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22 July 2017

LES ÉMEUTES DU LOGEMENT SE PROPAGENT À ALGER

LES ÉMEUTES DU LOGEMENT SE PROPAGENT À ALGER
Colère à baraki
L’Expression, 27 Décembre 2010

Des face-à-face qui deviennent récurrents

5 personnes ont été arrêtées et plusieurs autres blessées parmi les manifestants et la police, hier, à Baraki.

«C’est un policier qui m’a frappé d’une pierre à la tête», dénonce le jeune Hocine. Du sang coule sur son cou. Sa nuque porte une plaie profonde. «Il faut l’évacuer à l’hôpital!» crie un homme. Hocine relève la tête difficilement. Sur son visage émacié se décline le rêve brisé de sa jeunesse. Celui de mener une vie digne au sein de sa famille. Dans ses yeux, luit la flamme de la révolte. Cette révolte a allumé le brasier des émeutes. La cité Diar El Baraka à Baraki, banlieue d’Alger, est en colère.
Les échauffourées entre les éléments de la police antiémeute et les habitants du quartier ont commencé hier, très tôt le matin.
«Nous avons commencé à crier notre colère à cinq heures du matin. La police est arrivée et les émeutes ont commencé», déclare un autre jeune émeutier. Il est 10h. Les jeunes ont mis le feu aux pneus. Les Casques bleus reçoivent du renfort. Certaines répliques mal à propos des services d’ordre mettent le feu aux poudres. Les jeunes fulminent de colère. Ils sont prêts à en découdre.

Des enfants interpellés
La police cerne la cité par ses trois entrées. Les «échanges» de jets de pierres se font plus nourris. «C’est incroyable! La police nous attaque avec des pierres. Nous demandons nos droits. Alors, pourquoi cette répression?» s’étonne un jeune émeutier, la tête entourée du keffieh palestinien. Arrêt sur une scène marquante. Avec des jets de pierres la police s’oppose à…des gamins. Ces derniers résistent un moment. Les policiers reviennent à la charge. Les enfants fuient. Et c’est la panique. Les habitants s’inquiètent pour eux. Finalement, il y a eu plus de peur que de mal. Les gamins n’ont pas été arrêtés. Cela n’a pas pour autant calmé les esprits des révoltés. «Cinq personnes ont été arrêtées et plus de 20 blessés parmi les habitants et les policiers», indique Rachid Boudina, membre de la commission du relogement des habitants de la cité Diar El Baraka. L’âge des habitants arrêtés varie entre 22 et 42 ans.
Les premières informations recueillies sur les lieux faisaient état de l’arrestation de neuf personnes. «Il y avait quatre enfants qui ont été libérés par la suite», est-il précisé.

Les raisons de la colère
M.Boudina décline les raisons de cette révolte. «Notre cité compte plus de 2200 familles entassées dans 700 maisons», révèle-t-il. Il retrace le parcours du combattant qu’ils ont fait pour inscrire leur cité dans le programme de relogement lancé par la wilaya d’Alger cette année. Ladite commission a été installée en novembre de l’année précédente, précise M Boudina.
«Le wali-délégué de Baraki nous a invités à une réunion en mars de cette année. Il nous a conviés à constituer une commission pour l’étude des dossiers de demandes de logement», a ajouté notre interlocuteur. La commission a passé sept mois à étudier les dossiers. Elle a établi une liste de demandeurs de logement. Ces membres ont attendu une réponse officielle de l’administration. Rien n’a profilé à l’horizon. «Nous attendons depuis le mois de juin et voyez-vous où cette attente nous a menés», regrette M.Boudina. Pourtant, les autorités ont annoncé en grande pompe, en début de la semaine, l’opération de relogement de ces habitants. «Je l’ai entendu à la radio. Aussi, un quotidien a fait part de cette information», affirme un autre habitant de la cité. «J’ai été surpris de découvrir que notre cité ne figure pas dans la liste des opérations de relogement lancées aujourd’hui (hier)», renchérit-il. Hier, une large opération de relogement a été effectuée par les services de la wilaya d’Alger. Elle a touché près de 1600 familles (1586) occupant des bidonvilles et des habitations précaires. Le directeur du logement de la wilaya, Smaïl Mohamed, a annoncé à la radio que «ce sont d’abord les habitants de Diar Echems, Diar El-Kef et de la cité des Palmiers qui seront visés». Il a précisé que trois opérations «combinées et non-stop», seront également lancées. Pour rappel, la première action de ce dispositif de relogement a été lancée en janvier 2010. Elle a vu le relogement de 10.000 familles et le démantèlement de 12 sites. Elle a touché 579 familles occupant des chalets. La seconde opération concerne 520 familles de Diar Echems tandis que la troisième touchera 487 foyers. «Nous sommes laissés-pour-compte», déplore Samir.

La police verse dans un langage indécent
A ce moment, un jeune crie: «Ils ont blessé ma soeur!». Des éléments de la police sont visibles sur les toits de maisons qui menacent de s’effondrer. Ils font abattre sur la foule une pluie de pierres. Ils ne font aucune distinction ni d’âge, ni de sexe. Les chargés de l’ordre et de la sécurité auront même versé dans un langage irrespectueux. Un torrent d’insultes et de noms d’oiseaux est lancé sur les citoyens de la cité. Ces derniers répliquent par des slogans hostiles au pouvoir. La misère a écrit des lignes saignantes sur les murs délabrés des habitations. Des maisons de deux pièces contiennent entre deux et trois familles. L’exemple de Aïcha Boulezazen est émouvant. Cette ancienne moudjahida habite un deux-pièces vétuste. Elle y vit avec les familles de ses deux fils mariés. «J’ai également un garçon et deux filles célibataires (deux autre filles sont mariées et vivent ailleurs). Ils vivent avec moi. L’une de mes filles est handicapée à 100%» dit, sereinement, Na Aicha. Sur ces propos, nous nous rendons au siège de la daïra. A l’entrée sont regroupées des familles entières. Seulement, le nombre des policiers présents est supérieur à celui des citoyens. Parmi les familles figurent les demandeurs de logement sociaux et celles des victimes de la tragédie nationale. «Nous avons des dossiers de demandes de logement qui datent de 1982. Basta! Que les autorités arrêtent de mentir aux citoyens», crie l’un de ces citoyens.
Les émeutes du logement risquent de sonner le tocsin d’une révolte sociale générale. Les échauffourée de Baraki sont intervenues au lendemain de celles de la cité des Palmiers, à Bachdjarrah, et celle de la Glacière. Alger est sur une poudrière.

Mohamed Sadek LOUCIF

La presse indésirable

«Laisser-nous faire notre travail. Nous vous donnerons des informations après (les échauffourées)», c’est en ces termes que les éléments de la police antiémeute ont tenté, hier, d’empêcher les journalistes de couvrir les émeutes les ayant opposés aux citoyens de la cité Diar El Baraka de Baraki. Sur les lieux, des policiers en civil surveillaient de près les mouvements des reporters dépêchés sur les lieux. Les pratiques du parti unique ont la peau dure…


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8 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction LQA
    27 décembre 2010 at 22 h 07 min - Reply

    Des manifestations ont éclaté à Diar Echems, à Oued Ouchayah et à Baraki

    Relogement sur fond d’émeutes à Alger

    Par : Azzeddine Bensouiah, Liberté, 27 décembre 2010

    Des émeutes ont éclaté dans les quartiers, pourtant inscrits dans le programme des 10 000 familles à recaser, et qui devraient attendre, présentement, une hypothétique seconde opération de relogement.

    Premiers à sortir dans la rue : les habitants de la cité des Palmiers, dans la commune de Bachdjarah. Ces derniers ont procédé, dans la journée de samedi, à la fermeture du tunnel de Oued Ouchayah, bloquant la circulation des heures durant, dans les deux sens. Des affrontements ont eu lieu avec les forces de sécurité.
    Le wali délégué a dû se réunir jusque tard dans la nuit de samedi à dimanche avec les délégués du quartier afin de les rassurer, qu’ils n’ont pas été oubliés et que leur tour viendra. Mais le sentiment général, au quartier des Palmiers, c’est que “l’État veut gagner du temps ; nous berner encore une fois”. En fait, ce quartier a été concerné par le passé par une opération de relogement qui avait touché pratiquement la plupart des habitants, suite aux travaux du creusement du tunnel de Oued Ouchayah qui avaient sérieusement endommagé les bâtisses. Deux immeubles, cependant, avaient été laissés pour plus tard.
    Ce plus tard qui dure depuis plus d’une décennie. Entre-temps, l’ex-gouvernorat d’Alger a eu l’ingénieuse idée de recaser, dans les immeubles déserts, les anciens habitants des centres de transit, rendant la gestion de la cité des plus kafkaïennes. Hier, les forces de l’ordre étaient présentes en grand nombre, devant le tunnel de Oued Ouchayah, pour parer à toute reprise du blocage de cet important axe routier. À Diar Echems, la seconde opération de recasement a fait, comme prévu, des mécontents, qui ont exprimé leur colère hier matin, au moment du début de l’opération. Mais c’est à Baraki, dans le quartier Diar El-Baraka, que la situation a dégénéré, hier. Les affrontements ont opposé les habitants aux forces de l’ordre. Les routes menant de Baraki à Sidi-Moussa et de Baraki à Larbâa ont été fermées à la circulation. Les habitants de Diar El-Baraka protestent contre le fait qu’ils ne soient pas inclus dans la liste des personnes à recaser en cette fin d’année. Il y a lieu de noter que les policiers ont reçu l’ordre de ne pas faire usage de bombes lacrymogènes et d’éviter d’envenimer la situation. La tension vécue par le quartier Diar El-Baraka a été exploitée par l’ex-“émir” du GIA, Abdelhak Layada, habitant Baraki, qui a voulu s’immiscer dans les pourparlers engagés par le wali délégué et les représentants des habitants. Une immixtion qui rappelle bien de mauvais souvenirs vécus par le pays et dont les responsables, à tous les niveaux, ne semblent pas en avoir pris la véritable mesure. Au-delà du fait de savoir qui a bénéficié et qui n’a pas bénéficié de l’opération de relogement de 10 000 familles algéroises, et quels quartiers ont le plus bénéficié de l’attention des responsables chargés de l’opération, par rapport à d’autres quartiers, la question est de savoir : comment ont-ils pu arrêter le chiffre de 10 000 familles à reloger ? Et pourquoi, à la fin de l’opération, on se rend compte que des milliers d’autres familles, pourtant inscrites dans le programme, doivent-elles encore attendre ? Qui est prioritaire ? Celui qui attend depuis plus de 40 ans, ou celui qui a acheté une baraque il y a quelques mois, avec l’assurance d’être relogé dans les tout prochains jours ? Car, ce n’est pas tant le nombre de logements sociaux à distribuer qui pose problème, c’est la poursuite de la politique de l’autruche. Des opérations de “débidonvillisation” ont été entamées depuis l’époque de Chadli Bendjedid. Au lieu de constituer une solution à un problème, elles se sont transformées, au fil des ans, en une manne inespérée pour les responsables locaux et tous les vautours spécialisés dans le “trafic de la misère”. Du coup, le maintien des poches de misère constitue, pour les responsables locaux, une manne qu’ils utilisent à des fins personnelles.
    On a encouragé l’édification de bidonvilles dans la capitale, on a fermé l’œil sur les constructions illicites, sur les toits d’immeubles, parfois sur des projets d’utilité publique. Cette fuite en avant n’a que trop duré et cela tant que l’État algérien reste incapable d’imposer la loi à tout le monde.
    La crise des bidonvilles et des habitations menaçant ruine ne fait que commencer et les charlatans ne rêvent que de voir des émeutes éclater partout, pour ressurgir.




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  • Rédaction LQA
    27 décembre 2010 at 22 h 09 min - Reply

    Le Temps d’Algérie 27 décembre 2010

    Le logement, encore le logement et toujours le logement ! Un problème omniprésent qui revient à chaque annonce d’opération de relogement, que ce soit dans la capitale ou dans d’autres wilayas du pays.

    Les autorités ne ratent aucune occasion pour vanter les mérites d’avoir réalisé de milliers de constructions ici et là. Des budgets faramineux sont injectés afin d’éradiquer l’habitat précaire.

    Mais à ce jour, des émeutes éclatent encore pour un logement.

    Une semaine des plus houleuses est celle que viennent de vivre les éléments de la police antiémeute. Une semaine en larmes et en cris pour les citoyens de la capitale. A Oued Ouchayeh, dans la banlieue d’Alger, les habitants du bidonville situé sur les hauteurs du tunnel ont fermé la route durant la journée d’hier. La raison est toute simple :

    «Nous réclamons un logement, c’est notre droit. Nous avons été chassés par le terrorisme durant les années 1990, nous avons adopté la loi pour la réconciliation nationale, l’Etat doit nous rendre la monnaie de notre pièce», a crié un quadragénaire en exhibant sa carte d’identité nationale.

    La circulation automobile a été bloquée pendant toute la journée, avant que les éléments des forces antiémeutes n’interviennent pour disperser la foule. Un forcing qui ne s’est pas passé sans incident puisque des émeutes ont éclaté entre les jeunes et la police.

    Vers la commune de Baraki, le même scénario a été vécu par les automobilistes qui ont emprunté cette route. Il a fallu près de deux heures pour être sur les lieux de l’émeute.

    Des camions de la police sont stationnés et prêts à d’éventuelles interventions. Des dizaines d’éléments de la police munis de boucliers et de casques de sécurité en file indienne et des policiers en civil tentent de pénétrer parmi les émeutiers afin d’en isoler quelques-uns. De l’autre côté, un autre décor saute aux yeux : des jeunes et moins jeunes, pierres, barres de fer et bouteilles en verre à la main menacent. Les dizaines de jeunes regroupés à l’entrée de la cité ont commencé à jeter des pierres et d’autres objets sur les policiers venus contenir la contestation.

    Des jets de pierres de part et d’autre partent et des poursuites contre des émeutiers sont effectuées, notamment par des policiers en civil. Mais sans résultat. Au début de l’après- midi, la contestation a baissé d’un cran et ce grâce à la pacification de la police qui n’a pas voulu enflammer la foule. L’absence totale des autorités locales est la cause de ces incidents. «Ni le maire, ni le wali délégué ne sont venus nous voir. C’est de l’exclusion caractérisée que nous ne sommes pas près d’accepter. Nous sommes des Algériens à part entière», a déclaré l’un des membres du comité.

    Les citoyens vivent dans des cellules

    La cité Diar El Baraka a été construite en 1958 par un algérien allié de la France coloniale, un riche propriétaire terrien, qui n’est autre que M. Bengana qui a quitté le sol algérien en 1962 pour rallier la Suisse où il a élu domicile depuis. Bengana a laissé ses terres et ses constructions aux algériens qui travaillaient chez lui dans le cadre de la loi de l’indigénat.

    «Nous habitons cette cité construite sous forme d’écuries depuis l’indépendance. sommes-nous encore sous le règne de la France ou avons-nous eu notre indépendance ?» a interrogé Mohamed, un septuagénaire. Notre interlocuteur renchérit : «nous avons été inscrits dans plusieurs programmes de relogement et ce depuis 1986, date à laquelle nous avons eu des arrêtés de la mairie de Baraki qui offrait des lots de terrain à certains habitants.

    En 1987, un projet de construction d’une cité a été initié par les autorités à Haouch El Khorchof non loin d’ici, mais à ce jour nous n’avons rien eu». Djilali, un autre habitant de la cité de Diar El Baraka et membre du comité de quartier ajoute : «En 1989, certains habitants ont effectivement bénéficié de lots de terrain d’une superficie de 160 m2. Pour le reste, les autorités ont promis des logements.

    Selon les propos de aâmi Mohamed, les logements de Haouch El Khorchof entrent dans le cadre de l’opération APC/CNEP. «D’ailleurs, nous avons tous ouvert des comptes CNEP, mais voilà, plusieurs années après, nous sommes encore au point de départ». Mustapha qui insiste pour nous faire visiter les logements dira : «Durant les années de terrorisme, nous avons tous quitté la cité, laquelle a été récupérée par les services de sécurité qui ont transformé nos logements en cellules pour les terroristes capturés».

    Le faux-plafond, seul remède contre l’humidité

    «L’habitat précaire est censé être éradiqué. » Je ne veux plus de bidonvilles à Alger», a dit un jour le président de la République. Une phrase répétée par plusieurs citoyens de la cité, qui lancent un appel à travers notre journal :

    «M. le Président, nous habitons toujours dans des bidonvilles. Pire, nous habitons les logements des indigènes, intervenez pour ne pas nous laisser mourir colonisés !» Un cri de détresse en direction des autorités du pays lancé par des habitants qui vivent dans des conditions insoutenables. A l’intérieur de l’une des maisons du quartier, nous avons pu constater la gravité de la situation.

    Murs en parpaing, toit en éternit et sol en béton. Pour isoler l’éternit de la maison, les habitants de la cité ont eu recours au faux-plafond.

    Madjid le maçon du quartier explique : «Le plâtre absorbe l’humidité et l’isole de l’intérieur de la maison, autrement nos enfants seront tous asthmatiques. Les sanitaires sont collectifs et pour certains il faut traverser le quartier pour s’y rendre.

    La nuit, il faut se munir de bougie et en temps de pluie, c’est dans un coin de la chambre que nous faisons nos besoins.» C’est là le résumé de Noureddine qui habite la cité depuis 16 ans. Zahra, une vieille femme qui a connu les pires atrocités de la décennie noire à Bentalha où elle vivait et qui a vu ses deux filles égorgées devant elle, raconte :

    «J’ai habité Bentalha depuis ma naissance jusqu’en 1997, jour où mes deux jeunes filles ont été égorgées sous mes yeux. J’ai fui ma maison avec l’ensemble de ma famille vers ce quartier et depuis nous avons déposé plusieurs demandes de logement. Mais à ce jour nous n’avons rien eu. Il ne me reste pas grand-chose à vivre, mais je me bats pour mes autres enfants.

    J’espère vraiment vivre ne serait-ce qu’une journée de fête dans ma vie». Les jeunes émeutiers ont décidé de continuer d’occuper la rue jusqu’à satisfaction de leur unique revendication. «Nous ne rentrerons pas chez nous avant d’avoir un logement. Nous voulons faire partie

    des bénéficiaires des 1600 logements à distribuer», conclut Noureddine. Les habitants de la cité Diar El Baraka ne demandent qu’un logement décent pour continuer à vivre dignement.

    Elias Melbouci




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  • Rédaction LQA
    28 décembre 2010 at 0 h 16 min - Reply

    Les opérations de relogement font des mécontents

    El Watan.com le 27.12.10

    Les émeutes se multiplient et se ressemblent à travers les quartiers d’Alger.
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    Plusieurs localités de la capitale sont sous tension: la cité El Baraka (Baraki) et la cité des Palmiers (Bachedjarrah) ont connu hier des manifestations de colère.

    Des citoyens de plusieurs sites d’habitations précaires à travers Alger ont réclamé avec insistance leur relogement, comme ceux de la cité des Palmiers à Bachedjerrah. La localité de Oued Ouchayeh (Bachedjerrah), qui a connu de violentes manifestations de colère avant- hier, n’avait pas connu d’accalmie hier. Les habitants ont tenu à poursuivre leur mouvement de potestation. Le directeur du logement, Mohamed Smaïl, contacté hier, nous a indiqué que les opérations se sont déroulées «dans de bonnes conditions».
    Le directeur n’a pas souhaité s’exprimer sur les mouvements de protestation. «Un bilan de toute l’opération sera fait», s’est-il contenté de nous indiquer. A Baraki, plusieurs dizaines d’habitants de la cité El Baraka, un site d’habitations précaires situé au centre-ville de Baraki se sont rassemblés devant le siège de la circonscription administrative de Baraki pour réclamer leur relogement au plus vite. «L’opération devait être lancée, elle est reportée d’un mois encore», se plaignent des citoyens. «Les habitants sont oubliés par les services de la wilaya», s’indigne un résidant.

    La situation a failli dégénérer, mais la présence en force des agents de l’ordre public a dissuadé les protestataires qui étaient décidés à en découdre. Le P/APC de Baraki, M. Chefaï, présent avec certains responsables de l’exécutif communal, a tenu à préciser que le dossier du relogement relève des compétences de la wilaya d’Alger et des instances locales de la circonscription administrative.
    Les résidants de Diar El Baraka ont été rejoints par des protestataires venus des sites périphériques de Baraki, (Bouchakour et du site des «13 ha») qui réclament leur relogement ou l’amélioration de leur cadre de vie. S’agissant des revendications exprimées par les représentants des sites en question, le P/APC a indiqué que des opérations de réhabilitation de plusieurs sites sont en passe d’être lancées. Intransigeants, certains représentants du site d’El Marhaba ont dénoncé le retard dans le lancement des travaux d’entretien des routes.

    D’autres habitants relevant des anciens quartiers ont soulevé les imperfections de certaines opérations de revêtement des voiries.
    S’adressant à une dizaine de citoyens habitant le site El Marhaba, le vice-
    P/APC chargé de l’urbanisme a indiqué qu’un projet de revêtement de la route a été retenu. «Les démarches pour désigner un entrepreneur sont en cours afin de compléter la pose de canalisations d’AEP, et ce, après la résiliation du contrat avec le précédent entrepreneur jugé défaillant», signale l’élu.

    E.Yazid




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  • brahim
    28 décembre 2010 at 0 h 45 min - Reply

     »…Des éléments de la police sont visibles sur les toits de maisons qui menacent de s’effondrer. Ils font abattre sur la foule une pluie de pierres. Ils ne font aucune distinction ni d’âge, ni de sexe. Les chargés de l’ordre et de la sécurité auront même versé dans un langage irrespectueux. Un torrent d’insultes et de noms d’oiseaux est lancé sur les citoyens de la cité. Ces derniers répliquent par des slogans hostiles au pouvoi
    N’est ce pas un corps de voyous !!




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  • rahim B
    28 décembre 2010 at 3 h 01 min - Reply

    ATTENTION !! CORRECTION !! CORRECTION !!
    …IL FAUT LIRE …**** FORCES ANTI-ALGÉRIENNES, DE L’INJUSTICE, SOUS LES ORDRES DES TRAÎTRES ET DES HORS LA LOIS : LES VOLEURS, LES VAUTOURS …****
    AU LIEU – – – DES FORCES ANTIÉMEUTES – – – !!!




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  • Sami
    28 décembre 2010 at 9 h 58 min - Reply

    Le peuple nous envoie des messages qu’il ne plus supporter la situation !! Mais malheureusement pas d’opposition prête à prendre l’initiative!!




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  • Farès
    28 décembre 2010 at 10 h 22 min - Reply

    Vous savez qui ils ont ramené à Baraki pour calmer les citoyens le sanguinaire Abdelhak LAYADA. lahawla wala kouwata ila billah. Source el khabar




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  • OrO
    28 décembre 2010 at 14 h 00 min - Reply

    Ce qui est significatif dans la couverture du quotidien Liberté de ces émeutes,c’est le fait que le journaliste soit beaucoup plus choqué par la tentative de médiation de Layada que par les conditions de vie dramatique de ces gens,ce qui renseigne bien sur le profond gouffre qui sépare une certaine presse des préoccupations de la société.




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  • Congrès du Changement Démocratique