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26 July 2017

Sonatrach : l'ancien PDG par intérim placé sous mandat de dépôt

Sonatrach : l’ancien PDG par intérim placé sous mandat de dépôt
El Watan, 21 Décembre 2010

Abdelhafid Feghouli, PDG de Tassili Airlines et ancien PDG par intérim de Sonatrach, a été placé, lundi 20 décembre, sous mandat de dépôt, par le juge d’instruction du tribunal d’Arzew, à Oran.

La compagnie nationale  Sonatrach renoue avec les scandales. Cette fois-ci, c’est  Abdelhafid Feghouli,  PDG de Tassili Airlines et ancien PDG par intérim de Sonatrach, qui a a été placé, lundi 20 décembre, sous mandat de dépôt, par le juge d’instruction du tribunal d’Arzew, à Oran.

Selon notre confrère El-Khabar, Abdelhafid Feghouli est mis en cause dans le cadre d’une enquête ouverte par la justice visant la société « Safir ». Cette société algéro-française d’ingénierie et de réalisation a décroché plusieurs projets dans des conditions douteuses et « illégales », relève-t-on d’après les premiers éléments de l’enquête judiciaire.

Il faut savoir que grâce à un contrat de gré à gré, passé en octobre 2007 avec Sonatrach,  « Safir » a  obtenu un marché important, d’un montant de 10 millions de dollars, pour la réalisation d’une station de stockage d’azote. En 2008,  « Safir » a également bénéficié de 168 milliards de centimes suite à des conventions conclues avec Sonatrach. Un autre marché d’un montant de 27 milliards de centimes a été également décroché en 2008 par cette entreprise pour des prestations d’engineering et de services de projets.

Il est à signaler que l’ancien PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane, déjà poursuivi et mis en cause dans le cadre du scandale qui a secoué la compagnie en janvier 2010, a été également placé sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction du tribunal d’Arzew dans le cadre de cette nouvelle affaire.

Rappelons enfin que « Safir » est une société algéro-française, créée en 1991, d’engineering et de réalisations, dont l’État algérien détient 51% (Sonatrach 36% et Sonelgaz 15%) et l’entreprise française Marais Contracting 49%.
Abderrahmane Semmar


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11 Commentaires sur cet article

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  • KARL MARX
    21 décembre 2010 at 17 h 10 min - Reply

    mais non voyons…! C est pas possible…pas a Sonatrach la plus grande société d hydrocarbures en Afrique. Ces choses n arrivent que dans les grandes compagnies américaines telles que Bechtel, Fluor, Halliburton avec comme patron Dick Cheney…mais pas chez nous en Algerie..! Je suis boursouflé. Moi qui fait l éloge de mon pays a tous les étrangers que je croise. Je parle de mon pays avec fierté a beaucoup de monde. Nous un pays musulman nous faisons la priere pour honorer Dieu cinq fois par jour et rêvons d aller au Hadj…Cependant je suis très encourage
    par la venu du nouveau PDG de la Sonatrch Monsieur Yousfi. je suis sur que durant tout son règne la corruption sera éliminée a toujours




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  • bouamama
    21 décembre 2010 at 18 h 05 min - Reply

    bonjour ,
    Je remercie les enquêteurs du DRS d’Oran qui ont lancé des enquêtes sur les activités de la joint venture algéro-française Safir Spa .la mauvaise gestion ; et le recrutement illégal dans cette société donne beaucoup de questions sur l’état actuel de l’administration et les dirigeants de SAFIR….




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  • BRAHIM
    21 décembre 2010 at 21 h 09 min - Reply

    Cher @KARL MARX , toi tu ne fais que 5 prières par jour et tu rêves d’une « hadja » , OK mais moi je fait six (6) prières par jour (une de plus que toi, je t’expliquerai plus tard pourquoi et comment !) six (6) « Omrates » et deux (2) « Hadjètes ». Et pourtant pour ton analyse sur la « nouvelle direction » du secteur des hydrocarbures je ne cautionne pas du tout. Je t’apprends quand même que je n’ai pas pu amener des hydrocarbures de la Mecque mais des « pierres » et du « métal précieux » du « sous sol  » de notre Arabie echarifa.




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  • hadak
    21 décembre 2010 at 21 h 46 min - Reply

    Si yousfi n’est qu’une roue de secours, dommage, rapiécée.




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  • PhD
    21 décembre 2010 at 22 h 49 min - Reply

    Feghouli est sous mandat de depot. Cette affaire ne fait pas partie du précédant scandale. Mais c’est vrai que Belkheir etait encore vivant lorsque les 3 autres VP ont été ecroués. Cette affaire Safir devrait être le dessus de l’iceberg. La boite de Pandore est ouverte….Hocine Malti l’avait annoncé. Attendons donc la suite.




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  • Si Tchad
    21 décembre 2010 at 23 h 35 min - Reply

    Cursus classique des PDG algériens: d’abord ils touchent des mandats, puis des dépôts, et ensuite ils sont placés en mandat de dépôt…

    Si Tchad




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  • Ammisaid
    22 décembre 2010 at 0 h 35 min - Reply

    Les grands voleurs qui sont arrêtés, sont vite libérés et ensuite condamnés en sursis à perpétuité. Les zawalis sont condamnés à perpétuité et emprisonnés qu’ils soient arrêtés et jugés ou pas.
    Heureux sont les prisonniers du club des pins !




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  • Ammisaid
    22 décembre 2010 at 0 h 38 min - Reply

    J’ai oublié de dite que les premiers ont le droit de dépenser l’argent qu’ils ont volé pendant toute leur période de sursis.




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  • Rédaction LQA
    22 décembre 2010 at 12 h 45 min - Reply

    L’ex-PDG par intérim de sonatrach et trois de ses collaborateurs inculpés
    Abdelhafid Feghouli ratrappé par l’affaire Safir spa
    El Watan, 22 décembre 2010

    L’activité Aval de Sonatrach vient d’être éclaboussée par un nouveau scandale. Trois de ses cadres, dont Abdelhafid Feghouli, ex-vice-président, ancien PDG par intérim de Sonatrach et PDG de Tassili Airlines, ainsi que le directeur général de la société algéro-française Safir SPA et un cadre à la retraite, ont été placés sous mandat de dépôt par le tribunal d’Arzew, alors que Mohamed Meziane, ex-PDG de
    Sonatrach, a été mis sous contrôle judiciaire.

    L’activité Aval de Sonatrach vient d’être éclaboussée par un nouveau scandale. Trois de ses cadres, dont Abdelhafid Feghouli, ex-vice président, ancien PDG par intérim de Sonatrach et PDG de Tassili Airlines, ainsi que le directeur général de la société algéro-française Safir SPA et un cadre à la retraite, ont été mis sous mandat de dépôt par le tribunal d’Arzew, alors que Mohamed Meziane, ex-PDG de Sonatrach, a été mis sous contrôle judiciaire.

    Moins d’un an après l’incarcération des 5 vice-présidents de Sonatrach et la mise sous contrôle judiciaire de l’ancien PDG par le pôle judiciaire spécialisé près la cour d’Alger, un autre scandale vient de secouer la compagnie à Arzew. Lundi dernier, quatre de ses cadres – Abdelhafid Faghouli, ex-vice-président de l’activité Aval et PDG de Tassili Airlines (filiale de Sonatrach), ancien PDG du groupe par intérim ; Henni Mekki, directeur des études et du développement au niveau de l’activité Aval ; M. Nechnech, directeur général de Safir SPA, et M. Benamar, actuellement à la retraite – ainsi que l’ancien PDG du groupe, Mohamed Meziane, ont été déférés devant le parquet d’Arzew près la cour d’Oran par les officiers de police judiciaire du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) de la 2e Région militaire. Ce n’est qu’en début de soirée que les décisions du juge d’instruction sont tombées. Ainsi, Feghouli, Henni Mekki, Nechnech et Benamar ont été placés sous mandat de dépôt, alors que Mohamed Meziane a été mis sous contrôle judiciaire.
    Selon les premières informations révélées par El Khabar, les mis en cause sont poursuivis pour malversations présumées dans l’octroi, en octobre 2007, de marchés de gré à gré à la société Safir SPA, une société de droit algérien, détenue à 51% par l’Algérie (36% par Sonatrach et 15% par Sonelgaz) et à 49% par la société française Marais Contracting. Les contrats concernent la réalisation, par Safir, d’un centre de stockage et de conditionnement de l’azote dans la plateforme industrielle d’Arzew, pour un montant de 10 millions d’euros.

    A l’origine, Safir SPA avait été créée en 1992 entre Sonatrach, Sonelgaz et Gaz de France (à travers sa filiale Sofregaz). Le premier contrat qu’elle avait décroché concernait la rénovation du complexe de liquéfaction de gaz naturel (GL4/Z) d’Arzew pour un montant de 35 millions de dollars. L’objectif de cette société mixte était d’améliorer les résultats des unités industrielles des branches Amont et Aval de la compagnie. Mais la cession des actions à Marais Contracting, une entreprise spécialisée dans le domaine des réseaux de fibres optiques et les télécommunications en a surpris plus d’un, en 2003, et suscité la colère des travailleurs en 2005. Ces derniers avaient dénoncé les conditions dans lesquelles la transaction avait eu lieu et qui, selon eux, était non conforme au cahier des charges. En dépit des importants contrats de gré à gré décrochés auprès de Sonatrach et des montants engrangés, les employés ne voiyaient rien venir. Selon eux, les quelques cadres français faisaient appel à des compétences algériennes, souvent sous-payées, en louant chèrement leurs services à Sonatrach, sous-traitant même certaines réalisations.

    En tout état de cause, même si pour l’instant, celle-ci ne touche que le volet lié au contrat de 10 millions d’euros signé le 3 octobre 2007 pour la réalisation d’un centre de stockage et de conditionnement de l’azote à Arzew, il n’est pas exclu que d’autres marchés obtenus de gré à gré – et ils sont nombreux – par Safir SPA soient déterrés par le magistrat instructeur. Il y a une année, la direction du groupe Sonatrach, à travers ses activités Amon, Aval et TRC (transport par canalisation) a été secouée par des affaires de malversations liées à de nombreux contrats octroyés de gré à gré. Une procédure dont le groupe Sonatrach semble avoir abusé ces dix dernières années, notamment à partir de 2004-2005.

    Salima Tlemçani




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  • Rédaction LQA
    22 décembre 2010 at 12 h 46 min - Reply

    Dans un rapport sur la filiale de Sonatrach
    L’IGF accable Tassili Airlines
    El Watan, 22 décembre 2010

    L’IGF a relevé plusieurs dépassements dans la gestion de Tassili Airlines dont le recours injustifié à la procédure de gré à gré pour des
    marchés à coups de milliards de dinars.

    Des cadres et d’anciens responsables de Tassili Airlines sont dans de beaux draps. Le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur la gestion de cette compagnie appartenant au groupe Sonatrach relève plusieurs irrégularités. Ayant passé au crible les comptes et les investissements de la compagnie en juin 2010, l’IGF fait ainsi état, en conclusion de son enquête, de plusieurs dépassements, notamment dans la passation de marchés de gré à gré. Le rapport, dont un exemplaire a été remis à la direction générale de Sonatrach, souligne «le recours injustifié à la procédure de gré à gré» dans le cadre d’un marché de réalisation d’un centre de maintenance confié à un groupement canadien dénommé Axor-Teknika-scatt (ATS), le 7 avril 2007, pour un délai de réalisation de 8 mois et un montant forfaitaire de plus d’un milliard de dinars, dont 14 millions transférables à l’étranger. Outre la procédure de gré à gré, l’IGF émet des réserves sur la réception provisoire, le 28 octobre 2009, de ce centre de maintenance.

    L’IGF relève également une «absence de transparence dans le cadre de la procédure de consultation du contrat de suivi des travaux de réalisation du centre de maintenance. A titre d’exemple, l’offre la moins disante ne figure pas dans le procès-verbal établi le 3 décembre 2007 par le comité ad hoc chargé de l’examen des résultats de la consultation». Il y a également un retard considérable accusé dans la réalisation de ce centre. Fixée initialement à 8 mois, la réalisation du projet a pris 30 mois, soit quatre fois le délai initial. Il est précisé dans le rapport que «le contrat a été signé le 7 avril 2007», alors que l’ordre de service n’a été notifié à l’entrepreneur qu’en juin de la même année.

    Aussi, le rapport de l’IGF relève des anomalies dans trois avenants conclus avec ATS et établis entre janvier et novembre 2009. Ces avenants ont été conclus après expiration des délais contractuels, ce qui est contraire à la loi. Selon le même rapport, Tassili Airlines n’a pas effectué l’inventaire physique des stocks et des investissements depuis décembre 2006, soit quatre ans.
    Ces griefs s’ajoutent à bien d’autres, non moins accablants. Ainsi, les enquêteurs de l’IGF font état, dans leur rapport qui est entre les mains de la justice, d’un défaut de mise en œuvre des clauses relatives aux pénalités de retard à l’encontre du groupement canadien ATS chargé de la réalisation du projet de l’entreprise RSA Service bénéficiaire d’un contrat de branchement électrique signé en 2009. ATS, faut-il le rappeler, est la même société qui a obtenu de gré à gré le marché de construction du centre de maintenance.
    Des irrégularités ont été également relevées dans un contrat relatif aux travaux d’assainissement conclu en 2009 avec l’entreprise Etabre pour un montant de 14 millions de dinars, suite à un appel d’offres restreint.
    Selon le rapport de l’IGF, il y a eu, dans la procédure, un défaut d’enregistrement des lettres de consultation et des offres déposées par les soumissionnaires.

    Il a été également relevé un défaut de production de la caution de «bonne fin d’exécution» par le bureau d’études Soceter, bénéficiaire du contrat de suivi des travaux signé en janvier 2008. L’IGF s’est penchée également sur la gestion des avions de la compagnie. Il est fait état de l’immobilisation sans motif de cinq appareils, qui a duré de janvier à mai 2010. L’IGF a, en outre, relevé l’utilisation d’un bombardier pour la destination Alger-Oujda-Alger les 22 et 23 février 2009 sans contrat ni bon de commande. Ayant pris connaissance du contenu du rapport, M. Yousfi, le nouveau PDG de Sonatrach, a vite réagi en exigeant de la nouvelle direction de Tassili Airlines d’apporter les correctifs possibles, mais aussi de sanctionner ceux qui étaient à l’origine de ces dépassements : «Compte tenu du caractère urgent que revêtent certaines opérations, je vous instruis d’ores et déjà à prendre toutes les mesures utiles et nécessaires pour apporter des correctifs dans des délais raisonnables et me tenir informé du déroulement de chacune des opérations, y compris les mesures et sanctions à l’encontre des personnes ayant été la cause de ces dépassements.» Outre les sanctions, des poursuites judiciaires vont être engagées contre certains responsables, a-t-on appris d’une source proche du dossier.

    Mokrane Ait Ouarabi




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  • Rédaction LQA
    22 décembre 2010 at 13 h 32 min - Reply

    Abdelhafid Feghouli, ex-PDG de Sonatrach en prison: retour sur une arrestation programmée

    Saou Boudjemâa, Maghreb Emergent, 22 décembre 2010

    La mise sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur près le tribunal d’Arzew, lundi dernier, de Abdelhafid Feghouli, actuel DG de Tassili Airlines ex vice-président de l’activité Aval, et PDG par intérim de Sonatrach n’est pas reçue comme une surprise à Oran ou se situe le siège de l’activité Aval. Elle était pendante compte tenu de l’évolution du dossier d’instruction. Trois autres cadres du secteur sont également arrêtés pour passation de marché contraire à la réglementation.

    C’est le contrat Safir du 03 octobre 2007 à Arzew qui a fait tomber Abdelhafid Feghouli. Sonatrach, à travers l’Activité Aval basée à Oran, et la société Algero- Française d’engineering et de réalisations (Safir) ont signé un contrat portant sur la réalisation d’un centre de stockage et de conditionnement de l’Azote au niveau de la plate forme industrielle d’Arzew. Ce projet, a été qualifié à l’époque par Abddelhafid Feghouli, alors Vice-président de Sonatrach en charge de l’activité Aval, de « stratégique pour la sécurisation des installations implantés dans la zone industrielle d’Arzew et ceux en cours de réali! sation ou en projets. » Le projet devait « permettre l’accroissement des capacités de stockage d’azote de Cogiz (filiale 100% de Sonatrach) de 300 000 litres à 1,5 millions de litres d’Azote, grâce à la réalisation de 10 bacs de stockage pour un montant avoisinant les 10 millions d’euros. Qu’est ce qui a mal tourné ? Le juge d’instruction considère que la réglementation n’a pas été respectée dans la passation de ce marché de gré à gré. Il a mis en mandat de dépôt, outre le patron de l’activité aval de l’époque, M Henni Mekki, directeur études et développement au sein de l’activité Aval, M. Nechnech, DG de SAFIR, société Algéro-française d’engineering et de réalisation, en leur qualité de signataires du contrat et un ancien cadre en retraite.

    Safir des allures de petit BRC

    SAFIR paraissait depuis quelques temps comme la joint venture par laquelle le scandale arrive à Arzew. Aux mois d’octobre et de novembre 2007, le collectif des travailleurs de Safir avait fait plusieurs jours de grève pour dénoncer, entre autres, un partenariat passé « dans des conditions non conformes au cahier des charges et dans des conditions très controversées ». C’est la cession des parts de Gaz de France, 49%, au profit d’un nouvel actionnaire français qui était ciblée par le mouvement. Safir a été créée en 1992 à Arzew par Sonatrach et Sonelgaz en partenariat avec Gaz de France pour, notamment, apporter un soutien en engineering aux unités d’exploration, de forage et de production d! u groupe Sonatrach. La société Safir a été le prolongement d’une coopération entre les deux groupes algériens et français en 1991 pour la rénovation du complexe de liquéfaction de gaz naturel (GL4/Z) à Arzew pour 35 millions de dollars. L’objectif de départ, explique un représentant des travailleurs, consistait en « la création d’une société mixte à la mesure de développer localement un savoir-faire dans le domaine des hautes technologies ». Cependant Sonatrach et Gaz de France ont divergé, au début des années 2000, sur la politique de développement de leur joint venture. Gaz de France a alors exprimé le désir de se retirer de la société SAFIR, estimant que les protocoles d’accord de 1991 n’étaient plus suivis. Un nouvel actionnaire, Marais Contracting, une entreprise familiale française, activant dans le domaine des réseaux de fibres optiques et des télécommunications, a racheté en 2005 les actions de Gaz de France « pour une bouchée de pain », selon une source proche de la transaction. Ainsi, tout comme Gaz de France, cet acteur se retrouvait actionnaire de référence dans Safir, Sonatrach avec 36% et Sonelgaz avec 15% ne détenant la majorité qu’ensemble. Safir a bénéficié de la dissolution de BRC (Brown Roth and Condor) en 2006-2007 pour s’emparer de nouveaux marchés de réalisation d’équipements dans le secteur de l’énergie. Visiblement selon des procédés, semble t-il, voisins de ceux qui ont fait éclater l’affaire BRC.

    Un nuage islandais comme un mauvais signe

    L’information judiciaire a été ouverte dans cette affaire suite a plusieurs semaines d’investigations diligentées par le DRS portant également sur d’autres contrats passés lors du règne de l’ex ministre de l’énergie et des mines, Chakib Khelil. L’activité Aval s’est distinguée, plus visiblement que les autres activités du groupe Sonatrach ces dernières années, par la passation d’une multitude de contrats aux montants le plus souvent très importants. Dans la longue liste, il convient de retenir le contrat sur la réalisation de mégaprojets tels que le GL3Z, confié initialement au Consortium «PETROFAC/IKPT pour être finalement attribuer au consortium Snam-Progetti/Chyoda ; l’Aluminerie de Beni Saf et le projet de raffinerie de Tiaret, les deux actuellement en stand-by, et la réalisation de plusieurs complexes d’ammoniac et d’urée (Orascom, Fertibéria et AOA en partenariat avec le sultanat d’Oman) en majorité par des financements nationaux et où l’Etat algérien est minoritaire (détenteur de 49% des actions ). Le total des contrats engagés par la seule activité aval de Sonatrach dans la période 2006-2010 avoisine les 10 milliards de dollars. Ce montant ne comptabilise pas les nombreux contrats contractés sous le sceau de la précipitation dans le cadre de l’organisation de la 16ème conférence internationale sur le gaz naturel liquéfié (LNG16) qui s’est tenue à Oran du 18 au 21 avril 2010. En effet, l’organisation de cette conférence a nécessité la réalisation en moins de deux années de sept giratoires (qualifiés d’œuvres d’art), de plusieurs trémies, un chapiteau aérogare, un centre de conventions, un hôtel cinq étoiles, d’aménagements en tout genres (à travers la ville et le port). Deux bateaux hôtels ont été affrétés pour la conférence, mais sont restés vides frappés par la crise aérienne provoquée par le volcan islandais. Un mauvais signe vécu à Oran comme l’annonce de la fin pour le couple Khelil-Feghouli qui avait succédé depuis janvier 2010 au couple Khelil-Meziane.




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