Édition du
26 March 2017

L'homme qui attendait….le métro

In Sétif.info

El-Anka n’était pas encore mort, Boudebouze pas encore né, Bouteflika pas encore en exil, la place à la Cinémathèque était à 3 dinars, l’Entente de Sétif et koussim, raflaient les Coupes d’Algérie, Lalmas et le CRB les titres de champions,Boudjemaâ Karèche parlait de cinéma, Alloula de Gogol, Messaâdia de « tâches d’édification nationale », on imitait Zinet, Khalida Messaoudi enseignait les maths, on s’ennuyait le vendredi, le café au comptoir coûtait 70 centimes et dans El-Moudjahid on admirait la plus belle promesse de Boumediene :  » Le métro d’Alger sera opérationnel en 1985″.
J’avais 45 ans.
Le MP3 n’était pas encore inventé, de même que le GIA, le RND, Windows explorer, la direction assistée, la réconciliation nationale et les brigades anti- non-jeûneurs, mais Bouteflika était parti pour mieux revenir, El-Anka pour ne plus jamais revenir, Assad avait débordé à gauche, Koussim et Lalmas avaient raccroché, mais Belloumi avait repris dans les filets, on achetait des Zastava à Sonacome,  le  ticket à la  Cinémathèque coûtait toujours 3 dinars, on imitait Omar Gatlato,le vendredi on visitaitle parc zoologique, Khalida Messaoudi mobilisait les femmes, le café montait à 1 dinar au comptoir, on venait de battre l’Allemagne et dans El-Moudjahid on admirait la plus belle promesse de Chadli : :  » Le métro d’Alger sera opérationnel en 1989″.
J’avais 50 ans.
J’en avais presque 60 quand le mur de Berlin s’écroula, de même que Messaâdia, les « tâches d’édification nationale », le FLN, les dernières Zastava, la presse unique, l’Union de la gauche, la Perestroïka, le socialisme, les souvenirs de Gijon, l’ère Chadli, Madjer était transféré à Porto et Assad dans un camp du sud, Bouteflika n’était pas encore là mais Boudiaf était revenu puis reparti, la  Cinémathèque d’Alger était passée à 5 dinars et celle de Bordj Bou Arréridj à la trappe, Boudebouz venait de naître, Boudjemaâ Karèche ne parlait plus de cinéma, Khalida Messaoudi dénonçait la fraude électorale, le vendredi on allait à la mosquée,  le café au comptoir passait à 4 dinars et dans El-Moudjahid on admirait la plus belle promesse de Zéroual :  » Le métro d’Alger sera opérationnel en 2001″
A mes 65 ans le noir devint à la mode, le café en profita pour passer à 7 dinars, une nuit crasse tomba subitement, de même que nos amis, nos dernières illusions, le rideau sur Alloula, on avait inventé le MP3, le GIA, le RND, Windows explorer, la direction assistée, pas encore la réconciliation nationale ni les brigades anti- non-jeûneurs, on n’allait plus à la cinémathèque mais assez souvent au cimetière, on imitait Ali Benhadj, nous partions en  exil pendant que Bouteflika en revenait, Boudjemaâ Karèche ne parlait plus de cinéma et dans la presse indépendante on lisait la plus belle promesse de Bouteflika : « Le métro d’Alger sera opérationnel en 2004″
A 70 ans, tout cessa brusquement de me surprendre, le café au comptoir à 12 dinars, les doberman du FLN, Mohamed Gharbi et Benchicou en prison, Khalida Messaoudi ministre, l’invention dela réconciliation nationale, Boudjemaâ abandonné. Rien ne me rappelait plus le temps ancien, le MP3 était déjà démodé tout comme le GIA, le RND, Windows explorer, la direction assistée, même la réconciliation nationale, tout était nouveau pour moi, l’I-phone, internet, le mms, le big mac,Khalida Messaoudi couvrant la fraude électorale non rien ne me rappelait plus le bon vieux temps sauf, un jour d’octobre 2006,la bonne vieille plus belle promesse de Boumediene, Chadli, Zéroual, Bouteflika, Belkhadem, énoncée, cette fois, par un ministre qui portait le doux nom de Mohamed Maghlaoui, un homme charmant qui, outre la grâce de nous révéler le nom de la première station, Haï El Badr, eut celle de nous dévoiler le prix du ticket, 25 dinars à ce que je m’en souviens.
Aujourd’hui, j’ai 76 ans et je vous raconte tout ça d’un café du quartier. Je viens de parcourir rapidement le journal du jour, mercredi 24 novembre 2010, et les nouvelles étaient sans intérêt: Raffarin à Alger, Ouyahia en Iran…J’allais jeter la gazette
quand un titre accrocha mon attention :  » Le métro d’Alger sera opérationnel en 2011″ Elle était là, toujours aussi belle, la plus belle promesse de Boumediene, Chadli, Zéroual, Bouteflika, Belkhadem, qui devenait, à la trentaine, celle d’Ouyahia. Une pléïade de génies pilotant une machine qui n’a jamais démarré ! Ah, ma chère promesse! Voilà trente ans qu’on espère te voir sortir du tunnel noir…
C’était mercredi 24 novembre de l’année 2010… J’ai pris mon café et je me suis incliné devant elle,  elle qui aura survécu, avec panache, à tous ses anciens maîtres et qui, manifestement, va me survivre, moi qui chancelle déjà sous le poids de l’âge et qui ne saura pas de quelle prochaine bouche elle va surgir un jour, telle une amazone, pour nous donner un petit goût du futur.


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14 Commentaires sur cet article

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  • Laïd DOUANE
    7 décembre 2010 at 19 h 59 min - Reply

    Cet article à dérision verbale m’a été adressé ce matin par une amie, une vraie amie, un mot qui froisse ; auparavant je le trouvais amusant car il est écrit dans un langage que tout Algérien peut comprendre sans peine. Malheureusement, je n’ai pas été pour ignorer quelques détails provocateurs et insultants. Des détails qui m’ont fait penser à Ghozali le pseudo harki du pouvoir et qui a soulevé un ouragan de polémique.
    L’auteur du papier a dû oublier qu’à travers sa chronique, il a révélé sa personnalité boueuse du fait qu’il appartient à la génération de ceux qui ont fait notre malheur. Cette histoire de métro et de promesses jamais tenues révèlent aussi une certaine apathie dans laquelle il nageait lui et ses semblables quand il avait 45 ans, le même âge ou presque de Boumédienne qu’il critique. En nous rappelant toutes ces clowneries, ne craint-il pas la foudre des jeunes qui se demanderaient : Lui et ses semblables, qu’a-t-ils fait pour pendant tout ce temps, hormis de pendre du café noir et observer en attendant le métro ? Il est plus âgé que Boutef ; celui-ci a une biographie garnie et il continue à fabriquer des faits ! Mon amie a répondu à ma question : L’auteur a quand même eu le courage de nous nous rappeler que Salah Assad a été déporté au camp de concentration d’Aïn M’guel et que Khalida Messaoudi est devenue ministre et que et que..
    Pour ceux qui trouvent du mal à comprendre mon attitude face cet auteur que je ne connais pas, et qui pourtant a le verbe facile et même beau, vous ne trouvez pas que notre malheur fabriqué justement par nous-même, et plus précisément par nos compatriotes nés en deçà de 1935 vivants encore dans l’indifférence et l’insouciance.. Mais bon sang, que faut-il fait pour expliciter que l’indifférence est l’ennemi NUMERO 1 de l’être humain ?
    Depuis 30 ans qu’il attend le métro et il continue à attendre ! Superstitieusement, je crois que ce métro a peur de transporter une certaine catégorie de gens !
    Laïd DOUANE
    NB: salutations fraternelles à notre amie Z.A.




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  • Tweets that mention Le Quotidien d’Algérie » L’homme qui attendait….le métro — Topsy.com
    7 décembre 2010 at 21 h 18 min - Reply

    […] This post was mentioned on Twitter by J. A. , J. A. . J. A. said: Dans El-Moudjahid on admirait la plus belle promesse de Boumediene : » Le métro d’Alger sera opérationnel en 1985″.http://bit.ly/dXYfWO […]




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  • Zineb Azouz
    7 décembre 2010 at 23 h 51 min - Reply

    Monsieur Laid douane,

    Honorée par ce petit coucou auquel je ne m’attendais pas, mais ce n’est pas la première fois que vous me déroutez.

    J’ai moi aussi reçu ce mail par une collègue et je dois vous avouer que je vous trouve un tant soit peu sévère avec un texte qui n’a nullement la prétention de décrire autre chose que ces moments pathétiques et cette nostalgie d’une époque, que naïvement, nous regrettons tous.

    Ceci étant, il est bon et utile de lire des textes pareils qui nous rappellent la lâcheté ambiante et l’amnésie des foules qui passent de l’hystérie footbalistique la plus sonore à l’indifférence la plus glaciale.

    Qui l’eût cru en ce mois de juin 1982, Assad à reggane ?
    Qui l’eût cru, Reggane rouvrirait ses portes aux Algériens ?

    Cordialement et fraternellement,
    ZA




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  • zahir serrai
    8 décembre 2010 at 1 h 10 min - Reply

    Merci Nabil d’avoir poste la lettre sur Setif.Info je me demande si Proff B.N etait d’accord.
    Merci encore une fois
    zahir




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  • mustapha
    8 décembre 2010 at 10 h 56 min - Reply

    du fond d’une âme d’un nostalgique ,je souhaite a ce Monsieur une tres tres longue vie pour qu’un jour il puisse voir peut-etre,je dis bien peut etre un métro sortir de ce tunnel.




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  • Laïd DOUANE
    8 décembre 2010 at 12 h 05 min - Reply

    @Madame Azouz Zineb,
    Dans les forums de discussion, il peut arriver des choses plus ou moins touchantes qui peuvent parfois nuire au dialogue ; il suffit parfois d’un mot déplacé ou sorti de son contexte pour que la controverse s’installe. Ainsi le mot coucou lequel on me reproche d’être trop « familier » et qu’il l’est certes, n’a rien d’outrancier ni de déroutant ; dans un forum on tend toujours à oublier que nous ne nous connaissons pas et c’est tant mieux. Pour autant, je vous remercie de l’avoir accepté dans ses dimensions naturelles. Ceci dit, je ne vous cache pas que j’ai envoyé un message au frère Salah Eddine pour lui demander de supprimer le mot. Encore merci.
    Pour revenir au sujet de la discussion ; j’ai émis un avis qui peut paraître sévère mais sans aucune atteinte à l’auteur qui n’a pas été avare en termes de beauté du verbe et d’image. Du point de vue littéraire, il pourrait être mon maître, mais à mon de vue, et sans lui reprocher quoi que ce soit, le verbe prend du sens dans son contexte et c’est chez le lecteur qu’il fait son nid. Or, l’auteur nous a rapporté des faits et il a réussi certes à nous rappeler que dans ce pays l’histoire ne se répète que dans ce qui nous fait mal et nous déchire ; J’étais sévère c’est vrai mais sans lui en vouloir personnellement ; il a l’âge de mon père et j’en veux à ces gens qui ont survécu aux années de braises coloniales et continuent à courber l’échine à une bande de chenapans qui continuent à nous fabriquer des malheurs. J’en veux aussi à ma génération qui semble prendre le relais de ses prédécesseurs alors que nous sommes convaincus qu’ils ne peuvent rien nous apporter de bien ; Je l’ai toujours écrit et j’y crois ; Il n’y a rien à attendre de bien des gens qui n’ont vu que du sans, qui n’ont entendu que des cris de douleur et qui de surcroît, ont eux même souffert !
    Les gens qui nous gouvernent appartiennent à une génération de malades et seul ont évité les feux de la pègre, ceux qui ont choisi de se retirer ! A travers cet article qui ne manque pas de beauté, j’ai eu à constater pourquoi un certain Boutef sorti par la petite porte est revenu en fanfare pour nous monter pendant 3 mandats ! L’auteur a bien répondu à cette question : Il a vécu 76 ans et dans le café près de la station du métro qui peine à démarrer, il aurait pris du café noir pendant 45 ans et il continue à attendre !
    Salutations à tous
    Laïd DOUANE




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  • persifleur
    8 décembre 2010 at 17 h 59 min - Reply

    Métro, boulot, égo… ou l’anticipation d’une hypothétique inauguration !

    La foule en délire criait sa joie d’être présente sur les lieux du miracle. La délégation officielle acclamée comme jamais, se préparait à inaugurer l’aboutissement de ce long tunnel sous terre, fruit d’une réflexion qui a pris son temps mais qu’enfin nous remplie de joie.

    C’est sous des youyous stridents et nourris, qu’on venait de dire avec brio à la face du monde, messieurs, nous ne sommes pas ces légendaires fainéants que tout le monde essaye depuis toujours et chacun à sa manière de nous labéliser à vie.

    Par ces temps de mondialisation, de délocalisation et d’OPA en tous genres, d’audits étrangers payés rubis sur ongle, nos stratèges ont décidé en toute conscience de faire confiance au potentiel humain existant sur place et le résultat est plus qu’éloquent. Tout y est… dès l’entrée c’est le ravissement total. L’architecture mauresque des stations nous fait rêver avant même d’avoir grimpé dans ces spacieuses rames décorées par les mains de nos designers très inspirés, du vert, beaucoup de rouge le tout noyé dans un blanc éclatant où seuls d’immenses portraits officiels viennent occulter la clarté.

    Il est grandiose ce métro, propre et spacieux. Quand on aime on ne compte pas. Même la composante humaine qui devra veiller au moindre petit détail, était complètement différente de celle que nous côtoyons tous les jours dans nos errements approximatifs.

    On avait vu très grand. On venait même d’innover, miracle des pétrodollars, le personnel qui a veillé à sa réalisation, algérien dans sa totalité, a été débauché (à grand frais) ailleurs pour le plus grand bonheur de tous. Le pays pouvait se le permettre, la cagnotte n’avait jamais été aussi bien garnie faisant uniquement la joie du FMI, de quelques autres institutions financières et d’une oligarchie toujours aussi bonne économe qu’on il s’agit des autres.

    Et c’est bigrement ému que le prince de la communication médicale entre autres, cheb Mami simself, venu incognito pour des raisons de sécurité personnelle, tenant par la main le roi boudeur et, sous l’oeil radieux de tous, cisailla rageusement le ruban vert-blanc-rouge qui allait rendre honneur et dignité à tout un peuple.

    Le seul petit souci, qui restait à régler, c’était le nom que devait porter cet édifice majestueux de plusieurs kilomètres… neuf kilomètres. Métro révolutionnaire, métro de la concorde, métro du peuple, métro Chadli… Par sagesse et pour couper court à toutes les rumeurs malsaines qui pouvaient chagriner les susceptibilité populaires et nous mener vers d’autres émeutes, et la possibilité d’un autre génocide, il a été décidé en haut lieu qu’un référendum populaire et démocratique allait être organisé pour choisir le nom qu’allait porter ce bijou de la technologie roulante. La date n’a pas encore été fixée mais les sanctions contre les abstentionnistes éventuels sont déjà connues: ils seront privés à vie des joies du déplacement sous terre.

    « I have a dream » martelait du haut de sa tribune un pasteur noir, il y a très longtemps, épris de liberté et de reconnaissance extrêmement égocentrique. Notre rêve à nous, heureusement vient d’être réalisé et avec une longueur d’avance sur toutes les prévisions les plus optimistes. Une réalisation à cent pour cent algéro-algérienne que beaucoup pensaient irréalisable et qui à point nommé vient faire taire toutes les fausses thèses de nos déclinologues mêmes les plus virulents nationalistes

    Comme chacun le sait, entre rêve et cauchemar la frontière reste ténue. Alors attention aux égos mégalomaniques réveillés en sursaut sur les rails d’un métro qui depuis 1983 veut sortir des ténèbres d’un cauchemar qui a trop duré.




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  • Adel
    8 décembre 2010 at 18 h 06 min - Reply

    Ce texte exprime à merveille toute l’insignifiance de près de cinquante ans d’une indépendance frelatée.

    Derrière le regard désabusé, on sent un immense espoir trahi – celui des années 60-70 -, l’espoir d’une Algérie qui avance, malgré les gesticulations de Ben Bella et l’autoritarisme de Boumédiène, la SM, les pénuries et tout le reste. La chute vertigineuse aura été très dure pour tous ceux qui avaient cru que le peuple algérien avait assez de ressources morales pour surmonter les erreurs de ses dirigeants. Il apparut, hélas, que cela n’était pas vrai. De par son histoire, notre pays est un pays fragile qui a besoin de gens sages pour le mener vers des lendemains meilleurs. Jusqu’à présent, nous n’avons eu droit qu’à des apprentis-sorciers, des bonimenteurs de foire et des «durs» qui n’ont rien dans la caboche.

    Il faudra bien pourtant s’atteler à reconstituer le capital qui a été dilapidé sans résultat et oublier les rêves et les désillusions, si nous voulons sortir de l’ornière. L’Algérie ne nous appartient déjà plus – j’ai 56 ans -, elle appartient à la jeunesse qui cherche désespérément une planche de salut. C’est à cette jeunesse et à son avenir qu’il faut penser.

    Rien de solide ne peut être bâti sur la tromperie, la démagogie, le mensonge, la haine et l’exclusion.

    Mâ yenfa3 ghir essah…




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  • M.J
    8 décembre 2010 at 20 h 33 min - Reply

    Dans les temps héroiques du Far West américain les trains n’arrivaient jamais à l’heure. Une fois on annonce l’arrivée dans une gare d’un train à l’heure pile à laquelle il est programmé, soit 5 heures de l’après midi. Comme dans ces contrées là la performance et le mérite sont sanctionnés, les autorités locales convoquent la chorale, la troupe musicale, les scouts et la population et font un défilé d’honneur à l’arrivée du train en félicitant le conducteur, le mécanicien si vous préférez et lui ne comprenait pas. Le maire lui dit enfin, c’est la première fois dans l’histoire de notre ville que le train arrive à l’heure mon ami et c’est grace à vous. Alors le mécanicien lui dit humblement, en baissant les épaules et avec un regard fuyant: » c’est celui d’hier, monsieur. Il aurait du arriver hier à 5 heures ».
    Ceux qui ont commandé notre train n’ont pas le regard fuyant, ils haussent les épaules car un train ou un métro, c’est presque pareil, ça rapporte…beaucoup…de marchandises de passagers…clandestins parfois, mais qui arrivent, qui arrivent on sait d’où mais qi sont là dès qu’il y a une opportunité et qui ne sont jamais las.




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  • yazid
    9 décembre 2010 at 22 h 44 min - Reply

    @Laid douane
    « L’auteur du papier a dû oublier qu’à travers sa chronique, il a révélé sa personnalité boueuse du fait qu’il appartient à la génération de ceux qui ont fait notre malheur. Cette histoire de métro et de promesses jamais tenues révèlent aussi une certaine apathie dans laquelle il nageait lui et ses semblables quand il avait 45 ans, le même âge ou presque de Boumédienne qu’il critique. »
    comme un COW BOY , Laid Douane tire d’abord et s’explique aprés . Le texte ecrit
    « j’ai émis un avis qui peut paraître sévère mais sans aucune atteinte à l’auteur qui n’a pas été avare en termes de beauté du verbe et d’image. »

    En bon COW BOY , Laid Douane tire d’abord et s’explique aprés . Le texte ecrit superbement ( c’est lui qui le dit ) par une personne qu’il ne connait pas , mais qu’il « descend » froidement et sans remords.
    En fait ses sentences sans appel ,il a eu déjà à les prononcer sur ce site contre des personnes qui ne rentre pas dans sa grille de lecture , je veux parler de son post sur Assia Djebbar commis sur ce site il y’a quelques mois.
    J’espere que l’administrateur laissera passer ce message. Mr Douane j’ai visité votre blog et j’en garde une opinion plutot favorable.




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  • mouloud
    10 décembre 2010 at 0 h 18 min - Reply

    a la belle époque ,j’avais 22 ans et j’avais ma premiere voiture, une RITMO,j’écouter polyphene, a fond la caisse.




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  • Laïd DOUANE
    10 décembre 2010 at 11 h 29 min - Reply

    @Yazid,
    Tout d’abord, je vous remercie d’avoir jeté un œil sur mon blog que j’ai dû abandonné pour des raisons qui me dépassent. Ensuite, pour ce qui est d’Assia Djebbar, je préfère discuter sur le forum en question. Enfin, l’article présent :
    Nuance ! Je n’ai aucune envie de faire mal mais pour dénoncer un fait malheureux je n’hésite pas à monter, ne serait-ce un papier. N’est-ce pas malheureux de rester inerte pendant 45 ans à attendre l’arrivée d’un métro qui n’existe pas et de surcroît dans un café qui a certainement été le théâtre de déflagrations du temps d’Ali La pointe ! L’auteur en bon chroniqueur qui sait observer, imager et monter les mots a été très critique dans son entreprise de construction de la phrase, mais il s’est exposé aux radiations de sa critique. Quand on a 76 ans et qu’on sait écrire de cette manière-là, on n’a pas le droit de vivre les complots, les césarismes et les tyrannies des généraux sou off et tous ces bouts d’hommes appelés présidents, et réduire tout ça en attente d’un métro dont l’histoire se trame au rythme des politiques maudits qui, de surcroît ont des têtes bourrées de mépris. Je n’ai pas à tirer sur un appareil enregistreur d’images et de verbes, mais l’auteur, s’agit-il de lui, nous livre à travers son papier, l’image d’une Algérie stagnée réduite à fonctionner selon les humeurs.
    S’i y a lieu de tirer pour autant, ce serait sur tous les acteurs da sa génération qui pouvaient faire quelque chose mais qui ont renoncé à se prononcer, et donc à vivre. Comment respecter, je me le répète, ces gens qui ont vécu les horreurs coloniales et qui se font du plaisir à tyranniser leur peuple ? Mais nos tyrans n’ont pas fait le sale boulot sans la complicité de ces buveurs de cafés noirs qui savent attendre. Dans la ligne de mire, je ne vois pas que ce chroniqueur, je vois aussi mon propre père qui vit encore mais sans gloire, en continuant à raconter les mêmes histoires que celle du métro qui ne risque pas de sortir du tunnel avant qu’Alger ne devienne un musée de l’histoire !
    Ceci dit, n’est-ce pas l’indifférence qui ronge ce pays ? Continuons-nous à laisser gouverner par des ignares qui pensent, en se référant au passé récent, que nous formons un peuple qui adorent les promesses non tenus ? La seule promesse tenue jusqu’à présent, c’est celle de nous approvisionner en douleurs et en larmes ! Sommes nous un peuple qui aime pleurer ?
    J’ai bien peur que nous ne savons même pas pourquoi on pleure !
    Laïd DOUANE




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  • Beznassi
    3 janvier 2011 at 18 h 23 min - Reply

    Je pense que le métro est déja passé.
    Ils nous ont bien eu ces personnages que vous avez décrit ya 3ami Laïd.




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  • Laïd DOUANE
    3 janvier 2011 at 19 h 40 min - Reply

    @Beznassi,
    Quand on se surnomme Beznassi, on n’a pas le droit de prononcer une sentence aussi basse ; on ne nous a pas eus parce que nous sommes des niais, mais parce que nous sommes trop bons envers l’Algérie ; Et ça veut dire ce que ça veut dire d’être bons, mais nous aimons tellement l’Algérie que nous acceptons ce qui nous arrive. Je continue à penser qu’ils vont nous avoir encore et encore car rien ne peut nous arrêter d’aimer l’Algérie encore et encore. En fait, mieux vaut être une victime que d’avoir à assumer, ne serait-ce qu’un seul remord d’avoir agi contrairement à notre amour.




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