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28 March 2017

La démocratie en Algérie, est-ce un rêve inaccessible?

Certes, le monde ne va pas bien partout, apprend-t-on, et beaucoup de gens se trouvent mal, là où ils sont, essentiellement dans les pays du tiers-monde, et plus particulièrement en Afrique et en terre musulmane.

Chez les Algériens, ce sentiment frôle le paroxysme. Et pour cause. Rien ne va plus dans leur vie, tant le pays se porte mal. Le pire c’est que tout le monde le sait et que la majorité est convaincue que cela ne changera jamais et que de toute façon, pensent-ils, les pays du tiers-monde sont condamnés à l’exploitation et au sous-développement.

Pourtant, rien n’est moins sûr que cette affirmation grossière. Bien qu’appartenant au tiers-monde, et étant sous-développé, comme il n’est pas permis, l’Algérie est capable d’offrir aux Algériens une dignité citoyenne et une bonne qualité de vie. C’est une certitude que nous enseigne l’exil en nous permettant un autre regard sur ce qui semble insurmontable, vu de l’intérieur.

La 1ère condition de changement est de faire le ménage dans les esprits pour en finir avec le fatalisme et la résignation de soumission au dictat du pouvoir : cesser de le croire invincible. Le peuple est toujours plus fort quand il décide d’arracher ses droits.

La 2e (plutôt une certitude) qui veut que les plus beaux pays du monde ont commencé par la friche.

La 3e (autre certitude) veut que les plus développés des peuples ont commencé ignorants.

Par la friche, j’entends le territoire physique : des espaces vides et désolés aux grandes villes qui font rêver, et où la qualité de vie s’affiche autant sur le visage de leurs habitants que dans les merveilleux paysages de cartes postale où l’architecture se confond intelligemment avec l’art pour attirer et retenir les regards et en bout de ligne afficher la fierté des gens.

Tandis que « peuples ignorants » renvoie aux populations qui n’avaient pas encore acquis le savoir qui permet la liberté et le droit à la dignité. C’était le cas des occidentaux, il y a à peine 2 siècles. Aujourd’hui, ce sont des modèles de « développement » les plus en vue, et beaucoup de peuples,  à travers le monde, aspirent accéder à leur bien-être. Ils jouissent de cette démocratie et de cette précieuse liberté qui font défaut dans le tiers-monde. La démocratie et la liberté! Voilà à quoi rêvent les Algériens, aujourd’hui comprimés par l’état d’urgence, la hogra et la mauvaise gouvernance.

Mais faudra-t-il vraiment 2 siècles pour réaliser ce rêve? Cela n’aurait pas de sens. Le savoir, si rare autrefois pour les occidentaux, est à la portée de tous les peuples en l’an 2000. À plus forte raison, quand ils sont aussi bien nantis que les Algériens. Jugeons-en :

  • Peuple jeune;
  • Héritier d’une remarquable révolution et d’un pays au potentiel extraordinaire;
  • Formé de centaines de milliers de lettrés (médecins, avocats, journalistes, professeurs, écrivains, artistes, militants, etc.);
  • Disposant d’énormes richesses naturelles;
  • Capable d’évaluer sa condition en se regardant dans le vaste miroir du monde;

Voilà qui montre bien que le peuple algérien dispose du SAVOIR et des MOYENS nécessaires pour changer sa condition actuelle d’opprimé, et atteindre le rivage des États de droits, où la liberté, la justice et la dignité sont les mots clés du bien-être collectif.

Certes, il ne suffit pas d’un arsenal de moyens pour bouleverser l’ordre des choses, il faut un collectif d’âmes pour produire cette étincelle d’un MOI collectif, capable d’en découdre avec l’asservissement. La liberté ne se donne pas, dit-on, elle s’arrache. Le peuple algérien devrait le savoir, lui qui avait arraché la sienne de haute lutte à l’odieux colonialisme, alors qu’il n’avait ni SAVOIR, ni MOYENS. Il n’appartient qu’à lui, à ses enfants intègres et à sa jeunesse, d’arracher encore une fois, son coin de pays à l’obscurité pour l’amarrer aux rivages de ces pays où il fait bon de vivre, et qui font rêver les gens du tiers-monde. Le pari ne semble pas risqué en cette nouvelle année 2011, laquelle dit-on, sera l’année de tous les possibles! Chiches aux Algériens de briser leurs chaînes, à commencer par l’état d’urgence!


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84 Commentaires sur cet article

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  • Mohamed Nassim
    28 décembre 2010 at 21 h 46 min - Reply

    C’est vrai que l’Algerie et son peuple ont tous les moyens pour s’en sortir. Vous l’avez bien dit, la génération de Novembre n’avait pas les moyens dont dispose la génération actuelle mais elle a réussie a se débarrasser du colonialisme Francais qui l’a opprimé pendant 130 ans. La réussite des Ben Boulaid, Amirouche, Ben Mhidi et tous les autres réside dans le fait qu’ils croyaient a la justesse de leur droit a la liberté de toute l’Algérie qu’il fallait défendre. Aujourd’hui et avec tous les moyens en notre possession nous n’arrivons pas a nous débarrasser du nouveau colonialisme qui nous est imposé par des Algeriens qui a mon avis ne servent que l’intérêt de l’ancien colonialisme. La raison qui nous empêche d’agir et de faire comme nos chouhadas et les autres sincères combattants de l’ALN qui sont toujours en vie c’est le manque de croyance a notre juste cause qui est finalement la même que celle pour laquelle ces chouhadas et combattants se sont révoltés contre l’occupant Francais. Le jour ou le peuple sera convaincu de la légitimité de sa revendication pour sa liberté et sa dignité, ce jour la nous pourrons espérer a un changement en Algerie. Pour le moment il faut encore attendre.
    Cordialement,




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  • Ourida
    28 décembre 2010 at 22 h 09 min - Reply

    Votre message est certes porteur d’espoir mais il s’adresse à l’élite «Capable d’évaluer sa condition en se regardant dans le vaste miroir du monde», elle seule en a les moyens. Avez-vous lu dans les autres pages de ce site ces nouvelles d’un autre âge tellement elles recèlent d’ignominie, d’injustice: ici on exproprie, là on dénie le droit à un logement (attendu depuis l’indépendance!), des opprimés, des laissés pour compte, des personnes traitées comme du bétail que l’on parque et bat lorsqu’il ne veut pas obéir… c’est aussi (surtout) celui-là le peuple algérien qu’il faut mobiliser. C’est à lui qu’il faut ouvrir les yeux, lui qui doit apprendre à se regarder dans le miroir pour mesurer l’ampleur de la déchéance que lui fait subir une poignée de gouvernants autoproclamés!




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  • Adel
    28 décembre 2010 at 22 h 41 min - Reply

    Au moment où les français fêtaient le centenaire de la colonisation, le peuple algérien était au fond du puits, réduit à l’état de figurant sur sa propre terre. Puis des justes qui aimaient cette terre et ce peuple plus que tout se levèrent. Messali Hadj, Ferhat Abbas et Ben Badis, chacun dans son langage et son style particulier, redonnèrent confiance aux paysans en haillons qui erraient comme des fantômes et courbaient l’échine du matin au soir. Année après année, revenant à la charge après chaque coup de l’adversaire, ils redonnèrent vie au rêve enfoui et oublié, le rêve de Massinissa, Jugurtha, Abdelkader et El-Mokrani.

    Et puis quand les pionniers perdirent de leurs forces et vacillèrent, une nouvelle génération de justes se leva et reprit le flambeau. Boudiaf, Didouche, Ben-Mhidi, Ben Boulaïd, Aït-Ahmed, Krim et tous les autres se jetèrent dans la bataille à corps perdu. Il y eut aussi Hassiba, Djamila, Louisa et leurs camarades, adolescentes aux corps frêles qui bravèrent les parachutistes et tinrent têtes à leurs tortionnaires.

    Et le rêve impossible devint réalité, après tant et tant de sacrifices, de sang et de larmes. Et ce fut la plus grande joie du 20ème siècle, celle du peuple algérien enfin libre et maître de son destin.

    Puis vinrent les autres, ceux qui attendaient leur heure, ceux qui avaient de l’ambition et qui rêvaient de gloire et de célébrité. Et tout redevint noir.

    Il est certes très dur de reprendre le long chemin parsemé d’embûches, de sang et de larmes, de nouveau, après avoir connu la délivrance, mais il n’y a hélas pas d’autre voie. Cette terre attend avec impatience de nouveaux justes, de nouveaux Messali, Abbas, Ben Badis, de nouveaux Boudiaf, Didouche, Ben Mhidi, Ben Boulaïd, Krim et de nouvelles Hassiba, Djamila et Louisa.

    Et lorsque ces justes se mettront en marche, tous les imposteurs qui se moquent de nous et nous méprisent depuis si longtemps iront se cacher afin d’échapper à la terrible colère du peuple.




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  • Karim Moulai
    28 décembre 2010 at 22 h 44 min - Reply

    BRAVO ZEHIRA




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  • nina
    28 décembre 2010 at 23 h 49 min - Reply

    salam
    effectivement chère compatriote l’Algérie est riche en matières premières mais la minorité qui nous gouverne ne possède pas de matière grise pour exploiter cette richesse. Et aussi ils n’ont aucune vision du monde qui émerge autour d’eux comme les pays asiatiques et certains pays du golf. vous avez décortiqué la situation et ce que vous suggérez c’est le souhait de tout algérien qui aime son pays.




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  • Abdelwahab
    28 décembre 2010 at 23 h 53 min - Reply

    Salutations à tous,
    Je commence mon commentaire par la chute de l’article : Le pari est gros et important pour l’Algérie en cette période charnière de son histoire. L’année 2011 est l’année de tous les dangers, ou, de l’opportunité unique et réelle qui se présente aux algériens pour changer leur sort à jamais. A vrai dire, le vieux slogan de l’ex-chef du gouvernement Mouloud Hammrouche est de mise encore une fois : ça passe ou ça casse!

    En ce qui concerne l’apprentissage de la démocratie comme moyen de gouvernance politique, je ne crois guère qu’il faut quelques siècles, comme auparavant, pour y arriver.
    Parce que l’autodidactie à la citoyenneté démocratique est vivante et maintenue dans tous les mediums de communications planétaires. Le monde évolue malgré lui dans la transparence, le nouveau dogme imposé par les technologies de l’information, le nouveau « bras armé » du monde de la finance qui tient en otage les destins politiques des pays en dessous de l’équateur.

    D’après les derniers conclaves du groupe Bilderberg ou de la Trilatérale, des forums officieux des maitres de ce monde, après le bon Dieu, prévoiraient une période d’hyper-conflit avant celle de l’hyper-démocratie d’ici une période de 50 ans.
    En réalité, l’échéance est « courte » si on compare que notre pays est « indépendant » depuis presque 49 ans, et, l’Algérie n’y échapperait pas dans ce processus, surtout spécial, pour les pays musulmans.

    Autre remarque intéressante, en ce qui concerne les moyens – pas le Savoir -, l’Algérie est supposée avoir des réserves de change de plus de 160 milliards de dollars dont plus de 90% sont achetés en bon de trésor US. J’ai posé la question personnellement à un haut cadre financier de Wall Street, à savoir, si cette manne financière serait disponible à tout moment pour sa détentrice souveraine qui est l’Algérie ? Sa réponse fut en théorie oui, mais en pratique, c’est beaucoup plus complexe. Parce qu’à partir de certains montants colossaux, la souveraineté devient « floue » !…J’ai même poussé le bouchon un peu trop loin « naïvement » en lui supposant un retrait immédiat et total exigé par exemple par le pouvoir d’Alger ? Sa réponse fut ricaneuse en me disant : « Ce sont des bons trésors US, ils sont bien où ils sont et en plus, ils sont en sécurité. Déménager une telle manne revient à dire, déménager une petite parcelle de Wall Street. Une chose impossible après cette crise et pour les prochaines années à venir ». Alors pour parler de moyens, il me semble que tout a été hypothéqué par les mercenaires qui sont au pouvoir. Quelque soit le pouvoir qui viendrait après l’actuel, il aurait beaucoup de pain sur la planche, surtout avec les vautours de la finance internationale.

    La seule issue pour l’Algérie est le rassemblement de son élite pour former le leadership du peuple et le conduire dans la bonne voie malgré la tâche titanesque. Le courage, la volonté et l’amour du pays définit tout simplement le militantisme pour la liberté et la justice. Les algériens ont toujours été militants du bien être et de la justice, ce qui leur manque est un groupe de compatriotes intellectuels bien « réseauté » à l’internationale, intègres, visionnaires et surtout altruistes…ces perles, sont-elles si rare que ça de nos jours ?
    A.By




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  • Zehira Houfani Berfas
    29 décembre 2010 at 0 h 15 min - Reply

    @uridaCroyez-moi cher Ourida, je connais fort bien chaque recoin la détresse profonde de notre peuple, d’abord pour l’avoir tant de fois décrite. J’en ai fait si souvent le tour, ici-même sur ce site, parsemé de ma peine, ma révolte et parfois de désespoir. Mais quelquefois, j’émerge car j’ai envie de croire à une autre Algérie, et surtout faire croire aux miens qu’elle est possible. Tout simplement. Il n’y a pas d’autre voie que de nous motiver et mériter cette Algérie meilleure que nous revendiquons.




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  • TheMoubligh
    29 décembre 2010 at 0 h 56 min - Reply

    Merci Madame pour cette bouffée d’oxygène. On en a tellement besoins de gens comme vous qui nous le rappellent. Encore Merci.




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  • W A H I D
    29 décembre 2010 at 1 h 02 min - Reply
  • Zendagui
    29 décembre 2010 at 4 h 07 min - Reply

    Mme Zehira Houfani Berfas,

    Votre ecrit:
    « Le peuple est toujours plus fort quand il décide d’arracher ses droits. »

    Je crois madame que l ‘on s’apatit trop sur ce peuple et on a tendance a oublier que tout un chacun d’entre nous est une composante de ce peuple.
    La consequence de plus 30 ans de non gouvernance se reflete dans le quotidien de ce pays.
    L’Algerien ne respecte pas l’Algerien. L’elite en tant que telle n’a jamais existe, le peu de cette elite, qui aurait servi de modele, a deja ete casse a l’independance, quant celle qui pretend etre, j’ai beau la chercher et je ne la trouve pas. La notion de CITE n’existe plus. Le citadin est loin de ses murs et le paysan ne reconnait plus sa terre, quant a l’ouvrier il fait la « manche ». L’arrivisme, l’opportunisme et tout ce qui s’y rattache a tout balaye et la notion de vertu a pris un tout autre sens au point que ce terme fallacieux de « tiers etat » s’accomode avec deux autres tiers que je ne saurais qualifier. C’est dire qu’il ne reste plus que l’illusion et que dire de celui qui a cotoye Guevarra et qui se prend pour un empereur.
    Ferhat Abbas aurait dit peu de temps avant sa mort : « Pour sauver l’Algerie il faut la faire disparaitre ».
    Bien a vous




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  • Hamid Lemouachi
    29 décembre 2010 at 10 h 50 min - Reply

    L’espoir ne s’éteint jamais mais il est vrai que l’horizon s’est vraiment assombri. La problématique que vous soulevez est immensément nécessaire mais risque de couter très cher à l’Algérie parce que les tenants du pouvoir ne sont pas prêts de lâcher les rênes et les intérêts divers trop importants.
    Cet élan d’optimisme, à mon sens, cache peut être un désespoir embué des millions d’Algériens. La résignation, la lassitude et la déprime sont le quotidien dans lequel baigne la majorité des « acteurs » algériens et qui se manifeste dans les journaux, dans la rue, au travail, dans les stades ou à l’école. Dans les années 60 et 70, l’Algérie était heureuse, boostée par l’élan d’indépendance. Elle se croyait tout permis. Le désenchantement ne s’y était pas fait attendre.
    Jadis, au temps de la France, la fracture sociale entre l’indigène et le pied-noir était tellement criarde qu’elle galvanisa l’Algérien pour se rebeller. Mais aujourd’hui l’ennemi est votre voisin et le voisin de votre voisin, issu de la même veine que vous et dont vous partagez le même héritage génétique. Parler de révolution ou même de changement serait inacceptable, tout est enveloppé, tout est sournois. Il peut même franchir le pas de votre porte pour vous convaincre que tout va bien, que c’est juste un coup de blues et qu’il faut continuer à y croire.
    Le machiavélisme dans lequel l’hydre au pouvoir s’est drapée acquis durant les décennies de règne sans partage a permis à ces vautours de se forger une stature de dirigeant politique. Tous les opposants notoires ont été assassinés, exilés ou bannis. Il ne reste plus rien. La solde pétrolière mise au service de l’asservissement de l’Algérien récalcitrant est criarde. Tous les Algériens rebelles sont fliqués. Ce qui arrive aux journalistes, aux militants des droits de l’homme, aux opposants politiques, aux professeurs, aux médecins et avocats, la crème de l’Algérie, dépasse l’entendement humain. Ces ressources pétrolières et gazières qui devraient servir au développent du pays et permettre au citoyen de s’émanciper a servi à l’opprimer et l’humilier.
    Même nos fameux immigrés qui ont goutté à la démocratie occidentale et ses libertés se soumettent quand ils arrivent au pays, Allah ghaleb, disaient-ils, comme si personne ne veut investir un peu de son temps et de son énergie dans le collectif pour élever cette Algérie au rang des pays dignes, cette Algérie dont vous parlez .
    Vous vivez peu être à l’étranger, dans une démocratie aguerrie, où la vie est dure mais valorisante. La société dans sa globalité vous encourage à créer, à aller plus loin et aiguise vos capacités individuelles ou collectives. Vous tutoyez la liberté, vous exercez vos droits et assumez vos devoirs. Si vous ne payez pas vos impôts on vous rappellera tout de suite à l’ordre. Le citoyen baigne alors dans une certaine responsabilité qui lui permet de perpétuer le système de valeurs et de l’améliorer.
    Revenons à l’Algérie, ici on baigne dans la corruption, les passe-droits, l’incivisme ou la hogra érigés en système de valeurs et j’ai un réel doute qu’elle dispose aujourd’hui d’assez de reins pour une réforme de velours. Elle ne peut se faire qu’avec une cassure nette, une révolution sanguinaire à la hauteur des méfaits du système que subissent ses citoyens.
    Ce sera l’énergie du désespoir, comme la révolution algérienne, comme un boomerang qui vous revient sur la gueule (excusez moi le terme) et là ce sera terrible. Sommes-nous, incapables de voir l’état actuel des choses, la misère de tous les jours et la détresse des Algériens ? Sommes-nous aveugles jusqu’au point où même des médicaments manquent pour nos malades. Plusieurs pays, avant nous, ont sombré dans la guerre civile telle la Yougoslavie, la Roumanie et bien d’autres pas d’Afrique. Je crains, Madame, que ça finisse dans le sang.




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  • radjef said
    29 décembre 2010 at 11 h 46 min - Reply

    @Bonjour tout le monde.@Zehira, bonjour. La solution comme vous le dites si bien est en nous. Mais nous refusons de la voir, de la toucher…Nous avons peur de la vérité, du savoir et de la liberté. Nous voulons le changement, la richesse, la gloire, mais nous refusons de changer nos mentalités ; nous refusons de nous défaire de nos vices, de nos mensonges, de notre hypocrisie, de nos lâchetés et de notre vanité. Mme est ce possible que la démocratie peut faire autant de victimes parmi les citoyens et renforcer le pouvoir de la junte ? Pourquoi nous récoltons le contraire de ce que nous prétendons offrir à la société ? Est-ce que vraiment le combat démocratique dont nous nous faisons les chantres et au nom duquel on s’est érigé en directeurs de consciences, peut-il mettre a mal l’unité de la nation, engendré de vulgaires communautarismes auxquels on est en passe d’édifier des monuments, accoucher de confréries primitives, de castes et de clans de villages ? Et pourtant, on est là devant cette terrible situation ! Qu’est ce qui nous différencie de ce pouvoir totalitaire que nous voulons changer et dont nous refusons de donner l’identité ? Est ce que la démocratie nous interdit d’être intelligents, honnêtes et purs?




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  • Alilou
    29 décembre 2010 at 12 h 59 min - Reply

    Bonjour a toutes et a tous,

    Je sais vous allez me dire encore lui avec son grand pavé qu’il va nous jetter dans la marre, effectivement je viens mettre mon grain de thé dans ….le bourbier dans lequel on vit.

    Mais avant tout je tiens a dire que ce message vehicule un espoire et un eclaircissement de la situation des algeriens.

    Je reviens a mon pavé, il faut dire ce qu’il en est de la situation actuelle en Algerie, je m’explique, les algeriens, sont en general des fatalistes, de plus il sont convaincus dans leur ame que ce monde ci bas va disparaitre, qu’il vaut mieux se rabattre sur le monde eternel d’apres le grand depart, alors logiquement ils ont baissé les bras, de plus ils ont marre de se dire que moi je vais au casse pipe et c’est les autres qui recoltent les lauriers de la gloire, une autre chose, la confiance en notre elite politique et en l’absence totale d’une opposition reelle, aura bouclé la boucle autour du cou du simple algerien de la rue.
    Pour les autres, ceux qui sont au pouvoir, eux a mon heumble avis, ils ont depuis longtemps vendu leur ame au diable, je paris jusqu’a mon dernier cent qu’ils n’ont d’algerien et de fierté que le nom.
    Une autre chose, soit-dite en passant, l’horrible verité, est que nous sommes en general des persones egocentriques jusqu’aux bouts des ongles, voleurs, mal honnetes, tricheurs, voyoux, obscenes, menteurs, et je manque d’adjectifs euh tiens un autres peureux et laches. Nous preferons vivres sans dignité et dans la misere que de se rebeler contres nos tortionnaires, nos goeliers.
    Nous avons preferé apprendre a ramasser de l’argent de la meme maniere que ceux qui nous ont mis dans ce petrin, au lieu de se rebeler contre ces methodes indignes de musulmans, nous avons legalisé le mal et rendu les vertues comme obsoletes, alors que nous reste-t-il pour faire face a la situation, rien, nous n’avons pas de vrais armes telles que la solidarité, l’interet de la societé avant mon interet personnel, le travail de groupe, le brain-storming, l’avenir etc…et par dessus tout, la cerise sur le gateau, notre sousmission aux hommes et non a DIEU et ca mes chers compatriotes c’est impardonnable, car il est le facteur principale de l »erosion de notre dignité et qui est inversement proportionnelle a la sousmission.

    Sur ce je vous salut de mon perchoire en fumant mon thé a votre santé… eh j’ai apris quelque notes de guitare…




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  • Abdelkader DEHBI
    29 décembre 2010 at 14 h 58 min - Reply

    La longévité du régime criminel et illégitime, antinational et corrompu, qui usurpe le pouvoir depuis le putsch du 11 Janvier 1992 prend des allures catastrophiques pour l’avenir de notre pays dont l’indépendance et la souveraineté mêmes, sont aujourd’hui menacées et dont les ressources du sol et du sous-sol – et même son soleil saharien semble-t-il… – sont devenus l’objet de convoitises de plus en plus manifestes, de la part de certaines puissances étrangères et de leurs relais internes ; des puissances étrangères qui instrumentalisent l’illégitimité politique du régime, sa fragilité morale, sa corruption et ses dissensions internes pour avancer leurs pions. A tous les sens du terme.
    En vingt ans d’un système répressif et de « hogra » se nourrissant directement de la loi scélérate instaurant l’Etat d’Urgence, le pouvoir mafieux des généraux et de leurs complices civils est parvenu à castrer civiquement et moralement, la quasi-totalité d’une jeunesse qui représente plus des deux tiers de ce peuple ; une jeunesse censée être la force vive de la nation, mais qui a ouvert les yeux, a été scolarisée et est entrée dans la vie adulte en subissant les affres d’un Etat répressif ; des affres vécues comme une norme, comme un destin, voire comme une fatalité que beaucoup de jeunes ont cherché à fuir en bravant d’autres fatalités comme les tragiques naufrages des « harragas » ou les errances clandestines dans les pays d’exil.
    Il est du devoir des élites nationales restées moralement saines – c’est-à-dire celles qui ne font partie ni de la « nomenklatura » politique ni de la « clientèle » socioéconomique du pouvoir – de s’unir, au delà de leurs sensibilités idéologiques ou politiques respectives et de se constituer en Collectif de citoyens, autour d’un projet national intérimaire ayant pour objectif unique :

    L’engagement de poursuites judiciaires – en pénal et en civil – contre les responsables des Crimes Imprescriptibles commis durant la décennie de la guerre civile, en particulier les massacres des centaines de civils comme ceux de Bentalha, de Raïs, de Relizane ou de Béni Messous entre autres, ainsi que des milliers de disparitions forcées opérées par les Services de Sécurité.

    Il s’agit-là en effet d’un puissant levier juridique et moral, potentiellement mobilisateur, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur et comportant en même temps un puissant facteur psychologique de déstabilisation d’un pouvoir aujourd’hui physiquement usé politiquement affaibli et moralement discrédité ; un pouvoir qui sait pertinemment qu’il a des comptes à rendre à ce peuple.

    Et c’est là qu’intervient le rôle de tout premier plan que doit jouer notre émigration aux quatre coins de la planète, parce que cette émigration-là a les mains libres pour se constituer en Collectifs, agir et déposer des recours devant toutes les Juridictions Internationales habilitées à recevoir leurs plaintes.

    Je conclus mon commentaire par un grand merci pour notre sœur Zehira Houfani Berfas qui tient si courageusement le cap, malgré la torpeur de l’hiver ; non seulement l’hiver de la nature, mais celui encore plus glacial de l’hibernation politique d’un pouvoir à l’agonie et d’un peuple engourdi.




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  • Med Tahar
    29 décembre 2010 at 16 h 11 min - Reply

    @ Ourida, merci…
    « …c’est aussi (surtout) celui-là le peuple algérien qu’il faut mobiliser. C’est à lui qu’il faut ouvrir les yeux, lui qui doit apprendre à se regarder dans le miroir pour mesurer l’ampleur de la déchéance que lui fait subir une poignée de gouvernants autoproclamés!  »

    06h30 du matin, devant un bureau de poste des gens assis à même le sol attendent l’ouverture des bureaux pour retirer leurs pensions ou retraites. L’humiliation et la déchéance c’est aussi celà.
    Ce peuple attend encore son guide, son élite…




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  • Alilou
    29 décembre 2010 at 16 h 14 min - Reply

    @DEHBI,

    Je suis d’accord avec vous en ce qui concerne le role majeur de la  »DIASPORA » algerienne a l’etranger, mais figurez vous que pas mal d’entre nous avons encore de la famille labas et les represailles ne terderont pas a pleuvoir, de plus, rien qu’ici j’ai intenté un proces a une personne pour insultes, je me suis retrouvé avec des menaces de mort sur ma famille au pays, alors diaspora, je ne sais pas comment elle devrait agir, en plus les parents de personnes disparues qui sont a l’etranger pourraient se constituer partie civil et intenté des proces, une recente loi vient d’etre voté concernant les disparitions forcées.

    A ce jour aucun proces n’a ete intenté contre ces criminels, la question que je me pose est POURQUOI ??????????????

    Salutations




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  • rak
    29 décembre 2010 at 17 h 09 min - Reply

    bonjour chers amis

    avant toute chose je tiens a saluer la constance et la rectitude de notre soeur zehira ainsi que de tout ceux et celles qui alimentent les colonnes de LQA. en second lieu, a la lecture du post de Mr Dehbi, je n’ai pu m’empecher de relever que pour lui l’usurpation du pouvoir dans notre chere Algerie n’a commencé qu’avec le putch du 11 janvier 1992, ce qui a mon avis est une lecture selective et « orientée » de l’histoire politique de notre pays.
    pour moi les usurpateurs du pouvoir ont commencé leur « oeuvre » bien avant l’independance de notre pays, juste apres que le congrés de la soumam ait consacré les 2 principes cardinaux suivants: primauté du politique sur le militaire et de l’interieur sur l’exterieur.
    cette consecration a sonné le glas pour tout les comploteurs et les planqués des frontieres et les a forcé a lancer les hostilités afin d’usurper le pouvoir.
    la premiere action de ces usurpateurs est a mon avis le lache assasinat de l’architecte du congrés de la soummam: Abane ramdane ellah irahmou.
    Aussi, on ne peut cacher echems bel gherbal Mr Dehbi, tout les pouvoirs qui se sont succedés en Algerie à ce jour sont des usurpateurs de la souveraineté populaire.

    cordialement




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  • Abdelkader DEHBI
    29 décembre 2010 at 19 h 10 min - Reply

    @ — rak :

    Je n’ai personnellement aucun problème en tant que citoyen, à critiquer n’importe laquelle des équipes dirigeantes qui se sont succédées depuis le début de la Révolution à ce jour. Et pour cause ! Je ne me suis jamais identifié à aucune d’entre elles pour la bonne raison que j’ai plus souvent occupé des postes techniques ou de simple cadre que de postes dits « politiques » aussi bien pendant la Révolution qu’après l’Indépendance, entre 1962 et 1974, date à laquelle j’ai démissionné de la fonction publique pour m’installer à mon propre compte à l’étranger.
    Cela étant précisé, il vous faudra comprendre que nous ne cherchons pas ici, à être un Tribunal de l’Histoire. C’est l’affaire des Historiens. Ce que nous cherchons, c’est de mettre fin à l’impunité des criminels – civils et militaires – encore vivants et toujours au pouvoir et qu’il s’agit de mettre en accusation en vertu des graves accusations dont ils sont l’objet, après qu’ils aient pris l’écrasante responsabilité de fouler aux pieds, la volonté souveraine du peuple algérien, en annulant les résultats des élections générales de Décembre 1991 / Janvier 1992 à l’issue du putsch du 11 Janvier 1992 qui allait sonner le début de la guerre civile et la perpétration de nombreux Crimes Imprescriptibles qui devaient la jalonner. Car, c’est là le talon d’Achille de ce pouvoir criminel et corrompu qui jusqu’à présent, par la corruption et les complicités, tant internes qu’externes, aura cherché à échapper aux poursuites pénales.
    Arrêtons donc de remonter à chaque fois à la Genèse ou alors cessons de combattre ce pouvoir.




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  • Liès
    29 décembre 2010 at 19 h 13 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Beaucoup d’interventions de nos amis internautes dans cette rubrique que j’ai pu lire jusqu’ici, me paraissent raisonnables à un très haut point.

    Si j’ai pris celle de @ Zendagui pour la commenter, c’est parce que il cite Ferhat Abbès.

    Il va de soi que je suis d’accord avec lui sur le tableau qu’il fait de l’Algérien d’aujourd’hui, de l’élite, des nos valeurs, qui sont devenus à tous égards et malheureusement, un ensemble (une entité) qui ne nous vaut qu’opprobre et humiliation.

    Rien en nous ou chez nous, ne concoure à notre bien. Nous ne suscitons l’admiration de personne et toute la planète se moque de nous et nous méprise.

    Et l à je reviens a ce qu’avait dit ce grand homme, qu’on s’est empressé de marginaliser et humilier alors qu’il était par son intelligence, sa clairvoyance et sa vision, un véritable phare pour guider les peuples en détresse.

    Lorsque @ Zendagui rappelle ses propos que je cite en copié-collé,
    ((((Ferhat Abbas aurait dit peu de temps avant sa mort : « Pour sauver l’Algérie il faut la faire disparaitre ».))))
    et lesquels propos peuvent prêter à équivoque chez certains, c’est juste pour dire, que de mon point de vue, Ferhat Abbes voulait nous enseigner ceci:

    L’Algérie a besoin d’une véritable renaissance (naître de nouveau). Mais pour naître de nouveau alors qu’on existe déjà, cela suppose que nous devons d’abord mourir.

    C’est à dire faire mourir en nous ce comportement qui nous avilit et revêtir un comportement plus majestueux.

    Nous sommes avilis à cause de notre égoïsme, nos instincts animaux, notre lâcheté et félonie, notre hypocrisie et nos convoitises, nos jalousies et notre orgueil, nos méchancetés et nos folies, notre cupidité et nos fourberies, notre paresse et nos médiocrités, nos arrogants obscurantismes et nos chimériques convictions, etc. parce que la liste refuse de finir.

    Nous serons majestueux, par notre solidarité, notre humilité, notre labeur, notre honnêteté, notre patriotisme (le vrai), notre douceur, notre intelligence et notre sagesse, notre patience et notre capacité à supporter les épreuves, notre compétence à gérer les situations les plus complexes et à prévoir à l’avance leur déclenchement et en adoucir l’impact, à avoir du discernement et le sens de la mesure dans tout ce que nous entreprenons, à savoir écouter et faire preuve d’empathie, à ne parler que pour dire des choses sensées et pour édifier, à se garder de toute médisance et s’interdire toute méchanceté, etc. Ici aussi, la liste risque d’être longue à ne pas finir.

    La différence entre ces deux comportements extrêmement antinomiques, c’est que celui régis par le mal, nous mène vers le bas, dans les profondeurs de l’abyme, autant dire vers la MORT.

    Et que le deuxième (auquel nous aspirons) qui est régit par le bien, nous mène vers les hauteurs, il nous élève vers le ciel, autant dire vers la VIE.

    Mais comme nous ne pouvons avoir ce comportement parfait, et pour ne pas demander l’impossible aux gens, soyons au moins un peuple du juste milieu.

    Mais que cela ne nous empêche pas de réviser en profondeur nos comportements qui, en fait ne sont que la résultante de nos valeurs et de notre histoire.

    Et cela ne rend pas, non plus, caduques les propos de Ferhat Abbes, qui veut dire en substance: faisons disparaitre ce qui est mauvais et dangereux en nous, et mettons à la place ce qui est bon et avantageux.

    Réinventons un algérien nouveau et une Algérie nouvelle qui fait bonne place à son élite, qui a foi en Dieu et non en l’argent ou en les hommes, qui respecte l’intelligence, qui fait bon usage de ce qu’elle tient entre les mains, qui examine toute chose avant de se lancer éperdument dans un choix qui pourrait s’avérer suicidaire, qui fait de l’entraide, de la justice et du respect de l’autre le fondement de sa vie.

    Excusez-moi, j’ai fait tout ce détour, par seul devoir d’expliquer ce que selon moi, voulait dire Ferhat Abbès, dont les propos nous sont rapportés par notre ami internaute @ Zendagui que je remercie.

    Wa Ellahou a’alem

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Ottawa
    29 décembre 2010 at 20 h 11 min - Reply

    Le défi est justement la naissance de ce MOI collectif. Comment peut-on parler de diaspora et ce MOI quand l’élite algérienne installée au Canada, par exemple, est incapable de se constituer en organisation représentative. Toutes les communautés se sont organisées collectivement à part les algériens déchirés par des considérations linguistiques, ethniques, religieuses, régionalistes, idéologiques, etc…




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  • Adel
    29 décembre 2010 at 20 h 31 min - Reply

    Ceux qui libéreront l’Algérie de l’emprise des nouveaux janissaires et colons ne pourront être que des jeunes qui auront pris conscience de l’état de déchéance avancée dans lequel se trouve notre société et de la nécessité de se sacrifier pendant de longues années afin de constituer un vaste réseau de résistance pacifique. Cela peut paraître naïf comme hypothèse, mais l’histoire montre que, partout dans le monde, ce sont les idéalistes, ceux qui ne cherchent ni l’argent, ni le pouvoir, mais qui portent en eux la flamme de la justice et de la liberté, qui bouleversent l’ordre établi et ouvrent de nouvelles perspectives à la société.

    La jeunesse algérienne doit apprendre à dire non et à réagir chaque fois que ses droits sont bafoués. C’est toute une nouvelle culture de la résistance pacifique qui doit être mise en place. Ce sont les intellectuels engagés dans le combat pour la démocratie qui, par leurs écrits, doivent éduquer une nouvelle génération de jeunes militants. Le travail que font les forums sur internet tels que LQA, pour peu que ces derniers arrivent à toucher la jeunesse des lycées et universités en Algérie, finira par porter ses fruits. Dans la masse de jeunes instruits mais inconscients, car formatés par le système, il y aura toujours une petite minorité qui saisira le message et se mettra en mouvement. Il se trouvera des jeunes ayant une personnalité exceptionnelle qui émergeront du lot.

    Les élites actuelles ont failli par manque d’idéal. Elles sont pour la plupart préoccupées uniquement par leur carrière ou leur confort personnel. Notre pays a cessé de produire des personnalités qui sortent du lot – artistes, hommes et femmes de lettres, journalistes, militants politiques et syndicaux, qui n’ont pas pour seul souci la satisfaction du ventre et du bas-ventre. Ceux qui continuent encore à se battre appartiennent déjà à la génération sortante. Les moins de 40 ans sont muets et ce vide aura certainement des conséquences encore plus graves à l’avenir. C’est là que se trouve le mal. Seuls les nihilistes, les cyniques, les salopards, les voleurs et les escrocs agissent et occupent le devant de la scène. La jeunesse des classes les plus défavorisées, celle qui n’a rien à perdre que ses chaînes et qui est par conséquent disponible et prête à s’engager dans un mouvement de contestation, est livrée à elle-même. Les partis qui se disent ouvriers ou marxistes, tels le PT, le PST ou Ettahadi, ont perdu tout contact avec la réalité ou mettent toute leur énergie dans la lutte contre l’«intégrisme», oubliant leur vocation initiale. Le FIS, pour avoir appliqué une stratégie sectaire, excluant de larges pans de la société par des discours menaçants, a lourdement payé cette grave erreur et se retrouve aujourd’hui incapable de revenir sur la scène. Le FFS, seul parti ayant eu dès le départ un discours rassembleur qui revendique la démocratie sans ambiguïté, n’a malheureusement pas su faire fructifier le capital sympathie dont il dispose auprès de larges couches de la population, n’ayant peut-être pas su adapter ses méthodes aux conditions particulièrement difficiles qui sont apparues après le putsch de 92 et l’instauration de l’état d’urgence. Quant aux partis qui collaborent avec le pouvoir ou qui lui servent de façade «démocratique», il n’y a pas grand-chose à attendre d’eux, leur sort étant lié à celui de ce pouvoir qui étouffe la société algérienne.

    Est-ce un hasard si le «terrorisme» se maintient en Kabylie? Certainement pas. Cette région, qui a toujours donné du fil à retordre à tous les pouvoirs tyranniques, et ce depuis des siècles, a écrit de belles pages de résistance qui ont été essentiellement axées autour de la revendication linguistique et identitaire. Le pouvoir algérien sait bien que si la dynamique qui a mis la Kabylie en mouvement à plusieurs reprises venait à s’étendre au reste du pays, il n’en aurait plus pour longtemps. Alors il fait tout pour maintenir cette région en état de choc et lui crée sans cesse de nouveaux foyers de tension. La Kabylie nous a pourtant donné l’exemple à suivre pour arriver au but.

    En Algérie, le changement doit prendre la forme d’une révolution culturelle qui doit être menée par les intellectuels convaincus de la nécessité du combat pour la démocratie et la justice sociale, combat qui doit rassembler tous ceux qui souffrent et endurent en silence les effets de la politique désastreuse du système, de quelque bord qu’ils soient. Il ne s’agit pas uniquement de détruire l’édifice vermoulu et branlant qui menace de s’écrouler sur nos têtes, mais de construire une Algérie nouvelle, pacifique et laborieuse, une Algérie fraternelle qui protège tous ses enfants, une Algérie qui avance et qui réussit. Cette Algérie ne tombera pas du ciel. Il faudra en accoucher dans la douleur. Il faudra former de nouvelles élites politiques, syndicales et universitaires. Ce n’est pas le pouvoir en place qui les formera, car il n’y a aucun intérêt – seuls les chiyyatine, beni-oui-oui, larbins et autres adeptes de l’aplaventrisme l’intéressent. Ce sont les hommes et les femmes sincères, tels que celles et ceux qui fréquentent LQA, qui devront s’en charger. Il est donc impératif que le peu de forces vives qui restent dans le pays s’unissent et s’organisent afin de commencer cette œuvre de longue haleine.




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    29 décembre 2010 at 21 h 42 min - Reply

    La démocratie en Algérie, est-ce un rêve inaccessible? Ma réponse c’est Oui, la raison est que de la notion qui est faite du concept de démocratie, sert plus a dissimuler des desseins absolument anti démocratiques, qui pour farder un esprit autocrate, qui pour traiter des affaires.
    Peut on parler de démocratie, quand la liberté est synonyme de délation ou d’insultes, quand le droit de réponse n’est plus un droit. Peut-on se targuer démocrate,quand on ferme les yeux lorsque se commet l’injustice et l’arbitraire ? La démocratie s’accomode-t-elle avec une république de coquins et de copains ?




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  • radjef said
    29 décembre 2010 at 21 h 56 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @ A Dehbi, bonsoir. A vous lire c’est à penser que la crise algérienne date seulement des années 90 et que le système en place ne date pas du 1er novembre 1954. Nous sommes partis du mauvais pied dés 1954.La révolution ne se prépare pas au bout de 20 jours ! Cessons de glorifier ces mensonges grotesques ! Il est inutile de se voiler la face et de tourner le dos à nos tares…Il ne s’agit pas ici d’un problème d’individus ayant appartenu au pouvoir, comme vous tentez de nous l’expliquer, mais il s’agit du système…Or ce système est le même depuis le 1er novembre 1954 à ce jour. Il n’y a pas de pouvoirs successifs en Algérie ; le pouvoir est le même depuis plus d’un demi siècle. Bouteflika tout seul n’est pas un problème ; Bouteflika fait partie d’un système archaïque et anachronique qui est venu au monde le 1er novembre 1954. Parler ainsi, n’est pas renier Ben M’hidi, Abbane, Debaghine, Messali, Ben Badis, Ait Ahmed, Meddad, Hassiba, Baya…Parler ainsi c’est rendre service à nos martyrs, c’est comprendre le sens de leurs sacrifices. Parler ainsi, c’est dire basta à ce système qui marchande avec les sacrifices de nos familles pour nous spolier de notre souveraineté…Parler ainsi c’est corriger les erreurs du passé et comprendre les enseignements de notre histoire…Est ce que Nezzar, Touati, Belkheir, Lamari, S Lamari et tous ceux que vous qualifier de janvieristes, auraient exité s’il n’y avait pas Boukharouba,s’il n’y avait pas l’exclusion de Messali , s’il n’y avait pas Bden-Baden, s’il n’y avait pas l’exécution de Abbane, s’il n’y avait pas le CNRA du Caire en 1957, s’il n’y avait pas le Congrés de Tripoli et la fuite des politiques devant l’armée des frontières ?… Mr Dehbi, c’est par la vérité, et non par des humeurs, que l’on pourra venir a bout de la junte au pouvoir.




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  • BRAHIM
    29 décembre 2010 at 22 h 34 min - Reply

    Il y en a quelques uns sur notre LQA qui pensent que l’interruption du processus électoral de 1991 est la seule explication du drame du peuple algérien qui dure pourtant depuis l’indépendance et je dirais même quelques petites années avant. Mais bon, chacun ses raisons !

    =======================================
    Vous avez raison de soulever cette question, mon cher Brahim. Les germes du drame national remontent à 62, à cet été chaud où les imposteurs planqués à Oujda et Ghardimaou ont lâché leur armée des frontières pour écraser ce qui restait de notre glorieuse ALN, cette armée de l’intérieur survivante des opérations du général Challe, véritable rouleau compresseur qui avait réduit les maquis à leur plus simple expression. La crise de 92 n’a été que la goutte qui a fait déborder le vase. Le pouvoir est illégitime depuis 62 à nos jours et la grave crise politique qui s’aggrave d’année en année est une crise de légitimité du pouvoir. Tant que celle-ci n’est pas réglée, nous irons vers d’autres drames, à Dieu Ne Plaise.
    Salah-Eddine




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  • Alilou
    29 décembre 2010 at 23 h 12 min - Reply

    @Ottawa

    La diaspora Algerienne au canada n’est pas dechiree par des considerations linguistique, ethnique and Co, ca seule consideration est comment faire plus de blé, comment bosser en noire et sucer le bien aide sociale, comment echaper au fisc etc…la majorité des autres immigrés specilament Marocains collectionnent les diplomes universitaaires les notres sont toujours sur jean talon a raser les murs, un café a la main et un mego au bec a harceler les filles dans les rues.

    Ce n’est pas demain la veille, entre temps en refait l’histoire et on defait et redefait les meme problemes, et le schminblick fait du sur place.

    @ Mr Radjed c »est par les actions que l’on arrive au bout de toute junte, pas par la parole et les ecrits…les acts qui parlent.
    Entre temps je continu de fumer mon thé…




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  • Zendagui
    29 décembre 2010 at 23 h 21 min - Reply

    Lies Asfour,

    La précision que vous portez sur les propos de Ferhat Abbas cite ci-dessus est à prendre dans son contexte postindépendance, c’est-à-dire 20 ans plus tard.

    Durant son mandat a l’assemblée il écrivait ceci :

    « Je reçois et je lis la littérature clandestine du Parti et la Révolution Socialiste (PRS).Ce parti est procommuniste et préconise une révolution prolétarienne »

    Il explique

    « Notre peuple n’est pas communiste. Sincèrement croyant, profondément attache aux traditions arabo-berbères, il et encore trop loin d’une révolution de cette nature. Si elle se produisait, elle se traduirait que par un gauchisme et un aventurisme désastreux »

    Et toutes les valeurs qui le distinguaient des « jeunes loups » que produit toute REVOLUTION l’amènent à cette conclusion sans équivoque:

    « Est-ce que tous les algériens authentiquement marxistes pensent que les conditions historiques et sociologiques sont aujourd’hui réunies pour entreprendre avec des chances de succès une telle révolution? Est-c que le prolétariat algérien est en mesure de prendre le pouvoir? Ou sont les CADRES, ses TECHNICIENS, ses DOCTRINAIRES »

    C’est dire qu’entre sagesse et conviction ….., certains ont été ballotés et d’autres mordicus ont pris la deuxième option. Il est vrai que l’Algérie était a construire et c’est la ou un pale figurant du nationalisme algérien, consacré par la propagande de Fafa en 1956 a été acclamé par la rue….

    Maalich ….. c’était une étape dont on ne pouvait s’affranchir, mais ce qui est navrant c’est que 20 ans après le fumeux « plan de Constantine » auquel il faut reconnaître la scolarisation en masse des jeunes indigènes âgés de 6 ans que nous étions.

    Que sommes-nous devenus?

    Des 1978 le potentiel humain existait, tous les verrous ont été sautes peu de temps après e ce fut la Dolce Vita, une classe tchitchi, avidité et cupidité comme bannière sous le sceau de l’opportunisme. Tous les bricoleurs et aventuriers dans tous domaines se sont éclatés comme pas possible, sous nos yeux. Ibn Khaldoun tel un « nostradamus » redevient l‘actualité.

    Résultat précurseur Octobre 1988. En avions-nous tire profit?
    Ce fut la tangente pour ceux qui disaient avoir des valeurs et une forme de désinvolture pour ceux qui sont restés, en attente de la baraka.

    Bien a vous




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  • Abdelaziz
    30 décembre 2010 at 1 h 31 min - Reply

    Tout d’abord, je tiens à remercier Hchicha, qui à travers ses vidéos, j’ai pu trouver LQA.
    Je tiens à montrer ma joie de lire des interventions à la hauteur de mes espérances (celles-ci commençaient à dater).
    Non, je n’ai plus de doutes quant à l’existence de concitoyens admissibles à la couche « élite » (les couches n’étant pas forcément à l’horizontal). Et pour cela, il m’a suffi de vous lire chers amis.
    Voici en vrac ce que j’ai retenu de certains « posts » :
    – le pessimisme … attention danger !
    – il faudrait une organisation « élite-reste du peuple » sur le modèle « locomotive-wagons »,
    – il ne faudrait peut être pas trop sacralisé notre passé et ne pas attendre le messie,
    – hélas, nous sommes confinés à des apnées entre-coupées de bouffées d’oxygène….nous n’avons pas avancé d’un iota (constat)
    – oui, qu’en est il de notre prétendue élite et quand les signes précurseurs d’une mise en branle du processus de libération?
    – avons nous le luxe d’une révolution de velours ? quid des sacrifices que nous pourrions consentir?
    – il faut avoir foi en les hommes, sinon on part au combat seul…
    Aux algériens « bien installés » dans leur vie à l’étranger:
    vous serez toujours Mohamed Bou… ou Fatma Ben…
    « Ma yenfe3 ghir essahh »
    Amitiés
    Abdelaziz




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  • Zendagui
    30 décembre 2010 at 4 h 28 min - Reply

    Voila un échantillon oh combien représentatif de cette pseudo-intelligentsia qui foisonne en ALGIRÉÉE

    « Dans un entretien accordé à El Khabar hebdo, El Hachemi Larbi, EXPERT EN ECONOMIE, a accusé le héros de la révolution, Abane Ramdane, d’avoir commandité l’assassinat du journaliste algérien Mohamed Said Ezzahri. Ce dernier a été tué le 1 erjanvier 1956 par balles pas loin de Djamaa Ketchaou à Alger. Sur un autre registre, El Hachemi Larbi a qualifie Abdelaziz Bouteflika de «meilleur président de la République depuis l’indépendance de l’Algérie». «Bouteflika a réussi à dominer l’armée, la police, les partis politiques et toutes les forces en Algérie. A cet effet, personne ne pourra l’écarter du pouvoir, sauf l’histoire», a déclaré l’invité d’El Khabar hebdo. Ce fasciste a affirmé qu’on ne peut pas pratiquer la démocratie en Algérie, “puisque le peuple algérien est un peuple ignorant”.

    Ils sont partout, a tous les niveaux, dans tous les milieux ….. c’est le modèle consacré.

    La meilleure …… parti d’une petite épicerie d’une petite ville et je me lance dans le BTP (a faire pâlir d’envie Bouygues) pour dix ans plus tard pouvoir injecter de sa « propre fortune » 70 milliards de centimes dans un club de foot. On démembre un fleuron de l’industrie, et si Karkabou dans ses grands souliers te fait l’huile il invente la margarine ….. et le ventre qui bouffe le cœur, sans vergogne, non seulement il parle de projets d’investissement de 20 milliards de $ (a croire qu’il a les clés de Fort Knox) mais il s’en va donner des conférences dans des Universités a l’étranger sur invitation d’Algériens sur le theme de la réussite en entreprenariat. Le ridicule est devenu un crédo. A témoin youtube.

    Ca n’offusque, ni ne choque personne …….. VIVA L’ ALGIRÉÉE




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  • Abdelkader DEHBI
    30 décembre 2010 at 8 h 34 min - Reply

    @ — BRAHIM, saïd radjef et les autres…

    IL FAUT ARRETER LES PROCES D’INTENTION. Encore une fois, je n’ai JAMAIS nié que la crise que nous vivons est une crise née en droite ligne de la « guerre des chefs » et qui remonte au-delà de 1962, c’est-à-dire à la période-même de la Guerre de Libération. Mais nous, nous ne sommes pas ici un Tribunal de l’Histoire. Laissons cela aux historiens. L’Appel du 19 Mars est clair, c’est un Appel pour le CHANGEMENT, c’est-à-dire pour l’ABOLITION DU POUVOIR EN PLACE. Ici et maintenant. C’est en effet la condition sine qua non pour dégager la route et mettre en place de vraies Institutions Démocratiques et la réorganisation des Pouvoirs Publics, à travers une Assemblée Constituante authentiquement représentative de la volonté du Peuple.
    Nous tenons un puissant levier JURIDIQUE ET MORAL pour attaquer le pouvoir en place pour Crimes Imprescriptibles. Notre devoir est d’utiliser ce moyen légitime.




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  • Alilou
    30 décembre 2010 at 13 h 05 min - Reply

    @Abdelaziz,

    L’elite a l’etranger, mis a part celle des khobzistes, a permit l’emergeance de H »Chicha, de LQA etc…a permit aux Officier libres de denoncer les DAFistes etc…

    Alors le peu de diaspora qui est existe a l’etranger servira in chaa allah a liberer cette nation. Puisque pas mal d’algeriens sur place ont ete cloués aux poteaux….si vous voyez ce que je veux dire.

    @Zendagui, j’aurai passé mon temps a regarder ces khobzistes du matin jusqu’au soir, je n’aurai jamais avancé mon schminblick d’un iota.

    Il faut arreter de pointer les cameras et les micro a ces gens la, leur jours sont comptés…ils rendront comptes un jour ou un autres ici bas ou en haut chez le big boss.

    Il faut se concentrer sur notre organisation, notre unité, nos plans d’action de sortie de marasme, de la merde quoi… ca c’est construire et je ne laisserai pas ces miserabilis nombrilis intestinalis me bousiller la vie, pour moi ils ne sont que des etres sans vergogne et qui ne meritent pas mon attention.

    Il existe bcp d’algeriens vraiment des vrais chef d’entreprise, qui ont fait leurs armes dans des vrais democraties ou le post CEO revient au plus competent et non parachuté, alors ces parasites, lechent culs, aucune importance masse negligeable, je regarde toujours devant, je fais attention a ce qui me fait avancer et j’ignore ce qui me fait reculer…nous sommes capables du meilleur comme du pire, j’adhere a la premiere, surtout quant je me leve le matin apres une longue nuit dans mes vapeures de thé et que je me regarde dans la galce, meme si je suis qu’un balayeur, je suis fiere de l’etre et de gagner mon pain a la sueure de mon front.

    @LQA, merci et desolé pour hier, je crois que j’etais en manque de thé…

    Salutations




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  • rak
    30 décembre 2010 at 16 h 04 min - Reply

    bonjour chers amis

    permettez moi de faire appel a l’indulgence du moderateur afin de laisser passer ma petite intrusion « hors sujet », histoire de detendre un peu l’atmosphere et d’opposer un dementi a ceux qui disent que nous ne sommes capable de produire que du negatif et de la haine.
    eh bien non, sommes aussi capable du meilleur pour peu que les conditions , la confiance,l’amour et surtout la paix soient reunis.
    En d’autres termes le peuple Algerien a toujours été un acteur actif et non passif de l’humanité et ce dans tout les domaines.
    en voici une demonstration (lisez les commentaires des utuber des 4 coins de la planete) a travers un prduit bien de chez nous et de notre patrimoine:
    http://www.youtube.com/watch?v=DuPhCmmfKiE&feature=BF&list=MLGxdCwVVULXfNNRXb3G6Sb7a5_j2Z_933&index=4
    bonne ecoute si ca passe et enjoy

    cordialement et dsl si c hors sujet mais ca fait pas de mal




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  • algerien
    30 décembre 2010 at 16 h 55 min - Reply

    savoir ce que tout le monde savent c’est ne rien savoir.
    l’algèrie c’est la france qui gouverne. mème ceux qui joue avec les belles paroles de la dèmocratie et ils vivent ailleurs c’est un jeu dèmodè.ma dèmocratie à moi
    c’est l’algèrien de tout les jour c’est mon quotidien.pour instaurer un systèmeje dis bien un systèm positif qui fait avancer une sociètè shizoiphrène comme la notre il faut un militaire qui va commencer à èliminner ces collèguies et qui va instaurer une mèthode de gè_rance selon notre composition èthniques en commençant par èduquer changer les mauvaises habitudes..rendre les biens de cèsar….etc en 2010 ou la classe moyennes n’èxiste plus on ne poourra jamais dire qu’en pourra exèrcer une dèmocratie..c’est un mensonge il faut voir les choses en face sans hypocrètie…car ceux qui ont ruinè l’èxistence des algèriens sont eux qui nous donnent les leçons de la vèrtu hummaine l’art de la dupe est fini….sacrifier ça vie pour un peuple pareil le film à dèja ètè jouer. le jour ou je vois un saadi une luisa tata ou un un…etc en premier rang de foule tabasser par les flics…et j’aurer un peu dèspoir….la dèmocratie à mon avis ne s’arrète pas sur juste pour un prèstige politique et un garde corp et et une rèsidencer et un passeport rouge..et une rèsidence à club les cons..et sèjour à paris…une dictature loyale juste dur et èfficase qui fait avancer un peuple mieux que des dèmocratie de pacotille.




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  • khoukoum samy
    30 décembre 2010 at 17 h 10 min - Reply

    Cher(e)s ami(e)s internautes bonsoir,

    Laisser la tâche d’écrire l’histoire aux seuls historiens est une chose, rétablir quelques « faits politiques » pour des raisons méthodiques au service d’un débat tel que le sujet l’exige en est toute autre chose…

    Bien sûr, ce n’est certainement pas la « voie royale » que de remettre systématiquement sur la table la généalogie du drame algérien. Et encore moins de remonter à son étiologie lointaine (même si ce en est le cas !).

    On peut tout de même et uniquement au besoin de remettre les choses dans leur contexte, et sans trahir les conditions de la vérité historique, considérer l’année 1992 comme étant le véritable « concentré » d’actes anticonstitutionnels et hors normes qui ont généré deux faits majeurs (au moins) à retenir :

    1) L’année dans laquelle le régime en place s’est « revigoré ».
    2) L’année où la mémoire collective récente et l’ensemble de la société civile ont été « massivement traumatisés ».

    Dont quelques éléments à rappeler :
    – Marche de 300000 personnes pour « sauver la démocratie ».
    – Evincement du Président Chadli par un groupe d’officiers supérieurs de l’armée.
    – Un Haut Conseil de sécurité est « pondu » pour assurer la direction de l’Etat.
    – Un Haut Conseil d’Etat est crée par la même occasion, dont Mohammed Boudiaf prend la tête.
    – Début d’arrestations dans les rangs du FIS
    – Une vingtaine de ville est secouée par des émeutes et de nombreux affrontements
    – Instauration de l’Etat d’urgence
    – Un décret du HCE habilite le ministre de l’Intérieur à « ordonner l’internement de toute personne dont l’activité porte atteinte à l’ordre public dans des centres de sûreté ».
    – Assassinats du Président Boudiaf
    – Attentat meurtrier à la bombe (8 morts et 124 blessés) à l’aéroport Houari Boumediene…

    De toute évidence, la liste constituant le « trauma » au sens clinique du terme, n’est pas exhaustive loin du propos. D’autant plus que l’objet suggéré par la sœur Zehira Houfani Berfas, est de nous transcender pour trouver les voies et les moyens d’arracher la « démocratisation » de notre cher pays, l’Algérie.
    Néanmoins, l’année 1992 représente un moment charnière dans le bégaiement de notre histoire récente. La suite on la connaît également : un interminable tunnel meurtrier et sans fin…!

    Khoukoum Samy
    30 décembre 2010




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  • marie
    30 décembre 2010 at 19 h 19 min - Reply

    Chers Amis Algériens,
    Je tombe sur votre site, il est vrai que la situation de votre pays est consternante, avec cette expatriation massive de vos ressortissants. Et il n’y a pas un politicien pour se dire que le problème est grave et que sa clique ne fait pas son travail qui est celui de gérer son pays en BON PERE DE FAMILLE ?
    Vous qui avez la chance d’avoir un sol riche en dollars pour dynamiser l’économie du pays.
    La deuxième génération Algérienne qui est en France est perdue sans racine, se déplace en meute dans les villes et vivent de vols et d’agressions. Les aides sociales ne sont d’aucun secours et je dirais au contraire enfoncent les talents qui pourraient exister. Actuellement beaucoup se font souvent récupérer par des manipulateurs islamistes.
    Que faut-il faire ?
    Bonne Année à tous.

    ===========================
    Et des manipulateurs évangélistes aussi !
    Bonne Année.
    La Rédaction LQA.




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  • Ammisaid
    30 décembre 2010 at 19 h 49 min - Reply

    1992 est l’année où les planqués ont fait ce qu’ils avaient décidés de faire en 1962. Ce n’était que partie remise !
    Fraternellement




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  • BRAHIM
    30 décembre 2010 at 20 h 35 min - Reply

    L’article de Zahira Houfani Berfas, m’a inspiré le post suivant en rapport avec la question de savoir comment parvenir à construire la démocratie dans notre pays.
    Je me souviens qu’au tout début de Tahia Bladi (actuel LQA), nous avions de temps en temps parlé entre nous internautes de CONSTITUANTE que nous considérions comme incontournable pour infléchir, un tant soit peu, la trajectoire suicidaire que fait prendre à notre pays le pouvoir autocratique scellé au trône depuis 1962. On en a parlé entre nous et aujourdhui,de temps en temps, des internautes remettent à la surface très jusdicieusemt cette notion. C’est pour cela que j’aimerai, si on me le permet, redonner mon avis sur cette question et de « dévider » encore une fois sur cette notion.
    1/- Première question : pourquoi une CONSTITUANTE ? Il faut une constituante parce que c’est une des méthodes possibles pour faire changer le régime. Il faut une constituante parce que le lien est rompu entre les citoyens et « leurs représentants » et entre les citoyens et le pouvoir. Il existe un profond décalage entre le pouvoir et le peuple mais aussi entre les partis et les électeurs. Malgré leur diversité, les partis politiques, d’une manière générale, ne représentent pas toujours la réalité du corps social. L’irresponsabilité politique des dirigeants s’accroît de jour en jour. Toutes les élections organisées dans notre pays sont truquées. L’administration de l’Etat, l’administration du pouvoir et l’administration de certains partis, complices, jouent un rôle majeurs dans l’issue des élections (bourrage des urnes, clientélisme, avantages, pression , corruption etc…). Il faut une constituante parce qu’il n’y pas un jour que Dieu fait sans qu’il y ait une émeute quelques part sur le territoire. Les institutions actuelles et les responsables qui sont à leur tête des services de sécurité sont incapables de protéger la population. Il faut une constituante parce que la « vie civique » et la « société civile » n’a pas sa place : absence de débats réels sur les questions qui préoccupent vraiment les citoyens, faux débats, dictature des sondages, falsification des données économiques, infantilisation des électeurs par des mots d’ordre venus de la planète Mars. La séparation des pouvoirs est bafouée. Le Parlement est soumis au dictat d’un président politiquement irresponsable. L’Etat de droit n’existe pas. La dernière révision constitutionnelle a été décidée par le Président, l’armée et la complicité de certains partis politiques véreux, et ce, sans la consultation des électeurs. Cette dernière constitution n’a rien n’amélioré en matière de représentation politique et n’a fait que renforcer les pouvoirs du Président. Est-ce que le peuple ALGERIEN a besoin d’un monarque à vie ? La corruption généralisée gangrène tous le pays. La rente pétrolière est une propriété privée entre les mains de quelques « décideurs ». Je sais que certains algériens sont satisfaits des « réalisations » de Bouteflika and Co et se complaisent dans ce système car ils en tirent profit, mais est-ce le cas pour la majorité du peuple algériens ? C’est à coup sûr non !
    2/- Deuxième question : à quoi sert une CONSTITUANTE ? « Une Assemblée constituante a pour mission de redéfinir les institutions et les règles du jeu politique de manière ouverte, publique et transparente, en prenant le temps du débat. Elle permet aux citoyens d’exercer leur souveraineté sur l’organisation des pouvoirs publics et les principes fondamentaux de la vie politique ». Cette définition n’est pas de moi, mais quelle définition, mon Dieu !!
    3/- Troisième question : qui doit écrire la CONSTITUANTE ? Les théories « socio-politiques » disent que c’est au peuple « d’écrire » le contenu de ce texte. D’un point de vue pratique c’est difficile au peuple tout entier de faire une proposition écrite de ce texte. Il peut par contre si des débats publics sont organisés participer à la construction de la démocratie. Par contre, il peut déléguer cette prérogative à des représentants de la société civile (je dis bien civile) et des personnalités qui seraient composée d’abord et avant tout par des hommes et des femmes de tout horizon idéologique, intègres, propres, patriotes, non intéressées par une prise de pouvoir future, non souillées par « leur » passé ancien ou récent, patriote et jaloux de leur pays. C’est la formation de ce groupes d’hommes et de femmes qui est le plus difficile à réaliser. C’est le mon grand point noir dans ma réflexion. La désignation de ces rédacteurs est un point clé pas facile à réaliser, j’en conviens. En tout les cas, la mobilisation du peuple pour cette constituante dépendra de ces personnalités justement.
    « Montesquieu , Ellah Ithakrou bel khir, a montré qu’il fallait, par le moyen de la Constitution, affaiblir les pouvoirs, notamment le pouvoir exécutif qui est le plus dangereux, en séparant les pouvoirs et en contrôlant les pouvoirs (à tout moment, évidemment, et non pas seulement au moment des élections) Mais Montesquieu a oublié de dire de faire très attention à QUI VA ECRIRE LA CONSTITUTION : en effet, si les citoyens laissent les hommes au pouvoir écrire eux-mêmes les limites de leurs propres pouvoirs, c’est perdu : cette négligence citoyenne conduit naturellement à l’institutionnalisation de l’impuissance politique des gouvernés : transformation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes en un droit des élus à disposer des peuples. Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ; ce n’est pas aux ministres, ce n’est pas aux parlementaires, ce n’est pas aux juges, d’écrire une COSNTITUANTE car ils sont, en l’occurrence, à la fois juges et parties : ils ont un intérêt personnel dans les règles qu’ils instituent et ils trichent en établissant des contrôles simulés et des pouvoirs citoyens factices » Ce paragraphe n’est pas de moi , mais il est à méditer.
    4/- Quatrième question : quels sont les quelques points essentiels à NE PAS OUBLIER dans la CONSTITUANTE ? A mon humble avis, et pour terminer, il faut que la constituante consacre pleinement la séparation des pouvoirs dans tous les compartiments. Cà tout le monde le sait. Elle doit consacrer sans hiérarchie la triptyque dans laquelle tous les algériens se retrouvent et acceptent aujourd’hui : le caractère amazigh, arabe et musulman de notre pays. Ce texte doit consacrer explicitement la liberté de conscience et d’opinion, le respect des minorités. Mais comme ce texte doit consacrer la séparation des pouvoirs, il faut AUSSI par la même, et même si çà déplait à certains, qu’il consacre la séparation du politique et du religieux de même que l’interdiction de l’utilisation du régionalisme à des fins politique. Aujourd’hui (2010) on est une seule nation unie composée de plusieurs ethnies, c’est une réalité. Ce n’est pas une tare c’est une richesse. L’Algérie est UNE et INDIVISIBLE. Si le politique s’appuie sur les ethnies ou sur les différentes formes de croyances possibles (dans l’islam ou ailleurs), la lutte sera inexorable avec les dégâts que l’on sait. Nous devons vivre ensemble entre algériens en paix. La paix viendra de l’acceptation de l’autre. L’Algérie est musulmane mais pas seulement. Notre pays c’est l’ALGERIE, un peuple méditerranéen imprégné de sa culture propre qui vient de sa position géographique et de son historique ancestrale. L’Algérie est un confluent de civilisation. L’Algérie n’est pas née en 1991, ni en 1962, ni en 1954, ni en 632. Le peuple algérien a le droit et doit connaître TOUTE son histoire , la plus lointaine possible. Il est vrai qu’il y a une culture dominante aujourd’hui mais s’il une petite défaillance ou un oubli de l’autre est provoqué sciemment sur le plan politique, tout le nouvel édifice que l’on veut construire ensemble dans la compréhension, la solidarité et la cohésion sociale va s’effondrer ….. à nouveau. Ce sera encore plusieurs décennies de perdues inutilement.
    C’est mon avis, seulement un avis. Je demande un peu de tolérance à ceux qui ne partagent pas mon avis. Merci.




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  • radjef said
    30 décembre 2010 at 21 h 30 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Jusqu’à quand va-t-on attendre pour que nos historiens honorent leur devoir moral, accomplissent dignement leur tache intellectuelle et décident enfin de réécrire l’histoire de l’Algérie ? Va-t-on attendre à ce que notre mémoire soit submergée par l’oubli et l’amnistie de nos fossoyeurs et autres imposteurs qui ont confisqué notre souveraineté ? Va-t-on attendre a ce qu’un autre Bouteflika nous balance à la figure une autre réconciliation taillée sur mesure, une autre réconciliation pour absoudre les âmes scélérates qui ont déshonoré la république ? En vertu de quoi je ne dois pas dépoussiérer l’histoire de mes ancêtres et celle de mes parents ? Y aurait-il une loi qui l’interdit ?
    L’Occident est le parrain de nos généraux. La France, les USA, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne, pour reprendre une expression de la Reine Gloria, n’ont ni ennemis, ni amis, ils n’ont que des intérêts faire prospérer et peu importe les crimes imprescriptibles… Qui ne sait pas que les droits de l’homme sont bafoués au Salvador, en Colombie, en Indonésie, en Irak, en Palestine…et pourquoi seulement c’est le pauvre L Mbagbo qui doit payer pour servir d’exemple ?…Que doit-on changer au juste, les hommes ou le système ? Les hommes ont changé, mais le système est le même depuis le 1er novembre à ce jour…Il faut que nos intellectuels et nos universitaires aient le courage de regarder les choses en face s’il veulent réellement rétablir l’ordre citoyen et politique dans notre société. Il faut qu’ils se décomplexent et faire tomber le tabou des constantes nationales au nom desquelles la junte fait chanter la république depuis plus d’un demi siècle. Ou est le mal a reconnaître la naïveté de nos parents même si ils ont pour noms Ben Boulaid, Ben M’hidi, Boudiaf, Krim, Didouche, Bitat, Ait Ahmed, Khider, Benbela ?




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    30 décembre 2010 at 21 h 53 min - Reply

    « Lorsqu’un seul homme rêve, ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes rêvent ensemble, c’est le début d’une nouvelle réalité. » F. Hundertwasser




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  • Afif
    30 décembre 2010 at 22 h 10 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Alilou, merci pour tes paroles réconfortantes suivantes : « et par dessus tout, la cerise sur le gâteau, notre soumission aux hommes et non a DIEU et ça mes chers compatriotes c’est impardonnable, car il est le facteur principal de l’érosion de notre dignité et qui est inversement proportionnelle à la soumission. »

    @ Liès, merci aussi pour ce qui suit : « Réinventons un algérien nouveau et une Algérie nouvelle qui fait bonne place à son élite, qui a foi en Dieu et non en l’argent ou en les hommes. »

    @ Zendagui, ce que tu dis est juste : « Dès 1978 le potentiel humain existait, tous les verrous ont sauté peu de temps après et ce fut la Dolce Vita, une classe tchitchi, avidité et cupidité comme bannière sous le sceau de l’opportunisme. » En 1978, la marmite était pleine, l’œuf était mûr pour éclore, il fallait bien ouvrir les vannes pour que les capitaux amoncelés soient fructifiés et que leurs détenteurs en profitent. Chaque chose en son temps.




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  • farid
    30 décembre 2010 at 22 h 19 min - Reply

    Je doute que les peuples apres la chute du contre-poids de l’URSS pouraient changer grande chose avec l’ouverte interference des etats neo-colonialistes dans la nomination meme du personel de tel ou tel government dans le tiers-monde.
    Ce qui se passe actuellemet en Cote d’Ivoire reflectera clairement que le changement politique ne peut se faire avec nos « backs » tourne a ces puissances.
    On doit en quelque sorte aller beyond et ne pas se limiter par cette notion du changement par le peuple et seul le peuple.




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  • khoukoum samy
    30 décembre 2010 at 22 h 27 min - Reply

    @marie
    bonsoir,
    Il me semble que votre intérêt pour la situation qui prévaut en Algérie est victime d’un véritable « réflexe pavlovien » ! Vous partez d’un constat (‘’je tombe sur votre site’’, dites-vous) sur une situation sociopolitique particulière, et vous procédez à une superposition dans laquelle vous mettez en parallèle deux réalités distinctes : réalité sociale de la France et le traitement de la situation sociopolitique Algérienne !?
    Ensuite vous évoquez la ‘‘deuxième génération Algérienne qui est en France perdue sans racine’’ ?!
    Permettez-moi, Madame de vous rappeler qu’il ne s’agit pas de la 2ème ni de la 3ème mais de la 5ème génération de Français d’origine algérienne que les gouvernements Français successifs ont commis la bévue de les traiter dans un paradigme politique et sociale « discriminatoire », ethnique et donc racial ! En vous disant cela, je pense que je ne vous apprends absolument rien !
    Et puis, vous vous permettez de faire une assertion digne d’un raisonnement « totémique » : « se déplace en meute dans les villes et vivent de vols et d’agressions… » ?!
    Finalement, malgré la fin de la Seconde guerre mondiale et la « libération » de la France par les « ascendants » de ces mêmes ‘‘petits Français’’, vous avez oublié de penser à ce qu’il ‘‘fallait faire’’ (?) des descendants de ces autres Français, dont les grands parents avaient choisis la collaboration !
    Mais bon ! A « chaque lieu son propre récit », disait un célèbre adage…
    Enfin, à votre question « que faut-il faire ? » je vous réponds ceci :
    Ce n’est quand-même pas de la faute de ces « petits beurs » si votre école a raté de vous enseigner l’histoire/Géographie… Et encore moins leur imputer la responsabilité d’être ce que vous êtes aujourd’hui : c’est-à-dire, dans une impasse imaginaire rangée par l’éternel  »que faire » ???
    Bonne année à vous chère amie @Marie
    Cordialement,
    Khoukoum Samy
    30 décembre 2010




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  • Liès
    30 décembre 2010 at 22 h 34 min - Reply

    @ Afif

    Je lis depuis longtemps vos commentaires sur le site LQA et je trouve qu’il y a beaucoup de bon sens.
    Je salue en vous l’homme ouvert, patient, tolérant et raisonnable.

    Ce ne sont pas de simples amabilités.

    Fraternellement.

    Liès Asfour.




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    30 décembre 2010 at 22 h 55 min - Reply

    @ marie :
    Quelle clairvoyance, n’était-ce cette myopie qui vous empêche de voir dans les pages de l’histoire de la France coloniale le mal qui a été fait à l’Algérie et à son peuple, Ne dit-on pas dans la langue de Molière, qu’il n’y a pas plus aveugle, que celui qui ne veut pas voir.
    Quant à la récupération par ce que Vous taxer de « Manipulateurs islamistes », ces manipulateurs ne font que récupérer d’autres islamistes, par contre vos évangélistes en Algérie, ils récupèrent des islamistes et non des chrétiens, alors Marie, essayez d’être à la hauteur du prénom qui est le Votre.
    Ceci dit Bonne Année et mes Vœux de lucidité et de clairvoyance.




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  • rak
    31 décembre 2010 at 0 h 54 min - Reply

    bonsoir les amis

    @ notre chere amie marie, bien le bonjour ou le bonsoir « ensoleillé » d’un ami qui ne vous veut que du bien a vous et a toute l’humanité.
    certes vous dressez un constat realiste sur la situation de notre chere Algerie et des « kerchistes » qui nous gouvernent (là je vous pousse de facon involontairement volantaire a puiser dans vos souvenirs ou faire appel a un ami Algerien pour comprendre le mot kerchiste)
    mais a mon grand regret chere amie, vous vous egarez concernant notre communauté chez vous, que ca soit de la premiere, de la deuxieme, de la nieme ou celle des « fuyards » dont je fais partie.
    votre constat me fait dire, pour paraphraser un gaulois du plat pays, que vous etes de ceux qui « regardent la mer comme ils regardent un puits »
    en effet, vous dites que nous nous deplacons en meute, que nous vivons de vols et d’aide sociale, mais de quel proportions de populations d’origine Algerienne parlez vous chere amie,1,2,5 ou 10% pour etre large.
    ne voyez vous pas qui fait votre pain aux aurores, debarasse vos ordures, vous livre vos marchandises, vous transporte en taxi….. ceci pour parler des « petits metiers » dont vos compatriotes « canal historique » et peut etre vous meme ne veulent plus.
    ne voyez vous pas qui fait votre cinema, votre musique, votre litterature et qui vous fait rire….
    ne voyez vous pas chere amie qui vous soigne dans les hopitaux publics, qui sont les maitres et professeurs de vos ecoles, qui gardent et cherissent vos enfants…. et la liste est grande
    aussi chere amie, de grace ouvrez vos yeux et ne soyez pas de ceux » qui meurent de soif au bord d’une riviere »
    PS: je vis chez vous depuis 13 ans et je suis un « fuyard » et en disant ceci je ne « crache » pas sur la France, au contraire.c’est juste que je deteste les clichés d’ou qu’ils viennent.

    cordialement




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  • Abdelwahab
    31 décembre 2010 at 5 h 33 min - Reply

    Salutations à tous,
    @ Marie
    Oui la clique ou les « bons pères de famille » qui n’ont guère su gérer, ont préféré écouter le général De Gaulle à l’époque pour commettre un acte politique « incestueux » envers leur patrie en pleine révolution, en nous confisquant notre indépendance réelle au sens propre du mot.
    Aujourd’hui, après un demi-siècle d’asservissement téléguidé, la situation algérienne et maghrébine a atteint un degré dangereux de « putréfaction » dans tous les domaines que le « grimoire » de l’osmose « françalgerie » ne pourrait être indéfiniment escamoté de la réalité de l’histoire qui nous rattrape à grandes enjambées.
    En tous cas, les historiens des deux rives attendent avec impatience l’application de la loi française du 15 juillet 2008 relative aux archives qui a raccourci les délais de communication des archives publiques, y compris pour certaines archives de la guerre d’Algérie classifiées « secret défense » communicables après un délai de 50 ans.
    Certainement, et je n’en doute pas une minute, vous vous demandez pourquoi je fais référence au passé. Parce que tout simplement, les « épouvantails » que De Gaulle avaient chargé d’assurer la stabilité énergétique et nucléaire de la France à partir de l’ancienne colonie, sont désormais encore au pouvoir, gérontocrates, devenus « démocrates », et encore confortés dans leur fauteuil par Mitterrand depuis 1992.
    D’ailleurs, Bernard Kouchner, élève socialiste de Tonton, a osé faire tout un tollé dernièrement en déclarant tout haut ce que tout le monde pense tout bas, à savoir, que ces « épouvantails » font encore peur aux nouvelles générations et demeurent fortement boulonnés au pouvoir jusqu’à la rouille, et tant qu’ils ne disparaitront pas, aucun espoir n’est permis.

    Bienvenue dans la communauté LQA et Bonne et heureuse année à tous.

    A.By




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  • M.J
    31 décembre 2010 at 12 h 58 min - Reply

    @ Marie.

    Merci de votre participation et bienvenue sur le site. J’espère que vous reviendrez souvent. Il est toujours bon d’avoir un autre oeil, une autre vision.

    C’est justement parce que notre sol est riche que les puissances s’ingèrent dans la gestion de notre pays et soutiennent les « politiciens » qui les arrangent le mieux. Quel autre pays au monde dirigé par des patriotes aurait investi sa fortune dans des bons du trésor américain et mis sa souveraineté en berne dans le dessein d’interets purement individuels et en quete de soutien international ? Et pourtant l’Histoire nous enseigne que si la France coloniale à envahi notre pays, c’est parce qu’elle devait à l’Algérie 8 Millions or que lui avait prété la régence dans le cadre de sa guerre avec la prusse et qu’elle refusa de régler la guerre finie, d’où le prétexte de l’éventail. Si nos enfants sont chez vous à voler c’est justement parce que ces 8 Millions or n’ont jamais été remboursés à notre peuple et que sur leur base il a été exploité pendant 130 années. C’est le revers de la médaille inhérent au colonialisme qui a cultivé la racaille en Algérie et brimé les bonnes consciences. Quand on est la cause d’un problème, on assume. C’est un principe de justice.

    Au surplus, les « bons pères de famille » don vous parlez sont ceux que la France coloniale, dont les tenants existent encore à nos jours, à mis en place à partir de l’investiture de De Gaule et en bons pères de famille ils agissent aux mieux des intêrêts de leur patrie.

    En 1962 n’existaient au mieux que 2500 « rebelles » restant des effectifs des moudjahidines dans les massifs montagneux d’Algérie que les opérations, je les cite en vrac, Challe, Morice, jumelles et autres ont décimé. En 1963 la moitié d’entre eux fut exterminée dans une bataille dont le peuple algérien se souvient sous la formule « sept ans cela suffit ». Il restait a peine un millier de moudjahids ou résistants véritables, ou insurgés ou rebelles si vous préférez en 1963. Depuis 1963 l’age et les maladies dues aux dures réalités de la lutte en ont encore rétréci le nombre.

    Paradoxalement, il existe actuellement tout un ministère qui gère un million ou presque d’anciens « guerriers » apparus comme par enchantement et un chef de service du ministère de la justice, pour ne citer que celui là, qui s’est attaqué au passé de magistrats ayant faussé leur passé, s’est vu après 18 ans de procédure condamné alors que les preuves sont accablantes.

    Ceux qui se trouvent dans vos cités sont français autant que vous et vous n’avez à blâmer que vos politiciens qui n’agissent pas en bons pères de famille, puisqu’emmenés dans la valise de la France coloniale, ils prolifrèrent chez eux avec les valeurs qu’elle leur a inculqué. Il faut d’abord balayer devant sa porte.




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  • D B
    31 décembre 2010 at 14 h 40 min - Reply

    @Marie
    Contrairement à vous, je n’useras pas de formules lapidaires, et volontairement insultantes. Je vous dirais néanmoins, que ceux de notre communauté qui sont nés en France, et qui sont tels que vous les décrivez, sont le fruit de politiques françaises. Vous savez, j’espère, que le taux de chômage dans les « quartiers » est de 45%. Et croyez bien que ce n’est pas de gaieté de coeur que ces jeunes gens sont au chômage.
    La génération de leurs parents et de leurs grands parents a été la grosse main d’oeuvre qui a fait les trente glorieuses.
    Moi, je suis suffisamment âgé pour me rappeler comment le regroupement familial s’est fait, avec les lois Giscard. Au lieu d’injecter les populations ramenées du Maghreb au sein de la société française, il a été décidé de les parquer dans des cités dortoirs, de mettre la misère avec la misère. D’ailleurs, juste pour vous dire, même les familles de harkis, qui ont « rapatriées » en France, ces familles qui ont tout donné à la France, ont été accueillies comme des bêtes, entassées dans des bidonvilles odieux, livrées à leur propre sort. Heureusement pour elles, le dévouement de personnes qui ont été indignées par ce traitement qui leur a été réservé, les a un tant soit peu soulagé de leurs souffrances. Encore que rejetées par leurs anciens et leurs nouveaux compatriotes, ces malheureux ont connu l’enfer.
    Et pour revenir à ce qui se passe aujourd’hui, à ces flux migratoires massifs, des pays du Sud vers les vôtres. Savez-vous d’où vient ce rêve d’émigrer vers vos « eldorados » ?
    Poourquoi tant de jeunes gens, et même de moins jeunes, tentent de s’arracher à leurs familles, à leurs amis, à leur terre, à leurs coutumes, pour venir subir les regards torves, et servir d’épouvantail à des gens comme les Le Pen ou les De Villiers ?
    Il s’expatrient parce leurs pays sont devenus des enfers pour eux. Parce que chez vous ils découvrent des pays où la justice règne, un tant soit peu, où, malgré toutes leurs turpitudes, vos dirigeants sont des angelots, comparés aux nôtres.
    Et savez-vous pourquoi nos dirigeants parviennent à se maintenir à la tête de nos pays, malgré nous ?
    Tout simplement parce qu’ils sont soutenus à bras le corps par vos dirigeants. Pour des « raisons d’Etat » bassement mercaantiles, et même parfois parce qu’ils recoivent des valises en bon argent, pour « financer leurs partis politiques », des valises qui prennent souvent la direction de paradis fiscaux. Et que leur importe, à ces dirigeants, que des peuples entiers soient broyés, et que leurs propres pays soient, j’ose le mot, envahis par une déferlante de gens qui fuient leurs pays, comme d’autres fuiraient un tsunami ravageur.
    L’idéal serait que les opinions publiques occidentales se réveillent, et qu’elles contraignent leurs Etats à ne plus se prêter à des connivences aussi honteuses. Nous y gagnerons tous. Sauf les pourris de chez nous, et ceux de chez vous.

    Voici un article que j’avais ecrit en 2006 sur le Quotidien d’Oran, et qui a été repris par Indigènes de la Républiques, que je vous propose:
    http://maghrebdemain.blogspot.com/




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  • D B
    31 décembre 2010 at 16 h 05 min - Reply

    Nous pourrons réaliser notre rêve d’un Etat de Droit, dans une république sociale, unie à ses voisins, dans un Maghreb Uni, le jour où nous tous prendrons conscience de la nécessite de nous engager dans le chemin de l’honneur. Parce que c’est un déshonneur, à mon humble avis, de se soumettre à des crapules dont on connait toute la vilenie, et toute la nuisance.
    Mais comment faire pour que tous nos concitoyens puissent enfin échapper à l’emprise machiavélique de nos dirigeants autoproclamés, qui ont réussi à faire croire à nos compatriotes que quiconque se révolte contre leur régime, est un traître à la nation ? Comment faire comprendre à nos compatriotes, que la nécessite d’un Etat de Droit, fondé sur des valeurs de justice, ne peut être érigé sans que chacun d’entre nous s’y engage corps et âme ?
    Et comment faire admettre à tous que nous ne devons plus attendre la venue de l’Homme providentiel, ou des Hommes providentiels, pour nous sauver de l’Ogre ? On en a connu, des hommes providentiels qui étaient des ogres sous un masque de révolutionnaire.
    Il est vital, cette fois, que nous en arrivions à la conviction que nous ne devrons plus confier nos destinées à qui que soit. Ce sera à nous, et à nous seuls, en tant que Peuple souverain et digne, de prendre en main notre propre devenir, et de faire de notre pays une Nation heureuse et fraternelle. Une Algérie prospère, unie par les liens du sang et de l’Histoire aux autres pays du Maghreb, unie dans sa diversité, tolérante, imprégnée de son propre passé, de tout son passé, et tournée vers un avenir lumineux, d’où seront bannies l’oppression et l’injustice.
    Mais comment faire pour que nous tous, Algériens et Algériennes de toutes conditions, de toutes convictions et de toutes nos régions, nous nous dressions comme un seul homme pour chasser l’occupant ? Comment faire….?




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  • Abdelaziz
    31 décembre 2010 at 16 h 34 min - Reply

    @Allilou
    Les khobzistes sont faciles à combattre, d’ailleurs on ne combat pas un khobziste au même titre qu’on ne lève pas la main sur une femme. Un khobziste est par essence un suiveur-opportuniste et/ou un égoïste ayant la peur continue que son ventre soit creux un jour. Vous voyez le topo… donc ce ne sera pas notre cible prioritaire.
    Tu dis (le vouvoiement est une spécificité française qu’il m’arrive de snober, cela ne veut pas dire pour autant que le respect de l’autre est remis en question), je cite : « a permit aux Officier libres de dénoncer les DAFistes etc. »
    Je ne pense pas que les corrompus de l’Armée se résument aux « DAFistes », même si on pense à une poignée d’entre eux au sommet de cette hiérarchie. En pensant ainsi, on laisserait passer quelques poissons et même des gros…
    L’abnégation et donc le sens suprême du sacrifice au service de ses compatriotes et donc de sa patrie n’emplissent pas les galons de tout un chacun.
    Allilou : « Alors le peu de diaspora qui est existe a l’etranger servira in chaa allah a liberer cette nation. Puisque pas mal d’algeriens sur place ont ete cloués aux poteaux….si vous voyez ce que je veux dire. »
    « Les taux sont homogènes quand ils ne s’annulent pas » (c’est de moi…, un jour vous direz « j’y étais »…joke ou rires, car il en faut pour souffler un peu face à ce gâchis…). M. Lounis Aggoune a dit quelque chose de salvateur lors de son passage sur RachadTv, il a dit qu’il ne fallait pas laisser ses émotions l’emporter sinon on ne peut travailler sérieusement le « cas Algérie », notre situation quoi.

    Le pourcentage de bonnes volontés est le même à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre patrie, parmi nos concitoyens. Certes, à l’intérieur « lahrar » sont dans une grande prison à ciel ouvert où le maton a le droit de vie et de mort sur eux.

    PS : je n’ai pas lu tous les posts, mais les derniers répondent tous à une certaine « marie » et puis je suis allé voir le post de la dite marie… moi je ne répondrai même pas à marie (eh oui il m’arrive d’être de mauvais poil (surtout que les nôtres sont récalcitrants selon Fellag) et que je snobe une dame, mais je pense que la majorité aura compris mon clin d’œil ou mon tacle à l’histoire.
    PS2 : C’est agaçant les pseudos quand même, entre les mecs frustrés qui se font passer pour des nanas, les khawetna qui aiment se faire passer pour Jean jacques ou Marine et les « cyber-hnoucha » qui font les rapporteurs et autres spécimens… on est gâtés.
    PS3 : Au sujet de la zouôumia dans nos gênes ou dans nos esprits. Sur mon honneur, je ne chercherais jamais à être un zaïm de quelque mouvement que ce soit, il y va de mon intégrité et d’un autre clin d’œil à l’histoire. Nous ne sommes pas obligés d’être les barbares qu’ils ont décidé !
    Je suis fier de mon éducation ancestrale, du magma que nous sommes algériens des quatres coins de notre belle contrée. Du parler des uns et des autres des nôtres ; des mets et autres bons plats que seules nos vielles savent ne pas rater… Oui je suis fier des miens, de vous tous ! du plus tordu (khoukoum Abdelaziz) au plus sage, du plus marrant au plus rabat joie.
    La fierté qui n’écrase pas l’autre mais qui élève l’âme algérienne, celle qui nous donne des ailes qui narguent Icare en passant.
    Je suis fier de notre imperfection qui nous protège de l’arrogance des autres et qui nous pousse à aller de l’avant, tous les jours qui nous sont offerts.
    Je suis fier de Kassamane qu’on a toujours voulu privatiser, en vain. Je suis fier que mon père soit mort zawali et que je m’engage à en faire autant (peut être moins zawali quand même (rie enfant de mon pays, rie !)
    Je suis fier de pleurer nos chouhada el abrar el khalidoune el moustarihoune car cet acte me relie à ma réalité et me consolide dans mon être algérien.
    Enfin ennif ouel khsarra quoi !
    PS4 : pas sûr qu’elle soit sortie celle là…




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  • algerien
    31 décembre 2010 at 17 h 41 min - Reply

    un seul gèste suffira de changer tout à la minute et le monde entier agirera.il suffit que dix(10) commandant de bord de air algerie prebdrons a la fois leur avions et poserons dans un seul pays ..la politique du pays changera c’est facil..et puis nos dirigeants sont placès par la franc maçonnerie internationnal notre pays arrange bien les occidenteaux hypocrites tout ce que vous voyer comme droit de l ‘homme et ces ingrèdiants c’est de la poudre aux yeux..quand l’argent parle tout le monde se tait..et puis les milliards de dollars transfèrè dans les diffèrentes banques qui va profiter? bèlkheir seul possèdait 2 milliads de dollars au crèdit lyonnais…ou est ceete drs…le seul qui s’opposait au clan de la france il à ètè assasinès a ourgla c’ètait le gèneral foudi saidi par toufik et smain car zerouel allait le placer a la place de toufik.l’algèrie possède des nationaliste il ne sont pas nombreux il peuvent sauter ce pays seulemment les dègats seront ènormes..




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  • BRAHIM
    31 décembre 2010 at 18 h 10 min - Reply

    Je voudrais répondre à @marie et quelques autres internautes. Je voudrais dire d’abord à @marie merci d’intervenir sur LQA car le débat contradictoire fait avancer la démocratie au moins sur l’aspect pédagogique. Je voudrais lui dire aussi que concernant sa idée selon laquelle « la deuxième génération Algérienne qui est en France est perdue sans racine, se déplace en meute dans les villes et vivent de vols et d’agressions » que cette situation est provoquée par la politique des gouvernements successifs de droite et de gauche qui considère les citoyens français des cités comme des citoyens de seconde zone. Ils sont considérés comme des citoyens de seconde zone qui n’ont pas le même statut que les autres citoyens de l’hexagone. Donc tant que la politique de discrimination économique et sociale sévit les réactions « violentes et négatives » de ces populations contre cet « ordre établi » peuvent perdurer encore. Il n’est pas le fait des progénitures des émigrés ou des adultes musulmans seulement. Ce comportement touche toutes les communautés sans distinction de race ou de religion. Cà s’est un point. Par contre, il ne faut quand même pas ignorer que la première réaction des populations françaises d’origine maghrébines ou africaines en majorité musulmanes contre cet état de fait a été de se réfugier dans des comportements communautaristes. Le repli communautaire n’est la bonne solution , à mon avis. Certes, le seul refuge a été la religion (donc l’islam) puisque la majorité des parents de cette population vient de pays à religion musulmane mais ce comportement n’a que des inconvénients. Il est vrai aussi q’une grande majorité d’émigrés et de fils d’émigrés vivent très légalement et très normalement leur religion grâce à la laïcité. Ils vivent cette religion d’une manière simple et très discrète sur une terre d’accueil de culture judéo-chrétienne et çà se passe bien généralement. Mais, car il y a un mais, le grand problème vient du fait que certains français d’origine maghrébine ou africaine revendiquent leur islamité avant la nouvelle NATIONALITE qu’ils ont choisi ou hérité. Cette revendication se fait parfois de manière « agressive ». Ce n’est pas une façon intelligente de réagir politiquement à des actes xénophobes, islamophobes et discriminatoire de certains français de souche ; qui ne sont pas de droite seulement mais de toutes les tendances politiques. L’islamophobie ne vient pas du ciel par hasard mais est attiser par la « manière » de revendiquer « politiquement » la place de l’islam en France ou dans les pays occidentaux. Les comportements de certains extrémistes (çà existe, et oui !) a posé beaucoup de problème aux partisans d’une revendication politique légitime de la place de l’islam dans ces pays. Beaucoup de français d’origine maghrébine et africaine oublient que la religion est une spiritualité et ne doit aucunement être placé au dessus d’ « Une » nationalité qu’on a choisie pour une raison ou pour une autre. En dehors de la « terre d’islam » c’est-à-dire en dehors des pays musulmans, il faut apprendre à être CITOYEN avant tout pour être mieux accepter par les citoyens des pays qui nous accueillent. D’abord, on ne doit pas squatter les rues et les trottoirs environnant les mosquées (souvent crasseux) pour faire sa prière. S’il n’y a pas assez de mosquées, on les revendique dans un cadre légal mais on ne joue pas à salir notre religion en faisant la prière sur des endroits crasseux où tout le monde crache à longueur de journées. Il faut revendiquer le droit à l’exercice de sa religion avec intelligence dans des pays qui acceptent justement toutes les confessions sans exception. De plus, Il ne faut pas oublier que dans ces pays cohabitent en toute liberté des libre-penseurs, des pratiquants, des non pratiquants, des athées, des agnostiques, des chrétiens, des musulmans, des israélites, des bouddhistes etc… etc… . Est-ce c’est le cas chez nous en Algérie ou d’une manière générale dans les pays arabo-musulmans ? Il n’y a pas de réciprocité dans notre pays ou dans les pays arabo-musulmans en général, cà c’est une donnée. Je me souviens d’une anecdote que m’a raconté un ami enseignant, où des élèves d’origines magrébines et africaines détruisent chaque années des sapins de Noël qui ornent les halls de certains établissements. Des esprits non débonnaires évoquent le non respect de la laïcité pour justifier de telles provocations. Quelle insultes pour les citoyens français de confession chrétienne, de surcroit chez eux ! C’est ignoble tout simplement. Mais ces enfants lycées et collégiens ne le font pas spontanément. Il existe des personnes « PAS TRES CATHOLIQUES » derrière pour inciter à des gestes et des comportements aussi absurdes. Il ne faut pas oublier qu’en France, pour ne citer que ce pays, qu’il y a des mosquées (peut être pas suffisamment mais je connais des communes où il existe plus de mosquées que d’églises, c’est la vérité) , il y a de la viande hallal dans les commerces et les cantines des écoles, il y des jours fériés pour les fêtes musulmanes etc… etc…. Je m’arrête là. Je voulais juste dire à @marie et aux autres internautes que :
    1/- les actes de délinquances ne sont le fait d’émigrés musulmans seulement. Ce n’est pas une caractéristique des arabes, des noirs et des musulmans, Dire cela est une insulte raciste.
    2/- la délinquance en France est, en partie, le résultat de la discrimination sociale, de la discrimination au travail, de la politique des gouvernements en direction des banlieues.
    3/- les musulmans ont la chance de pratiquer leur religion dans des pays judéo-chrétiens, ce n’est pas rien !
    4/- l’islamophobie ne vint pas du « ciel ». Le comportement citoyen et responsable des musulmans est le seul remède pour atténuer voir faire disparaître les comportements fascistes et extrémistes. Les replis communautaires, le manque de « tact politique » et l’arrogance dans la manière de revendiquer ses droits débouchent inévitablement sur des réactions aussi extrémistes de l’autre bord.
    5/- les pays arabo-musulmans ont intérêt à penser d’abord à la réciprocité dans leur propre pays en matière de liberté de culte et de liberté tout court avant de revendiquer des « droits religieux ou autres » dans les pays occidentaux.




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  • khoukoum samy
    31 décembre 2010 at 20 h 30 min - Reply

    A tous les amis internautes : Bonne Année 2011

    Que du ventre de la souffrance surgiront 2011 merveilleuses nouvelles à rajouter à nos vies, que les supplices d’hier et d’aujourd’hui vieillissent plus vite, pour que nos espoirs puissent se renouveler,
    que le sourire de chacun de vous vaudra deux mille onze parts de bonheurs, et que si la joie des tyrannies est d’avoir exister, pour nous, de les savoir disparaître est un pas vers la Démocratie…!

    Heureuse Année 2011 !

    Khoukoum Samy de Paris.




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  • hakim
    1 janvier 2011 at 4 h 08 min - Reply

    Des dizaines de généraux gouvernent l’Algérie par la force. Il sont aidés par un million d’opportunistes mafieux enragés de l’argent sans aucune valeur aucune dans le FLN et RND et autres. Il sont aidés par une dizaine de personnes pour qui le Koursi est plus important que le pays et plus important que leur mère. Ils sont aidés par 20 millions d’algériens peureux, affamés, divisés, sans guide. Ils sont aidés par des dizaines de partis politiques qui ne jurent que pour leur leadership contesté. Ils sont aidés par l’absence d’hommes intègres courageux, forts, droits, qui rassemblent la population. Ils sont aidés par la France, le CIA, etc.
    Le président algérien qui reste longtemps est un président soit corrompu, soit assassin, soit incompétent qui ne gère rien. Un vrai président nationaliste, intègre et droit aura le destin de Boudiaf ou quelque chose qui y ressemble.
    Les généraux qui ont tué ne seront heureux que lorsqu’ils placent un président au moins corrompu.
    Si il y aura changement dans 20 ans c’est parfait, mais pour cela, il faut qu’il y ait de gros sacrifices, ce que le peuple ne veut plus entendre parler…




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  • Abdelkader
    1 janvier 2011 at 8 h 03 min - Reply

    Voici mon avis,

    Il faut entamer des poursuites au niveau international contre les criminels et tous les escrocs qui ont volé l’argent du peuple algérien. Chercher l’argent auprès des banques suisses et les autres paradis fiscaux, réunir les preuves et demander des comptes auprés des tribunaux internationaux.

    Lorsque quelque uns de ces criminels passeront à la caisse puis en prison, les autres penseront deux fois et ça sera le début d’une nouvelle époque « la chasse aux criminels ».

    Un groupe d’avocats et de juges intègres et courageux doit être formés pour ce but, ils auront le soutien des algériens de l’intérieur et à l’étranger.

    Comme première étape, former ce comité et juger les criminels (même de façon symbolique), leur faire savoir qu’ils sont indésirables. Ce comité doit contenir le plus grand nombre de juges, d’avocats,…possible.

    Merci de me publier.




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  • Chérif
    1 janvier 2011 at 12 h 03 min - Reply

    Moi je dis que Dieu lui même ne peut agréer une justice équitable tant que les musulmans l’appelent par le terme grec, »démocratie », terme « dakhil » à l’essence même de la philosophie musulmane et dont chacun de nous s’en réclame.
    Pourquoi donc, ne pas institutionnaliser la « Choura » – choura beynahoum- avec des outils d’éxécution modernes et de cette façon, non seulement celà sied à nos valeurs si on en a encore et par ailleurs, fera de nous une oumma singulière dans sa capacité à gérer ses affaires selon ses propres matériaux.
    Chacun sait que la démocratie de façade peine à trouver ses marques mais faut-il pour autant désespérer et ne voir que les mauvaises choses !
    Je ne suis pas « islamiste »;je n’ai jamais souhaité l’instauration d’un régime théo car celà aurait servi de tremplin à de milliers d’arguments pour somaliser l’Algérie mais seulement voila :
    L’utilisation de la choura me parait la plus indiquée pour que tout un chacun, saura sa place, pour que personne dans ce pays ne dira  » Je ne savais pas « ; celà sonne mieux parce qu’elle véhicule des instincts divins,donc intègres et salvateurs pour tous.




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  • Hamid Lemouachi
    1 janvier 2011 at 23 h 37 min - Reply

    Pourquoi les gens mélangent religion et politique? Pourquoi utiliser la religion à des fins politiques? La politique c’est la gestion de la réalité quotidienne d’un pays, c’est du temporel. La religion gère l’intemporel. Pourquoi mélanger les deux. Ou alors, allons-y pour une théocratie à l’Iranienne, au moins c’est clair … n’est-ce pas?




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  • BRAHIM
    2 janvier 2011 at 17 h 07 min - Reply

    Monsieur @Chérif, c’est une bonne idée votre proposition et c’est d’ailleurs comme cela que « la constitution » est communément appelée dans plusieurs pays arabo-musulmans. Mais il ne faut surtout pas oublier que ce qui est important c’est le contenu et non le contenant. L’enveloppe peut, par sa consonance religieuse, effectivement avoir un gout adoucissant, amadouant, anesthésiant, assagissant, assoupissant, assouvissant, atténuant, balsamique, berçant, calmant, cicatrisant, contentant, décontractant, décrispant, délivrant, désarmant, détendant, dissipant, endormant, modérant, pacifiant, radoucissant, rassasiant, rassurant, reposant mais d’un autre côté il y a un risque , si on n’y prend garde, à ce qu’on y trouve des passages démoniaques, infernaux, inhumains, méphistophéliques, morbides, odieux, pernicieux et sataniques qui peuvent faire plus de mal que de bien.




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  • yassine
    2 janvier 2011 at 18 h 14 min - Reply

    2011, et il se trouve encore des scribes pour publiciter un système moribond au nom duquel en assassine au 4 coins du monde et surtout dans les pays musulmans, un système qui fait tout pour diviser les musulmans,voler leurs richesses, installer le chaos en leur sein et en plus de ça il y a des gens issus de nous même qui nous appellent vers les ténèbres démoncratiques alors que l’islam nous appelle vers la lumière et la bonne guidance.




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  • khoukoum samy
    2 janvier 2011 at 20 h 05 min - Reply

    Ce n’est pas la sémantique des mots et des concepts qui ont conduit nos pays (Maghreb et monde arabe et musulman) au sous-développement et aux injustices de toutes sortes. Sur le papier, les formules, les décrets, les lois et les textes des constitutions de nos pays peuvent rivaliser – si puis dire – avec n’importe qu’elle ‘‘pays industrialisé’’ ! Mais dans les faits la réalité est tout autre…
    Toutes les formes des textes de lois n’ont jamais été à la hauteur de nos sociétés ni jamais déterminé les fonds et les contenus de la bonne gouvernance (qui est plutôt catastrophique !).
    Donc, vous avez beau à enjoliver la forme d’une loi, voir même l’ensemble d’un arsenal juridique ou législatif, ça ne fera jamais d’un pays un Etat de Droit ni une odyssée pour la justice et les libertés, si ce n’est pas suivi d’un contenu très fort et par des actes bien caractérisés qui toucheraient au quotidien et à la vie concrète de tous les jours des citoyens…
    Bon espoir pour 2011 tout de même !

    Cordialement,
    Khoukoum Samy




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  • Alilou
    2 janvier 2011 at 23 h 22 min - Reply

    @Yassine,

    Je ne pense pas que ce que tu propose soit faisable pour l’instant, car comme tu dois le savoir, meme si les mosquees sont pleines, les vertueux se comptent sur les doigs d’une seule main, si tu vois ce que je veux dire.

    Applique la charia comme bcp pensent vouloir le faire est utopique pour l’instant notre nation est gangrennee par pas mal de maux ey compris des maux de tetes.

    First thing first, apres on verra. L’Islam ne va rien resoudre si nous sommes tous tordu et chacun a sa maniere, commencons d’abord par nous eduquer slowly redevnons des hommes puis le reste suivera tout seul, apprenons a marcher a quatre pattes avant d’essayer de voler….

    Amicalement




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  • BRAHIM
    2 janvier 2011 at 23 h 23 min - Reply

    C’est très vrai ce que tu dis cher @khoukoum samy. En effet, la constitution est certes importante mais si elle est dévoyée elle ne sert à rien. D’ailleurs, pour l’instant, je n’ai pas encore trouvé un spécialiste (sociologue, historien, politologue) pour nous expliquer pourquoi il n’existe pas un seul pays arabo-musulman d’Afrique du Nord et du moyen orient où on peut rencontrer un gouvernent démocratiquement élu et où l’alternance est une réalité. Pourquoi n’existe-il pas d’élections crédibles, de liberté d’expression et d’opinion, de respect des minorités, d’un brin de justice libre, d’un brin de liberté de la presse, d’alternance dans ces pays là ? C’est terrible, non ? Je payerai cher pour trouver les explications réelles d’un spécialiste sur cette situation qui m’intrigue tous les jours que le bon Dieu fait. Chez nous, le jour où il a eu des élections qui ont approché « la normalité » (1991) je dis bien approché la normalité car il y a beaucoup à dire sur ces élections, eh bien le résultat c’est : l’Etat d’urgence, 250000 morts ou plus (de toutes ‘’obédiences’’) ; 20 ans de terrorisme venant de tout bord que ce soit des services de sécurité, de l’armée, des islamistes, de la mafia polico-financière ; des délinquants etc..) donc d’un terrorisme multidimensionnel, ; des richesses nationales dilapidées ou détournées etc… etc… En plus dans certains pays , il y a des luttes sanguinaires sans merci entre différentes tendances islamiques. C’est encore plus grave. Alors warah el hal. Est-ce que les pays arabo-musulman sont condamnés à vivre ainsi pendant encore longtemps ? Est-ce notre peuple Algérien, notre peuple à nous, est capable de donner l’exemple de pays démocratique aux pays arabo-musulmans ? Le peuple algérien AUJOURD’HUI, je dis bien aujourd’hui, est-il préparé intellectuellement, culturellement et politiquement pour infléchir la situation ? La jeunesse (et particulièrement les étudiants) est-elle dans de dispositions politiques telles qu’elle puisse aiguillonner et aider le pays à allaer vers la démocratie et la liberté ? Je l’espère de tout cœur, mais je ne ressens encore rien de ce côté. Par contre, je sens qu’il y a des actions encourageantes venant de certains hommes ou groupe d’hommes. Même si le chemin est encore long et dur, il ne faut pas baisser les bras. Toutes les initiatives en direction du « changement vers la vraie démocratie », je dis bien vers la vraie démocratie sont à encourager. L’espoir c’est justement toutes ses initiatives citoyennes que l’on voit sur internet tel que le bloc de LQA (pas seulement) surtout avec sa TV live animée par Hchicha (à encourager à tout prix) et d’autres encore. C’est très prometteur et il faut soutenir ce mouvement dans la mesure où c’est un premier exercice de la démocratie au moins sur le plan de la pédagogie. Grâce à LQA, par exemple, on s’est rendu compte que tous les algériens ne sont pas monolithiques sur le plan de la pensée et de la vision politique. Le meilleur instrument pour garantir la cohésion sociale, la justice sociale, le respect de l’autre, la diversité c’est la démocratie. Démocratie ne veut pas dire « pensée unique » comme nous l’a imposé le FLN avec ses « célèbres constantes » qui ne laisse aucune place aux autres. D’autre ont essayé de relayer le FLN avec une autre méthode …. on connaît le résultat. Merci, déjà, à LQA de nous monter le chemin à suivre même si la fin du tunnel est encore loin! Construisons d’abord le vrai socle et les vraies bases de la démocratie en définition les limites et les barrières du pouvoir qui sera élu librement par le peuple. Je dis ce que je pense, pas plus ni moins !




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  • rak
    3 janvier 2011 at 0 h 04 min - Reply

    bsr les amis

    @brahim.. je pense que la reponse est dans ton constat cher ami… un pays arabe ou « assimilé » democratique n’a pas encore vu le jour, les pays musulmans veritablement democratique peuvent se compter sur les bouts des doigts et encore si on est indulgent!… aussi cher ami il ne nous reste plus qu’a chercher l’erreur… un electrochoc s’impose si on veut avancer

    cordialement




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  • Yassine
    3 janvier 2011 at 4 h 49 min - Reply

    Salamou 3lalaycoum,
    Alilou
    Je ne fais que rappeler une voie balisée par d’autres, une voie qui a fait ses preuves, la seule dont on peut regarder le passé et trouver dans son histoire un temps ou la liberté la justice la créativité consciente ont existé réellement, un temps ou les hommes avaient des règles mais aussi des devoirs. Aujourd’hui nous sommes malades de suivisme, notre condition est au raz des pâquerettes, retournons donc a la source vers notre seul remède l’islam et arrêtons d’être des suiveurs sans cervelle et soyons des leaders éclairés.La lumière est toujours là mais y a t il des hommes pour ouvrir leur esprit a leur cœur et relever le défit qui se présente.
    MON cher Alilou, je ne sais pas se que tu entends par marcher a 4 pattes, mais je peux te dire que tu ne vas pas loin dans cette posture, a deux c’est pas toujours évident a 4 c’est le handicap.Et si nous devions survoler quoique se soit ce serait notre Histoire, l’homme qui ne sait d’où il vient c’est sur c’est un suiveur.
    (Homme= el insan)




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  • Salah Bouzid
    3 janvier 2011 at 5 h 13 min - Reply

    D’abord, changeons le titre “La démocratie en Algérie, un project réalisable!“. Je pense que l’Algérie et le monde musulman adopteront les méchanismes et valeurs démocratiques mais auront aussi l’occasion historique de la faire avancer en injectant les valeurs civilisationnelles de l’Islam, chose que seuls les musulmans peuvent faire.




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  • Salay
    3 janvier 2011 at 11 h 55 min - Reply

    Je pense que cette contribution de Said SADI renforce votre initiative:
    Said SADI (Président du RCD)
    Une évolution inédite s’impose, étant entendu qu’il ne s’agit ni de relifter ni de restaurer le régime.

    L’année 2010 s’achève dans le paradoxe en Algérie. D’un côté, on assiste à une gestion fossilisée du pays qui voit le système en place depuis l’Indépendance, plus autiste que jamais, continuer ses agapes dans une atmosphère surréaliste : dépenses de prestige démesurées, promotion clientéliste, censure et prédation meublent toujours la vie publique. Une fois de plus, les élites, ou ce qui est supposé en être, spéculent passivement, non pas sur le rôle qu’elles peuvent jouer avant que l’irréparable n’advienne, mais sur le scénario le plus probable que “ceux d’en-haut” écrivent pour, cette fois — c’est sûr – sortir le pays de la crise ; chacun escomptant un dividende personnel dans l’opération. Le tout se jouant dans un climat social délétère et un délabrement administratif sans précédent. Nos partenaires, désespérant d’établir un jour des relations adultes et stables avec le système FLN, se désintéressent de l’Algérie. Il n’y a guère plus que la paranoïa nationale pour cultiver l’illusion de la nation exemplaire, jalousée par des adversaires aussi nombreux qu’impuissants.
    Sur un second registre, l’autre Algérie, celle des révoltés et des laissés-pour- compte, s’exprime et se fait entendre, en attendant de structurer ses énergies. Même mutilée par les fraudes électorales et la censure, l’opposition démocratique interpelle, dénonce et propose. Les jeunes, par la jacquerie, la harga ou, de plus en plus, la contestation sur les campus universitaires, se rebellent et défient un pouvoir qui s’autorise tout et qui n’assume rien. Le monde du travail, libéré de la tutelle du syndicat officiel, lance des initiatives autonomes. Au niveau symbolique, 2010 a confirmé la vulnérabilité du système : un livre consacré à un héros de la guerre de Libération, dont le parcours avait été diabolisé et les restes séquestrés par le premier responsable du pays, a ébranlé le ban et l’arrière-ban du sérail. Sur un plan plus politique, quelques députés du RCD ont déstabilisé un Premier ministre, archétype du régime, venu initialement à l’Assemblée nationale pour afficher l’union de son gouvernement et asséner ses slogans. Signe des temps, au cours de cette altercation homérique, les solidarités claniques lui firent défaut.

    L’émeute est aussi dans la toile
    Dans la société, les milliers de jeunes qui se sont saisis des interventions des parlementaires de l’opposition, pour les relayer qui par Internet, qui par téléphone mobile illustrent comment le pays, nié par une intelligentsia qui, à de rares exceptions, ne voit ou ne reconnaît de pertinence à un propos ou une action que si elle émane du système, s’est forgé des outils étrangers à la norme et à la structure officielle. Le pays réel est dans la grève, l’émeute et sur la Toile. Il évolue en dehors et contre toute instance formelle.
    Il n’y a plus la moindre passerelle entre le peuple qui souffre le martyre et qui, malgré tout, souffle sur la flamme de l’espoir et ceux dont la raison d’être est d’imaginer et d’assumer l’audace.
    Le statu quo est impossible à tenir. Un pouvoir qui mise sur l’épuisement populaire, la corruption des élites, les fraudes électorales et la complaisance ou la complicité de ses partenaires pour durer est condamné. Trop de temps et d’occasions perdus, trop d’arbitraire, trop de déceptions ont vitrifié dans la colère la conscience algérienne.
    Devant une telle impasse, il nous faut savoir que le changement n’empruntera ni un chemin linéaire ni une procédure harmonieuse. Se pose alors la question d’en connaître la forme, le rythme et, surtout, le coût pour, éventuellement, le réduire. Par choix, ensuite par opportunisme et lâcheté et, maintenant, par incapacité, les dirigeants sont au pied du mur. Quand bien même le voudraient-ils, ce qui est loin d’être établi, ils ne pourraient plus engager un processus de changement ordonné.
    Reste à savoir s’il existe en Algérie, en ce début 2011, des forces politiques et sociales résolues, un projet viable et crédible et un environnement favorable, trois préalables à une émancipation algérienne pour un nouveau destin.
    Malgré une fermeture politique et médiatique digne de la Corée du Nord, des militants se battent et assument leurs convictions. Le jeune qui, pour l’instant, dissout son exaspération dans la révolte, l’exil ou la contestation plus adaptée, quand il est scolarisé, est majoritaire dans le pays. Le travailleur, on l’a vu, a renié le syndicalisme tchékiste. Ces énergies qui en sont aujourd’hui au stade de la rupture et du défi auront à vivre des moments de consolidation, dont il est, pour l’heure, difficile de prévoir la durée, avant de trouver les occasions et les moyens à même de leur permettre de se présenter en alternative. Une chose est cependant sûre : l’évolution interne étant une chimère dans le système algérien, plus tôt arrivera ce consensus, moins brutale sera la mutation.
    Les luttes démocratiques ont avancé et, dans une certaine mesure, elles ont gagné la première manche. La question des droits de l’Homme ou de l’identité nationale, la place du culte dans la cité, le statut de la femme, les réformes de la justice, de l’éducation et de l’État ainsi que l’option pour une économie compétitive se sont imposés à l’essentiel des acteurs politiques, y compris pour ceux qui les ont violemment combattus. Naturellement, le pouvoir acculé, n’en admet la légitimité que pour mieux les escamoter. Mais le fait est là : des opposants aux mains nues, adaptant et actualisant les valeurs sur lesquelles s’est rassemblé le peuple algérien pour se libérer du colonialisme, ont construit pour leur pays une alternative enracinée dans la mémoire collective et en phase avec le monde.

    Fin des complaisances
    extérieures
    En matière de conjoncture extérieure, l’évolution est tout aussi notable. Jusque-là, les pays développés avaient trop souvent fait le choix de privilégier, dans le Sud, la stabilité au détriment de la démocratie. L’élection du président Obama a, quoiqu’en disent ses détracteurs, changé la donne en profondeur. L’Occident admet enfin que, comme pour le Nord, la stabilité ne peut être dissociée de la légitimité des institutions, c’est-à-dire de la démocratisation de la vie publique. Le discours d’Accra fut et reste un moment fondateur dans les relations Nord-Sud. Le message était aussi clair qu’inédit : oui la colonisation a déchiré des peuples, oui, auparavant, l’esclavagisme avait dévitalisé le continent ; mais ce n’est pas le colonialisme qui fabrique des enfants soldats et ce n’est pas le colonialisme, non plus, qui fait que 20% des budgets nationaux s’évanouissent dans la corruption. En disqualifiant le statut de victime perpétuelle derrière lequel s’abritent les tyrans, Obama signifiait que désormais, c’est sur la pertinence d’un projet et la qualité d’un bilan que seront calibrées les relations diplomatiques.
    Dans le tiers-monde, c’était attendu, les despotes et leurs scribes ont préféré célébrer le discours prononcé par le président américain au Caire ; allocution où l’œcuménisme un peu incantatoire cachait mal la volonté d’esquiver les verrous intrinsèques bloquant l’évolution du monde musulman. Les Patriotes algériens ont, eux aussi, le droit et le devoir de demander à la communauté internationale de ne plus se rendre complice d’une stratégie de contre-développement dévastatrice pour leur nation et contagieuse pour toute la région. La bouffonnerie qui (a) ensanglante (é) la Côte-d’Ivoire est la caricature d’une tragicomédie largement répandue sur notre continent. Elle a, cependant, permis de secouer le cocotier d’une hypocrisie irresponsable, cynique et, à bien des égards, criminelle. À l’avenir, il sera plus difficile pour Paris de saluer à Alger le “succès” électoral d’un homme qui commettait le troisième putsch de sa longue carrière en faisant réviser la Constitution pour s’octroyer une présidence à vie, et de sommer Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir à Abidjan pour “respecter la volonté populaire”.
    Il faut espérer que, dans ce nouveau contexte, les élites, qui ont souvent activé à contre-emploi, ne compliqueront pas un combat, déjà périlleux à plus d’un titre, en entretenant l’illusion suicidaire d’une évolution qui viendrait de l’intérieur du régime. Des informations concordantes, remontant du terrain tout au long du dernier trimestre 2010, font état d’une mobilisation de moyens financiers et administratifs considérables avec lesquels le pouvoir restructure ses réseaux dormants en vue de manipuler les prochains scrutins.
    Sachons-le dès maintenant ; il y parviendra si le citoyen lui en laisse la possibilité. La surveillance internationale massive et qualifiée qui a permis de dévoiler et de condamner la supercherie en Côte-d’Ivoire s’impose en Algérie aussi.
    Nous entrons dans un moment important et délicat en 2011. La volonté de réappropriation de notre capital historique est réelle dans le camp des démocrates. À l’intérieur comme à l’extérieur du pays, l’isolement du régime est patent. La dynamique de contestation sociale et politique est diffuse mais massive. Le projet politique, faisant écho à l’État démocratique et social de novembre et de la Soummam, légitimé par les luttes citoyennes, est au cœur du débat public et la conjoncture internationale est favorable comme jamais. La concomitance de tant de paramètres propices au changement est rare.
    Les Algériens, qui veulent vivre dans la dignité, la liberté et le progrès, doivent se persuader qu’ils sont condamnés à se battre en fédérant leurs énergies et en en appelant à toutes les solidarités qui peuvent accélérer leur libération. Se battre en 2011 veut dire rompre avec l’aliénation qui a transformé le citoyen en spectateur voire en fossoyeur de son destin. L’avenir n’est pas dans la spéculation sur l’issue des affrontements claniques mais dans leur dépassement.
    Par devoir de fidélité et nécessité politique, nous avons à nous rappeler que, pour libérer la nation, des femmes et des hommes, souvent à la fleur de l’âge, ont assumé leur destin en postulant leur combat, non pas comme un investissement mercantile, mais un engagement patriotique. Il est possible de faire de 2011 une année charnière qui fasse des échéances prévues en 2012 une étape de la Renaissance algérienne. La tâche est difficile. Nos enfants ne nous condamneront pas si nous n’avons pas tout réussi. Ils sont en droit de nous reprocher de n’avoir pas tout essayé pour honorer notre responsabilité historique. À chaque période ses enjeux, à chaque génération sa mission.

    S. S.
    (*) Président du RCD




    0
  • Alilou
    3 janvier 2011 at 13 h 03 min - Reply

    @BRAHIM,

    En ce qui concerne ton commentaire vis a vis des pays arabes et musulman concernant l’alternance au pouvoir, il faut retourner au passé et voir comment ces pays etaient dirigés, des etats tribaux, majlees echoura etc… des nomades…
    Alors en plus le Prophete (SAAWS) a sa mort il n’a laissé aucune consigne en regard du pouvoir, de ce moment toutes les portes etaient ouvertes, n’importe qui pouvait faire n’importe quoi.

    Et de vous a moi, il n’y reste de musulmans que le nom, la foi et liée au billet vert, bleu, gris, rose comme vous le voulez, il existe un syndrome incurable chez les gouverneurs arabes, le KOURSI, maladie contagieuse au contact, avec contrôle total du sub-conscient et augmentation exponentielle des idées machiaveliques et tendance schizopherique avec gain de poids enorme et régression cerebro-spinale….

    Je fume mon thé…en attendant l’alternance au pouvoir




    0
  • fateh
    3 janvier 2011 at 19 h 32 min - Reply

    salam a tous….
    Moi le probleme que je rencontre est celui de la communication avec mes freres et soeurs vivant au Royaume Uni. En effet ce site que je frequente par la ecture et de timides interventions depuis presque sa fondation a tjrs constitue un reservoir ou l’on peut decouvrir la realite de l’Algerie contemporaine et de son peuple …Malheureusement les gens que je connais sont a presque 95% des ARABISANTS, donc ne parlant ou ne comprenant pas le francais. De plus certains vomissent cette langue, ce qui est tres comprehensible…Il me semble que les responsables de LQA doivent se pencher serieusement pour un site LQA en ARABE, afin de toucher et d’associer une plus large couche d’Algeriens vivant a l’etranger et notemment dans les pays arabes….

    ========================
    Ce site est bilingue et ouvert à tous. Des compatriotes interviennent parfois en langue arabe comme vous l’avez remarqué. Et nous publions également des articles de presse ou de compatriotes en langue arabe.
    La Rédaction LQA




    0
  • Liès
    3 janvier 2011 at 19 h 42 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Qui parmi les gens âgées de 55 ans et plus ne se souvient pas de ses parents, et de la façon avec laquelle ils se sont toujours comporté?

    Nos parents doivent certainement tous se ressembler sur le plan comportemental, parce que faisant partie de la même génération avec des mêmes repères, baignant dans les mêmes valeurs, vivant le même contexte, et ressentant les mêmes émotions.
    Même le niveau intellectuel était relativement le même parce que qu’ils étaient presque tous autodidactes.

    Aucun d’eux n’avait de diplômes mais beaucoup savaient lire le journal (en français) et étaient très forts en calcul.
    Car ils n’arrêtaient pas de compter, et celui qui ne savait pas compter était voué à une vie difficile et ne possédait pas une réelle autonomie.

    Nos parents, qu’ils aient été fellah, artisans, petites commerçants, éleveurs, maçons, portefaix, dockers, forgerons, charbonniers, bucherons, mineurs ou conducteurs de véhicules et d’engins, étaient de très habiles négociants, qui prenaient des décisions à leur avantage. De même qu’ ils étaient très doués en calcul mental.

    Nos parents parlaient peu et agissaient beaucoup. Ils étaient patients et très vigilants.
    Lorsqu’ils ne commerçaient pas ou ne troquaient pas entre eux, leurs partenaires étaient le Yahoudi ou le Gaouri qui eux étaient dans un niveau de volume d’affaires plus conséquents.

    Nos parents accordaient une importance particulière à la droiture, car ils reconnaissaient que cette vertu, c’est comme une assurance qui vous permet d’aller loin.

    La parole donnée était sacrée.

    Ils s’interdisaient les faux témoignages et étaient promptes à venir en aide aux autres et d’une manière désintéressées.
    Ils pratiquaient l’hospitalité avec sincérité et faisaient l’aumône avec joie.

    Malgré leur pauvreté et l’adversité qui les éprouvaient, ils restaient simples et affables.
    Sous leur apparence d’analphabètes et d’indigents, ils étaient pourtant intelligents et prévoyants.

    Ils avaient une foi inaltérable et se nourrissaient d’espérance. Ils ne manquaient ni de courage, ni de dignité.

    Ils pratiquaient un Islam simple mais ô combien pur, sans tapage, ni publicité, presque dans le secret, en communion directe avec Dieu.

    Ils ne mentaient pas. Leur oui était oui et leur non était non.

    Nos mères n’étaient pas du reste. Elles étaient des  »hommes » par leur courage et elles sécurisaient la maison en l’absence du père.
    Elles savaient manier avec dextérité et autorité le ‘’Fouchi’’, la ‘’Moukohla’’ et étaient capables de tenir en respect le plus redoutable des malveillants.

    Elles étaient les maîtresses prolifiques et responsables de la maison et faisaient honneur à leurs maris.

    Lorsque la révolution à éclaté, ni l’un ni l’autre n’a démérité. Ils ont répondu présents à l’appel de la liberté et se sont acquittés pleinement de leur devoir.

    C’étaient des musulmans, ils avaient pour religion l’Islam, mais ils n’ont jamais pratiqué une guerre de religion.

    Lorsque le colonialisme abject en tant que phénomène inhumain et injuste à atteint les limites de l’inacceptable, et lorsque les temps furent accomplis pour que se déclenche la révolution des peuples, nos parents se sont levés, droits et résolus, pour combattre pour la LIBERTÉ et la DIGNITÉ.

    Mais voila que ce combat noble et de portée universelle, qui consista à se réapproprier sa patrie pour des impératifs de dignité et de liberté, fut détourné de sa vocation naturelle, et travesti en guerre de religion contre le mécréant par les tenants de l’arrimage au monde arabe et à ses substrats civilisationnels.

    Depuis ce moment la révolution prenait une tangente dangereuse.

    Le congrès de la Soummam, qui se voulait être une halte nécessaire pour évaluer ce qui a été parcouru et organiser et orienter ce qui reste à parcourir, a tenté de corriger cette lacune, jugée pernicieuse et dangereuse pour le devenir de la révolution.

    Grace à Abane Ramdane considéré comme le véritable architecte et a ses compagnons qui lui avaient fait confiance, le congrès avait réussi à recentrer la révolution vers ses justes et véritables objectifs.

    Mais c’était compter sans les tenants de la ligne militaro-arabo-religieuse, qui avaient affiché leur hostilité au congrès, torpillé ses résolutions et soumis ses auteurs à une attaques en règle en vue de les éliminer, aidés en cela par les pays arabes (qui n’avaient que convoitises pour les richesses de notre pays) l’Égypte en l’occurrence et manipulés par la France.

    Et ce qui devait arriver arriva hélas, avec l’assassinat d’Abane Ramdane et la destitution de Ferhat Abbes de la présidence du GPRA.

    S’en est suivi, le noyautage et l’affaiblissement du GPRA, l’émergence en force de l’EMG, et le lot de divisions et de discordes qui ont failli mettre en péril une révolution qui portait l’espoir de tout un peuple.

    L’indépendance fut acquise dans ce climat délétère, et avec en son sein les germes réels et dangereux de la division et de l’instabilité.

    Le pouvoir militaire avec l’aide de Benbella, s’imposa au pouvoir civil qu’il lamina définitivement quelques années plus tard.

    Khémisti qui était ouvertement opposé à cette hégémonie (de la pan arabité) car il en percevait tous les dangers futurs qui lui sont liés, fut froidement assassiné en sa qualité de MAE, devant l’enceinte même du parlement qui symbolisait la démocratie et le pouvoir du peuple.

    L’Égypte dirigeait le pays et la France qui avait convenu avec elle un deal, tiraient les dividendes.

    L’école fût arabisée, l’enseignement de la religion fut introduit sans le soumettre à un contrôle, ce qui amena les enseignants zélés recrutés d’Égypte et du moyen orient, à s’offrir la pleine liberté d’endoctriner nos enfants et les formater à leurs convenances.

    Les finissants investis d’un Islam nouveau, se dirigeaient beaucoup plus vers les mosquées que vers les usines et les champs.

    Le programme scolaire continua sur la même lancée et avec le même contenu, même après le départ des enseignants venus d’orient.

    Boumediene se rendant compte de la dérive, allait réorienter le cap (entre autres libéraliser le régime et se séparer de certains cadres de son entourage), mais il fût assassiné d’une manière qui laisse jusqu’à aujourd’hui planer les doutes les plus troublants.

    Les mosquées continuèrent à pousser comme des champignons et se multiplièrent afin d’absorber le flux toujours grandissante de ces religieux d’un genre nouveau, au point ou l’on retrouva deux à trois mosquées dans un modeste hameau, même le douar en a été pourvu, quand aux quartiers de villes le fidele avait la liberté de choisir dans quelle mosquée il allait prier pour collecter le plus de hassanates, d’autant plus qu’on se permettaient allègrement de squatter les trottoirs et un peu plus tard, même les rues.

    Une fois encore, que les temps furent accomplis et que le nombre des fidèles était devenu impressionnant, l’idée de prendre le pouvoir et d’instaurer une Dawla Islamiya germa dans l’esprit de certains.

    Les prétextes pour monter le discours politique étaient vite trouvés : le chômage, la crise du logement, les passe-droits (appelés le piston), et on y ajouta les détournements des deniers publics et la mauvaise moralité des représentants de l’État à tous les niveaux et dans tous les secteurs.

    La boucle fut ainsi bouclée, et le pouvoir d’essence militaire s’est retrouvé en face du monstre (phénomène) qu’il a lui-même créé.

    C’est pourquoi nous nous sommes retrouvés devant une confrontation sanglante et d’une rare violence entre l’armée et les services de sécurités d’un côté et les tenants du projet de société islamiste de l’autre côté.

    Les citoyens qui n’appartiennent ni à l’un, ni à l’autre des belligérants, se trouvèrent pris en otage et subirent injustement et douloureusement les affres et les turpitudes de ce conflit inique.

    Après des pertes se chiffrant à 200 000 morts et 20 000 disparus, et des traumatismes à vie portés par des millions d’autres, sans parler des pertes matérielles qui se chiffrent en dizaines de milliards de dollars et un pays qui a frôlé son effacement de la carte du monde, après une décennie de larmes et de sang, mais surtout après l’épuisement des deux belligérants, on appela à une paix des braves avec à la clé une réconciliation nationale qui amnistia les uns et rétribua les autres.

    Et depuis, après d’incessants replâtrages, des politiques improvisées, des fuites en avant, et des alliances contre-nature nouées et dénouées, des scandales liés à la corruption et toutes sortes de dérives liés à la non-gouvernance et à l’arbitraire , nous nous retrouvons encore une fois que les temps furent accomplis devant une impasse, devant un mur, devant un pouvoir à l’autisme effrayant et un peuple livré à la loi du plus fort (Tag a’ala men tag) et une jeunesse désemparée et en ébullition.

    Quelle sera donc l’issue? La situation est grave et les ingrédients de la perte de la souveraineté sont réunis.

    Pourtant les solutions existent. L’Algérie n’est pas orpheline de ses enfants patriotes, sages et compétents. Ils existent en nombre suffisant à l’intérieur du pays comme dans la diaspora et ils existent au sein même des institutions de l’État.

    Quelle est cette force qui est en train de les empêcher de se rencontrer et de discuter de l’avenir du pays?

    En tout état de cause, l’ANP et les services de sécurité, plus que toute autre entité (partis politiques, élite, syndicat, mouvement associatif et estudiantin, etc.), sont vivement interpelés et porteront devant Dieu et l’histoire la responsabilité de ce qui pourra advenir du pays.

    Le salut du pays leur sera imputable, de la même manière que leur sera imputable, à Dieu ne plaise, sa perdition.

    Pourquoi?
    Simplement parce que l’armée d’aujourd’hui, n’est pas celle des années 60. Elle a incommensurablement évolué dans le sens du modernisme et de l’universalité.
    En plus elle tient la mitraillette, et la mitraillette ce n’est pas rien.

    D’autant plus que le peuple algérien est hostile, à juste titre à la solution roumaine ou irakienne.

    Parce que il considère, à juste titre également que le Bien ne pourra nous venir de l’Étranger sans que ce dernier n’exige en contre partie une bonne part de notre souveraineté nationale.

    Le Bien ne peut surgir que du milieu de nous et l’armée est un joueur important pour ne pas dire déterminant.

    Les seuls groupes sur lesquels il ne faudra pas compter sont les RENTIERS (toutes ces organisations, ces unions, ces associations, brefs toutes ces reliques outrageusement budgétivores qui ont survécu au parti unique).
    Pour eux, ‘’le tout va bien’’ et ‘’après moi c’est le déluge’’ sont la règle et la constante.

    Nous soupirons après ce NIF qui avait fait naguère la grandeur de notre peuple et qui semble aujourd’hui, nous avoir définitivement quitté.

    Espérerons-nous un jour nous réapproprier la bravoure, l’humilité, la générosité, la patience, l’espérance et la tolérance qui avaient façonné le comportement noble de nos pères?

    Tous ensembles, il me semble, nous pourrons changer le système et corriger toutes nos lacunes.

    Il suffit de se parler avec respect et sincérité et faire l’effort chacun de son côté de se rapprocher des attentes de l’autre, tout en prenant en ligne de compte ses inquiétudes qui pour lui sont légitimes.

    La vraie paix des braves est celle qui est à venir et qui se conclura sous le signe du changement positif pour un véritable État de droit démocratique et solidaire.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Max
    3 janvier 2011 at 21 h 24 min - Reply

    grrrrrrrrrrr

    Le mieux qu’on puisse faire, est de fuir chacun de son coté peut importe, les diplômes , l’ignorance est un fait, peut importe le nombre d’intellectuelle dans ce beau pays qui est le notre.
    Si je comprends bien vous poussez le peuple algérien a une guerre civil !!! Une guerre contre lui même ?!!
    La société est métastasé et le fait qu’elle ne lutte pas ne fais qu’accroitre sa longévité. tant bien que mal.
    Désolé de vous le dire mais notre société a été pourrie par le colon, il y a de cela des dizaines d’années et le pire dans l’histoire c’est que le pouvoir, les décideurs  » les voyous  » de 1954 a nos jours n’étais pour la plus part que des opportunistes avides de richesses et de pouvoir.
    Que pouvons nous faire dans un pays ou la hiérarchie est flou ou l’impunité est un droit … j’ai 25 ans mes amis rêvent tous de faire un prêt bancaire et puis de se taper 3 a 5 ans de prisons ( ils ont vue que ça marchait bien ) , que pouvons nous faire dans un pays ou le paquet de tabac coute moins cher qu’un livre , dans un pays ou les bibliothèques sont rempli de meshafs , ou la femme qui prétend être émancipé se comporte tel une péripatéticienne et perd tout de l’honneur qu’elle eut dans les temps passés . ?
    Nous manquons de normes, c’est la notre plus grand défaut, chacun répond a ses propres normes et cela depuis le traitre de benbella et l’attardé mental de boumedienne et l’escroc de Mr le president … posez vous cette simple question … a quelle norme répondons nous ?!!! Les normes Françaises ?!!! on voie très bien qu’elles ne marchent pas, nous représentons très mal l’islam et la chari3a, nous représentons très mal nos fières ancêtres.
    Qui aurait la prétention de faire de notre pays cette unité indivisible ?!! Messali Hadj a essayé … il a réussi a commencer mais les voyous étais la … et il y en aura toujours.
    Si vous êtes en exil madame, je vais vous dire ce qui se passe en Algérie et pourquoi il n y a aucun espoir ; la démographie lol c’est simple :
    le taux de natalité chez les intellectuelles est = 1/5 eme de la population et bien sûr c’est ceux qui ont les postes intermédiaire pas trop de responsabilités ça pourrait nuire au voyous. Tandis que les voyous les cas sociaux les soi-disant défavorisés font 6 à 12 bébés … quelle serait leur avenir ?!!!
    Mon approche est assez caricaturale mais l’algérien honnête se trouve bloqué dans un engrenage rouillé instable insécurisé pour lui et pour sa descendance alors que peut il faire d’autre que fuir ?!!!
    Sur 100 de mes amis, 75 ont quitté le pays ces 5 dernières années ( ce ne sont pas des harragas mais bien des gens comme vous et moi avec de très bons salaires de 5 fois le smic a 50 fois pour les plus aisés et de niveau universitaire ) les 25 qui restent pour la plus part n’ont pas encore trouvé le moyen de quitter cette agonie … oui très fort le mot , hélas c’est le cas .




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  • Adel
    3 janvier 2011 at 22 h 35 min - Reply

    @Liès Asfour

    Bonsoir,

    Un peu d’histoire, pour bien commencer l’année.

    Notre pays, l’Algérie, fait partie de l’ensemble maghrébin, que certains de nos compatriotes préfèrent appeler Tamezgha – le pays des Imazighen –, vaste territoire habité jadis uniquement par des populations parlant tamazight. Les Phéniciens, venus de la lointaine Tyr (actuel Liban), s’établirent en Afrikia – l’actuelle Tunisie – aux environs de 814 avant l’ère chrétienne, fondèrent la ville de Carthage et devinrent des Carthaginois, parlant le punique. Massinissa, le plus grand roi amazigh, mourut de vieillesse en 148 avant J.C., après avoir réussi le pari de rester indépendant vis-à-vis des deux grandes puissances méditerranéennes de l’époque, Rome et Carthage, dont le valeureux Hannibal fut le plus grand chef militaire. Cette dernière fut vaincue et détruite par les Romains en 146 avant l’ère chrétienne. Les Carthaginois, après une présence au pays des Imazighen qui dura près de sept siècles, se fondirent alors dans la population autochtone, sous domination romaine (avez-vous remarqué à quel point les Tunisiens ressemblent aux Libanais dans leur mentalité?). Massinissa laissa à son fils Micipsa un royaume vaste et prospère. Après la mort de ce dernier, Jugurtha, son neveu et fils adoptif, entra en conflit avec ses deux cousins (fils de Micipsa), avec lesquels il partageait le trône. Ces derniers sollicitèrent la protection de Rome et Jugurtha, présumant peut-être de ses forces, s’engagea dans une longue guerre contre l’armée romaine. Il fut vaincu et mourut en captivité à Rome, en 104 avant l’ère chrétienne. Après sept siècles de cohabitation avec les Carthaginois, les Imazighen se retrouvèrent donc sous la coupe de Rome, indirectement d’abord – notamment durant le règne de Juba II – puis de manière directe, jusqu’à l’arrivée des Vandales, en 429 après J.C, soit durant plus de quatre siècles. Ces derniers constituèrent un royaume dont la capitale fut Saldae (l’actuelle Bougie) mais ils furent chassés en 533 par les Byzantins, Grecs venus de Byzance (actuelle Istanbul). Le territoire des Imazighen passa alors sous leur autorité et le resta durant près de trois siècles. Ils furent à leur tour chassés par les armées arabes, venues elles aussi d’Orient. Durant les périodes romaine et byzantine, la religion chrétienne se répandit et le grand Saint-Augustin vit le jour à Hippone (actuelle Annaba)et devint célèbre sur la terre des Imazighen.

    Après la conquête arabe, les habitants de l’antique Berbérie sont progressivement devenus des arabo-berbères musulmans. Certains de ces arabo-berbères s’établirent à leur tour en Andalousie espagnole durant huit siècles puis, après la chute de Grenade en 1492, ils refluèrent vers la terre de leurs ancêtres, devenue le Maghreb, apportant avec eux une culture métissée. Après une longue période d’indépendance relative, les Maghrébins eurent à subir d’autres assauts et occupations. Les corsaires Turcs venus à leur secours trouvèrent le pays à leur goût et le gouvernèrent d’une main de fer pendant trois siècles, jusqu’à l’arrivée des Français, au début du 19ème siècle. Ces derniers furent à leur tour forcés de quitter le pays des arabo-berbères maghrébins au milieu du 20ème siècle.

    Que reste-t-il de cette longue superposition d’occupations et de conquêtes?

    D’abord, la langue amazighe, toujours vivante – un vrai miracle – ainsi que l’islam et la langue arabe, qui a pris les accents et les couleurs du pays. La langue française – que certains considèrent comme un butin de guerre qui peut encore servir et d’autres une arme que l’ancienne puissance coloniale utilise pour maintenir une présence indirecte dans notre pays – a reculé considérablement depuis 1962, sans toutefois disparaître tout à fait. Il reste une population qui se cherche et doute parfois, balançant entre Orient et Occident. Des lointains Carthaginois aux Français, les apports étrangers se sont déposés sans réussir à effacer totalement la langue et la culture d’origine. Est-il étonnant que la langue arabe et l’islam aient réussi à s’implanter durablement dans nos contrées? Certainement pas. Le secret de cette réussite réside dans le fait que les Arabes, à l’inverse des Carthaginois, des Romains, des Byzantins, des Turcs et des Français, se soient fondus dans la population autochtone et n’aient jamais cherché à maintenir cette dernière à l’écart. Les premiers États qui furent fondés après la conquête arabe, bien qu’étant l’œuvre, au départ, de chefs militaires ou religieux venus d’Orient – Ibn Aghlab, Ibn Rostom et Idris – s’appuyèrent sur les tribus berbères. Les empires qui leur succédèrent – Fatimide, Almoravide et Almohade – furent également portés par ces mêmes tribus.

    Nous sommes donc, et nous ne pouvons être, que des arabo-berbères, un mélange d’Occident et d’Orient, d’impulsivité et de décontraction, de nervosité et de calme, d’ardeur au travail et de langueur, de tension vers le futur et de nostalgie du passé. Nous ne sommes ni des Occidentaux, ni des Orientaux, mais un mélange des deux, un alliage pas encore tout à fait stable, riche de possibilités insoupçonnées, mais fragile. Nous continuons à regarder vers le lointain Orient ou vers l’Europe, dans l’espoir d’y trouver des certitudes qui puissent nous servir à affronter les batailles à venir. Mais c’est en nous-mêmes que nous devrions chercher ces certitudes, si nous voulons dépasser le stade des tâtonnements et entrer dans l’âge de la maturité. Il faut pour cela de l’imagination, de l’audace et du courage. Beaucoup d’amour aussi. L’amour de la terre et des peuples du Maghreb, l’antique Tamezgha.

    Bien à vous, cher Liès.




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  • kaddour
    3 janvier 2011 at 22 h 55 min - Reply

    Je crains que la question qu’il faut se poser est la suivante:
    La démocratie en Algérie est-ce un rêve ou est-ce plutôt un cauchemar ?
    Personnellement, je suis curieux de savoir quel est le pourcentage d’Algériens qui aspirent réellement à l’instauration d’une véritable démocratie, et si l’exploit des législatives de 1991 devait être réédité présentement, je ne donnerai pas cher de l’avenir de ce Pays.

    Mme HOUFANI BERFAS, soyons réalistes.
    Vous dites que le peuple est majoritairement constitué de jeunes, mais encore faut-il préciser que ces jeunes aussi nombreux soient-ils, ne sont pas, pour la plupart, utiles pour ce pays tant ils passent leur temps dans les mosquées à discuter du sexe des anges et d’autres sujets qui donneraient froid dans le dos.

    Vous dites que le peuple a hérité d’une remarquable révolution, combien, actuellement, y’a t-il d’Algériens qui s’y reconnaissent et celle-ci (révolution) est-elle réellement une source de fièreté pour l’écrasante majorité de ce peuple tant glorifié ? à défaut de valeurs sûres, on a plutôt hérité de la violence, de l’intolérance et du non respect de la dignité humaine.

    Vous dites qu’il y’a des centaines de milliers de lettrés, encore du chiffre et des statistiques qui ne veulent absolument rien dire si ce n’est de quantifier au détriment de la qualité. Malheureusement, ces lettrés sont élevés, éduqués et surtout conditionnés par un système qui fait la part belle à la déshumanisation, ces gens là ont, certes, des diplômes mais n’en constituent pas pour autant une force soudée, unie et cohérente capable de provoquer un quelconque changement salutaire, et encore moins d’inquiéter le pouvoir en place. Leur philosophie de vie se résume au chacun pour soi et thakhti rassi ou encore, après moi le déluge. Que pouvons nous attendre de la majorité de ces  »fameux » lettrés qui ne sont même pas foutu de faire convenablement le travail pour lequel ils sont payés, le médecin insensible aux douleurs de ses patients, l’enseignant qui confond pédagogie et torture, le journaliste qui caresse dans le sens du poil pour plaire à ses maîtres, l’avocat et le juge corrompus à l’extrême, les artistes? mais il y’a fort longtemps que l’art a déserté la maison Algérie, où désormais rien ne djouze  »la yadjouze » .

    L’Algérie est un beau pays, au potentiel extraordinaire, aux richesses inestimables, oui tous ça c’est connu et reconnu et après. Le peuple, , Algérien ,dans sa majorité, qui a choisi la voie de l’obscurantisme s’est refermé sur lui même et ne veut plus se regarder dans le vaste miroir du monde.
    Cependant, Madame HOUFANI BERFAS, le rêve est toujours permis, heureusement d’ailleurs.

    Avec tous mes respects Madame.

    A l’att. modérateur LQA. Prière ne pas censurer au nom de la liberté de s’exprimer.

    ========================================

    Vous n’allez pas monsieur nous apprendre ce qu’est la liberté de s’exprimer. Nous avons assez souffert de cette « liberté d’expression » sélective de ceux qui veulent se substituer au peuple, ce « ghachi » à leurs yeux et en être les tuteurs.
    La Rédaction LQA




    0
  • tacili
    3 janvier 2011 at 23 h 44 min - Reply

    Bonsoir

    Pourquoi certains se tuent a parler des autres? pourquoi ne parlent-ils pas d’eux mêmes, de leurs expériences de citoyens-modèles ? passez nous vos miroirs a qui vous demandez, chaque jour, qui est le plus beau, le plus doux, le plus civilisé au monde.

    Mieux donnez nous votre ADN pour la répliquer et créer cet algérien qui vous rendra votre fierté en votre peuple. Nous injecterons vos gènes dans les utérus des femmes algériennes et dans neuf mois les messies arriveront en force pour sauver le peuple de sa barbarie.

    Un passe temps de type nouveau est entrain de prendre de l’ampleur depuis la célèbre: « je me suis trompé de société », se défouler sur le peuple algérien.

    Mauvaises augures…




    0
  • zehira Houfani Berfas
    3 janvier 2011 at 23 h 54 min - Reply

    Je vois qu’on en vient toujours à la dualité islamiste – démocrate.
    Combien de fois sur ce site, nous avons expliqué que notre mouvement n’a d’autre ambition que de faire converger les forces algériennes, par-delà leurs appartenances idéologiques, religieuses et autres, vers une coalition pour le changement démocratique. Devrions-nous absolument parler d’islamistes (pour musulmans) et laïcs (démocrates)? Personnellement, je pense démocratie en terme de justice sociale et de respect des libertés individuelles et collectives des citoyens. Toutes celles et ceux qui s’inscrivent dans cet objectif n’ont pas besoin de brandir une autre étiquette qu’Algérienne. « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen … Qui ne veut rien faire trouve une excuse. » Proverbe arabe qui dit fort bien notre statu quo.

    @Max, Votre coupe déborde de désespoir et cela m’attriste pour notre jeunesse et m’incite à l’encourager. L’Algérie a besoin d’encadrement;
    l’encadrement a besoin d’hommes;
    les hommes ont besoin d’espoir de courage et de foi en leur pays. Et tout cela relève du possible pour l’Algérie. Pour peu que ses enfants décident que leur fraternité algérienne n’est pas négociable.

    @Kaddour, Vous avez si peu d’estime pour les Algériens, que je n’ai nulle envie d’argumenter votre message, sauf peut-être souligner les fausses idées que vous aviez sur LQA à propos de la censure. Je vous laisse le soin de faire le lien avec vos idées de l’Algérie et de son peuple. Cela m’attriste, croyez-moi.




    0
  • Abdelaziz
    4 janvier 2011 at 9 h 51 min - Reply

    @zehira Houfani Berfas
    Vous dites : « Combien de fois sur ce site, nous avons expliqué que notre mouvement n’a d’autre ambition que de faire converger les forces algériennes, par-delà leurs appartenances idéologiques, religieuses et autres, vers une coalition pour le changement démocratique. »

    Ambitieux et pas très ambitieux à la fois…
    Prétendre concilier ce qui paraît quasi inconciliable est à la limite du surhumain. De quelles forces parlons nous ? … d’une minorité affranchie du poids-retard de l’Histoire ? cette minorité qui peut se prévaloir d’avoir pris à temps le train de la modernité dans sa confrontation à la chose existentielle.
    Où parlons nous de la démocratie des masses qui emporteraient les fondements même d’un jeune état-nation coincé dans sa puberté cicatrisante ? … ces masses fanatisées après avoir été abandonnées, « tbezniss à tous les étages » oblige.

    Tout un dilemme ! Une démocratie sur un terrain fertile ou une démocratie « coûte que coûte » ?
    Le changement pour le changement est voué à l ‘échec. Seule la lucidité d’un projet de société fera tenir la route.

    Vous dites également :« L’Algérie a besoin d’encadrement;
    l’encadrement a besoin d’hommes;
    les hommes ont besoin d’espoir de courage et de foi en leur pays. Et tout cela relève du possible pour l’Algérie. Pour peu que ses enfants décident que leur fraternité algérienne n’est pas négociable. »
    N’abusons pas trop sur la sacralisation du « Mont Algérie » si vous n’y voyez pas trop d’inconvénients et ne passons pas sous silence les convictions des hommes, et des femmes d’ailleurs. Le terme « élite » a été galvaudé en Algérie (la préfabriquée ou artificielle, la corrompue, la vraie mais invisible puisque pas montée…etc.).

    Et si cette « fraternité non négociable » chère à vos yeux passait après « kalla allah kalla errassoul » pour d’autres ?

    Avant d’abréger, le courage se conjugue au féminin… en Algérie.




    0
  • Alilou
    4 janvier 2011 at 13 h 21 min - Reply

    @Lies ASFOUR,

    J’ai lu ton post avec un grand plaisir, un petit rappel historique decoré de franches verites douloureuses.

    Rien ne naitra sans douleurs.

    Ce que vous dites concernant la traitrise de l’assassina du GPRA me rappel une relaton qu’on entame sur du faux, ca ne pourra durer dans le temps et ne pourra engendrer que catastrophe. Partir du mauvais pied, …voila le resultat, rien ne resemble a rien, une algerie travestie, comme une double personnalité, mi-ange-mi-demon… on veut le paradis mais aussi l’enfer, le now and the future, c’est une vrais tchkchouka de mauvais gout qu’est devenu notre nation…

    A moins d’un veritable sursaut du genre Y’EN A MARRE NATIONAL ET INTERNATIONNAL, on continuera d’ecrire ici nos souffrances, nos frustrations et nos reves utopistes de liberté et de dignité…Oh que des mots qui …. ne veulent plus rien dire, creux, vides de sens,

    Personnellement, avec mon BAC moins 18, je ne sais vraiment pas quoi faire pour vraiment mobiliser les algeriens autour d’un vrais projet de societé a force de lire et relir les memes choses… il nous faut une vision nouvelle, un recul serait peut-etre benefique, nous avons trop le nez dedans pour voir l’image globale de notre nation et des algeriens…

    Il est 5heure du matin EST je vias m’allumer une blonde avec du thé SVP… et retourner vers mon cauchemard qui continu.

    Mon seule souhait pour 2011 est que tous les algeriens d’un seul coups puissent retrouver de l’espoire et reprendre confiance en eux… ce sera salutaire, faites comme moi, fumez du thé vous verrez la vie en rose, mais gard aux manques de thé….Hic

    salutations amicales….




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  • BRAHIM
    4 janvier 2011 at 22 h 05 min - Reply

    Hchichaaaaa oh secours, je n’ai rien compris à TV live et je ne me retrouve pas. Quand est-ce qu’on peut écouter le direct on live. Je connais skipe mais je n’arrive jamais à connaître l’heure et le jour exact du direct. Je veux le direct Merci à toi et à LQA.




    0
  • S.LAM
    5 janvier 2011 at 17 h 15 min - Reply

    Madame ZEHIRA,j’ai lu et relu votre contribution et j’en ai sucé sa substantifique moelle , tant elle est magnifique et véhicule des idées intelligentes .
    Cependant, j’ai l’envie d’affirmer presque avec une force regrettable, que la véritable Démocratie ne pourrait naitre dans notre pays voire même dans tous les pays africains. Les occidentaux sont là pour l’empêcher de pénétrer nos territoires. Prenant comme exemple vivant et actuel pour illustrer ce que je viens de dire ci-dessus. Ce qui se passe en Cote d’ Ivoire est un cas d’ingérence caractérisé dans les affaires africaines.Une élection organisée sous pression étrangère alors que ce pays vit un problème de partitions guerrières qui empêche l’exercice de ce scrutin dans plusieurs départements en Cote d’ Ivoire.La commission électorale indépendante a contraint son président de déclarer les résultats en déclarant ALHASSANE OUATTARA vainqueur de cette consultation. Il a été vite reconnu par une communauté internationale fantoche ? Une ONU asservie aux intérêts américains et européens. Une femme sans tête !
    Si j’ai voulu m’en tenir seulement à cet exemple concret, c’est pour dire que les africains ne sont pas encore en mesure de se prendre en charge et régler eux-mêmes leurs différents.
    L’africain n’est pas encore affranchi ! Il n’est pas libre de ses mouvements ni de ses options politiques pour assurer complétement son indépendance. Évidemment, ceci explique cela: les occidentaux sont les seuls grands décideurs ; ils font voter les africains et placent leurs présidents pour se servir ce que de non droit!
    Alors, comment peut-on parler de démocratie dans les pays africains lorsque les régimes totalitaires se succèdent dans nos divers états.




    0
  • S.LAM
    5 janvier 2011 at 17 h 21 min - Reply

    Pardon, Madame.J’ai omis de répondre à la question que vous nous avez posé.
    La démocratie est-elle inaccessible dans notre pays ? Eh bien je vous dis avec beaucoup de regret qu’elle le sera peut être pendant de très longues années malheureusement.La démocratie est une culture, n courage politique qu’il faudrait posséder et après……..




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  • zehira Houfani Berfas
    5 janvier 2011 at 20 h 49 min - Reply

    @S.LAM
    Pour vous répondre, je vous propose de lire mon précédent article « les ravages des dictatures ». Oui, il est vrai que la culture démocratique nous fait défaut, mais elle s’acquière aisément sous un gouvernement intègre. L’exemple du Vénézuela suffit pour montrer qu’il est possible de mettre en échec les ingérences si on a le peuple avec soi. De plus, la politique internationale est en train de changer et c’est à notre faveur, si nous pouvions changer le pouvoir en place à Alger.




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  • Adel
    5 janvier 2011 at 21 h 18 min - Reply

    Il nous arrive souvent de voir certains de nos compatriotes qui interviennent sur LQA remettre en question la démocratie et la rejeter, invoquant pour cela le fait qu’elle n’est pas le produit de notre culture islamique et qu’elle s’accommode fort bien, en Occident, de toutes sortes de dérives, en particulier lorsque ce sont les peuples du tiers-monde qui en font les frais.

    Leurs critiques sont peut-être fondées. J’adhérerais personnellement à toute forme d’organisation de la vie politique, quitte à lui donner un autre nom, qui garantirait ce qui suit :

    – La transparence dans la conduite des affaires publiques : tout citoyen a le droit de savoir comment est dépensé l’argent du contribuable et comment fonctionnent les institutions de l’État. Toute l’information qui s’y rapporte doit être disponible, à tout moment, pour tous. A l’ère de l’internet, cela devient un jeu d’enfant et ne pas rendre cette information disponible traduit une volonté manifeste de tromper les citoyens et de les empêcher de connaître la vérité.

    – L’alternance au pouvoir : les citoyens doivent avoir la possibilité de décider périodiquement (tous les trois à cinq ans, par exemple) et en toute liberté si ceux qui les gouvernent méritent leur confiance ou non.

    – L’indépendance de la Justice : ceux qui détiennent le pouvoir de décision, les riches, les militaires, etc., ne doivent pas avoir la possibilité de donner des ordres aux juges. Ces derniers doivent appliquer la loi de la même manière pour tous.

    – La liberté d’expression : tout citoyen doit pouvoir s’exprimer en toute liberté sur tout ce qui touche aux affaires publiques. Les dirigeants doivent s’adresser régulièrement aux représentants des médias qui leur poseront toutes les questions qui fâchent. La télévision publique doit être ouverte à tous, surtout à eux qui ne sont pas d’accord avec la politique appliquée par les gouvernants.

    On peut très bien concevoir un système qui fonctionnerait sans partis politiques et qui garantirait tout cela. L’histoire du 20ème siècle a cependant montré que toutes les révolutions populaires qui avaient au départ pour objectif de mettre en place un système plus juste que la démocratie parlementaire (bourgeoise) ont fini par devenir des dictatures dans lesquelles les apparatchiks du Parti unique font la pluie et le beau temps et détiennent le pouvoir à vie. Citons pour mémoire les régimes de Staline, Mao, Castro, Kim-Il-Sung, Ceausescu, ainsi que leurs pâles copies dans nos contrées. Sans alternance au pouvoir et sans liberté d’expression, la tyrannie finit par s’installer sans que le peuple ait la possibilité de s’en débarrasser de manière pacifique.

    Il est vrai aussi que les partis politiques ont de plus en plus tendance à devenir des clubs dominés par les puissants et les opportunistes. Mais force est de reconnaitre que, malgré tous ses défauts, la démocratie parlementaire reste le moins mauvais des systèmes politiques qui ont vu le jour à l’époque moderne et celui qui garantit le plus de droits et assure le plus de protection aux simples citoyens. Partout ailleurs, ces derniers sont à la merci d’une classe dirigeante impitoyable, cynique et dépassée, qui infantilise le peuple et fait tout pour le maintenir en état de sujétion afin de conserver le pouvoir.

    Certains de nos compatriotes pensent que l’islam a apporté un système politique supérieur à la démocratie, celui que l’État de Médine avait connu du temps du Prophète (saws) et sous les Khalifes bien guidés. L’application de la chariâa garantissait à chacun ses droits tout en lui prescrivant ses devoirs. La question qui doit être posée est la suivante : ce système assure-t-il la transparence dans la gestion des affaires publiques, l’alternance au pouvoir, l’indépendance de la Justice et la liberté d’expression? Si la réponse est oui, alors c’est un système démocratique, même s’il porte un autre nom. Si, par contre, on commence à dire que le peuple n’est pas en mesure de juger les Sages qui dirigent le pays en appliquant la chariâa, que la liberté d’expression débouche sur la remise en question de l’islam et l’encouragement de l’athéisme, et que le peuple ne peut pas disposer de la souveraineté, car celle-ci appartient à Dieu seul, alors on s’engage sur un terrain glissant et sur une pente qui mène petit à petit et inévitablement à la tyrannie.

    Au 21ème siècle, la démocratie n’est pas un luxe. Comme le travail, le logement, l’électricité, l’eau courante, la médecine, l’instruction, la télévision, l’internet et tant d’autres choses encore, c’est une nécessité. Le peuple algérien la mérite, comme il mérite tous les autres avantages que procure la vie moderne.




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  • Adel
    5 janvier 2011 at 21 h 55 min - Reply

    @S.LAM

    Bonsoir,

    Dire que la communauté internationale, dans son ensemble, est contre les peuples africains et les empêche d’accéder à la démocratie me semble difficile à croire. Lorsqu’en 91, le peuple algérien avait donné la majorité au FIS, est-ce la communauté internationale qui avait annulé les élections ou bien étaient-ce les généraux algériens qui l’avaient fait?

    Les coupables sont connus. Ce ne sont pas les pays occidentaux – même si ces derniers tirent parti de nos erreurs et de nos faiblesses pour assoir leur domination et renforcer leur position -, ce sont des despotes bien de chez nous, hélas.

    Cordialement




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  • slam
    8 janvier 2011 at 13 h 46 min - Reply

    Au camarade ADEL qui m’interpelle au sujet de l’action de la communauté internationale connue sous la dénomination de l’ ONU, je voudrais répondre ceci:
    en effet, suite aux résultats de la parodie d’élections législatives de 1991 où les résultats du scrutin donnaient le fis GRAND GAGNANT,il y eut arret subit du procéssus électoral par l’intervention de la grande Muette, c’est un fait bien établi, je vous l’accorde.Cependant, il ne faut surtout pas croire qu’il n’y eut pas ingérence étrangères dans cette affaire interne d’un pays soit disant souverain.Ce serait une grosse erreur de le croire car , notre ami intervenant , doit comprendre que cet arrêt exécuté par les « généraux  » comme il le dit, a assurément eu son lieu de décision. Je m’offre l’occasion de dire que le jeu de la démocratie et le respect du choix du peuple n’avaient pas été respectés à cette période précitée. Bien évidemment, s’ensuivirent quelques erreurs tactiques soit par naïveté politique ou par excès d’incompréhension du terrain culturel algérien de l’époque, ce qui entraina inéluctablement le pays dans une situation chaotique à ne plus se relever. L’embrasement généralisé eut lieu et l’ ALGÉRIE sombra dans des nuits cauchemardesques avec à la clé des dizaines de milliers de morts et de disparus, alors que l’on pouvait éviter cette catastrophe si un minimum de lucidité politique avait été observé par les acteurs lancés dans la course au KOURSI à cette époque.
    Aussi, je pense sincèrement que nous n’avons pas encore acquis la maturité politique d’un peuple qui sait ce qu’il veut; et pour cela, il ne faut pas s’en offusquer mais plutôt continuer de réfléchir tous ensemble pour sortir notre pays de la crise multidimensionnelle qu’il vit depuis des décennies!
    Salutations militantes à tous les camarades internautes.




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  • Mohammed
    11 janvier 2011 at 15 h 59 min - Reply

    Madame votre question « La democratie en Algerie, est-ce un reve inaccessible ? » . La reponse est oui.
    Pour democratiser un peuple, il faut de vrai partis avec des programmes politiques bien definis. Il faut que les elites qui se trouvent a l’etranger s’investissent dans la politique du pays, avant que la corruption ne demolisse toutes les couches de la societe. Il faut valoriser le travail et non la corruption. Le peuple algerien, colonise pendant bien plus d’un siecle a resiste au mal provoque par la colonisation. Le peuple algerien, libre pendant moins d’un siecle est paralise par la corruption qui vient du haut. Comment peut on parler de democatrie, quand la corruption touche toutes les couches de la societe. On ne choisi pas son maire, ni son prefet, ni son depute , ni les chefs politiques. Le peuple est traite comme des mineurs, de temps en temps la souffrance est telle que ce peuple sorte dans la rue et ravage tout sur son passage comme un animal blesse par son maitre. Puis ce mineur se sent coupable et va se taire pendant plusieurs annees.




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  • KARIM
    14 avril 2013 at 18 h 15 min - Reply

    Malheureusement oui, la démocratie n’est pas compatible avec la religion musulmane, les algériens sont majoritairement musulmans et les quelques individus qui rêvent de démocratie ne sont pas musulmans, les musulmans veulent toujours imposer leurs manières de vivre aux autres, la religion est un choix individuel, cependant eux ne l’entendent pas de cette oreille, car démocratie est synonyme de liberté, hors les femmes n’ont aucun droit et sont mineures à vie, comment voulez vous une démocratie dans un pays où tout le monde juge tout le monde, où le sexe est pervertie, où les hommes sont prioritaires, où on ne peut pas choisir de ne pas avoir de religion sous peine d’être tués ou massacrés, où les votes sont truqués, c’est impossible.

    Je ne suis même pas sûre qu’il s’agisse de réelle démocratie, la démocratie existe déjà pour les hommes, pour les femmes c’est mort il n’y a aucune démocratie, je pense que ce pays est sur pause, il n’avance pas, n’évolue pas et tourne en rond sur des sujets qui n’ont plus aucun sens, parce qu’ils sont irréalistes et irréalisables à cause de la mentalité algérienne, le quand dira t’on, le m’a tu vus, les gens ne s’occupent pas de leurs vies, ils s’occupent de la vie des autres en pensant que c’est un feuilleton télévisé, je pensais qu’on appartenait à Dieu et que seul lui à le droit de nous juger, visiblement nous appartenons plus aux êtres humains qu’au bon Dieu lui même.




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  • Congrès du Changement Démocratique