Édition du
25 March 2017

LES PRIX DES PRODUITS DE LARGE CONSOMMATION FLAMBENT

Des hausses pour souhaiter la bonne année
Le Soir d’Algérie, 3 janvier 2011
A peine la nouvelle année entamée que les prix des produits alimentaires ont augmenté. Sur les étalages des commerces, l’huile, le sucre, la farine et la margarine ont subitement flambé.
Rym Nasri – Alger (Le Soir) – Dans son étroit commerce au sein du vieux marché de Belouizdad à Alger, connu beaucoup plus sous l’appellation de marché T’nache, Rabah, l’épicier, ne cache pas son mécontentement quant à la subite hausse des prix de plusieurs produits de large consommation. «Je suis parti m’approvisionner hier -ndlr samedi au marché de gros de Semmar, et j’ai été très surpris par les prix affichés par les grossistes. Vous vous rendez compte, le prix d’un bidon d’huile de 5 litres a connu une augmentation de 100 DA. Il est passé de 630 à 730 dinars. Le sac de farine de 50 kg a grimpé de 1 080 à 1 450 DA, le kilo de sucre est passé de 96 à 105 DA et le pot de margarine de 1,8 kg cédé auparavant à 320 DA a atteint 455 DA. Devant des prix aussi vertigineux, j’ai dû me résigner à revenir bredouille sans avoir fait aucun achat», tonne le quinquagénaire. En effet, les étalages de son épicerie en témoignent. Ils sont presque vides. Rabah dénonce ainsi l’absence des autorités concernées, censées assurer le contrôle des prix dans les différents marchés. «Il faut qu’il y ait des lois qui régissent les marchés de gros et de détail. Le contrôle permanent des marchands s’impose également pour mettre fin à toutes sortes de spéculation», suggère- t-il. Dans un magasin d’alimentation générale, à proximité dudit marché, Hakim, un jeune vendeur, confirme les prix. Les étiquettes collées aux étalages affichent de nouveaux prix. Ici, le sucre est proposé à 120 DA le kilo, contre 100 DA il y a à peine deux jours. Le pot de margarine de 1,8 kg a grimpé de 350 à 400 DA et l’huile a connu une hausse de 20 DA le litre. Certaines marques de produits laitiers, notamment les yaourts, ont connu une augmentation de 1 à 2 dinars. «Les boissons gazeuses, elles aussi, ne vont pas tarder à connaître des hausses de prix. Mes fournisseurs m’ont informé d’une prochaine augmentation », dit-il. Il se retourne vers les étagères de son magasin comme pour vérifier sa marchandise et poursuit : «D’ailleurs, tous les autres produits vont certainement suivre.» Révolté par «l’anarchie » qui règne dans ce secteur d’activité, et qui touche directement le citoyen, le jeune commerçant lance amèrement : «On mérite ce qui nous arrive.» Côté fruits et légumes, la mercuriale n’a pas bougé. Même si les prix de certains légumes ont sensiblement baissé, ceux des légumes dits hors saison sont toujours hors de portée pour de simples citoyens. A l’exemple de la courgette cédée à 170 DA, des poivrons à 160 DA et de la tomate à 70 DA. «Au marché de gros, les haricots sont proposés à 240 DA. A quel prix, je pourrais les céder sur mon étal ?», s’interroge Mustapha, marchand de légumes. Dans les boucheries, la viande connaît également le même sort. Son prix n’a pas bougé d’un iota depuis plusieurs semaines. Désormais, faire ses emplettes, c’est devenu une mission difficile, voire dans certains cas impossible. Les citoyens ne savent plus à quel saint se vouer.
R. N.




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8 Commentaires sur cet article
  • Rédaction LQA
    3 janvier 2011 at 15 h 42 min -

    CONSÉQUENCE DE LA CRISE DU LAIT
    Le DG de l’Onil limogé
    Le Soir d’Algérie, 3 janvier 2011
    Ce qui n’était, depuis quelque temps, qu’une rumeur, vient de se confirmer. Le directeur général de l’Onil, Hafid Djelouli, a été limogé hier, suite à une décision du ministère de l’Agriculture et du Développement rural.
    Selon des indiscrétions le ministre, Rachid Benaïssa, a décidé personnellement de mettre de l’ordre dans le secteur du lait qui connaît depuis quelque temps beaucoup de perturbations, notamment l’Office national interprofessionnel de lait (Onil), où beaucoup d’«anomalies», paraît-il, ont été enregistrées. Ainsi, après avoir lancé le nouveau dispositif régissant le mode d’approvisionnement en poudre de lait des opérateurs privés, et l’organisation de la filière, le département de Benaïssa n’a pas attendu longtemps pour passer à l’action et opérer des changements à la tête de l’Office qui a en charge de gérer la filière (Onil). Il y a à peine quelques jours, c’était le directeur central chargé de la production nationale de lait cru, Mokhtar Bouziane, un des plus anciens et influents cadres de l’Onil, qui a été déclassé. Le courant, paraît-t-il, ne passait plus entre lui et le DG limogé. Contacté, un responsable du ministère de l’Agriculture, qui a préféré garder l’anonymat explique : «Le ministre a décidé d’opérer des changements radicaux au niveau de cette filière. Depuis quelque temps, rien ne va plus, nous avons donc lancé un nouveau dispositif très ambitieux qui nécessite du sang nouveau au niveau de l’Onil. Il nous faut des responsables en mesure d’assurer la mission et mettre de l’ordre dans la filière.»
    M. M.




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  • Ait Mohand Ouwidir
    3 janvier 2011 at 17 h 24 min -

    – Les prix flambent et… PERSONNE ne bouge !

    – L’etat d’urgence est maintenu et… PERSONNE ne bouge !

    – Baba Nedjar va mourir sous nos yeux et… PERSONNE ne bouge !

    – Restriction des Libertés individuelles et… PERSONNE ne bouge !

    – Abscence d’alternance politique et… PERSONNE ne bouge !

    – Vivre sous la botte dictatoriale et… PERSONNE ne bouge !

    – L’Algérie est détruite sous nos yeux et… PERSONNE ne bouge !

    Ou mazal ou mazal el khir el qoudam et… PERSONNE NE BOUGERA !!!




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  • zouba
    3 janvier 2011 at 18 h 53 min -

    Il ne reste qu à facturer l’air qu’on respire.




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  • zoubir
    3 janvier 2011 at 20 h 55 min -

    من كان همه بطنه فمقدار همه ما يحرج من بطنه




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  • Hamza.A
    3 janvier 2011 at 21 h 51 min -

    WALLAH WALLAH ET WALLAH…TANT QUE LA MÊME POLITIQUE VIEILLE DES ANNÉES 70 CONTINUE A ÊTRE APPLIQUÉE, RIEN NE VA PLUS, ET LE CHÔMAGE, LA MISÈRE, LA FAIM TÔT OU TARD ATTEINDRONT LES ALGÉRIENS.
    AVEC UN PÉTROLE À 90$, C’EST NORMAL TOUT VA BIEN, MAIS LE JOUR, QUI NE POURRA TARDER(rien n’est éternel), OU LE PRIX DU PÉTROLE CHUTERA, CE JOUR LA, LES ALGÉRIENS CONNAÎTRONT TRÈS PROBABLEMENT, LA PAUVRETÉ, LA FAIM, ET SURTOUT LES PIRES MALADIES DESTRUCTRICES…POURQUOI ???? CAR ON NE PRODUIT RIEN, ON NE FABRIQUE RIEN, LES UNIVERSITAIRES SONT DÉCONNECTÉS DES INDUSTRIES, LES PÉTRODOLLARS SONT TROP MAL EXPLOITÉS PIRE ENCORE LES PÉTRODOLLARS SONT DEVENUS LA MALÉDICTION DES ALGÉRIENS, LES LIBERTÉS ET ÉMANCIPATIONS INDIVIDUEL SONT OPPRIMÉS, LES MEILLEURS COMPÉTENCES NATIONALES ONT ÉTÉ FORCÉS À L’EXIL, LES LOIS SONT BAFOUÉES, LES PIRES CRIMES SONT BANALISÉS…ET LE PIRE DES PIRES :CERTAINS CERCLES ESSAIENT DE SALIR L’IMAGE DE L’ISLAM POUR DÉTRUIRE TOUT CE QUI EST PATRIOTIQUE, NATIONALISME ALGÉRIEN…..LES RÉSULTATS NE SE FONT PAS ATTENDRE : LES JEUNES PRÉFÈRENT EL HARGUA AU RISQUE DE MOURIR DANS LES HAUTES MERS, QUE DE CHÔMER ET PERDRE LEUR JEUNESSE, ESPOIR, ET DROIT DE VIVRE CONVENABLEMENT, LEUR AVENIR…




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  • jila
    4 janvier 2011 at 20 h 25 min -

    @Ait Mohand trés bien ecrit sauf pour ta dernière phrase où tu seras surpris!




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  • elforqan
    4 janvier 2011 at 20 h 27 min -

    Ce n’est pas la peine de critiquer le gouvernement, qi lala qi sidi, ceux qui nous dirigent viennent du peuple et lorsque le peiuple est pourri, ses dirigeants le seront également !

    Notre prophète saws disait  » comme vous êtes , seront vos responsables »
    Alors je vais dire ceci  » o Allah éloigne de tout croyant sincére cherté de la vie, misère et maladie et frappe de ces fléaux tes ennemis qui prennent le pouvoir pour se servir et servir les leurs ! O Allah pulvérise les, et ne leur laisse point de descendance ! dites amiiiiiine !
    D’ailleurs les hauts responsables , ni les leurs ne morront jamais comme le commun des mortels tout le monde yad3i 3alihum bi ech’char!
    Hassbuna Allah wa ni3ma al wakil ! O Allah si de notre devoir de vous adorer et c’est de notre droit que vous nous DEFENDIEZ ! O ALLAH ! O ALLAH ! O ALLAH ! LA CHARIKA LAKA !




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  • jila
    4 janvier 2011 at 20 h 35 min -

    Les 10 commandements des manipulations de masses
    Publié le 08 octobre 2010 par Guy Deridet Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail des stratégies destinées à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité. 1/ La stratégie de la distraction

    Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

    2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

    Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

    3/ La stratégie de la dégradation

    Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

    4/ La stratégie du différé

    Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

    5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

    La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

    6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

    Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

    7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

    Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

    8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

    Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

    9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

    Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

    10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

    Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes. 




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  • Congrès du Changement Démocratique