
    Le DRS est un mangeur et il est carnivore, et la pomme est aliment. Toutes tes suppositions venues après me paraissent aberrantes de ce point de vue. Cependant, nous sommes pour être d’accord que le DRS, comme la CIA d’ailleurs, est une institution qui a fauté quelque part dans l’exercice des prérogatives pour lesquelles il a été créé initialement. Au lieu d’œuvrer à ce qu’il soit détruit, il serait mieux de d’œuvre à le dompter en mettant à sa tête des gens qui savent ce que c’est que d’être humain. Je rappelle que ce DRS sur lequel tt le monde s’acharne n’a pas été seulement pour gérer le terrorisme, la corruption, le détournement de fonds et d’opinions, la magouille et la conspiration ; il a aussi la responsabilité de protéger le pays, une mission parfaitement accomplie ! Pour remédier à ses déraillements, il faut d’abord régler la question de légitimité et instaurer un pouvoir légal qui n’a rien à craindre des janissaires !
    C’est un sujet très délicat ; je m’excuse si j’ai un peu froissé quelques sentiments. Le DRS pour moi, et même si je n’aime pas ses dirigeants, est une question de souveraineté nationale. Tant pis, si on prend pour un chiat parce que je vois les choses autrement!
    Je suis désolé de dire, je sais que je vais déplaire, malgré ma haine sans limites pour les fabricants de mes malheurs, ceux qui m’ont réduit en femmelette et qui ont fait de moi une source de larmes, le DRS est l’institution la moins mauvaise de toutes en Algérie. Je le dis et je le répète : les prédateurs, incapables de percer, comptent sur nous pour casser du DRS et moi je ne suis pas fait pour. Encore une fois, vive le DRS et merde à la horde conspiratrice
    Salutations
    Laïd DOUANE




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  • IKER
    15 décembre 2010 at 22 h 27 min - Reply

    Entre bennabi et la bouteille brisée du DRS?

    On a tué beaucoup dans ce pays, on a aussi beaucoup menti, à chacun
    sa methode.

    Voilà, c’est fini le pays colonisable colonisé, le pays manipulable manipulé,
    Que d’autres un jour brosseront un pays où il fera bon vivre.




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  • Laïd DOUANE
    15 décembre 2010 at 23 h 17 min - Reply

    @Radjef Saïd,
    Si le pouvoir était vraiment fort, nous n’en serions pas là, et tant pis si nous sommes faibles. Le pouvoir est irresponsable en face d’un peuple qui a souffert le martyre et donc préfère la facilité. Le pouvoir est sans scrupules alors que le peuple est désabusé maintenant, paranoïaque de surcroît après une série de coups fatals. Ce fut à qui avait des principes puis a qui est fort puis à qui a du pain enfin maintenant takhti rassi. Au stade de l’indifférence, on n’a pas besoin de force pour assujettir un peuple ; il n’est plus bon à rien. Le pouvoir à ce moment là ne sait même pas s’il est fort ou pas. Mais les autres savent très bien que le pays est perméable.
    Parfois ça me fait rire en lisant quelques avis exprimant un optimisme exagérés du fait de croire à la possibilité de s’organiser « autour de valeurs rassembleuses et fortes » tout en cassant de l’algérien à travers ses écoles. Qui serait en mesure d’affronter le pouvoir après la mascarade électorale de 1992 et le traumatisme qui s’en est suivi ? Qui oserait parler d’élections propres ? Qui risquerait sa santé mentale et se porterait candidats aux élections pour servir des principes ou pour être utile à la patrie ? Sauf s’il a perdu la raison ! Mais mon Dieu ! Qui croirait à qui ?
    Vous dites, et c’est vrai monsieur Radjef que « Le DRS n’est pas seul responsable de nos malheurs » et il n’en est même pas le principal ! Les fautifs sont justement, Moi, Vous, monsieur Roudjia et les autres ; Nous les hypocrites el-keddaïnes ! Le DRS est réglé au rythme du régime ; il fait ce que l’on lui demande et ce qui plait au moment. Les Algériens ne disent-ils pas qu’ils sont « avec le temps » ?
    Ici ça me rappelle une anecdote du temps d’Ali Ibn Abi Talib ; Profitant d’un certain laxisme dû à une certaine faiblesse du pouvoir, un citoyen du genre Saïd Radjef demande au Commandeur de croyants : « Pourquoi la discorde se manifeste-t-elle de plus en plus maintenant qu’à l’ère de Omar » ?
    Ali, certainement énervé mais sage, lui répond lucidement : « Parce que Omar gouvernait des gens comme moi, alors que moi je gouverne des tordus comme toi » !!
    Je n’ajouterai pas un seul mot !
    Laïd DOUANE




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  • Salah Bouzid
    16 décembre 2010 at 0 h 02 min - Reply

    J’ai essayé de trouver des ennemis extérieurs de l’Algérie et je n’en ai pas trouvé. Nous avons certes eu des problèmes de frontières avec tous nos voisins, frontières héritées des découpages coloniaux. Nous nous sommes jetés, sans aucun intérêt pour notre peuple, sous le giron soviétique. C’est certain que la volonté de la France de nous maintenir sous sa sphère d’influence, voire sa tutelle, a toujours été un grand handicap pour notre désir de nous affranchir de cette relation. Notre opposition aux ambitions sionistes n’est qu’un devoir sur beaucoup de plans mais malheureusement les temps ont changé, car depuis Camp David le camp des Arabes ne fait que s’affaiblir sans arrêt.
    Notre ambassadeur à Washington, Cherif Guellal, fit sa harga après la guerre éclair de Juin 67 bien avant nos jeunes d’aujourdhui, mais enfin c’était une harga de luxe tout de même.
    Quand j’ai passé mon service national, je fus très étonné d’apprendre que les militaires d’actif avaient le droit de sortir hors du territoire national en vacances, mais pas dans les pays Arabes. J’avais rien compris. Dans l’armée, on utilise beaucoup le mot “ennemi“ sans le désigner. C’est le plus grand mystère du Nidham, “AL-ADOU“.
    Comme dirait notre ami Said Radjef, un autre mythe, un autre mensonge. Un de plus.
    C’est ce qui fait dire l’Ambassadeur que le DRS est paranoïaque. Même leur façon de recruter date des années Boussouf, l’histoire de l’envelope. Je ne sais pas qui en a parlé dans un livre, peut-être Harbi.
    Chaque pays doit assurer la sécurité à ses citoyens. Or que s’est-il passé à Bentalha? L’ennemi n’est pas venu nous attaquer d’ailleurs. Le massacre, le génocide a été coordonné par l’Etat Major de l’ANP, avec le Général Mohamed Lamari à sa tête.
    Peut-être que Wikileaks ne remonte pas à 1997. Mais le pompier qui a retiré le bébé du four de la cuisinière a été marqué pour toute sa vie.




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  • Ammisaid
    16 décembre 2010 at 0 h 56 min - Reply

    Le Drs ne sera pas capable, ni l’armée d’ailleurs, ni toutes les institutions…ni tout les milliards de dollars qui rentrent dans les caisses de l’état…de protéger le pays si le peuple est castré, réduit à la mendicité, infantilisé, humilié et terrorise d’une façon programmé et continue.
    Ce n’est pas possible.
    Un pays c’est avant tout un peuple et un territoire. Les institutions, les richesses, les élites, les cadres, les ouvriers…doivent se mettre toutes et tous au service du pays et de son peuple. C’est une obligation !
    Un peuple digne, prospère, unie et libre est une bénédiction pour les institutions et ceux qui la composent.
    Pour cela, il faut que les dirigeants soient des dirigeants éclairés, sincères, compétents et au service du pays et de son peuple.
    Le Drs actuel et à sa tête des hommes haineux du peuple ne sert pas les intérêts. Il suffit de regarder l’état de l’Algerie pour voir les dégâts dont il est responsable, en plus, des dégâts qu’il a laissé faire.
    Le Drs va se détruire tout seul s’il continue à surveiller et à éliminer les hommes et les femmes qui veulent servir notre pays ( toutes tendances confondues).
    Étant mouillé, jusqu’au cou dans toutes les tragédies passées, il ne pourra, tel qu’il est, participer à la reconstruction d’un état de droit et la protection des intérêts vitaux de notre pays. Il doit être debarassé, au plus vite, des vers qui le rongent de l’intérieur, comme le ver ronge une pomme, pour ne pas atteindre le stade de non retour.
    Je vous respecte moi, aussi. Je respecte tout le monde mais j’essaye de donner mon point de vue comme je le crois tout en respectant tout les autres points de vues.
    Je veux vivre libre et tranquille et je le souhaite, aussi à tout mes frères et sœurs de mon pays et de toute l’humanité.
    Je t’avoue, franchement, détester les haggarines, les pervers, les violents, les intolérants, les tortionnaires, les extrémistes, les intolérants…tout ceux qui rendent, gratuitement, la vie amère et douloureuse aux zawalis de toute la terre.
    Fraternellement à toi Mr DOUANE, a toutes et à tous.
    P.S : je reviendrai sur la parabole ou la métaphore Drs-pomme, si elle reste, encore, obscure.




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  • Bladi
    16 décembre 2010 at 11 h 35 min - Reply

    l’éclatement total du pays n’est pas très loin alors qu’on continue les débats infinis. Il faut agir pour sauver les générations futures. Soyons a la hauteur de la tache que notre peuple attend de nous. tic tac tic tac tic tac………………time is flying




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  • Laïd DOUANE
    16 décembre 2010 at 16 h 48 min - Reply

    @Salah Bouzid,
    Vous n’êtes pas le seul de ce pays à être atteint de cécité au point de ne pas voir l’une des choses les plus visibles pour tous les Algériens y compris les aveugles : Le danger de l’extérieur qui guète tous les mouvements de l’Algérie ; il est réel.
    Je me demande comment vous avez fait pour arriver à rien dans votre recherche ? Avez vraiment cherché ?
    Autrefois Ferhat Abbas déclara avoir cherché le nom de l’Algérie partout, y compris dans les montagnes et les cimetières, mais hélas, selon lui, l’Algérie n’existait pas ; quelques années plus tard, il est chef du gouvernement de cette même Algérie qui n’existait pas !
    Je vous invite monsieur Bouzid à relire votre post pour découvrir combien vous contredisez dans vos propos. Vous niez que l’Algérie ait des ennemis et vous confirmez qu’animosité il y a de toutes parts.
    Et comme si vous vous en foutiez qu’on vous critique, après tout c’est virtuel, vous vous enfoncez dans l’irréel en embrassant la calomnie cette fois ; Vous écrivez sans le savoir peut-être, je cite : « Quand j’ai passé mon service national, je fus très étonné d’apprendre que les militaires d’actif avaient le droit de sortir hors du territoire national en vacances, mais pas dans les pays Arabes ».
    Vous parlez de service national dans quelle armée ? Moi j’ai passé mon service national dans l’armée algérienne et justement j’étais l’officier responsable de l’administration de bataillon où j’exerçais. Il suffisait d’une demande manuscrite, juste pour aviser la tutelle, pour voyager où ça chantait aux officiers d’actif. Je suppose donc que vous avez vous même fabriqué une si moche information, qui d’ailleurs ne veut rien dire à part de charger votre post.
    Reste à dire que je ne suis et ne serai jamais un bon défendeur du DRS contre des Algériens, d’autant que moi personnellement j’ai eu à payer de mon MOI et de ma famille à cause des divagations, non pas du DRS, mais des élément haineux et haggarines du DRS. Il ne reste en moi qu’une boule de peur au bord du précipice d’un lendemain sans limite. Le peu de lucidité que je crois préserver me reste du faite que je reste cloîtré à longueur de journées devant mon écran, non sans crainte que le DRS ne vienne me sortir de là. Oui j’ai sûrement peur du DRS comme tous les Algériens et surtout les Algériens du DRS eux-mêmes !
    Quant à ce qui s’est passé à Bentalha et dans plusieurs coins de l’Algérie, c’est un peu trop léger d’écrire sur un site public que « Le massacre, le génocide a été coordonné par l’Etat Major de l’ANP, avec le Général Mohamed Lamari à sa tête ». Moi en tous cas, même si je soupçonne un certain laxisme du genre, « laisse tomber, ces gens ont soutenu le FIS, et ils doivent payer les pots cassés », je ne pourrais jamais croire ou faire croire qu’un massacre est planifié officiellement et au QG d’une unité opérationnelle militaire algérienne ! Et même si laxisme il y avait, on n’aurait jamais imaginé un tel massacre, jamais. L’histoire nous le dira.
    Laïd DOUANE le traumatisé de la sale guerre.




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  • Salah Bouzid
    16 décembre 2010 at 22 h 34 min - Reply

    @Laid Douane

    Non, je ne sais pas si vous pourrez lire cette réponse, puisque cette rubrique n’est plus en page principale, mais çà prouve que je m’en foue pas.
    J’ai commencé mon SN entre en Mai 82. Donc je ne sais pas si les choses ont changé depuis le temps. Mais ce que j’ai dit des congés dans les pays Arabes est vrai et peut être facilement vérifié par d’autres.
    Concernant le danger extérieur, vous me dites qu’il est réel mais vous ne me dites pas exactement d’où; je ne pense pas que le Maroc va s’aventurer, ni aucun autre pays. Même pas le fou de Qadafi.
    Concernant Bentalha, je vous pose une question: pourquoi des “islamistes armées“ massacrent “ces gens qui ont soutenu le FIS“?
    Croyez-moi, cher frère, pour massacrer une centaine de personnes pendant 4 heures, il faut une logistique et un QG, donc une armée. Je ne crois pas que Antar Zouabri avait une armée.
    Ce sont là mes conclusions, mais il est nécessaire de mettre en place un processus pour que la vérité soit établie. Por moi, ceux qui sont contre ce processus sont suspects.




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  • Abdelaziz
    1 janvier 2011 at 0 h 37 min - Reply

    Bon enquêter sur le DRS semble « mission impossible » selon vous.
    Soit, alors procédons « cartésiens »…. commençons par des cas d’individus et des affaires simples … nous recomposerons le puzzle de la vitesse par la suite.
    Je propose et j’appelle à la barre Monsieur Hicham Aboud !
    Une absence subite suite à fin de mission commandée ou autre ?
    Justifiez vous citoyen ou bien tombez le masque et avec vous tout le réseau de commanditaires.

    Vous voyez chers compatriotes. La vérité et la justice peut passer par des dossiers simples et ciblés.




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  • chico
    10 janvier 2011 at 5 h 04 min - Reply

    peace on every humans that god almighty creat , to all of you who says that they are algerienne, respect above and under to whom brought the freedom to a unique land, or a country, am as beginner in this freedom of express that is not run by the hands that are not mine nor yours, but what i want to express, is first we should thanks allah all mighty the mercifully and the gracefule that we are borne in a land that have history before all those who are in command, but i do not have knowledge like you peoples, but am one in 35 millions that want to be in the real time, but i got what it takes , check the romans or the finichenses, the bizantines, and the the ottmanes, i leave the rest to you who are there…………………. then life beginne for who we are , roots are determine in life prosses, so you peoples with knowledge show or act what you can do




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  • chico
    10 janvier 2011 at 5 h 18 min - Reply

    all what i say to the quotidien, am one in the 35 millions algerienne, so my voice or you on ligne, wil some day some how make a defference, in what people see, not think, see is a bielive ma man to all of you, it hurts some much that the hands are tights, i leave the rest who have what it takes…




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  • SIMENAD
    10 janvier 2011 at 13 h 22 min - Reply

    A mr laid Douane
    comment expliquer-vous le massacre de toute une nuit, les cris des enfants viellards,femmes devant… les portes de la caserne de notre armée.Est-ce encore une armée ?




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  • Laïd DOUANE
    10 janvier 2011 at 19 h 34 min - Reply

    @SIMENAD,
    Votre question :
    « Comment expliquer-vous le massacre de toute une nuit, les cris des enfants vieillards, femmes devant… les portes de la caserne de notre armée. Est-ce encore une armée? » Fin de votre question.
    Vous attendiez peut-être une réponse claire de ma part ! Ce serait expliquer l’inexplicable qui, quand même ne l’est pas pour moi absolument. Vous savez très bien que c’est trop complexe et que pour comprendre, il ne faut pas avoir des nerfs humains ; et encore moins expliquer ! En fait, après presque 20 années de destruction massive de l’Algérie, je serais un menteur si je vous dis que je n’ai rien compris du tout ; mais je sais que je n’arriverai pas à vous convaincre ; c’est trop tôt. Je n’ai pas non plus la tête de Souaidia pour m’aventurer dans le chemin rouge sans issue ouvert par notre machine destructrice. Ce que je sais est qui est sûr : Des Algériens ont bel bien tué des Algériens ; j’en suis traumatisé rien que pour l’écrire !




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  • asma
    1 avril 2011 at 19 h 27 min - Reply

    AVECle respect que je vous dois mais je vous pose deux question .1 comment que ca fait que sid AhmedGhozali apprend la nouvelle de l assassinat de feu boudiaf le 30 juin ?!!et a l hotel eldjazair ! et 2.qui etes vous reellement merci




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  • Gone
    5 juin 2011 at 17 h 48 min - Reply

    Votre article soulève un nombre incroyable de commentaires car il touche à trois facteurs importants: le Drs; les islamistes, et la démocratie. En raison de l’omerta exercée de 1990 aux années 2000; nous avons appris à embrasser la démocratie comme le  » veau d’or »…primo les islamistes qui ont emporté les élections ont subi un grave malheur, toute la société en est responsable, et nous avons payé cher notre lâcheté, puis l’armée a eu un double rôle préserver le pays et nettoyer..quelle responsabilité! 2 ément,quand j’entend certains dire  » demandez à l’armée de déposer Mr Bouteflika, je me demande s’ils sont conscients de la bêtise qu’ils veulent refaire? » 3 èment, concernant cet organe aux tentacules démesurées, je m ‘ abstiens de la même manière, car ce n’est si simple. La vérité est une lumière dans l’obscurité , mais insuffisante pour éradiquer le mal ou le guerir. Le DRS « haggar » kbir mais il n’est pas responsable de tout le b…il faut que l’armée elle même se charge d’enquêter et de corriger les problèmes occasionnées.
    Nous voulons un système judiciaire civil fort pour la société civile, un espace civil aussi grand que l’Algérie, nous voulons que tous les Algériens soient protégés par un système clean contre tous les prédateurs; les loups de la bergerie comme les coyotes occidentaux et à leur têtes les vendus anciens et nouveaux, d’ici et d’ailleurs. Que les têtes du DRS tombent , ce n’est pas une priorité, même s’ils ont brisé nos vies, nous voulons construire un avenir sécurisé pour nos enfants, et même si la douleur laissée par la disparition des centaines d’Algériens ne guérira peut- être pas à cause de la politique des DRS et autres responsables moins connus.




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