Édition du
27 March 2017

L’affaire Mohamed Baba Nadjar ou les tirs croisés sur le M’zab

Zineb Azouz

Sans vouloir m’étaler avec des analyses stratégiques savantes et politiciennes sur le drame de Baba Nadjar, je laisse d’ailleurs l’expression politique et citoyenne à ceux qui ont encore l’outrecuidance d’en faire sous le ciel immuable de l’état d’urgence et des tractations périlleuses entre le statu quo et le sur-place, il est néanmoins salutaire, et dans le seul but de sauver la vie d’un compatriote en danger de mort, de bien situer les enjeux pour ne pas se tromper de porte et de déverrouiller un dossier qui semble tomber sous le coup du  boycott.

Lever le voile sur cette affaire va certainement contribuer à mieux comprendre, pourquoi et pour la première fois, un opposant, un militant des droits de l’homme est sacrifié aussi allègrement et dans un mutisme des mieux synchronisés.

Condamné à mort puis à perpétuité pour le meurtre d’un autre militant comme lui, personne ne semble trouver quoi que ce soit à dire dans cette affaire de droit commun paraît il.

On se souvient que lorsque Benchicou a été condamné dans une affaire de délit économique, ce fût une toute autre ambiance ; certes cela n’empêcha pas la vendetta, mais l’arsenal et l’investissement des uns et des autres n’a pas été sans effet.

Je ne voudrais pas revenir sur l’affaire Gharbi non plus, mais est ce que les droits de l’homme chez nous ont aussi des parents pauvres ?

Quand on connaît les accointances, les corrélations et les retours d’ascenseurs entre les appareils des droits de l’homme et ceux des dits partis d’opposition, on se demande bien ce que vaut la vie d’un militant pour son parti politique.

On a ainsi beau essayé d’expliquer ce dessaisissement de l’affaire Baba Nadjar et ces  non-dits trop abjects, il y a là une odeur de revanche, de messe basse et de violons accordés contre toute une fédération et toute une région.

Baba Nadjar condamné à perpétuité par la justice Algérienne semble à priori payer seul le défi de toute une région qui a, contre vents et marrées, décidé de briser le silence, les préjugés qui arrangent tout le monde, les versions folkloriques du pouvoir, l’hypocrisie de notre religiosité de façade et de notre lamentable ministère des affaires religieuses qui s’accordent pour continuer d’ignorer le rite Ibadhite, une région qui a décidé  d’affronter le pouvoir sur place, de dénoncer frontalement la mafia locale qui détruit une ville, une histoire et une communauté Algérienne des plus ancrées, n’épargnant pas jusqu’aux canalisations séculaires qui ont toujours  protégé et irrigué Ghardaïa, en d’autres termes, une région qui vient rappeler haut et fort que nul n’est épargné par la voyoucratie et que Ghardaïa est tout simplement une zone comme toutes les autres, une contrée de non-droit, captive et sous le joug d’un pouvoir illégitime qui  a longtemps entretenu l’idée que le  M’zab était une sorte de réserve « d’indiens », une région carte postale  où tout le monde est très heureux et très riche et où surtout, il ne se passe rien.

Le choix d’affronter, de militer pour les droits de l’homme (qui l’eût cru, on parle de droits de l’homme à Ghardaïa !), de s’exprimer publiquement et d’investir le champ miné de la lutte politique s’est fait via le FFS, le parti d’opposition le plus ancien, le plus respecté et le plus enclavé en même temps.

Pourtant, Ghardaïa va subir un tir croisé et synchronisé et pas seulement en provenance des tenants du pouvoir et de leurs relais habituels et endémiques, Baba Nadjar est ainsi en train de  payer EGALEMENT le prix de la posture courageuse de la fédération du M’zab face à une instance  nationale  du FFS qui ne font pas la différence entre partenaire, compagnon de lutte et rival ou encore subalterne.

Car ceux qui ont cru faire de la décoration ou une extension de vitrine avec les militants de Ghardaïa ont vite vu que sur le terrain, ces militants charismatiques, disciplinés, pieux et modestes ne se laissaient manipuler par personne.

De ce côté ci de l’Algérie, on le savait depuis des siècles, l’allégeance ne se conjugue qu’avec la compétence.

Jusque là nous savions que le FFS était toléré, voir assigné à sa seule région historique, la Kabylie, nous nous doutions bien que cette région ghettoïsée politiquement était le lieu de prédilection, tout près de la capitale, de toutes les manœuvres et les expérimentations macabres, nous savions aussi qu’il y allait de la sureté du pouvoir, pardon je voulais dire de la sureté de l’Etat, de ne jamais laisser ce parti prêcher en dehors des dites frontières, et avoir en effet osé s’aventurer dans une autre zone-chasse gardée comme Ghardaia aurait réellement pu déranger au plus haut point.

On constate par exemple que les schémas appliqués à la Kabylie ont été adaptés à la région du M’zab, provocations, émeutes, manipulation de la dimension identitaire (arabe chaabna et Mozabites) et bien sûr faux représentants de la population mandataires de la mafia locale.

Pour des raisons peut être spécifiques à la région, je dis bien peut être, et stratégiques en même temps dans un sud trop sensible, et malgré les crimes odieux commis en plein mois de Ramadhan, le M’zab n’a pas basculé dans le cycle de la violence pressenti.

Il faut admettre qu’à la différence de la Kabylie, le ou les « Massinissa Guermah » Mozabites n’ont pas été tués dans un local de la gendarmerie, mais l’un brulé vif par des inconnus et l’autre condamné à perpétuité en « bonne et due » forme.

le ou les « Massinissa Guermah » Mozabites n’étaient pas des lycéens « anonymes », mais des citoyens d’un tout autre genre qui activaient pour la défense des droits de l’homme, des citoyens qui n’obéissaient  à aucune typologie officielle et que nul ministre de l’intérieur érudit ne pouvait songer à traiter de voyou.

Pourtant à bien creuser, ce n’est pas seulement la fédération de Ghardaïa qui est en train de voler en éclats, mais tout un parti dont la direction est à l’évidence tronçonnée de sa base la plus efficace et la plus sincère et dont le leader charismatique s’emmure dans un silence  prolongé et énigmatique s’exposant ainsi à toutes les spéculations.

Le silence dont s’entoure la direction du FFS face au supplice de Mohamed Baba Nadjar et qui n’est qu’une inconstance de plus, une dérobade, voir un plaquage pur et simple d’un militant vient lever le couvert sur une crasse orchestrée par des aventureux haineux et revanchards qui confortent et amusent tous les cerbères et les zélés du pouvoir.

Le M’zab qui pensait mener une bataille contre le pouvoir illégitime s’est retrouvé malgré lui sur deux fronts.

La lettre du Docteur Fekhar adressée à Aït Ahmed et restée sans suite allait définitivement lever le couvert sur les doutes, les pudeurs et les hésitations  concernant le FFS officiel, ce dernier et par la voix de son instance nationale a trop vite atteint ses limites, ses seules réponses se sont malheureusement résumées à une cascade d’injures, d’accusations et de menaces.

Entre temps, bien sûr, Baba Nadjar que beaucoup faisaient semblant de défendre est définitivement abandonné.

Heureusement, des voix parmi les militants les plus droits, les plus sérieux, les plus respectés et les plus connues, tous comme par hasard d’ailleurs devenus des Ex du  FFS, se sont exprimés pour nous éclairer et dénoncer la chape de plomb qui entoure ce parti que nul ne veut pourtant ni sacrifier ni salir et que beaucoup, craignant d’être taxés de faire la jeu du pouvoir, n’osaient pas critiquer.

En conclusion,

Si Baba Nadjar venait à mourir, à Dieu ne plaise, le FFS y laissera indéniablement des plumes et bien plus, ce qui ne sera pas sans arranger les affaires de toutes les coalitions pestilentielles.

Si Baba Nadjar obtient la révision de son procès, à l’évidence sans l’aide ni du FFS ni des ligues des droits de l’homme, ces derniers seront également définitivement discrédités et au profit d’une fédération et de militants qui à eux seuls auront incarné la véritable opposition, schéma et concession que malheureusement le pouvoir n’est pas prêt à offrir, du moins pas sans contrepartie.

Une fois de plus ce qui aurait arrangé les deux tirs croisés, c’est le statu quo et l’amnésie, encore une symptomatique typique de la  nature du pouvoir et de ses relations,  mais voilà, Mohamed Baba Nadjar est décidé à aller jusqu’au bout, sa grève de la faim illimitée est entamée et le temps n’est l’allié de personne dans cette affaire.

Le pouvoir  a, une fois de plus fois la main haute et tout à gagner dans cette affaire, et ce,  quelque soit l’issue.

Pour ma part, je me refuse à croire que ce qui reste en Algérie comme forces qui luttent pour les libertés démocratiques et les droits de la personne humaine va continuer à se taire en livrant Baba Nadjar  aux cachots et aux oubliettes.

Constantine, le 31 Décembre 2010

Zineb Azouz.


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22 Commentaires sur cet article

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  • rachid de bouira
    1 janvier 2011 at 0 h 31 min - Reply

    @zineb azouz
    cette contribution me fais croire que seul le ffs peut sauver notre camarade baba nedjar????
    LE FFS restera pour toujours le parti de la population avec ou sans sa direction qui change chaque deux ans et cela grace aux principes de creation du parti en 1963 ,c’est les memes principes du 1er novembre et le congrés de la soumam.
    nous souhaitons justice pour notre camarade baba nedjar el l’annee 2011 sera l’annee de la délivrance in cha allah amine




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  • D B
    1 janvier 2011 at 1 h 08 min - Reply

    Merci pour cet article qui dit les choses comme elles doivent être dites.
    Pour ma part, j’avoue que je suis un peu étonné par l’attitude du FFS officiel.
    Que se passe-t-il dans ce parti qui a su traverser des épisodes particulièrement redoutables ? Pourquoi est-il entré dans une sorte de black-out sur ses activités, sur ses dissensions, sur des dossiers comme celui de Baba Nadjar, et surtout sur ces rumeurs qui circulent au sujet de l’état de santé de Monsieur Aït Ahmed, même au sein des cercles du FFS parmi les plus impliqués et les plus concernés par la vie de ce parti.
    Qu’en est-il en réalité ?
    Les dirigeants du FFS ne vont tout de même pas se comporter comme ce régime qu’ils combattent, en nous cachant des choses sur l’état de santé de leur président.
    Ce serait, si cela se confirme, une prise d’otage.
    Mes amis du FFS, qui me connaissent, et qui connaissent toute la sympathie que j’éprouve pour le FFS, et qui savent toute l’admiration que j’éprouve pour Monsieur Aït Ahmed, savent que j’exprime là une vraie préoccupation. Je ne cherche pas à créer des problèmes au FFS, bien au contraire. Mais qu’on nous dise ce qui se passe dans ce parti qui appartient, non seulement à ses militants, mais aussi à tous les Algériens. Parce qu’il a été le seul, pendant longtemps, à avoir sauvé l’honneur de la nation.
    Voilà, j’ai dit ce que j’avais à dire.
    Deux possibilités maintenant:
    Soit m’ignorer, soit me lyncher.
    Pour ce qui me concerne, dans l’un ou l’autre cas, je continuerai à poser la question. Jusqu’à ce qu’on me réponde, ou jusqu’à ce que Monsieur Aït Ahmed s’exprime. A ce moment là, je me ferais un vrai plaisir de lui présenter mes plus plates excuses. Puisque je serais tellement heureux de le retrouver sain et sauf.




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  • meghress19
    1 janvier 2011 at 8 h 04 min - Reply

    Merci pour cet excellent article.

    Un ex-sympathisant du FFS




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  • rak
    1 janvier 2011 at 12 h 12 min - Reply

    bjr ou bsr chers amis

    avant toutes choses, permettez moi d’ adresser mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2011 a toute la communauté de LQA, lecteurs et equipe redactionnelle ainsi qu’a tout mes compatriotes ou qu’ils soient.
    Puisse 2011 etre pour nous tous et pour notre chere Algerie synonyme de: lehna, sha wesfa.
    ceci etant dit, l’article de Mme azouz m’amene a juste lui rappeler, contrairement a ce que l’on peut penser en lisant sa contribution ou elle concentre ses « critiques » sur le FFS et oublie le vertiatble instigateur de cette hogra qu’elle veut denoncer et a laquelle je m’associe, que ce n’est pas le FFS qui a emprisonné et condamner notre compatriote.
    chere madame, le FFS est le dernier bastion, certes perfectible, d’integrité et d’honneur qui nous reste parmi toute notre « classe politique ».
    pour memoire juste en nous limitant a la tragedie ayant suivi le putch du 11 janvier, le fameux « qui tue qui » de Mr Ait Ahmed a fait plus de degats a l’image des kerchistes qui nous gouvernent que n’importe quel autre action. je ne connais pas exactement les tenants et aboutissants de l’affaire Baba Nedjar, en revanche je sais que les positions du FFS ont ete depuis toujours du coté de la justice est contre la hogra meme quand il s’est agi des islamistes qui sont aux antipodes de ces positions politiques.
    Aussi, connaissant le FFS pour les avoir cotoyé et suivi son parcours depuis longtemps sans jamais etre structuré en son sein, je sais qu’il n’est pas un parti a fermer les yeux devant une hogra, a fortiori quand il s’agit d’un de ces sympathisants ou militant.
    aussi chere madame, plutot que de gaspiller nos energies a nous chercher mutuellement des poux sur nos tetes deja chauves (pour me limiter qu’a ca par descense et respect envers vous et tout ceux qui me liront)
    unissons nos efforts pour abbatre enfin ce regime tyranique qui a spolié le combat de nos ainés et confisqué notre independance sitot acquise: aw aarana gaa wetlegna fe trig et sommes devenue la risée du monde.

    cordialement




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  • Zineb Azouz
    1 janvier 2011 at 13 h 39 min - Reply

    Cher compatriote @rak,

    je suis plus que d’accord de la nécessité d’unir nos forces, et je vous invite à relire mon texte qui n’est motivé que par l’horrible situation que vit Baba Nejar seul.

    Je n’ai jamais cherché à dénigrer le FFS dont je connais le rôle et l’espoir qu’il a toujours insufflé aux Algériens, je pense avoir été très claire là dessus et à plusieurs reprises , mais ce que subit Ghardaia et Baba Nejar est trop grave pour qu’on continue à se jeter des fleurs qui ne porteront jamais de fruits.

    Je n’aspire qu’à voir moi aussi une opposition digne de ce nom, mais force est de constater que nous ne l’avons pas.

    Et lorsque vous dites que ce n’est pas le FFS qui a mis Baba Nejar en prison, vous m’inquiétez presque, qui l’a suggéré ?
    Pourtant et qu’on le veuille ou non les faits concernent et concerneront toujours deux militants du FFS, et ce n’est pas en s’emmurant dans ce silence et ces non-dits qu’on va avancer, il ne s’agit tout de même pas d’un crime familial ?

    Pourquoi ce silence ? Que s’est il passé depuis le procès ?

    Cordialement,
    ZA




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  • D B
    1 janvier 2011 at 14 h 33 min - Reply

    Que mes amis qui expriment un avis contraire m’excusent, mais je trouve ces attaques contre Benjamin Stora tout à fait injustes. Que lui reproche-t-on ? A mon humble avis, et jusqu’à preuve du contraire, cet historien de haut vol a toujours réussi, non seulement à faire son travail d’historien avec une rare compétence, mais il a su, en plus, et bien que ce domaine soit placé sous contrôle, par un régime paranoïaque, à mener à leur terme tous ses travaux, sans se laisser dicter une ligne de conduite.
    Devrons-nous le créditer de péchés inavoués juste parce qu’il est de confession israélite ?
    Franchement, j’aimerais comprendre pourquoi cette montée au créneau contre Monsieur Stora, dont je rappelle, au passage, qu’il est bien de Constantine, et non de Skikda, où une plage porte son nom.

    Correction: En fait, ce commentaire aurait dû être posté dans l’article « Une gifle aux imposteurs… »




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  • Ait Mohand Ouwidir
    1 janvier 2011 at 18 h 07 min - Reply

    Nous « n’attaquons » pas Monsieur Benyamine Stora parce qu’il est de confession…..ISRAILITE !!! Quelle horreur que de « penser » pareille chose ! Vraiment, c’est du n’importe quoi… sincèrement ! Parce que c’est tout simplement IGNOBLE et ODIEUX !

    Bien que je comprenne, toutefois, que lorsque l’on est toujours à court d’arguments nous puissions dire n’importe quoi… Ann tarchou ! Comme on dit si bien chez nous. Mais cela ne m’empêche pas quand même de penser que cela me rappelle bizarrement… la tactique utilisée par BHL et consorts de tous bords qui face à toute contridiction de la part de leurs contradicteurs, traitent immédiatement ces derniers… d’ANTISEMITES !!! Afin de les faire taire ad vitam eternam.

    En d’autres termes, c’est de la CENSURE tout simplement et dans toute son horreur encore avec tout ce qui la sous-tend l’AUTO-CENSURE qui est beaucoup plus pernicieuse ! En somme, la berceuse hypocrite du « Chut… Taisez-vous ! Nous ne voulons voir qu’une seule tête ! » comme dans les régimes dictatoriaux où la pensée unique règne en maître. Pas de pensée contradictoire… à la notre, l’UNIQUE et la SEULE QUI DOIT S’IMPOSER A TOUS ET A TOUT LE MONDE !

    Eh bien, Que Nenni ! On n’attaque pas un homme fût-il « historien » ou « penseur » parce qu’il est de telle ou de telle autre confession… même Juive ! Mais tout simplement et uniquement pour ses écrits tendancieux qui ne sont en fait que de véritables torchons avec lesquel nous sommes en total désaccord, point à la ligne. Et c’est tout à fait dans notre droit que d’avoir une opinion différente mais bien fondée sur nos lectures et nos analyses personnelles autres que celles que ce Monsieur développe…

    Il n’y a point lieu de voir en cela quelqu’autre chmilblik que ce soit à moins de faire du clientilisme gratuit sans nom et donc inavouable et inavoué au bénéfice de cet anus horribilis qu’est ce Monsieur là…

    Car on attaque pas l’Homme en tant qu’individu de par son appartenance à une religion, à une race ou à la couleur de sa peau mais bel et bien et uniquement à ses idées avec tout ce qu’elles véhiculent comme arrières pensées haineuses et vicieuses voire tendancieuses avec tous ses non-dits… Pour cela, je vous renvoie à la lecture des écrits de ce Monsieur sur « LE MATIN » entre autres… pour être pleinement édifié et convaincu.

    A dire vrai, je n’ai absolument RIEN contre ce Monsieur ! Que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam si ce n’est à travers ses écrits que je qualifierais plutôt d’historiettes INCESTUEUSES !!! Sans plus ni moins…

    Pour ma part, je préfère lire et faire beaucoup plus confiance aux écrits de MM.Mohamed Chérif SALHI, Mohamed El Corso, Ait Belkacem Nait BELKACEM et tant d’autres que j’oublie… malheureusement !

    Monsieur Benyamine ne détient pas SEUL le monopole de la connaissance de l’Histoire de l’Algérie ancienne et/ou contemporaine parce que tout simplement nous évoluons DANS, POUR et VERS une société de connaissances. Ces mêmes connaissances que nous devons transmettre et transférer dans toute leur intégralité sans bisouillage… aux futures générations dans la mesure où la réalité réelle plus la réalité virtuelle nous donnent LA REALITE AUGMENTEE ET VOLORISEE du moment de NOTRE REALITE HISTORIQUE !!!

    Fraternellement.




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  • radjef said
    1 janvier 2011 at 18 h 54 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Qui est contre le rassemblement et l’union des forces démocratiques en Algérie ? Est-ce que c’est le peuple qui demande aux partis de cultiver la haine, la suspicion, la vanité, l’exclusion, le racisme, l’ignorance et la cupidité ? Y a-t-il un parti qui avant de prendre une quelconque décision, a sollicité l’avis du peuple ? Par ailleurs y aurait quelqu’un sur ce site qui ne milite pas pour le rassemblement et l’union des élites et des intellectuels ? Si le peuple ne se reconnaît pas dans l’opposition et refuse d’adhérer aux thèses du pouvoir, parce que le peuple refuse qu’on instrumentalise son désarroi, son drame, sa tragédie, son exclusion et ses angoisses, parce que le peuple refuse d’être une marionnette dans un spectacle pseudo démocratique ou les débats ne mènent qu’a reconduire ses fossoyeurs et ses bourreaux au pouvoir, parce que le peuple refuse ce jeu des faux semblants qui ne vise qu’a le domestiquer et castrer sa volonté. Non messieurs, le mal n’est pas dans le peuple ; il dans la démission des élites et dans les fanfaronnades de celles et de ceux qui servent d’alibi démocratique au pouvoir militaire ; ce pouvoir qui gère le pays depuis le 1er novembre 1954 à ce jour. Le peuple n’est pas idiot ; le peuple n’est pas vide de vitalité ; le peuple n’est pas imbécile…Il attend le bon moment pour dire dans langue ce qu’il pense à tout ce beau monde.
    Si les élites étaient unies et sincères dans leur engagement et leur militantisme, est ce qu’on aurait eu une affaire Baba Nadjar, est ce qu’on aurait eu une affaire Maatoub, est ce qu’on aurait eu des phalanges de la mort pour commettre des crimes plus odieux que ceux commis au Rwanda, au Burundi, au Salvador, dans les sentiers lumineux, dans les Balkans et en Europe de l’Est durant la seconde Guerre Mondiale, est qu’on aurait une comptabilité macabre de 200 000 morts et autant de disparus, est ce qu’on aurait eu l’affaire Guermah Massinissa, est qu’on aurait eu ce génocide intellectuel ou nos universitaires se vendent comme des indigènes des temps modernes par des harags hautement protégés ici et ailleurs, est qu’on aurait eu des filles pour servir les connexions pornographiques en Grèce et en Turquie ? Qui a peur de l’union et du rassemblement ? Le pouvoir est-il le seul a profiter de cette situation ? Pourquoi nos élites refusent-elles l’union, sachant que leur dispersion les a désavoué auprès du peuple ?




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  • Tarik Ben Ziad
    1 janvier 2011 at 18 h 57 min - Reply

    Bonjour et Bonne année à tout le monde.
    À mes compatriotes Djamel et Zineb.
    Comme vous le dites le FFS est engagé d’une manière appréciable dans cette affaire.
    Ses militants et sympathisants l’ont prouvé sur le très complexe terrain .
    Il faut savoir que le FFS est un grand parti de part sa maturité politique, sa cohésion et surtout, contrairement à ce que soutiennent d’autres mecontents ou malveillants, de part ses mécanismes de fonctionnements démocratiques. Vous dites que :« Le M’zab qui pensait mener une bataille contre le pouvoir illégitime» comme on parle aussi ainsi des kabyles . Ce conflit ou révolte et déjà étouffé et assimilé comme au combats des citoyens de cette région de Kabylie et donc isolé. Quand on n’a la direction d’un parti comme le FFS ,ou autre parti ,qui est sur la ligne de mire de ce même pouvoir et face à un aussi gros et complexe problème médiatiquement orienté par le pouvoir , on se doit de ne pas réagir au car de tour avec des communiqués chaque fois qu’on éternue à Ghardaïa. Le FFS a été clair depuis le début par apport à ces événements et ses militants ont pris le relaie par la lute sur le terrain.
    Quand à l’état de santé de Mr Ait Ahmed qui est le pilier principale du plus vieux parti de l’opposition, je vais commencer par vous dire que si le temps est venu pour qu’il quitte ce monde, sachez qu’il est du droit des responsables de mettre de leurs coté tous les paramètres pour organiser l’après Ait Ahmed dans ce pays où les loups rodent autour de la bergerie. C’est des affaires internes et d’ordre organique et stratégiques. Comparer cela au back aout autour de l’état de santé de Bouteflika est très tiré par les cheveux. Ce dernier , sans aller dans les details , est avant tout le chef de l’état.
    Bien à vous tous




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  • Adel
    1 janvier 2011 at 19 h 11 min - Reply

    @Ait Mohand Ouwidir

    Bonjour,

    Je suis, tout autant que notre ami DB, curieux d’en savoir plus sur Benjamin Stora, car j’ai lu quelques uns de ses livres et je n’y ai décelé aucun parti-pris, si ce n’est peut-être une certaine sympathie pour Messali Hadj, qui lui vient probablement de ses années de militantisme avec les trotskystes lambertistes.

    Vous nous laissez malheureusement sur notre faim, car vous n’avez donné aucun argument pour étayer votre jugement sur Stora l’historien. Pourriez-vous nous en dire plus?

    Cordialement




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  • Dudesert
    1 janvier 2011 at 21 h 16 min - Reply

    @ Redjef Said Bonne année
    j’apprécie beaucoup tes interventions lesquelles sont de bons diagnostiques. Ce qui est bon pour entreprendre et construire. Mais, ce qui nous manque, a mon sens, c’est la finalité du diagnostique, a savoir préconiser la solution ou les solutions. J’ai constate que la plusieurs des interventions du site se limitent a la critique. Ce qui fait, en fait le jeu du systeme.
    Il est donc urgent de réfléchir a une démarche qui a mon sens devrait viser pour le moment a reduire les risques et les degats.
    je propose pour cette année a ce que le site lance un site dans lequel seront enregistré des idées, des projets et des actions pouvant aider le pays a sortir de la crise. Quitte a ce que ces idées ou ces projets soient reprises par le système. Il s’agit de sauver l’Algérie et si nous pouvons le faire sans juger quiconque.
    L’essentiel est d’engager des réflexions positives et également, nous attendrons un retour d’expérience des Algériens ayant réussi ou ayant échoué, pour assurer un bon partage d’expérience.
    Je crois qu’il faut travailler sur une longue période et répondre par l’intelligence, le calme, la sérénité, le pardon, le sourire et éviter de maintenir un affrontement a la fois réel et virtuel.
    Bonne année a tous le monde




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  • Ait Mohand Ouwidir
    1 janvier 2011 at 22 h 32 min - Reply

    @Adel.

    Bonjour.

    Concernant cet « historien », il y a malheureusement beaucoup à dire et à redire. Toute la thématique de ses « écrits » sur l’Histoire de l’Algérie repose en fait et principalement sur ceci.

    Comment, tout d’abord, créer et semer une suspicion permanente sur la valeur et la portée réelle de la Révolution algérienne ainsi que de ses propres Héros dans leur apport historique et leur volonté de vouloir contribuer à l’écriture d’une des plus glorieuses pages de l’Histoire de l’Humanité.

    Comment cela ? Prenons juste un tout petit exemple concernant l’affaire Melouza où il désigne, trés subtilement et entre les lignes encore… en désignant PRESQUE à la criée que le Chahid feu Colonel AMIROUCHE, Allah Yerrahmou Bi Rahmati Allah, comme un vulgaire égorgeur d’une population « innocente » d’un village tout aussi « innocent » mais pourtant acquis totalement à la France.

    Il ne fût pas le seul, malheureusement. Certains « écrivains » algériens inféodés aux salons parisiens, dont notre William Faulkner » national pour ne pas le nommer, suivirent son raisonnement et son attaque trés subtile sur la question.

    En agissant de la sorte, il diminue du rôle important de notre glorieuse Révolution dont le message était surtout un message de Libération non seulement pour le peuple Algérien mais pour tous les peuples de la planète, y compris la Palestine… C’est comme si que s’il disait aux jeunes algériens d’aujourd’hui, regardez comment vos devanciers, les chefs historiques et valeureux de votre glorieuse Révolution n’étaient en fait que de vulgaires égorgeurs de gorets… afin de mieux les diminuer pour ne pas être fiers de leur passé. C’est une sorte de destruction de l’image sublimale de la Révolution et une destruturation de la personnalité de nos jeunes afin qu’ils n’aient point de repères historiques. Nos « dirigeants » font de même avec nos jeunes, aujourd’hui… malheureusement.

    De plus, l’écriture de l’Histoire, de notre propre Histoire, par ce Monsieur est une écriture de type néocoloniale qui procède de la même veine que celle des historiens des 18 ème. et 19 ème. qui tendaient beaucoup plus à glorifier le fait colonial qu’autre chose ! Sans parler de leur mission
    « civilisatrice »…

    Mais il n’y a pas que cela. D’autres écrits, beaucoup plus importants, sur l’Algérie, les Algériens et la société Algérienne ont été rédigés par ses propres soins et qui tendent tous à la dépersonnalisation de L’ALGERIEN comme si ce personnage recevait des directives bien précises de quelque officine occulte…

    En tous les cas, c’est l’impression qui ressort de toutes mes lectures des écrits de cet homme ainsi que de ses conférences données tant à Alger qu’à Paris auxquelles j’ai pu y assister. Il ne me manque plus que celles qu’il a donné à Tel Aviv, Jérusalem, Haifa et Hébron…

    Cordialement.




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  • Madjid Laribi
    2 janvier 2011 at 0 h 40 min - Reply

    Bonsour Tout le monde,
    Merci pour ce papier Madame Azouz. D’abord sur la forme pour inciter à parler d’avantage du militant Baba Nadjer en précisant qu’il est à la fois militant du FFS et de la ligue des droits de l’Homme. Puis sur le fond en soulevant les méandres de cette condamnation, en défrichant les tenants et les aboutissants de cette affaire sur le plan local, tout en posant la problématique sur le plan politique dans un double cadre national et démocratique.
    Je tiens à vous dire, Madame, que vous ne faites pas de la politique politicienne, mais vous faite de la politique dans toute son éthique (ce qui manque tant de nos jours) et en dehors du périmètre tracé par le pouvoir, ce qui doit être réellement fait pour redonner au politique sa noblesse.
    Pour ce qui est de Stora, il me semble, surtout dans la problématique algérienne, qu’il n y a pas de neutres, il n’y a que des complices. Je préfère de loin la clarté de BHL et de Glucksmann!




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  • Abdelkader
    2 janvier 2011 at 5 h 16 min - Reply

    @Dudesert,

    Une bonne action serai d’éduquer le peuple, à grande échelle. Je demeure à l’étranger et je souhaite revenir un jour pour faire du bénévolat et transmettre ce que je peux comme savoir. Je me rappelle de l’auteur Égyptien « Ahmed Amine » lorsqu’il parlait de « l’université mobile » cette université créée par lui et ses collègues et qui se déplacer chez les paysans et dans les régions éloignées pour éduquer les hommes, les femmes et les enfants.

    C’est une action concrète qu’il faut poser




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  • Laïd DOUANE
    2 janvier 2011 at 10 h 37 min - Reply

    J’ai participé nombre de fois à des grèves de la faim et je sais ce que c’est ; Au 15ème jour on n’est plus maître de soi ; c’est le début de l’enfer sur terre ; on voit rouge et noir et on hallucine à mourir. On se regarde de l’intérieur et on sent son devenir s’éloigner ; on se voit moins que rien. Pour ceux qui n’on jamais goûté de la mort, c’est le moment propice pour la haïr et l’interdire même pour son ennemi ! Si Baba Nedjar est comme moi, c’est-à-dire vulnérable, il doit souffrir seul dans sa prison et doit regretter d’avoir fait de la politique dans un pays où tout marche à l’envers. Il aura à dire que les humais sont tous des monstres, lui qui sait, peut-être, qu’il est innocent !
    Il me fait pitié ce Baba Nedjar ou c’est plutôt moi qui ai pitié de MOI ; J’ai honte de vivre quand des gens meurent dans un climat d’injustice, mais surtout d’indifférence ; Un pays musulman zaâma !
    Je ne suis pas entrain de défendre Baba Nedjar que je ne connais pas ou de dénigrer la justice qui tout de même n’est pas pour rendre un verdict pareil si on ne lui a pas présenté des éléments et des pièces à conviction. Pour autant, il y a un fait nouveau : Baba Nedjar réclame son innocence, donc il sollicite qu’on enquête sur son cas avec toutes les supposition que cela peut impliquer y compris l’aggravation de son cas ; Ce que nous souhaiterions tous, c’est qu’on s’intéresse à lui, et ça sera dans l’intérêt même de la justice et surtout de la crédibilité de l’état sans quoi rien ne marche.
    Comme tous mes compatriotes, nous revendiquons l’accord d’intérêt de l’état à ses citoyens quitte à subir quelques désagréments politiques. Qu’on n’ait pas peur que la chose devienne un précédent, et même dans ce cas, l’état doit se montrer digne de ses missions. Pour l’état justement, c’est une occasion de démontrer qu’il a compris sa vraie raison d’être ; celle de donner la vie, la joie et le bien être, non de condamner, de pousser à la harga et de faire regretter le citoyen d’avoir été algérien ! On veut que l’état prenne l’initiative et agit sans relâche pour que le citoyen reprenne confiance ; un brin de confiance car dans tous le cas, une confiance perdue est une âme perdue !
    Enfin, si le pouvoir algérien était un homme, je lui dirais que l’affaire Baba Nedjar cache des choses et des choses ; pour le prix de son maintien, je le conseillerais de jeter un œil même suspect sur son dossier ; ça lui rapportera, ne serait-ce qu’un peu d’estime. Nous sommes des millions à croire, peut-être naïvement, que Baba Nedjar est innocent. Nous demandons un petit service : une enquête judiciaire qui donnera peut-être de la vie et qui renforcera la justice ! Sinon, qu’on fasse le compte des erreurs !
    Laïd DOUANE




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  • Drabki Laid
    2 janvier 2011 at 13 h 56 min - Reply

    @Laid Douane
    Vous avez la manie ou l’art de tenir la canne par son milieu, qu’il s’agisse des criminels du DRS ou de la justice aux ordres. Même le malheureux Babanadjar n’a pas échappé à votre équilibrisme cérébral. Heureusement, Dieu ne vous a pas donné le pouvoir. Cela me rappelle le discours politique hypocrite des Hamsistes.




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  • Madjid Laribi
    2 janvier 2011 at 14 h 51 min - Reply

    @ Laïd Douane
    Vous dites cher Monsieur,
    « Je ne suis pas entrain de défendre Baba Nedjar que je ne connais pas ou de dénigrer la justice qui tout de même n’est pas pour rendre un verdict pareil si on ne lui a pas présenté des éléments et des pièces à conviction ».
    Vous n’avez aucun droit de traiter Baba Nadjar avec un tel mépris. Comme l’a si bien écrit Drabki, vous avez « l’art et la manière » de le faire! La confusion est une stratégie utilisée par le pouvoir dans sa politique meurtrière contre les algériens. Il ne faut connaitre ni la vérité, ni le mensonge, car l’un et l’autre sont facile à déceler, mais le plus important pour lui est de semer le doute, car dans le doute on oscille entre la vérité et le mensonge sans pouvoir se prononcer, en marquant toujours la vérité d’un doute qui ne la lâchera jamais.
    C’est une stratégie destinée notamment aux étrangers !
    Comment osez-vous parler d’une justice dans un système tenu aux ordres par une poignée de généraux, dans un système où les pouvoirs ne sont pas séparés !
    J’ai assisté dans le cadre de mon travail à des milliers d’affaires criminelles. Je vous cite deux affaires banales et anonymes, sans parler ni de Merbah, ni de Matoub, ni de Hachani, ni de Boudiaf…
    Un citoyen de Boumerdes, comparu devant le tribunal criminel près la cour de Tizi-Ouzou dans le cadre du terrorisme. La personne en question avait tué des personnes de son village et il y a eu des témoins, parents des victimes qui avaient assisté aux assassinats, au procès. il y a avait même un jeune qu’il avait sodomisé avec la force en pointant son arme sur lui. Mais il a suffit que cet individu ait déclaré devant le tribunal, cela se passe en 1997, qu’il aurait entendu Hassen Hattab discuter au téléphone avec ben Laden, je présume là que c’est le deal qu’il aurait passé avec les services de sécurité dans le cas il ne fait pas partie d’eux, pour que les juges ne le condamnent qu’à la période passée en détention préventive.
    L’autre cas est un médecin qui a été accusé d’avoir soigné des gens armés. En fait, le médecin a été arrêté pour des motifs politiques. Malgré que le dossier était vide, le juge et ses deux acsesseurs, ont voulu le condamné à plusieurs années de prison. Je vous parle de ce qui se passe lorsque les juges se sont retirés pour délibérer et je connais les minutes de cette séances. En résumé , ce jour là , les deux membres du jurry étaient des militants du FFS et vu l’injustice qui pesait sur le médecin, ils avaient menacé le juge de sortir et de rendre l’affaire publique. Cela à pousser le juge à revoir sa copie.
    Monsieur, de quels preuves vous parlez lorsqu’on sait que le DRS peut en fabriquer des tonnes?




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  • Laïd DOUANE
    2 janvier 2011 at 17 h 37 min - Reply

    @Madjid Laribi
    En effet cher monsieur, et c’est peu valable pour Drabki Laïd
    Je ne défends pas Baba Nadjar en tant que tel, je défends l’homme qu’il est. Je ne dénigre pas non plus l’instance judiciaire qui a siégé et qui a rendu son verdict publiquement ; ce serait absurde de ma part. C’est ma façon et c’est ma tenue morale dans des circonstances ambiguës comme celle qui entourent cette affaire. Dans cette affaire où mort d’homme il y a, je m’interdis tout jugement alors que j’ignore les faits. Or je n’ai pas eu la chance de feuilleter le dossier qui instruit cette affaire. Je ne connais pas ses dessous même si Baba Nadjar est bel et bien un militant d’un parti respectable qui est le FFS et qu’il est un militant des droits de l’homme. Sinon que dire de la victime assassinée par je ne sais qui ? Je crois que cette affaire a comme idée principale l’assassinat d’un homme ! C’est pour cela que je m’abstiens de dénigrer une instance judiciaire qui je le répète ne peut pas, normalement, rendre un verdict aussi sévère s’il elle ne détenait pas quelque chose de solide, même s’il est faux. Et le mot est lâché ; ça peut être du faux comme c’est le cas en permanence dans notre pays depuis des lustres !
    Je persiste et signe ; je défends l’homme et l’idée, et je me permets de dénigrer les commanditaires. Et à défaut d’en connaître au moins un, je me rabats sur les responsables directs de ce pays. C’est ce que j’ai essayé de faire dans mon intervention laquelle voulait être un appel justement à se pencher sur le sort d’un homme qui risque de mourir et dont la mort risque de laisser des séquelles impossibles à soigner. J’ai voulu dire à ceux qui nous lisent et qui peuvent faire quelque chose, que Baba Nadjar dans cette affaire s’est transformé à travers nous tous en plusieurs Baba Nadjar.
    Allons monsieur Madjid Laribi, vous êtes sûr que c’est à moi que vous vouliez vous adresser ? Dites-moi que c’est un canular et que vous plaisantiez, et encore, ce n’est nullement le moment ! Sinon, où est-ce que j’ai « traité Baba Nadjar avec mépris » ? Je serais donc une fripouille ! Non ! Je préfère vous accuser vous-même de ne savoir pas lire comme ces premiers de la récréation qui comprennent tout à l’arraché et qui, quand même, occupent des postes prépondérants en haut de la sphère politique. Au lieu de gagner du temps et vous attaquer directement au mal et à la fabrique de nos malheurs, vous vous attaquez franchement au malheureux Laïd DOUANE qui n’a que des larmes à verser, et encore, car ses yeux sont taries depuis longtemps ! Et ce n’est pas l’envie qui me manque, puisque moi aussi je suis un Baba Nadjar, je suis malheureux de me rendre compte que ça ne sert à rien de pleurer dans ce pays !
    D’un coup je me sens comme une boule de colère bleue en vous lisant raconter ces galéjades ; Vous osez avouer et dire « J’ai assisté dans le cadre de mon travail à des milliers d’affaires criminelles. Je vous cite deux affaires banales… » Et mon Dieu ! C’est vraiment banal ce que vous avez vu « dans le cadre de votre travail » et vous continuez à vivre !! Quel culot, mais quelle bravoure ! C’est justement ce que j’ai pensé en pensant à Baba Nadjar ; Pendant le procès il y a eu quand même des gens comme vous qui « ont assisté dans le cadre de leur travail mais qui n’ont rien dit.. ». En écrivant chacun de son côté, il est for possible qu’ils parlent aujourd’hui pour dire que Baba Nadjar est innocent ! Mais espérons que Baba Nadjar tienne le coup et d’arrêter sa grève de la faim qui pourrait être instrumentalisé par ces gens qui « assistent dans le cadre de leur travail.. » !
    En fait, mon cher monsieur, moi si je commençais à vous raconter ce qui m’est arrivé à moi et ce que j’ai vu, non pas dans le cadre de mon travail, car moi je ne me serais jamais tu, vous seriez tout juste FOU ! Pourtant, je reste zen et fais la différence entre l’appareil judiciaire et le juge, entre la victime de la magouille comme moi et Baba Nadjar et VOUS qui avez « assisté dans le cadre de votre travail à des milliers d’affaires criminelles.. ». Je reste zen parce que je suis la victime mais j’ai toujours peur de ces gens qui ont « assisté dans le cadre de votre travail à des milliers d’affaires criminelles.. ».
    En fait j’ai envie de pleurer, vrai de vrai ! J’ai mal..
    Laïd DOUANE




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  • Madjid Laribi
    2 janvier 2011 at 19 h 29 min - Reply

    @ Laid Douane

    Cher ami,

    Je ne connais pas qui est Laid Douane et loin de moi l’idée de juger des personnes dont je ne connais ni le profil ni l’itinéraire. Je ne fais que répondre à vos écris lesquels viennent justement semer la confusion dans ce qui arrive au camarade Baba Nadjar. Comme je l’ai dis au sujet de Stora, je le redis au sujet de vos écris et que j’emprunte à Maitre Ali Yahia : « il n y a pas de neutres, il n y a que des complices » et comme disait Napoléon « on peut tout faire avec une baïonnette sauf …. » . Votre dernier écrit me réconforte dans mon analyse et je persiste à dire que vous cherchez à semer la confusion et le doute dans l’affaire Baba Nadjar.
    Vous vous contentez du procès et du dossier instruit par une justice aux ordres pour tirer vos conclusions, et venir nous déclarer tout honte bue que Baba Nadjer est peut être un assassin et que le juge avait raison de le condamner à mort parce que le dossier fabriqué qu’il avait entre les mains le confirme. Vous prenez les gens pour qui Monsieur Douane ?
    Par contre, vous omettez délibérément et arbitrairement de situer cette affaire dans son contexte ; dans quelles circonstances Baba Nadjar a été accusé ; et pourquoi quelqu’un de Ghardia et pourquoi à ce moment là. En répondant à toutes ses questions, vous trouverez le mobile comme disait Edgar Poe. C’est justement ce mobile là, qui est fondamentalement politique, qui consiste à faire taire une région qui se rebelle, qui a poussé la police politique à cibler un militant de Ghardia et peut être si ce n’était pas lui, ce aurait été quelqu’un d’autre de son entourage militant.
    Par ailleurs, je vous rassure cher monsieur, que je n’occupe aucun poste politique ou pas dans les hautes sphères comme vous l’insinuez. Je ne suis que ce montagnard de Kabylie, fils de paysan, qui se réclame toujours de la paysannerie.
    En fin, vous dites que vous avez mal, alors prenez de l’aspirine !




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  • radjef said
    2 janvier 2011 at 20 h 13 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Camarade Zineb, bonsoir. L’affaire Baba Nadjar nous a toutes et tous ému. L’injustice dont il est victime ne peut laisser un militant sincère sans manifester sa solidarité et ses vives inquiétudes. D’autant plus cette injustice s’est accompagnée d’un silence médiatique complice et criminel. Qu’aurait été la réaction de notre presse bien pensante si le fils d’Ahmed Fettani ou celui de Omar Belhouchet avait été arrêté et condamné arbitrairement à de lourdes peines de prisons ? Qu’aurait été la réaction de la presse et des milieux politiques algériens si on avait infligé une telle peine au fils de Said Saadi ?
    Chers camarades, soutenir le jeune Baba Nadjar n’est pas une conspiration contre l’opposition. C’est un acte profondément patriotique et citoyen. Exhorter l’opposition a plus de présence sur le terrain, n’est pas une trahison ou un complot visant à destituer quiconque de son poste de dirigeant. Comment peut-on nous acquitter de notre devoir moral de militant, de citoyen oeuvrant pour le rétablissement de l’ordre politique et intellectuel, de patriote soucieux de bâtir des institutions bien établies au service du peuple, si nous refusons de soutenir les faibles, de dire la vérité et de militer pour le rassemblement de nos rangs. Un militant, ce n’est pas avoir des prétentions démesurées. Un militant ce n’est pas celui qui entretient le mystère, qui favorise le mensonge, la suspicion et la fitna. Un militant ce n’est pas celui qui parle tout le temps de complot, de trahison, qui imbibe son entourage et ses compagnons de haine et de colère, qui titille les veilles haines raciales et qui refuse la clarté et la transparence. Un militant n’est pas celui qui invente des ennemis fictifs pour maquiller ses ambitions personnelles.
    Chers camarades, un militant c’est celui qui bravant les interdits de la junte et de l’état d’urgence, se met au service de la vérité. Un militant c’est celui qui sait faire aimer au peuple la science, le savoir, la paix, la solidarité et le sacrifice pour le bien de la majorité. Un militant c’est celui qui sacrifie ses propres ambitions pour armer le peuples de grandes convictions patriotiques et citoyennes contre lesquelles la junte ne peut rien entreprendre.
    D’ici, de cette tribune, je pose cette terrible question : que peut valoir l’opposition sans Hocine Ait Ahmed et sans le rassemblement et l’union de toutes les élites du pays ? Car le temps finira bien par nous la poser dans un futur proche. Quel combat democratique peut-on entamer alors que nos rangs sont dispersés et a la portée de nos fossoyeurs ? Les vrais loups ce ne sont pas ceux qui appellent à l’union et à la solidarité. Les vrais loups sont ceux qui appellent à la fitna, à l’excommunication, à l’exclusion de leurs camarades, de l’intelligence, de l’art et du talent. Une fois de plus, l’affaire Baba Nadjar doit nous unir et non nous disperser et nous diviser. C’est le plus grand soutien qu’on peut lui apporter.




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  • Zineb Azouz
    2 janvier 2011 at 22 h 35 min - Reply

    Merci Si Majid Laribi de continuer à nous rappeler et à nous ramener à l’essentiel.

    La condamnation de Baba Nejar, il faut le dire haut et fort est éminemment et indiscutablement POLITIQUE !

    Il faut situer les enjeux et les priorités et ne surtout pas tomber, ni dans l’humanitaire version-charité ni dans la technicité juridico- ridicule dans un pays où la constitution et les institutions sont des torchons et des vitrines budgétivores.

    Je n’ai délibérément pas voulu donner les détails hallucinants des simulacres de procès de Mohamed Baba Nejar tout comme je n’ai pas voulu parler des cris et des larmes versées à Médéa.

    Baba Nejar est INNOCENT, il risque de mourir pour un crime qu’il n’aurait jamais pu commettre, un crime sur lequel personne ne veut se pencher, car pour la première fois on lynche et on brûle vif un militant sur la place publique et pour parfaire l’horreur on accuse et on condamne celui qui a sans doute échappé à une mort certaine, du DEUX EN UN !
    Ce fait est tellement grave et tellement traumatisant que la majorité s’est réfugiée dans les relais du subconscient, les bas instincts de survie poilitico-idéologique et bien sûr les pieds à terre et les refuges habituels que le pouvoir offre dans ces cas, à savoir des cures de silence, de querelles soit disant internes et surtout l’occasion de distiller le venin du DOUTE sur la non-culpabilité de Baba Nejar.

    Merci à Rajef pour cette intervention dense et intense qui nous rappelle combien il est salutaire d’être unis pour défendre Babaj Nejar dont le supplice ne mérite pas d’être un sujet de discorde.

    Cordialement,
    ZA




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  • radjef said
    4 janvier 2011 at 20 h 10 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. A la lumière du calvaire que vivent le jeune Baba Nadjar et la région du M’zab, je suis tenté de dire que ce n’est pas le DRS qui entretient la médiocrité au sein de l’opposition, le bellicisme et la soumission de la presse ; c’est l’opposition qui refuse d’assumer ses responsabilités et la presse qui poursuit avec zèle et audace son œuvre de corruption de la vérité, qui entretiennent le DRS et d’une façon générale le pouvoir en place depuis plus d’un demi siècle. Pourquoi le nom de Baba Nadjar est-il banni dans la presse algérienne ? Est-il coupable ? Cette presse qui a inventé « la sale guerre » et justifié la mort et la disparition de plus de 250000 mille algériennes et algériens, a la possibilité en faisant toute la lumière sur l’affaire Baba Nadjar , de nous faire oublier ses lâchetés. Pourquoi ne le fait-elle pas ? De quoi a-t-elle peur ? Est-elle complice dans ce mensonge contre Baba Nadjar, et par ricochet contre Dr Fekhar ? Pourquoi ce silence ? Pourquoi la presse algérienne sponsorise t-elle une organisation criminelle créé par les services secrets britanniques et américains en l’occurrence Al Qaeda ? La presse algérienne sait-elle au moins que 8 algériens sur 10 ne croient pas à la thèse d’Al Qaeda et estiment que le terrorisme est l’œuvre de l’armée algérienne qui fait la prostituée pour le compte des multinationales, la haute finance et la grosse industrie militaire ? Pourquoi parler des pirates somaliens et non de l’affaire de Baba Nadjar ? En quoi parler sur les pirates somaliens peut-il éclairer le peuple algérien sur son avenir et montrer la soumission de la justice à un pouvoir occulte, oui occulte, parce que le peuple ne connaît rien de ses dirigeants ? Messieurs et dames de la presse, vous aurez sur la conscience la mort d’un innocent, non pas parce que vous êtes complices d’un pouvoir criminel, mais parce que vous êtes la face cachée du pouvoir réel, celui qui nous a spolié de notre dignité, de notre citoyenneté et de notre souveraineté.




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  • Congrès du Changement Démocratique