Édition du
27 July 2017

La politique de l’autruche ou le temps de la fuite en avant ?


Par Ahmed ROUADJIA

Où va notre pays ? Vers quelles zones de turbulences politiques dangereuses chemine-t-il à présent ?  Avec les émeutes urbaines quasi récurrentes- spontanées ou provoquées ?- qui le secouent depuis quelques années ne risque-t-il pas de renouer avec les démons de la décennie noire dont les souvenirs douloureux hantent encore l’imaginaire populaire ? Les mécontentements et les révoltes qui sourdent de partout ne traduisent-ils pas d’immenses frustrations de larges pans de la société et ne reflètent-ils pas un signe évident d’un sentiment d’abandon et de déréliction générale de la population de la part de ses dirigeants qui semblent peu soucieux des cris de détresse d’un peuple dont ils prétendent être les représentants légitimes et l’incarnation vivante de ses intérêts ?

Si la cherté de la vie, notamment  celle des denrées de première nécessité ( sucres, café, huiles…) n’est pas étrangère à la grogne générale qui s’est emparée  de larges couches démunies de la société algérienne, elle n’explique pas à elle seule les causes profondes du malaise social dont les signes les plus manifestes sont  la défiance du peuple envers le pouvoir d’Etat, ainsi que le peu de crédit que ce même peuple naguère hissé au rang d’un mythe, accorde à ses pseudo-représentants dont l’hypatrophie du moi et la manie des grandeurs qui se doublent  d’un mépris à peine voilé envers « la populace » ont achevé de supprimer chez eux les facultés de raisonnement, le sens de la responsabilité, de l’évaluation politique, et de l’ anticipation de l’avenir. Obnubilés par le pouvoir qu’ils détiennent, du prestige et des intérêts strictement matériels qu’ils en retirent, ces représentants autoproclamés du peuple se crispent sur leurs grasses prébendes et oublient jusqu’au souvenir ce pourquoi ils ont été « élus » ou désignés pour gérer les affaires de la nation.

Quand la politique d’improvisation conjugue ses effets à l’autoritarisme

Dire que Le pouvoir n’est pas en phase avec son peuple relève d’une lapalissade. Cela s’observe à tous les niveaux des instances politiques : l’exécutif comme les députés ne tournent pas seulement le dos au peuple, mais ils le méprisent et le tiennent sciemment à l’écart de toute consultation touchant aux grands enjeux de la société et de l’Etat. En fait, ils considèrent ce peuple comme quantité négligeable et méprisable, et c’est pourquoi ils ne lui accordent aucune  confiance ou once de crédit pour prendre part aux affaires de la nation et  de  l’Etat. La politique d’improvisation, l’exercice  d’un pouvoir  autoritaire et sans contrepoids, le culte inconsidéré de la force saisie comme mode unique de gestion politique ou « sécuritaire », le refus de l’écoute et de la délibération, la répulsion envers tout ce qui sort de biais, de la « ligne idoine » tracée et fixée une fois pour toute par l’Exécutif ou le grand chef de celui-ci, voilà qui constitue le trait caractéristique, presque immuable, de ce régime dont le caractère autant « atypique » que rigide constitue un obstacle majeur à toute réforme salutaire de la société civile et politique algériennes.

Un pouvoir qui méprise l’intelligence,  qui  répugne au débat contradictoire, qui abjure le credo de l’esprit démocratique et qui se laisse guider par le culte quasi exclusif de ses instincts autoritaires sera évidemment voué tôt ou tard à  disparaître de la scène politique de l’histoire. Et déjà, les signes du dépérissement de notre régime politique s’affichent en filigrane à travers toutes nos institutions sclérosées, gangrenées soit par l’incompétence et la corruption, soit par l’indifférence ou le laisser-aller ou le  laisser-faire. Lorsque un régime ne sait pas dialoguer et s’adresser à ses administrés avec un langage lisible et audible, comme ces ministres et ces députés qui, dans les périodes de graves troubles politiques et sociaux, se  font  tragiquement silencieux ou muets, il finit inexorablement par laisser la voie ouverte à toutes les dérives dangereuses qui pourraient l’emporter par surprise, sans crier gare.

Le point zéro de la communication politique

L’aphasie dont font preuve en ce moment nos « hommes politiques »-ceux de l’Exécutif-, tout comme les députés grassement rémunérés sans rien faire d’autre que d’applaudir piteusement et frénétiquement, dans l’hémicycle de l’Assemblée, la gestion du gouvernement dont ils sont censés contrôler l’action en lui demandant des comptes, témoigne si besoin est, de cette grave carence en matière de communication politique et qui ne s’explique autrement que par l’incompétence, mais aussi  et surtout par ces réflexes conditionnés consistant à ne pas prendre ses responsabilités et à éviter soigneusement de ne pas se « mouiller les doigts » au risque d’attirer le courroux du Grand Chef. Depuis des mois, voire depuis des années, aucun ministre  ni aucun député, n’a osé faire entendre sa voix ou émettre une analyse critique sur les causes des émeutes urbaines, provoquées souvent par la flambée des prix ou par la crise aigue que vivent les milliers, voire les millions de citoyens sans abri. Que dénote ce silence étrange de nos dirigeants ? Mépris à l’égard du peuple ou incapacité de se faire entendre de lui ? La peur de rompre l’ « harmonieux consensus » gouvernemental, et le refus têtu de reconnaître que le gouvernement puisse se tromper « en politique », conduit  chacun à observer ce silence complice sur l’état lamentable de la nation…

Aujourd’hui, et alors que bien des quartiers de nos villes sont saccagées par  des foules de jeunes gens désespérés, et que d’autres villes enflent de rumeurs de toutes sortes, nos dirigeants politiques qui ne  manquent pourtant pas de lourds moyens de communication, comme l’ENTV, n’ont pas essayé de venir nous expliquer sur le plateau le pourquoi et le comment de ces révoltes, ni quelle action ils comptent mener pour répondre aux besoins et aux attentes de ces populations qui se sentent abandonnées, laissées  en déshérence par l’Etat. Envoyer les policiers et les gendarmes pour contenir ces manifestations, ne suffit pas à ramener l’ordre et la sécurité publique durables. Les forces de sécurité ne devraient être sollicitées qu’en dernier ressort, et si seulement lorsque toutes les autres voies de recours ont été épuisées, et parmi celles-ci le dialogue, l’écoute et la concertation.

L’éloge de la médiocrité placé au rang des vertus…officielles

Or, nos dirigeants dont la communication politique ne semble pas être leur fort,  préfèrent se décharger sur les services de sécurité pour ramener l’ordre et le calme  dans nos villes troublées par des émeutiers frustrés par tant de manques et de besoins urgents à satisfaire. A défaut de savoir manier l’art de communiquer et de persuader eux-mêmes ces révoltés incompris, ces dirigeants politiques entichés pourtant de modernisme et de « progressisme » ne feraient-ils pas mieux de laisser accès libre à l’ENTV à ces élites intellectuelles non « organiques », à ces experts nationaux indépendants d’esprit que sont les universitaires, les juristes, les politologues,  les journalistes talentueux et Dieu sait qu’ils sont nombreux dans notre pays, et qui pourraient par leur savoir faire et dire éclairer les politiques et aider aux bonnes décisions de l’Etat. L’ENTV, comme dans ces cabinets ministériels investis par des fonctionnaires guindés, se trouve parasitée elle aussi par une foule de speaker et de pseudo-experts compassés, et si triés sur le volet qu’ils ne semblent posséder  d’autre compétence que cette incroyable  aptitude à pouvoir  sans vergogne célébrer les gestes et les paroles du Prince, et à faire l’éloge de la médiocrité intellectuelle et politique ambiantes. Fades, ternes et desséchés, parfois fort prétentieux, ces journalistes et ces experts agrées débitent à longueur des débats sur le plateau des propos déconnectés de la réalité du pays, de ses attentes et aspirations. Ils esquivent les problèmes réels auxquels sont confrontés les Algériens et les Algériennes et s’évertuent à enjoliver la réalité en donnant à voir et à lire une image lisse et douce, sans aspérités, d’un pays qui serait le plus heureux du monde où il ferait bon vivre… C’est ce mode de communication journalistique qui double et reproduit presque à l’identique le discours politique qui fait que notre ENTV sert d’un véritable repoussoir par rapport aux chaînes de télévisions étrangères captées en Algérie…Cela explique aussi que notre télévision est désertée par les téléspectateurs nationaux  au profit des chaînes satellitaires de l’Occident et du Moyen Orient.

Comment faire aimer son pays quand la télévision abreuve ses téléspectateurs d’informations indigentes et leur donne une image fallacieuse de la réalité ? Comment peut-on prétendre à la crédibilité quand les programmes sont d’une qualité médiocre, et surtout fondés sur l’apologie ou le culte de Son Excellence le Président de la République, le Ministre, le Premier Ministre, et j’en passe ?

Augmentations des salaires, suivies d’émeutes et de ras-le-bol : un paradoxe ?

On a salué comme une conquête les récentes augmentations de salaires des enseignants de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la santé. Il faut ajouter aussi celles des députés et des militaires. Mais on a oublié ceux qui n’ont pas eu un centime d’augmentation et dont les maigres traitements sont continuellement érodées par l’enchérissement des produits de première nécessité : les petits fonctionnaires et employés, toutes catégories professionnelles confondues, les travailleurs de beaucoup d’entreprises, privées et publiques, sans oublier évidemment les retraités aux modestes bourses. Il y a également les « chômeurs » qu’il faut ajouter à la liste de la masse des précaires. Les chômeurs ou les désœuvrés est un  nom impropre, mais qui permet de désigner ceux qui n’ont jamais travaillé de leur vie et qui vivent au crochet de la solidarité familiale ou institutionnelle. Ils comptent par millions et aucune statistique officielle ne saurait masquer la réalité. C’est parmi cette masse d’individus aux revenus fort faibles ou qui en sont complètement dépourvus que « sortent »  les émeutiers  qui défraient les chroniques de ces dernières années. Les émeutiers de ces dernières semaines recouvrent un large profil social : ils comprennent des jeunes désœuvrés,  des délinquants en rupture de ban, des mal-logés, des pauvres en déroute,  mais aussi de pères de familles respectables, qui n’en peuvent mais. Tous ces gens se savent être les laissés-pour-compte. Ils revendiquent leur droit au travail et à la protection sociale. Pour faire entendre leur voix aux autorités, et au –delà, à l’opinion publique, ils se révoltent non pas pacifiquement, il est vrai, mais violemment contre un ordre qu’ils jugent injuste.

Les augmentations de salaires accordées à certaines catégories de fonctionnaires déjà cités ont aggravé leur frustrations et le sentiment d’injustice dont ils se sentent  victimes. En effet ce n’est pas l’UGTA, et moins encore les députés de l’APN qui perçoivent mensuellement 300 000,00 DA net chacun  qui vont défendre les intérêts moraux et matériels de cette masse de paupérisés, de désœuvrés et, d’exclus. Ce ne sont pas non plus les enseignants universitaires qui vont se soucier de ces révoltés, de ces écorchés vifs. Ces enseignants dont certains ne méritent pas les augmentations obtenues tant ils s’avèrent stériles, improductifs, n’éprouvent aucun sentiment de solidarité à l’égard de ces exclus et de ces démunis.

Le temps du bricolage politique est-il révolu ?

En favorisant certaines catégories de fonctionnaires et de travailleurs au détriment d’autres catégories sociales, le gouvernement a contribué de fait à créer des divisions et des clivages au sein de la société algérienne. Ce faisant, il a creusé un fossé béant entre les différentes catégories socioprofessionnelles de manière à rendre impossible la solidarité entre elles. Cette politique qui reprend à son compte le fameux adage « diviser pour mieux régner » est  non seulement réactionnaire, mais absurde, dangereuse et s’apparente à une  fuite en avant. Elle ne manquera pas de faire l’effet d’un boomerang. Cette politique de l’autruche qui fait mine de ne pas voir les choses tout en agissant comme si de rien n’était conduit immanquablement le pays à l’impasse et pourrait se traduire, si elle continuait sur ce rythme , à l’implosion du système dont les failles se font  déjà partout visible à l’œil nu.

Le « bricolage » politique qui consiste à gérer de manière chaotique, au jour le jour, les affaires du pays, sans vision ni plan déterminés, ne garantit pas la pérennité des institutions de l’Etat dont la solidité et la crédibilité dépendent de la cohérence qu’il se donne en matière d’évaluation, d’anticipation, de prévision et de prospective. Il en est beaucoup de nos projets économiques, sociaux, culturels et éducatifs qui ressortent en effet du bricolage et du remplissage. Ainsi en est-il de notre système industriel « restructuré » et de notre système monétaire sclérosé en dépit de notre prétendue entrée dans l’économie de marché. Ainsi en est-il de notre politique d’environnement et du tourisme, de celui de la culture, de l’éducation et de l’enseignement supérieur, qui, en recopiant plutôt mal que bien le LMD européen et en le transposant comme « modèle » d’enseignement « adapté » à l’Algérie, on a fini par susciter une grande confusion dans les esprits de nos étudiants dont la fronde contre ce système importé et plaqué ne fait que commencer. La fronde étudiante contre le LMD et les émeutes urbaines en cours contre la cherté de la vie, la crise du logement et les sentiments d’injustice sont étroitement liés à cette politique de rafistolage conduite à « la petite semaine » par un gouvernement en mal d’imagination, de cohérence et de plan savamment agencé.

Que conclure ? Que le pire est à venir. Notre pays chemine vers un avenir incertain, et ce n’est pas être  forcément pessimiste que de prédire, en se basant sur des indices concrets, des périodes de hautes tensions sociale et politique….


Nombre de lectures : 1399
14 Commentaires sur cet article
  • Ammisaid
    9 janvier 2011 at 19 h 41 min -

    La tête de l’autruche qui est enfouie dans le sable c’est le Drs et à sa tête tewfik et le reste qui apparait à l’oeil nu c’est sa fakhamatouhou, ses ministres, ses députés, ses sénateurs, ses journalistes, ses médias, ses courtisans, ses serviteurs…c’est, vraiment, la politique de l’autruche. Mais en Algérie pas en Autriche !
    u




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  • Azzeddine
    9 janvier 2011 at 20 h 01 min -

    Pour info:
    La veille des émeutes les bus de TEHKOUK ou des si ouyahia n ont pas été de service implique alors
    Mes salutations




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  • Afif
    9 janvier 2011 at 21 h 55 min -

    بسم الله الرحمان الرحيم

    Un représentant du peuple qui se respecte et respecte ses électeurs n’aurait jamais dû accepter un salaire de 300.000,00 DA et accepter que ce salaire soit pris en compte dans la valorisation de sa retraite. A cause de ce salaire de la honte, le RCD, le PT et Nahda ont perdu toute crédibilité.

    Deux : pour éviter de faire sauter la baraque, le pouvoir devrait prévoir des passerelles autonomes pour faire aboutir les revendications de la jeunesse. Je m’explique : supposons que les syndicats autonomes des enseignants et des fonctionnaires n’avaient pas pu exister pour une raison ou une autre, imaginez l’explosion populaire qui en aurait résulté et les dégâts matériels et immatériels qui auraient été infligés au pays.

    Les chômeurs, les mal-logés devraient avoir leur propre organisation revendicative, l’état devrait leur accorder toutes les facilités dans ce but. Que chaque couche sociale défende ses propres intérêts, car, malheureusement, personne ne le fera à sa place, hormis quelques bonnes volontés mais sans force de frappe sérieuse et conséquente.




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  • Djeb Fermas
    10 janvier 2011 at 2 h 13 min -

    Et s’il fallait regarder hors des frontières pour comprendre ce conflit ?
    Et si les jeunes n’étaient que des victimes innocentes manipulés par des forces étrangères ?

    Dans un premier temps, il suffit de regarder la situation que vivent nos voisins tunisiens, on ne va sans doute pas tarder a voir la même situation chez nos voisins marocains, pour les plus proches.
    Je veux dire que cette situation, est non seulement voulue, mais provoquée.

    Tant que les américains (néo-cons) se prennent pour les redresseurs de torts, « d’imposeurs » de démocratie (en Irak, Afghanistan, Palestine, bientôt l’Iran, la Cote d’Ivoire, le Maroc… toute l’Afrique et le Moyen-Orient) il n’y aura pas de paix dans ces régions du monde.

    Le néocolonialisme ne veut en aucun cas perdre ce qu’il considère comme sien – le pétrole, le gaz, les minerais (uranium). Et il est prêt à tout pour ça, il suffit de suivre l’actualité internationale pour s’en rendre compte.

    Les américains veulent construire des bases militaire dans le monde entier, pour défendre « leur » pétrole, en prétextant combattre le terrorisme qu’ils créent eux-même.

    Ils lorgnent particulièrement la base aérienne de Tamanrasset, et obliger les Algériens a entrer dans l’Africom. Mais la réponse algérienne ne semble pas leur convenir :
    « la souverainté de l’Algérie est non négociable et il n’est pas question aujourd’hui d’ouvrir la voie à la création de bases militaires étrangères en Algérie. »

    [cf. http://www.algerie-focus.com/2010/02/16/africom-washington-fait-pression-sur-alger-pour-obtenir-lautorisation-dutiliser-la-nouvelle-base-aerienne-militaire-de-tamanrasset/
    (mais l’article n’est plus accessible apparement sur ce site)
    disponible sur http://www.michelcollon.info/Projet-de-base-militaire-U-S-a.html ]

    Les américains sont fortement décidés à déloger la Chine de l’Afrique pour lui couper l’accès au pétrole et au gaz algériens, entre autres.

    En mettant les autorités dans une situation dont ils ne peuvent s’en sortir – sans s’en prendre à leur propre peuple par la violence – que par la démission. Et les successeurs, probablement déjà choisis par les américains, seront certainement plus dociles et compréhensifs des intérêts américains.

    Sinon, je suis d’accord avec vos analyses sur la situation économique et sociale du peuple algérien et mon objectif n’est surtout pas de défendre les autorités, mais juste de souligner que le plus grand danger pour les algériens est plus du côté américain que des autorités.




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  • OrO
    10 janvier 2011 at 9 h 35 min -

    non ya si Djab Fermas,le plus grand danger auquel fait face l’Algérie,ce n’est pas l’impérialisme américain mais le Régime algérien lui-même.Ce n’est pas l’impérialisme américain mais le pouvoir algérien qui a amendé la loi sur les hydrocarbures,et il a fallu l’intervention amicale de Hugo Chavez et de l’Arabie Saoudite(pourtant alliée des américains)pour que Bouteflika change d’avis.C’est le pouvoir algérien et non l’impérialisme américain qui entrepris une politique de désindustrialisation du pays.C’est encore le pouvoir algérien qui délibérément plongé le pays dans la guerre civile pour prolonger sa mainmise sur le pays.
    Comme quoi,l’impérialisme,qu’il soit chinois ou américain est un danger lointain qui ne peut devenir pressant que s’il a un relais local complaisant.




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  • OrO
    10 janvier 2011 at 9 h 42 min -

    La leçon que tireront les milliers de jeunes qui ont participé aux émeutes?Avec ce pouvoir,il n’y a que la violence qui paie.Ils ont bien vu que les grèves et manifestations pacifiques et organisées des syndicats autonomes,associations de droits de l’hommes,familles de disparus etc…n’ont rencontré que mépris et répression de la part des autorités,alors qu’eux sont arrivés à faire reculer le pouvoir en deux jours de casses.
    Il est à prévoir qu’à l’avenir,les émeutes deviennent plus fréquentes et surtout,plus violentes.




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  • Djeb Fermas
    10 janvier 2011 at 16 h 27 min -

    @0r0
    Puisque, d’après vous, mon analyse est erronée, pourriez-vous m’expliquer la raison de l’embrasement de l’Afrique, particulièrement des pays qui refusent d’ouvrir les bras à l’Africom ?

    Pourriez-vous m’expliquer qui a créé les « terroristes » et leur remède qui est la « guerre préventive » contre la « terreur », sans autre forme de procès ?

    Pourriez-vous, en fin, m’expliquer qui a mis en place les dictateurs, africains et autres, en place, et si vous avez le temps, pourriez-vous m’expliquer qui profite des richesses du tiers-monde ?

    Ca vous permettra, sans doute de mieux comprendre qui tire les ficelles, et qui tire avantage de ce désordre mondiale !
    merci.
    cordialement




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  • OrO
    10 janvier 2011 at 18 h 24 min -

    @Djab Fermas
    Je ne sais pas qui a « créé » les terroristes,mais je sais que le terreau fertile pour leur prolifération est créé par la corruption,la tyrannie et l’absence de concertation interne(« je suis au pouvoir,donc je sais mieux que vous vos intérêts »).Les jeunes qui sont sortis dans la rue ne sont pas manipulés par de vilaines forces occultes étrangères qui veulent s’emparer des richesses de l’Algérie,mais ne font qu’exprimer une profonde colère contre un régime autiste qui a perdu toute capacité à prendre la mesure des convulsions de la société.
    Il suffit de lire les déclarations publiées aujourd’hui du ministre de l’intérieur pour se rendre compte que ce système est devenu lui-même « émeutifère »(excusez le néologisme),sans besoin d’assistance de l’impérialisme US.




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  • mahmoud
    10 janvier 2011 at 18 h 49 min -

    Non Mr Djeb Farmas, non voilà encore et toujours la main de l’étranger !Non Monsieur, le problème algérien est algéro-algérien.Il est certain que les puissances étrangères défendent leurs interêts, mais seuleument quant nous sommes à genoux et justement nous sommes à genoux à cause de ces terribles génies du mal qu’a enfanté l’Algérie.Bush ne se serait jamais frotté au peuple Irakien s’il le savait soudé à ses dirigeants.
    Voilà, notre faiblesse, notre malheur c’est justement
    nos dictateurs et quels dictateurs !si au moins on avait un hitler ou un franco ou des dirigeants chinois.




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  • Liès
    10 janvier 2011 at 20 h 04 min -

    Salutations à toutes et à tous.

    Moi je trouve que les algériens ont certes peur comme l’explique si bien monsieur @ Belmouhoub, et ils croient contourner cette peur, ou bien pensent la dominer en adoptant une attitude de mépris et d’arrogance envers les autres et particulièrement envers les plus faibles, comme le relève avec pertinence madame @ Azouz, pour une raison qui me parait simple et que je vais essayer de développer ci-dessous.

    Oui les algériens ont peur de l’État et jouent une comédie humaine à la grandeur du pays.

    ( ENTRE PARENTHÈSE, je fais remarquer au cher lecteur que ce commentaire était au départ, destiné à être posté dans la rubrique de monsieur @ Nourredine Belmouhoub, mais que après avoir lu l’article de monsieur @ Ahmed Rouadjia, j’ai été tenté de le poster dans sa rubrique, pour la seule raison que je pouvais m’étaler mieux et dire le fond de ma pensée).

    Je poursuis alors, avec votre aimable permission.

    La raison c’est parce que depuis l’accès de notre pays à l’indépendance, les algériens n’ont jamais pu s’organiser en entités indépendantes en vue de défendre leurs intérêts communs.

    L’État s’est accaparé, voire a nationalisé la société civile, en créant ses propres organisations (syndicales, estudiantines, des femmes, les organisations professionnelles, les associations culturelles, sportives ou de loisirs) qui sont en fait des appareils, devenus budgétivores et rentiers, plutôt que des entités indépendantes jouissant de la liberté de se réunir, de s’exprimer, de porter la revendication à ses ultimes limites pour la défense de leurs intérêts.

    D’où toute la question de l’absence de l’Élite dans notre pays.

    Cette Élite a pourtant existé depuis la 1ere guerre et avait animé le mouvement nationaliste algérien avec brio jusqu’au déclenchement du 1er novembre 1954.

    L’Algérie avait enfanté des partis et des hommes qui ont donné par leur intelligence et leur détermination beaucoup de fil à retordre à la France coloniale et à sa classe politique, son intelligentsia et ses stratèges militaires.

    Ferhat Abbes (avec beaucoup d’autres) en restera, selon moi l’illustre icône.

    Après le 1er novembre et dans le feu de l’action, l’urgence et la complexité de la lutte a inversé la tendance et on avait assisté à la mise à l’écart de toute l’Élite algérienne et l’émergence d’un leadership nouveau de type militaire à presque 100%.

    Depuis l’Élite ne s’est pas relevée malgré d’incessantes tentatives, toutes étouffées dans l’œuf.

    Il est inutile de souligner l’importance de la place de l’Élite dans la société.

    Tous les pays qui fonctionnent correctement le sont grâce à leur Élite.

    Et il n’y a point de salut pour un pays qui ne dispose pas d’une Élite.

    Dans notre cas nous avons des individualités (des têtes) dont la compétence et l’expertise sont reconnues à l’échelle planétaire, mais qui agissent seuls.

    Chez nous les gens ne sont pas organisés en groupes pour se défendre efficacement contre les abus du pouvoir et le peu qui semble être organisé appartient à l’État sous forme d’appareils comme je l’ai dit en haut.

    Dans un pays normal, l’Élite a pour rôle de prévoir les crises, elle encadre et éclaire la société et constitue un vrai contrepoids au pouvoir pour lui faire éviter les dérives.

    Elle est en même temps respectée et crainte par le pouvoir.

    Respectée parce qu’elle l’aide à trouver les solutions pour une bonne gouvernance.

    Crainte parce qu’elle a une réelle emprise sur la société et peut disqualifier le pouvoir et le mettre dehors.

    Dans notre pays, la grande question et le défi majeur, c’est comment rassembler et rapprocher toutes ces ‘’têtes’’ pour en faire une élite bien organisé et unie.

    Car il est évident que quand on est structurés dans une organisation et bien unis par des liens d’intérêts communs, on devient puissants et bien carapacés.

    On peut donner des exemples à satiété pour illustrer cette vérité.

    Je donne l’exemple simple de deux amis qui voyagent ensemble; c’est mieux que de voyager seul.
    Le voyage déjà les met dans une situation ou leurs intérêts séparés se transforment en un intérêt commun. Deux bourses valent mieux qu’une. Ils dépenseront moins. Si quelqu’un a un malaise l’autre est la pour lui apporter assistance. Si l’endroit est inquiétant, ils peuvent se reposer et dormir à tour de rôle. Au pire lorsque l’un vient à disparaitre (emporté par les eaux par exemple) l’autre rapporte l’information à la famille pour qu’elle puisse faire son deuil.

    Bref il y a mille et un avantages, à être plusieurs embarqués dans une même expédition que d’être seul.

    C’est toute la question de la peur qui s’empare de l’homme seul qui n’évolue pas au sein d’un groupe, qui est la source de sa vulnérabilité, de son inefficacité et de ses échecs.

    Ne dit-on pas que l’union fait la force?
    Et, a plus forte raison lorsqu’il s’agit d’union ayant à la base des intérêts communs légitimes et vitaux.

    Cette union assure, à défaut de victoire éclatante, un compromis qui donne pleinement satisfaction.

    Chacun de nous peut aisément citer l’exemple qui lui sied pour mieux illustrer les avantages qu’ont les gens et particulièrement l’Élite à être unies et bien organisées.

    Lorsque @ Rouadjia dit, je le cite en copié-collé : ‘’ Dire que Le pouvoir n’est pas en phase avec son peuple relève d’une lapalissade. Cela s’observe à tous les niveaux des instances politiques : l’exécutif comme les députés ne tournent pas seulement le dos au peuple, mais ils le méprisent et le tiennent sciemment à l’écart de toute consultation touchant aux grands enjeux de la société et de l’État. En fait, ils considèrent ce peuple comme quantité négligeable et méprisable, et c’est pourquoi ils ne lui accordent aucune confiance ou once de crédit pour prendre part aux affaires de la nation et de l’État.’’

    Je trouve qu’il a entièrement raison et il résume à travers ce petit paragraphe, toute la question du drame algérien, de la non gouvernance, et de toutes les dérives et dangers en l’absence d’une Élite organisé, unie, et efficacement agissante.

    En Algérie, il faudra créer cette Élite sous sa forme organisée, pas comme elle est maintenant dispersée et divisée.

    Le pouvoir, nous l’avons dit, est hostile à l’émergence de cette Élite, que le peuple appelle de tous ses vœux sans savoir comment le dire, comment l’exprimer.

    Le moment à mon avis est propice, pour que l’Élite se réinstalle dans la place qui est la sienne et quelle joue son rôle de phare qui éclaire et qui guide le peuple et qui instruit et surveille l’État.

    Le moment et propice, je dirais qu’il est favorable si on considère que notre armée aujourd’hui regorgent d’éléments compétents, hautement diplômés, éminemment qualifiés, ouverts sur l’universalité et très portés sur la modernité et le progrès et pleinement prédisposés a l’instauration d’un véritable État de Droit.

    Oui l’armée avait, depuis le début des années 70, recruté et complété la formation des meilleurs ingénieurs dans toutes les spécialités, des meilleurs médecins, des meilleurs informaticiens et mathématiciens, etc.

    Nombreux parmi ces fils du peuple, dont chacun de nous connait au moins une dizaine, sont maintenant des généraux, des colonels, des lieutenants-colonels ou des commandants.

    Cette génération (ces promotions) et celles qui les ont suivis, ne veulent pas de l’héritage de leurs ainés qui consiste à faire gouverner le pays par le militaire.

    Cette responsabilité et cette prise en main des destinés du pays fût dans les années 50 et surtout 60, une exigence de l’histoire pour les uns, et une confiscation de la révolution pour d’autres, (chacun croit à sa propre vérité dans l’attente du verdict de l’histoire et du temps) mais voila que les données, les impératifs, les contextes qui ont amené cette situation sont suffisamment dépassés en même temps que cette situation n’est plus en phase avec le droit internationale et parait aux yeux des intellectuels et des gens civilisées comme un opprobre dont on a honte.

    Nous savons que le monde va mal, que la terre ne suffit plus pour faire nourrir tout le monde, et qu’il faut repenser nos manières de faire la politique, de consommer, de produire. Mais ceci est un autre débat.

    Avant de conclure, je propose que l’Élite algérienne prenne langue avec les cadres de l’ANP afin d’établir les ponts crédibles, fiables et sérieux, pour un transfert de responsabilité dans le domaine de la gouvernance du pays, pour le grand bien de tous, et pour le bien du peuple dont cette armée est issue et de la cette patrie qui reste, quoi qu’on dise la mère tendre et nourricière de toutes et tous les algériens.

    Le système est en fin de cycle, les émeutes doivent être capitalisées et les codes doivent être clairement décryptés afin d’éviter les dérapages dangereux, et barrer la routes aux alternatives suicidaires des charlatans et des opportunistes.

    L’Algérie n’a plus la force d’aller vers d’autres cauchemars.

    Aux braves et aux sages de prendre leur responsabilité.

    Dieu vous soutiendra et fera triompher votre noble projet. Il n’y a pas de doute.

    Merci au professeur @ Rouadjia et à l’équipe de la Rédaction.

    Et merci aussi a nos compatriotes @ Zineb Azouz et @ Nourredine Belmouhoub pour m’avoir permis cette modeste contribution.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Djeb Fermas
    10 janvier 2011 at 21 h 22 min -

    @0r0
    Si je vous comprend bien, ce mouvement est un purement spontané. Des centaines de milliers de jeunes seraient spontanément sorti dans les rues, saccager leurs villes, se faire tirer comme des lapins, de Tunisie jusqu’en Algérie ?

    Je ne peux que vous conseiller d’ouvrir un peu les yeux sur le monde dans lequel nous vivons, d’élargir votre horizon. Demandez-vous ce qu’est venu faire la Chine si loin de ses frontières, quels sont les projets américains pour l’Afrique et le reste du monde.

    Pour comprendre la « guerre contre le terrorisme » je vous conseille cette vidéo :
    http://www.dailymotion.com/video/xcn73w_le-pouvoir-des-cauchemars-11-septem_news

    Quand aux intérêts usiens et judéo-français en l’Algérie, il y a plusieurs articles intéressants :
    * cet entretien de L. Aggoun avec S. Cattori
    http://www.michelcollon.info/Algerie-Les-annees-de-sang-et-le.html
    (vous pouvez même lire ses 2 derniers livres « Algérie : Les années de sang et les complicités de la France », et « 200 ans d’inavouable »)

    Quant aux intérêts US : voici quelques autres articles
    * http://www.michelcollon.info/Projet-de-base-militaire-U-S-a.html
    * http://www.michelcollon.info/Jeu-d-influences-en-Afrique-du.html




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  • Djeb Fermas
    11 janvier 2011 at 0 h 07 min -

    @0r0 et @mahmoud
    Je ne comprend pas comment on peut conseiller à sa jeunesse d’affronter un pouvoir sanguinaire et armé jusqu’au dents, seulement avec des pierres ?

    Regardez la Palestine qui jette des pierres sur Tsahal depuis plus de 60 ans, pour obtenir quoi ? Son génocide bientôt achevé.

    Si c’est le sort que voulez réserver à la jeunesse algérienne, je ne vous cautionne pas.
    Je suis d’accord que les conditions de vie sont extrêmement difficiles pour le peuple entier, que la jeunesse n’a aucun espoir d’une vie meilleure et que c’est à cause d’une dictature militaire au pouvoir depuis 1962, et que c’est de pire en pire.
    Mais je ne suis pas d’accord pour envoyer notre jeunesse vers une mort certaine.
    A quoi sert-il de tout casser ou brûler ? Pensez-vous que cela va atteindre les nantis qui nous gouvernent ? Que ça va réduire leurs privilèges honteusement acquis ? Non.
    Vous savez sans doute que le « pouvoir » peut tuer sans problème plusieurs millions de jeunes et de moins jeunes, sans hésitation.
    Tant que l’Algérie aura du pétrole et du gaz dans ses sous-sols, j’ai peur qu’elle ne puisse trouver la paix.
    Peut-être qu’il faut s’inspirer de l’exemple du Vénézuela et de Hugo Chavez, au lieu de Davide et Goliath.




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  • OrO
    11 janvier 2011 at 9 h 43 min -

    @Djeb Fermas
    Où est-ce que vous avez lu que je conseille à la jeunesse d’affronter le pouvoir avec des pierres?Il y a une semaine,c’est-à-dire juste avant l’éclatement des émeutes,j’écrivais sur ce site même « tant que ce problème de manque de confiance chronique entre les élites politiques et la société n’est pas résolu et qu’une jonction organique entre leaders politiques ,syndicaux,et associatifs surtout au niveau local et ces centaines de milliers de jeunes en colère n’a pas lieu,il est à craindre que les initiatives des divers groupes cités restent au stade des gesticulations d’une « e-opposition » comme vous le dites si bien ».Je parlais bien sûr des initiatives lancées sur internet par divers personnalités d’opposition,mais cette triste vérité s’applique aussi aux actions de ces jeunes sortis dans la rue.La suite des événements m’a malheureusement donné raison.Le pouvoir plus arrogant que jamais semble décidé à pousuivre sa fuite en avant au vu des déclarations de Dahou Ould Kablia.




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  • Djeb
    12 janvier 2011 at 16 h 03 min -

    @OrO
    Veuillez m’excuser pour ma réaction, qui n’était pas dirigée spécialement contre vous. Je suis un nouveau lecteur de ce site, que j’ai découvert par hasard, ces derniers jours. Je n’ai donc pas eu l’occasion de lire vos précédentes interventions.
    Ce que je reprochais, était l’impression générale que j’ai eu en lisant les différents commentaires. Beaucoup de gens espéraient la poursuite du mouvement de contestation lancé par les jeunes, désespérés de vivre dans un monde qui ne leur donne aucune perspective d’avenir. Je dénonçais plus l’esprit « va-t-en-guerre », qui est, malheureusement, la philosophie dominante de cette décennie, et très présent dans certains commentaires.
    Je regrette également, que le continent soit un des plus riches aujourd’hui (pétrole, gaz, uranium, or, …etc) qui ne profite qu’à l’occident. Je regrette également la main-mise des puissances occidentales (USA, France, Chine, Israël…) sur les systèmes politiques et sur ces richesses, dont ne profite malheureusement jamais les populations africaines.
    Je regrette également que le FMI et la Banque Mondiale soient utilisés non pas pour aider l’Afrique à se développer, mais pour aider à la déposséder de ses richesses et à la maintenir en sous-développement.
    Je regrette enfin, que certains pensent que le problème est purement « algéro-algérien », alors qu’il est, d’après moi, mondialo-africain.
    Lorsqu’un crime est commis, il faut toujours se demander à qui profite le crime, pour découvrir le meurtrier.
    A qui profite le terrorisme ?
    Une étude américaine, sur les victimes du terrorisme dans le monde, a noté 9 victimes citoyennes-américaines en 2009, dans le monde. Alors que la guerre au terrorisme a fait plusieurs centaines de milliers de victimes innocentes (femmes, enfants et autres civils). J’insiste sur ce point, car il permet de justifier l’injustifiable, comme nous l’avons vu chez nous dans les années 90.
    J’aimerais re-préciser que ce pays ne sert que de faire valoir à la stratégie guerrière de l’occident qui veut imposer sa démocratie, avec des milliers de tonnes de bombes et autres armes à l’uranium appauvri, qui contamineront la planète pendant des milliards d’années, comme en Irak et en Afghanistan.
    L’aqmi, sert et servira de motif à la france et les usa pour mettre à feu et à sang l’Afrique pour piller ses richesses sous prétexte de guerre au terrorisme et d’apporter la démocratie, dans des pays où elles ont installé des dictatures.
    Voici un petit article rappelant les « bonnes » intentions que l’oncle Sam a pour l’Afrique http://www.michelcollon.info/Les-guerres-etats-uniennes-pour.html
    Encore une fois, je vous présente mes excuses les plus sincères.




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  • Congrès du Changement Démocratique