Édition du
26 March 2017

Ben Ali se plie aux revendications de la contestation

In Tunisia Watch

Le président tunisien Zine el Abidine Ben Ali a limogé son ministre de l’Intérieur Rafik Kacem et ordonné une enquête sur des actes de corruption présumée concernant des responsables publics, a annoncé mercredi le Premier ministre. Il a également ordonné la libération de toutes les personnes détenues depuis le début des troubles en Tunisie, a ajouté Mohamed Ghanouchi devant la presse.

Cette information non encore disponible sur les site officiel à été publié par l’agence Reuters et repris par Aljazeera et France 24.

M. Ahmed Friaa a été nommé en tant que ministre de l’intérieur et du développement local en remplacement de M. Rafik Hadj Kacem.

Le Président Zine El Abidine Ben Ali décide de nommer un nouveau ministre de l’Intérieur et du Développement local

TUNIS, 12 jan 2011 (TAP)- Le Président Zine El Abidine Ben Ali a conféré, mercredi matin, avec M. Mohamed Ghannouchi, premier ministre qui a déclaré que le chef de l’Etat a décidé de :

1 – Nommer M. Ahmed Friaa, ministre de l’Intérieur et du Développement local.

2 –        Elargir toutes les personnes arrêtées durant les événements survenus dans certaines régions du pays, à l’exception de ceux dont l’implication dans les actes de violence graves, de dégradation préméditée et d’incendie des biens, a été prouvée par les informations judiciaires.

3 –        Former une commission d’enquête concernant les éventuels dépassements commis, durant ces incidents.

4 –        Constituer une deuxième commission d’enquête, chargée d’examiner le problème de la corruption et des erreurs commises par certains responsables.

5 –        Appeler la chambre des députés et à la chambre des conseillers à tenir, respectivement, jeudi, une session extraordinaire, pour un dialogue ouvert sur les décisions, mesures et plans pratiques annoncés, afin d’entamer, immédiatement, la mise en application des initiatives présidentielles exceptionnelles ordonnées par le chef de l’Etat, le lundi 10 janvier, en matière d’emploi, de création de sources de revenu, et d’impulsion du développement et de l’investissement dans les régions intérieures, pour consolider l’équilibre entre les différentes régions de la République.

Le chef de l’Etat exhorte les deux chambres à consacrer l’attachement de tous au dialogue et à la liberté d’expression pacifique et à associer l’ensemble des parties nationales au traitement des questions du pays, et à rejeter la violence et la surenchère, sous leurs diverses formes.

Tunisie : Ben Ali donne des gages aux manifestants

Le premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, a annoncé, mercredi 12 janvier au cours d’une conférence de presse, le limogeage du ministre de l’intérieur, Rafik Haj Kacem, alors que des émeutes sociales secouent le pays depuis quatre semaines. Le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali a par ailleurs ordonné une enquête sur des actes de corruption présumée concernant des responsables publics, a ajouté M. Ghannouchi.

Ben Ali a également ordonné la libération de toutes les personnes détenues depuis le début des troubles en Tunisie. Un mouvement de contestation sans précédent au cours des 23 années au pouvoir de Ben Ali dure depuis près d’un mois en Tunisie. L’agitation a gagné mardi soir la capitale, Tunis. (LEMONDE.FR avec AFP 12.01.2011)


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20 Commentaires sur cet article
  • Rédaction LQA
    12 janvier 2011 at 15 h 31 min -

    In Tunisia Watch

    Tunisie: des unités de l’armée déployées dans Tunis et sa banlieue ouest

    TUNIS – L’armée tunisienne s’est déployée mercredi à Tunis où la tension est montée au lendemain d’affrontements entre la police et des manifestants qui ont éclaté dans la nuit dans la banlieue ouest populaire, a constaté l’AFP.

    Des renforts militaires, soldats en armes, camions, jeeps et blindés, ont fait leur apparition dans Tunis pour la première fois depuis le déclenchement des affrontements que connaît la Tunisie depuis quatre semaines. Ces renforts étaient postés à des carrefours du centre de Tunis et à l’entrée de la cité Ettadhamen (Solidarité) où des dégâts d’une nuit de violences étaient visibles.

    Un blindé tout feu allumé et des soldats en armes étaient positionnés à l’entrée de ce gros faubourg où des carcasses de voitures et d’un bus incendiés n’avaient pas encore été enlevées, près du siège de la Délégation (sous-préfecture) attaqué la veille.

    Des bris de verre et des pneus brûlés jonchaient la route de Bizerte qui traverse les cités Ettadhamen, Intilaka et El Mnihla, des quartiers populaires qui se succèdent, dans l’ouest de la capitale.

    Dans Tunis, outre des renforts importants de police et unités d’intervention spéciales, deux véhicules de l’armée et des soldats en armes montaient la garde sur la place reliant les avenues de France et Habib Bourguiba, face à l’ambassade de France et à la grande cathédrale de Tunis. Cette place avait été la veille le théâtre de manifestations étouffées par la police.

    Des renforts militaires étaient également visibles autour de la maison de la radio-télévision dans le quartier La Fayette, et d’autres sur la place du Passage, terminus du tramway qui fonctionnait. La circulation automobile était presque normale, de rares bouchons en banlieue étant provoqués par la pluie.

    Les stations de radios nationale et privées diffusaient leurs programmes normalement, la radio gouvernementale revenant largement sur les mesures prises par le président Zine El Abidine Ben Ali pour désamorcer la crise déclenchée par des manifestations contre le chômage dans le centre-ouest et qui s’est propagée dans la plupart des régions du pays. (AFP / 12 janvier 2011)




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  • Rédaction LQA
    12 janvier 2011 at 15 h 35 min -

    Tunisia-Watch

    L’insurrection populaire gagne Tunis

    Des affrontements ont opposé dans la cité Ettadhamoun, à 15 km du centre de Tunis, des manifestants et des forces de l’ordre, ont indiqué à l’AFP des habitants. « Nous n’avons pas peur« , ont crié des groupes de jeunes manifestants qui ont brûlé un autobus et saccagé des commerces et une banque, a déclaré à l’AFP un témoin.

    Une femme a indiqué en outre que les manifestants à visage découverts ont barré la route qui conduit à Bizerte (nord) à hauteur de la cité populaire. La police a tiré des gaz lacrymogènes et des tirs de balles en caoutchouc ont été entendus par cette femme.

    Ces heurts, qui ont commencé après 18H00 locales et se sont poursuivis pendant deux heures, seraient les plus graves dans la banlieue de Tunis, où des manifestations ont été étouffées mardi.

    La capitale tunisienne a été le théâtre, mardi soir, de violences, les premières signalées à Tunis depuis le début du mouvement de contestation parti le 16 décembre de Sidi Bouzid et qui a fait officiellement 23 victimes civiles. Les forces de l’ordre ont tiré en l’air en guise de sommation pour disperser une foule qui mettait à sac des bâtiments dans le faubourg ouvrier d’Ettadamen.

    Selon un journaliste de Reuters présent sur les lieux, des centaines de jeunes gens ont lancé des pierres sur la police avant de saccager des magasins et de mettre le feu à une banque. Il a raconté que la foule avait barré les axes routiers à l’aide de pneus enflammés, incendié un autobus et deux voitures et également mis le feu à un local de l’administration locale. Les policiers ont effectué des tirs de sommation en l’air et également fait usage de grenades lacrymogènes pour tenter de faire refluer les gens de l’intérieur du bâtiment, a-t-il dit.

    Ce nouvel accès de violence a éclaté peu après la publication d’un nouveau bilan officiel des morts depuis le début du mouvement comportant trois nouvelles victimes. Le gouvernement a, en revanche, rejeté les estimations plus élevées émanant d’organisations de défense des droits de l’homme.

    Des information non confirmé sur l’étendu et la consistance de ces agitations sont échangés par téléphone avec les habitants des zones concernés et reproduites par plusieurs acteurs sur les réseaux sociaux.




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  • khoukoum samy
    12 janvier 2011 at 15 h 49 min -

    Le régime est vraiment aux abois ! Comme quoi, lorsque la pression devient plus forte et peu ou prou structurée – mobilisation de journalistes, avocats, et société civile…, les régimes n’ont plus qu’à s’y incliner ! Une très bonne leçon pour nous tous, peuples du Maghreb qui voudront entamer la deuxième décade du 21° Siècle avec de nouvelles perspectives et un nouveau combat qui devrait déboucher sur un accès effectif aux libertés. Aujourd’hui, on fait face au délire sans limites d’une horde de dirigeants complètement déconnectés des préoccupations de leurs sociétés.
    Toute ma considération et mes condoléances renouvelées à la mémoire des victimes de cette terreur.

    Cordialement.




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  • Rédaction LQA
    12 janvier 2011 at 15 h 54 min -

    Ben Ali lâche du lest

    FRANCE24.COM 12 janvier 2011

    Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi a annoncé la remise en liberté de toutes les personnes arrêtées depuis le début des émeutes qui secouent la Tunisie ainsi que le limogeage du ministre de l’Intérieur, Rafik Belhaj Kacem.

    AFP – Le gouvernement tunisien a annoncé mercredi le limogeage du ministre de l’Intérieur et la libération de toutes les personnes arrêtées lors de manifestations en réponse aux émeutes sociales meutrières qui ébranlent le pays.

    L’armée a aussi été déployée pour la première fois dans Tunis et une banlieue populaire, au lendemain des premiers affrontements aux abords de la capitale en près d’un mois d’une crise: celle-ci a fait des dizaines de morts et débouché sur une contestation de plus de 20 ans de régime autoritaire.

    Le Premier ministre Mohamed Ghannouchi a annoncé au cours d’une conférence de presse le limogeage du ministre de l’Intérieur Rafik Belhaj Kacem et la libération de toutes les personnes arrêtées.

    Il a également annoncé la formation d’une commission d’enquête sur la corruption que dénoncent opposition et ONG.

    « Nous avons décidé la création d’un comité d’investigation pour enquêter sur la question de la corruption », a-t-il dit.

    Des soldats armés, camions, jeeps et blindés, ont fait leur apparition dans Tunis.

    Outre des renforts importants de police et unités d’intervention spéciales, deux véhicules de l’armée et des soldats montaient la garde sur la place reliant les avenues de France et Habib Bourguiba, face à l’ambassade de France et à la grande cathédrale de Tunis.

    Des renforts militaires étaient également visibles autour de la radio-télévision.

    L’armée avait aussi pris position au centre et à l’entrée de la cité populaire d’Ettadhamen (Solidarité), une banlieue où des jeunes et des policiers se sont affrontés la veille au soir. C’était la première fois que des violences se produisaient près de Tunis, l’épicentre du mouvement se situant jusqu’à présent dans le centre du pays.

    Un blindé et des soldats étaient positionnés à l’entrée du faubourg où des carcasses de voitures et d’un bus incendiés n’avaient pas encore été enlevées, près de la sous-préfecture attaquée.

    Des bris de verre et des pneus brûlés jonchaient la route de Bizerte qui traverse les cités populaires d’Ettadhamen, Intilaka et El Mnihla, à l’ouest de la capitale.

    La crise a pris un tour dramatique ce week-end avec des affrontements violents dans des villes du centre qui ont fait 21 morts selon le gouvernement et plus de 50 selon une source syndicale.

    Des sources de l’opposition ont fait état du limogeage du chef d’état-major de l’armée de terre, le général Rachid Ammar. Celui-ci aurait refusé de donner l’ordre aux soldats de réprimer les émeutes et exprimé des réserves sur un usage excessif de la force, selon les mêmes sources.

    Il aurait été remplacé par le chef des renseignements militaires Ahmed Chbir, selon ces informations qui n’ont pu être confirmées officiellement.

    Mardi soir, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton s’est dite « inquiète quant aux troubles et à l’instabilité » dans ce pays dirigé depuis 23 ans par le président Zine El Abidine Ben Ali.

    Elle s’est également déclarée préoccupée par « la réaction du gouvernement, qui a malheureusement provoqué la mort de certains jeunes protestataires » et a appelé à une « solution pacifique ».

    Mercredi, la porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a condamné l’usage « disproportionné » de la force par la police en Tunisie.

    Le président Ben Ali âgé de 74 ans, était intervenu lundi à la télévision, promettant la création de 300.000 emplois en deux ans. Il avait aussi qualifié les violences d' »actes terroristes » et accusé des « éléments hostiles à la solde de l’étranger ».

    L’opposition et les ONG ont jugé la réponse du pouvoir insuffisante, un parti radical appelant même à la démission du gouvernement.

    Selon dix ONG dont la Ligue de défense des droits de l’homme, les véritables causes de la crise sont « la corruption, le népotisme et l’absence de libertés politiques ».




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  • Alilou
    12 janvier 2011 at 16 h 50 min -

    On chasse le ridicule et il revient au gallop.

    Hillary Clinton qui est preoccupee ??? du n’importe quoi.

    Ca fait des decennies que ces regimes de dictatures a ciel ouvert on etait placé par eux pour nous faire de nous des esclaves.

    Et Tonton Ben Ali qui dit que ce sont des terroristes a la solde de l’etranger…je vais m’arragcher les cheveux un par un a l’arrache clou.

    Maintenant desque le peuple crie sa deteresse ce sont des terroristes….Qu’ils crevent ici bas comme des chiens ecrasés et qu’ils brulent en enfers commes des apostats….




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  • khoukoum samy
    12 janvier 2011 at 18 h 48 min -

    Mon cher @Alilou,

    Notons que pour la première fois depuis 20 ans (au moins !) personne et d’aucuns de pseudo-spécialistes chez nous comme ailleurs (occident allié des régimes), ne peut inclure les soi-disant « manipulations islamistes » dans la nouvelle équation qui regroupe révoltes populaires et Pouvoir politique !!! Et ce n’est pas rien ! Quand on sait que cet argument a été souvent sorti des « océans mensongers », à chaque fois que les pouvoirs centraux vacillent sous la pression populaire, et bien sûr à court de stratagèmes.
    aujourd’hui, « ni Islamistes wala houm yamkouroun » ! Ça vaut pour tout le Maghreb !

    Cordialement.




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  • AS
    12 janvier 2011 at 19 h 44 min -

    poste sur alterinfo… sont au canada la ou la france a essaye de cacher ses GIAs

    Appel à l’armée nationale, la police, le service secret, les gardes du corps personnels de Ben Ali, à toutes les instances qui sont impliquées directement ou indirectement dans la protection de Ben Ali.

    L’assassin Ben Ali prépare sa fuite hors du territoire tunisien. Il a déjà expatrié ses filles et leurs époux au Canada, preuve à l’appui (écoutez le petit extrait de l’émission de Paul Houde sur le 98.5 FM Montréal).

    Nous savons tous que le soulèvement tunisien est arrivé à un point de non retour, peu importe les conséquences. Si vous n’agissez pas au plus vite, Ben Ali s’échappera après avoir plongé notre pays dans un bain de sang inutile. Et nul doute qu’aucun de vous ne souhaite porter sur la conscience un tel crime en voulant désespérément sauver un assassin arrivé au terme de son régime, et lequel n’hésitera à aucun moment à se servir de vous pour massacrer vos frères et sœurs, vos pères et mères, comme nous l’avons horriblement constaté ces derniers jours.

    Et le comble de tout ça, c’est qu’il fuira par la suite, en vous laissant un lourd fardeau sur le dos après vous avoir impliqué.

    Sachez que vous représentez son seul espoir de conserver le pouvoir. Assumez votre responsabilité historique et faites votre devoir envers vous-mêmes, vos familles et votre pays. Ne laissez pas Ben Ali fuir ! Arrêtez-le tout de suite et en toute civilité, ne le brutalisez pas, qu’il soit jugé devant nos tribunaux.

    Ceci est un appel à toute l’opposition tunisienne :

    Ne vous arrêtez pas sur l’appel à un gouvernement de coalition. Préparez l’équipe qui formera ce gouvernement en toute urgence et le plus tôt possible et divulguez massivement l’événement. Le tunisien veut du concret, veut voir l’alternative, veut voir que vous êtes capables enfin de vous entendre et de porter l’espoir de ce mouvement populaire, il veut surtout percevoir de la lumière au bout du tunnel, suffisamment pour l’encourager à mener son soulèvement jusqu’au bout.

    Que la lutte continue et vive la Tunisie Libre !

    Faites circuler largement cet appel. Si vous connaissez quelqu’un dans l’armée, la police… portez cet appel à leur connaissance.

    L’Extrait de l’émission de Paul Houde vous attend sur le 98.5 FM Montréal, en passant par le site Nawaat.org
    http://2ccr.unblog.fr/




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  • khoukoum samy
    12 janvier 2011 at 20 h 02 min -

    Couvre-feu et un nouveau mort !

    Un couvre-feu a été décrété en Tunisie et un nouveau mort dans l’ouest du Pays.
    Le couvre-feu en question concerne Tunis et ses faubourgs, de 20h à 6h, pour une durée indéterminée, a indiqué un responsable officiel de la communication.
    Pat ailleurs, un jeune homme sourd a été tué car n’ayant « pas entendu les injonctions de la police ».
    Le défunt, Wajdi Sayhi, a été touché d’une balle à l’abdomen, a déclaré par téléphone son frère, Ramzi.

    (source : 20mn.fr)

    Cordialement.




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  • sidou
    12 janvier 2011 at 20 h 09 min -

    Les Hommes! Les femmes! Les Tunisiens se battent ensemble, femmes, hommes, avocats, enseignants, jeunes filles, jeunes hommes. Tous, ensemble, n’ont plus peur et Dieu sait ce que signifie la peur pour les Tunisiens. Chapeau bas! Quant à nous, faiblesse ou résistance, je n’en sais fichtre rien. Fantasmons et observons. Peut être qu’ils se battent pour nous. C’est le Maghreb. L’éternelle histoire. demandez à ibn Khaldoun.




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  • Rédaction LQA
    12 janvier 2011 at 20 h 12 min -

    In Tunisia-Watch

    Couvre-feu dans la région du grand Tunis

    Le gouvernement tunisien a décrété mercredi un couvre-feu s’appliquant de 20h à 6h du matin dans la région du grand Tunis, a-t-on appris de source officielle.

    Cette décision fait suite aux nouveaux accrochages qui ont opposé mercredi des manifestants aux forces de l’ordre en plusieurs endroits du centre de Tunis.

    La Tunisie est secouée depuis plusieurs semaines par des troubles sociaux meurtriers. C’est le suicide à Sidi Bouzid le 17 décembre dernier d’un diplômé vendeur ambulant de primeurs de 26 ans qui a déclenché le mouvement de protestation, lequel s’est ensuite propagé à plusieurs régions du pays avant d’atteindre Tunis.

    Depuis lors, 23 personnes ont été tuées par la police, selon le bilan du gouvernement tunisien, mais des témoins et les syndicats évoquent au moins 46 morts. (THE ASSOCIATED PRESS – 12 janvier 2011)

    Couvre-feu dans les gouvernorats du Grand Tunis de 20H00 à 5H30 du matin

    TUNIS, 12 janv 2011 (TAP) – Le ministère de l’Intérieur et du Développement local a rendu public le communiqué suivant:

    « Suite aux troubles et aux actes de violence et de pillage et aux atteintes aux biens et aux personnes survenus mardi soir et mercredi dans certains quartiers de la capitale, et afin de préserver la sécurité des citoyens et de sauvegarder les biens et les acquis, il a été décidé de décréter le couvre-feu dans les gouvernorats du Grand de Tunis (Tunis, Ariana, Ben Arous et la Manouba) provisoirement, à partir du mercredi, de 20h00 à 05h30.

    Les cas d’urgence médicale et les travailleurs de nuit sont exempts de cette mesure. »




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  • omar54
    12 janvier 2011 at 20 h 35 min -

    Ben ali:il a 74ans et parait en avoir 45 !comment font-ils pour garder cette « jeunesse »?aucune calvitie,pas de sénilité,32 dents ou dayer kil el ghoul !de quelle mystèrieuse source de jouvence s’abreuvent ces déspotes ?moi j’ai, pratiquement, perdu toutes mes dents,une piste d’atterrissage s’est déja formée au sommet de mon crane,les quelques cheveux qui me restent sont beaucoup plus sel que poivre,mes rides sont des sillons et je suis plus JEUNE que ce hulk!
    Belkhadem:quand je vois sa tronche,je sens une sorte de boule me monter au cerveau,mon « cable » de nervosité se met à vibrer et fait libérer les « ordures » (hachakoum) qui me montent à la tete.Mais je ne fais rien,je ne casse ni la télé ni autre chose,je rumine et maugrée des mots inintelligibles ou presque,puisque je m’arrache cette reflexion:et ils sont (toujours)encore LA !!!!Tirer sur sa propre population et endeuiller des centaines de familles est indigne ,utiliser des snippers (mercenaires) pour mater une révolte légitime est indigne d’occuper le koursi.Traiter une jeunesse, qui ne demande qu’un toit et un boulot, de voleurs et de terroristes est indigne du poste qu’on occupe.Mes condoléances aux familles touchées par ce malheur,d’algérie et de tunisie. Salam!
    P/S:Ya allilou,ton stock de thé est épuisé ouila wach ?




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  • khaled
    12 janvier 2011 at 20 h 50 min -
  • Sami
    12 janvier 2011 at 20 h 59 min -

    Aux Tunisien Libres !!!
    Un peu de patience chers frères tunisiens et ce régime criminel va tomber inchallah !!! On prie pour vous




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  • still
    12 janvier 2011 at 22 h 03 min -

    Tenez bon frères Tunisiens et sœurs Tunisiennes!Faites nous l’honneur de construire la première Démocratie dans les pays arabes.Résistance, patience, persévérance.

    A l’armée tunisienne:

    Ne faites pas l’erreur fatale qu’a commise l’armée algérienne..Ne soutenez pas les bourreaux de vos propres frères et sœurs .Ce n’est pas Ben Ali qui tire sur eux mais vous-mêmes.Ce n’est pas Ben Ali ou ses sbires qui vous paient mais votre peuple a qui revient de droit la souveraineté.

    Vous avez là , l’occasion d’entrer de plain pied dans l’Histoire de la Tunisie libre. Ne la ratez pas!
    Vous avez la, l’occasion de co-ecrire avec votre peuple, l’Histoire de la Nouvelle Tunisie Libre!

    Condoléances aux familles des chouhada.




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  • Rbaoui
    12 janvier 2011 at 22 h 17 min -

    Une jeunesse vécue sous l’ombre de Ben Ali
    Par Sam,

    Je fais partie de la nouvelle génération qui a vécu en Tunisie sous le règne absolu de Ben Ali.

    Au lycée, et au collège, on a toujours peur de parler politique : “Il y a des rapporteurs partout” qu’on nous dit. Personne n’ose en discuter en public. Tout le monde se méfie. Votre voisin, votre ami, votre épicier, est un rapporteur de Ben Ali, voulez-vous être emmené de force vous ou votre père vers un lieu indéfini, un soir à 4h du mat ?

    On grandit avec cette peur de s’engager, et on poursuit nos études, nos sorties, nos soirées, sans se soucier de la politique.

    Aux années lycées, on commence à connaître les méandres de la famille royale, et on entends des histoires ici et là, sur tel proche de Leila qui a pris le contrôle d’un industrie, qui s’est approprié le terrain d’une autre personne, ou qui traitait avec la mafia italienne.

    On en parle, on en discute entre nous, tout le monde est au courant, mais on n’agit pas. On poursuit nos études, on apprends vite que la télévision tunisienne est la pire télévision qui existe, toutes les informations relayés sont des effigies à la gloire du président, Ben Ali est toujours montré sous son meilleur jour, on sait tous qu’il se teint les cheuveux en noir. Personne n’aime sa femme au sourire de bois. Elle n’a jamais eu l’air sincère sa femme.

    On vit. On ne vit pas, on pense vivre. On a envie de croire que tout va bien puisqu’on fait partie de la classe moyenne, mais on sait que si les cafés sont pleins à craquer en journée, c’est que les chômeurs y discutent foot.

    Les premières boîtes de nuits ouvrent leurs portes, on commence à sortir, à boire, à avoir une vie nocturne du côté de Sousse et de Hammamet, d’autres histoires circulent sur un tel Trabelsi qui a explosé la gueule à une personne parce qu’il en a eu envie, d’un autre qui a provoqué un accident de route puis est retourné dormir chez lui, encore un Trabelsi. On s’échange ces histoires, discrètement, rapidement. On se venge à notre manière, en racontant, on a l’impression de comploter.

    Les policiers ont peur, si on leur dit qu’on est un proche de Ben Ali, toutes les portes s’ouvrent, les hôtels privés donnent leurs meilleurs chambres, les parkings deviennent gratuits, le code de la route n’existe plus. La Tunisie devient un terrain de jeu virtuel, ils ne risquent rien, ils peuvent tout faire, les lois sont leurs marionettes.

    L’internet est bloqué, les pages censurées sont assimilées à des pages non trouvées, à croire que ces pages n’ont jamais existé. Les écoliers s’échangent les proxy, le mot devient légion : ‘T’as un proxy qui marche ?’.

    On en a marre, on en discute entre nous, on sait tous que Leila Ben Ali a tenté de vendre une île tunisienne, qu’elle veut fermer l’école Américaine de Tunis pour promouvoir son école, ces histoires circulent. On s’échange sur Internet et dans les sacs “La régente de Carthage”. On aime notre pays, et on a envie que ça change, mais il n’y a pas de mouvement organisé, la tribu est prête, mais le chef manque à l’appel.

    La Tunisie, la corruption, les pots de vin, on a simplement envie de partir d’ici, on commence à candidater pour aller étudier en France, au Canada…On veut tout quitter. On est lâche et on l’assume. On leur laisse le pays.

    On part en France, on oublie un peu la Tunisie, on y revient pour les vacances. La Tunisie ? C’est les plages de Sousse et de Hammamet, les boîtes de nuits, et les restaurants. C’est ça la Tunisie, un club med géant.

    Et là, Wikileaks révèle au jour ce que tout le monde se murmurait.

    Et là, un jeune s’immole par le feu.

    Et là, 20 Tunisiens sont tués en un jour.

    Et pour la première fois, on y voit l’occasion de se rebeller, de se venger de cette famille royale qui s’est tout approprié, de renverser l’ordre établi qui a accompagné toute notre jeunesse.

    Une jeunesse éduquée, qui en a marre, et qui s’apprête à immoler tous les symboles de cette ancienne Tunisie autocratique, par une nouvelle révolution, la révolution du Jasmin, la vraie.

    http://nawaat.org/portail/2011/01/11/une-jeunesse-vecue-sous-lombre-de-ben-ali/




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  • Alilou
    12 janvier 2011 at 23 h 08 min -

    Je salue le peuple tunisien qui a su saisir l’opportunité de continuer son combat, le petit poucet du Maghreb se reveille et va réussir in chaa allah la ou le grand peuple algerien a echoué…
    c’est pour quand notre revolution ????




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  • D B
    13 janvier 2011 at 0 h 05 min -

    @Alilou
    Avec toute ma considération pour ton esprit, alerte et amusant, je réfute cette définition de « Petit Poucet ».
    Le Peuple Tunisien, j’ai envie de mettre une majuscule à chaque lettre, en violation de toutes les règles, est un frère aîné, un frère indulgent, un ami, un sage, et un sourire personnifié. La meilleure preuve ? Il vient de nous montrer le chemin.
    Une autre preuve: Il a accueilli notre jeune révolution à un moment où aucun analyste sérieux ne pouvait penser que l’Algérie allait devenir indépendante. Petit Poucet ? Allons, cher frère! Petit Poucet?
    Mais ce n’est pas grave, lorsqu’on est entre frères. Et surtout lorsque le frère en question est un Tunisien, ah ces majuscules. Je sais qu’il t’auront pardonné. Et un epu ri sous cape, aussi. C’est de bonne guerre, n’est-ce pas?




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  • Alilou
    13 janvier 2011 at 0 h 17 min -

    @DB,

    Loin de moi l’idee de considere le peuple tunisien de petit peuple, par petit poucet, je sous entendais David contre goliathe.

    Je viens de lire sur algeriatimes que toufiq est sous residence surveillée et c’est Zerhouni qui a pris son poste.

    Attente de confirmation




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  • guerriere de la lumière
    13 janvier 2011 at 14 h 30 min -

    A tout ceux qui ne connaissent pas les déboires profonds tunisiens, je vous propose de lire :
    « LA REGENTE DE CARTHAGE » MAIN BASSE SUR LA TUNIE par Nicolas BEAU et Catherine GRACIET edition LA DECOUVERTE.
    Très belle ouvrage illustrant parfaitement le régime BEN ALI et son envouteuse épouse « LEILA TRABELSSI »




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  • soustara
    13 janvier 2011 at 16 h 44 min -

    Demain quatre millions de tunisiens sortiront dans la rue pour en finir avec le régime en place, chez nous ils ont chassé tout le monde et n’ont laissé que les intellos de service, dommage.

    Yaatikoum saha Djmaate LQA, vous au moins vous avez essayé et essayez toujours de faire remuer les choses,

    voici une vidéo de coups de feu il y a quelques minutes sur FB, il faut poster, poster et poster.

    http://www.facebook.com/video/video.php?v=132529650145200&oid=99328877514&comments&ref=mf




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  • Congrès du Changement Démocratique