Édition du
22 July 2017

Justice du peuple ou justice politique?

Mohand Tahar MOHAMMEDI
Ou est-elle cette justice du peuple qui laisse faire des terroristes qui ont décimé des centaines si ce n’est de milliers de citoyens et qui se retrouvent INNOCENTES non pas par une justice du peuple mais par cette justice politique qui est un instrument d’un pouvoir en mal de légitimité et vivent comme des véritables HEROS dans une société déchirée , alors que les VRAIS innocents qui militent jalousement pour la démocratie et l’amour de leurs patrie et de leurs dignités crèvent en prison à VIE, si la justice n’est rien d’autre que la distribution équitable de la liberté et c’est elle qui permet de dire ce qui doit être dans un cadre de neutralité, de l’égalité, de la responsabilité et de l’efficacité, chez nous face à ce MELODRAME il est nécessaire de se fixer un objectif et d’organiser nos forces pour libérer cette justice INDISPENSABLE et qui est l’essence même d’une véritable démocratie prise en otage par un pouvoir politique et gagner une partie de notre combat.

Certes dans une véritable justice on n’a pas le droit de commenter les décisions de justice, Mais en ce moment précis peut-on dire que la justice est capable de fonctionner normalement et d’une manière correcte dans un tel climat politique en absence de démocratie avec une loi mère bafouée , voté par un parlement qui ne possède aucune légitimité politique et sans moyens technique moderne dont la vérité scientifique(ADN) commande en toute puissance de nos jours.

Il est clair que nous somme face à des procès politiques et non à des procès judiciaires , Dès lors qu’on ne peut pas parler de justice, ni de procès légitime face au spectacle qu’offre cette institution pour ceux qui ont décidé de s’imposer dans notre pays illégitimement, on ne peut pas non plus parler d’une justice indépendante alors que nous somme sous état d’urgence qui prive le citoyen de ses libertés, ne laissant aucune marge de manœuvre à cette justice d’assumer pleinement son rôle qui est celui de s’investir dans la recherche de la vérité quelque soit son niveau de complexité.

Au delà des clivages idéologiques et politiques nous devons mener le combat jusqu’à l’international pour que cette « justice », cette INSTITUTION POLITIQUE doit assurer un ordre social et doit exprimer une forme de solidarité matérielle entre tous les membres de la société en tenant compte comme finalité politique la dignité de la personne humaine.


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5 Commentaires sur cet article
  • salem
    2 janvier 2011 at 16 h 49 min -

    dans les affaires qui ont lien a la politique,le juge en algerie n’a aucune marge de liberté,il doit imperativement suivre les ordres sinon ,il sait bien ce qu’il l’attend.le pouvoir judiciaire est directement lé au pouvoir executif qui est lui lié vous savez bien à qui…..




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    2 janvier 2011 at 20 h 20 min -

    Les procès politiques et non des procès judiciaires, ca ne date pas d’aujourd’hui, dans un passé recent, nous avons vu un militaire, présumé avoir commis un assassinat en direct à Annaba, jugé par un Tribunal civil, et avant lui, des civils jugés à Blida par un Tribunal militaire le comble est que trés peu de voix « démocrates » sinon pas du tout, s’étaient alors manifestées. Voila comment le bébé monstre qui est l’arbitraire, l’injustice et l’iniquité, à prix du poids pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. C’et le fruit des deux poids deux mesures et celui du silence « à la limite » complice.




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  • abed
    2 janvier 2011 at 23 h 09 min -

    @Salem vous dites » le juge en algerie n’ a aucune marge de liberté »Moi je dis OUI , il a le choix de ne pas etre un joujou entre les mains des tyrans,d’ un pouvoir inique, il a la liberté de ne pas etre le bourreau d’ un honnète citoyen,oui! il a une grande marge !Mais pourquoi ne demissione t il pas????S ‘il est un honnète homme et doté d’ une conscience, il changerait de metier, il ne prendrait pas le risque de detruire la vie d’ un homme , d’ une famille rien que pour assouvir son desir de gravir l’ echelon qui mène au sommet de l’ ignominie(la reussite sociale dit on) en meme temps Obeir aveuglement aux injonctions et faire plaisir à un pouvoir illegal.Est ce cela le droit et la justice?




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  • Alilou
    2 janvier 2011 at 23 h 13 min -

    Tant que des hommes pretendu etre la pour rendre justice aux justiciables, font l’inverse de peur de se faire taper sur les doigts par leurs maitres et non pas par DIEU, alors point de justice n’est attendu en Algerie.

    Si vraiment ya quelque chose a faire, que les « hommes » qui sont censés rendre justice se retire de leurs postes respectifs et commencent par se soumettre a DIEU et non aux heros de pacotilles, que ces hommes qui sont censés representer le droit cessent de le faire dans un etat sans droits.
    Si nous ne faisons rien, alors point d’espoire n’est permit dans notre societé qui est devenue l’hombre d’elle meme.

    Cessons d’etre des soumis aux hommes et devenons des soumis a DIEU et vous verrez ce que ca donnera comme fruits. Notre combats ne doit pas etre sporadique mais continu afin de mobiliser tous les pans de la nation afin de parvenir a ce reve tant souhaité de liberté, mais avant il faudra retrouver sa dignité et point de dignité sans combats et sans actions.




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  • aboudouma
    7 janvier 2011 at 12 h 58 min -

    Le titre introduisant cet article reflete exactement la derive du politique et du judiciaire dans les regimes arabes.
    Cette confusion dans les idees que se font les citoyens du politique et du judicaire est née de la reduction et de denatiration de l’exercice du pouvoir dans nos pays.
    Au debut, fut la mise en tiroir du droit contitutionnel musulman qui etait la democratie meme et qui etait basé sur la concertation (choura) qui , actuellement, correspondrait facilement aux mecanismes moderne de la democratie dite occidentale
    Ensuite fut l’importation de toutes les experiences etrangeres ; importation qui s’est revelé un desastre complet :les politiques , en principe chargés de l’amenagement de ces modeles importés se sont averés incapable de les comprendre , de les assimiler pour mieux les appliquer : le penchant naturel pour la dictature, pour la confiscation du pouvoir et pour la fusion des pouvoirs l’a emporté sur les intentions lyriques des debuts des independances.Il s’en est suivi l’eclosion de dictateurs qui s’affublerent de tous les titres les uns plus ridicules que les autres: Frere! Zaim!,RAISS !, Fateh!…etc Leur vie fut une serie de deboires , d’assassinats, de liquidations de personnes et des ressources nationales…..leur mort derangeante parce que pleine de mysteres et de meneces pour les leaders vivants fortement compromis avec le leader defunt !

    La separation des pouvoirs demeure la regle de base de la democratie ( qui est et qui restera toujours imparfaite) , il ne peut y avoir un exercice de pouvoir par les juges et la justice ne peut etre rendue par les politiques.
    L »independance des uns par rapport aux autres demeure la garantie d’un controle stricte de l’exercice du pouvoir …..mais cela demeure dependant de l’autonomie effective et reelle du systeme judiciaire de celui politique: le juge ne peut etre fonctionnaire ; sa carriere et son devenir professionnel doit dependre d’une hierarchie independante (par une garantie constitutionnelleà) qui obeit a des regles prevues par les lois .
    Jadis les cadis musulmans ne dependaient pas des rois ou des califes, leurs remunerations ( tres symboliques à etaitent assures DIRECTEMENT parla COMMUNAUTE qui pourvoyait a leurs besoins normaux sans passer par le sultan ou le calife. Ele atit exactement comparable au modele actuellement applique aux USA.
    En conclusion ,au nord comme au sud; à l’est comme à l’ouest , la justice est une , elle ne peut etre que libre , independante et donnee par des juges qui sont convaincus de ce sacerdoce et des contraintes morales et professionnelles qu’il implique.




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  • Congrès du Changement Démocratique