Édition du
26 March 2017

MONSIEUR BEN ALI AYEZ LA DECENCE DE VOUS TAIRE !

In Kalima-tunisie.info

http://www.kalima-tunisie.info/fr/News-sid-MONSIEUR-BEN-ALI-AYEZ-LA-DECENCE-DE-VOUS-TAIRE–481.html

Proposé par Lamjed Ben Sedrine
le Jeudi 13 janvier 2011

N’avez-vous pas tiré les leçons de votre dernière piteuse prestation télévisée où, comme à l’accoutumée, vous êtes incapable de construire la moindre phrase intelligible, sans qu’elle ne vous soit dictée par vos mercenaires de la plume, et qui a été suivie d’une défiance manifeste de la part des citoyens dignes, face à vos menaces explicites exprimées sous le vocable cynique de ‘’loi’’. Votre légitimité acquise par la terreur, et le mépris que vous affichez pour notre peuple, contraste de façon scandaleuse avec votre vile soumission, à ceux dont vous êtes le défenseur et le garant des intérêts.
La mise en exécutions de vos menaces et les ‘’instructions ‘’ de tirer sur les manifestants (qui ne peuvent qu’émaner de vous, et confiées à votre brigade personnelle, dont nul n’ignore l’effroyable conditionnement ) ne sont une surprise pour personne, puisque le tunisien n’a pas oublié vos exploits lors des événements du jeudi noir 1978, où vous avez donné l’ordre de tirer sur la foule (45 morts officiellement..) pour gagner vos galons et obtenir la confiance de l’establishment déjà en crise de légitimité, qui vous nommera Directeur de la sureté nationale en 1984, pour écraser encore une fois dans le sang les émeute du pain de 1984 (qui n’ont duré que trois jours).
La seule légitimité que vous avez bâtie n’a donc été que par le sang des tunisiens, pour préserver le pouvoir de vos maitres de l’époque, que vous finirez par trahir( comme vous avez trahi votre appartenance à ce peuple, et comme vous avez trahi vos engagements à la suite de votre coup d’état de 1987, en spoliant le peuple tunisien et son élite de décennies de sacrifices, dans la lutte qu’il menait contre les dérives autoritaires de l’époque, et pour l’élargissement des libertés individuelles, que vous avez anéanti, durant votre sombre règne.
Mr Ben ali vous n’avez qu’un langage, celui de la violence meurtrière, et vous n’avez qu’une culture, celle des services de renseignement, dont la fonction est la persécution des intellectuels authentiques, pour lesquels vous nourrissez une haine que ne justifie que votre mépris des valeurs humaines. Ce n’est pas votre déficit d’instructions qui est à l’origine de votre pauvreté intellectuelle, mais bien votre divorce avec la culture millénaire de notre pays, et votre attachement à une modernité de pacotille, et à un modèle de gestion des affaires de l’état qui est d’inspiration mafieuse.
Vous n’avez jamais été apte à conduire les affaires de l’état, mais une brigade de maintient de l’ordre ; votre culture exclu toute communication rationnelle, c’est pourquoi vous vous refugiez derrière un autoritarisme aveugle et une poignée de piteux serviles, sans envergure intellectuelle, qui vous servent de’’ matière grise’’ (Abdelaziz Ben dhia, Abdelwahab abdallah,…) incapables d’élaborer un programme de développement autre que celui concoctés par la banque mondiale et la commission européenne. Ces deux institutions, en l’absence de politique économique qui préserve les intérêts de notre pays, ont fait le choix stratégique de faire de la Tunisie la vitrine du monde arabe ; avec un modèle de développement factice, totalement dépendant, et sans portée viable à long terme.
La seule dimension politique de vos plus proches collaborateurs, se résume à la propagande dans les medias caniveaux, et les opérations visant à museler toute voix discordante, et à éliminer du champ public tout universitaire, penseur, homme d’entreprise, médecin ou intellectuel qui refuse de vous être complice dans votre obsession de maitriser tout ce qui pense ou bouge. Votre frayeur des citoyens dignes, a presque réussi à réduire le pays à un corps inerte, avec une dégradation jamais observé par le passé, et ce, dans tous les secteurs à caractère vital pour notre pays (la justice, l’enseignement, la santé, l’administration publique..) à tel enseigne, que seul l’ambition de survivre a fini par prévaloir sur la légitime participation à l’édification de notre avenir, chez une large frange des cadres et de la jeunesse.
Vous n’auriez jamais pu atteindre ce niveau d’arrogance dans la violence, n’eut été la complicité d’une élite qui a perdu toute crédibilité et tout esprit de créativité, puisque soumise jusqu’à l’abrutissement mentale. Mais vos soutiens étrangers, qui constituent votre seule réelle légitimité, ils se réduisent aujourd’hui à une peau de chagrin (Berlusconi !! les autres n’osent plus vous soutenir, sachant les risques devant leurs opinions) Mr Ben ali, combien de cruauté faudra- t- il que vous fassiez subir à ce peuple, pour vous rendre à l’évidence ! Contrairement à ce que prétendent vos sous hommes, qui vous conseillent, le peuple tunisien n’est pas vil et encore moins indigne.
C’est leur image qu’ils vous livrent croyant vous livrer la réalité du peuple tunisien, qui ne se soumet indéfiniment à la force. Mr Ben ali si vous aviez le minimum de culture populaire, vous auriez appris que notre peuple est très tolérant, très patient, mais jamais dans l’histoire il n’a laissé perdurer un tyran ; qu’il soit étranger, ou local. Mr Ben ali nous ne sous estimons pas votre intelligence, qui s’est d’autant plus aiguisée auprès de vos formateurs des services spéciaux étrangers… Nous ne sous estimons pas non plus votre capacité à réduire au silence des centaines de personnalités que vous estimiez ‘’dangereuses’’. Vous avez gagné plusieurs batailles, mais vous perdrez la guerre !
C’est une certitude. Quelle que soit votre capacité à terroriser, en déployant vos escadrons de la mort et vos milices privées, pour semer la peur et le chaos. Seuls les êtres vils s’attaquent aux enfants et à leurs proches, pour obtenir le silence de ceux qui dérangent ! Combien de nos jeunes doivent-t-ils s’immoler par le feu, pour comprendre le niveau de désespoir que vous avez nourri dans notre jeunesse ? Combien de victimes et d’handicapés tombés sous vos balles meurtrière, faudra-t-il vous offrir, Mr Ben ali, pour assouvir votre soif du pouvoir, alors que le peuple réclame votre départ ! Notre culture nous enseigne de ne jamais tolérer l’injustice ni la tyrannie ; c’est le fondement même de notre humanité.
Elle nous enseigne de nous élever contre ces fléaux qui déciment toute société, avec tous les moyens qui sont à notre portée : ‘’avec le cœur en dernier recours, si les autres formes de résistances sont rendues impossibles’’. Malgré des années de répression et de harcèlement, et le verrouillage de tout espace public, c’est le peuple sans aucun encadrement qui se soulève pour vous criez halte au pillage des ressources du pays ! Halte à la dégradation des institutions du pays! Halte à la main mise de la mafia sur la justice !
Halte à l’exil intérieur et extérieur de la vraie élite du pays ! Halte à la réduction du citoyen tunisien au statut d’immigré sans droits, dans son propre pays ! A l’heure où ses lignes sont écrites, j’apprends que vos escadrons de la mort pillent, brulent, tuent, arrêtent et violent les jeunes filles des populations démunies et exsangues de Kasserine, après avoir encerclé et établi le siège de la ville, qui est privée d’eau, d’électricité et de vivres, depuis plusieurs jours.
Vous avez l’audace de déclarer que vous’’ exécuterez la loi avec fermeté ‘’. Votre conception de la loi nous en observons le caractère abject.
Notre peuple s’est révélé plus cultivé que vous et votre élite ; et plus civilisé que ne le prétendent les medias qui tentent de justifier la violence des hordes déshumanisées, que vous avez lancé contre eux.
Je ne vous invite pas à quitter le pouvoir Mr Ben ali, car vous n’en avez ni la dignité, ni le courage.
Vous le quitterez malgré vous, et malgré vos appuis étrangers.


Nombre de lectures : 914
6 Commentaires sur cet article
  • Rédaction LQA
    14 janvier 2011 at 11 h 34 min -

    par vogelsong jeudi 13 janvier 2011

    Evénements en Tunisie – Une élite française dépassée

    “Je n’ai pas à qualifier le régime tunisien. Je suis Français, je n’ai pas à juger de l’extérieur comme ça un gouvernement étranger” – B. Le Maire – Ministre de la République

    S’il en avait le temps, un Tunisien se frotterait les yeux devant le spectacle consternant qui s’offre à lui. Mais il a bien mieux à faire. Un Tunisien en observant la France, son gouvernement, son intelligentsia considèrerait indubitablement que quelque chose de sombre s’est abattu sur l’hexagone : ce rivage lointain, ce continent proche, cet autre soi par la culture, la langue, à une encablure de cyberespace. Un Tunisien constaterait après un mois de lutte sociale et un lourd tribut payé pour la conquête de la démocratie, que finalement la France n’est pas (plus) ce qu’elle prétend. La patrie des droits de l’Homme. Mais plutôt une succursale ou service marketing dépositaire de cette marque, véhiculant une image, un concept tant que les affaires n’en pâtissent pas. Ainsi, il contemplerait anxieux les turpitudes d’une société dévastée par la xénophobie. Et découvrirait comme dans son pays, la brutalité en moins, que le gouvernement considère aussi le peuple en ennemi.

    Un Tunisien serait fort aise d’écouter M. Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères, énoncer de sa voix métallique qu’“on ne peut que déplorer les violences (sans préciser lesquelles). [….].Plutôt que de lancer des anathèmes, je crois que notre devoir est de faire une analyse sereine et objective de la situation”, proposant de go le savoir-faire français à la police tunisienne. Un peuple en soulèvement reste un peuple à mater, mais dans les normes occidentales, c’est-à-dire sans trop de décès. Comme service rendu de l’Etat français à l’Etat tunisien, on offre une répression propre et technologique. L’observateur tunisien décontenancé se souvient (s’il est un peu au fait des historiettes hexagonales) que la même ministre (à l’époque de l’Intérieur) s’était occupée avec grande diligence des factieux anarcho-autonome de Tarnac. Partant d’un complot terroriste pouvant faire vaciller le système, pour aboutir piteusement à un embastillement sans preuve de post-adolescents radicaux. Il y trouvera alors une similitude dans la paranoïa des élites à l’égard de ses gueux. Cette solidarité oligarchique qui pousse l’ordre et la matraque à se porter volontaire par principe contre les manifestants et les activistes.

    Un Tunisien féru de culture Française (peut-être lecteur de Montesquieu) aurait été saisi par les déclarations très distancières du ministre de la culture F. Mitterrand pour évoquer le régime de Z. Ben Ali, “En Tunisie, la condition des femmes est tout à fait remarquable. Il y a une opposition politique mais qui ne s’exprime pas comme elle pourrait s’exprimer en Europe. Mais dire que la Tunisie est une dictature univoque, comme on le fait si souvent, me semble tout à fait exagéré”. Il ne serait pas exagéré que le ministre français qualifie le régime actuel : Démocratie népotique, Dictature éclairée, Oligarchie populaire ? En tout cas, un régime vu de France et désigné comme seul rempart aux islamistes. Condition qui ouvre un droit quasi illimité aux exactions. Un Tunisien pourrait demander au ministre de la République française, si l’accaparement des richesses du pays par une infime minorité relève d’une exagération. Si l’aspiration à un Etat de droit confine à la démesure. Si les 50 morts résultants de la répression policière sont un coût humain exorbitant. Si enfin, s’immoler à 20 ans est outrancier.

    Un Tunisien écoutant les chaînes pourrait être pris de nausées, en tombant sur les déclarations de J.M. Le Pen à propos de l’incapacité des pays du Maghreb à la démocratie : “Le régime démocratique à l’anglaise ou occidental n’est pas compatible aux mœurs de ces pays”. Il aurait compris qu’il ne s’agissait pas d’un épiphénomène mais d’idées largement propagées dans le pays (25% des sondés se déclarent en accord avec les idées du FN). Qu’il ne s’agit pas d’un accident médiatique, mais d’une réalité hexagonale, le tréfonds d’un atavisme colonial. Il aurait enfin compris la position de la France en observant la manifestation de soutien à E. Zemmour devant le journal conservateur Le Figaro. Un penseur mainstream de la France de N. Sarkozy qui déclara “Les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes… C’est un fait”. Il aurait enfin compris que les élites françaises ne sont plus au niveau de leur réputation, ni de leur Histoire. Une clique se réfugiant derrière un universalisme ou Républicanisme en toc et à usage domestique. Un colifichet pour gogos de la médiasphère qui s’écoutent bavasser de jolis contes.

    M. Marzouki, opposant à Z. Ben Ali explique au micro de France Inter les raisons qui pousse l’oligarchie française à soutenir le régime tunisien. Une vision simpliste mêlée de xénophobie. La Tunisie considérée dans un étourdissant euphémisme comme une “petite démocratie” et bénéficiant comme telle d’un traitement de faveur. Mais la Tunisie est surtout envisagée comme un rempart. A l’islamisme d’abord, malheureusement, et au grand dam des dirigeants Européens, cet alibi n’a pu être invoqué pour soutenir Z. Ben Ali, puisque d’intégristes il n’y a point dans cette insurrection. A l’immigration ensuite, la Tunisie fait office de barrière aux Africains en route vers l’eldorado occidental. Une dictature comme police de frontière au sud et gratuite, qui convient parfaitement au gouvernement de N. Sarkozy. Enfin et surtout M. Marzouki évoque un culturalisme couvert de racisme, qui veut que la démocratie soit un luxe pour les arabes, citant J. Chirac qui déclara “ils mangent c’est déjà pas mal”. Pour l’opposant, la démocratie est une nécessité. Et il affirme, un peu euphorique, que les Tunisiens vont se la payer.
    par vogelsong (son site) jeudi 13 janvier 2011




    0
  • nomade
    14 janvier 2011 at 12 h 27 min -

    tant que cette révolte ne portera pas de couleurs islamistes, elle a de fortes chances de balayer le régime de ben ali.
    la parade des dictateurs est connue , pour survivre a tous les coups ils font appel a leur grosse artillerie: le spectre islamique ,cette malédiction qu’il faut a tout prix empecher qu’elle tombe sur l’occident, l’arme fatale a broyer les peuples.

    le spectre islamique , l’assurance vie que les gueux devenus rois ont contracté chez leurs maitres de toujours.




    0
  • veritas
    14 janvier 2011 at 14 h 17 min -

    jacques Séguéla au secours de la Tunisie
    vendredi 14 janvier par Nicolas Beau
    Jacques Séguéla est rentré voici deux jours de Tunis où il a prêté main forte au président Ben Ali avant son intervention télévisée du lundi 10 janvier, qui fut un flop retentissant.

    Dans son intervention de jeudi soir, le président Ben Ali, déguisé en père Noel, a promis la fin de la répression sauvage, la démocratie, la liberté de la presse, l’accès libre à internet, la lutte contre la fraude et autres détails. Et cela après avoir fait tiré dans la foule dans la plupart des grandes villes tunisiennes provoquant la mort de dizaines de personnes.

    Disons que l’enchainement des séquences n’est pas franchement excellent et que n’importe quel novice en matière de communication aurait conseillé au président tunisien de manier d’abord la carotte, puis le baton ensuite. Pourquoi un tel amateurisme ? Ben Ali est pourtant conseillé par les plus grands « communicants » français : Anne Meaux, grande prêtresse du lobbying, qui a emmené des charters de journalistes gouter les charmes de la vie tunisienne depuis dix ans ; et plus récemment, jusqu’à cette semaine, l’immense Jacques Séguéla.

    Le 7 octobre 2010, Jacques Séguéla, grand communicant devant l’éternel et conseiller du régime tunisien, déclarait : « La Tunisie demeure un pays mal aimé et mal connu parce qu’il est mal communiqué ». Depuis, comme on l’a vu encore dans son intervention télévisée du 10 janvier, où il proposait de renouer le dialogue avec le peuple tunisien après avoir provoqué des dizaines de morts, le Président Ben Ali ne cesse de progresser en termes de communication. Et il doit ces progrès foudroyants à Séguéla, chargé de la communication du Palais de Carthage, où il se trouvait encore voici deux jours.
    Force pas très tranquille

    C’est qu’en effet les dix minutes d’intervention télévisée du général président, laborieusement enregistrées pendant quatre longues heures, ont été préparées avec soin avec Jacques Séguéla. Quel talent pour imaginer de proposer aux jeunes tunisiens la création de 300.000 emplois en deux ans – un chiffre extravagant qui, rapporté à la population française, équivaudrait à la création de deux millions d’emplois dans notre pays. Les conseils de fermeté donnés aux parents dans la même intervention ont porté leurs fruits. On a vu sur la chaine Al Jazeera la mère d’un jeune tué durant les manifestations déclarer avec courage : « Un de mes cinq fils a été assassiné par ce régime, il en reste quatre pour combattre ». Disons que l’on a connu Séguéla plus habile lorsqu’il conseillait à Mitterrand le fameux slogan de « la force tranquille ».

    Jacques Séguéla, un proche de l’Élysée aujourd’hui, n’a pas beaucoup de cran dans son soutien à Ben Ali. Interrogé par des journalistes ce vendredi matin sur son soutien au régime, il a tout démentI Un de ses adjoints est resté à Tunis pour aider le chef de l’État à ré-intervenir à la télévision aujourd’hui jeudi 13 janvier.

    Une autre véritable amie du régime tunisien est sans contestation possible notre chère ministre des Affaires Etrangères, Michèle Alliot-Marie. Droite dans sa jupe, MAM a su très diplomatiquement proposer au président Ben Ali de lui envoyer des super flics français pour aider les forces spéciales tunisiennes. A tirer dans la foule ?

    Il est vrai que MAM connaît bien le pays où, comme ses collègues Hortefeux, Besson et Mitterrand, elle passe de belles vacances, chaque été, dans les luxueuses installations touristiques avec sa famille, comme l’a révélé le Canard Enchainé. Cette année, ce fut le Phenicia à Hammamet. L’histoire ne dit pas qui a payé la note.

    La situation ne cesse de se détériorer en Tunisie où dans la soirée de mercredi à jeudi, les jeunes ont continué à manifester dans plusieurs villes, dont La Marsa toute proche de Tunis, et cela malgré le couvre-feu. Une grève générale devrait avoir lieu demain vendredi, qui pourrait constituer le commencement d’un embrasement général

    La situation est tellement critique que les deux filles du Président et de Leila Trabelsi sont parties fissa à Montréal. Leila Trabelsi, la régente de Carthage, qui, il y a un mois encore, se vivait comme la future présidente, a fait deux voyages éclair à Genève et Dubai. A Tunis, un de ses neveux, Wissem, a été assassiné par des jeunes dans la rue, ce qui laisse augurer, demain, quelques règlements de comptes avec la famille. Partout, les immenses photos de Ben Ali, que l’on trouvait en masse dans toutes les communes de Tunisie, sont lacérées. La peur a changé de camp

    La fuite de Varenne
    Le clan au pouvoir est conscient de la montée des périls au point d’avoir déjà préparé sa fuite. Un des militaires fidèles à Ben Ali, le général Antar, veille à ce que trois hélicoptères, de dix-sept places chacun, soient en permanence en état de marche. A Malte, qui peut être atteint en vingt minutes par hélico, un jet privé est prêt pour transporter la famille présidentielle dans quelque pays ami. L’avion est la propriété d’une société basée à Monaco, elle-même filiale d’un groupe situé à Dubaï et propriété de Leila Trabelsi.

    Si ce n’est pas une fin de règne, cela y ressemble.

    Les béni-oui-oui du PS avec Ben Ali Silence de mort au PS sur la répression en Tunisie, colle le raconte l’hebdo de Bakchich en kiosque cette semaine. A la réunion de groupe des députés socialistes, un seul son de cloche s’est fait entendre, et « pas bien net », glousse-t-on, celui du député Jean Paul Bacquet. Cet chez les ténors, Delanoé et DSK sont des amis de Ben Ali depuis toujours. D’ailleurs le parti présidentiel, le RCD, figure dans les rangs de l’internationale socialiste. Sur son blog, Jean Christophe Cambadelis, secrétaire national aux Relations Internationales, noie le poisson dans un billet intitulé : « Ca craque au Maghreb ». Arguant que les seules « conséquences de la crise financière créent un désarroi, une colère rampante qui explose ici ou là ». Et qu’il est après tout « difficile d’y voir une manipulation ». On avait connu Cambadélis plus décisif dans ses analyses.




    0
  • Nourredine BELMOUHOUB
    14 janvier 2011 at 17 h 29 min -

    @ nomade
    Franchement le syndrome de la peur de l’islamisme est partout, même dans le contrées lointaines chez les nomades, à ce stade la franc maçonnerie à de beaux jours devant elle,
    Rabi Ichafikoum




    0
  • DAHMANI KARIM
    15 janvier 2011 at 19 h 06 min -

    ALLAH AKBAR
    ALLAH AKBAR
    NE RESISTE QUE LA JUSICE.
    IL A ELIMINER TOUS LES BIENS AUTOURS DE LUI, CHEDLY NEFFATI LE PROPRE HOMME.




    0
  • DAHMANI KARIM
    15 janvier 2011 at 19 h 10 min -

    CHEDLY NEFFATI l’ancien ministre est l’homme le plus fort et propre et un homme bien, c’est le plus capable d’etre le président de la tunisie.




    0
  • Congrès du Changement Démocratique