Édition du
24 July 2017

The beginning is always today!

Zehira HOUFANI

The beginning is always today! J’aime beaucoup cette expression. Elle peut secouer autant un individu que tout un peuple et lui faire découvrir comment chaque jour, indépendamment de tout, est porteur d’un nouvel espoir, d’un nouveau départ à la mesure des aspirations de chacun. La traduction française la plus proche est : Tout commence aujourd’hui. C’est une expression qui devrait nous inspirer et nous unir pour mettre fin au désordre et aux divisions stériles pour aider notre peuple à reconquérir son prestige et sa dignité dans cet État de droit, auquel il aspire.

Ne gaspillons pas cette nouvelle chance de conjuguer nos efforts afin de stopper la dérive de notre pays et faisons en sorte que le changement démocratique devienne la préoccupation majeure de tous les Algériens soucieux du devenir de leur pays et de la souveraineté de leur peuple.

Rappelons-nous également cette autre expression tout aussi importante : « Qui ne dit mot, consent » et arrêtons cette fâcheuse tendance, à subir et à nous taire en pensons que notre sort relève d’une force divine. Il n’en est rien.

Prenons exemple sur ces sociétés développées que nous admirons pour leurs réalisations et les droits dont elles disposent. Posons-nous les vraies questions sur nous-mêmes et ayons le courage d’accepter les réponses qui nous dérangent.

Sommes-nous allergiques à l’effort, au progrès, à la solidarité et à la beauté, comme le prétendent les parrains du désordre dans notre pays.

Demandons-nous si nous sommes différents de ces peuples avancés.

Sommes-nous faits pour vivre dans le déni des droits, la misère morale et sociale, l’injustice, la violence, l’irrationnel, la saleté, etc.?

Sommes-nous plus lâches, plus fainéants, plus dupes, plus médiocres et plus violents que les autres, bref incapables de nous prendre en main et de nous améliorer?

Sommes-nous à ce point odieux, méprisables pour être enfermés et gouvernés dans l’état d’urgence? Est-ce de nous, Algériennes et Algériens, qu’il s’agit?

À moins de faire dans le fatalisme le plus abject, nulle communauté humaine n’acceptera qu’on lui colle de telles prédispositions. Pourtant, c’est la carte de visite que l’on projette de la société algérienne au reste du monde. Et tout au long de ces dernières années, alors que le régime du président Bouteflika  n’a cessé de cumuler les promesses non tenues, l’Algérie, pour sa part, n’a pas cessé de s’enfoncer dans l’indigence et cumuler les étiquettes les plus révoltantes. Je n’ai même pas besoin de les recenser, tout le chapelet des carences, qui nous accablent, est disponible dans la presse nationale comme internationale, et tout un chacun y a accès.

Pourquoi donc notre peuple doit-il composer avec des situations aussi affligeantes, alors que le pays dispose de ressources pour lui permettre de vivre dans la liberté et la dignité? C’est une question fondamentale parce qu’elle renvoi à la démission collective et au silence indu de l’intelligentsia face au gâchis. Qui n’a pas fait constat de ce silence coupable, qui a englouti les sacrifices et espoirs de nos parents martyrs? Ce silence qui a rendu possible la désintégration de notre tissu social et la perte de nos valeurs, jetant la majorité des Algériens dans le désarroi, en particulier les jeunes dont le rêve est de fuir le pays, même au péril de leur vie.

Convenons que ce silence a trop duré et saluons les Algériennes et Algériens qui ont décidé de le rompre en lançant des initiatives de résistance citoyenne, jetant ainsi les bases de ce mouvement pour le changement démocratique, respectueux de la diversité algérienne. Qu’il s’agisse du Groupe de l’Appel pour le changement démocratique (LQA), du Cercle d’Initiative Citoyenne pour le Changement, du mouvement Rachad, ainsi que d’autres personnalités ou forces organisées, l’union pour le devenir de l’Algérie n’a jamais été aussi cruciale. Oublions la vindicte et osons ce rapprochement, le temps d’une véritable prise de conscience, qui brisera les barrières érigées entre nous (idéologique, régionaliste, clanique, religieuse, etc.) au profit de notre Algérianité, en panne d’espérance.

Faisons en sorte que cette expression « tout commence aujourd’hui » soit notre résolution collective pour cette Algérie que nous rêvons et voulons.

Qu’elle soit la devise de notre volonté de changement pour la nouvelle année 2011.

Faisons partie de ces millions de personnes à travers le monde qui, à pareille date, prennent de fermes résolutions pour harmoniser leur vie, changer leur façon d’être, leur vision du monde, leur mode de vie, bref, ils sont déterminés à atteindre un mieux être qu’ils savent possible. Et n’écoutons surtout pas ceux qui nous disent qu’il faudra des siècles pour espérer une vie de dignité sous le ciel d’Algérie. Un discours qui cache mal les inégalités outrageantes entre l’Algérie des gouvernants et l’Algérie du peuple. Celle de l’opulence indue des gens du pouvoir et celle de l’indigence subie par les populations. Voilà une réalité incompatible avec une société démocratique (développée et consciente de ses droits). C’est aussi l’objectif du changement que nous souhaitons pour l’Algérie. Et ne croyons plus ceux qui prétendent qu’il n’y a pas d’alternative au gouvernement du gâchis actuel, c’est une insulte au peuple de la Révolution exemplaire. Le pays recèle des femmes et des hommes capables de relever le grand défi algérien.

Je vous invite à confectionner une liste des personnalités et des groupes potentiels à même de relever ce défi.

Bonne année 2011.


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4 Commentaires sur cet article

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  • Ait Mohand Ouwidir
    31 décembre 2010 at 22 h 34 min - Reply

    TOGETHER WE ARE STRONGER !

    Is as well better, isn’t it, dearest ?

    Oui, ENSEMBLE NOUS SOMMES PLUS FORTS !!!

    Meilleurs Voeux à toutes et à tous.




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  • rak
    2 janvier 2011 at 1 h 56 min - Reply

    salam, bonsoir, azul chers amis

    voilà bien quelques mois deja que je frequente LQA et ses « discutions-batailles » a fleuret moucheté auquelles j’ai participé aussi je l’avoue, celles ci avaient toutes pour seul but de trouver les voies et moyens de sortir des abysses infernales dans laquelle patauge notre chere Algerie.
    arrivé a ce stade, les constats ayant eté etablis par les un(e)s et les autres, je pense qu’il est grand temps de franchir un pas et de commencer a se projeter sur l’apres ce regime honni par tous.
    aussi permettez moi de vous livrer deux pistes de reflexion a debattre:
    un consensus etant me semble t il degagé sur la necessité d’un changement sans effusion de sang, comment faire pour pousser les tenants de l’actuel regime a passer la main?
    apres mure reflexion et etude des differentes experiences a travers le monde, je pense qu’il faut que nous presentions des « garanties » au camp d’en face et reciproquement.
    pour celà, posons nous la question suivante: qu’est ce qui leur importe et qui les font s’accrocher mordicus au pouvoir, et qu’est ce qui nous importe?
    ce qui nous importe est a mon avis de remmetre notre chere Algerie sur les bons rails, qu’on aille enfin de l’avant, reparer les degats mais surtout que la verité se sache.
    ce qui leur importe, c’est les positions et les richesses mal acquises, ainsi que pour ceux ayant du sang sur les mains la garantie de ne pas etre poursuivi et condamné.
    n’y a t il pas un comprois a trouver entre ces deux exigences? moi je pense que oui, du moment que ca nous permette de tourner enfin la page.
    pour celà nous ne devons pas transiger sur un principe celui de la verité:
    que la justice et la verité se sache sur tout:
    -qui a tué qui et pourquoi?
    -qui a acquis quoi et comment?
    apres que la justice soit passée et que la verité soit connue par tous, la garantie que nous pouvons leur « offrir » et de ne pas engager de poursuite et eux de ne plus pretendre a la gestion de la cité a quelque degré que ce soit, ensuite libre a eux de rester parmi nous ou de nous quitter avec leur sang sur les mains et leurs biens mal acquis.
    voilà chers amis, j’esper que je me suis fait comprendre, si ce n’est pas le cas j’implore votre indulgence, car comme dirait un de nos chers amis du site, j’ai un peu trop fumé de thé en ce premier jour de l’an.
    esha, lahna wa esfa a tout le monde

    cordialement




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  • Abdelaziz
    2 janvier 2011 at 13 h 42 min - Reply

    – « El youm en3aouel » pourrait être une traduction correcte ?!
    – « Essabr » supplanterait l' »espoir »… essabr dans sa plus noble des acceptions, à savoir la persévérance. Ne dit on pas « Essaber Ynal » ?




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  • Koulou
    4 janvier 2011 at 22 h 48 min - Reply

    BOUN ANNI 2011.
    Les autres disent que: « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ».
    Les Anglais disent: « The Early bird find the Worm ».
    Et nous:  »ESSABER INAL » (ETNAL EL 3ASSA LIMEN ARADA EDHILLOU)
    Pôvres Algé-Riens que nous sommes, on se recroqueville sur nous même et on attend « LAILAT EL-KADRI » avec des slogons aussi ridicules qu’ Insignifiants. On ne dit pas:  »EDDENIA MA3A El OUAKFIN ». Alors qu’est-ce-qu’on attend pour se mettre debout, secouer notre égo et trouver le moyen de changer notre prochain.
    BOUMEDIENE ELLAH YARHMOU n’avait pas dit dans un de ses discours:  »Un PEUPLE qui ne réclame pas son droit mérite la dictature ».
    Et LE CORAN est très clair dans ce domaine aussi: A3MALOU SAYARA ELLAHOU A3MALAKOUM. Il ne dit pasTAKALLAMOU mais A3MALOU.
    OMAR IBN EL-KHETTAB radhia Ellah 3anhou avait dit aussi:  »INA ESSAMAOU LA TAMTIROU DHAHABEN ». INNA LIL INSSANOU MA SA3A.
    Oua essalam 3alaikoum et bonne année 2011.




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  • Congrès du Changement Démocratique