Édition du
25 July 2017

L’art de manipuler les lois au service de la terreur du régime Tunisien !

Evoquer des ‘‘spécificités’’ historiques, culturelles ou sociologiques propres à chaque pays est souvent l’argument utilisé par les « élites bienpensantes » à l’encontre de toute opposition politique réclamant un Etat de Droit.

Voici un échantillon de textes de « lois » sans foi et on ne peut plus dévastatrices pour légitimer la terreur au grand dam d’un peuple frère.

Il s’agit de la loi tunisienne n°69-4 du 24 janvier 1969 sur l’usage d’armes par les agents de sureté.

Même si la lecture de ces 3 articles se passerait bien de tout commentaire. Ceci dit, on comprend mieux pourquoi les régimes répressifs au Maghreb, en Afrique et dans le monde arabe ont tous réussi leur longévité à travers plusieurs générations.

En tous cas, ils ont tous quelque chose de commun qu’on pourrait résumer par une phrase : peu importe le prix du sang pourvu que l’ivresse du pouvoir !

Vive l’unité Maghrébine !

Khoukoum Samy le 10 janvier 2011

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Chapitre IV.       –    Usage des armes

Art. 20 – Les agents de la Sûreté ne peuvent recourir à l’emploi des armes hors  les cas de légitime défense prévus par les articles   39  –  40  et  42  du code pénal que dans les circonstances exceptionnelles suivantes :

1 – lorsqu’ils ne peuvent assumer autrement la défense des lieux qu’ils occupent, des édifices qu’ils protègent, des postes et des personnes dont ils ont été chargés de la garde ou si la résistance ne pouvant être réduite par aucun moyen autre que l’usage des armes.

2 – lorsqu’ils somment vainement un individu suspect de s’arrêter par des ordres répétés à hautes voix   «  Halte ! Police  », que cet individu n’obtempère pas et tente de fuir et qu’il n’existe plus de moyen de le forcer à s’arrêter autre que l’usage des armes.

3 – lorsqu’ils font signe à un véhicule, à une embarcation ou à tout autre moyen de transport de s’arrêter, que son conducteur ne s’exécute pas et qu’il n’existe plus de moyen de le forcer à s’arrêter autre que l’usage des armes.

Art.  21 –  Au cas où les agents de la Sûreté se trouveraient en présence de manifestants qui refusent de se disperser malgré les avertissements qui leur sont adressés et qui sont énoncés dans les articles précédents de la présente loi, ils emploieront progressivement pour les disperser, les moyens suivants :

1 – arrosage d’eau ou charge à coups de bâton ;

2 – jets de bombes lacrymogènes ;

3 – tir à feu vertical en l’air pour faire peur aux manifestants ;

4 – tir à feu par-dessus leur tête ;

5 – tir à feu en direction de leurs jambes.

Art.  22. – Au cas où les manifestants tentent d’atteindre leur but par la force malgré l’utilisation de tous les moyens énoncés à l’article  21  pour les faire disperser, les agents de la Sûreté tireront directement sur eux.

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Nombre de lectures : 1004
14 Commentaires sur cet article
  • Sami
    11 janvier 2011 at 7 h 41 min -
  • mohamed
    11 janvier 2011 at 9 h 50 min -

    le régime TUNISIEN a au moins le courage d’écrire des lois pour tuer son peuple. Mais chez nous fantomas, le rab el bled n’a même pas besoin d’écrire, car il en a horreur.
    Lui, notre fantomas à nous,croit que massacrer des populations algériennes est quelque chose de banale.
    Un autre fantomas mais qui n’est pas fantomas parce que ne pouvant pas masquer son gros ventre pouvant engloutir un veau, n’a-t-il pas déclaré qu’il est prêt à massacrer trois millions d’algériens pour sauver l’Algérie…son Algérie. salutations.




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  • samir64
    11 janvier 2011 at 10 h 59 min -

    video choquante.ou est amnesty internationale?ou sont les démocraties occidentales?peuple tunisien compte sur toi même et sur le tout puissant pour arriver à bout de ce tyran maudit soit il lui et toute sa famille sur des générations.




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  • Med Tahar
    11 janvier 2011 at 12 h 48 min -

    @Merci Sami. Des images insoutenables.
    Toute ma compassion aux familles des victimes tunisiennes et algériennes.
    Faites montrer au monde entier, ce que font nos dictateurs pour se maintenir au pouvoir, n’attendons rien des medias français.
    Voilà une preuve « des avancées démocratiques en Tunisie » ; dixit Srkozy.




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  • aboudouma
    11 janvier 2011 at 16 h 35 min -
  • khoukoum samy
    11 janvier 2011 at 19 h 11 min -

    @sami,
    La violence des images est insoutenable…! Sidérant de voir l’affolement de ces familles, femmes, frères, sœurs ou justes amis, complètement abasourdis et effondrés… Inna Lileh Wa Inna Ilayhi Radjioùn !
    Que le mensonge et la propagande s’arrête : ce n’est ni de l’huile, ni de la farine, ni du blé, ni du sucre, ni du problème de l’emploi…ni et ni de tout cela, qu’a jaillit ce désespoir collectif. C’est l’arrogance mortifère de cette horde de dirigeants incompétents et dépassés qui a conduit nos jeunes nations aux suicides. Ils ont réussit à pousser des jeunes innocents à la fleur d’âge à s’immoler au moment ou d’autres jeunes sur d’autres continents respirent la pleine vie et la liberté de leur devenir…
    Tout dirigeant en place devra tôt ou tard endosser l’entière responsabilité de ce déluge de la terreur.
    @mohamed,
    Tu ne crois pas si bien dire : chez nous ils se contentent de s’en inspirer sans même écrire !
    @Med Tahar
    Ni médias Français ni ‘‘tonton’’ Sam, ni la mort-née Ligue Arabe… ni les autres dirigeants ‘‘frères arabes’’ ne viendront au secours des peuples qu’ils ont appauvri et meurtri. Et tant qu’il y ‘aura de la jeunesse il y’aura toujours ce « désir charnel » qui, lui, malgré tout sera indomptable !
    Mes sincères et profonds sentiments de compassion et de condoléances à toutes ces familles d’Algérie et de Tunisie.

    Cordialement,
    Khoukoum Samy




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  • Ettounsi
    11 janvier 2011 at 19 h 45 min -

    Scènes effroyables et insoutenables!!!

    Ces barbares pseudo-démocrates pratiquent la même technique propagandiste que leurs maitres: USA,France,Israël,etc.Ils accusent les autres de terreur pour les massacrer!
    En revanche on n’entend pas la raclure sioniste de BHL qui voulait sauver sakineh l’iranienne de la « lapidation » à moins que cette dernière ait plus de valeurs que les jeunes algériens et tunisiens assassinés par des balles réelles?
    Où est sioniste de Sarko qui envoie son armée massacrer des « barbares » afghans chez eux?




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  • khoukoum samy
    11 janvier 2011 at 19 h 48 min -

    Et nous apprenons que les autorités marocaines ont interdit, ce lundi à Rabat, une réunion de soutien aux manifestants tunisiens…

    Décidément c’est l’alliance sacré inter-régimes maghrébins !




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  • Ammisaid
    11 janvier 2011 at 21 h 08 min -
  • Rédaction LQA
    11 janvier 2011 at 22 h 40 min -

    TUNISIE : URGENT : Un journaliste de Radio Kalima enlevé par une unité spéciale en Tunisie

    Mardi 11 janvier 2011
    Le journaliste de Radio Kalima, Nizar Ben Hassen a été enlevé à son domicile, dans la ville de Cheba, ce mardi 11 janvier par les unités spéciales de la présidence de la république tunisienne. Il a été conduit à un endroit inconnu. Radio Kalima appelle l’ensemble de la profession, les partis politiques, ainsi que toutes les organisations de la société civile à se mobiliser pour obtenir la libération du journaliste.

    Une manifestation d’artistes violemment réprimée

    Une manifestation d’artistes venus exprimer leur soutien au mouvement de contestation sociale qui secoue la Tunisie depuis plus de trois semaines a été « réprimée brutalement » aujourd’hui devant le théâtre municipal de Tunis, situé sur l’avenue Habib Bourguiba, principale artère de la capitale, a-t-on appris auprès de plusieurs manifestants.

    « Nous étions environ une centaine d’artistes, des hommes et femmes de théâtre, du cinéma, des musiciens, peintres et autres intellectuels qui voulaient protester pacifiquement contre ce qui se passe dans le pays et contre la répression qui a fait une trentaine de morts », a déclaré à l’Associated Press l’homme de théâtre Fadhel Jaïbi.
    Selon lui, le rassemblement a été « dispersé violemment par un nombre impressionnant de policiers en civil et en tenue », estimé à plusieurs centaines d’agents.
    « On se croirait au Chili ou dans une République bananière », a-t-il déploré.

    La comédienne Jalila Baccar a quant à elle dénoncé « la sauvagerie » dont ont fait l’objet plusieurs de ses collègues, notamment Raja Ben Ammar qui, a-t-elle témoigné, « a été insultée, copieusement frappée, traînée par terre et tirée par les cheveux sur plusieurs centaines de mètres ». Jointe par téléphone, celle-ci, qui dit souffrir d’un problème cardiaque, a déclaré avoir été frappée à coups de poing et de pied, des coups qui lui ont causé des traumatismes. Des renforts de police anti-émeutes étaient visibles à plusieurs endroits de Tunis, où la circulation des personnes et des véhicules était beaucoup moins dense que d’ordinaire.

    Source : http://www.kalimadz.com/fr/News-sid-URGENT-Un-journaliste-de-Radio-Kalima-enleve-par-une-unite-speciale-en-Tunisie-221.html




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  • Rédaction LQA
    11 janvier 2011 at 22 h 46 min -

    Le Maroc interdit une manifestation de soutien au peuple tunisien

    Mardi 11 janvier 2011

    Les autorités marocaines ont interdit, ce lundi à Rabat, une réunion de soutien aux manifestants tunisiens. Face aux troubles, le régime de Tunis peut compter sur son voisin maghrébin.

    Ce week-end, les manifestations en Tunisie contre le chômage se sont amplifiées, faisant au moins 50 morts. Les troubles se déplacent, du centre du pays vers les villes touristiques de la Tunisie, situées sur la côte. En réponse, le président Ben Ali s’est exprimé lundi soir, qualifiant les manifestations « d’actes terroristes ». Et la Tunisie peut désormais compter sur un allié important dans sa politique de fermeté contre les opposants: le Maroc.

    Ce lundi, un rassemblement de soutien aux manifestants tunisiens a en effet été interdit par les autorités marocaines, a appris l’envoyée spéciale de L’Express sur place. Organisée par un collectif d’associations, dont l’AMDH (Association Marocaine des Droits Humains), cette mobilisation devait avoir lieu vers 17h, devant l’ambassade de Tunisie à Rabat. Le régime marocain aurait motivé son refus par « l’impossiblité pour un pays voisin de la Tunisie d’autoriser sur son territoire une manifestation hostile au régime de Zine El Abidine Ben Ali ».

    Lundi soir, les associations qui ont appelé à ce rassemblement se sont réunis afin de définir les suites à donner à ce mouvement.

    Source : http://kalimadz.com/fr/News-sid-Le-Maroc-interdit-une-manifestation-de-soutien-au-peuple-tunisien-220.html




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  • khoukoum samy
    12 janvier 2011 at 12 h 31 min -

    Urgent/info :

    Le régime de Ben Ali aux abois : des unités de l’armée déployées dans Tunis et sa banlieue ouest !

    Selon les dernières nouvelles de l’AFP, l’armée tunisienne s’est déployée mercredi à Tunis où la tension est montée après des affrontements entre la police et des manifestants qui ont éclaté dans la nuit dans des quartiers populaires de la banlieue ouest.
    Des renforts militaires, soldats en armes, camions, jeeps et blindés, ont fait leur apparition dans Tunis et en banlieue pour la première fois depuis le déclenchement des affrontements que connaît la Tunisie depuis quatre semaines.
    Ce développement intervenait alors que des sources de l’opposition ont fait état du limogeage du chef d’état-major de l’armée de terre, le général Rachid Ammar. Celui-ci aurait refusé de donner l’ordre aux soldats de réprimer les émeutes qui se sont propagées dans le pays et exprimé des réserves sur un usage excessif de la force, selon les mêmes sources.
    Ce général aurait été remplacé par le chef des renseignements militaires Ahmed Chbir, selon ces informations qui n’ont pu être confirmées de sources officielles.
    Des renforts militaires étaient postés à des carrefours du centre de Tunis et à l’entrée de la cité Ettadhamen (Solidarité) où des dégâts d’une nuit de violences étaient visibles.
    Un blindé tout feu allumé et des soldats en armes étaient positionnés à l’entrée de ce gros faubourg où des carcasses de voitures et d’un bus incendiés n’avaient pas encore été enlevées, près du siège de la Délégation (sous-préfecture) attaqué la veille.

    Source: ©AFP / 12 janvier 2011




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  • khoukoum samy
    12 janvier 2011 at 13 h 18 min -

    Sans précédent, en 23 années de pouvoir policier Ben Ali se défait de son Ministre de l’Intérieur !

    Le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali a changé son ministre de l’Intérieur et ordonné une enquête sur des actes de corruption présumée concernant des responsables publics, a annoncé mercredi le Premier ministre.

    Source (Reuters) 12 janvier 2011.




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  • Mohsen
    12 janvier 2011 at 13 h 28 min -

    AFP – 12/01/2011 à 12:05

    Tunisie: l’armée déployée à Tunis, le ministre de l’Intérieur limogé

    L’armée a été déployée mercredi dans Tunis et une banlieue populaire, au lendemain des premiers affrontements aux abords de la capitale en près d’un mois d’une crise qui a fait des dizaines de morts et débouché sur une contestation de plus de 20 ans de régime autoritaire.
    Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi a annoncé mercredi au cours d’une conférence de presse le limogeage du ministre de l’Intérieur Rafik Belhaj Kacem.

    Des soldats armés, camions, jeeps et blindés, ont fait leur apparition dans la ville pour la première fois depuis le déclenchement des troubles sociaux qui secouent la Tunisie depuis la mi-décembre.

    Ce développement est intervenu alors que des sources de l’opposition ont fait état du limogeage du chef d’état-major de l’armée de terre, le général Rachid Ammar. Celui-ci aurait refusé de donner l’ordre aux soldats de réprimer les émeutes et exprimé des réserves sur un usage excessif de la force, selon les mêmes sources.

    Il aurait été remplacé par le chef des renseignements militaires Ahmed Chbir, selon ces informations qui n’ont pu être confirmées de sources officielles.

    Dans la capitale, des renforts étaient postés à des carrefours du centre et à l’entrée de la cité populaire d’Ettadhamen (Solidarité), une banlieue où des jeunes et des policiers se sont affrontés la veille au soir. C’était la première fois que des violences se produisaient près de Tunis, l’épicentre du mouvement se situant jusqu’à présent dans le centre du pays.
    Un blindé et des soldats en armes étaient positionnés à l’entrée du faubourg où des carcasses de voitures et d’un bus incendiés n’avaient pas encore été enlevées, près de la sous-préfecture attaquée.

    Des bris de verre et des pneus brûlés jonchaient la route de Bizerte qui traverse les cités populaires d’Ettadhamen, Intilaka et El Mnihla, à l’ouest de la capitale.
    Dans Tunis, outre des renforts importants de police et unités d’intervention spéciales, deux véhicules de l’armée et des soldats montaient la garde sur la place reliant les avenues de France et Habib Bourguiba, face à l’ambassade de France et à la grande cathédrale de Tunis.

    Cette place avait été la veille le théâtre de manifestations étouffées par la police.
    Des renforts militaires étaient également visibles autour de la radio-télévision.




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  • Congrès du Changement Démocratique