Édition du
28 July 2017

Ali Koudil, une victime de la mafia politico-financière?

OUVERTURE HIER DU PROCÈS DE L’AFFAIRE DU NAUFRAGE DES NAVIRES LE BÉCHAR ET BATNA
Le témoignage accablant de l’ex-Pdg de la Cnan

Le Soir d’Algérie 25 novembre 2010

«Nous sommes en prison depuis bientôt six années pour quelque chose qu’on n’a pas fait. Notre condamnation a eu lieu sur la base de faux témoignages. Ce sont des témoignages qui ne sont pas crédibles. Croyez-moi, Monsieur le président, j’ai passé six années en prison en train de lire l’arrêt de renvoi, mais je n’ai point trouvé de chefs d’inculpation à l’origine de notre condamnation à quinze années de prison ferme.» L’ex-Pdg de la Cnan, Ali Koudil, a tenu en haleine l’assistance durant deux heures. Son passage à la barre a replongé l’assistance dans la nuit du 13 au 14 novembre 2004.
Abder Bettache – Alger (Le Soir) – Très attendu par l’opinion publique nationale, le procès, après cassation auprès de la Cour suprême, des ex- cadres de la Cnan poursuivis dans l’affaire du naufrage des navires le Bécharet l’échouage de Batnaa été ouvert hier au niveau de la cour d’Alger. Le procès n’a débuté, véritablement, que vers 15h30. Dans la matinée, a eu lieu la lecture de l’arrêt de renvoi qui a duré plus de deux heures. Dans une salle exiguë, peu aérée et en l’absence de sonorisation, le greffier a passé plus de 120 minutes à faire lecture du volumineux arrêt de renvoi. Ainsi, durant toute la matinée, prévenus, représentant du ministère public, défense et membres du jury du tribunal criminel étaient suspendus aux lèvres du greffier. Ce dernier ne termine sa lecture qu’après 13h45. Cette «étape» franchie, le président du tribunal criminel suspend la séance et fixe rendez-vous à l’assistance pour 14h. L’ex-P-dg de la Cnan, Ali Koudil, était le premier prévenu appelé à la barre. Le magistrat lui rappelle les chefs d’inculpation tout en l’invitant à donner des explications sur le contenu des griefs retenus contre lui. Dans la salle, un silence religieux s’y instauré. La famille du prévenu écoutent attentivement l’intervention de l’ex- patron de la Cnan. En parfait bilingue, Ali Koudil tente d’expliquer au président du tribunal criminel son rôle en sa qualité de Pdg de la compagnie Cnan. L’intervention dure depuis quinze minutes, quand soudain, le président du tribunal, et sur un ton ferme, invite l’un des avocats du prévenu à s’éloigner de son client. Le magistrat reproche à la défense d’avoir soufflé des réponses à son client. Clash ! L’altercation s’installe. Miloud Brahimi monte au créneau et engage un bras de fer avec le magistrat. Le ton est monté d’un cran. La polémique s’installe. Premier mesure : le président du tribunal suspend la séance. Les travaux ne reprendront qu’une heure après.
«Des gens ont témoigné contre nous par esprit de vengeance»
A la reprise, Ali Koudil poursuit son témoignage. Il explique au président du tribunal le fonctionnement de la façade maritime et le rôle de chaque intervenant dans l’enceinte portuaire. Il relate des faits jusque-là inconnus de la justice. Le rôle des gardes-côtes en qualité «de police du port et de la mer» et de l’Entreprise portuaire d’Alger (EPAL) en sa qualité de «propriétaire des lieux (enceinte portuaire)». Il cite, également, le rôle du comandant de bord du Béchar qui avait toute latitude, conformément au code maritime, de prendre toutes les décisions, allant dans le sens de la sécurité de son équipage. Enfin, il relate les derniers moments vécus avec l’ex-ministre des Transports, le défunt Mohamed Maghlaoui, avant que le Béchar ne sombre. «J’ai dit au ministre où sont les hélicoptères, qu’il faut sauver ces gens. Que me répond le ministre ? Les hélicoptères ne peuvent pas décoller», assène Ali Koudil. L’assistance est tenue en haleine. Les avocats de la défense suspendus au témoignage de leur client ne posent point de question. Le prévenu assure parfaitement sa défense et poursuit : «Quel intérêt a-t-on à laisser seize de nos collègues mourir et à se retrouver ensuite durant six années en prison ? Nous sommes en prison pour quelque chose qu’on n’a pas fait. Des personnes ont témoigné contre nous par simple esprit de vengeance.» Et en guise d’argument, l’ex-pdg de la Cnan cite les témoignages qui ont «pesé» dans sa condamnation et celle de ses collègues ici présents. Il nomme le commandant de bord Laker, un ex-syndicaliste affilié au syndicat Snomar. «Ce personnage a été licencié par l’entreprise après avoir été traduit devant la commission de discipline pour manquement à la discipline. Son témoignage n’est basé sur aucune preuve tangible. Je vous cite également le cas des gardes-côtes. Ces derniers ont une grande responsabilité dans cette affaire. Puisqu’ils considèrent que le Béchar était en danger, pourquoi n’ont-ils pas alors pris la décision de le faire entrer avant qu’il y ait catastrophe ? Ne sont-ils pas les policiers de la mer ? Dans le cas échéant, l’article 942 du code maritime auquel ils ont fait référence est clair. Rien ne peut se faire sans l’aval des gardes-côtes», martèle Ali Koudil. Poursuivant son témoignage, l’ex- patron de la Cnan porte à la connaissance de la composante du tribunal criminel que trois facteurs ont précipité le drame. Il s’agit de la «force de la tempête, qui a empêché les remorqueurs de sortir du point du mouillage du navire le Béchar et de la réaction tardive de l’équipage». Hier, en ce premier jour du procès de l’affaire des ex-cadres de la Cnan, les zones d’ombre qui ont jusque-là caractérisé cette affaire commençaient à s’éclaircir. Le passage à la barre de Ali Koudil a donné au procès sa véritable dimension.
A. B.


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3 Commentaires sur cet article

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  • S. Omar
    26 novembre 2010 at 16 h 50 min - Reply

    En tant qu’ancien cadre de la CNAN, actuellement en retraite et proche collaborateur de Mr Ali Koudil, PDG à l’époque de notre société, je tiens à témoigner qu’il est une victime du système corrompu. Dès son arrivée il fut confronté à deux problèmes majeurs :
    1. la mainmise de la mafia du syndicat sur le port, sous couvert de la protection des malheureux dockers. Elle avait mis sous coupe réglée tous les importateurs privés. Pas une seule marchandise ne sortait sans le versement de la tchippa. L’antenne du DRS du port était au courant de ces malversations et certains d’entre eux (pas tous pour être honnête), participaient à ce racket.
    2. La question de l’assurance de la flotte de la CNAN. A son arrivée, il fut scandalisé de voir la flotte assurée par des agences étrangères en Europe. Et l’un des intermédiaires était le neveu je crois d’un ancien ministre qui serait le même qui est impliqué dans le trafic de l’autoroute est-ouest et actuellement en fuite. Lorsqu’Ali Koudil décida que notre flotte devait être assurée par la société nationale d’assurance, ce fut le grand scandale. Je me rappelle qu’il fut assailli d’appels en très « haut lieu » pour le faire revenir sur sa décision téméraire. Même un ponte de l’UGTA s’était déplacé à la CNAN pour le dissuader. Ce jour-là, j’avais compris qu’il venait de signer sa mise à mort.

    Vous comprendrez donc pourquoi Mr Koudil a été condamné à 15 ans de prison pour une affaire qui ne le concernait pas. Les principaux responsables à comparaitre au tribunal sont les gardes-côtes. Or ceux-là sont intouchables. C’est El Djeich.
    Allah Yastarna.




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  • Rédaction LQA
    27 novembre 2010 at 14 h 03 min - Reply

    Le verdict attendu aujourd’hui
    La perpétuité requise contre les ex-cadres de la Cnan
    Par : Neila B, Liberté, 27 novembre 2010

    Le représentant du ministère public a requis, hier, la perpétuité à l’encontre de l’ex-P-DG de la Cnan, Ali Koudil, et cinq de ses collaborateurs, Amour Mohand Amokrane, directeur technique et de l’armement, Debah Mustapha, directeur de l’armement, Ikhadalen Kamel, directeur technique, et Zaoui Salah, inspecteur technique, et 2 ans de prison ferme à l’encontre de l’accusé Sidi Driss.
    Un lourd réquisitoire qui s’est basé sur le code maritime, considérant les accusés comme des armateurs. Le verdict est attendu pour aujourd’hui.

    Le procureur Farek a tenu à préciser à l’assistance dans sa plaidoirie qu’il n’est pas “le gherak” mais le représentant de la justice. “Je défends les victimes dans cette tragédie mais aussi Ali Koudil et ses collaborateurs”. Il a rappelé les circonstances de la tragédie ainsi que l’état des navires.
    Il a exprimé, dans son réquisitoire, son regret de constater que dans cette affaire, il n’y a pas eu de prise en charge psychologique des rescapés qui souffrent toujours de traumatisme.
    Il a relu les témoignages des rescapés avec des photos montrant les cadavres des victimes. “Il y a eu des catastrophes telles que les inondations de Bab El-Oued et le séisme de Boumerdès mais dans cette affaire, ce n’est pas une question de fatalité, il y a eu mort d’homme et ces accusés ont une responsabilité”.
    “Selon le code maritime, la Cnan ne parle pas, elle est représentée par le P-DG qui est considéré comme armateur”, avant de s’interroger : “Il y avait des navires en mer le jour du drame mais ils n’ont pas “péri” parce qu’ils étaient bien équipés au contraire de “Béchar””.
    Le représentant du ministère public a également évoqué le statut des deux officiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger et qui ont bénéficié de l’arrêt des poursuites parce qu’ils n’ont pas répondu aux convocations. “Aujourd’hui, ils ne sont pas là. Nous avons introduit une demande pour l’ouverture d’une enquête complémentaire ainsi que la défense des accusés, mais notre demande a été rejetée par la chambre d’accusation et nous apprenons au procès que la Cour suprême a introduit une correspondance à la Cnan mais sans suite”.

    Me Béchar, le vendredi et Bouteflika
    La matinée d’hier a été marquée par la plaidoirie des trois avocats de la partie civile, dont Me Béchar Yasmina qui a estimé que les victimes pouvaient être sauvées si les secours étaient arrivés à temps. Elle a affirmé, en outre, que le code maritime interdit formellement l’utilisation de navires si ces derniers n’ont pas leur certificat de navigation ou sont dépourvus de leur équipement. L’avocate a insisté sur l’état catastrophique du bateau “Béchar” le qualifiant de “serkadji et un cercueil flottant”. Elle a beaucoup axé sa plaidoirie sur la situation sociale des familles des victimes dont plusieurs étaient leur seul soutien. Elle a beaucoup insisté sur le déroulement du procès le vendredi “un jour très significatif”, a-t-elle estimé, allant dans le sens que c’est un jour béni faisant tout un serment religieux (….).
    À peine a-t-elle cité le nom du président de la République pour argumenter sa plaidoirie que le magistrat l’interrompt : “On doit se baser sur le contenu du dossier pas plus, évitez de dévier !” Les deux autres avocats de la partie civile sont revenus sur l’origine du drame. “Cela est dû aux insuffisances et à l’état du navire”.

    La violente tempête a été à l’origine du drame
    Le deuxième jour du procès de la Cnan, qui s’est achevé vers 20h, et a été marqué par l’audition de tous les accusés qui ont tous affirmé que l’origine du naufrage est due à la violence de la tempête et la réaction tardive de la capitainerie du navire “Béchar”. Chose confirmée par le témoignage d’un officier au port d’Alger qui a révélé que l’alerte a été donnée vers 16h30. Deux rescapés ont également abondé dans le même sens.
    Le deuxième accusé en l’occurrence, Ammour Mohand Ouramdane, le directeur de l’équipement et du service technique, a confirmé que l’ancre du mouillage n’a pas été essayée depuis près de six mois, expliquant que la pompe n°1 était en parfait état et que les inspections visent généralement les navires en exploitation. Pour lui, la cause du drame est bel et bien le mauvais temps et la réaction tardive de l’équipage du navire. “Le responsable de la capitainerie a reçu le BMS qu’il a transmis au navire à 10h du matin, déjà à 12h les vagues étaient de 4 mètres de hauteur alors qu’à 13h elles dépassaient les 10 m en plus d’un vent fort, le “Béchar” commençait à dériver vers 17h et les deux remorques n’arrivaient pas à sortir de la base”, a-t-il révélé.
    Pour justifier la violence de la tempête, Ammour est revenu sur la vidéo sous-marine qui montrait le navire coupé en 4. “Il y avait une force gigantesque, pour moi le commandant de bord a été induit en erreur ou était très confiant en son navire et en ses capacités”.
    Le directeur du service d’équipement et des affaires techniques, Kamel Akhdalen, a été pour sa part clair. “Moi je n’ai rien à voir avec le navire “Béchar” ni avec cette tragédie d’autant que ma mission était les boulons et les pièces détachées et voilà que je me trouve en tôle depuis 6 ans”.
    Il expliqua qu’il a reçu une correspondance pour procurer une pièce pour réparer une panne “et pas une pièce de sécurité”, précisa-t-il. “J’ai agi sur instruction de la commission de vente du navire pour évacuer la pièce en stock et en réserve”.
    Interrogé par le représentant du ministère public sur l’expiration du certificat de navigation du navire “Béchar”, il répondra que le papier était périmé et pour qu’il soit renouvelé, le bateau doit être en mer alors que ce n’était pas le cas de “Béchar”. “Le naufrage n’est pas lié à l’état du navire”, a-t-il insisté en réponse à la question du magistrat. “C’est la forte tempête et dans cette situation, c’est le commandant du navire qui doit choisir le point de mouillage, le navire était mal stationné et accosté dans une zone dangereuse”.

    Des cadres qui ont réduit les charges à l’étranger se retrouvent en tôle
    Me Mokrane Aït Larbi a tenu à interroger quelques accusés sur leurs diplômes et formation. Akhdalen est un ingénieur en mécanique muni d’un diplôme international. “On a réduit les charges à l’étranger de 50% et j’ai reçu des félicitations, j’ai préféré rester dans mon pays et travailler dans une société nationale malgré les offres reçues”, a déclaré Akhdalen.
    L’inspecteur technique des deux navires, le “Béchar” et le “Bel-Abbès”, Saleh Zaoui, a révélé de son côté que la dernière maintenance du navire “Béchar” date de 1998. Un appel d’offres international a été lancé pour la maintenance du “Béchar”. “Des Égyptiens et des Indiens ont répondu à l’appel d’autant qu’on a reçu une mise en demeure pour évacuer le navire du quai du port et je confirme que les trois générateurs fonctionnaient tous”.
    Interrogé, lui aussi, sur l’origine du drame, il a répondu : “J’étais membre de la cellule de crise et c’est le Centre national des opérations de sauvetage qui était chargé du sauvetage”.

    Des sous-officiers ont refusé de travailler sur le “Béchar” : ils voulaient être payés en devises”
    Le directeur de l’équipement des navires, Mustapha Debah, a insisté sur le fait qu’il n’est pas responsable dans cette affaire. “J’occupais le poste (par intérim de 9 août à 21 octobre 2004) de directeur des navires internationaux le jour de la tragédie. Il a relevé quelques insuffisances dont l’absence d’un sous-officier dans l’équipage du navire”. “J’ai pris une décision urgente en convoquant 14 sous-officiers qui ont refusé tous de travailler sur ce navire”. “La cause, ils ne touchent pas leur solde en devises et ils ont profité d’une circulaire ministérielle pour prendre leur congé avant la fin de l’année. J’ai fait mon rapport que j’ai envoyé à la DRH mais j’ai découvert plus tard qu’ils étaient manipulés par le syndicat Snomar pour casser l’entreprise”, a-t-il révélé.
    Un sous-officier, Taleb Mohamed, un marin a quitté son poste, lui aussi, sans autorisation. “J’ai informé par écrit le commandant de bord mais sans suite”, a encore ajouté M. Debah, avant de préciser qu’une fois l’enquête déclenchée “le défunt Maghlaoui ministre alors des Transports nous a donné des garanties (….) sans le moindre détail”.
    Sidi Idriss Mohamed, ingénieur technique chargé du suivi des navires, s’est présenté aussi à la barre. Il a affirmé que le “Batna” a été déjà touché au niveau de la tôle dans les inondations de Bab El-Oued en 2001 et il fallait changer la tôle qui pèse 700 tonnes. Sidi Idriss a soulevé le problème financier. “On a fait un appel d’offres en 2003 pour lancer des réparations et c’est difficile d’envoyer en chantier un navire”, a-t-il souligné, avant de soulever les mesures bureaucratiques au niveau des douanes. Il donne comme exemple le navire “Aïn Ousséra” qui a été vendu alors que sa pièce détachée importée est toujours au niveau des douanes. “Il nous faut attendre 2 mois pour faire sortir une pièce de 300 kilos importée du Japon par Marseille et il fallait des interventions à haut niveau pour cela”, a-t-il conclut.

    Les rescapés témoignent… “ je savais que personne ne viendrait nous sauver ”
    Allouche Azzedine, marin depuis 2004, s’est présenté à la barre. Visiblement traumatisé et toujours sous le choc, ce jeune marin a passé 14h en mer. Il travaillait comme nettoyeur et a été recruté 3 mois avant le naufrage. “Je ne me souviens pas bien, il était 11h30 ou 12h, il faisait sombre et la vague était de 10 mètres de haut. Une fois l’alerte donnée, on est monté tous à la passerelle et je portais un gilet de sauvetage, on a attendu jusqu’à 5h du matin j’ai vu un marin plongé mais qui a été repêché par les gardes-côtes, moi je me suis jeté juste après la dernière vague qui nous a absorbés. Vers 6h du matin, on m’a repêché au niveau des Sablettes”.
    Le deuxième rescapé, Boubeker, un marin serveur, paraissait plus à l’aise à la barre. “Le commandant assurait jusqu’au dernier moment qu’un hélicoptère allait venir nous secourir. À chaque vague, notre nombre diminuait et je voyais mes collègues disparaître parmi eux ammi Haddoufi”, a-t-il dit
    Revenant sur les faits, il relate son vécu : “Le jour du drame, je me suis levé à 14h il y avait un mauvais temps et le navire bougeait très fort mais je suis resté endormi dans ma chambre. c’était Ramadhan”. Le juge commenta : “Vive la jeunesse”. Il ajoute en souriant : “Un navire bleu venait vers nous vers 14h je l’ai salué, j’ai entendu la sonnette d’alarme à 16h et les marins travaillaient à l’avant, j’ai vu le commandant parlait à ce moment-là j’ai sauté parce que je savais qu’avec le mauvais temps personne ne viendrait nous sauver”, a-t-il encore ajouté.

    L’officier de permanence
    Un autre éclairage dans ce procès sera apporté par le témoignage de Lamani Youcef, l’officier du port qui était de permanence à la capitainerie. Il affirma que le navire “Ben Ghazi” était dans une position plus proche de la jetée que le “Béchar”. Il relate également que le jour du drame vers 17h, le défunt commandant lui avait dit à travers le VHS : “Je n’ai pas pu virer l’ancre. J’essaye de tenir avec la machine. Envoie-nous les remorqueurs”.” L’officier ajoutera que “nous avons envoyé une remorque mais un accident a eu lieu et le chef mécanicien perdit ses jambes. Aucun secours maritime n’est possible par une tempête pareille et l’opération de sauvetage est très délicate, et seul l’hélico pouvait les sauver”.




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  • said25
    30 novembre 2010 at 11 h 15 min - Reply

    C’est triste, c’est toujours les memes qui payent pour les magouilles des autres. Je connais la societe, et je peux dire que beaucoup de navires ne rapportent rien a la societe et coutent chers pour maintenir meme au port.




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