Édition du
24 July 2017

L’année 2011 apportera-t-elle une ouverture et un espoir de changement positif?

Adel H.

Voilà un pays, l’Algérie, où il y a tant à faire et à construire, où il y a de l’argent, mais où le marasme est général. Ce matin encore, El-Watan parle à la une d’une crise du pain (!) qui pointe à l’horizon. Après le lait, le manque de liquidités dans les bureaux de poste et les faux billets de 1000 dinars, voilà encore la pénurie de pain qui arrive.

Le terrorisme et l’insécurité, le chômage, la crise de logement, la mauvaise qualité de l’éducation et l’état de délabrement des hôpitaux, la bureaucratie et les tracasseries administratives, l’insalubrité et l’absence d’hygiène, le manque de civisme et l’agressivité ambiante, l’intolérance, le non-respect du code de la route et des lois en général, les trafics en tout genre, etc., etc. : la liste des maux dont souffre notre pays est tellement longue qu’on risque de mourir de désespoir avant de l’avoir terminée.

En face, une classe politique autiste, arrogante, enfermée dans ses bassesses et ses combines, ou, au mieux, prisonnière d’une vision dépassée de la société algérienne. Partout, règne l’esprit de rapine, enveloppé dans un discours politique tellement creux que même un enfant de dix ans n’y croirait pas. Tout le monde ment en permanence et cache la poussière sous le tapis. Ceux qui tiennent les rênes du pays et ceux qui forment leur cour ressemblent de plus en plus aux européens de l’Algérie de l’époque coloniale, enfermés dans leur petit monde confortable, incapables de voir l’immense misère qui les entourait, jusqu’au jour où ils n’eurent d’autre choix que de fuir précipitamment en n’emportant que quelques valises.

L’inconscience de cette classe politique et son incapacité à donner aux Algériennes et aux Algériens des raisons d’espérer, à l’orée de la nouvelle année, est proprement incompréhensible. Tant de trahison laisse perplexe, en effet. La compromission et la profonde implication des uns et des autres dans la vaste opération de dépeçage de notre pays, qui devient de jour en jour plus apparente, donnant lieu à une prédation à ciel ouvert, sont certainement les seules raisons à même d’expliquer l‘absence totale d’initiatives positives. La seule préoccupation de tout le sérail politique est la survie du système et l’assurance d’opérer une transition en douceur une fois boutef devenu incapable de servir d’épouvantail.

Les différents clans échafaudent leurs plans et l’intrigue et le complot sont les seuls méthodes que les parrains connaissent. Chacun essaie de placer ses hommes et de grignoter un peu plus de terres à l’adversaire. Tels les féodaux des siècles passés, ils se constituent une vaste clientèle qui leur servira de relais et de point d’appui pour se maintenir au sommet. La meute n’a d’yeux que pour la main qui distribue la nourriture. Et le peuple dans tout ça? Maintenu plus que jamais dans un état d’hébétude (le lait, le pain, les billets de 1000 dinars, le terrorisme, etc.), il n’a plus d’énergie pour réagir. De toutes manières, en l’absence de leaders éclairer qui proposent des alternatives crédibles, la population – lycéens, fonctionnaires aux salaires misérables, jeunesse désœuvrée issue des couches les plus défavorisées – ne peut que manifester périodiquement sa colère et son ras-le-bol en faisant grève ou en brûlant des pneus et en bloquant les routes.

Les dysfonctionnements deviennent de plus en plus nombreux et les brèches de plus en plus difficiles à colmater. Le navire prend eau de toutes parts. Les harraga ont déjà donné le signal du sauve-qui-peut avant la déflagration et l’embrasement général. Mais cela n’a pas l’air d’inquiéter outre mesure ces messieurs les hauts-perchés qui ne pensent qu’à la prochaine «élection» présidentielle avec son corollaire, le partage de la rente. Tu prends Sonatrach mais tu ne t’approches pas des contrats d’armement, du trafic de drogue et de cigarettes. A chacun son territoire et la paix régnera. Cela s’appelle la loi de la mafia.

Le pays a besoin de prendre un nouveau départ. A la fin de la deuxième guerre mondiale, la France avait élu une Assemblée Constituante et était repartie sur le bon pied, oubliant l’humiliation de la défaite de juin 40 et la collaboration avec les nazis. C’est là la seule voie qui mène au salut pour un pays qui a connu une longue période d’agonie et de profondes divisions, ce que notre pays endure depuis vingt ans. Vingt années de violence et de perversion de toutes les valeurs ont mis le pays à genoux et il ne tient encore que par la grâce de la rente pétrolière qui, depuis que le pétrole a dépassé le seuil des 50 dollars, génère des revenus faramineux. Ceux qui, tirant parti du climat de violence et d’insécurité généralisée qui s’est installé dans le pays après le putsch de janvier 92, ont bâti des fortunes colossales et ont tout fait pour maintenir le pays sous leur coupe, prétextant de la menace intégriste qui risquerait, selon eux, de ramener le pays au Moyen-âge, ne sont en fait que des criminels, prêts à sacrifier une partie de la population pour conserver leurs privilèges. Avec des forces de sécurité en surnombre et une police politique omniprésente sur le tout le territoire et dans toutes les institutions, ils ne craignent personne. Les puissances occidentales, la France et les USA en tête, intéressées par la seule sécurisation des sources d’approvisionnement en hydrocarbures et le marché algérien, où les contrats – et les commissions qui vont avec – atteignent des montants mirobolants, détournent le regard et font semblant de ne pas voir les souffrances quotidiennes de 35 millions d’Algériens. Les dirigeants du complexe militaro-financier qui règnent sur les hautes sphères dans ces pays n’ont, quant à eux, aucun état d’âme et le bonheur du peuple algérien est le dernier de leurs soucis.

L’année 2011 apportera-t-elle une ouverture et un espoir de changement positif? Les quelques hommes issus du système, mais qui n’ont pas vendu leur âme au diable – les Hamrouche, Benflis, Benbitour, etc. – auront-ils un sursaut de patriotisme et uniront-ils enfin leurs voix pour commencer à parler de l’avenir de tous les Algériens? Les leaders de l’opposition comprendront-ils enfin que la seule arme efficace contre le pouvoir tyrannique et prédateur est l’union de leurs forces et le dialogue sincère entre les différentes composantes de cette opposition – nationalistes, islamistes, sociaux-démocrates, communistes, etc. – afin de mobiliser la population autour d’un seul mot d’ordre : l’Assemblée Constituante qui permettra d’ouvrir une nouvelle ère dans notre pays, celle de la démocratie et de l’État de droit? Nous l’espérons de tout cœur. Ce serait le plus beau cadeau que les élites algériennes non encore atteintes par la gangrène offriraient à leur peuple.


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18 Commentaires sur cet article

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  • Aberrahmane
    31 décembre 2010 at 15 h 35 min - Reply

    J’ai lu avec délectation cet article bien ficelé et qui dresse un bilan éel et actuel de la situation politique et des contraintes qui l’entourent inévitablement. Malheureusement le désappointement était au rdv à la fin par la découverte de noms de personnes ayant participé de très prés (trop certainement) à la pérénnité de ce même système. Ils auraient dû s’opposer avant, maintenant, nous attendons des hommes nouveaux qui n’ont pas besoin de se refaire une virginité politique en s’attaquant à un système dont ils sont, comme vous dites tous issus!
    Les compétences algériennes existent, il faut les chercher ailleurs que dans la tanière!




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  • Zineb Azouz
    31 décembre 2010 at 17 h 45 min - Reply

    Cher Adel,
    Mes vœux les plus sincères pour 2011, à vous et tous les lecteurs de LQA.

    Malheureusement, concernant le changement dans ce pays, nous en sommes toujours à la phase des espérances, pour ne pas dire des phantasmes et des délires.

    Sauf votre respect, et dieu sait que je vous respecte, croyez vous vraiment que les Hamrouche, Benflis, Benbitour & Co soient concernés par le changement tant espéré ?

    Le changement ne viendra que de ceux, d’abord, qui ont toujours vécu parmi nous et comme nous, de ceux qui ont décidé d’en découdre avec le système, ses valeurs, ses salons, ses plages, ses gradés, ses passeports, ses laisser passer, ses intermédiaires, ses fêtes, ses versions de l’histoire et tout ce qui fait que tous, sans exception, et malgré leurs étoffes, et sans doute leurs bonnes manières relatives, sont et resteront viscéralement et pathologiquement liés aux appareils du pouvoir qui les a fait et façonnés.

    En découdre avec le système, ce n’est pas se retirer pour un temps des écrans de l’Entv avec les pactoles versés à chaque fois que l’un de ceux que vous citez ou d’autres que vous ne citez pas, vient faire de la figuration lors de mascarades électorales, de parades au Saint Georges ou encore de défilés à El mouradia.

    Non Si Adel, si 2011 devait véhiculer le moindre espoir, c’est du côté des chômeurs de Ouargla et l’Aghouat qu’il faut prospecter, du côté de Beber à Khenchela où Baba Nejar est en train de crever à 700 km du M’zab, du côté des anonymes qui souffrent et ne peuvent même pas se payer le luxe d’une connexion ou d’une réflexion.

    Franchement les BC BG qui nous sortent tantôt leurs côté »Ouled Ness » tantôt leurs diplômes canadiens payés par les bourses Sonatrach, tantôt leurs cartes d’experts obtenues à la même grande école où Rab Rab donne des conférences, tantôt leurs carte d’anciens Moujahid, je dis personnellement Basta, Rabarkat, Bezzaf Alina.

    Les bonnes consciences qui, pas une fois ne se sont senties concernées par les crimes, les délits économiques, les déportations, les disparitions forcés, le trésor du FLN en Suisse et j’en passe, feraient mieux d’aller carrément s’offrir aux militaires, c’est toujours mieux que le statut d’assimilé ou de Harki.

    Cordialement,
    ZA




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  • D B
    31 décembre 2010 at 20 h 27 min - Reply

    Une expression très forte que celle de « classe politique autiste ». Car c’est réellement le cas, mon cher Adel. J’ai connu des « personnalités » qui font partie de cette catégorie de la population, si j’ose dire. Dans leur infinie candeur, et dleur intime conviction, ils sont assurés qu’ils n’ont rien fait de mal, en assurant l’avenir de leurs arrières petits-enfants, que la populace est trop ingrate à leur endroit, eux qui sacrifient leur vie pour lui assurer la subsistance. Vrai de chez vrai! Ils ne se mentent pas à eux-mêmes, ils dorment la conscience tranquille, et pour ceux parmi eux qui pratiquent la religion, ils font leurs prières et leur pélerinage à la Mecque avec une vraie conviction, et des larmes dans les yeux. Je suis sûr que Toupic et feu S.Lamari, quand ils faisaient leurs hadjs à répétitions, pensaient sincèrement qu’ils étaient parmi les meilleurs des hommes. Et il y a de quoi en arriver là, lorsqu’on observe la foule nombreuse de leurs chiyatines, qui les entoure d’une oppressante sollicitude, et qui leur répète à l’envi qu’ils ssont des anges, que l’Algérie deviendrait un enfer sans eux et tutti quanti.
    Histoire vraie:
    Un jour un général, que j’ai connu personnellement, tomba légèrement malade. Son medecin lui prescrivit des examens à faire à l’hôpital de Ain Ennaadja. Le séjour devait durer au maximum deux jours. Mais aussitôt admis, dans une chambre luxueuse de l’hopital, ne voilà-t-il pas que le général voit débarquer des dizaines de « visiteurs » accourus de sa région natale. Le service était plein à craquer, et le personnel avait du mal à bouger, tant la foule était dense. Le comble était que toutes ces personnes bien intentionnées, qui venaient de faire 500 km, pour venir pleurer à chaudes larmes leur cher général, avaient ramené des cadeaux, du miel, et même des tapis. Le général excédé, et presque honteux, signifia sans détour aux « cousins » qui le pleuraient à chaudes larmes, alors qu’il avait bien meilleure santé qu’eux, qu’ils le mettaient dans la gêne, et même qu’ils lui cassaient les pieds. Et il leur ordonna d’aller se faire voir ailleurs. Mais aussitôt partis, ces gens étaient remplacés par d’autres qui venaient d’arriver. Le professeur qui dirigeait le service, qui avait l’habitude de ce genre de pratiques, rassura le Général, et tenta de gérer la situation.
    Mais notre général, trop honteux de voir ainsi ses cousins grouiller dans tout l’hôpital, décida d’aller faire ses examens à Paris.
    Et il laissa la consigne à toute sa famille de ne le dire à personne. Il avait peur que même à Paris, ses « cousins » ne viennent lui marquer leur affection.
    Ce fut pourtant ce qui arriva. A peine était-il admis dans un hôpital parisien qu’une foule de « cousins » fit son apparition dans le service. Fort heureusement, cette foule, qui s’était un tant soit peu parisianisée, était venue avec des fleurs et du chocolat de chez Fauchon.
    Et le général avait beau leur montrer son agacement, ils n’en démordirent pas, et continuèrent à hanter le service jusqu’à son départ.

    Je vous épargne l’histoire inverse d’un pauvre malheureux, qui était tombé très malade, dans la ville même de ce général, et que personne de ses « cousins » ne visita, ni n’accompagna à sa dernière demeure, où il fut jeté dans le trou par des inconnus qui l’enterrèrent en 05 minutes.

    Mais en me mettant à la place de ce général et de la sollicitude envahissante dont il a toujours été l’objet, je comprends qu’il puisse perdre toute faculté de jugement. J’ai observé avec quelle morgue il parlait aux gens, comment il les regardait de haut, et comment eux lui rendaient de paroles douces, de regards humides, de nuques penchées, et de sourires sucrés.

    Et c’est ainsi pour toute la nomenklatura. Et c’est ainsi qu’on fabrique des classes politiques autistes.




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  • Résigné
    31 décembre 2010 at 20 h 57 min - Reply

    Bonne année 2011 à tout ceux qui animent cet espace de liberté et d’émancipation du peuple algérien qui est LQA




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  • Hamma
    31 décembre 2010 at 21 h 40 min - Reply

    Le changement viendra sûrment quand le temps des vaches grasses aura cessé d’être dans ce pays.

    Bonne et heureuse année à la famille LQA.




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  • Liès
    31 décembre 2010 at 22 h 38 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    @ Adel, bonjour.

    Comme d’habitude, je ne peux qu’admirer votre style narratif, mais aussi votre bonne foi même si quelque part je ne partage pas toujours avec vous la même lecture des causes et des effets de la crise algérienne.
    Et c’est tant mieux me diriez vous, chose à laquelle j’en conviens pleinement, étant entendu que cela est bon pour la démocratie et la vitalité sociale.

    Mais nous partageons ensemble, l’essentiel et l’important : le souhait commun de voir notre patrie prospère, apaisée, respectée dans le monde et devenir un havre de paix pour le citoyen.

    Vous avez-vous-même, un jour, posé cette question lancinante: ‘’Que faire?’’ Pour rendre réalisable le changement positif.

    Depuis ce cri de cœur, nous sommes toujours dans la même situation par la faute d’un système figé et sclérosé qui est déterminé à ne pas changer. D’ailleurs en est-il capable?

    Moi, comme à mon habitude, je ne clos jamais mon commentaire sans proposer quelque chose, même si ça pourrait ressembler a des utopies.

    Mais je continue à persévérer; peut-être qu’un jour mes propositions trouveront preneur et fleuriront après être passées par un flétrissement lent et désespérant. (Non, c’est juste une façon d’écrire).

    Je propose alors ceci :

    Puisque ce système résiste au changement et qu’il semble être, de toute évidence, plus puissant que nous, car détenant Hassi Messaoud et Hassi Rmel, disposant de toutes les institutions qui font qu’un État soit un État, (même si en apparence seulement), bénéficiant de forts soutiens intéressés tant à l’interne qu’à l’externe, achetant ou laminant sur son passage toute voix discordante, (…), pourquoi alors ne pas orienter notre combat vers nous-mêmes, pour changer en bien nos propres comportements.

    Pourquoi , ne pas élaborer un code de vie à distribuer à l’ensemble des familles algériennes (les 35 millions d’habitants que nous sommes), ou seront mentionnés les gestes que nous devons poser au quotidien en tant que citoyen, à commencer par les plus élémentaires et en allant vers les plus exigeants et les plus complexes.

    On décompose ce recueil en chapitre et dans chaque chapitre on y mettra les consignes à observer.

    Par exemple :

    Chapitre 1 : LE RESPECT
    Instruction une : Chaque citoyen doit afficher un sourire sincère et décontracté quasi permanent à la face de son concitoyen. Nous gagnerons à nous monter bienséants envers nous-mêmes.

    Chapitre deux : SOLIDARITÉ
    Instruction une : Chaque citoyen doit s’obliger par souci d’intérêt général et social, d’être solidaire de son concitoyen en lui facilitant ceci et cela…, en l’aidant à avoir ceci et cela…
    La visite des malades dans les hôpitaux même si nous ne les connaissons pas, et de la même manière, rendre visite aux prisonniers en nous faisant accompagner par un membre de leurs familles.
    Réapprendre à donner sans considération de personnes et rompre avec cette habitude de ne vouloir que recevoir.
    Et d’autres actions du genre.

    Chapitre trois : CIVISME et COURTOISIE.
    Chaque citoyen dans l’attente d’être servi à la poste, à la mairie ou chez le boulanger, ou pour monter dans un transport public, doit respecter le principe du ‘’premier arrivé, premier servi’’.

    Chapitre quatre : ……………..
    Instruction une : N’acheter que ce qui nous est utile. Ne rien gaspiller. Récupérer, réparer, recycler, au lieu de jeter.

    Ceci n’est qu’un exemple, un recueil qui nous aide à améliorer notre conduite et agrémenter notre vie en société.

    Je crois que c’est la meilleure manière de confondre le système, le complexer et lui faire sentir qu’on n’a pas besoin de nous bousculer à sa porte pour qu’il daigne nous accorder son aumône humiliante.

    N’a-t-il pas été dit : ‘’ Inna Ellaha La Youghayirou Bi Kaoumine Hatta Youghayirouna Ma Bi Anfoussihim’’.

    Commençons par ceci et l’environnement humain et la providence divine feront le reste.

    En guise de conclusion, je partage avec nos amis internautes cette parole de la Sagesse:

    ‘’Heureux l’homme qui place en Dieu sa confiance, et qui ne se tourne pas vers les arrogants et les partisans du mensonge!’’

    Merci encore @ Adel, pour ce bel article.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Mouloudj ali
    1 janvier 2011 at 1 h 37 min - Reply

    Pour moi je pense que d’abord les associations et tous les partis politique qui veulent un changement à l’algerie et opter à une veritable democratie doivent s’unir pour constituer un front pour preparer les elections de 2014 et offrir l’idependance politique au peuple et pour réussir il faut preparer le peuple et etre assister par L’O.N.U.




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  • Adel
    1 janvier 2011 at 10 h 09 min - Reply

    Bonjour à toutes et à tous. Meilleurs vœux pour la nouvelle année.

    @Zineb Azouz et Abderrahmane

    Je sais que le système a phagocyté bon nombre d’Algériennes et d’Algériens qui auraient pu, de par leur position dans la hiérarchie de ce système, contribuer à en humaniser le fonctionnement.

    Mais – et les intervenants sur LQA en ont parlé abondamment et à plusieurs reprises -, la léthargie et l’indifférence ont gagné la quasi-totalité de la population et il est du devoir de ceux qui n’ont pas encore succombé à cette maladie du sommeil d’un genre nouveau d’interpeller et de réveiller tout le monde. Puissent tous ceux qui se laissent porter par le courant sans réagir prendre conscience de la gravité de la situation et commencer à agir, chacun à son niveau, afin de hâter l’avènement de l’État de droit dans notre pays.

    @DB

    Certains de mes camarades de classe sont devenus PDG ou officiers supérieurs, très haut placés dans la hiérarchie. Je ne voudrais pas être à leur place pour tout l’or du monde, car je sais que lorsqu’on franchit la barrière qui sépare les Algériens ordinaires (que notre sœur Zineb Azouz a si bien identifiés dans son commentaire) de ceux qui font partie du club fermé qui dirige le pays, on vend son âme au diable. L’ambiance populaire du bus ou du métro me convient parfaitement, car elle me permet d’évoluer dans mon milieu naturel, celui des humbles qui affrontent les difficultés de l’existence à mains nues.

    @Liès Asfour

    Merci, cher Liès, pour vos encouragements. Je crois, pour ma part, que nous sommes sur la même longueur d’ondes. Ce qui est important, c’est qu’au-delà de nos préférences et de nos penchants particuliers, nous œuvrions à rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent contribuer sincèrement à l’émergence d’une Algérie nouvelle, libérée de toute forme de haine ou de tyrannie, apaisée et prospère. Ce n’est peut-être qu’un rêve et il est possible que ni vous, ni moi, n’aurons la chance d’y vivre un jour. Qu’importe, le fait d’y travailler nous rend meilleurs et nous permet de supporter la dureté du temps présent.

    Bien à vous




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  • Afif
    1 janvier 2011 at 12 h 12 min - Reply

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Aberrahmane :

    Un harki repenti et sincère ne doit pas être rejeté pour son passé, c’est une grave erreur. En tout cas, c’est mon avis. En politique, c’est avec les petites rivières qu’on fait les grands fleuves.

    @ Adel :

    Dans nos appels et nos débats, nous cherchons que le bien pour tout le monde et éviter la casse, car ceux qui souffrent ne vont pas rester éternellement les bras croisés.




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  • LE LAITIER
    2 janvier 2011 at 10 h 51 min - Reply

    Il ne faut pas être corrupteur ,
    Il ne faut pas hésiter à montrer du doigt ACCUSATEUR les corrompus
    Il ne faut rien partager avec eux et se fâcher avec tous les corrompus de son propre entourage et les isoler
    Il ne faut plus parler avec les corrompus , même pas un bonjour quelques soient les circonstances
    Demander à tous ceux qui refusent la corruption de suivre ces règles
    Faire honte aux corrompus en les montrant du doigt et les rejeter de toute assemblée ou réunion privée ou publique




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  • LE LAITIER
    2 janvier 2011 at 10 h 57 min - Reply

    on ne parle pas à un corrompu ,
    on se s’assoit pas à sa table , soit il quitte la table soit c’est moi qui la quitte
    je ne rigole pas avec le corrompu , je ne lui dis pas bonjour
    je ne lui souris pas , il est méprisable et il doit sentir qu’il est méprisé par tous




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  • LE LAITIER
    2 janvier 2011 at 11 h 06 min - Reply

    On ne profite pas des biens mal acquis et des fruits de la corruption et de ceux des corrompus
    Tout cela peut se faire sans aucune violence




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  • Abdelaziz
    2 janvier 2011 at 14 h 36 min - Reply

    Titre : L’année 2011 apportera-t-elle une ouverture et un espoir de changement positif?

    Si la question m’était posée, je répondrai « je ne sais pas… » et prendrais aussitôt conscience de mon impuissance « date-homme » à soulever les montagnes.

    Puis, telle une épidémie, cette question se propage dans la société algérienne, éparpillée dans la vallée « Estatiqou » en face du mont « Heyrate Elazem ». (imaginez la toile biblique que ça donnerait)
    Un long silence monotone et inquiétant s’empare de nos tripes.
    Alors la sécheresse vibratoire assombrit le ciel au dessus de ce qui devait nous servir de têtes.
    Et quand le peu d’eau qui restait dans la vallée s’évapore, et que nos « pleurs-alibi » n’ont plus lieu d’être, quelques voix du milieu s’écrient : « Ouriqa ! »
    Tout le peuple (qui n’a jamais été élu), amoindri par la faim, la soif et la honte, s’enquiert alors de la teneur du propos…

    La suite de l’histoire ?
    j’aurai voulu vous informer, chers compatriotes, que ces voix roulaient les « r » et qu’elles prononçaient difficilement les « Eu » et les « ê »…
    j’aurai voulu ne pas vous dire que dans les croyances anciennes, on parlait d’un parchemin, et que ces émetteurs étaient victimes de la face anesthésiante de ces croyances…

    Enfin, j’aurai voulu vous éviter cette histoire mal ficelée et vous dire tout simplement … « je sais » « tu sais » « il sait » « nous savons »




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  • Ameziane
    2 janvier 2011 at 18 h 47 min - Reply

    2011 ? Les généraux vont pousuivre la guerre contre le peuple tant qu’ils :
    -1) disoposent de l’énorme manne financière qui découle de la rente
    des hydrocarbures et autres richesses ;
    -2)ont la puissance de feu, la force de frappe et le renseignemenbt
    (SM-DRS) à leur dévotion, ainsi que les faux opposants , les
    pseud-démocrates , méicro-partis et les médias ;
    -3)le soutien politique de La France , qui donne le  » là  » et détermine la
    politique algérienne de l’Europe : la Junte d’Alger finance Partis ,
    Personnalités, Parlementaires et Médias qui organisent le soutien
    au Régimme militaire et l’Omerta ou la Chappe de plomb sur les
    exactions et crimes divers des Généraux sanguinaires….

    La chute du Pouvmoir militaro-mafieux dictatorial n’est
    possible que par la « pression intérieure accrue » conjuguée
    à une « pression extérieure accrue » qui en résultra encas d’un
    mouvement populaire de grande ampleur que les Généraux
    réprimeraient par des massacres à grandes échelles, d’où les
    indignations et les tirs croisés de la Communauté internationale…

    La construction d’un Pôle ou Front oppositionnel le plus large
    est plus que jamais urgent !

    Seul un mouvement unitaire, basé sur la coorinnation et la
    conjonction des luttes, sur des bases théorisées cohérentes,
    qui puise de l’élan libérateur du peuple algerien, forgé il ‘y’a plus d’un
    siècle déjà,…pourra mettre fin à la tragédie actuelle !




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  • Liès
    2 janvier 2011 at 23 h 23 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    On ne peut rien construire de bon sur le fondement de la HAINE, quelques soient les motifs et les prétextes invoqués.

    La haine est un sentiment dangereux qui procède de l’ignorance, et qui détruit irrémédiablement la personne qui la couve et qui la porte en son sein.

    Le haineux (se croyant intelligent à ses propres yeux) ignore qu’il est un meurtrier potentiel.
    S’il ne tue pas, c’est juste parce qu’il n’a pas encore ce pouvoir de tuer.

    C’est pourquoi nous ne cessons avec des amis internautes dont le nombre (pour notre joie) ne cesse d’augmenter, d’appeler à la raison, ceux qui à cours d’arguments balancent des inepties qu’ils sont les seuls à pouvoir fabriquer.

    Voici une autre parole de la Sagesse que je désire partager avec toutes et tous.

     »Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faîtes-le de même pour eux. »

    Fraternellement.

    Liès Asfour.




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  • Abdelaziz
    3 janvier 2011 at 2 h 29 min - Reply

    Je vous recommande le film « V pour Vendetta ».
    Malgré son originalité, j’ai trouvé qu’il nous était assez « sur mesure ». Certains passages et dialogues ont dû être inspirés de notre cas staghfer elah !




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  • amel
    5 janvier 2011 at 9 h 39 min - Reply

    Cher Adel ,à vous et à tous les compatriotes bonne année de santé notamment qui nous permettra de supporter les affres d’une situation dramatique que nous continuerons encore à vivre tant que la politique du « traire et laisser braire » instituée depuis 1962 restera la devise de ceux qui se sont « scotchés » au pouvoir et hypothéqué pour ne pas dire bradé l’avenir de millions d’algériens,à votre question posée en titre , je vous répondrai franchement par la négative ,il me semble qu’il n’y a plus d’illusions à se faire sur un éventuel changement en Algérie et tous les indicateurs socio-économiques sont là pour nous le rappeler:corruption à ciel ouvert par des responsables véreux encore au pouvoir (trois décennies de règne et ce n’est pas encore fini),système éducatif,après avoir fait son apologie lors de résultats effarants au bac ,des plus médiocres (reconnus par celui qui l’a momifié), enseignement supérieur factice oû tout est déjà mîté(avec une université de la capitale balkanisée en trois universités réduites à trois disciplines chacune) ,une politique de la santé bien plus lépreuse que ses hopitaux;à cela s’ajoutent tous les fléaux auquel fait face quotidiennement l’ Algérien avec douleur :harraga ;mendicité ;prostitution ,drogue ;terrorisme sous toutes ses formes
    Non cher Adel ,il n’y a plus d’espoirs ni même d’illusions à se faire ,les jeux sont plus que pipés ,sauf peut-être pour ceux dont les poubelles étaient bien pleines ,un jour de réveillon 2010 ,bouteilles de spiritueux ,d’écrins de caviar ,de sahet de saumon de mer du nord ,de restes de bûches savourés sur le dos d’un peuple démuni.




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  • Koulou
    5 janvier 2011 at 21 h 43 min - Reply

    Salut tt le monde,
    Je poserais une seule question aux gens qui s’interressent de près ou de loin à la situation de l’Algérie. Pensez-vous que la décadence de l’Algerie et de l’Algérien et venue subitement non, c’est le fruit d’un travail acharné d’une certaine élite au pouvoir qui ont planifié la dégradation physique et morale de tout un peuple et ses gens là ont une main avec l’étranger. Ils veulent la mort pure et simple de tout ce qui est Algérien. Ces gens là n’ont jamais appartenu ni à l’Algérie ni à son peuple. Ils se sont imposés depuis la création de l’État Algérien c-à-d en 1962.
    Pensez-vous qu’ils lacherons facilement les rénes de l’Algérie aux mains du peuple. Ses gens là ont planifié la déconfiture de l’Algérie depuis des décénies sinon plus. Je dirais même depuis l’indépendence en 62. Ils ont travaillé dans le noir pendant des annèes et des annèes pour pouvoir arriver à concrétiser leurs désirs et aspirations. Ils commencent d’abord par abrutir le peuple, à commencer par l’éducation, puis l’affamer pour ensuite le guider et le manipuler à se guise. Ses gens là ont façonné le peuple à leur image.Si demain on veut réellement un soulèvement populaire,il faut commencer d’abord par lui redonner ses lettres de noblesse c-à-d lui restaurer son éducation et ses valeurs morales perdu. IBN BADIS rahimahou Ellah l’avait compris de son temps lorsqu’il avait dit INNAMA EL OUMAMOU AKHLAKOUN IDHA BAQUYATE… éduquer un peuple nécessite de la persévérence ce qui n’est pas le cas pour nous.On veut tout et tout de suite. Nous sommes trop impulsifs et non rébarbatifs envers nous même et les autres. On veut la facilité, se la couler douce sans le moindre effort physique. On ne peut pas faire une révolution avec un peuple affamé. C’est voué à l’échec. Une révolution commence par des hommes et finit par le peuple et nous on n’a ni l’un ni L’autre. Je m’excuse pour mon pessimisme mais c’est la réalité d’aujoud’hui. J’espère que demain sera autrement.
    Je finirais par ça: Peut-on faire du pain avec de l’IVRAIE?
    SALAM 3ALAIKOUM.




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