Édition du
25 March 2017

Changement de siècle en Tunisie. Révolte spontanée et révolution sociale contre la dictature de Ben Ali, les tenants et l’aboutissement

In Nawaat

Abdallah Rihani | Jan 15, 2011 

Le soulévement populaire qui secoue l’ensemble de la Tunisie depuis près de trois semaines étonne et surprend le monde entier par sa nature spontanée, sa propagation rapide et la radicalité de ses revendications. C’est lentement et en scilence que le combustible de cette contestation a été accumulé et alimenté par le régime en place depuis 23 ans. Une souffrance que le peuple a supporté comme un prix à payer pour accéder à une meilleure vie. La science politique avait pourtant, et depuis longtemps, mis en garde contre le maitien des régimes autoritaires qui ne répondraient pas aux besoins réels de la société dont ils s’autorisent à confisquer les libertés civiles et les droits individuels. Cette confiscation était vue (imposée par les conseillers étatiques, les experts analystes, les agences internationales, FMI, BM, G20, ONU etc.) comme un mal passager pour réaliser un bien durable qui est le développement économique.

Depuis lors on a découvert que le mal se reproduit lui-même et ne fait pas de place pour le bien. On a découvert surtout que les dictatures étaient coûteuses, néfastes et destructrices. Les pays d’Amérique Latine ont presque tous été conduits sur ces chemins sans issues. Les peuples du Chili, d’Argentine, du Brezil, d’Urogway et les autres, ont fini par se libérer du joug des dictatures sanglantes. Dans un premier temps, ils ont procédé à des transitions de diverses formes qui les ont aidé à chasser les dictateurs, l’un après l’autre. Dans un deuxième temps, ils ont décidé de traduire tous les criminels en justice, les têtes dirigeantes ainsi que tous ceux qui se sont impliqués dans les pratiques inhumaines de torture, d’assassinats, d’enlèvements, de viols, de disparitions et de destruction de vie et de biens. Bon nombre de ces bourreaux ont été condamné à la prison pour le restant de leurs jours.

En Tunisie, en 23 ans de reigne le régime de Ben Ali n’aurait été qu’une dictature défaillante qui a étouffé la vie sociale sans jamais réussir un développement économique audacieux, harmonieux, créateur de richesse et d’une prospérité véritable, durable, rassurante pour le présent et le futur de toute sa population.

Contrairement à sa propagande, au lieu de dynamiser la vie des tunisiens, son régime l’a implosée. À travers la planète bien des pays se sont développés au point de concurrencer les grandes puissances, la Corée du sud, après le Japon, Singapour, Taywan, la Chine, la Turquie, l’Indonésie et bientôt le Vietnam avec bien d’autres peuples dont les Bréziliens et les Indiens se sont développés parfois en des temps records. Pendant ce temps le régime Ben Ali s’est donné pour spécialité le travestissement de la vérité, le maquillage du pays et la repression de toutes les forces vives et le petit peuple. Fidèle à lui-même, qui se teint les cheveux pour paraître jeune, son régime a maquillé le bord de mer du pays en y installant d’innombrables hotels et terrains de golfs alors que l’intérieur du pays a été ignoré, cédé aux petits pillards et à la milice du parti RCD. L’intérieur de la Tunisie, à partir du nord, son centre et son sud sont restés exangues, en proie à une vie de misère et de pauvreté sans aucun espoir de jours meilleurs. À l’opposé, dans le pays urbain et côtier, Ben Ali a développé un univers factice où le paraître devient plus important que l’être où la médiocrité et le mauvais goût sont célebrés comme des réussites, des miracles. La remise en cause, le doute, la plainte voire même le gémissement, deviennent intolérables, synonimes de trahison, de complot, de sabotage ou d’atteinte aux «intérêts supérieurs du pays» Intérêts que le dictateur, lui seul, détermine et adapte à ses besoins pesonnels et ceux de ses protégés aux dépens du reste de la société.

L’homme est prévoyant, il est allé jusqu’à se faire voter, par l’assemblée nationale tunisienne, une immunité perpetuelle pour lui et sa famille. La tradition destourienne bien établie aidant, celle de l’adoration et du culte du chef, le dictateur n’a eu aucun mal à s’installer dans une sorte de sacralité maladive. La crainte qu’il inspire à tous ceux qui l’entourent l’a rendu implacable, inapte à la négociation, incapable de cèder à qui que ce soit sur quoi que ce soit. Toute concession doit revêtir obligatoirement l’apparence d’une décision bien veillante, apparaître comme l’émanation de la générosité personnelle du «mâle le plus dominant parmi les dominants» Les ingrédients de la tragédie de Ben Ali, qui sont l’insignifiance et la brutalité, font que ce qu’il réclame du peuple, obéissance et soumission, il le demande comme un dû, un acquis de droit divin sacré et inviolable. C’est un homme du passé, du passé historique en général et de son passé personnel en particulier. Il n’a pas été longtemps à l’école mais a longtemps vécu dans les casernes. Or la Tunisie n’est pas une caserne et ne l’a jamais été. Elle est, au pire, une sorte de lycée ou d’université dans les recoins de laquelle s’aglutine une jeunesse instruite, responsable, ouverte sur le monde et consciente des défis et exigences de son époque. Au contraire du pays réel et bien vivant, le régime en place depuis 23 ans n’a jamais habité le temps du monde, l’époque actuelle et ce qu’elle requiert de tous pour réaliser une vie meilleure, digne et sans sacrifices atroces d’une partie de sa jeunesse.

Ce décalage entre le pays réel et ceux qui le dirigent fait partie du combustible qui nourrit le soulévement d’un peuple contre l’insignifiance et la brutalité. Toute légitimité pour ce régime est perdue, depuis longtemps, toute confiance en ses promesses a été épuisée, depuis longtemps aussi. Pour les observateurs qui suivent la réalité tunisienne, le bouleversement actuel aurait du se produir au moins dix ans plus tot. Les politiques de terreur qui ont secoué la planète, avec Georges Bush et la droite américaine, ont permis de retarder cette échéance. Mais comme on peut le voir aujourd’hui, il n’aura fallu que le geste sans bavure et sans appel, posé par un homme sans malisse mais ô combien noble et courageux, qui, dans la noirceur ambiante a distingué le bouton d’allumage, le baton d’allumette, pour enflamer tout le pays, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, depuis le 17 décembre 2010. Cet homme s’appelle Mohammed Bouazizi de Sidi Bouzid. Tout le pays s’est soulevé comme un seul homme, une certitude s’est emparée des exclus et des autres : c’est le temps de changer de vie, c’est le temps d’arracher les libertés, toutes les libertés confisquées. Ils se sont mis en marche contre tous les opresseurs et les usurpateurs quel que soit leur nombre, quelques soient leurs moyens de replique, le citoyen a divorcé avec la peur, il veut en finir avec son instrument.

Le mouvement, de compassion et de solidarité, a été spontané comme une simple déduction de bon sens et d’instinct, tirée du réel.

Après tout, ce qui est arrivé à Bouazizi peut arriver à tout le monde, à tous les sans travail, sans pistons, sans rêves ni destinées, il y en a plein les cafés. La douleur sincère pour le sort du jeune père de famille devient indossociable d’une indignation profonde envers le régime, ses clans, ses petites mafiats et ses méfaits. Puis le gouvernement défaillant, habitué à ne rien voir ni entendre des cris de détresse, trop sûr de ses moyens et de ses méthodes, aveugle devant la réalité sociale de la population, va jeter encore plus de combustible sur le feu qui embrase déjà les cœurs et les esprits.

Vers où nous allons?

Le mouvement populaire spontané dans son déclanchement, restera spontané dans son évolution et son deploiement. Cette affirmation tirée du réel ne signifie pas qu’il se limitera à l’expression de slogans et de cris de rejet de la dictature. Au contraire il est dynamique, fécond et riche de sa liberté par rapport aux organisations et les structures d’encadrement qui pourraient le détourner de son cours. Désormais la révolte spontanée se nourrit de l’action du régime lui-même, que celle-ci soit de répression ou d’apaisement. La repression relance l’action populaire qui vise à la faire reculer ou cesser. La repression augmente le nombre des participants à la révolte en amenant vers ses rangs plus de personnes et plus de revendications latentes que le régime a pris coutume d’ignorer. Les mesures d’apaisement sonneront faux, désormais, elles sont le signe qu’enfin la rue a une prise, un impact sur une machine froide et sans âme qui a broyé les rêves de sa jeunesse des années durant. Les promesses ne signifient plus rien de fiable pour réparer des dégats accumulés sur plus de deux décennies. L’homme est un menteur. Le rappel des échecs répétés du passé, confirment la pertinence, la nécessité et l’urgence de l’effort à consentir pour mettre un termne final à ce qui a trop duré, la dictature de Ben Ali et de son entourage.

Un destin grandiose

L’activité spontanée n’a pas de chef ni d’objectif préétabli ce qui la rend plus dangereuse pour les régimes contestés, bien plus que les formes de lutte traditionnelles comme les grèves et les protestations organisées. Dans ces cadres traditionnels les mots d’ordres, les slogans, les objectifs et les étapes, sont décidés d’avance. Les organisateurs de ces mouvements se donnent pour responsabilité de circonscrire tout débordement, voire tout mot d’ordre non programmé. À l’heure actuelle, en Tunisie, le mouvement se poursuit en dehors de ces contraintes. Il y a peu de chance, voire très peu, pour qu’une organisation quelconque vienne prendre la direction de ce mouvement aux foyers multiples, pour lui dicter une limite. C’est la nouveauté du soulèvement tunisien, improvisation et spontanéité vont ensemble et tout indique aujourd’hui qu’un retour vers le status-quo anté est simplement impossible. Un nouvel état de situation existe, l’édifice érigé par le dictateur est entrain de se fissurer et de craquer sous le poids du doute quant à l’issue de la confrontation avec un peuple sans peur et sans contraintes d’aucune sorte. Ce n’est pas l’anarchie, la culture millénaire, les valeurs de respect de dignité de solidarité et de fraternité sont un acquis social préservé contre la dictature et ses menées d’acculturation et de déracinement identitaire. Des valeurs nobles qui ont traversé les siècles garantissent le présent de ce soulèvement et et le futur de la Tunisie et de son peuple.

À cet égard l’inplication de n’importe quelle force étrangère de répression ne sera que veine et sans effet. La fissuration de la dictature ne manquerait pas de paralyser les appareils de l’État, ceux, en particulier, chargés de la repression tout comme les autres qui complètent son ossature. Si d’aventure d’aventure une puissance étrangère se porte à la rescousse de sa médiocre créature pour la protéger du peuple, ce serait un événement qui précipiterait la révolution populaire. Ce geste impensable apporterait au peuple un renfort de forces militaires et policières dissidentes, il soulèverait le reste du monde contre sa politique et son action. La lutte du peuple tunisien pour la liberté, la justice, le travail et la dignité va triompher du dictateur malgré et peu importe les appuis étrangers et leur espèce.

La spontanéité du mouvement des masses reste encore garante de son extention et sa continuité. Elle réduit la marge de manœuvres du dictateur et de son entourage de requins qui finiront par le sacrifier. Ils diront alors qu’il était la source de leurs malheurs, la cause unique des problèmes et qu’ils ne l’avaient jamais envisagé comme partie de la solution. Ce sera conforme à leur nature de menteurs.

Dès lors qu’une partie de cette classe politique piteuse, avec la variété de ses secteurs, fera apparaître son désaccord avec la main de fer du régime, parce que neutralisé par les masses et rendue inéfficace face au mouvement populaire, il n’y aura plus de régime Ben Ali. Ce sera Nismit el horriya, Mabrouk ya bladi. Le changement radical deviendrait réalité.

Le futur est moins incertain que le passé

Tous ceux qui prétendent encore et toujours que l’opposition tunisienne n’est pas une alternative crédible, devront se taire.

Les hommes et les femmes qui n’ont jamais plié devant le tiran et sa terreur durant la totalité de son reigne, ces hommes et ces femmes sont ce qu’il y a de plus honorable et respectable parmi les intellectuels et les instruits et honnêtes gens de ce pays. Ils sont à la disposition du peuple en marche. Ils sauront nettoyer le pays de toute la crasse dont l’a comblé le médiocre militaire, sa famille et ses proches. En Tunisie je ne citerais que Mohammed Abbou et Radhia Nasraoui qui pourraient constituer un gouvernement de transition avec la garantie que le mouvement social se reconnaitra en eux. Mais Marzouki, Chebbi, Jribi, Hammami, Larayedh, Hajji, Ghannouchi, Ben Sedrine et autres cadres syndicaux, des centaines d’autres, sont autant d’hommes et de femmes dignes, probes, courageux et compétents. Si notre pays a besoin d’une chose c’est bien de la fin de la dictature, l’avenir de la Tunisie ne sera jamais aussi horrible que son passé non loitain. Le temps du monde et l’évolution des peuples à travers l’univers où nous vivons, nous indiquent le chemin. Le peuple tunisien a besoin d’hommes et de femmes de la trompe d’un Lulla ou d’un Mandela, nous avons besoin des meilleurs et il y en a beaucoup parmi lesquels choisir.

L’opposition marginalisée, laminée, étouffée, emprisonnée, torturée et affamée, par Ben Ali et sa propagande, reste vivante au service du peuple en révolte elle est un réservoir des meilleures ressources humaines. Toutes autres prétentions sont propagande et brouillage. L’opposition dans la diversité de ses composantes reste le meilleur allié du peuple, elle est celui qui protègera ses acquis et défondra les fondements démocratiques et populaires qu’il aura choisi.

Un nouvel ordre politique, social, culturel et économique devra voir le jour d’ici peu. Il serait accouché sur les décombres de la dictature et du néocolonoalisme qui ont étouffé la Tunisie et la vaste majorité de ses habitants. Les conditions de ce dénouement pourraient comporter d’autres sacrifices et d’autres destructions de la part d’un dictateur et sa clientèle, locale et étrangère, aux abois. L’on ne devrait pas oublier cependant que comme tout accouchement la douleur atroce restera supportable parcequ’elle est chargée de délivrance pour la mère (patrie) et de bien des espoirs pour le nouveau-né, l’ordre nouveau.

Vive le peuple tunisien, Vive la révolution de la jeunesse!

Abdallah Rihani,
Politologue, Montréal, Canada
Abdallah.rihani@Umontreal.ca


Nombre de lectures : 1039
8 Commentaires sur cet article
  • El Houari
    15 janvier 2011 at 16 h 08 min -

    Dans les années 60 l’Algérie était l’exemple pour les révolutions des pays occupés.

    Dans les années 2010, la Tunisie nous ravi ce seul titre de 1er place dans le monde.

    l’exemple TUNISIEN défi les peuples sous domination mafieuses, l’Algérie, l’Égypte, la France, les USA…. chacun avec ses spécificités, mais la domination a les mêmes objectifs, la soumission des peuples et le pillage des richesses.

    Mais les plus riches ne se contentent pas du pillage de leurs pays , mais aussi ceux des pays en développements et les richesses de leurs dirigeants qu’ils installent et une fois déchus ils leurs volent leurs richesses, les exemples sont nombreux SADDAM, KHADAFI, BEN ALI, TOUS LES PRESIDENTS AFRICAINS……. qui est gagnant la FRANCE et les USA surtout la mafia de la MAFIA.




    0
  • omar54
    15 janvier 2011 at 16 h 25 min -

    Dérnières infos:Ghanouchi n’est plus président par intérim.Conformément à la constitution tunisienne,c’est le président de la chambre des députés qui a pris sa place.Le pouvoir a,encore une ,fois cédé à la pression de la rue.En voulant détourner la constitution les tenants du pouvoir ont laissé une porte entr’ouverte quand à un éventuel retour du tyran déchu.Cette fois-ci on ne parle plus de vacance temporaire,mais définitive.les événements vont tellement vite en tunisie,qu’on arrive difficilement à en faire des recoupements.Une nouvelle arrive qu’une autre la précède.A défaut de sainte-héléne,ben-ali se trouve actuellement en arabie séoudite,car un scénarion à la bonaparte était encore envisageable, hier,d’où le détournement de la dite-constitution.




    0
  • Hakim
    15 janvier 2011 at 17 h 01 min -

    Merci Monsieur Rihani, pour cette superbe analyse.
    j’ai just une petite remarque, vous dites: » Désormais la révolte spontanée se nourrit de l’action du régime lui-même, que celle-ci soit de répression ou d’apaisement. La répression relance l’action populaire qui vise à la faire reculer ou cesser. La répression augmente le nombre des participants à la révolte en amenant vers ses rangs plus de personnes et plus de revendications latentes que le régime a pris coutume d’ignorer. » La je partage pas la même idée, les Tunisiens ont longtemps travaillé pour ce jour,accumulaient les expériences, convergeaient vers leur but. Les Tunisiens ont trouvé le commun dénominateur et c’est ainsi qu’il ont trouvé la solution a la fraction de ce régime aveugle par les soutiens des Francais et des Americans.
    La rue cher frere etait bien fortifiée et consolidée par ces nombreux opposants bien instruits comme A. Manaai, Rachid Ghanouchi et beaucoup d’autres.
    La révolte spontanée a eu un élément  » déclencheur  » mais d’autres  » game changers  » ont bien orienté la démonstration. CE QUI MANQUE EN CE MOMENT EN ALGERIE. merci.




    0
  • Hamami Hamid Sidi-Ayad Sidi-Aich Béjaia
    15 janvier 2011 at 19 h 28 min -

    Les Tontons macoutes de Ben Ali tentent de semer le chaos dans tout le pays. Des milices organisées, roulant dans des voitures sans immatriculation, sillonnent la Tunisie afin de faire croire à l’anarchie. Cette conduite criminelle est sévèrement réprimée par l’armée et la population qui s’organise en comité par quartier.

    A La Marsa, les flics de Ben Ali ont tiré dans la foule du café Le Saf Saf, lieu très fréquenté par les touristes et la population aujourd’hui. Le comité de quartier a pourchassé les criminels et l’armée les a arrêtée.

    Partout, la même situation. Les premiers bilans sont violents : plus d’une centaine de morts à travers le pays, hier. Un chiffre qui risque d’augmenter très vite.

    La révolution pacifique d’hier ne pourra être stoppée par les gangsters à la solde de la mafia Trabelsi & Co. L’Armée – remarquable depuis le début – fait le job sans bavures.

    Tout ce qui se passe actuellement est autant de morts en plus au crédit du régime Ben Ali.

    Le RCD, le parti de l’ex-Président, et la police font front commun dans ces exactions. Mais désormais le peuple tunisien a décidé d’aller jusqu’au bout. Chapeau aux Tunisiens!




    0
  • MOHSEN
    15 janvier 2011 at 22 h 46 min -

    Gloire à l’Immense Peuple Tunisien

    Publié le : samedi 15 janvier Source : COBEMA
    http://www.cobema.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=65%3Aedito&catid=3%3Anewsflash

    Que cette journée est belle, que ce moment est merveilleux ! Le voyou criminel et ses complices occidentaux ont été expulsés de Tunisie manu populi. Le Peuple Tunisien (qu’il va falloir désormais écrire en majuscule pour toujours) a eu raison de ce brigand assassin d’enfants et violeur de dignités. La terreur a changé de camp, Dieu merci. Les avions étaient prêts à exfiltrer cette bande de mercenaires à la solde de l’étranger, direction inconnue (Paris !) via Malte. Il est très intéressant d’observer la réaction des politiques francaouis qui osent traiter de dictateur aujourd’hui leur ami d’hier. Leurs amitiés sont aussi fragiles que leur pouvoir. La caste politique corrompue par des années de largesses en tous genres octroyées par la famille régnante Bénali/Trabelsi l’a très vite rejeté car il est devenu douteux et malvenu de s’afficher auprès d’ un criminel lorsque l’on se dit droitdelomiste-humaniste-universaliste-donneur-de-leçons-à-la-terre-entière… Séguéla, le laquais fils de pub, s’est fourvoyé jusqu’à aider l’ex-président à préparer sa pitoyable dernière allocution TV ! Les masques tombent et les ennemis se découvrent, vous les connaissez désormais. Je vous suggère fraternellement d’interdire l’entrée sur votre territoire sacré, défendu et revivifié par votre sang, à ces complices aux pratiques sexuelles parfois douteuses (F. Mitterrand a soutenu jusqu’à la dernière minute le régime moribond de Bénali. Une liste exaustive des complices de Bénali est à votre disposition).
    On en profite ici pour avertir le Glorieux Peuple Tunisien que les autorités compétentes occidentales — je ne parle pas des politiques mais des vrais patrons, les francs-maçons — , ne laisseront jamais faire. Il est très utile de savoir qui commande afin de pouvoir se prémunir de leurs manigances. Il est important que vous sachiez que l’affaire vient juste de commencer, n’acceptez aucun compromis.
    Concernant la démocratie (démoncrassie, devrait-on écrire), c’est un concept théorique qui n’a jamais existé et n’existera jamais. Même la Grèce antique réservait le statut de citoyen aux seuls hommes (les femmes étant désignées mineures) qui représentaient 10 % de la population ; le reste étant des esclaves au service des citoyens. Ne soyez pas intimidés par les grands discours de personnages en costumes chics et portant cravates à 500 €, ils n’y croient même plus eux-mêmes ! Il n’y a qu’un seul pouvoir en France aujourd’hui, c’est celui de l’Argent (Voyez vous-mêmes l’affaire Bettencourt, Karachi, Compiègne, H1N1, Mediator … etc.) ! Les droits de l’Homme n’ont aucune existence effective, voyez le sort réservé aux 2000 victimes du médicament-poison de Servier, le Mediator ou le sort des centaines de milliers de SDF. Gérez vos affaires comme bon vous semblera et refusez toute ingérence étrangère quelle qu’elle soit ! N’imitez pas l’exemple occidental moderne décadent et ne vous soumettez pas à la tyrannie de l’argent et du matérialisme car il est moins dégradant d’être soumis à un dictateur sanguinaire qu’être soi-même soumis au dieu-argent. Tel est le travers dans lequel il faudra coûte que coûte éviter de tomber ; car si on peut toujours se défaire d’un dictateur lorsque l’âme est encore pure, on est définitivement condamnés quand on a accepté de se soumettre au diktat de la finance et qu’on s’est converti à la religion de Mammon.

    Cher Peuple, vous êtes un exemple pour nous, pour toutes les nations serviles et soumises aux diktats des Banksters et des politiques véreux vendus à la finance apatride. Vous avez bravé la mort pour votre liberté, sous nos yeux ! Certes, vous êtes un exemple à suivre si on veut recouvrer notre dignité. Je vais de ce pas me procurer un drapeau Tunisien et fêter dans l’allégresse cette victoire historique. Merci pour ce moment historique, cette leçon de vie. Puisse Dieu vous guider et apporter Son aide salvatrice ; Il Est, certes, le Seul et Unique refuge.




    0
  • mohamed Nassim
    16 janvier 2011 at 0 h 36 min -

    Lecons a tirer de l’exemple Tunisien

    J’avoue que ce que vient d’accomplir le peuple Tunisien en general avec toutes ses composantes politiques ou idéologiques mais a l’exception de ceux qui gravitent autour du pouvoir de B.Ali bien sur est un evenement tres important pour tous les peuples arabo-musulmans. Cependant des leçons doivent etre tirées par toutes les différentes parties de ces pays et en particulier ceux du Maghreb.

    1-le 1er point concerne les dinosaures composant ces régimes. Ces dinosaures doivent comprendre que la génération actuelle de l’internet, du facebook et de Twitter ne peut etre trompée par leur medias archaiques. La mafia composant ces régimes doit comprendre que le support qu’elle reçoit de l’occident en particulier la France cessera des qu’ils seront éjectés par le peuple a l’exemple du Ben Ali qui s’est vu refuser l’accès au territoire Francais parce que Sarko et comme les autres chef de gouvernement Europeens cherchent l’interet de leur pays et de leurs citoyens. Leurs intérêts sont avec les pays et les gouvernements et non pas avec les dictateurs en personnes. Donc les regimes du Maghreb n’ont que 2 choix pour le moment: ou bien ouvrir le champs politique à toutes les composantes de la société sans distinction aucune, ouverture de l’espace médiatique, permettre la compétition économique et interdire toute forme de monopolisation politique ou économique et préparer pour des elections generales libres et propres sous controle de l’opinion nationale et internationale dans les plus brefs délais avant que cela soit trop tard. le 2 eme choix eet d’attendre le soulèvement populaire qui va les balayer tous et qui peut aussi entrainer le pays vers des situations très graves.

    2- le 2eme point concerne tous ceux qui gravitent autours de ces pouvoirs pour des interets personnels au detriment de l’interet general de leur pays et leur citoyens. Ceci s’applique a toutes les associations politiques et caricatives, les journalistes khobsistes, les hommes et femmes de cultures ainsi que tous ceux qui directement ou indirectement supportent les dictateurs. La lecon a retirer de l’exemple Tunisien c’est de se mettre du cote du peuple sinon leur sort sera celui de leurs idoles de dictateurs.

    3- le 3eme point concerne l’opposition vrai toute tendance confondue. Celle-ci doit s’unir a la maniere Tunisienne parceque aucune tendance ne pourra a elle seule prvenir a un changement sans l’adhesion des autres tendances. Il faut s’unir sur les points communs qui vont dans l’interet de tout leur peuple et qui se resume par:
    – l’elimination des regimes dictatoriaux.
    – intauration de gouvernements provisoire d’entente nationale represente par toutes les parties composdant la societe. Ce gouvernement provisoire etablira une nouvelle constitution garantissant les droits civiques, religieux et politiques a toutes et a tous, l’alternace au pouvoir et limitant le nombre de mandats presidentiels a 2 fois 5 ans maximum et l’age des candidats a la presidence.
    Revisant la loi electorale de maniere a garantir une totale transparence et le controle par l’opinion nationale et internationale.




    0
  • msili
    16 janvier 2011 at 19 h 27 min -

    je dirais sumplement au freres tunisiens rien de gagner pour le moment faites attention de ne pas dans l erreure comme les algeriens a chaque fois je vous souhaite bon courage et que de reussite vous etes l exemple et pas mal viendront apres vous




    0
  • khoukoum samy
    16 janvier 2011 at 22 h 47 min -

    Petit message au grand Peuple Tunisien !

    Merci pour votre Révolution ! Merci de nous avoir rappelé qu’en dépit de dirigeants irresponsables, nous, peuples du Maghreb resterons solidaires dans nos peines tout comme dans nos joies.
    Sachez que votre grande œuvre révolutionnaire nous vas non seulement droit au cœur, mais elle est loin de tomber dans les oreilles de sourds ! C’est vrai que notre glorieuse Révolution de 1954 a réussi à chasser l’empire colonial. Et ce fût un exemple et source d’inspiration à tous les peuples en quête de s’affranchir de toute forme de colonisation et d’oppression étrangère.
    Mais, aujourd’hui, force aussi est de vous avouer mon admiration et fascination pour ce qu’a réalisé nos frères Tunisiens ! Vous avez tout simplement réussi là où nous avons tous échoué ! Vous avez réalisé une des premières plus Grandes Révolutions du 21ème siècle contre un dictateur et un oppresseur local !
    Et ce n’est pas rien. L’Histoire inscrira votre LIBERTE arrachée au prix du sang dans le haut de la pyramide des légendes d’orées. Vous venez d’inscrire une de ses plus belles pages.
    Et nous avons de quoi êtres fières qu’après la Révolution Française de 1789, vous avez à votre manière « coupé la tête » [au sens noblement symbolique], à votre dictateur-général-Président sans foi ni loi. Vous l’avez mis dans la poubelle. Vous l’avez enseveli dans le cimetière où sont accueillis bons nombres de ses prédécesseurs tyrans ; et peut-être bientôt d’autres successeurs le rejoindront !
    Et ce n’est pas sa « destination » vers les terres saintes (Arabie Saoudite) qui changera d’aucune manière le cours de l’Histoire.
    J’ai encore en mémoire les propos d’un ami et frère Tunisien, qui me disait : « à présent, je sais au moins une chose ! Si je pars à la Mecque accomplir mon devoir du Hadj, je sais que je devrais commencer à jeter des pierres du même calibre sur Ben Ali, que celles que je jetterais sur Satan… !».
    Nous sommes tous unis derrière vous et fières de l’être. Comme en témoigne ce rassemblement de beaucoup de vos frères et sœurs Maghrébins en ce samedi 15 janvier 2011 lors de cette historique manifestation à Paris en soutien au peuple Tunisien LIBRE !
    Je ne vous cacherai pas ma grande émotion lorsque j’ai modestement rejoint le cortège – comme bons nombres de mes cher (e)s compatriotes – pour scander haut et fort, votre hymne National. Entrecoupé d’une « minutes de Silence » en guise de recueillement à vos Martyrs El Abtâls ! Je n’oublierai jamais ces sensations venues presque d’ailleurs, lorsqu’on s’était tous mis par terre, assis, les mains levées avant de réciter la « Fatiha » en hommage et à la mémoire des « chouhadas » de la liberté du Peuple Tunisien.
    Encore une fois Merci de m’avoir permis de vivre ce moment historique. Vous m’avez offert une unique occasion de ressentir ce qu’aujourd’hui j’ai du mal à vous décrire. Un sentiment de fierté presque surnaturel. Que j’ai cru presque avoir perdu à jamais, à cause de nos « serials castrateurs des liberté ».

    Que cette noble « impression » puisse se reproduire chez nous en Algérie et ailleurs dans le Maghreb. Pour que nos peuples puissent s’unir par la force de la LIBERTE et non plus par la complicité et conspiration des despotes !
    Vous avez réussis à transformer ce que je croyais être une simple utopie en une réalité historique : faire tomber un dictateur sans coup d’Etat ! Simplement par la force de votre volonté et abnégation du début jusqu’à sa chute.
    Merci Tounes El khadhra, Merci beled al’Izza wel Karâma, Merci aux filles et aux fils d’Abou El Qassem Echâbbi !

    De la part de votre frère,
    Khoukoum Samy
    Paris 16 janvier 2011.




    0
  • Congrès du Changement Démocratique