Édition du
20 July 2017

Le pouvoir est fort parce que nous sommes faibles

Radjef Saïd

Le pouvoir est fort parce que nous sommes de faibles mégalomanes. Nous refusons de regarder les choses en face et de nous organiser en conséquence autour de valeurs rassembleuses et fortes. « Si ce n’est pas moi, alors ce ne sera personne ». Cette tare ne date pas d’aujourd’hui ; elle remonte à la naissance du mouvement nationaliste. Il n’existe pas de partis politiques en Algérie, Cependant, il y a des tribunes -et des filtres à la solde du pouvoir déguisés en opposants ou en victimes des services- sans la moindre tradition politique, hormis ce populisme hérité du mouvement nationaliste. Et comme on refuse l’union, la concertation, on ne fait que s’affaiblir chaque jour davantage. D’ailleurs je me demande ce qu’écriraient nos sociologues intéressés par la vie politique de nos partis. Ainsi au lieu de faire de l’opposition, on se retrouve dans une situation diamétralement opposée en de faire des concessions sur nos liberté et mouvements. Le DRS n’est pas seul responsable de nos malheurs. Je pense que c’est le message que voulait nous faire parvenir, certes à sa manière, l’honorable Ahmed Rouadjia. Effectivement le DRS n’est pas seul responsable de notre manque d’inspiration et d’imagination politique à créer les équations et les nouvelles formes de militantisme pour faire de la démocratie un élément essentiel de notre vie de tous les instants.
Sommes nous pour autant vaincus définitivement ? Est-ce la fatalité ? Sommes nous condamnés à vie a satisfaire les moindres caprices de la junte au pouvoir ? Doit-on associer le DRS pour accomplir notre destin ? Ou bien sommes capables de dépasser nos prétentions, de nous prendre nous-mêmes en charge sans nous tirailler, sans nous suspecter les uns les autres et sans nous diviser au premier virage de notre lutte ? Il n’y a pas d’autres issues. Soit on s’élève aux grandes nécessités en inventant nous-mêmes une vraie opposition capable de répondre aux attentes légitimes du peuple, de comprendre les enjeux de notre époque et de relever les défis de l’avenir, ou bien nous acceptons cette situation et mettre notre destin entre les mains du DRS.


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6 Commentaires sur cet article

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  • IKER
    16 décembre 2010 at 3 h 22 min - Reply

    Commencer depuis le commencement au pays des 200 GÉNERAUX.




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  • Ammisaid
    16 décembre 2010 at 9 h 38 min - Reply

    L’absence d’issues confinent à la folie, à la révolte et au crime sur soi ou sur l’autre. Quand une personne veut s’évader d’une prison, il essaye de creuser un tunnel, de passer par la force ou de se suicider. Les choix sont restreints. Supposons que l’opposition arrive à s’unir, avec qui elle va négocier ? Ceux qui sont au pouvoir sont sous le contrôle étroit du Drs et de l’armée et ces derniers ne veulent pas négocier et ne veulent pas laisser le peuple choisir sa destinée. Alors que faire ?
    Pour ma part, je ne vois pas d’autre issue que celle de lutte permanente, de la construction de l’opposition malgré tous les obstacles et de la résistance pacifique en attendant la mobilisation générale du peuple et sa décision de récupérer sa souveraineté quelque soit le prix à payer. Mais, le peuple a-t-il une élite et des politiques sincères prêts à les guider jusqu’à sa libération ? L’histoire, depuis au moins, l’indépendance dit non !
    Enfin pour lever toute confusion, je ne crois pas que le peuple et les gens honnêtes veuillent la destruction du Drs ou de l’armée ou de telle ou telle institution, ils veulent et ils désirent les débarrasser de ceux qui les utilisent pour leur propre intérêt et au détriment des intérêts supérieurs de l’Algérie. C’est tout ! Dénoncer ceux qui font le mal, n’est pas être contre les institutions qu’ils utilisent pour le faire. Qu’ils changent et notre vision d’eux changera!
    Fraternellement




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  • wahid
    16 décembre 2010 at 14 h 27 min - Reply

    @

    Il faut défaire l’emprise du DRS sur le système politique, sinon toute tentative pour sortir l’Algérie du statuquo sera vouée à l’échec.

    Défaire l’emprise du DRS sur le système politique Algérien c’est la base fondamentale pour asseoir une démocratie, je crois ne pas me tromper en disant, la seule personne qui a la légitimité constitutionnelle de le faire c’est bien le Président, il doit assumer cette responsabilité car il a voulu et eu son troisième mandat.

    Je ne sais pas si c’est dans son agenda de procéder à réformer cette institution, avant la fin de son troisième mondât, je ne crois pas que les partis de la coalition souhaiteraient défaire l’emprise du DRS, ni l’opposition qui soumise aux conditions d’opposition.

    Ce que je vous suggère, a ceux et celles parmi les Algériens, dieu sait qui souhaitent le changement, de s’organiser et d’exercer de la pression et suffisamment de pression sur le président pour mettre à la retraiter le patron de la DRS le plutôt possible, comme premier phase qui est importante pour déclencher un processus de reformes politiques et le décollage économique du pays.

    Saisissez l’importance de ce que je n’ai pas cessé de répéter depuis des mois, et vous allez vous rendre compte que pour voir un changement positif en Algérie, l’élément déclencheur dans cette première phase est le départ du chef du DRS.

    Ce n’est pas une fixation que je fais, croyez moi je ne connais rien de ce Monsieur, mais j’ai la certitude c’est l’élément clef pour déclencher un processus de réformes qui va asseoir le socle de la démocratie.

    Défaire l’emprise du DRS, cela veut dire l’émergence de leaders civils, dynamisation de la vie politique et économique, reforme du système politique, le retour à la paix et la justice sociale.

    WAHID




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  • Adel
    16 décembre 2010 at 18 h 06 min - Reply

    Depuis l’indépendance, les militaires se sont octroyé le rôle de sauveurs de la Patrie face à des Algériens dont ils ont eux-même décidé qu’ils étaient des ennemis. Depuis 88, ils jouent sur la fracture qui est survenue au sein de la société algérienne, la divisant en «islamistes» et «démocrates». Tant que les élites algériennes ne comprennent pas que la seule façon de se débarrasser de la pesante tutelle de l’ANP-DRS est de mettre de côté les anciens schémas meurtriers et d’aborder le champ politique avec pragmatisme et une volonté sincère de dialogue, l’avenir restera bouché et le pouvoir tyrannique des militaires aura encore de beaux jours devant lui. La peur du FIS et de l’«intégrisme» est le principal obstacle à l’évolution de l’Algérie dans le sens de la démocratie et l’État de droit. Dans l’esprit de beaucoup, le retrait de l’Armée et des élections réellement démocratiques signifient le retour du FIS et le mise en place d’un État islamique encore plus tyrannique que celui des généraux.

    C’est cette équation qui doit être dépassée pour que l’Algérie commence une nouvelle ère.




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  • amine
    16 décembre 2010 at 21 h 29 min - Reply

    Salam,
    certains préconisent l’union qui fait défaut, d’autres nous parlent de manque de confiance en les hommes, enfin il y a ceux qui pensent qu’il faut écarter le DRS etc.. afin de se faire un chemin vers un état de droit. Eh bien mes chers compatriotes, un mouvement citoyen est déjà existant « Rachad », des hommes de confiances aussi, Dr Mourad Dhina, M. Mohamed Larbi Zitout, Ahmed Ben Mohamed, Abbas Aroua et encore des milliers d’autres hommes qui ne demandent que votre soutien!!! Adhérez au mouvement, militez, donnez de votre temps, de votre argent, apportez votre pierre à l’édifice et surtout arrêtez de vous quereller!!! Soyez des hommes et des femmes humbles et sincères. L’Algérie et le peuple algérien ont un droit sur vous!! Les fondations de l’algérie de demain sont déjà posées, à vous de jouer!!!

    Salam ya ahl alkeir




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  • wahid
    17 décembre 2010 at 3 h 25 min - Reply

    @

    Le câble daté du 19 décembre 2007 :

    Said Sadi, président du RCD, s’est montré particulièrement bavard lors de ses rencontres avec l’ambassadeur US. Il a par exemple raconté aux Américains une conversation « récente » qu’il a eue avec le général de corps d’armée Toufik, patron du DRS, que l’ambassadeur américain décrit comme l’élément clé pour assurer le contrôle et la survie du régime. Sadi a confié que interlocuteur avait reconnu que les choses n’allaient pas bien avec la santé du président et plus globalement pour l’Algérie. Mais il lui a expliqué qu’il avait besoin d’être assuré que toute alternative politique sera viable et qu’elle ne déstabiliserait pas le pays.

    Le câble le plus récent en date du 8 février 2010 :

    Lors d’une rencontre avec son homologue américain, Bernard Bajolet, alors ambassadeur de France à Alger, avait expliqué que le gouvernement français et lui-même craignaient que l’Algérie ne se dirige vers davantage d’instabilité. Il a expliqué qu’il ne voyait aucune alternative à un troisième mandat du président Bouteflika. M. Bajolet a expliqué que, pour la France, la priorité en Algérie demeure la stabilité économique et la croissance.

    Selon Bajolet, aucun successeur crédible ne se dégage pour remplacer Bouteflika. Mouloud Hamrouche ? Il parle de réformes mais les Français ne savent pas s’il peut mettre en place un véritable programme de réformes. Ahmed Ouyahia ? Un autre apparatchik, peu populaire dans le pays.

    « Un autre apparatchik »

    Le terme désigne aujourd’hui le membre d’un système politico-administratif ou, par extension, toute personne qui profite de son rang, de sa situation supposée privilégiée au sein d’un groupe social ou politique pour renforcer sa légitimité, son ascendant et son prestige, voire pour s’enrichir, faire carrière, etc. On parle aussi de bureaucrate.

    Voyez vous je n’ai jamais apporté un jugement excessif sur la figurine de la politique du pays.

    Vous voulez quoi de plus pour vous réveillez.

    WAHID




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  • Congrès du Changement Démocratique