Édition du
22 July 2017

GRACE A LA THEORIE DE DJEHA NOMBREUX ONT FAIT LE « DEUIL » DE LEUR COURAGE !!!

Par Nourredine BELMOUHOUB *

Nous Algériens, souffrons d’un handicap ayant pour nom la PEUR et c’est la raison principale qui fait que nous ne soyons que si peu pris en considération, en dépit des dispositions juridiques prévus par la Constitution Nationale, par le Droit national et international

L’importance qui est accordés par les uns au sens de la dignité et la sourde oreille des autres à celui du devoir, sont vraiment choquantes. Partant du principe que tout ce qui inquiète doit être affronté et non pas rejeté ou contourné, alors pourquoi n’affrontons nous pas nos peurs, pourquoi n’assumons-nous pas  nos angoisses. Mettons-nous dans la peau d’une victime de l’injustice, oserions nous un jour, nous asseoir autour d’une table de manière civilisée (sans copier sur les autres), de facon conforme à nos valeurs morales et nationales, pour enterrer nos peines et nos passions, hélas non car notre principal frein, c’est nos peurs et notre faiblesse qui en vérité repose davantage sur des préjugés, et qui en fait sont une forme de fuite en avant, apparentée à de l’irresponsabilité, et sur des idées reçues sur la peur elle-même (peur de la perte de l’emploi, peur de représailles, peur de la perte de privilèges…peur du courage peut-être, que sais-je ?), alors que la seule peur que nous sommes tenus de ressentir, est celle de perdre sa dignité et d’accepter une vie à genoux.

Le bien-être de notre société passe, entre autres, par le respect mutuel, par une solidarité effective, non pas celle claironnée par des ministres mutables et corvéables, mais celle qui à permis à nos pères de vivre peut-être pauvrement mais assurément, le Front haut et le Nif à sa place et non pas comme de nos jours sous le talon, regrettablement hélas chez bon nombre. A-t-on oublié que la préservation de la Dignité garanti une reconnaissance sociale, et assure une meilleure estime de soi. Elle permet aussi de conserver sa conscience en paix et de réaliser pleinement un épanouissement communautaire et égalitaire, mais combien sont-ils celles et ceux qui demeurent frileux à l’idée d’engager un combat pacifique sans baisser les bras et sans reculer, intériorisant en eux-mêmes des préjugés négatifs ? Manquant de confiance en soi, et de volonté, nombreux semblent avoir fait le « deuil » de leur courage. Leur peur me fait peur, toutefois sans influencer ma réflexion, pour la simple raison que lorsqu’on à traversé les chemins escarpés de l’arbitraire et de l’injustice on finit par comprendre que l’action envers les personnes qui ont peur -je ne parle pas ici de celles et ceux qui ont peur pour et par intérêts, sinon par esprit de larbin- emprunte en effet un chemin spécifique, celui du cœur et de la fraternité humaine. Tout le monde à un moment de sa vie, peut être concerné d’une façon ou d’une autre par la peur de perdre d’un être cher, d’un échec passionnel ou professionnel. Le spectacle de la peur inspire encore la peur par un effet de projection qui renvoie à la fragilité de l’être humain.

Le rejet, l’exclusion sont le lot quotidien des personnes, et justement le handicap de la peur surgit lorsque ces personnes rencontrent des obstacles culturels, matériels et sociaux qui sont à la portée de leurs concitoyens. Mais la résolution de ces obstacles ne peut suffire que si chacun d’entre nous chasse cette peur, la jouissance de tous les droits humains et libertés fondamentales par toutes les personnes ne peut se réaliser que si nous cessons de privilégier la « théorie » de djeha « TAKHTI RASSI » comme modèle de conduite considérer comme un défi majeur, l’&radication de la peur stérile, ou engagée.

  • Défenseur « Libre » des droits de l’Homme

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11 Commentaires sur cet article
  • Zineb Azouz
    9 janvier 2011 at 20 h 26 min -

    Merci Monsieur Nourredine BENMOUHOUB pour cet appel et ce rappel des principes de base qui font la différence entre les Hommes et les chiens dressés.

    Ceci dit, ce n’est pas tant la peur qui bloque les Algériens et les aveugle, car pensez que nous vivons pour autant dans la quiétude et la sérénité ?

    Je peux me tromper, mais moi je pense que c’est plus le mépris, l’arrogance et l’ignorance qui font que nous soyons incapables ni de nous mettre à la place d’une victime ni même de la regarder, nous avons à l’avance condamné les faibles et les « loosers », je me souviendra d’aileurs toujours de cette phrase qui a tellement réussi à ceux qui l’ont adopté : WACH ADDAK ? WACH EDDAH ?

    Ce n’est pas de la peur, AH ! NON ! on est des Rajlas dans ce pays, c’est de la KFAZA ! Car pour vivre heureux, vivons cachés, n’est ce pas ?

    Cordialement,
    ZA




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  • Boudiaf
    9 janvier 2011 at 20 h 37 min -

    Merci Monsieur Belmouhoub. Vous avez tout dit.

    Il semble bien que la société de trabendo se sent bien confortable dans la lâcheté et l’aliénation. En ce qui me concerne, veux croire aux jeunes et je continue de les soutenir par tous les moyens dont je dispose.




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  • amel
    9 janvier 2011 at 21 h 06 min -

    situation superbement résumée par votre métaphore ,merci




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  • karima
    10 janvier 2011 at 0 h 14 min -

    Voila un commentaire que j’ai poste sur facebook: La classe moyenne algerienne doit sortir, le peu d’intellectuels qui restent en Algerie doivent sortir.La situation est grave , nous nous retrouvons entre des gens qui sont au sein de l’etat algerien et ces gens la ce sont des voyous et des jeunes delinquants que le systeme a fabrique a partir de l’ecole algerienne.Des jeunes qui n’ont plus de repere et ces jeunes sont utilises a chaque fois que le peuple essaye de se soulever.En somme, l’etat algerien utilise ces jeunes pour faire peur aux gens.Mes amis la situation est grave , grave car il ny a plus d’opposition, l’universite ne bouge plus alors le peuple se retrouve seul.Les intellectuels et les artistes ont ete museles ou ne se sentent plus concerner car la majorite vit et sert les autres pays.Les Pheniciens, les Turcs, les Romains, les Arabes, les Francais, il nous etait facile de les combattre mais maintenant la tache est beaucoup plus difficile car il n’est pas aise de combattre son frere mais ce que nous devons savoir est que cet etat algerien sert les interets des multinationles et la creme de la creme( la merde hachakoum) du monde automatiquement c’est un etat qui n’a aucun amour pour l’Algerie ni pour le peuple algerien, c’est un etat etranger a l’Algerie puisque il ne se sent pas responsable du bien-etre de ce peuple.Je reste optimiste.




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  • M.J
    10 janvier 2011 at 0 h 58 min -

    @Belmouhoub.
    Pour agir, l’homme à toujours besoin d’un interet qui le stimule. Cet interet peut etre matériel, comme il peut être seulement moral et résultant de la reconnaissance sociale. Actellement notre societé ne reconnait que les valeurs matérielles. Ceux qui possèdent des richesses matérielles sont respectés, voir vénérés quelle que soit l’origine de leur richessse et ceux qui possèdent des valeurs morales sont remis en cause et aucun diplome ou savoir n’est plus susceptible de conférer à son détenteur de reconnaissance sociale.
    Dans ces conditions, il est aisé de comprendre qu’il devient extrêmement difficile d’avoir le courage d’affronter les difficultés à dire à la société qu’elle se trompe de chemin. La normalité est le fait de se situer dans la ligne médiane et ceux qui sont extrêmement décentrés ne sont pas normaux. Or qui sont ceux qui occupent la ligne médiane si ce n’est ceux qui ont adopté l’attitude de ne pas déranger et de rechercher leurs interets personnels d’abord ? Les marginaux dans notre société sont ceux qui luttent contre des moulins à vent, tel don quichotte et qui veulent impliquer la majorité dans lutte à laquelle les conditions objectives s’opposent.

    Ce sont donc ces conditions objectives qu’il faut tenter de renverser en premier lieu avant de s’attaquer au pricipal. Il faut construire la route avant d’arriver à la ligne de départ pour démarrer le processus réel.

    Vous comprendrez que les conditions objectives procèdent de l’organisation actuelle de notre société autour d’intêrêts claniques, réseautiques qui détournent les liens de la trame sociale au profit de certains ilots au risque de déchirer cette trame sociale. Ce n’est pas la peur à mon avis, c’est plutot la complexité du problème et des fortes résistances dues à la force l’intertie qui depuis les Turcs n’a cessé de se renforcer et avec laquelle il faut compter, car c’est un véritable giroscope.

    Fraternellement.




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  • ALMIZANE
    10 janvier 2011 at 1 h 12 min -

    Un esprit éveillé ignore le sentiment même de la peur. C’est généralement ce que l’on craint que nous finissons par attirer inexorablement.
    Les sages de l’ancien temps disaient avec justesse : assure-toi d’être dans le vrai et en avant sous la protection Divine.
    On ne meurt qu’une fois dans une vie, aucune richesse au monde ne saurait prolonger ni écourter notre destinée lorsque l’échéance est atteinte. Et cette échéance est post-natale c’est-à-dire inscrite dans notre ADN avant notre arrivée en ce monde.
    Un homme sans peur est un homme libre dans n’importe quel endroit ou il se trouve et cette liberté intérieure n’a pas de prix.
    La vrai Foi c’est d’abord de croire en soi-même




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  • soleil
    10 janvier 2011 at 2 h 22 min -

    l’Algerien ne connait pas la peur si non il ne serrai pas parmi les premier dans le monde Arabe a se révolter pour une miette de pain. c’est le meilleur et le pire des peuple Arabes c’est un lion indomptable.malheureusement il est victime de son orgueil et sont indifférence est lui Fatal.c’est bien dommage qu’un aussi grand peuple soit réduit a parler d’Huile et de sucre, Alors a tout bon entendeur ceci est tres louche et n’est pas claire du tout ,mais le temps finira par éclairecir ce jeux dans cette eau tres trouble.




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  • WlidAlHouma
    10 janvier 2011 at 10 h 09 min -

    Bonjour Mr DB,
    Je tenais vraiment à partage avec vous une modeste analyse de ma part.
    Même si ca n’es pas « sujet clos » comme dirais l1 de nos Astérix du régime, comme tout le monde j aurais voulue voir tout le peuple a la rue entrain de faire bouger les chose et soutenir cette jeunesse dans les rues et tous ensemble faire entendre notre voix au monde …même si au fond de moi je sais très bien que c’est un long parcours et que les choses ne font que commencer …
    Alors je me suis dit ; essai de trouver un point (+) dans toute cette histoire pour te convaincre que les jeunes martyr de la liberté qui sont tombés ces derniers jour ne sont pas tombés pour rien?
    Eh bien en surfant sur les diff blog, social network, youtube ,,, etc. J’ai passé des jours à lire et relire diff commentaire et principalement des jeunes, je viser principalement les (-) 25 pour analyser leur façon de voir les choses, leurs approches, positions…etc.
    Je dois dire que pendant les 1ers jours c t vraiment décevant ! Un niveau de discussion mixer d’immaturité et d’insouciance…c normal me dirai vous et tu t’attendais a quoi ! Eh ben même si c’est a débattre après le 3eme jour (coïncidant avec le week end a Alger) donc pas mal d’activité sur ces sites, j’ai commencé a réaliser que ca le langage et sujets discuter était diff … par el biais de vidéo/ de text / écris les « Même » jeunes utiliser un vocabulaire différent j’entends parler de vrai /fausse opposition, diff vérité sur les années 90s, LQA, Rachad…bref moi d’insouciance ! Et la …! J’ai trouvé la réponse que ma petite personne chercher ! ce début de révolution Algérienne bis (manipuler ou pas) a permis a toute une génération de prendre du recul and de se construire un début de maturité politique et une différente analyse de ce qui c’est vraiment passer depuis 88 et le role que les Asterix & autre on jouer.
    Sincèrement qu’avec cette prise de conscience (progressivement) cette jeunesse prendra conscience que laisser sont avenir se gérer par un Astérix charognard et compagnie est un vrai suicide collective … et la mon cher Asterix vaut mieux commencer a courir … Ebda tedjri Yaba ! wedi Eli Jabouk M3aak
    Utopiste me dirais vous …Algérien wou Fhal je répondrai
    GMT+7




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  • mohamedsaid
    10 janvier 2011 at 11 h 31 min -

    ce n’est pas tellement la peur physique mais surtout la psychose de la trahison.Les hommes se sacrifient, les lâches en profitent.Voilà notre problème, c’est la peur de se sacrifier pour les lâches et leurs rejetons comme l’ont fait ceux du 1er Novembre 54.




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  • ABDOU
    10 janvier 2011 at 11 h 41 min -

    la lâcheté, c’est comme le courage, c’est contagieux.
    Ces minables créatures n’auraient jamais pu exister si il n’y avait pas cette armada de lèchebottes ignares et sans principe qui vendraient leur mère pour plaire à leur maîtresse.




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  • nourredine BELMOUHOUB
    10 janvier 2011 at 14 h 53 min -

    @ Zineb Azouz
    Je suis persuadé que Vous aviez parfaitement compris que mon message ne concerne pas les citoyens des quartiers populaires ou des villages éloignés et isolés, il s’adresse à celles et à ceux chez qui l’existence sans la « Choukara » c’est un cauchemar, il s’adresse aussi les larbins de services et les tricheurs et aitres menteurs de tous bords
    Amicales salutations.
    @ soleil
    Permettez moi d’apporter une petite correction, et rappeler que les jeunes ne sont pas sortis pour un question de ventre, cette question est posé chez les grosses panses, non les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas confrontés aux problèmes de la farina, pain, sucre, café etc. La jeunesse algérienne n’a pas du tout faim, elle a plutôt soif, soif de Justice, de droit d’équité, de considération, elle veut vivre, elle veut travailler, assurer l’avenir, avoir un toit, fonder un foyer et c’est leurs droits de citoyen, en un mot ils réclame Leur DIGNITÉ
    Mes sincères salutations.




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  • Congrès du Changement Démocratique