Édition du
28 March 2017

Et si on se regardait en face…….

Par Nacera K.

Et si on se regardait en face, on est mort de trouille!

Boudiaf qu’il repose en paix a dit : ‘’ les nations développées : en quoi nous ont-elles dépassés ? Elles nous dépassent par la connaissance’’. Je crois que si on ne lui avait pas traîtreusement tiré dessus, en tant que gouvernement algérien qui est fidèle à son image, à ce moment, il aurait ajouté que ces mêmes nations nous dépassent par la rétroaction. Rétroaction voulant dire qu’une fois qu’on affirme quelque chose ou qu’on pose un geste ou une action, on s’évalue et on corrige. Notre problème, notre ruine, en Algérie est que la rétroaction ou le feedback sont bannis de notre pensée, carte mentale, réalité et plus dramatiquement, elles sont bannies de notre culture. Chaque algérien détient la vérité pour ne pas dire la science infuse et ceci même s’il n’a jamais mis les pieds à l’école. Le refus généralisé de la rétroaction ou du feed back, en commençant par notre président et sa cour, jusqu’à monsieur tout le monde, en passant par les ministres, les hommes d’affaires, les fonctionnaires, les magistrats, les professeurs, les policiers, les femmes et même les enfants est unanime. Je crois que la seule chose qui peut regrouper tout ce beau monde est le nif, la rajla, la hchouma qui sont des valeurs galvaudées et complètement vides de tout sens et qui mises ensemble convergent toutes vers mensonges et faire semblant, et qui ont fini par tuer notre plus grand bien : l’Algérie.
Comment peut on continuer à penser de la même façon et à poser les mêmes gestes et actions en espérant avoir des résultats différents ? Il me semble que c’est simple non ? Qu’en pensez vous ?
Je crois que ce matin , après avoir lu overdose de Hicham sur Focus, quelques articles sur wikileaks, le colloque anti violence contre les femmes annulé (par ce que les autorités ont refusé et que la ministre a proposé de l’organiser et payer pour, certains groupes de femmes ont refusé pour ne pas être d’accord avec la ministre qui a la réputation d’être vendue ! Franchement, fallait l’organiser votre colloque car dans le besoin j’exploite tout mes amis et mes ennemies mais bon encore une fois c’est un problème de nif paraît il ! Dieu pourquoi ce nif existe et pourquoi vous l’avez over distribué en Algérie?), les faux billets, la confession de Ahmed Djebbar et ses faux diplômes, plusieurs autres articles sur les incompétences du gouvernements, l’opportunisme d’une bonne partie du peuple, le fatalisme d’une autre partie, le sentiment d’impuissance du reste du peuple et pour finir cette photo de Boutef entrain de prier, j’ai eu envie d’aller me regarder dans un miroir pour voir à quoi je ressemblais quand on me prenait pour une imbécile. Mensonge, faire semblant et autosuffisance dans une médiocrité affolante.
Nous sommes un peuple qui a peur. Nous avons eu peur des ottomans et de tous les colons, des français, de Boumédiène, de Benbella, de Chadli, des terroristes, de notre pétrole et enfin de ce tout petit homme, qui est revenu après nous avoir pillé pour nous diriger : Boutef ( Après cela , il est où notre nif ?). Le point commun entre tous ces abuseurs, étant l’armée et les fusils en cas de non obéissance. Maintenant au lieu que nous nous organisions pour que la peur change de camp (c’est le seul salut du peuple : IL FAUT FAIRE EN SORTE QUE LA PEUR CHANGE DE CAMP!) une bonne fois pour toutes, nous avons préféré nous en accommoder et en faire une compagne de tous les jours, une amie.
J’ai peur donc je suis ! Algerien !
La peur est devenue génétique chez nous. Après tous ces siècles de colonisations, nous nous la transmettons, nous nous en accommodons et nous en jouissons. Pour ceux qui vont s’indigner en me soulevant la guerre de la révolution du premier novembre, je répondrais que les erreurs génétiques existent et ont été prouvées. Ces pauvres chouhadas, qui ont voulu défier la génétique et qui ont compris qu’il fallait vaincre cette peur, ont donné de leur vie et de leur sang pour nous transmettre le message, mais nous avons fait le choix de l’oublier, de l’occulter et de choisir la peur à transmettre à nos enfants, au lieu du courage qu’ils ont vainement essayé de nous inoculer. Nous avons peur des USA, de la France, du gouvernement, de l’armée, des islamistes, de notre pétrole, de notre soleil, de nos vignes, de notre agriculture, de notre boss, de notre voisin, de notre père, mère, mari, femme, cousin oncle et même de notre enfant et du chien du voisin. Nous avons tellement peur que nous ne pouvons plus rien dire, ni penser et encore moins agir ! Si vous commencez un discours sans dire bismillah, vous êtes mécréant, si vous dîtes bismillah, vous êtes terroriste, si vous portez le hijab vous êtes moche et si vous êtes dévoilée vous êtes p…, si vous ne prononcez pas un mot en kabyle, vous êtes anti-amazigh, si vous dîtes azul au lieu de salam, vous êtes anti-arabe, si vous ne faîtes pas valider votre discours par un sbire du gouvernement vous êtes anti-nationaliste, si vous travaillez pour le gouvernement vous êtes un vendu, si vous êtes né à l’est vous fautez car les gens de l’ouest risquent de vous en vouloir de ne pas être né dans leur coin, et vis versa. Si vous êtes riche, vous êtes corrompu, si vous êtes pauvre vous êtes fainéant. Si vous avez plus de quarante ans, vous êtes déjà trop vieux et si vous avez moins de 30 ans vous êtes irresponsable, si vous êtes un homme vous êtes un macho et si vous êtes une femme vous êtes profiteuse, si vous êtes un enfant vous devenez une bouche à nourrir et si vous êtes une personne âgée vous personnifiez le fardeau. Que faire? Que devenir? Elles sont passées où nos valeurs? Quelqu’un ou un groupe de quelqu’un, SVP, peut il me dire, ce qu’il faut faire ou être pour être un bon algerien?
Peut être devrions nous commencer par cela afin de nous réconcilier en tant que peuple? C’est fou, n’est ce pas ? On a été assez sage pour nous réconcilier avec des tueurs de policiers, de gendarmes, de civils, de femmes et d’enfants, et même leur donner en sacrifice une personne qui a hypothéqué sa jeunesse et ses plus belles années (Mohammed Gharbi), mais nous ne sommes pas capables de dialoguer entre gens ‘’nourmaal’’.
Ne trouvant pas de solution, nous avons décidé de vivre dans l’irrationnel et l’imaginaire. Chacun de nous, fuyant sa réalité imagine une autre vie et nous schyzophrénons individuellement, en couple, en famille, en communauté et même nationalement !
On a tellement peur, que notre premier ennemi est devenu la vérité car elle trop dure à supporter. Alors, on s’imagine des affaires, des situations où notre vie est plus belle et surtout plus supportable. On a tellement peur et l’imagination étant devenue notre bouée de sauvetage qu’on ne réalise plus à quel point nous sommes devenus faux. Le mensonge est devenu ‘’nourmaal’’ tellement ‘’ nourmaal’’ que ce terme ‘’nourmaal’’ est devenu ‘’nourmaal’’. Nourmaal khou !
On ne supporte plus aucune critique, aucun feed back. Si tu n’es pas d’accord avec moi ou que tu me suggères un autre point de vue ou façon de faire, c’est que tu veux me détruire! Moi, je suis bon et si tu me donnes ton point de vue, c’est par ce que tu es jaloux, tu veux me détruire, Tu dois faire partie du mossad ! ( Figurez-vous, et au risque de vous offenser, mais SVP attendez avant de me fustiger, s’il y a un gouvernement que j’admire sur cette planète, c’est le gouvernement israélien ! Attendez, ne me sautez pas dessus ! Je crois qu’en 2010, c’est le seul gouvernement qui ne trahit pas son peuple, pour une quelconque raison et mon rêve et que tous nos zouaves de gouvernants arabes apprennent d’eux. Pour eux le peuple passe avant les dollars, et j’aimerais que Boutef et sa cour aillent se faire coacher par eux. Ils ne se vendent pas pour des dollars). Sinon, tu fais partie des islamistes, de la DRS et même tu peux être envoyé par les marocains, les français ou les américains pour m’espionner ! Le résultat d’un tel comportement et attitude consciente ou non, nous fait stagner, végéter et nous risquons assez vite de devenir un peuple périmé, si ce n’est déjà fait. Ne vous en offensez point ! SVP! C’est la réalité ! Pourquoi d’après vous, sommes nous si en retard par rapport à nos voisins tunisiens et marocains alors que nous sommes naturellement plus nantis ? Pour ceux qui veulent répondre en cherchant la petite bête à nos voisins, SVP, juste pour quelques secondes, entre vous et moi, regardons la réalité en face. Nous nous sommes enfermés, islamisés, arabisés, marginalisé, et nous sommes devenus hna fi hna (lire l’article sur le quotien sur l’inceste), alors personne n’a le droit de dire ce qu’il pense de nous ! Notre gouvernement, réfute les classements internationaux (nourmaal khou, nos universités sont dernières). Nous autres algériens, dans notre schizophrénie, nous sommes beaux, nous sommes intelligents, et c’est le reste de la planète qui n’est pas bon ! Hchouma tu dis cela !hchouma tu dis ceci ! Anda nif khou ! Rjala khou !


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14 Commentaires sur cet article

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  • AMOKRANE NOURDINE
    1 décembre 2010 at 19 h 38 min - Reply

    @NACERA, j’aime bien votre texte; je l’ai envoyé à des amis(es).
    C’est vrai la TROUILLE c’est terrible. J’ai vu hier sur FACEBOOK DES VIDEOS sur les massacres en ALGERIE: c’est terrible TERRIFIANT. Je ne sais point si c’est la cause ce n’est que ce soir que je me suis rendu compte qu’on était MERCREDI ET NON JEUDI. MERCI DE VOTRE SINCERITE




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  • Saïghi Djaballah
    1 décembre 2010 at 20 h 52 min - Reply

    Le mal est là! mais quoi faire. À mon avis: il faut niveler à la base.




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  • Ourida
    2 décembre 2010 at 0 h 02 min - Reply

    Nacera K., j’avais déjà repéré le commentaire que vous avez posté pour un autre article sur ce même site, il était «noyé» parmi les centaines d’autres et j’avais regretté qu’il n’ait pas été mis davantage en valeur car vos propos étaient on ne peut plus vrais et incisifs, comme dit une pub d’ici «vous frappez là où ça fait mal», et c’est bien, très bien! Il y en a assez des propos lénifiants et qui caressent dans le sens du poil. Il faut secouer et brusquer comme vous le faites. Nous sommes bien comme vous dites mais dans l’autre mail, vous disiez qu’il nous fallait «apprendre à nous aimer les uns les autres» (ça fait un peu refrain à la JJ Goldman…), vous ne le redites pas dans celui-ci, et pourtant, je suis convaincue qu’elle est là la clef: apprendre la bienveillance, à faire preuve d’indulgence (pas trop tout de même), à «ne pas faire aux autres ce qu’on ne voudrait qu’on nous fasse»…, bref une entreprise d’éducation et de rééducation à grande échelle!




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  • Nazim
    2 décembre 2010 at 18 h 46 min - Reply

    @Amokrane: Pourriez vous nous donner le lien pour visionner les videos sur FB svp ? Merci




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  • Vcominfo
    3 décembre 2010 at 2 h 01 min - Reply

    Salam
    Je viens de lire « ..se regardait en face » et j’ai été touché par cette vague de sentiments, une sincérité qui ne peut que nous transporter, Cependant les maux que vous décrivez et les causes que vous désignez n’expliquent pas tout a mon avis, je trouve que le nif que vous décrivez comme calamité est au contraire un atout qui suscite l’admiration de bien des peuples, c’est bien depuis qu’on a perdu le respect des parents du frère et du voisin, depuis qu’on a perdu la radjla qui consiste a se mêler dans la foule pour régler un différent ou attraper un voleur en pleine rue alors que la victime nous est étrangère que ces maux se justifient, c’est vrai que ce n’est pas normal que d’être lâche et se taire, que la hogra, les agressions en pleine rue, la saleté au quotidien la machine administrative rouillée et en panne, et el houkouma qui dit que tout va pour le mieux (pour elle bien sur) devient normal, ce n’est pas normal que les Algériens voient en islam l’islamisme et que ceux qui pratiquent ne sont pas de bons modèles pour le peureux d’Algérien qui a peur de tous sauf de Dieu non ce n’ai pas normaal ! Mais la faute a qui ? je me console en disant qu’ aujourd’hui on vit dans un monde ou tout le monde a peur et ce n’est pas spécifique aux Algériens, le monde bouge et les acquis s’ébranlent, le malaise est partout perceptible, peut être les choses changent dans le bon sens qui sait, Dieu aussi a un dessein et il n‘y aura que ce qu’il voudra en fin de compte, juste qu’il ne faut pas perdre espoir, surtout pas dans le fond des Algériens qui j’en suis persuadé ont des ressources étonnantes, j’ai pu vérifier ça lors du dernier séisme de Boumerdes ou des gens simples souvent des laissés pour compte donner de leurs personnes comme jamais on verra d’autres peuples agir de la sorte comme par exemple Israël pour ne pas la nommer, gardons espoir, le vrai Algérien, la vrai rajla est juste en veille incha’Allah




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  • Liès
    4 décembre 2010 at 21 h 00 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    @ Nacera K, vous avez raison d’interpeller et de secouer nos conforts de cette façon.

    En vérité c’est dans un style comme le votre qu’il faudra dire aux gens qu’ils ne sont pas ce qu’ils devraient être, ni ce qu’ils croient être.

    Si votre post n’a pas suscité les commentaires escomptés, c’est surtout parce qu’à mon avis les algériens sont habitués aux mensonges et ils sont arrivés à s’en accommoder fort bien.

    Ils adorent être flattés et caressés dans le sens du poil.

    Et les manipulateurs et les hypocrites, pour toutes sortes d’intérêts et de calculs personnels, ne se privent pas de leur dispenser cette dose de louange dont ils ont cruellement besoin.

    C’est culturel chez nous, et nous n’y pouvons rien contre ce phénomène, qui est lui-même une forme de corruption.

    Car tout ce qui n’est pas authentique, sincère, pur, et orienté vers le bien désintéressé des humains est corruption.

    Demandez à un morveux de se moucher, ou même en usant de précaution et de prévenances, vous l’invitez à aller se regarder dans un miroir, et automatiquement vous n’êtes pas à l’abri de sa réaction brutale, violente et haineuse.

    Rares sont ceux qui aiment la réprimande, qui vous disent merci, et qui s’empressent de s’améliorer en corrigeant leurs défauts, source de leur laideur et de leur opprobre.

    En clair, rares sont ceux qui aiment la vérité. Mais la vérité, convenons-en n’est pas une sinécure.

    Pour pouvoir la vivre et supporter ses exigences, il faudra suer des efforts inouïs comme : faire preuve de beaucoup de droiture, d’humilité, de patience, de douceur, de persévérance, de sagesse et d’intelligence, de maitrise de soi, ainsi que préserver sa personne des souillures du monde. Et cela n’est pas du tout évident.

    Mais comme en général, nous sommes enclin à la paresse et à la facilité et en même temps demandeurs boulimiques de privilèges, nous nous sommes condamnés à une vie chimérique qui n’a rien à voir avec la vérité, avec le bon sens. On convoite et on obtient rien.

    Car la vérité est pareille à un chemin qui monte, lequel, lorsque nous l’empruntons, nous risquons de passer toute notre vie à l’escalader sans jamais en atteindre le sommet. C’est décourageant et cela dissuade les majorités. Seule une minorité persévère.

    Son contraire c’est un chemin qui descend. Mais comme nous ne sommes pas encore montés, nous ne faisons en réalité que descendre vers les abysses, en d’autres termes vers la mort et l’enfer.
    Et c’est cette facilité mortelle qui semble galvaniser les majorités et plaire à leurs attitudes.

    Voilà toute la différence. Et elle est de taille, presque existentielle.

    J’ai voulu m’arrêter là, mais puisqu’on y est …

    Les gens font de longs discours avec de belles phrases, (ils veulent avoir le beurre et l’argent du beurre), c’est a dire, tromper et recevoir des louanges.

    Par quelle règle, ou quelle loi, ou quelle logique quelqu’un avait-il décrété que la minorité n’a pas raison et que la vérité est l’apanage de la majorité?

    Dans ces conditions à quoi servent les élites? Et à quoi sert l’or puisqu’il est moins nombreux que le sable?

    Certes l’un est l’autre sont utiles et servent à quelque chose, mieux ils se complètent. Mais malheureusement, pas dans le bon ordre et avec harmonie comme il sied à une société fondée sur les bonnes valeurs.

    Une société fondée sur du vrai et du solide, comme une maison bien charpentée et structurée, construite sur du roc, qu’aucune tempête, ni tremblement ne peuvent emporter.

    Mais comme dirait l’autre : ‘’Là ou il n’y a rien, le Roi perd ses droits’’.

    Chère madame @ Nacera, moi en ce qui me concerne, il ne me reste pour seul pouvoir que la PRIÈRE et les larmes.

    Prier, pour que ceux qui peuvent faire quelque chose de positif le font, pour que Dieu soutienne leur action et les protège.
    Ces gens se trouvent à tous les niveaux : au DRS, dans l’ANP, et jusqu’au citoyen lambda en passant par les élites et l’opposition.

    Entre parenthèses, qu’il soit dit en passant que je ne suis pas d’accord avec ceux qui stigmatisent une institution et font l’impasse sur la responsabilité toute aussi grave des autres.

    Qu’ils se manifestent ces braves qui apporteront la délivrance véritable, qu’ils se lèvent, et avec eux se lèvera un jour nouveau.

    Quand la lumière apparaitra comme celle d’un soleil dans toute sa splendeur, les ténèbres s’enfuiront, et désormais ce peuple ne marchera pas à tâtons, ni ne trébuchera.

    Cela ne semble pas être possible, ni pour demain, ni dans un siècle, mais restons optimistes et croyons que ce qui est impossible à l’homme et possible à Dieu.

    D’aucuns disent que la politique est l’art du mensonge.
    L’heure étant grave, il est urgent que la politique fasse son changement et devienne l’art de la verité.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • AMOKRANE NOURDINE
    4 décembre 2010 at 21 h 34 min - Reply
  • green
    5 décembre 2010 at 14 h 53 min - Reply

    j ai adoré votre article,merci de mettre des mots sur ce qu’on pense nous,je vous rassure vous n’êtes pas le seul a le pense a être traiter de fou ou de mécréant.
    voila ce qu’il ne faut un miroir et surtout accepter la critique




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  • L V
    7 décembre 2010 at 0 h 36 min - Reply

    @Nacera K.

    Je souhaiterais réagir au sujet de votre propos sur l’état que vous admirez le plus.

    Je vous rassure, je n’ai pas l’intention de jouer la bigote moralisatrice, cela n’est même pas d’ordre religieux. Ce n’est que la réaction d’un « être humain » parmi tant d’autres.

    Suffit-il à un état de faire passer les intérêts de son peuple avant tout le reste pour mériter de l’admiration ? Je répondrai : encore faudrait-t-il se demander qu’est-ce-que ce… »tout le reste » ? car il y a un certain sens de la mesure à avoir, du moins qu’on appelle au respect de la dignité de tout être humain. Certes en comparaison avec notre dictature – euh pardon je voulais dire « état » ! – votre réaction est assez compréhensible. Quand on voit les hyènes de notre pouvoir se déchaîner avec tant de hargne pour nous dévorer tous crus, alors oui, tout autre état qui n’agit que pour les siens « semble » louable. Je dis « semble » car à mon sens il y a certaines limites à ne pas franchir dans la poursuite du bien de son peuple. Le rôle d’un état est de penser aux intérêts de son peuple, oui. Mais cela doit-il se faire « à n’importe quel prix » ? Le massacre d’un autre peuple n’est-il pas à un prix un peu trop élevé ? Autre question : Le peuple doit-il accepter que l’ignoble soit commis « en son nom » ?! Peut-on admirer son état (ou un autre) car il n’hésite pas à détruire autrui, sans raison valable, rien que pour nos beaux yeux ? Personnellement je dirais que non. Rien ne peut justifier de tels actes. RIEN. Pas même son propre « intérêt », car cela, finalement, si on y réfléchi, n’est-il pas rien d’autre que l’expression du népotisme dans composante extrême élevé à l’échelle de la nation ? C’est justement contre ce genre de pratiques que nous devrions appeler de toutes nos forces. NON A UN ETAT OPRESSEUR MEME SI NOUS SOMMES LES GRANDS BENEFICIAIRES DE L’OPRESSION QU’IL MENE. C’est cela à mon sens un état qui mériterait de l’admiration. C’est à cela que nous devons appeler pour notre pays.

    J’espère ne pas vous avoir blessée en quoi que ce soit, ce n’était pas l’objectif de mon intervention.

    Cordialement,

    L V




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  • Liès
    7 décembre 2010 at 22 h 39 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    @ Green, LV, Kaddour, Rezki, Nacera K, Radjef Said, Ourida, Ammi Said, Adel, Z Azouz, Saïd, Simozrag, Rouadjia et bien d’autres internautes dont j’ai oublié d’en faire mention.

    Bonjour cher (es) compatriotes; chacun de vous (selon moi) a été pertinent et parfois sage dans l’essentiel de ses contributions et je tiens à vous remercier pour m’avoir inspiré, chacun à sa manière, le commentaire que je livre ci-dessous.

    J’espère faire partie du lot de ceux qui cherchent avec patience mais aussi persévérance et intelligence, cette vérité qui nous échappe, qui nous nargue et qui trouve ce plaisir espiègle de sa cacher au beau milieu d’une immense forêt de mensonges, mais fatalement trahie par la lumière aveuglante qu’elle dégage et qui fait qu’elle n’arrive jamais à se cacher, ou se dérober à tous.

    Il se trouvera toujours un ou deux, ou dix ou cent, ou mille et parfois des milliers, qui arrivent à la repérer et iront la trouver pour qu’elle les enseigne et les instruise. Pour la repérer il faut surtout ne pas se laisser distraire ni par les soucis de la vie, ni par les plaisirs de la vie.

    Que dit cette vérité, ou cette sagesse qui n’est pas de moi, mais dont j’ai eu l’insigne privilège de l’écouter après l’avoir tant cherché et trouvé.

    C’est elle qui m’a aidé à écrire le commentaire suivant et je l’en remercie.

    ‘’On reconnait l’arbre à son fruit’’, m’avait-elle dit.
    Si le fruit est bon, l’arbre est bon.
    Si le fruit est mauvais, l’arbre est mauvais.
    C’est aussi simple que ça.
    Les fruits sont les œuvres.

    Dans le cas d’un président qui dirige et coordonne les activités d’une machine gouvernementale, il s’agit bien sur de son programme de gouvernance et des décisions qu’il prend ou qu’il entérine, que nous assimilons aux œuvres ou aux fruits.

    Or nous savons ce qui est largement répandu dans notre société.

    Ce sont des fruits amers qui ont pour noms : la corruption, l’injustice, la haine, le mépris, l’égoïsme, l’humiliation, l’indifférence, la dépravation, la médiocrité, la laideur, l’indiscipline, l’incivisme, la violence, la méfiance, le scepticisme, la bureaucratie, les passe-droits et la liste est encore longue, malheureusement.

    Alors? Après avoir gouté à tous ces fruits amers, nous est-il possible d’affirmer que l’arbre est bon?

    Pour le commun des mortels, les bons fruits ont pour noms : la justice, la sécurité des biens et des personnes, l’égalité devant la loi et devant les chances de réussite, le travail pour notre jeunesse et une bonne éducation pour nos enfants, l’assurance d’une vie digne à nos ainés et nos retraités, la protection et l’émancipation des nos mères et de nos sœurs, la protection de notre environnement, une administration au service du citoyen, encourager et sécuriser les fonctionnaires propres et sévir contre ceux malhonnêtes et indélicats, bref l’instauration d’un État juste et fort, ou les droits ne se perdent pas et marchent en harmonie avec les obligations.

    Avons-nous goûté à ces fruits? La réponse est évidemment NON.

    Donc le bon arbre, nous ne l’avons pas encore. Nous attendons son avènement.

    Quant à la question palestinienne, j’ai cette prémonition.

    Si les palestiniens croient que les arabes sont capables de leur créer un État, ils se trompent et risqueront d’attendre une éternité.

    Le problème palestinien sera solutionné et d’une façon convenable pour les deux peuples, par les juifs eux-mêmes.

    Les arabes, avec leur soutien hypocrite et inefficient ne sont là que pour retarder l’échéance d’une entente sereinement négociée et librement acceptée par les deux parties en conflit.

    On ne peut donner que ce qu’on a. Tout le reste n’est que vanité et poursuite du vent.

    En conclusion, Dieu nous a créé des peuples et des personnes différentes, afin que nous travaillions avec sagesse et abnégation pour nous rapprocher les uns des autres.

    Dieu rassemble, Satan divise.

    Mais il reste que c’est le sage qui doit guider l’ignorant et non l’inverse.

    Mes amitiés à la Rédaction.
    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Ammisaid
    8 décembre 2010 at 9 h 32 min - Reply

    Tout commence par zéro, si l’on considère zéro comme le symbole du néant. Je ne parle pas de la forme mais de contenu ou du fond. Un Plant d’un arbre ressemble à un mais à son origine il est comme zéro, il ne donne rien. Une graine ressemble à zéro mais elle aussi est comme zéro, elle ne donne rien. Et, un spermatozoïde et ovule sont deux zéros qui s’unissent et qui donne un autre zéro c’est à dire une autre celle, qui en se multipliant plusieurs fois va donner au bout de 9 mois UN bébé féminin ou masculin. Le milieu dont lequel vont se développer toutes les sortes de zéros est capital et essentiel cher frère Lies pour devenir des uns. Des arbres végétaux ou animaux ou humains qui seront capables d’être bons et ensuite d’offrir des bons fruits nécessitent un milieu de bonne qualité. Le développement harmonieuse de zéro pour devenir Un utile à l’univers ne peut se faire dans un milieu infesté de zéros malades, violents, prétentieux ( qui pensent qu’ils sont des Uns et qu’ils sont sources de bons fruits), menteurs, hypocrites, pervers, avides, cupides, ignares….
    Zéro armée et tyrannique est capable de transformer les Uns et les autres Uns ont des Uns malheureux, peureux, tristes, impuissants…donc comme des zéros et de ce fait, ce zéro sus-cité va apparaitre Un aux yeux des ses frères et sœurs et aux yeux du monde entier.
    Tout ça pour te dire frère Lies qu’un arbre pour devenir bon a grandement besoin de se développer, grandir et murir dans un milieu sain et fertile pour devenir bon et ensuite donner des bons fruits.
    Notre milieu de vie n’est pas bon, nos arbres ne sont pas bons et nos fruits ne sont pas bon.
    Ibn Arabi dit: la 3oussoul il bilasl. Pas d’arrivée sans départ par la source( tradition, racine…).
    Fraternellement à toi, à toutes et à tous




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  • NaceraK
    8 décembre 2010 at 10 h 30 min - Reply

    Bonjour,
    Merci LV pour tes réactions et commentaires. Pourquoi être désolée d’avoir une opinion? Si j’ecris sur le feed back, j’espere bein que j’accepte tous les commentaires.Walk the talk, en anglais veut dire marche ton discours. Ce que vous apportez est interessant, cependant vous voyez la chose sous un autre angle. Mon admiration pour ce gouvernemnt se limite à sa relation avec son propre peuple.
    Merci à tous les commentateurs, je trouve le débat trés motivant.




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  • LV
    10 décembre 2010 at 22 h 19 min - Reply

    @Nacera K

    Ah mais je n’ai jamais dit que j’étais désolée, j’ai juste dit que j’espérais que cela ne vous blesserais pas, ce n’est pas la même chose. ( Bon là, je chipote un peu, ne m’en veuillez pas).
    Tout ça pour dire que c’était bien plus par politesse que j’avais ajouté cette phrase qu’autre chose (mieux vaut trop de poiltesse que pas assez, on est d’accord) car oui, ne pas accepter la critique (du moment qu’elle ne donne pas dans l’invective) aurait été en totale contradiction avec votre article comme vous le soulignez si bien. Sinon, j’ajouterai que j’avais bien compris où se situez votre admiration et c’était justement le sujet de ma critique : la relation d’un gouvernement à son peuple doit-elle se faire sans condition aucune ? (d’ordre déontologique j’entends, on ne pourra pas en vouloir à un gouvernement d’instaurer des lois économiques en faveur de son peuple au détriment des autres peuples, quoi que…, à mon sens, certaines limites devraient toujours s’imposer).
    Personnellement je considère que la réponse à la question est « non ».

    Cordialement,

    L V




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  • Adel
    10 décembre 2010 at 23 h 46 min - Reply

    Notre pays a été le dernier, parmi les trois pays frères (Maroc, Algérie et Tunisie), à entamer sa longue marche pour la réalisation de son destin national. Depuis le 16ème siècle, du fait d’un environnement particulièrement hostile, cette longue marche est malheureusement devenue une marche forcée, menée par des étrangers, non par des enfants du pays. Cette anomalie est la cause de bien des insuffisances et lacunes que nous observons aujourd’hui. Le 20ème siècle a vu la lente et difficile émergence d’une élite authentiquement algérienne qui a réussi a libérer le pays et à mettre en place l’État national algérien à 100%. Elle a cependant échoué dans son projet de construction de cet État sur des bases solides.

    Les 50 années qui viennent de s’écouler ne représentent pas grand-chose à l’échelle de l’histoire. Et même si le peuple algérien a perdu beaucoup de ses valeurs, il finira certainement par retrouver son équilibre et entamer son ascension. Car notre pays est beau et il ne peut pas ne pas enfanter des êtres qui aiment la beauté et l’harmonie.

    Depuis 1962, nous avons oublié que le plus important dans la vie et ce qui procure le plus de satisfactions, c’est de donner et non pas recevoir. Nous devons réapprendre le don de soi, l’amour désintéressé de notre pays et de ses habitants. Oui, nous devons réapprendre à aimer notre pays – ses plaines et ses montagnes, sa steppe et son désert -, nos traditions, nos langues, notre cuisine, les hommes et les femmes dans toute leur diversité – le Kabyle et le Soufi, le citadin qui aime à se faire beau, le paysan naïf du douar le plus éloigné et le nomade qui parcourt les immenses étendues.

    Trop de gens attendent de recevoir quelque chose (y compris ceux qui pensent qu’ils veulent le bien du pays, alors qu’ils cherchent le pouvoir en vérité) et pas assez qui sont prêts à donner sans rien attendre en retour. L’innocence, la sincérité, la bienveillance, voilà des valeurs qui nous font cruellement défaut (et qui se retrouvent chez les peuples qui nous dépassent) et que nous devons faire revivre.




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