Édition du
26 March 2017

Existe-t-il une opposition en Algérie?

Saïd Radjef

En lisant certaines interventions d’amis internautes, je suis amené à penser que le pouvoir fait ce qu’il veut dans ce pays et que plus rien ne peut l’arrêter pour la simple raison qu’il n’a aucun adversaire en face de lui. Plus précises encore, certaines interventions nous font comprendre clairement que ce pouvoir qui n’a de comptes à rendre qu’à lui-même, est en train de préparer sa propre succession à l’insu de toutes et de tous, sans se soucier le moins du monde des préoccupations du peuple et de l’avenir du pays. Il apparaît, contrairement a ce qui a été dit lors du vulgaire monologue d’Ouyahia, avant-hier, devant les « élus désignés » du Sénat, que les attentes du peuple ne figurent pas au cœur de la politique menée d’une main de fer par les disciples de la haute finance internationale et de la grosse industrie militaire.
Donc, le pouvoir prépare l’échéance 2014, sans tenir compte de personne et sans aucun adversaire en perspective. La route est libre devant l’armée. Bouteflika, candidat du FLN et de la famille révolutionnaire ; Ouyahia, candidat de l’armée et de la France ; Said Bouteflika, candidat d’un clan à la solde des monarchies arabes soutenues par les USA… Dans tout cela, le peuple n’a aucun avis a donner, d’autant plus il n’a personne a qui se plaindre, ni ici ni ailleurs. Et l’opposition dans cette histoire ? D’abord, avons-nous une opposition ? Cette opposition dont on entend que rarement la voix, est-elle malade ? Quelle est donc cette maladie ? Est-ce que cette opposition n’est pas régie de clichés archaïques et de fausses valeurs dans lesquels le peuple refuse de se reconnaître et de s’identifier ? Le peuple refuse d’adhérer au système et aux symboles qui l’incarnent, mais il ressent également une grande allergie au contact de l’opposition. Pourquoi ? De quoi souffre cette opposition pour qu’elle soit rejetée avec autant de violence, au même titre que le pouvoir ? Notre opposition souffre t-elle d’un manque de raison, de sagesse, d’intelligence et de spontanéité intellectuelle qui l’empêche de mobiliser les millions de mécontents d’algériennes et d’algériens et d’obliger la junte a restituer au peuple sa liberté d’exercer pleinement sa souveraineté ?
Souvent, il m’arrive de croiser un tas de monde à travers le pays. Au cours de ces contacts, j’ai su avec une grande joie que l’Algérie, plus que l’Iran, le Liban et la Palestine, regorge de lumières, de talents, de génies et d’aptitudes hors du commun. Mais à ma grande stupeur, l’opposition refuse d’exploiter tout ce beau monde, préférant l’immobilisme, le populisme, l’anathème, la calomnie et les accusations imbéciles. Si bien que l’opposition s’est retrouvée à parler par la bouche de primaires repris de justice de droit commun ou à marcher sur les conseils de dirigeants qui ignorent tout de la doctrine pour laquelle ils militent. Alors je pose la question suivante : où est la ligne de démarcation entre la junte qui a dépouillé le pays de sa citoyenneté en faisant croire que le talent et le génie sont insipides et sans saveurs, et l’opposition qui tente de nous faire prendre des vessies pour des lanternes ? N’y aurait –il pas un accord tacite entre ce pouvoir et l’opposition ?


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47 Commentaires sur cet article

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  • Sami
    24 décembre 2010 at 19 h 48 min - Reply

    En algerie, malheureusemnet il y’a une opposition du pouvoir mais pas d’opposition contre le pouvoir!!




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  • radjef said
    24 décembre 2010 at 20 h 14 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Je ne suis militant d’aucun parti. Je n’ai jamais fait parti de la police politique. S’il y a un algérien capable de témoigner contre ma personne, qu’il le fasse. Je ne suis pas mercenaire. Cela fait quatre ans que je suis au chômage, aucun cadre, aucun dirigeant d’un parti politique n’est venu m’aider ou constater les conditions inhumaines dans lesquelles je vis. Je n’ai pas de logement comme tout le monde… Si j’étais mercenaire, les premiers a me désavouer seraient mes amis qui m’ont aidé et appris a écrire, a commencer par Ali Zammoum, Daniel Timsit, Lamine Debaghine, Belounes Said…Le malheur dans cette histoire, c’est que ce sont les chiens du pouvoir, pour la plupart incultes, repris de justice, pédophiles, petits indicateurs qui se font passer pour de farouches opposants…qui s’acharnent sur des personnes intègres.

    ===================
    Traiter Saïd Radjef de mercenaire sur facebook, pour avoir tenté humblement d’analyser les tares de la pseudo-opposition est d’une lâcheté crasseuse.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • W A H I A D
    24 décembre 2010 at 20 h 36 min - Reply

    @MR, Sidhoum

    Pour diffusion, c’est en Anglais mais ca vaut la peine d’exploiter ce document.

    CO-OPTING IDENTITY:
    THE MANIPULATION OF BERBERISM,
    THE FRUSTRATION OF
    DEMOCRATISATION AND THE
    GENERATION OF VIOLENCE IN
    ALGERIA
    Hugh Roberts
    Development Research Centre
    LSE, December 2001

    W A H I D




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  • Nacera
    24 décembre 2010 at 21 h 19 min - Reply

    Bonjour,
    J’ai lu que souvent on parlait d’opposition. Quelqu’un peut-il m’expliquer SVP?
    Est ce que cette opposition existe vraiment? Que fait elle? Pourquoi nous n’avons pas de diffusion de réactions de L’opposition sur toutes les incohérences qui se passent au sein du gouvernement?




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  • W A H I D
    24 décembre 2010 at 21 h 38 min - Reply

    LE LIEN web:
    http://eprints.lse.ac.uk/28311/1/WP7HR.pdf
    CO-OPTING IDENTITY: THE MANIPULATION OF BERBERISM, THE FRUSTRATION OF DEMOCRATISATION AND THE GENERATION OF VIOLENCE IN ALGERIA.
    Hugh Roberts
    Development Research Centre, LSE, December 2001.




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  • hassen DJEDDI
    24 décembre 2010 at 21 h 51 min - Reply

    Cher compatriotes,
    Les faiblesses et les échecs des partis d’opposition tel qu’il apparaît dans leur absence de réponse prolongée à leur devoir de travailler ensemble pour protéger et défendre les droits constitutionnels du peuple est alarmante, leurs échecs, leurs réticences, et l’inaptitude de certains à travailler ensemble pour la promotion de la bonne gouvernance, la démocratie, la justice et la transparence est effrayant.
    Cet environnement a permis non seulement l’installation d’une vraie dictature mais aussi de la pérenniser de tel sorte que même les démocraties occidentales ne voyaient d’alternative à Boutef que Boutef lui même selon un récent câble de wikileaks.
    Ce constat est amer mais bien réel selon moi, mais il existe néanmoins des opposants incontestables et connus de tous à ce régime, des figures nationales qui bénéficient encore de la confiance sinon de la sympathie de la population.
    Il existe aussi un projet inachevé qui a commencé avec l’appel du 1er novembre 1954, un projet qui a rassemblé tout les algériens sur un seul et même objectif :
    1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.
    2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.
    http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/1nov54.htm
    Pour ma part je trouve que ce projet est encore d’actualité et j’appelle tous mes compatriotes sincères pour la constitution d’un front national pour le changement qui transformera les différentes révoltes dispersées en une révolution, c’est d’autant plus urgent qu’il faut couper l’herbe sous les pieds des mercenaires de la politique algérienne, ceux-là même qui soutenaient avec détermination le régime et constituaient sa façade démocratique, et qui opèrent aujourd’hui un virage a 360° et tentent de se repositionner sur la scène politique en vu d’organiser un nouveau simulacre de démocratie a l’occasion du remplacement du président mourant. Vive l’Algérie de tous les algériens sans exception aucune.




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  • Sami
    24 décembre 2010 at 22 h 25 min - Reply

    @ WAHID
    Merci pour le sharing !
    @Nacera
    L’opposition en Algérie, maintenant ce n’est que les syndicats autonomes et rien d’autre et ils subissent unee immense pression et harcelement , sauf le FFS mais ecarté complètement et Ali Belhadj qui est seul dans les mosquées et chaque fois qu’il parle il est arrêté et pris au commissariat et maintenant il est déjà malade, que Allah le preserve!!!
    A part ca, il y a qu’une Opposition de vitrine qui est en réalité une OPPOSITION QUI CASSE L’OPPOSITION, opposition qui fait la propagande le jour et apres 17h elle est à la même table avec The God of Algeria !!




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  • KACI
    24 décembre 2010 at 23 h 06 min - Reply

    Bonsoir tout le monde,
    Je vous assure chers compatriotes que plus je suis les commentaires, plus je ne comprends plus rien à ce qui se passe dans notre pays. La jungle est un enfant de choeur devant toute cette faune humanoide qui ne cesse de nous mentir et de nous abattre à petit feu. Le but est atteint, et on ne peut pas dire le contraire.




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  • Ammisaid
    24 décembre 2010 at 23 h 12 min - Reply

    Tant qu’il y aura du pétrole dans le désert et du soleil au dessus du désert, il n’y aura pas d’opposition en Algérie. Sauf si une élite sincère et soudée arrive à redonner confiance au peuple pour lutter, pacifiquement et continuellement, dans l’intérêt uniquement de l’Algérie.
    Ceux qui t’ont insulté sont jaloux de ton indépendance d’esprit, de ton amour pour la liberté et l’Algérie, de ton courage pour dire et défendre la vérité, de ton attachement viscérale aux valeurs des tes ancêtres et aux idées de tes grands amis et de ton refus de gober l’histoire qu’ils se sont inventés et qu’ils nous ont préparé, servi et forcé à avaler.
    Continues sur cette voie, fais attention à toi et n’oublies pas de nous secouer avec tes écrits.
    Fraternellement à toi, à toutes et à tous




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  • tacili
    25 décembre 2010 at 1 h 20 min - Reply

    Bonsoir,

    Cher @Radjef Said,

    Je vous aurais menti si je répondais en affirmant ou infirmant. L’opposition est comme le croissant de lune, elle revient épisodiquement faire du chahut et ensuite s’éclipser pour un moment. J’appuierai plutôt l’avis selon lequel il y a des opposants mais pas d’opposition.

    L’opposition réelle ( FFS, FIS-Belhadj, Rachad, 19 Mars, Syndicats autonomes, MAOL, des personnalités en rupture de bagne au sein du FLN et de HAMS, les modernistes modérés, des intellectuels indépendants…) Existe sur le papier et elle a des possibilités réelles pour mobiliser le peuple pour le changement, le problème demeure comme l’a explique Ammi Said que le moment historique pour démanteler ce pouvoir criminel n’est pas encore la. Le Pétrole maintient le pouvoir en place et lui permet d’acheter même la CIA.

    Pénibles réalités cher frère. Comme l’a dit Gramschi (dans un autre contexte) : Nous sommes dans une situation ou le vieux monde est mort et le nouveau monde n’est pas encore né. C’est terrible comme sensation. Cette situation est propice a tous les extrêmes, a toutes les formes de perversions politiques et a tous les retournements.

    Notre rôle est de garder le cap et reprendre l’initiative a chaque fois et profiter des opportunités médiatiques pour s’exprimer en attendant l’évènement majeur qui bousculera tout car il viendra, j’en suis persuadé. Peut être plutôt que nous le pensions. Certains pensent que nous ne faisons que parler…je pense que sincèrement nous ne parlons pas efficacement et non pas excessivement.

    Courage mon cher compatriote.




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  • Salah Bouzid
    25 décembre 2010 at 1 h 48 min - Reply

    Jamais je n’ai vu autant de gens opposés au pouvoir qu’aujourd’hui; même après le 19 Juin 1965, il n’y avait pas autant d’Algériens qui percevaient le pouvoir de façon aussi négative qu’en ce moment. Seulement, parce que la voie à l’alternance est barrée, l’opposition est déroutée, fragmentée, co-optée. La tentation de l’entrisme pour changer le régime de l’intérieur fait toujours les mêmes ravages parce que l’opposition approche cette méthode en rang dispersée et finit par servir le régime au lieu de le changer.
    Si l’alternance était permise, l’opposition jouerait son rôle de contre-poids aux forces politiques au pouvoir, pourrait être élue au pouvoir et les forces qui quittent le pouvoir deviendraient à leur tour l’opposition et serviraient de contre-poids.
    Tant que l’armée intervient directement et régulièrement pour mettre les pendules à l’heure, genre Tagarins Time, l’opposition n’a aucune chance d’atteindre un niveau qui puisse changer la scène politique. La condition donc qui est nécessaire est que l’armée évacue le champ politique. Nous avons vu les très bonnes interventions de Lahouari Addi, Brahim Younessi et d’autres frères sur ce sujet, ainsi que du rôle de la religion, sur ce site même, et j’ai personnellement très bénéficier de suivre ces débats. Comment donc amener l’armée à évacuer le champ politique sans faire sauter la barraque? Il y a des méthodes molles que je préfère personnellement qui passent par des transactions, des étapes et des compromis. Je préfère ces méthodes parce que je n’ose pas demander à un compatriote de sacrifier plus que je fasse moi-même.
    Il y a l’approche radicale qui nécessite une mobilisation populaire et une volonté d’en finir rapidement, mais il faut savoir controler tous les ingrédients de la révolte et la mener à bon terme. Parce que l’opposition n’est pas homogène et est traversée par des courants idéologiques concurentiels, je ne pense pas qu’il puisse y avoir une solution rapide.
    Les fins de carrière des vieux officiers supérieurs de l’armée va laisser la place à une nouvelle hiérarchie, plus instruite. Si cette nouvelle vague d’officers réussit à se débarasser des éléments les plus contaminés et les plus compromis dans les crimes qui ont été commis contre le peuple pendant la décennie rouge, il y a de l’espoir.
    Nous devons encourager cette tendance dès qu’elle commence à se former. Mais pendant ce temps, il ne faut pas rester les bras croisés. Il est necéssaire de prendre des initiatives au niveau local. Si j’habite à Oran, ce qui se passe à Oran devra plus me concerner que ce qui se passe à Alger. Il faut arracher ces APC, ces APW, cette APN des mains des khobzistes, tout en encourageant l’armée à prendre sa place normale comme les autres intitutions du pays, ni plus, ni moins. Il faut donc un travail de coordination d’une grande précision, dirigé par des gens compétents pour encadrer un mouvement populaire qui puisse supporter cette approche sans faire trop de frais. Le pire qui puisse arriver, c’est que nos candidats ne se font pas élire. Il faut s’attendre à çà et il est peut-être nécessaire d ’essayer plusieurs tentatives avant d’avoir des résultats, mais connaissant notre peuple, ses perceptions et ses déceptions, je pense qu’il saura reconnaître les gens sérieux.




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  • samir64
    25 décembre 2010 at 9 h 50 min - Reply

    @tacili
    Aussi longtemps que ceux que tu as cité comme opposition ne s’assoiront pas autour d’une table pour discuter de stratégie de sortie de crise le régime continuera sa marche destructrice.
    deux choses sont à faire en urgence:
    1-amener le maximum autour de la table. ceux qui refuseront d’y participer,laissons les. l’Algérie se fera sans eux.
    2-en Algérie les manifestations sont interdites.la seule façon de se faire entendre c’est manifester. la diaspora doit être mobilisée et organiser des manifestations même de quelques personnes au tout début,pour dénoncer cette crise dans notre pays.au moins nous commencerons à faire bouger les choses.il n’ y a pas pire que l’immobilisme.des slogans non violents contre le régime en place doivent figurer dans ces manifs. l’europe,l’amerique et le réste du monde,telle devra être notre base de départ.les médias étrangers finiront bien par reconnaitre qu’une opposition au régime est en place.aussi longtemps que nous nous tairons,nul ne reconnaitra notre combat.nous parlerons au nom des algériens.




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  • dali mamèche
    25 décembre 2010 at 13 h 10 min - Reply

    Le pouvoir corrompt. Malheureusement ceux qui veulent tout changer aujourd’hui voudront tout contrôler demain.

    Ce dont a besoin l’Algérie ce n’est pas une opposition qui risque de se transformer en nouvel opresseur une fois le pouvoir conquis mais d’un Homme providentiel.

    Une grand Homme, comme il n’y en a peu dans l’Histoire du monde. Celui qui sera capable de faire changer les choses à lui seul. Un visionnaire, un révolutionaire, une personne éclairée, intéligente.

    Malheureusement, actuellement personne ne peut endosser ce costume en Algérie.




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  • Zineb Azouz
    25 décembre 2010 at 14 h 29 min - Reply

    Je viens de confirmer en lisant le commentaire du Dr Sidhoum que via Face book, notre ami Rajef Saïd a été traité de mercenaire, et par qui donc ?
    Nous ne tarderons pas à le savoir, des chevaliers de la lumière de ce calibre ne sauraient rester dans l’ombre et nous priver de leurs lumières.

    Au-delà de la lâcheté ambiante qui ne connaît que l’invective derrière un clavier et tourne le dos au débat, aux interrogations et aux arguments, je tiens avant tout à exprimer mon indéfectible soutien à Rajef Saîd et à rappeler au passage, que si tous les mercenaires étaient comme lui, il y a longtemps que ce pays se porterait mieux.

    Une fois de plus nous en sommes, et via le très bon papier de Rajef, à nous demander si l’opposition dans ce pays n’a pas été un leurre, un appât ou un défouloir chargé de canaliser et de contrôler la jeunesse et surtout les potentialités fiables.

    Ce n’est tout de même pas un hasard ce vide politique, ce statu quo et cette platitude digne d’un coma végétatif, le moindre souffle d’espoir est tué dans l’œuf et l’innovation reste dans la façon dont les pseudo opposants jubilent à maltraiter à la place du pouvoir, les militants libres de tout fil à la patte, de Ghardaiä, en passant par Ouargla et jusqu’à Tizi Ouzou.

    Plus que la police politique qui terrorise, l’opposition a anéanti la confiance et l’espoir de tout changement, ils sont de ce point de vue les meilleurs alliés du pouvoir, ce dernier sait que c’est cérébralement qu’on asservi un peuple, l’histoire prouve que les pires chaînes et les prisons les plus horribles ne peuvent donner meilleur résultat que le dressage à ciel ouvert.

    Qui peut encore dans ce pays faire confiance et s’engager dans un mouvement ou un parti ?

    A la question de savoir à quoi sert l’opposition, je dirai qu’en plus de servir de filtre, de censeur et de freins ou de barrage aux velléités sincères et libres, moyennant bien sûr rétribution, l’opposition sert à donner de la crédibilité au régime et à ses tenanciers qui peuvent en toute bonne « conscience » affirmer haut et fort dans les couloirs des instances internationales : «Oui, l’Algérie et une démocratie ! ».

    En déplaise aux syndicalistes qui affrontent seuls les patrons, les juges et les visites nocturnes, en déplaise aux chômeurs traînés aux portes de la capitale pour aller crever en silence aux bouches des puits qui regorgent, en déplaise aux harragas, aux chouhadas, aux historiens, aux sociologues, au peuple, à l’intelligence et à tous les amis du pouvoir qui font semblant de temps en temps de s’émouvoir outre mesure.

    Cordialement,
    ZA




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    25 décembre 2010 at 14 h 40 min - Reply

    Est-ce que ce pouvoir mérite vraiment une opposition politique digne de ce nom ?Excepté la logique de confrontation violente, faire de l’opposition politique à ce régime c’est comme offrir un cadeau avec une fleur à un âne et on peut deviner facilement les conséquences d’un tel acte, ce régime ne mérite rien par ce qu’ils s’exprime par les armes et il ignore la chose politique et qui cherche comme toujours la confrontation, pouvez vous imaginer un débat télévisé entre Le Dr AIT AHMED et bouteflika, de quoi vont-ils parlé ?
    AIT AHMED qui va prendre la parole et va essayer de creuser philosophiquement, idéologiquement et politiquement autour d’un projet de société pour avoir réellement l’adhésion du peuple a son projet, l’autre en absence d’un projet politique qui ne sait même pas débattre et va se lancer dans un discours fleuve vide en terme de sens politique et parlera du nationalisme en postulat victimaire et va essaye de dogmatiser, de faire pleurer le peuple comme a son habitude .
    Je pense que chaque régime de cette nature porte en lui-même sa propre destruction, chaque chose en son temps comme disait le Dr AIT AHMED, mais rien nous interdit de se préparer et de prévoir une Algérie de demain.




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  • Mahieddine Lachref
    25 décembre 2010 at 16 h 46 min - Reply

    Bonjour tout le monde.
    Bien entendu, comme l’a bien rappelé notre soeur Zineb Azouz, Said Radjef a été traité de « mercenaire » sur Facebook pour avoir écrit ce papier par, parait-il, des « agents du DRS ». En vérité, ces agents du DRS dont il est question, faut-il le dire et sans baguingner, ne sont autres, pour leur malheur et le malheur de ceux qui continuent à croire en eux, que les « squatteurs du FFS » comme il me parait utile de les appeler. Mais la question qui se pose: pourquoi les gens du FFS s’acharnent-ils ainsi sur Said Radjef? Qu’est ce qu’ils lui reprochent au juste? Si tout le monde est du DRS, qui est ce qui est alors sincère? Pourquoi Said Radjef et les milliers d’autres « Said Radjef » qui existent dérangent-ils la direction du FFS en se posant, entre autre, des questions sur la ligne de démarcation existant entre « la junte qui a dépouillé le pays de sa citoyenneté en faisant croire que le talent et le génie sont insipides et sans saveurs, et l’opposition qui tente de faire prendre au peuple des vessies pour des lanternes » ? Le FFS a-t-il fini par se substituer au DRS ou a-t-il signé un contrat de sous-traitance avec celui-ci ? Tout porte à la croire. En fait, ces gens-là, après avoir squatté le parti en le vidant de toute sa verve militante, en pervertissant son discours et le réduisant à une simple coquille vide tout juste bonne à renvoyer, à qui veut les entendre, les youyous des « décideurs », voila que depuis quelques temps ils en font un instrument de torture psychologique pour tous les militants sincères et qui sont capables de les démasquer en les accusant tantôt « d’indicateurs », tantôt de « mercenaires » comme ce fut le cas avec Djamel Zennati, Said Khellil, Said Hamdani, Rachid Halit, Salima Ghozali, Kamel-Eddine Fekhar, etc., Pourtant, et tout le monde devrait le savoir, le FFS, avec sa direction actuelle, composée essentiellement d’arrivistes et d’opportunistes savant à peine élaborer une réflexion et développant le discours politique le plus stupide qu’ait connu l’Algérie depuis au moins un siècle, ne représente qu’un alibi démocratique que le pouvoir entretient avec les plus grands soins portant ainsi atteinte aussi bien à l’image de Hocine Ait Ahmed en tant que homme politique de référence et immense symbole de la résistance, qu’à ses idéaux. Certains me diraient que ce que je dis est faux étant donné que Hocine Ait Ahmed n’intervient pas pour remettre les pendules à l’heure? Légitimes questions. Mais l’on devrait savoir que Si Lhocine est très mal informé par la direction actuelle qui, pour mieux entretenir ses mensonges, a fermé tous les accès au président du parti. D’autres explications peuvent être données. Mais dans ce cas, il faudra réécrire l’histoire de l’opposition.
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • brahmi16
    25 décembre 2010 at 17 h 56 min - Reply

    BILAD EL IZZA OUAL KARAMA.
    Selon le rapport du cabinet Bertelsmann, “l ‘Algérie figure au 51e rang des pays pauvres sur 177 pays avec 21,5% de la population vivant sous le seuil de pauvreté”. “En outre, 7,7% de la population ne survit pas au-delà de 40 ans, 30,1% des adultes sont analphabètes, 15% de la population n’a pas accès à l’eau potable et 10% des enfants de moins de cinq ans souffrent d’insuffisance pondérale”, observent les auteurs de ce rapport qui concluent enfin sur cette note : “pour un pays riche en pétrole et en gaz, ces statistiques sont choquantes”.

    ‘‘Transformation index 2010’’note que “les perspectives de la démocratisation nécessaire à la diversification économique restent sombres” en Algérie. ”Les lois limitant la liberté d’expression, l’état d’urgence actuellement en vigueur et l’influence persistante de l’armée” mettent en péril “la séparation des pouvoirs en Algérie”.




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  • Ammisaid
    25 décembre 2010 at 19 h 48 min - Reply
  • Ammisaid
    25 décembre 2010 at 19 h 56 min - Reply
  • Liès
    25 décembre 2010 at 20 h 07 min - Reply

    Fraternellement à tous et à toutes.

    J’ai appris que notre ami internaute de LQA, @ Radjef Saïd, a été la cible d’une offense abjecte, le touchant dans son intégrité d’homme correct, sage et patriote, par des forces occultes, dont le moins qu’on puisse dire, sont elles-mêmes les mercenaires et les destructeurs de cette pauvre patrie malmenée, qu’est l’Algérie.

    Car traiter @ Radjef ou quelqu’un comme lui, de mercenaire, est tout simplement un horrible non-sens et une vulgaire imposture contre la vérité.

    Un mercenaire, d’après ma compréhension des mots est une personne qui contre rétribution en argent ou tout autre avantage matériel, loue ses services, pour effectuer des besognes criminelles contre des nations, contre leur souveraineté et contre les droits imprescriptibles des peuples à vivre en sécurité et dans la paix.

    Pour ce faire, le mercenaire fomente des putschs contre des dirigeants démocratiquement élus, initie organise et anime des rebellions dans des pays stables et unis, il participe éventuellement à des génocides ou à des épurations ethniques, ou carrément à l’assassinat de personnalités politiques propres et charismatiques.

    En quoi cette définition a-t-elle un rapport quelconque avec notre ami @ Radjef?

    Ne convient-elle pas à ceux qui lui ont adressé ce quolibet ignoble?
    Le monde à l’envers me diriez-vous!

    En vérité, @ Radjef n’est rien d’autre qu’un parfait marginalisé d’un système (comme les millions d’algériens que compte ce pays de tous les paradoxes). Un système dont tout indique qu’il travaille contre les intérêts de la patrie.

    Quoi qu’il aurait dû dire et pouvoir dire encore, ce citoyen, cet homme libre, ne fait qu’exprimer ses vérités, selon ce qu’il sait de l’histoire, selon les enseignements accumulés tout au long de son vécu, selon ses valeurs ancestrales , selon les contacts et les échanges qu’il a eu avec les gens de toutes les strates de la sociétés et même en dehors d’elle, allant du plus éminent au plus effacé, en passant par le mystérieux l’intrigant, ainsi que le derwich le soufi le philosophe etc.

    Autant dire que notre ami @ Radjef est un authentique algérien qui possède une grande culture et une respectable intelligence.
    En plus c’est un algérien foncièrement pacifiste.

    Le pouvoir, s’il était un tant soit peu honnête et un tant soit peu sage, malgré tous ses travers qui jettent l’opprobre sur l’Algérie, devrait se réjouir d’avoir en face de ses dérives et prédation, des opposants comme @ Radjef, qui sont en train de l’éclairer par leurs critiques et leurs idées afin qu’il puisse se regarder dans un miroir et faire sa toilette, au lieu de considérer cette opposition comme un ennemi qu’il faut absolument laminer.

    Car de mon point de vue, le véritable ennemi et les véritables mercenaires sont à l’intérieur même du régime et dans son opposition officielle en l’occurrence dans les partis de l’alliance présidentielle, l’UGTA l’administration publique et les organisations professionnelles et associatives rentières qui œuvrent par et pour ce même pouvoir.

    Faudra-il conclure, que pour reconnaitre un vrai patriote, nous devrons nous baser sur sa condition sociale misérable conséquemment à sa marginalisation volontaire du système? Comme c’est malheureusement l cas de notre ami?
    Je ne veux pas le croire; c’est tellement effrayant et dangereux.

    Cher frère @ Radjef tu as le soutien indéfectible d’un frère d’infortune, lui aussi marginalisé pour sa propreté et son combat pour la paix.

    Ne crains rien. Dieu est grand et juste.

    Il ne restera de ces gens qui font le mal ainsi que de leur descendance, s’ils ne se repentent a temps, même pas le souvenir.

    Kan hna ou rah. Ou sont les pharaons? Que reste-t-il de Babylone?

    Que des pierres informes, vulgairement et lamentablement dispersées sur cette terre immuable, ou naguère ils se prenaient pour des dieux immortels.

    Reçois mes meilleures salutations.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • still
    25 décembre 2010 at 21 h 01 min - Reply

    “It’s surprising how much you can accomplish, if you
    don’t care who gets the credit.”
    —Abraham Lincoln
    « Les résultats d’une action désintéressée sont surprenants ».
    Je crois que cette citation de Lincoln à elle seule résume la raison profonde de l’incapacité chronique de l’opposion à manifester une quelconque crédibilité aux yeux de la population. La traduction littérale de la citation donne: «Il est surprenant combien vous pouvez accomplir si celui qui récolte les honneurs vous importe peu».Or, « notre opposition » par le biais de ses leaders s’est avérée incapable de se défaire de son égocentrisme, incapable de s’investir dans une action politique sans chercher a en récolter les honneurs c’est-a dire a imposer ses ouailles et son idéologie a l’ensemble de la classe politique. Dans une certaine mesure, elle ne diffère pas de « la classe » au Pouvoir, ni de « la famille révolutionnaire » qui ne se suffisant pas de confisquer l’honneur qui revient au peuple, confisque aussi ses dividendes tout en s’interposant entre lui et le Pouvoir réel.
    Il y’a donc deux catégories d’« opposition » :
    – la nébuleuse hors du Pouvoir. Elle demeure inefficace tant qu’elle est incapable de s’organiser autour d’un noyau a cause du nombrilisme cité plus haut.
    -L’ » opposition » au sein du Pouvoir .Celle-ci n’est qu’une opposition a l’opposition, une sorte de concurrence de concubines qui ne fait guerre de mal au Pouvoir.

    Il reste pourtant une troisième voie :la notre, le Front du Changement National, a condition de dépasser l’égocentrisme des premiers et la compromission des seconds.




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  • radjef said
    25 décembre 2010 at 21 h 15 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @ Amis internautes bonsoir. Je n’ai pas envie de polémiquer avec des âmes scélérates remplies de haine, d’ignorance, d’avidité et qui ont de surcroît la prétention de se constituer en alternative à la junte au pouvoir. Au lieu d’entretenir ce climat d’espionite, de suspicion, de doute et de la bleuite, certains camarades de l’opposition devraient plutôt user de leur influence auprès des instances internationales et des ONG pour que la police politique algérienne rende public ses archives…D’ailleurs je me pose la question pourquoi à ce jour aucun parti en Algérie n’a formulé cette revendication…De quoi a-t-on peur au juste ? …Cela me fait rappeler l’histoire de certains leaders de l’opposition des pays de l’Est de l’Europe, durant les dernières années qui ont précédé la chute du Mur de Berlin, qui se sont montré très coopératifs après les déclarations de l’ex responsable de la Stasi…Ces âmes boiteuses inaptes à l’exercice de l’esprit et incapables de dignité intellectuelle doivent comprendre une bonne fois pour toutes que les symboles de la résistance algérienne ne sont pas destinés à combattre la libre pensée, a bâillonner la liberté d’expression, a intimider les âmes candides et généreuses… Que l’opposition algérienne demande les archives de la police politique…On verra qui sera humilié. Chiche !




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  • Arezki Nait Amar
    25 décembre 2010 at 21 h 30 min - Reply

    Encore une mauvaise langue qui décrète que Said Radjef est un mercenaire alors que tous ses écrits sont archivés sur LQA et qui démontent preuve à l’appui qu’il est un authentique patriote.
    En ce qui concerne l’opposition politique, je peux dire qu’il n’existe pas à proprement parler d’une opposition politique mais des oppositions politiques vu que le dialogue est quasi-absent entre militants appartenant à des formations politiques différentes.L’exemple le plus illustratif est l’absence de dialogue entre les militants du FFS et ceux du RCD.La presse nationale et internationale les qualifient en raison de leur éternelle mésentente de frères ennemis puisque originaires tous les deux de la même région.
    Tout ce que l’on peut dire sur cette opposition disparate au pouvoir illégitime, c’est qu’elle fonctionne sur les mêmes principes de base que le régime qu’elle combat à savoir : absence d’un débat libre et de vote à bulletin secret. Les responsables des partis d’opposition ne sont pas élus mais choisis par le grand manitou qui lui s’est imposé dès le départ et une fois pour toutes.
    Les conséquences de ce mode de fonctionnement autoritaire sont évidentes. A l’intérieur du parti, la centralisation excessive accentue la main-mise du chef sur l’organisation réduisant considérablement l’action et l’initiative des militants.Dévoués et disciplinés, ces derniers perdent tout esprit critique. A l’extérieur du parti, le sectarisme l’emporte largement sur la tolérance.Certains leaders de partis d ‘opposition interdisent même à leurs militants de dialoguer avec leurs homologues des autres formations politiques.
    Par absence d’humilité et de tolérance au sein de l’opposition , Il est plus facile pour un parti d’opposition de s’allier avec le pouvoir en place qu’avec n’importe quel autre parti de l’opposition.




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  • Sami
    25 décembre 2010 at 22 h 28 min - Reply

    @ Radjef Said
    Tout a fait d’accord Mr Radjef !!
    Mais malheureusement , l’opposition n’a jamais demande et ne demande jamais une chose vraiment de fond!!!
    Cette opposition qui joue le par-choc de regime , ou le couvert de ses crimes contre le peuple et la nation, n’a jamais demande une enquete libre concernant l’assassinat de boudiaf a titre d’exemple malgré toutes les zones d’ombre qui tournent sur son assassinat !!
    L’opposition n’a jamais demande au Chadli de donner sa version des choses malgré qu’il soit un temoin clef dans bcp de choses avant et apres 1992 !
    L’opposition n’a jamais demande au president zeroual aussi de parler concernant bcp d’assassinats des cadres de L’ANP, et qu’est-ce qui l’empeche de parler, est ce que ces deux ex-president sont menacés, et qui les menace!!!
    La soit disante opposition, n’a jamais posé une question de fond, comme nous le faisons ici dans ce web site, vous savez pourquoi, parce qu’ il sont complices dans ce qui nous est arrivé !! Il font partie du pouvoir reel sahbi, Makalah nekdebo #la rouahtina
    Cordialement




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  • Sami
    25 décembre 2010 at 22 h 36 min - Reply

    A titre d’exemple Mr Said,
    Lorsque l’ex-president Chadli Bendjedid, veut parler , l’opposition (pour casser la vraie opposition) est la premiere a l’empêcher de parler, meme si ca concernait des choses qui se sont passés durant la révolution ou juste apres l’independance comme l’affaire de Colonel Chaabani Allah Yarhmou
    Salam




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  • D B
    26 décembre 2010 at 10 h 51 min - Reply

    Je n’ai pas trouvé cet espace où notre ami Saïd a été traité de mercenaire.
    J’imagine un peu la source de cette malveillance, mais je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’on puisse être aussi étroit d’esprit. Cette attaque est en effet aussi méchante qu’elle est insensée. Mercenaire de qui ? Saïd, qui est l’un des esprits les plus critiques, et les plus acerbes de nos forums, ne ménage rien ni personne, y compris les idées préconçues, et jusqu’aux symboles les plus tabous, jusqu’au premier novembre lui-même, dans certaines de ses déviances. Saïd n’a eu d’indulgence que pour son pays meurtri, pour les plus démunis. Et il a exprimé sa rancœur contre le régime, les proxenètes galonnés, les dévastateurs de valeurs ancestrales, l’opposition de salon et de coulisses, et tout ce qui est foncièrement trouble dans ce pays.
    Alors, Saïd mercenaire de qui ? Et combien touche-t-il ? Puisque les mercenaires sont très chèrement payés.
    Par contre, s’il nous faut dresser la liste des vrais mercenaires qui officient dans notre pays, souvent dans des milieux à peine imaginables, alors il nous n’en finirions plus…




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  • Khaled
    26 décembre 2010 at 12 h 42 min - Reply

    @Radjef Said
    Courage frère, vous êtes un militant sincère. Et vous êtes cette opposition que nous cherchons tous.

    Hier, je parlai a un ami de mon père au téléphone. Il m’a dit ces mots que je rapporte textuellement.

     »Nous avons combattu la France et donnez le meilleur de nous-même, mais vous avez (notre génération) déserté le champ de bataille pour reprendre et terminer ce que nous avons commence ».

    Une reconnaissance implicite que ceux de Novembre n’ont jamais eu la prétention de construire un paradis.
    Leur feuille de route avait un objective: La libération du pays.

    Cher Radjef Said: Je souhaite votre opinion sur cette article.
    Au plaisir de vous lire.

    ———————————————————————–
    Depuis la seconde guerre mondiale et l’entrée des troupes américaines en Afrique du Nord, les USA n’ont cessé de convoiter notre pays et d’essayer de supplanter la France. Pour ce faire, l’occasion propice fut la guerre de libération nationale durant laquelle la CIA s’est distinguée par une recrue de choix que fut Messaoud Zeghar, commerçant originaire d’El Eulma. A-t-il été recruté durant la seconde guerre mondiale directement, ou à travers un parent plus âgé que lui dans sa ville d’El Eulma, ou bien l’a-t-il été à Oran où il avait un commerce durant les années 50. Toujours est-il qu’au début de 1956, il prit contact avec le réseau FLN d’Oran. Il ne s’embarrassera pas d’une activité combattante dans le maquis et fut dirigé directement sur le Maroc où il devint très rapidement l’un des plus grands responsables du FLN et le proche compagnon de Boussouf et de Boumediene. Le secret de son ascension fulgurante, il le doit incontestablement aux relations qu’il a tissées avec la base américaine de Kénitra d’où la CIA lui fournissait armements et informations de première main. C’est ainsi que Zeghar eut la réputation d’être l’as du renseignement. Tout récemment, lors de la dernière crise footballistique algéro-égyptienne, un historien a fait part de cette réputation en rapportant dans le journal El Khabar une information d’une extrême gravité relative aux activités de Zeghar au cours de la Révolution : selon cet historien, Zeghar aurait noyauté la Présidence française du temps de de Gaulle et obtenu grâce à ce noyautage un document compromettant sur le Colonel Nasser qui se serait engagé à trahir la Révolution algérienne contre une certaine compensation. Heureusement que cette information exposée par Boussouf au GPRA n’a eu aucune suite : le but évident de cette manœuvre inspirée par la CIA était de briser l’alliance stratégique de la Révolution algérienne avec son environnement arabe et le camp socialiste, et la ranger du côté occidental comme la Tunisie et le Maroc. Après l’indépendance, Zeghar était connu pour être le principal intermédiaire dans les contrats d’hydrocarbures algéro-américains avec la bénédiction de Boumediene dont il était le fondé de pouvoir. Les commissions mirobolantes qu’il percevait sur ces contrats (Hocine Malti en a donné un aperçu dans son dernier livre) en firent le premier milliardaire algérien en dollars. Grâce à sa fortune, il put avec le feu vert de Boumediene financer la campagne électorale du candidat Bush père dont il était un ami intime, et ce, bien avant qu’il fut candidat à la présidence des Etats-Unis et alors qu’il était chef de la CIA. Autre détail pour cerner l’accointance avérée de Zeghar avec la CIA : lorsque les USA perdirent pied en Algérie avec la mort de Boumediene et l’arrivée de Chadli au pouvoir, la France s’est vengée de Zeghar qui fut arrêté par les autorités algériennes, emprisonné et contraint de rendre compte de sa fortune colossale. Et c’est lors d’une visite de Chadli aux USA que le Président Bush père intervint auprès de Chadli pour faire libérer Zeghar.

    Quant à l’origine de la dictature en Algérie, c’est un fait admis que le complot s’est concocté à Oujda durant les années de braise, pendant que les wilayas de l’intérieur se faisaient étrillées par l’Armée française. « Quand le diable assiste à nos réunions, il perd lui-même son latin », aurait confié Chérif Belkacem, l’ex-ami de Bouteflika et l’un des piliers du Clan d’Oujda. De leur Tkanbiss est sortie une idée géniale qu’il a fallu concrétiser avec l’aide de l’inévitable Messaoud Zeghar. Le Clan d’Oujda et leur ténor Boumediene étant d’illustres inconnus dans la Révolution, il leur fallait un historique pour rentrer en Algérie en triomphateurs. Mais, pour contacter les historiques qui se trouvaient en France dans une prison, la mission était apparemment impossible. Et c’est là qu’est intervenue la CIA à travers Zeghar, selon un avis très autorisé. Le Roi Hassan II qui détestait au plus haut point les responsables du FLN/ALN qui se trouvaient sur son territoire et qu’il connaissait bien par leurs agissements et les libertés qu’ils se permettaient à la limite de la provocation, en particulier Boussouf et Boumediene, fut contraint de délivrer un passeport diplomatique à un émissaire de l’Etat-major de l’ALN, Bouteflika en l’occurrence et ce, à l’insu du GPRA dont dépendait l’ALN et avec lequel, il risquait de provoquer une crise diplomatique. Et c’est grâce à ce passeport diplomatique marocain que Bouteflika put entrer dans la prison où se trouvaient les cinq historiques. Il est absolument évident que, sans l’intervention de la CIA, la mission secrète de Bouteflika, criminelle et lourde de conséquences pour l’avenir du pays n’aurait jamais eu lieu, Hassan II n’ayant aucun intérêt à prendre position pour l’Etat-major de l’ALN dans son conflit avec le GPRA. Durant la Révolution, le travail fractionnel était durement réprimé et celui de l’Etat-major de l’ALN était d’une extrême gravité puisqu’il ne visait ni plus, ni moins que la division du GPRA. Malgré cela, Boumediene en est sorti indemne et le GPRA n’a élevé aucune protestation auprès de la monarchie marocaine au sujet de sa complicité avec l’Etat-major de l’ALN. Ces questionnements appellent des éclaircissements de la part des responsables encore en vie : qu’ils ne laissent pas les nouvelles générations sur leur faim.

    Lakhdar Zaïtri — Lematindz.net




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  • J-TIME
    26 décembre 2010 at 14 h 33 min - Reply

    By J-Time

    Bonjour,

    A Mr R.-Said,
    Tant qu’il s’agit de mots dans le vide (with under zero value) transmis via pseudo, le mieux c’est de les ignorer [ces mots, ..] et les negliger, ca ne merite aucune depense energetique du cerveau (micro-energetique soit elle) …

    P.S.: Concernant les rentrees en petro-dollars, a moins d’un miracle [de grande decouverte comparable? a cellle de Hassi-messaoud: en voie d’epuisement actuellement], le peak-oil (et particulierement pour l’Algerie et autres petits producteurs avec faible reserves prouvees en 2010), le peak-oil donc et la fin des entrees en petro-dollars ne saurait tarder (2018 environ).. Le peu de petrole qui restera suffira tout juste? a couvrir les besoins locaux domestiques…

    Pour le gaz naturel (en plus de la recente technologie traitant les schistes bitumeux existant dans plusieurs pays, USA, etc.. et permettant l’extraction de gaz naturel) l’offre est en crescendo, du gaz a gogo avec (Russie, Qatar, et autres nouveaux producteurs inexistant ces dernieres annees !..)… : En conclusion (avec presqu’une impossibilite d’avoir une industrie manufacturiere exportatrice a valeur ajoutee d’ici 2018 comme source de devises! pour entretenir les gardiens de la camorra de depuis 62!.. avec sa securitate version cosa-nostra tiers mondiste..?) alors le declenchement pourrait etre d’ordre exogene… origine par la faim biologique, avec quelques miettes restantes mais insuffisante pour pouvoir continuer a tenir en otage des millions transformes en survivants via systeme D (avec 62 comme source-origine temporelle)…

    Quand au solaire saharien : susceptible? de ramener des devises…! il faudrait tenir compte d’une equation incluant les superficies saharienne des autres pays d’afrique du nord gavees aussi de soleil [et actuellement en avance, du point de vue procedure, negotiations, etc..] en plus de quelques autres du moyen orient, sans compter tous les obstacles et haies artificielles!-fourbes.. (fourberie, teturite, corruption, voyoucratie, cafouillage, brutalite, tribalisme-regionalisme, insociabilite, incompetences technique entretenue pour raisons de… , negotiations sans fin! pour raison d’ethnocentricite/megalomanisme-schyzophrenie…!.etc…/esprit-haineux-tordue-restraint-jaloux-maudit?,.. etc.. ,..) mais avec fin biologique, bluff, sado-masochisme, intrigues version camorra tiers mondiste ….
    Obstacles sans fin? a franchir? donc « pour les Allemands etc.. » pour s’installer? dans le sahara Algerien.. et tenant compte en plus de tous les peripeties et defis technologiques complexes a solutionner par les technologistes allemands etc.. pour transferer cette energie electrique (via energie solaire) du sahara vers l’europe sur 3000 KM.. alors les rentrees de devises (pouvant? attenuer a quelques pourcent? la fin des petrodollars-mangeoire de depuis 62), ces rentrees (si tout se passe bien?: ce qui est….! , faudrait faire alors intervenir les chaines de Markov en calcul de probabilites-statistiques, et autres calculs traitant de phenomenes largement imprevisibles « base sur une equation stochastique genre Lpv ..  » phenomenes donc aleatoires .. )… d’ici la (si rentree en devises? « ait lieu? » encore? orientee vers la predatrion ..) via solaire? aurait lieu?, ce serait vers 2030? si tout se passe impeccablement!?….. c’est a dire ceux qui quadrillent « depuis 62! » seraient deja habilles en gueux avec machines a feu! rouillees !.. et (a moins d’un miracle).. l’action stimulee par la misere biologique [meme avec tribalisme, insociabilite? persistante etc..] rasera presque tout sur son passage…. bien avant 2020..?..

    Salutations,
    J-TIME




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  • byf
    26 décembre 2010 at 15 h 25 min - Reply

    Affirmer qu’il n’y a pas d’opposition en Algérie est un peu trop réducteur et simpliste. Cette négation permet à ceux qui ont une conscience politique de rejeter la faute sur l’autre et à ceux qui n’en ont pas de se complaire dans leur inertie.
    Je vais oser une image qui prêtera peut être à sourire, mais affirmer qu’il n’y a pas d’opposition en Algérie, c’est comme affirmer qu’il n’y a pas de football en Algérie.
    Ce n’est pas parce que nos clubs ont un niveau faible qu’on va nier l’existence de ces clubs.
    Supposons maintenant qu’il y a uniquement deux clubs de foot en Algérie (JSK et JSMB un à Tizi et l’autre à Bejaia). On pourra toujours pérorer sur le fait que la JSMB a été créée par le DRS pour casser la JSK, mais le fait est que les deux clubs jouent au foot et ils seraient essentiellement basés en Kabylie.

    Et le reste de l’Algérie???
    Il y aurait des supporter, des joueurs individuels mais aucun club… d’ou la frustration qui conduira à dire qu’il n’y a de football en Algérie.

    Cette comparaison est peut-être farfelue à première vue, mais elle représente une image de la scène politique en Algérie.
    Tacili a dit:
    [L’opposition réelle ( FFS, FIS-Belhadj, Rachad, 19 Mars, Syndicats autonomes, MAOL, des personnalités en rupture de bagne au sein du FLN et de HAMS, les modernistes modérés, des intellectuels indépendants…) ]

    Dans cette liste, il y a le FFS qui est une opposition organisée, tous les autres ne sont que des individualités non organisées. Tacili a oublié de citer le RCD qui (qu’il soit créé par le DRS ou pas) draine derrière lui une population d’opposants qui elle est bien reelle et n’a pas été créée par le DRS.

    Donc, il y a bien une opposition en Algérie qui est représentée par le FFS et le RCD et tant que les autres opposants des autres régions d’Algérie ne se seront pas ORGANISES dans des partis d’opposition, il y aura toujours des frustrés qui affirmeront qu’il n’y a pas d’opposition!!!




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  • zehira Houfani Berfas
    26 décembre 2010 at 15 h 58 min - Reply

    @Radjef, cher compatriote du Djurdjura,
    Non, vous n’êtes pas mercenaire, et pour cause, vous faites partie de cette jeunesse algérienne, marginalisée par la bêtise et la médiocrité des gouvernants, mais aussi malmené par l’arrogance d’une classe « intellectuelle » et « politique » dont vous dérangez le confort du renoncement et du désintérêt. Si vous étiez mercenaire, vous n’auriez pas de problème de logement, ni seriez au chômage, tous les Algériens savent cela. Ce que vous dites de l’« opposition » algérienne, si tant est qu’il y’en ai une, du moins dans les termes que nous lui connaissons dans un État de droit, est d’une évidence qu’on ne peut nier. Elle n’a jamais été un contre-pouvoir, ni un rempart aux multiples dérives du pouvoir. Voici un extrait d’un article écrit l’an passé et qui rejoint votre critique : « Quel mal a frappé l’opposition démocratique algérienne pour rester en l’état près de 60 ans d’indépendance ? Autrement dit, pourquoi a-t-elle toujours été foulée aux pieds par les différents gouvernements et boudée par les populations au point qu’elle est devenue un élément négligeable dans les annales de la politique algérienne ? Une sorte de coquille vide qu’on exhibe pour anesthésier l’opinion et permettre la pérennité du pouvoir qu’elle est censée contrôler, voire sanctionner. Qui du peuple ou des leaders de cette opposition sont imputables de ses échecs successifs ? Qui du peuple ou des leaders peuvent être blâmés pour immaturité politique ? On a vite envie de disculper le peuple, sachant que de nombreux pays doivent leur émancipation à un leader politique avec une vision claire et un engagement communicatif. (…)En Algérie, ce n’est pas faute d’exister, l’opposition a toujours fait partie du décor, mais sans réel impact sur les affaires du pays. S’il y avait une opposition soucieuse de l’intérêt public et des enjeux auxquels est confronté notre pays, l’Algérie ne serait pas sur la liste des Etats les plus mal gouvernés, autrement dit les plus corrompus du monde. S’il y avait une opposition organisée et préoccupée par les défis qui attendent le peuple algérien dans le futur, une fois que le baril de pétrole aura cessé d’être notre bouée de sauvetage, sans doute qu’il n’y aurait pas eu de violation de la Constitution ni de troisième mandat. Et encore moins le risque d’une République à caractère héréditaire. »
    Le moins que l’on puisse dire et qu’elle n’a pas joué son rôle. Cela dit, on s’entend que cette « classe » politique ne porte pas à une seule le blâme du laxisme face au pouvoir, il y a un pan important de la société dont l’attitude passive ou démissionnaire travaille dans l’intérêt de celui-ci. Mais faut-il dénigrer à tout vent? Je ne crois pas que ce soit la bonne façon d’appeler au changement. Oui, il y a de graves ruptures de dialogue entre les Algériens, notamment dans le milieu de cette « opposition démocratique », mais faut-il pour autant exacerber ces ruptures ou au contraire, tenter de les dépasser et construire sur la parcelle qui nous rassemble en tant que nation? J’en viens à parler de ceux qui vous on traité de mercenaire. C’est triste de la part de cette « opposition » sensée devenir un cadre rassembleur pour tous les esprits libres qui souhaite mettre fin à l’imposture dans ce pays. Que ces gens-là ne saisissent pas l’opportunité historique d’être la locomotive du changement démocratique, c’est une sacrée déception pour beaucoup d’Algériens, certes, mais qu’ils tentent d’étouffer tout esprit critique à leur égard en investissant le terrain de l’insulte, c’est un revers pour tous les militants sincères et intègres.
    Pour conclure, je vous transmet ma solidarité en espérant qu’un jour proche, Draâ-El-Mizan, ne vous inspirera pas une jungle peuplée d’animaux, mais un coin de pays avec des gens sociables, un peuple qui un jour a suscité l’admiration de ses semblables. Ceux qui l’ont réduit à l’état de « troupeau » sont les mêmes qui vous ont marginalisé et contraint à l’indigence. Il faudra bien qu’un jour vos chemins se croisent pour changer ce sort commun qui vous inflige à part égale.




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  • M.J
    26 décembre 2010 at 19 h 50 min - Reply

    @ Radjef Said.

    Est ce donc une tare que d’appartenir au DRS ? Ce sont je pense des algériens comme nous tous et certains ne cherchent qu’a servir leur pays, mais sont dans un système qui les asservit et qui est sensé servir l’Algérie. Il ne faut pas se tromper de cible mais viser ce qui nuit, viser le système pour le changer et non pas les gens qu’il asservit et qui sont souvent obligés d’agir en fonction des positions qu’ils y occupent et des situations qu’ils traversent.

    En admettant que tu sois du DRS, le problème que tu poses est un problème objectif et mérite une réponse objective. C’est le problème de l’opposition qui doit être discuté et pas ta personne. Est ce un problème ou pas, si oui comment le résoudre.

    L’opposition mon cher @Said Radjef est un terme qui à une signification précise en politique. Or chez nous il n’y a pas de politique au sens ou on l’entend généralement et donc ce terme est à mon sens impropre, il faut trouver autre chose pour le remplacer. On s’oppose à un pouvoir de droit par les partis politiques. Mais à un pouvoir de fait comment organise t on l’opposition ? C’est la raison pour laquelle nos partis politiques ne trouvent pas d’issue. Soit ils agissent hors le cadre légal et sont dissous, soit ils suivent le mouvement et ne peuvent que conforter le pouvoir auquel ils sont sensés s’opposer.

    Notre frère @Salah Bouzid a fait une proposition plus haut qui me semble t il, est passée inaperçue. Celle de créér un comité national pour une action locale en vue d’investir les mairies et pourquoi pas les APW et l’APN.

    Si nous arrivons à mobiliser les gens dans ce sens nous auront un noyau d’opposition réelle et pratique au lieu d’attendre des partis qu’ils renoncent au pécule assez conséquent que leur verse le pouvoir à chaque élection et qu’ils se disputent à dépenser.

    De simples indépendants qui coordonnent leurs actions à travers le territoire national peuvent mieux faire que les partis d’opposition officiels qui existent. C’est cette coordination que nous devrions nous attacher à mettre en place dans l’avenir et créer des faits réellement politiques à l’échelle locale.




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  • khoukoum samy
    27 décembre 2010 at 4 h 42 min - Reply

    @Saïd Radjef
    Ne pas répondre aux calomnies est aussi une valeur plus sûre qu’un simple effet du langage.
    Les adeptes d’injures et d’insultes ne se résoudront jamais à leur idéal totémique. Ils n’ont pas d’égards à leurs compatriotes (en autres) qui abordent des sujets d’intérêts communs, comme ils n’auront jamais d’égards vis-à-vis d’eux-mêmes ; tant leur seule et unique obsession est de recourir – coûte que coûte – a des mots et à des représentations fétichistes pour se sentir pleinement satisfaits ! « Wa idha khâtabakoum aldjâhiloun fa qoulou salâma ».
    Ce qui est important est le sujet que tu abordes cher frère Saïd. On est tous interpellé à plusieurs niveaux. D’autant plus que la question du «changement» est viscéralement liée à la question de «l’opposition» en matière politique.
    Même si le rôle de l’opposition (et là je rejoints sœur Zehira Houfani) dans la vie politique algérienne n’a pas été d’un impact majeure. On ne peut pas non plus nier son existence à travers notre tumultueuse histoire politique contemporaine. Que ce soit à l’époque du foisonnement du mouvement national, ou bien pendant la guerre de libération (le FLN n’ayant pas pu « fagocité » la totalité des forces politiques inhérentes à ce mouvement). Mohamed Harbi l’a bien illustré dans son livre « FLN, Mirage et réalité » ; des origines à la prise du pouvoir (1945-1962).
    Quand à l’opposition et son avènement au lendemain de l’indépendance, jusqu’à nos jours, il n’est plus un secret pour personne en ce qui concerne les « sueurs » et l’effroi que peuvent ressentir, y compris les spécialistes, lorsqu’ils décrivent la manière dont la machine du système est mise en route pour chloroformer toute initiative visant le changement… J’en ai encore le souvenir de l’aveu même de Hocine Aït-Ahmed, et de sa ‘‘stupéfaction’’ (lors d’une de ces interviews) concernant « l’ingéniosité » des méthodes employées systématiquement par le régime et même sa capacité diabolique d’anticiper pour empêcher toute réforme politique dans ce sens.
    Ce même système politique, continue de nous faire mal. Très mal. En tant qu’individus, en tant que génération, en tant que société, en tant sujet anthropologique endeuillé…, bref, juste en tant que simples êtres humains voulant simplement accéder au statut de « citoyens » dignes d’une République moderne. Et malgré, tant d’années de sacrifices interminables, nous n’avons toujours pas vu les droits politiques grignoter la moindre parcelle du terrain de la tyrannie et des privations ‘‘jalousement’’ entretenues pendant un demi siècle par ce même système.
    Tuer dans l’œuf, procéder à l’avortement, aller contre-nature, dérouter, manipuler, détourner, truquer, simuler…etc., enfin que de techniques démentielles mises en places pour que les seules « oppositions » (au pluriel) ayant droit de citer sont : les variantes du même régime ! Des têtes choisies, et jamais innocemment, parmi quelques personnalités suffisamment dociles pour respecter – à la lettre – la feuille de route préétablie par leurs directeurs de cabinets catapultés directement du ministère de l’intérieur.
    Par conséquent, la question de l’opposition en Algérie nous renvoie à certains égards et de façon imagée – si je puis me permettre – à une métaphore biomédicale, assez illustrative de notre situation. Autrement-dit, c’est un peu comme l’effet d’un antibiotique qui ne s’avère pas efficace pour combattre les infections dues aux bactéries. Ces dernières, du coup survivent et même se reproduisent et rendent donc l’action du traitement inactif. Ce qui fera dire à n’importe quel de notre médecin (que nous aurions consulté) : la résistance de vos bactéries va s’accroitre par l’usage abusif ou inapproprié de votre antibiotique.
    C’est dire, que si ce n’est pas l’usage « abusif » de l’opposition dont il s’agit ici, et dans le contexte politique algérien, on peut avancer l’hypothèse d’un usage vraisemblablement « inapproprié » de l’opposition dans l’Algérie du 21ème siècle.
    Surtout lorsqu’on connaît l’évidence ! je veux dire, quand on sait (peu ou prou) les substrats philosophiques et politiques de notre système et sa représentation de ce que pourrait être une « opposition » à ses yeux. En somme, rien ne vaut pour lui que l’instinct grégaire et l’orthodoxie autour du statu quo qui, va bientôt rivaliser non plus avec les systèmes les moins bien gouvernés au monde, mais parmi les plus proches de l’ère néolithique.

    Fraternellement,
    Khoukoum Samy
    Paris 27 décembre 2010-12-2010




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  • radjef said
    27 décembre 2010 at 11 h 55 min - Reply

    Bonjour tout le monde. L’union fait la force, dit-on. Et la concertation est une grande vertu. La vanité est la mère de tous les vices. En quoi appeler Hocine Ait Ahmed à tendre la main à ses anciens compagnons, à honorer son rang de grand militant symbole de la résistance algérienne, africaine et arabe et à faire preuve d’indulgence pour permettre à la réconciliation de s’accomplir pleinement, est-il un acte de conspiration, un acte de trahison pour lequel je mériterais la punition de l’humiliation ? Ce n’est pas par la prétention, la rumeur, l’intrigue, le complot, les bruits sinistres, l’ignorance et la cupidité qu’on pourra égaler Hocine Ait Ahmed. C’est par le respect qui se dégagent de tous ses actes, la générosité intellectuelle, le sacrifice pour les causes justes, le savoir, le savoir faire, l’engagement sincère et profond, le dialogue et la « rahma » dans le cœur que Ait Ahmed est devenu l’un des symboles forts de la résistance algérienne…La seule fois ou ce pouvoir a réellement tremblé, c’est lorsque l’opposition s’est rassemblée comme un seul homme autour du Contrat de Rome…Que mes camarades méditent profondément cet événement…Said Khelil, Hamdani Said, Djamel Zenati, Mustapha Bouhadef, Mokrane Ait Larbi, Salima Ghezali, K Fekhar, Ahmed Djedai, Said Saadi,Salem Chaker, Louiza Hanoune, Salah Sidhoum, Mohamed Benchicou, Salem Djebara, Ferhat M’henni,Addi Lahouari, Djamel Benchenouf, Achab Ramdane Hakim Ramdane, Halit Rachid, Mohamed Samraoui, Anouar Hadam, Ali Belhadj…sont mes aînés. L’erreur est humaine. Elle ne doit pas cependant servir d’atout pour comploter, exclure ses anciens camarades… Certains parmi ceux là, je les ai connu, alors que je n’avais pas encore 20 ans. Sans eux, je ne suis rien. Dans ces femmes et ces hommes, il y a plus de bien que de mal, plus de sagesse que de faiblesse et de colère, plus de générosité, plus d’engagement, plus de sincérité, plus de noblesse intellectuelle et morale. Ne les perdons pas, parce que nous avons un adversaire en commun : la junte qui a spolié le peuple de sa souveraineté.
    @Arezki Nait Amar,@Zehira Houfani, bonjour. A l’occasion de l’inauguration de la stèle du 1er novembre à Ighil Imoula, qui a malheureusement coïncidé avec le décès de Kateb Yacine, beaucoup de femmes et d’hommes d’exception se sont retrouvés à la maison de Ali Zammoum. Par vanité, et beaucoup plus par naïveté et crédulité, je voulais rentrer à tout prix dans la cour de ces grandes femmes et de ces grands hommes et les impressionner. Alors comme ça sans réfléchir, je leur dit : vous êtes tous là, nous allons renverser ce pouvoir…Jamais Ali Zammoum ne m’a regardé avec autant de colère…Deux jours plus tard , Daniel Timsit me fit comprendre que je me suis très mal comporté. Tout en me prodiguant les bonnes manières, il me fit comprendre que c’est à nous les jeunes, désormais, que revient le devoir de construire l’Algérie de demain et « de trouver le vrai son de cloche qui va mobiliser tout le peuple et au delà tous les peuples de la terre » Et de m’expliquer que le son de cloche qui a retentit le 1er novembre 1954, était destiné aux femmes et aux homme de cette époque.




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  • AchArdil
    27 décembre 2010 at 17 h 15 min - Reply

    Sur un échantillon d’une vingtaine de personnalités de la véritable opposition citées par notre ami Radjef,je constate que moins de 1/3 provient des 45/48 d’Algérie.Sans vouloir être régionaliste ,je m’explique pourquoi toute révolte sérieuse est directement étouffée dans l’oeuf,2001 en est l’exemple frappant.Les sanctions sont vite tombées et les régions rebelles paient chèrement leur révolte.On les inonde
    de terroristes , on prétexte la lutte contre ces mêmes terroristes pour les encadrer à ne plus bouger par des militaires et des gendarmes,on réduit leur développement à zéro,on les plonge sous zéro pour les noyer dans le néant et leur apprendre à vivre dans la misère en incendiant leurs forêts jusqu’à faire arriver les menaces du feu à la limite des villages,on bombarde et on traque ce terrorisme comme s’il était constitué par des essaims de sauterelles,on va même jusqu’à couper le réseau du téléphone mobile….et le comble arrêter la cueillette des olives et les laisser pourrir,parce que semble-t-il les terroristes à la mode ont tous rasé leur barbe et se sont habillés en robe de femmes kabyles pour passer inaperçu aux yeux des militaires.
    A Alger on les avait lapidés.Maintenant ,les ramasseuses d’olives risquent de recevoir un balle ou une roquette.
    L’union fait la force ,dites-vous?Moi je dis :à quand le ligue des droits des ramasseurs d’olives,et qui sera l’animateur ‘libre’.
    Le maquillage de la réalité,le leurre et le camouflage c’est notre point fort.Vive les champions.




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  • M.J.
    27 décembre 2010 at 18 h 38 min - Reply

    @ArchArdil.
    « Rassemblez et ne dispersez pas » disait notre prophète. Ton discours est dangereux pour l’unité nationale. En admettant que ce que tu dis est vrai, il y a des vérités qui ne se propagent pas car elles sèment la zizannie.




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  • amine
    27 décembre 2010 at 18 h 48 min - Reply

    Messieurs Sidhoum et Djamel Benchenouf :
    J’ai repéré deux articles très intéressants sur El Watan du 25 décembre et sur le site du Matindz, qui peuvent nous aider à comprendre d’une certaine manière la dérive de la Révolution algérienne. Le frère Radjef Saïd impute cette dérive au 1er Novembre, d’autres à l’incapacité de l’élite algérienne, d’autres à la société algérienne elle-même, etc… Mais personne à ma connaissance n’a imputé cette dérive à l’interventionnisme des puissances étrangères et au rapport de forces au plan mondial, aux luttes d’influence et aux parts de marché des principales puissances, à leurs alliances au niveau national.
    Les deux articles que je vous propose de publier pointent principalement du doigt le Clan d’Oujda, le MALG, Boussouf et Boumediene au plan national, les USA au plan international. C’est un fait connu que l’Algérie, dans les années 70, était sous l’influence des américains, malgré l’anti-impérialisme affiché du pouvoir, qu’elle est passée sous le giron de la France dans les années Chadli, et que Bouteflika est revenu avec l’appui des USA et des sionistes, après que ces derniers l’avaient mis en réserve pendant plusieurs années dans leurs protectorats du Golfe.
    Je dois aussi vous dire qu’un membre de votre appel du 19 mars qui s’acharne régulièrement dans la critique de Bouteflika et du pouvoir, devient complètement muet quand il s’agit d’articles traitant du Clan d’Oujda, du MALG ou de Boumediene, alors qu’il en était membre dans le passé et que son témoignage aurait été très utile pour l’histoire : reprenez les forums qui traitent de Boumediene, et vous ne verrez jamais un avis de Monsieur Abdelkader Dehbi. Quelle sera sa réaction au sujet des articles que je vous propose et son avis sur la mission de son ex-ami Bouteflika chez les historiques, mission qui aurait été, selon l’auteur de l’article, la genèse de la dictature en Algérie.
    =====================
    Article 1 : http://www.elwatan.com/hebdo/arts-et-lettres/affaire-abane-ramdane-bis-25-12-2010-104348_159.php

    Parution. Une histoire dans l’histoire
    «Affaire Abane Ramdane-bis»

    le 25.12.10 | 03h00 Réagissez
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    Un essai qui s’appuie sur des faits mais s’accompagne aussi de digressions.

    L’horrible strangulation de Mohamed Bouzidi, dirigeant de l’ALN/FLN, alors qu’il était solidement enchaîné sur une chaise, n’est pas été un crime à mettre au compte des forces coloniales. Il périt des mains de ses frères de combat, fin 1956, pour avoir osé remettre en cause la prééminence de l’extérieur sur l’intérieur, comme Abane Ramdane dont l’exécution a été un remake de la sienne.
    Cependant, dans le cas de Mohamed Bouzidi, il n’a pas été prétendu mort au champ d’honneur. L’ignominie avait allégué qu’il avait été muté au Sahara et qu’il avait rejoint son poste sans tarder, cela à la suite d’une fictive réunion de conciliation avec Boussouf et Boumediène, une rencontre à laquelle il avait été convié à Oujda par… Boudiaf. Datée du 20 septembre 1956, une lettre, prétendument de sa main, avait même été remise à son frère, de façon à éviter toute rébellion de la part de ses compagnons et des ses troupes, car les uns et les autres au maquis savaient ses démêlés avec ce qui allait s’appeler le clan d’Oujda. Il faudra attendre 1985 pour que Mohamed Bouzidi soit réhabilité et que sa dépouille soit inhumée au cimetière d’El Alia, à Alger. En 1999, il fut décoré à titre posthume de l’Ordre du mérite El Athir.

    Dans Oûgb ellil wa thaoura dakhel ethaoura (Oûgb Ellil, une révolution dans la révolution)*, Lahcen Bouzidi, un des enfants du martyr, dresse un implacable procès à l’endroit de ceux qui ont décidé de son exécution. Il le fait en rappelant le niveau de responsabilité qu’occupait son père, ses hauts faits d’armes, ses compagnons parmi les plus connus ainsi que le menu détail de la conspiration qui l’avait ciblé. A la veille du 1er Novembre 1954, ce militant de la première heure de la cause nationale, membre de l’OS (Ndlr : Organisation secrète fondée en 1947), a été désigné chef du secteur V, soit l’équivalent du territoire de l’actuelle wilaya de Tlemcen. Au début de la formation de ce secteur, «Oûgb Ellil», un des multiples noms de guerre de son chef, constitua huit
    groupes de 35 à 40 combattants pour entamer le combat libérateur. Fait notable, deux autres membres de la famille de Mohamed Bouzidi étaient chacun à la tête de deux des six autres secteurs qui couvraient les cinq wilayas du Nord-Ouest (Mostaganem, Oran, Témouchent, Sidi Bel Abbès, Tlemcen). En outre, Taksalat, un douar rasé en 1956 par l’armée coloniale, fief des Bouzidi, a donné, à la lutte pour l’indépendance, soixante-sept chouhada, dont trois des frères de Mohamed Bouzidi.

    Basé sur des témoignages recueillis par l’auteur, l’ouvrage de Lahcen Bouzidi restitue une époque où le groupe dit d’Oujda allait s’imposer comme force incontournable au sein de la révolution, après s’être installé dans la ville marocaine, frontalière de l’Algérie. C’est suite à la délocalisation du commandement de la région Ouest vers cette ville que Oûgb Ellil manifesta sa défiance à l’endroit de ses chefs, les accusant de «planqués». Il estimait que ce commandement avait perdu toute légitimité opérationnelle au regard du fait que la guerre menée sur le terrain était une guérilla. La goutte qui le fit passer à l’insubordination vint de la lettre circulaire adressée par Boudiaf aux secteurs, en avril 1956, une correspondance leur ôtant l’initiative du harcèlement des troupes d’occupation et leur intimant l’ordre de ne plus agir que sur instructions de la direction basée à Oujda. Oûgb Ellil, une révolution dans la révolution, rapporte également bien d’autres révélations d’une rare gravité. Si, par chance, il lui arrivait d’être réédité, il est à espérer que son auteur lui fasse gagner en densité en l’expurgeant de ses pontifiants commentaires et de ses panégyriques enflammés, le tout étant par ailleurs lesté d’affirmations à caractère idéologique auxquelles le lecteur n’est pas tenu d’adhérer. En effet, ce type d’essais mémoriels est tenu de faire prévaloir les faits et rien que les faits pour soutenir la crédibilité de son propos.
    *Oûgb Ellil wa thaoura dakhal at Thaoura, de Lahcen Bouzidi. Editions Dar El Gharb, Oran, 2010, 135 p.
    ====================
    Article 2 : http://www.lematindz.net/news/3560-opinion-la-cia-a-lorigine-de-la-dictature-en-algerie.html
    OPINION : La CIA à l’origine de la dictature en Algérie
    le 20 Décembre, 2010 | 7431 lecture(s) | Voir Réactions

    Depuis la seconde guerre mondiale et l’entrée des troupes américaines en Afrique du Nord, les USA n’ont cessé de convoiter notre pays et d’essayer de supplanter la France. Pour ce faire, l’occasion propice fut la guerre de libération nationale durant laquelle la CIA s’est distinguée par une recrue de choix que fut Messaoud Zeghar, commerçant originaire d’El Eulma. A-t-il été recruté durant la seconde guerre mondiale directement, ou à travers un parent plus âgé que lui dans sa ville d’El Eulma, ou bien l’a-t-il été à Oran où il avait un commerce durant les années 50. Toujours est-il qu’au début de 1956, il prit contact avec le réseau FLN d’Oran. Il ne s’embarrassera pas d’une activité combattante dans le maquis et fut dirigé directement sur le Maroc où il devint très rapidement l’un des plus grands responsables du FLN et le proche compagnon de Boussouf et de Boumediene. Le secret de son ascension fulgurante, il le doit incontestablement aux relations qu’il a tissées avec la base américaine de Kénitra d’où la CIA lui fournissait armements et informations de première main. C’est ainsi que Zeghar eut la réputation d’être l’as du renseignement. Tout récemment, lors de la dernière crise footballistique algéro-égyptienne, un historien a fait part de cette réputation en rapportant dans le journal El Khabar une information d’une extrême gravité relative aux activités de Zeghar au cours de la Révolution : selon cet historien, Zeghar aurait noyauté la Présidence française du temps de de Gaulle et obtenu grâce à ce noyautage un document compromettant sur le Colonel Nasser qui se serait engagé à trahir la Révolution algérienne contre une certaine compensation. Heureusement que cette information exposée par Boussouf au GPRA n’a eu aucune suite : le but évident de cette manœuvre inspirée par la CIA était de briser l’alliance stratégique de la Révolution algérienne avec son environnement arabe et le camp socialiste, et la ranger du côté occidental comme la Tunisie et le Maroc. Après l’indépendance, Zeghar était connu pour être le principal intermédiaire dans les contrats d’hydrocarbures algéro-américains avec la bénédiction de Boumediene dont il était le fondé de pouvoir. Les commissions mirobolantes qu’il percevait sur ces contrats (Hocine Malti en a donné un aperçu dans son dernier livre) en firent le premier milliardaire algérien en dollars. Grâce à sa fortune, il put avec le feu vert de Boumediene financer la campagne électorale du candidat Bush père dont il était un ami intime, et ce, bien avant qu’il fut candidat à la présidence des Etats-Unis et alors qu’il était chef de la CIA. Autre détail pour cerner l’accointance avérée de Zeghar avec la CIA : lorsque les USA perdirent pied en Algérie avec la mort de Boumediene et l’arrivée de Chadli au pouvoir, la France s’est vengée de Zeghar qui fut arrêté par les autorités algériennes, emprisonné et contraint de rendre compte de sa fortune colossale. Et c’est lors d’une visite de Chadli aux USA que le Président Bush père intervint auprès de Chadli pour faire libérer Zeghar.

    Quant à l’origine de la dictature en Algérie, c’est un fait admis que le complot s’est concocté à Oujda durant les années de braise, pendant que les wilayas de l’intérieur se faisaient étrillées par l’Armée française. « Quand le diable assiste à nos réunions, il perd lui-même son latin », aurait confié Chérif Belkacem, l’ex-ami de Bouteflika et l’un des piliers du Clan d’Oujda. De leur Tkanbiss est sortie une idée géniale qu’il a fallu concrétiser avec l’aide de l’inévitable Messaoud Zeghar. Le Clan d’Oujda et leur ténor Boumediene étant d’illustres inconnus dans la Révolution, il leur fallait un historique pour rentrer en Algérie en triomphateurs. Mais, pour contacter les historiques qui se trouvaient en France dans une prison, la mission était apparemment impossible. Et c’est là qu’est intervenue la CIA à travers Zeghar, selon un avis très autorisé. Le Roi Hassan II qui détestait au plus haut point les responsables du FLN/ALN qui se trouvaient sur son territoire et qu’il connaissait bien par leurs agissements et les libertés qu’ils se permettaient à la limite de la provocation, en particulier Boussouf et Boumediene, fut contraint de délivrer un passeport diplomatique à un émissaire de l’Etat-major de l’ALN, Bouteflika en l’occurrence et ce, à l’insu du GPRA dont dépendait l’ALN et avec lequel, il risquait de provoquer une crise diplomatique. Et c’est grâce à ce passeport diplomatique marocain que Bouteflika put entrer dans la prison où se trouvaient les cinq historiques. Il est absolument évident que, sans l’intervention de la CIA, la mission secrète de Bouteflika, criminelle et lourde de conséquences pour l’avenir du pays n’aurait jamais eu lieu, Hassan II n’ayant aucun intérêt à prendre position pour l’Etat-major de l’ALN dans son conflit avec le GPRA. Durant la Révolution, le travail fractionnel était durement réprimé et celui de l’Etat-major de l’ALN était d’une extrême gravité puisqu’il ne visait ni plus, ni moins que la division du GPRA. Malgré cela, Boumediene en est sorti indemne et le GPRA n’a élevé aucune protestation auprès de la monarchie marocaine au sujet de sa complicité avec l’Etat-major de l’ALN. Ces questionnements appellent des éclaircissements de la part des responsables encore en vie : qu’ils ne laissent pas les nouvelles générations sur leur faim.
    Lakhdar Zaïtri




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  • D B
    27 décembre 2010 at 19 h 19 min - Reply

    @AchArdil
    Vos propos ne sont flatteurs pour personne. Pour moi, c’est l’expression d’un régionalisme qui n’a pas sa place dans cet espace. Pourquoi cette lecture insultante pour les 45 wilayattes sur les 48 que compte notre pays ? La liste de Saïd n’est pas représentative de toute l’opposition algérienne, ni ne reflète ses proportions géographiques, si tant est que nous devons tenir ce genre de raisonnements. Ce sont des noms qui sont venus à l’esprit de Saïd. Il en existe d’innombrables autres, dont une grande partie agit dans l’anonymat, pour des raisons évidentes.
    Je suis vraiment navré que vous ayez pensé, et surtout écrit, que les opposants au régime sont presque tous d’une seule région de notre pays. Mon Dieu, que c’est injuste!




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  • khaled
    27 décembre 2010 at 19 h 34 min - Reply

    @radjef said

    Pouvez-vous nous envoyé des fotos de cet evenement —–  »L’inauguration de la stèle du 1er novembre à Ighil Imoula ».

    Cette date était l’arrêt de mort pour un million et demi de NOS CHOUHADAS…

    Tant j’aurai le souffle d’écrire cela………..NOUS VIVRONS et NOUS SERONS ICI… je le ferais……………….




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  • AchArdil
    27 décembre 2010 at 19 h 41 min - Reply

    @DB
    J’avais averti que ce n’était pas du tout régionaliste.
    Mon post se veut pédagogique tout simplement ,dans le but de réveiller l’ego des autres wilayate à des fins de solidarité.
    Il faut voir les souffrances endurées par certaines régions citées pour se faire une idée.




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  • AchArdil
    27 décembre 2010 at 20 h 48 min - Reply

    MohJ salut.Ca fait longtemps que tu te fais avare d’interventions.Ce n’est pas dans tes habitudes.Heureux de te lire et fier de t’avoir fait réagir.




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  • M.J
    27 décembre 2010 at 21 h 01 min - Reply

    @Archardil.
    Je pense que beqoucoup souhaiteraient que que tu nous expliques un peu plus cette « pédagogie ».

    Moi je crois que si les tenants de chaque région essayaient de ne voir que les problèmes locaux qui se posent à eux, LQA deviendrait très vite un journal régional, ce que parfois à la lecture de certains posts on nous appelle à croire, alors que sa vocation découle directement de l’appel du 19 mars et prone l’égalité des algériens passé présents et à venir.

    Ce qui serait pédagogique à mon sens c’est de dire que l’Algérie est une mosaique unique et unifiée dont chaque composante à besoin des autres pour vivre et resplendir.




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  • Slah Bouzid
    27 décembre 2010 at 21 h 02 min - Reply

    Sid Ahmed Ayachi et Lahdar Zaïtri ont dû boire du même thé!




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  • M.J.
    27 décembre 2010 at 21 h 10 min - Reply

    @Archardil.
    Je suis surpris par ta réponse qui n’en est pas à l’évidence. Fier de m’avoir fait réagir ? Et pourquoi ? Le problème n’est pas de faire réagir tel ou tel mai d’aborder des problèmes de fond qui nous permettent de trouver une voie de sortie au malaise ou nous nous engouffrons chaque année davantage. Donner des appréciations régionalisés sur des évènements nationaux, ne permet que d’accentuer le malaise. Quant un commentaire me donne cette impression, je réagis.




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    28 décembre 2010 at 1 h 14 min - Reply

    Mais bien sur qu’il y a une opposition en Algérie, une opposition qui s’oppose globalement et dans le détail à la véritable opposition.




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  • Salah Bouzid
    28 décembre 2010 at 5 h 50 min - Reply

    Quelqu’un avait comparé les dictatures dans le monde arabe au canibalisme, car ils partagent avec ce mode primitif l’idée qu’en dévorant quelqu’un on s’approprie sa force et son intelligence. Ainsi Boumediène chassa les communistes pour emprunter leur idéologie, de la révolution agraire à la GSE (gestion socialiste de l’entreprise). Il mattraqua la jeunesse, les syndicalistes et agita les “organisations de masse“ pour canaliser les “forces vives de la nation“. Les oulemas pointaient dans les prisons aux quatre coins du pays pour que l’Islam soit prononcé religion de l’Etat.
    Bouteflika, l’élève, tue des jeunes kabyles pour faire du tamazight une langue nationale.
    Je te tue, je te dévore et j’hérite ta force et ton intelligence.
    En fin de compte, ces idées commencent à me donner l’envie de devenir végétarien et aspirer à devenir une ratatouille et je ferais de mal à personne.




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  • M.J.
    28 décembre 2010 at 16 h 06 min - Reply

    @Salah Bouzid.

    Votre post m’interpelle.

    Vous leur prétez trop d’intelligence à croire qu’ils pratiquent ce canibalisme sublimé, il ne font en fait que conjuguer le verbe manger et encore sans savoir lire ni écrire et à la première personne du singulier: » je te mange, je te mange, je te mange ».

    Le problème c’est que cela à fait tache d’huile et que c’est à présent généralisé à toute la société. Il n’y a plus d’interressant que ça comme valeur, à bas le savoir et les qualifications, vive les voitures de luxe, l’argent sans fatigue et les villas somptueuses.

    Celui qui n’en a pas ne peut avoir de considération sociale, fusse il archimède des temps modernes.
    Cette valeur est enrobée parfois de religion, parfois de politique et devient alors boulitique comme le dit si bien notre frère Sidhoum Salah Eddine, ou encore enrobée de chocolat pour le réveillon et la fin de l’année. Mais cette valeur est la seule sûre dans notre société à présent.
    Salutations.




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    28 décembre 2010 at 23 h 00 min - Reply

    @Radjef Said
    Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, historiquement, Vous étes mieux que ceux d’en face, Ouel Fahem Yafhem.
    Fraternelles salutations.




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  • Congrès du Changement Démocratique