Édition du
30 March 2017

La révolte « criminelle des jeunes algériens » en Algérie et le soulèvement populaire en Tunisie

Par Ahmed ROUADJIA

En qualifiant l’explosion de colère des jeunes en octobre 1988 de « chahut de gamins » suivie subséquemment d’un massacre innommable de plusieurs centaines d’entre eux, l’ex-président de l’Amicale des Algériens en Europe, Ali Ammar, fut immédiatement gratifié d’un poste de ministre de l’information avant d’être nommé ambassadeur d’Algérie  en Afrique. En caractérisant une partie des jeunes émeutiers de janvier 2011 de « criminels », M. Daho Ould Kablia, Ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales,  ne fait en fait  que reproduire et confirmer la tendance invariante de l’idéologie du régime politique à considérer toute manifestation revendicative, pacifique ou violente, comme un acte attentatoire contre l’Etat, la nation ou le peuple .La réponse qu’il a toujours jugée comme juste ou  appropriée à de telles manifestations, c’est la manière « musclée » dont le pénal n’ en est que l’expression achevée. Les hommes de ce régime dont beaucoup ont  pourtant été des nationalistes chevronnés, anti- colonialistes, comme Ould Kablia lui-même, n’ont pas pu ou voulu se départir de leurs vieilles certitudes,  et qui sont l’envers négatif de la souplesse de l’esprit, de la nuance, de l’aptitude à s’adapter à l’air du temps, aux circonstances et à l’évolution du monde actuel qu’ils regardent encore  et toujours avec les lorgnettes des années cinquante. Frappés d’un autisme incurable, ce régime  et les hommes qui le perpétuent, se considèrent comme les détenteurs d’une vérité absolue et immuable ; ils ont toujours raison envers et contre tous. Ils n’admettent ni contradiction ni raison concurrente, ou très difficilement. Tous ceux qui s’écartent, même d’un iota, de l’idéologie rigide qui structurent leur pensée,  représentations du monde et  actes politiques, sont  considérés ou bien comme des « déviants », ou bien comme des anti- nationaux en puissance.

Les émeutiers passés au crible par M . Daho Ould Kablia

Fort d’une idéologie rigide et figée, héritée du nationalisme d’antan, populiste et révolutionnaire, nos dirigeants prisent plus l’autoritarisme que la raison politique que fonde l’esprit d’écoute et de délibération. D’où leur tendance fâcheuse à vouloir traiter les problèmes politiques et sociaux  qui surgissent à la surface en termes de « force » ou de  coercition. D’où le recours, parfois abusif, au pénal comme mode de gestion des crises et des conflits sociaux. La manière avec laquelle M. Daho Ould Kablia, a commenté les émeutes récentes, résume de manière fidèle la pensée dominante de tous ses pairs qui participent à la reproduction indéfinie de ce régime depuis 1962. Dans une interview qu’il a accordée au journal de 20heures de l’ENTV en date du 8 janvier, M. Ould Kablia minimise d’abord les  émeutes avant de criminaliser les actes de ces jeunes désespérés. Se faisant le défenseur de l’Algérie et du nationalisme algérien, il accuse d’une part ces jeunes révoltés de donner au pays une image négative à l’extérieur, et, d’autre part, les télévisions étrangères qui auraient tendance à grossir de manière démesurée les émeutes…ces violences donneraient l’occasion aux « ennemis de l’Algérie » de s’en réjouir, selon le ministre de l’Intérieur, d’amplifier une situation qui « ne correspond absolument pas à la réalité ».  La réalité, selon lui, c’est que les télévisions étrangères mentent en prétendant que le peuple algérien  vit dans « al miséria » ( la misère) et qu’il ne mange pas à sa faim (« maouche Yakoul »), ce qui relèverait d’une volonté délibérée de falsifier l’image de l’Algérie, d’après le ministre.

Ce mektoub qui fait une victime…

Dans un langage fait d’un mélange cocasse  d’arabe dialectal et d’un français aussi démodé qu’ approximatif, le ministre de l’Intérieur tente de minimiser la gravité des évènements tout en se contredisant. Tantôt, il déclare que les évènements ont été amplifiés, tantôt il reconnaît leur gravité, qui, en dépit de tout, n’ont fait, dit-il, que trois victimes, dont l’une  a été retrouvée carbonisée dans l’hôtel incendié à  Tidjellabine et elle   ne l’a été en fait que par « son mektoub » ( !). Le mektoub seul aura  donc retranché  très tôt à la vie ce jeune que fut Taïeb Ghaimi, 19 ans ! Quant à l’autre victime dont il n’a pas cité le nom, mais qui serait le jeune Azzeddine Labza d’Ain Hadjel, qui avait vingt ans, elle était retrouvée «  allongée parterre  on ne sait comment, tuée probablement par ses compagnons … ». Seule la troisième victime (Abdelfatah Akriche ?) reconnaît le ministre, a été effectivement tuée suite à une « bévue » de la police…

La criminalisation des revendications sociales et politiques.

Les trois victimes, les 800 blessés et les 1100 arrêtés durant ces quatre jours d’émeutes seraient des hors-la-loi, et le ministre de l’Intérieur le pense haut et fort puisqu’il qualifie sans nuances tous ces révoltés de « criminels », de trafiquants de drogue, de voleurs et de contrebandiers, etc. Qu’elles soient violentes ou pacifiques, les revendications sociales  qui ne cadrent pas avec la vision étriquée et autoritaire du régime sont réputées illégitimes et n’appellent pas un traitement politique, mais une réponse pénale. Ce n’est pas seulement l’état d’urgence instauré depuis près de 20 ans qui justifient et expliquent  de telles mesures scélérates, et donc anticonstitutionnelles. Ce sont les schèmes de pensée qui structurent la représentation archaïque et régalienne  des hommes du pouvoir qui expliquent  le culte absolu qu’ils vouent à la force saisie comme moyen approprié et quasi exclusif de «  la bonne » gestion des affaires publiques. Cette vision unilatérale se fait évidemment au détriment du droit et de la réflexion politique qui se trouvent être au cœur des préoccupations essentielles  des Etats modernes . Prisonniers d’une conception qui accorde la part belle à l’autoritarisme qui fait l’économie systématique de  la réflexion et de l’intelligence politique, ces hommes du pouvoir n’ont retenu de la science juridique, et donc du droit saisi dans ses divers contenus, que sa dimension pénale. De là s’explique le dévoiement de notre droit réduit à son seul contenu répressif ou presque. Le langage tout comme les actes politiques de nos dirigeants  s’en ressentent de manière profonde. Le travail à la chaîne que mènent au quotidien nos cours pénales en est le témoignage éclatant de la criminalisation des actes et des revendications, violents ou pacifiques, des citoyens lésés ou privés de repères sociaux, culturels ou politiques.

Les propos de notre Ministre de l’Intérieur sont à cet égard fort significatifs de la mentalité qui informe  l’esprit de nos dirigeants et préside à leurs actes politiques. Dans une interview qu’il a accordée à un journal électronique ( cf. http://www.algerie-plus.com/actualite/exclusif-interview-du-ministre-de-linterieur-daho-ould-kablia/), il précise bien que« les personnes impliquées dans des blessures graves, dans les attaques contre les citoyens relèvent de la cour criminelle. Elles vont être passées en flagrant délit. » Pour lui,  ces émeutiers  dont il admet le mal-vivre constitue une minorité radicale qui s’est placée « en position de fracture totale par rapport au reste de la société. Leurs agissements criminels faits de violence, de destruction et de vols n’ont épargné ni les biens publics ni les biens privés. Ils s’en sont pris aux intérêts de citoyens de condition modeste dont les magasins ont été pillés et leurs voitures incendiées. Ces jeunes n’ont obéi qu’à des instincts revanchards car ne mesurant pas toutes les conséquences de leurs actes. » ( Cité par El Watan 10 janvier 2011, p.3). Ils risquent d’être condamnés à de lourdes peines, allant de 1 à 2 ans de prison ferme, voire pour certains jusqu’à 10 ans doublées d’amendes.

Les jeunes sont coupables de violences gratuites et immotivées

A en croire notre ministre de l’Intérieur qui dit ne s’occuper que de « l’ordre public » et non de la politique qui ressort de la compétence du Président et du Premier ministre, les jeunes émeutiers sont habités d’une violence consubstantielle à leur « nature », qui n’a aucun rapport avec  la situation politique et économique de l’Etat dont le caractère sain n’est contesté que par l’opposition et « les ennemis de l’Algérie ». Le pouvoir et les politiques qu’il avait à conduire et qu’il conduit ne sont nullement responsables de ces  explosions cycliques et soudaines de la jeunesse. Les causes en sont ailleurs. Elles résideraient dans le caractère intrinsèquement violent de celle-ci. Contrairement aux jeunes de la  génération de 1990 et de 2000 dont on a découvert, selon le Ministre, les « problèmes » qu’ils considèrent comme « insolubles pour leur avenir »,  ceux  d’aujourd’hui se signalent par « une dose de violence plus importante qui est justement née de cette période qu’ils ont vécue lors de la décennie 90. Ils sont extrêmement nihilistes et pessimistes. Il y a des raisons que nous connaissons: le manque de loisirs, une scolarité perturbée, un milieu familial désintéressé, l’influence de la rue et des médias étrangers. Il y a des besoins différents des besoins des jeunes d’autres époques. Ils aiment toutes choses qu’ils ne sont pas en mesure d’acquérir autrement que par le vol, par la contrebande, le trafic de drogue. Ils ne trouvent pas de dérivatif dans la musique, le sport, les voyages. Leur univers c’est la rue de leur quartier. »

Les petits larcins et les grands vols

Mais tous ces facteurs négatifs cités par le ministre ( manque de loisirs, scolarité perturbée, milieu familial démissionnaire, influence de la rue et des médias étrangers…)auxquels s’ajoutent le chômage et le désœuvrement ne constituent –ils pas la cause qui mène justement ces jeunes  vers ces chemins dangereux que sont le vol, la contrebande, le trafic de drogue ? Mais que représentent ces petites rapines au regard des grands détournements , de la contrebande, du trafic en tous genre opérés sur les ressources de la nation par certains de ces hauts dignitaires du régime ? Que représentent ces petits larcins commis par des jeunes exclus ? Les grands marchés de la SONATRACH, de l’autoroute EST-OUEST, l’affaire al Khalifa, celle de la BADR et d’autres établissements  financiers et industriels publics pillés par leurs propres gestionnaires , ne constituent-ils pas des dégâts incommensurables et sans aucune commune mesure avec ces petits trafics et vols de survie commis par nos jeunes « paumés », sans repères ni perspectives à l’horizon qui déchante ? Ces questions, le Ministre les esquive évidemment tant elles soulèvent l’implication de bon nombre d’acteurs institutionnels dans le pillage des ressources vitales de l’Etat. Les pratiques de jeunes délinquants que l’on met en exergue servent de masque et d’alibi à l’agiotage et aux grands crimes  économique organisés par des réseaux fortement enracinés dans les interstices de l’Etat et qui en minent les fondements.

Notre ministre chargé de l’ordre public ne voit pas ou ne veut pas voir que ce qui menace cet ordre dont il est le gardien attitré ce ne sont pas ces jeunes casseurs d’établissements publics, et de ces petits trafiquants de drogue, mais ce sont bel et bien ceux qui investissent les circuits politiques et économiques officiels  et qui parasitent par leurs actes de sabotage le fonctionnement normal de l’Etat et qui en donnent l’image peu glorieuse d’un « Etat voyou », tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières.

Le silence énigmatique du président de la République face aux évènements

Comme je l’ai toujours écrit, nos politiques ne sont pas seulement victimes d’une surdité verbale, d’une sorte d’aphasie, comme en témoigne le style parler de la plupart de nos ministres. Ils souffrent également de cette morgue hautaine, de ce mépris qu’ils affichent sans gêne ni honte envers leur peuple considéré comme indigne du respect ou d’égards. Pour eux, la communication, le face-à-face avec lui ne peut se faire autrement que par le biais du « silence » ou par l’alternance de la carotte et du bâton. Mais que dire du Président Bouteflika dont l’éloquence est notoire, et qui tranche de manière criante avec l’ânonnement de la plupart de ses ministres et ses députés aux faces pâlissantes  ? Pourquoi le président se fait –il silencieux à ces heures graves ? Son silence mystérieux qui dure depuis plusieurs mois, comment l’expliquer ? Est-il politiquement justifié ? en donnant procuration à son Ministre de l’Intérieur de parler à sa place au peuple et à sa jeunesse révoltée, le président a sans doute jugé que ces émeutes ne ressortent pas du domaine de la politique, mais de  l’ordre  « sécuritaire » qui relève de la police et de la justice pénale. D’ailleurs le Ministre de l’intérieur le dit explicitement : il n’est qu’un simple exécutant de la volonté du président : « Je suis, dit-il,  ministre de l’Intérieur, j’ai une responsabilité. Je me suis engagé sur les problèmes d’ordre public mais les problèmes politiques, je laisse le soin à ceux qui en ont la charge. Mais ce que les gens ne savent pas c’est que le Président de la République et le Premier ministre parlent en donnant des instructions à ceux qui sont chargés de gérer les secteurs. Le président de la République donne des orientations et de instructions au ministre de l’Intérieur pour les problèmes sécuritaires. Il donne des instructions au ministre du Commerce pour ce qui est de son secteur. » Cela est clairement dit. C’est nettement souligné : nos dirigeants parlent entre eux, se donnent des consignes en cercles quasi fermés, par-dessus la tête du peuple auquel ils ne jugent guère nécessaire de s’adresser directement à lui, sinon par l’entremise du responsable de l’ordre public en la personne de M. Le Ministre de l’intérieur. Et ce ministre est convaincu que le gouvernement actuel, celui de l’alliance présidentielle, a fait les bons choix en matière  politique pour le pays au point  que l’opposition qui aurait  tenté de récupérer à son profit  le mouvement de protestation a échoué « totalement » .

Ce n’est pas la démocratie qui résout nos problèmes, c’est «  le libéralisme économique », version sauvage.

Pour le ministre qui traduit fidèlement le point de vue du pouvoir, ces manifestations de mécontentement de jeunes ne traduisent pas le « rejet du pouvoir actuel », mais  seulement la satisfaction  de leurs  attentes strictement économiques et sociales ; elles ne renvoient pas à des demandes plus ou moins clairement formulées en vue de la démocratie( ouverture du champ culturel et politique ), mais uniquement à des satisfactions matérielles dont la solution se trouverait dans la maitrise des mécanismes financiers économique du « libéralisme » adopté par l’Algérie. Mais qu’on lise les propos du Ministre pour  mesurer à quel point il présente comme marginales les revendications démocratiques formulées de manière explicites ou implicites  par les partis d’opposition et par le petit peuple au regard des demandes économiques, qui seraient à ses yeux bien plus déterminantes que tout le reste et auxquelles le gouvernement trouverait les solutions appropriées : « ….beaucoup de responsables, dit le Ministre Ould Kablia, de certains partis ou de certaines associations disent qu’il faut considérer ces manifestations comme un rejet du pouvoir actuel et que seule une démocratie et plus de liberté, plus de participation des citoyens au champ médiatique, peuvent régler les problèmes. On en doute. S’il y avait un autre gouvernement que celui qui est en place il aurait peut-être eu des problèmes plus graves parce que les problèmes économiques et sociaux ne sont pas théoriques. Ce n’est pas la cité d’Isis, la cité idéale qui va les régler. Les problèmes sociaux, les problèmes économiques, la jeunesse, la démographie, l’emploi, les études, les diplômés au chômage; tout cela ce n’est pas en jouant sur des paramètres de démocratie et de liberté qu’on va les régler à notre avis. C’est une affaire de moyens financiers, de mode d’organisation. On a choisi un mode d’organisation au plan économique: c’est le libéralisme, c’est l’ouverture du marché mais un libéralisme à visage social avec des transferts sociaux extrêmement importants qui sont loin de ce  que peuvent faire beaucoup d’autres pays, même développés. »

Mais comment peut-on se convertir au « libéralisme économique » du jour ou lendemain, et comme par enchantement, tout en refusant les réquisits démocratiques ?Est-il possible d’être « libéral » en économie tout en refusant de l’être en politique ? Pourtant les deux termes de l’équation sont indissociables et vont de pair. Mais ce libéralisme économique revendiqué par nos dirigeant à tort et à travers  n’est  en fait qu’une fiction, puisqu’il n’obéit à aucune règle transparente, et se trouve complètement soumis aux forces aveugles de l’informel et de l’agiotage conduits sur une grande échelle. Ce prétendu libéralisme économique dont les modalités relèvent d’une pratique « sauvage » est célébré paradoxalement comme une solution de rechange à tous les problèmes que vit le pays.

L’exemple de la Tunisie à méditer…

En célébrant  durant 23 ans les vertus  du libéralisme économique et en chantant les louanges d’une démocratie de façade,  tout en évacuant d’un revers de main les revendications politiques  et démocratiques d’une société civile sevrée de liberté  et soumise à une surveillance policière,  le régime de fer de Zine El Abidine Ben Ali  vient de s’effondrer, tel un château de cartes, sous la pression de ceux-là même qu’il n’avait de cesse de contraindre à la soumission, au silence et à la servitude. Notre régime politique qui s’obstine a  avoir toujours raison envers et contre tous, et qui pense que seules la force et la répression pourraient avoir le dernier mot, devrait réviser ses jugements et sa stratégie avant qu’il ne soit trop tard. Si, contrairement à la Tunisie, nous avons acquis depuis bien longtemps une grande liberté d’expression qui n’a pas de parallèle dans le monde arabe, nous n’avons pas moins perdu au change : l’illusion que nous étions libres et que notre régime politique était bien plus  préférable à des régimes totalitaires, comme la Tunisie, le Maroc, l’Egypte, l’Arabie Saoudite, etc. On pensait et on pense encore que tous ces pays « frères » sont moins chanceux que nous, moins bien « gâtés » en liberté et en démocratie, et c’est  ce sentiment illusoire qui nous a toujours  procuré tout à la fois satisfaction et « fierté » d’être plus libres et plus « virils »  que les autres qui nous a amenés à pratiquer plus le dénigrement du régime et de tous nos adversaires « idéologiques » plutôt qu’à faire l’examen critique, objective et impartiale, du système politique à l’ombre duquel nous vivons. Si la liberté d’expression, bien réelle que nous avons acquise, nous a servi comme un véritable défouloir, mais aussi d’un exutoire aux problèmes de notre quotidien, elle ne nous a pas permis pour autant à en tirer les profits escomptés : la critique responsable et constructive du fonctionnement de notre société politique et civile, et partant, la mise à profit de cette liberté d’expression octroyée ou arrachée pour créer des réseaux de sociabilité civile et  citoyenne susceptibles de faire un contrepoint au monopole politique détenu par les clans et les coteries du pouvoir.

L’opposition tunisienne, toutes étiquettes politiques  par  ailleurs confondues, avait su, malgré l’incroyable répression qui s’était abattue des années durant  sur ses membres, à créer les conditions propices à l’émergence d’une élite politique et syndicale relativement unifiée face à un pouvoir frappé du syndrome du sclérose et  de la surdité. Elle vient d’administrer désormais la preuve, en dépit de son hétérogénéité, de ses capacités mobilisatrices et unitaires qui ont achevé de mettre à bas un système politique détesté et honni de tous. Le libéralisme économique et le pouvoir plus qu’autoritaire sur lesquels tablait ce régime détestable pour perdurer n’ont pas pu résister aux coups de boutoir de la foule enragée.

L’Algérie pourrait-elle connaître le même sort que la Tunisie ?

Il est bien difficile de prédire ce que réserve exactement l’avenir à notre pays que rattrapent des fièvres récurrentes et de crises politiques devenues quasi cycliques. Mais ce qui est certain, c’est que  si changements il y aurait, ils prendraient une tournure bien différente que celle prise par la Tunisie qui semble émerger progressivement, mais sûrement, d’une longue léthargie politique. Si nos dirigeants actuels continuaient à se complaire dans leur belles certitudes et dans leur confiance presque sans bornes dans le « tout sécuritaire » et le « tout répressif », ils ne manqueraient pas d’être surpris un jour par des évènements graves qu’ils n’auraient pas pu prévoir, faute de clairvoyance politique ou d’anticipation. Il n’est de meilleure politique, qui puisse garantir sécurité et stabilité, que celle qui s’ouvre à la société civile et qui gagne sa confiance et sa collaboration active et librement consentie. C’est parce que le régime de poigne de Ben Ali a formé dès sa naissance un corps hostile par rapport à la société et fonctionnant sur le mode d’espionite qu’il a fini par ôter à cette dernière toute confiance qu’elle aurait pu investir en lui. La rupture radicale qui vient de se produire entre ce régime exécrable et le peuple démontre l’inanité d’une politique fondée presque exclusivement sur la force  répressive.  La leçon tunisienne ne permet-elle pas de tirer quelques enseignements pour l’avenir ?

Mais qu’en est-il  maintenant de notre pays, et surtout de notre opposition politique ? Celle-ci  est tout, sauf une opposition crédible sur laquelle on pourrait miser. A son propos, je ne craindrai pas de reprendre à mon compte l’appréciation qu’il en a faite Daho Ould Kablia lorsqu’il déclare : «  Moi, j’estime que les partis sont importants par le nombre de leurs militants. Pour la plupart, j’estime que leur impact sur la société est très faible. Aucun parti n’à une doctrine politique déterminée. Tous se ressemblent, tous chantent la même antienne, tous disent vouloir la démocratie, le développement, la croissance et le bonheur mais personne n’a les armes qu’il faut pour régler ces problèmes. » Cela est vrai. Sur ce point au moins, le ministre n’a point tort. Mais là cependant où il pèche par un excès de zèle partisan, c’est quand il chante les louanges du programme présidentiel en affirmant que «  C’est un gros succès que nous puissions nous appuyer sur les trois partis de l’Alliance présidentielle. De toute manière, il n’ y a pas d’action à inventer. C’est le programme du président qui a été adopté. La mise en œuvre se fait avec ses contraintes au niveau des études, de l’exécution, du suivi, de la gestion. Les organigrammes des administrations qui gèrent ce programme d’investissement de 280 milliards de dollars sont les mêmes que ceux des années 70. Aucune APC n’a un ingénieur, un urbaniste, un architecte, un ingénieur des eaux. C’est une génération d’hommes de métier qui est en train d’être formée. Quand on me dit qu’il y a deux millions d’étudiants, pour moi ce n’est pas un sujet de fierté. Ce n’est pas le nombre qui compte (…). Les Algériens n’aiment pas le manuel. Nous faisons appel à de la main d’œuvre étrangère, dans le BTP, l’agriculture. Il faut réfléchir à cela. »

Réfléchir à tout cela, c’est avant tout se demander si importer la main d’œuvre étrangère pour faire le boulot que les Algériens pouvaient faire s’ils étaient bien formés et bien encadrés, constitue ou non un « sujet de fierté ». Comment cette Alliance présidentielle composite, hétéronome,  et sans autre liberté d’action que  celle qu’elle reçoit du Président pourrait-elle réussir  et former des hommes de métier là où les gouvernements qui ont succédé depuis 1970 ont lamentablement échoué ? Dire par ailleurs que les « deux millions d’étudiants » que comptent nos universités ne sont pas un « sujet de fierté », c’est reconnaître que la faillite de notre système éducatif  est un fait accompli et entièrement endossable à la responsabilité du pouvoir politique qui a toujours mis et continue à mettre l’accent sur la croissance quantitative au détriment de la qualité…..


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36 Commentaires sur cet article
  • Said Salombi
    15 janvier 2011 at 22 h 38 min -

    Prenez 100 jeunes au hasard, et 95 ne saurons meme pas que ce Kablia existe, alors passons à autre chose.

    « Soyez parcimonieux avec votre mepris, il y a tant de necessiteux »…

    Said




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  • Adel
    15 janvier 2011 at 22 h 45 min -

    Écouter encore ces vieillards d’un autre âge et analyser ce qu’ils disent, c’est perdre son temps et perdre son moral. Réfléchissons à l’avenir de notre pays sans eux. Ils ont déjà quitté l’Algérie car ils ne se sentent pas concernés par la misère physique et morale de la majorité de la population, la jeunesse.

    Un ministre de 77 ans qui juge des jeunes de 20 ans. Quelle malédiction… Lui qui a fait partie du système qui a ruiné le pays depuis le début critique aujourd’hui une jeunesse qui n’est que le produit de ce système médiocre, conçu par des médiocres, maintenu en vie par des médiocres et qui ne génère que la médiocrité. Un enfant de 5 ans est plus adapté que ce soit-disant ministre au monde d’aujourd’hui.

    Son attitude est tout simplement révoltante.




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  • ALGERIEN
    15 janvier 2011 at 22 h 54 min -

    Méa-culpa de Boutef. Je suis vieux, très malade et sans doute appelé à me présenter bientôt devant l’éternel.Mon bilan: j’étais un lâche planqué à l’étranger durant la révolution. J’étais un voyou fêtard en tant que ministre. J’ai volé plusieurs milliards de dollars et je me suis réfugié dans les émirats en attendant mon jour. Je suis revenu et j’ai détruit l’Algérie et les Algériens pour leur montrer qui commande et mon mépris pour eux… Tous les harkis réunis n’ont pas fait un millième du mal que j’ai fait…j’ai tué plusieurs millions d’algériens à petit feu. J’ai changé la constitution alors que j’aurai pu me racheter en préparant de vrais élections puisque j’étais déjà vieux et malade… Je crois que mon salut ne peut venir que du diable car j’ai beaucoup œuvré pour lui..




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  • fadel
    15 janvier 2011 at 23 h 42 min -

    Monsieur Mediene fait quelque chose avant de partir ,faite que chose avant qu’il soit trop tard.la prochaine révolte sera generalisée et fatal;ca sera une fin terrible,il faut pas faire trop d’illusions regarder en face.




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  • Sid Ahmed
    15 janvier 2011 at 23 h 46 min -

    Vous dites partager le jugement porté sur les partis politiques algériens par « notre » (sic) ministre de l’intérieur Daho Ould Kablia. Cela traduit ou bien une certaine ignorance de votre part du fonctionnement de ce régime autocrate ou alors une regrettable myopie de ce qui s’y passe. Dans un cas comme dans l’autre, votre analyse pèche par sa singulière légèreté. Car si, effectivement, « l’impact de ces partis sur la société est faible » comme il le l’affirme, pourquoi alors, lui et le régime qu’il semble si fier de représenter, craint-il d’autoriser une simple marche d’un parti politique, dont la dernière en date est celle émanant du RCD ? Pourquoi toute marche, manifestation, rassemblement sont-ils interdits depuis plus d’une dizaine d’années ? Pourquoi même les manifestations de soutien au peuple tunisien ou palestinien sont-elles carrément interdites ? Pourquoi subordonner la simple tenue du congrès d’un parti à une autorisation préalable de son ministère ? Pourquoi refuser la création de nouveaux partis politiques dont ceux de Sid Ahmed Ghozali et Taleb Ibrahimi, en violation de ses propres lois ? En quoi les partis de l’alliance présidentielle, en particulier le FLN et le RND – un bébé né moustachu et circoncis – sont-ils plus représentatifs, plus légitimes ou ont plus d’impact que le FFS ou le RCD ? Pourquoi les chefs des partis de l’opposition sont-ils considérés comme persona non grata à la télévision et la radio nationales, pourtant organes publics financés par l’argent des contribuables et non la propriété privée de la « secte de Tikrit » (dixit Said Saidi) ? Pensez-vous vraiment que des terroristes sanguinaires avérés comme Layada et Madani Mezrag sont plus représentatifs de la société et plus méritants d’accès à la télévision nationale que Ait Ahmed, Ghozali ou Benbitour et de s’adresser aux Algériens comme cela s’est déjà passé ? Faut-il poursuivre encore cette liste d’exemples pour vous faire comprendre que, quelles que soient par ailleurs les faiblesses ou tares des partis de l’opposition, on ne peut raisonnablement s’attendre à ce qu’ils jouent le rôle qui est attendu d’eux dans un système politique ou il leur est impossible de s’exprimer, de se rassembler, de manifester ou de s’adresser aux électeurs. Dire, dans ces conditions, comme vous le faites, que « notre » ministre de l’intérieur « n’a pas tort » de démoniser l’opposition relève tout simplement, au risque de me répéter, de l’ignorance ou de la cécité.
    De la même manière, écrire que « la meilleure politique (…) est celle qui s’ouvre à la société civile et qui gagne sa confiance et sa collaboration active et librement consentie » semble conforter le caractère dilettante de votre analyse. Le propre d’une société civile, entendue dans son acception contemporaine, quoique remontant à la période révolutionnaire en Europe avant d’être ensuite affinée notamment par Gramsci et Habermas, est précisément de constituer un contrepoids à l’État et non de collaborer avec lui comme vous semblez le croire – à moins que vous ne confondiez société civile avec société tout court. Car, appeler à une collaboration étroite entre l’État et la société civile ou la société ne peut signifier autre chose que l’appel à l’instauration d’un système totalitaire. En votre qualité de politiste, vous devriez être bien placé pour le savoir.
    Amicales salutations.
    Sid Ahmed.




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  • Ammisaid
    16 janvier 2011 at 0 h 11 min -

    Il ne sert plus à rien de critiquer le régime et d’analyser quoique ce soit. Ils doivent tous partir. Il n’y aura aucune solution avec eux. Leurs coeurs sont pourris, ils ont déjà commencé le jugement dernier. Leurs esprits sont guidés par des esprits pervers et morts. Ils ne contrôlent plus rien.
    Nous n’avions jamais un état, c’est aussi simple que ça !
    Fraternellement




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  • mokrane
    16 janvier 2011 at 0 h 25 min -

    Des milliers de manifestants célèbrent en Europe la chute de Ben Ali

    PARIS – Des manifestations célébrant la chute du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et réclamant l’avènement de la démocratie ont eu lieu samedi après-midi dans plusieurs pays européens, dont la France où des milliers de personnes ont défilé dans les grandes villes du pays, ont constaté des journalistes de l’AFP.

    A Paris, la plus importante manifestation de la journée a rassemblé 8.000 manifestants, selon la police, essentiellement des Tunisiens, des Franco-Tunisiens ainsi que des représentants des partis de gauche français, qui se sont rassemblés place de la République, dans le centre de la capitale.

    La communauté tunisienne en France, ancienne puissance coloniale de la Tunisie, compte des centaines de milliers de personnes.

    Des jeunes gens portaient des cercueils recouverts de drapeaux tunisiens avec des pancartes « Merci à nos martyrs, nous ne vous oublierons jamais ».

    Najet Mizoni, une professeur de droit de 59 ans, se disait « heureuse d’être là », se réjouissant de « la première révolution dans le monde arabe ».

    A Marseille (sud-est), où résident 46.000 ressortissants tunisiens, selon le consulat, plus de 2.000 personnes ont manifesté dans le centre-ville.

    Dans le calme, les manifestants, qui criaient « Ben Ali assassin » ou « Ben Ali en justice », arboraient de nombreuses pancartes sur lesquelles on pouvait lire: « Hommage à nos martyrs », « Main dans la main pour la démocratie » ou « Retour à la paix civile ».

    A Lyon (centre-est), la manifestation, forte de 800 personnes, s’est transformée en démonstration de liesse, de nombreux Tunisiens chantant l’hymne national. A Lille (nord), où environ 450 personnes ont manifesté, parmi les drapeaux tunisiens flottaient également les couleurs marocaine et algérienne.

    « Ben Ali, t’es parti, Bouteflika, casse-toi », scandaient les manifestants à l’adresse du président algérien Abdelaziz Bouteflika, réclamant aussi le départ du président égyptien Hosni Moubarak.

    A Toulouse (sud-ouest), de 350 à 500 personnes ont défilé dans le centre-ville.

    En Italie, des centaines de personnes ont défilé dans plusieurs villes. A Milan, environ 200 immigrés tunisiens, venus de plusieurs régions, se sont rassemblés devant le consulat de Tunisie. Brandissant des drapeaux tunisiens, les manifestants ont chanté à plusieurs reprises l’hymne national.

    A Palerme, quelque 200 manifestants ont répondu à l’appel d’un collectif des lycéens et étudiants solidaire du peuple tunisien.

    A Rome, une manifestation organisée par des partis de gauche a réuni une centaine de personnes « en solidarité avec les manifestations populaires en Tunisie » et pour demander « l’arrêt de la complicité de l’Italie avec le régime de Ben Ali ».

    « Assassins », « vive la démocratie », « Tunisie libre », scandaient les manifestants, qui ont organisé des funérailles symboliques pour les victimes de la répression des émeutes en Tunisie.

    En Suisse, un millier de personnes ont défilé samedi à Lausanne et à Genève, dans l’ouest du pays, selon l’agence de presse suisse ATS.

    Quelque 200 personnes ont manifesté à Lausanne et 800 à Genève, en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: « Vive la révolution en Tunisie. Tout le pouvoir au peuple » ou « Dictateur Ben Ali va-t-en ».

    « Notre rêve est devenu réalité. C’est possible de chasser les criminels », a déclaré à l’agence Anis Mansouri, coordonnateur de l’Association des Tunisiens en Suisse.

    « Nous pleurons de joie le départ de Ben Ali, mais le travail commence maintenant pour instaurer la démocratie », a-t-il ajouté.

    Plus de 500 personnes d’origine tunisienne ont défilé dans le centre de Bruxelles, nombre d’entre elles agitant le drapeau tunisien et chantant l’hymne national pour apporter leur soutien au peuple de Tunisie après la chute du président Ben Ali.

    Sur les marches du vieux bâtiment de la Bourse, elles ont observé une minute de silence en mémoire des personnes tuées pendant les émeutes.

    (©AFP / 15 janvier 2011 21h49)




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  • rak
    16 janvier 2011 at 0 h 32 min -

    bsr ou bjr les amis

    Mr rouadjia sincerement vous me bluffez d’une contribution a une autre, autant je n’etais pas en phase avec vous concernant votre « persistance et signature » sur le DRS, autant là « vous m’en bouchez un coin » par votre analyse des derniers evenements ayant secoué notre chere Algerie et nos voisins de Tunisie.
    auusi je me poses la question de me dire  » n’etes vous pas finalement dans votre role d’intellectuel dont le role est de provoquer le debat meme de facon polemiste afin de faire avancer le schmilblik? quittes a vous attirer les foudres de la majorité de vos compatriotes comme en temoigne la multitude de reactions nzegatives a votre egard suite a votre article sur le DRS.
    je dois vous avouer que suite a cet article, moi meme, j’ai ete virulent avec vous en vous proposant de prendre la place du sieur rezzag barra en mal de souffle, mais apres lecture de votre contribution d’aujaurdh’ui je me rends compte de mon excés.
    toutefois permettez moi de vous signaler, meme si je doute pas que vous le savez, que ce sieur ould kablia est un pur produit du DRS et que toutes les turpitudes de nos gouvernants sont faites sous le haut patronnage de ce dernier et de son chef qui se qualifie lui meme de « reb edzaier »

    cordialement




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  • kamel
    16 janvier 2011 at 2 h 46 min -

    Le vrai pouvoir comme em Tunisie ce sont les militaires.
    En tunisie ,l’armee a precen ipite le depart de ben ali.
    En algerie ,les militaires sont des khoubsites qui sont indignes.
    Ce sont tous des corrmpus .
    Le changrement n l’armee viendra pas comme en tunisie de l’armee.
    En Algerie la revolte se fera contre l’armee car c est elle l’ossature du regime.
    Boutef n est qu un decor ,c est le drs et l’armee qui sont le vrai pouvoir et qui sont contre tout chnagemenet de regime.
    La confrontation armee contre le peuple algerien se terminera dans un grand bain de sang.L’avenir nous le dira




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  • Karim Merouane
    16 janvier 2011 at 10 h 08 min -

    Il aura suffit d’une étincelle, une subite augmentation du prix des denrées alimentaires, pour que la jeunesse algérienne se soulève dans un vent de révolte inattendu, embrassant les grandes villes du pays.

    Dans une Algérie que les observateurs pensaient être tenue d’une main de fer par ce qui est souvent qualifié comme le « régime des généraux », la hausse du prix des denrées de base a poussé la population à s’affronter violemment avec les forces de sécurité afin de réclamer des autorités une meilleure redistribution des richesses, notamment celles issues de la manne pétrolière.

    Fait paradoxal, l’Algérie est un pays potentiellement très riche grâce à ses hydrocarbures, mais souffrant depuis 1970 du « syndrome hollandais » – la manne pétrolière empêche entrepreneuriat et anesthésie les initiatives économiques – combiné à une corruption structurelle et une économie comptant sur des importations massives sur lesquelles seraient prélevées de juteuses commissions.

    Autres éléments qui ajoutent à la colère d’une jeunesse qui représente plus de la moitié de la population : avec une réserve de change de plus de 150 milliards de Dollars US, l’Algérie est dans une situation financière saine et a remboursé l’ensemble de sa dette extérieure, ce qui laisse perplexe les algériens qui s’interrogent sur l’usage qui est fait de ces fonds.

    Régulièrement, de hauts responsables algériens sont limogés pour corruption, comme l’ancien patron de la société pétrolière nationale Sonatrach début 2010, ou encore de hauts responsables du ministère des transports, accusés d’avoir détourné des centaines de millions de dollars sur la construction de l’autoroute est-ouest.

    Soumis ces derniers jours à une pression énorme de la part des généraux, le président algérien s’est muré dans un étrange silence au Palais d’El Mouradia. Sérieusement amoindri par la maladie qui le ronge, Abdelaziz Bouteflika n’a pas répondu aux injonctions de l’armée qui lui a demandé de prendre la parole afin d’apaiser les Algériens après les émeutes qui ont ensanglanté les rues d’Alger, d’Oran et de Blida.

    C’est le général-major Abdelamalek Guenaïzia qui aurait rendu visite au président pour le convaincre de s’adresser au peuple à la télévision. D’après des sources proches de la présidence, ce dernier a tout simplement éconduit son ministre délégué à la Défense.
    Bouteflika aurait dit à son interlocuteur que c’est à ceux qui ont décidé d’augmenter le prix des denrées alimentaires d’aller affronter le peuple.

    S’ensuivit alors un bras de fer avec la primature. Devant le refus du président de parler, les militaires ont conseillé au premier ministre Ahmed Ouyahya de garder profil bas afin de sauvegarder son image de présidentiable. Du coup, c’est Dahou Ould Kablia qui a été sacrifié, puisque c’est lui qui est monté en première ligne pour défendre l’action du gouvernement.

    Toujours d’après certaines sources du sérail à Alger, Abdelaziz Bouteflika certes malade, mais toujours affûté, a flairé un traquenard quand on lui a demandé de faire son discours. Il redoutait d’apparaître malade et affaibli.
    En plus, certains généraux à la retraite qui ne portent pas particulièrement le patron du DRS dans leurs cœurs, ont alerté Bouteflika sur d’éventuelles manifestations qui pourraient être déclenchées juste après son apparition à la télévision. Ce qui aurait donné un alibi aux détracteurs du président pour écourter son mandat.

    Chose tentée et « réussie » en Tunisie grâce à son peuple qui n’a pas raté l’occasion pour manifester son désir de changement, et surtout au geste ultime et affreux du « Jan Palach tunisien » de Sidi Bouzid.

    Quelle officine de renseignement pouvait prévoir une déferlante de ce genre malgré la fermeture de tout espace en Tunisie, à savoir, qu’un tel geste pouvait faire tomber une dictature de 23 ans.




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  • OrO
    16 janvier 2011 at 10 h 17 min -

    Il serait utile de revenir sur le silence étrange du Pouvoir pendant et après les émeutes.Jusqu’à présent,ni Bouteflika,ni Ouyahia n’ont daigné sortir de leur mutisme pour s’adresser directement au peuple.Se sont-ils passé le mot pour éviter « l’erreur » de 1988 qui a consisté à admettre la dimension politique de la révolte de la rue,ou bien s’agit-il,comme l’ont suggéré des sites internet,de paralysie du système politique dans son ensemble dans lequel chaque clan(celui du président et celui du premier ministre)a refusé d’intervenir de peur de faire une faute qui serait exploitée par l’autre camp?A mon,il s’agit probablement des deux.
    Plus intéressante encore est la gestion des émeutes proprement dites,mais aussi de l’après-émeutes.Dans un premier temps,le gouvernement,pris de panique,a décidé d’annuler les mesures qui ont mis le feu aux poudres(l’augmentation des prix de l’huile et du sucre).Ensuite,d’après le quotidien El Khabar,Ouyahia aurait envoyé une note aux walis les invitant à geler les attributions de logements de peur de voir les émeutes « repartir » à nouveau.Tout régime politique qu’il soit démocratique ou autoritaire a besoin dans l’intérêt même de la société et de sa survie de recourir de temps à autre et même très souvent à des décisions impopulaires.Mais il semble bien que la marge de manoeuvre du gouvernement algérien déjà très réduite,s’est considérablement rétrécie depuis les émeutes en matière de capacité à prendre des décision impopulaires,avec d’une part l’avidité sans bornes de ses clientèles qui constituent le socle du régime(les services de sécurité qui viennent de d’être dotés d’un régime de protection sociales digne d’un pays scandinave ajouté à celui similaire des militaires obtenu il y a quatre ans,la « famille révolutionnaire »,le syndicat-maison et autres « organisations de masse »,les milliers d’associations dont le degré d’allégeance au pouvoir est proportionnel aux subventions qu’elles reçoivent de l’Etat….) et d’autre part,une population très mécontente dont l’explosion n’est jusqu’à présent contenue que par le retour en catimini à la politique de soutien des prix(qui a commencé avec le lait et le pain pour s’étendre depuis la semaine dernière à l’huile et au sucre,en attendant d’autre produits).Toute cette « politique » a bien sûr un prix qui se traduit dans les finances de l’Etat par un gouffre de plus en plus béant entre dépenses et rentrées d’argent.Jusqu’à présent,cette réalité a été masquée par une aisance financière sans précédent dûe uniquement à la hausse des prix des hydrocarbures.Mais pour combien de temps encore?
    En conclusion,un régime qui est à la fois sclérosé et paralysé par de profondes divisions claniques,c’est la recette idéale pour une explosion extrêmement violente.La politique de « soudoiement » des clientèles et des couches populaires facilitée par l’argent du pétrole ne fait que la retarder.




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  • bkb
    16 janvier 2011 at 11 h 14 min -

    non mai franchement se dahou ou je c pas quoi il se prend pour qui il a 70ans est il juge dé jeune de 20ans et plus il ne c’est pas que c le produit (dsl pour ce mot) de leur gestion a la con , on vous fait pas confiance quoi que vous fassiez pour nous vous ete tous dé voleur des bien du peuple et on veut du changement




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  • iris samy
    16 janvier 2011 at 11 h 23 min -

    lettre ouverte au ministre de l’économie, des finances et de l’industrie,
    Nous sommes tous contre la destruction des bien de l’état donc du peuple et d’autrui en géneral, mais…
    Expliquez nous SVP comment ce Mr. Issad Rebrab a accumulé tant de fortune colossale en un laps de temps, il est dans toutes les branches du commerce algérien, l’huile, les matières grasses toutes confondues,l’électroménager et bien sûr pas de petites gammes, le ciment, bientôt Djezzy la aussi tout est préparé pour tromper le peuple,le sucre, le bâtiment et la liste est bien longue.
    Il a plus que le golden Boy Khalifa .
    Tout cela prouve qu’il n’est que le simple gestionnaire de plusieurs propriétaires malsains de fonds détournés à la caisse du peuple depuis longtemps et qu’il faut faire fructifier dans le pays même source de cette richesse. Ailleurs tout serait un jour confisqué par les pays qui ont même aidé ses nouveaux fortunés à amasser beaucoup d’argent par la corruption qui a gang rainée le pays et appauvri et abruti le peuple algérien qui n’est toujours pas indépendant.
    Feu Boudiaf l’a reconnuet l’a crié fort ; ce qui lui a valu une mort atroce à Annaba AAllahyarahmou.
    Donc de grâce, Pour nous Mr.RABRAB n’est qu’un gestionnaire qu’il ne faut pas toucher car li est l’employer des vrais maitres de l’Algérie qui font la politique qu’ils choisissent pour détourner l’attention des gents et dire voila le gouvernement s’est réuni et a décider de prendre des mesures et la partie est ainsi faite comme toujours et ainsi de suite…. et enterrer les vrais problèmes.
    Des ministres depuis 15 ans qui font des bêtises monstrueuses qui ne s’inquiètent pas de leur erreurs et du reste du monde ou règne l’impunité totale car tout le monde a peur de l’autre, qu’il le dénoncer s’il y a des sanctions, presque tous les ministres ont fauté depuis des années durant et ont gaspillé beaucoup de temps et d’argent au pays et personne n’a quitté son poste de son propre grès ou n’a été relevé par le président de la république. Ce qui veut dire ou-bien le président n’a aucune influence sur ces gents ou c’est la politique du laisser aller et faites ce que vous voulez Messieurs, l’essentiel ne touchez pas à moi jusqu’à l’éveillement du peuple qui dort et à qui nous formons beaucoup de policiers bien payées ( dernière augmentation de 40% ) pour nous protéger….
    Donc ce n’est pas seulement une affaire de sucre ou d’huile. Les choses sont bien compliquées et il est temps de redresser la barre et de rendre des comptes très sérieusement au peuple et à ses vrais représentants.
    On a divisé le peuple pour mieux le matraquer:

    Bref. Basta avec moudjahid ou pas, chahid ou pas, fils de chahid ou pas etc.. tous les algériens sont égaux et doivent êtres traités à niveau égal et chacun suivant son rendement et sa valeur et non à son appartenance politique ou de tel ou tel clan. Le pétrole n’est pas la propriété d’une partie seulement d’algériens. C’est le bien de tous. Je suis sûr que le défunt Boumediene n’aurait jamais accepter de diviser le peuple en plusieurs franges pour le gérer selon sa couleur ( ancien moudjahid, moudjahid, fils ou fille de chahid, fils ou fille de moudjahid etc….) . Moi je me rappelle en étant jeune enfant pendant la révolution qu’en cas de rafle de nuit comme de jour tout le monde ( grands et petits ) était traité de la même manière par les militaires et la police française. Donc de grâce où est la différence entre nous tous?….Et tout le monde en Algérie le sait, le dit parfois dans des discussions et aucun responsable n’ose dire écouter cela fait bientôt un demi siècle qu’on a notre indépendance et nous continuons d’instrumentaliser ce passé et avantager les uns et désavantager les autres avec un trésor qui appartient pourtant à tous. Ce n’est pas juste. Nous sommes d’accord pour des pensions de veuves de chahiddtant qu’elles soient en vie, idem pour les moudjahidines et fini avec le écé de ses derniers. Leurs fils et filles ont plus 48 et ½ ans, ils ne sont plus à un âge d’aide, beaucoup d’entre eux sont déjà retraités. La aussi, c’est un grand point à régler rapidement.
    De quel droit un fils de chahid doit-il être privilégier d’un autre fils d’algérien, tous les algériens mis à part les harkis ont combattu le colonialisme français. Il y a eu des morts et des vivants, pour les
    morts on a attribué une pension aux veuves pour faire élever leur enfants et pour les autres se sont les pères de familles qui ont souffert par le travail quand ils en ont trouvé pour faire vivres leurs familles. Donc pourquoi tant d’années de cadeau pour la cotisation pour les départ en retraite pour les fils de chouhadas et beaucoup d’avantages , licence de taxi, importation de véhicules etc..et rien
    pour les autres , comme si le monde est fait de plusieurs sortes de population algérienne chez nous.
    Il faut que cela cesse,nous sommes algériens et égaux vis à vis de notre législation. À moins qu’il y ait une loi inconnue qui les régit les couches différentes du peuple algérien.
    Tout le gouvernement doit faire l’objet d’une expertise très sérieuse, leur mode de vie, leurs comptes
    , leurs biens mobiliers et immobilier et ceux de leur progéniture et leurs épouses,leurs entreprises et commerces aussi bien a l’intérieur et qu’à l’extérieur du pays
    La démocratie est dure à gérer et ils faudrait vraiment des hommes de haut niveaux et surtout intègres pour la prendre en charge.
    Il y a suffisamment d’ hommes en Algérie pour cette tâche, il suffirait de les laisser faire tant que la manne des hydrocarbures est encore capable de lui assurer un développement digne d’un pays émancipé.
    Allah yarhem Chouhadana El Abrar.
    Vive l’Algérie , vive le peuple algérien




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  • Arezki
    16 janvier 2011 at 11 h 32 min -

    Bonjour,
    « Ils, se sont les Etats occidentaux qui n’ont cessé, depuis l’élection du président Ahmadinejad, en Iran, de fomenter des troubles, d’envoyer des espions, d’inventer des faits et de commettre des attentats terroristes, pour entraîner la chute du régime islamique et populaire en Iran. Ils ont parlé de démocratie, de peuple, de liberté d’expression. Ils ont manifesté ou laissé manifester dans leurs capitales, prétendant soutenir le peuple iranien, qui serait en révolte contre le pouvoir. Ils ont mobilisé leurs médias, leurs intellectuels, leurs écrivains, les voix de leurs maîtres, pour faire croire que le peuple iranien, mécontent, serait en révolte et prêt à s’emparer du pouvoir. Et ensuite, ils ont transformé leurs ambassades en centres d’espionnage ou en état-majors pour guider les « révoltés ».
    Mais la révolte populaire a éclaté en Tunisie, à partir d’un geste désespéré d’un jeune homme qui s’est immolé à Sidi Bouzid le 18 décembre 2010 pour protester contre l’état d’humiliation dans lequel le pouvoir tunisien maintient le peuple.
    Et ce fut la révolte, dans un des pays arabo-musulmans du Maghreb, protégé et soutenu par les Etats occidentaux. Tellement soutenu et protégé qu’il est devenu un des pays les plus corrompus et les plus liberticides dans le monde. La Tunisie, le rêve méditerranéen des intellectuels et hommes politiques occidentaux, était un enfer pour le peuple tunisien. Un enfer où croupissent dans ses prisons jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, étudiants, ouvriers, intellectuels, de toutes tendances politiques, islamistes ou communistes, ou simplement démocrates.
    La Tunisie n’était plus le pays de ses fils, mais celui des touristes occidentaux (un million de touristes français annuellement). Un régime qui a interdit jusqu’à la communication et la recherche sur internet mais qui a ouvert ses portes à la voix sioniste, en faisant des conférences sur « l’holocauste juif » avec l’aide de l’UNESCO. C’est ce régime pro-occidental qui est en train de crouler, aux portes sud de la Méditerranée.
    Ils la voulaient en Iran, mais elle a éclaté en Tunisie, cette révolte populaire qui remet en cause leurs intérêts. A présent, ils courent après : les Etats-Unis veulent à présent la démocratie et la liberté du peuple tunisien alors qu’il n’y a pas très longtemps, le président Ben Ali était l’homme de confiance et le chef d’Etat courageux qui savait gouverner, la Grande-Bretagne attend, alors que pour l’Iran, elle fut la plus directement impliquée et la plus enthousiaste à participer à ce qu’elle avait jugé comme étant un renversement du régime iranien.
    En France, ils suivent, craignant pour leurs intérêts dans « le miracle économique tunisien » disant que la Tunisie fait partie de sa zone géostratégique. La ministre française des AE avait suggéré, il y a quelques jours, l’envoi d’une aide sécuritaire au régime.
    Mais à présent, ils dénoncent après coup le président et sa gestion qu’ils jugent à présent anti-démocratique, parce qu’il est tombé. Mais ils préparent la suite, pour ne pas tout perdre.
    Le premier ministre tunisien prend le pouvoir. Geste anticonstitutionnel, selon certains juristes tunisiens et même internationaux. Mais cela n’a pas d’importance, pour les Etats occidentaux : ils préfèrent la violation de la constitution plutôt que la poursuite de la révolte populaire qui peut balayer tous ceux qui ont profité de l’ancien régime. Cela est à peine étonnant, quand on voit comment ils ont négativement jugé le geste absolument constitutionnel de la démission des ministres libanais de l’opposition, il y a quelques jours. Contre la constitution ici, pour la violation de la constitution là-bas. On n’est pas à une contradiction près. En fait, ce qui est importe les Etats occidentaux, avant tout, ce sont leurs intérêts et seulement leurs intérêts. Si la violation de la constitution permet de les assurer, ils n’y sont pas opposés !
    En conclusion, il faut dire que les révoltes populaires véritables ne se font ni sur internet, ni par twitter. C’est le sang des martyrs qui tombent pour une cause juste, la liberté et la dignité d’un peuple, qui est le levier du changement radical. De plus, Les révoltes populaires ne peuvent être dirigées par des état-majors installés dans les ambassades étrangères, mais elles se déclenchent au cœur même des masses opprimées et humiliées. Tous les mensonges vénéneux des médias occidentaux ne peuvent modifier la situation en profondeur dans un pays, ils peuvent à peine entraîner quelques gesticulations, même médiatisées dans tous les pays du monde. Seuls les peuples, avec leur conscience véritable et authentique, sont capables de bouleverser la situation et d’opérer les changements. C’est pourquoi la prétendue révolte populaire en Iran n’a pas eu lieu et que la révolte populaire en Tunisie a réussi à chasser le dictateur, le protégé des Etats occidentaux.

    ALLAH fait déjouer les complots de ses Ennemis




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  • AS
    16 janvier 2011 at 13 h 53 min -

    celui qui croit pouvoir arrêter ces revolutions se met les deux doigts dans les yeux… un grand merci a l’OTAN et la DST… ils auront très vite de perdre l’avantage sur le terrain




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  • imene
    16 janvier 2011 at 16 h 14 min -

    Les confidences de Karim merouane, si elles sont confirmées, sont la preuve que les différents clans au pouvoir n’ont rien à faire des problèmes des jeunes et de la répression qui pourrait s’abattre sur eux sans aucun résultat concret ni pour eux ni pour leurs familles! comme en octobre 1988, cette jeunesse sert de chair à canon pour des trafiquants et des criminels sans foi ni loi qui manipulent la rue et les partis comme ils veulent! Si vous dites que des généraux ont essayé de manipuler ce vieux renard de Boutef pour le discréditer et s’en débarrasser, qui nous dit que ce n’est pas encore eux qui ont fomenté les troubles? pour préparer le terrain à leur marionnette OUYAHIA? Qui nous dit que ce n’est pas eux encore qui sont derrière l’autre marionnette Said SADI? le RCD veut profiter de ce qui vient de se passer en Tunisie pour apparaître comme une victime de la dictature de Boutef et le héros de la démocratie en Algérie, mais de quelle démocratie parle-t-on? Le RCD a été partie prenante, POLITIQUEMENT ET PHYSIQUEMENT, de la SALE GUERRE qui a été menée par les éradicateurs contre les islamistes et leurs familles et qui a fait plus de 200 000 vuctimes, des centaines de milliers de blessés et d’orphelins sans parler des milliards de dollars de dégats et il ose parler aujourd’hui de démocratie? En fait, il n’y aura pas de changement démocratique en Algérie tant qu’on n’a pas compris que OUYAHIA, SAADI et REBRAB et les généraux qui sont derrière (TOUATI et TOUFIK) sont une seule et même chose! Ceux qui parlent du « système » en général et de Bouteflika en particulier ne font que noyer le poisson pour sauver le système maffieux qui pille et dirige dans la réalité. Bouteflika n’a ni le courage ni la santé de donner un coup de pied dans cette fourmilière mais ce n’est pas lui le vrai problème! Dans le pire des cas pour les dirigeants du gouvernement de l’ombre, dans un scénario à la tunisienne, ils débarqueront Bouteflika et mettront à sa place un des leurs et rebelotte, le système continuera comme avant!




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  • El Houari
    16 janvier 2011 at 16 h 47 min -

    ATTENTION AUX OPPORTUNISTES
    Le RCD prépare le tapis rouge de la présidence pour REBRAB Les grandes manœuvres ont commencées.

    Les Emeutes de la jeunesse Algérienne pour dénoncer la hausse des prix du sucre et de l’huile sont d’ores et déjà spoliées par le RCD, qui saisit cette opportunité comme d’ailleurs a essayé de le faire Ali Belhadj, qui a été chassé par les jeunes de Bab El Oued.

    REBRAB commence par essayer de retourner la situation a en sa faveur et passer du statut de Hadj Baron REBRAB le plus grand pilleur des richesses algériennes a victime du ministre du commerce qui lui interdit soit disant de baisser les prix.

    La combine a été bien préparée, mais elle a été avortée. Et le peuple ne veut plus des voleurs et pilleurs qui ont profité du système pour s’enrichir.

    C’est là ou intervient le RCD le bras politique de REBRAB pour faire un appel soit disant pour une marche sur Alger. Le but c’est de renverser le président est de designer REBRAB.

    Il commence par appeler à la dissolution de toutes les instances élues dans son programme y compris le président.

    REBRAB interviendra pour financer la marche comme en 2001. Et payer les marcheurs, et les casseurs.

    Les Algériens risquent d’être tués encore une fois pour instaurer un système bis. Pour le bon plaisir de SAADI. Dont la soif du pouvoir et de la richesse l’aveugle au point de sacrifier encore des jeunes, dont l’objectif c’est de chasser toute cette vermine qui a volé, pillé et participer à la dilapidation des biens Algériens par des étrangers y compris REBRAB et SAADI.
    Vous pouvez rouler en Mercedes payée par REBRAB, et recevoir 300 000 DA payés par le système, être reçu comme un président par Sarkozy et supplier Obama d’occuper l’Algérie le peuple vous chassera de l’Algérie comme les autres le moment voulu.

    Quant au peuple Algérien il est assez mur aujourd’hui pour choisir en toute liberté ses dirigeants pas une mafia, même si SAADI essayez de jouer sur la fibre régionale tout le monde dans sa région le connait et a subi sa dictature au sein de son parti.

    Le peuple a besoin d’Algériens patriotes, honnêtes, jaloux de leur pays pour ne pas l’offrir aux étrangers fier et prêts à mourir pour leur pays comme leurs ancêtres.

    SAADI laisser croire qu’il est HORS LA LOI, en maintenant cette soit disant marche pour sauver l’Algérie, comme REBRAB s’est déclaré HORS LA LOI en refusant de respecter la décision de baisser ses prix, il a bénéficié de 66% de l’état et il baisse ses prix seulement de 22% en criant que c’est le ministre qui l’oblige à augmenter ses prix, ce qu’il fait toute de suite.

    C’est vraiment trop grossier pour être gobée par le peuple, il suffit de comparer le parcours d’un jeune pour monter une petite entreprise ANSEJ il met des années et s’endette a mort, et 80% des projets de jeunes n’aboutissent pas.

    Alors que le BARON EL HADJ PARRAIN REBRAB en quelques années a pu accumuler de quoi prétendre acheter El Hadjr, Orascom et SONATRACH. Et s’il manque quelques milliards les banques publiques sont là pour couvrir le reste.

    Les jeunes meurent, se suicides, sont emprisonnes, n’ont pas d’emploi et les opportunistes ne loupent aucunes occasions pour les écraser encore et encore. Mais l’Algérie ne sera jamais a vendre.




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  • arezki
    16 janvier 2011 at 23 h 31 min -

    oui, on est tous au courant des saloperies de Said Saadi et de ses comparses au sein du pouvoir! ils veulent exploiter la révolution du peuple tunisien pour faire passer ce qu’ils ont échoué dans la réalisation de leur programme de harkis durant la décennie 90 à coup de massacres et d’attentats! mais le peuple algérien ne marchera pas dans leurs combines! ils n’ont plus aucune crédibilité dans le peuple algérien! ils peuvent mobiliser encore quelques centaines de personnes en jouant sur la fibre « kabyle » mais les Kabyles savent bien que ces gens là ne font qu’utiliser cette région comme terrain pour leurs règlements de comptes avec les autres clans!

    y en marre de voir toujours que ce sont les mêmes qui meurent et ce sont toujours les mêmes qui profitent! Saadi et Ait Hamouda sont passibles du TPI pour les crimes qu’ils ont commis avec leurs amis des escadrons de la mort de la SM! (d’ailleurs, il y a des dossiers en préparation contre eux à ce sujet et ils feraient mieux de se faire tout petits) Pour éviter de payer pour leurs crimes, ils sont prêts à tout! jusqu’à faire sombrer le pays dans la guerre civile pour noyer le poisson et faire oublier leurs crimes!

    Pour éviter d’avoir des ennuis et rendre des comptes, ils sont prêts à se vendre aux étrangers et surtout aux Américains comme l’ont montré les publications de Wikileaks! Mais les Américains ne sont pas cons, s’ils veulent préserver leurs intérêts futurs en Algérie et dans le monde arabe, ils ont intérêt à se débarrasser de ces alliés encombrants qui sont en fait des enfants de la France et c’est pour ça qu’ils n’ont aucun avenir en Algérie!

    Courage mes frères et soeurs, organisons-nous et luttons pacifiquement au quotidien au sein de nos syndicats et de nos associations indépendantes POUR NOS DROITS et méfions-nous de ces individus de la soi-disant opposition ! les masques vont bientôt tomber!




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  • nina
    16 janvier 2011 at 23 h 32 min -

    salam
    merci pour cette analyse Mr rouadjia qui est venue après la victoire Tunisienne, la situation en Algérie est plus complexe que chez nos voisins. on a connu le processus démocratique qui a été avorté en 1992 et on est gouverné par une mafia ( le régime militaire). en Tunisie l’armée a contribué a ce changement par contre chez nous c’est le contraire ils n’accepterons jamais que l’élite prendra le pouvoir c’est un système héréditaire ( selon l’approche d’une analyse systèmique) on est gouverné que par des militaires aucun cadre. comment voulez vous qu’on soit un pays democrate si dans une APC malgré l’existence d’un service technique pour le suivi des projets mais la decision reviens toujours au PAPC (maire) donc c’est la politique qui prime sur le technique ou l’elu travaille pour sa dechra ou bien sa famille….etc l’algerie pour instaurer un etat de droit il faut une force G composée d’une vraie opposition et d’une élite reelle pour convaincre ce peuple a ce changement tant attendu.




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  • mokrane
    16 janvier 2011 at 23 h 39 min -

    Réponse à El Houari:

    A propos de Ali Benhadj,un peu d’objectivité s.v.p au lieu de rapporter des bobars made in « DRS » alias Liberté et autre chiens de garde et journaleux du DRS .
    Soyez plus responsable Monsieur EL Houari, assurez vous des informations avant de lancer des conneries sur Ali Benhadj.
    C’est qui, qui vous a informé qu’il a était chassé de Bab El Oued c’est Toufik ou dahou ould kablia?

    Je vous défie de me donner la preuve que Ali Behadj a été chassé. encore de la désinformation à 2 sous.

    Ne soyez pas injuste à votre tour, allez chercher l’information à la source sans avoir des « à priori »

    Finalement ALi Benhadj est assez grand pour se défendre lui-même et voiçi sa réponse concernant la désinformation made in « DRS »:
    http://www.youtube.com/watch?v=hWw-JdaQp3I
    séquence de la 34ème mn à la 36ème mn.

    Amicalement
    Ameziane originaire de la commune d’Aghribs (lieu d’origine de Said Sâadi)




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  • Algerien de passage
    17 janvier 2011 at 0 h 54 min -

    @mokrane
    il faut discuter avec les jeunes et ils vous raconterons, el houma en Algérie et une source d’information. Toutefois si vous voulez du youtube:

    http://www.youtube.com/watch?v=dTv5KJPnpDo

    Dommage la fin a était coupé …et bizarre on voit pas l’arrestation, mais vous pouvez déjà écouter ce qui se dit et vous faire une idée.
    Personnellement, je pense que si le toufik pensait que Belhadj serait accueilli de la sorte ils nous aurait fait une video HD de meilleurs qualité…non?




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  • Alilou
    17 janvier 2011 at 3 h 01 min -

    Today je suis extremement pessimiste et gravement décu,
    Avec tous les respect que je dois a mes amis de LQA et autres qui participent a ce debat acharné sur le net…JE CROIS ET SUIS MEME SUR ET CERRTTAIN QUE LES AGENTS DU DRS ET NOTRE 3/4 DE PRESIDENT SONT ENTRAIN DE FAIRE UN FESTIN EN LISANT NOS POSTS SUR LQA AUTOUR D’UN VER…. DU BLABLA ET ENCORE DU BLABLA….AUCUN ACT CONCRET…ON ATTEND TOUJOURS QUE L’AUTRE FASSE NOTRE BOULOT…ALORS ILS ONT ENCORE DE BEAUX JOURS DEVANT EUX….

    RDV ICI SUR LQA DANS 6 MOIS…MOI JE ME BARRE EN TUNISIE…NON AU POLE SUD…




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  • El Houari
    17 janvier 2011 at 8 h 32 min -

    Bonjour Mokrane

    Je vous remercie pour votre information, tout fois cette vidéo qui rapporte la version de Ali Belhadj, vous trouverez ci-après une vidéo portant la version de la réalité de la rue.

    http://www.algerie360.com/video/ali-belhadj-a-bab-el-oued-05-01-2011/

    Il est vrai qu’il est difficile de faire la part des choses quand l’information est biaisée, mais l’échange permet de mieux apprécier les analyses, et de mettre à jour les manipulations, à ce sujet, en tant que critique, il m’est difficile d’admettre l’utilisation du laser dans les années 80 par Ali Belhadj au stade 5 juillet pour entrainer le peuple a la guerre qui a fait des centaines de milliers de morts.

    Le vrai patriote c’est celui qui défend tous les Algériens. Sans aucunes distinctions y compris religieuse. Et qui se bat contre les tueurs d’Algériens, par les armes ou en les poussant au suicide a la harga … les occupants et les pilleurs.

    Aujourd’hui 4 personnes se sont immolées par le feu, et il n’y a aucune réactions ni du gouvernement, ni des partis (qui sont moralement et peut être déjà partis). En Tunisie il a suffi qu’une seule personne s’immole par le feu, pour que le peuple chasse le pouvoir en place avec toute la mafia qui pillé la Tunisie.

    La manipulation en Algérie a atteint des seuils jamais vu ailleurs dans le monde, les tueries en Algérie au nom de l’islam n’ont jamais profité à l’islam, ni aux Algériens, mais seulement et seulement au pouvoir.

    Il m’est difficile de comprendre que des Algériens se battent pour tuer des enfants, des femmes, des personnes âgées, et prétendre qu’ils en veulent à la mafia et au pouvoir.

    Désolé l’information n’est pas une connerie, c’est un échange de vérités pour mieux approcher la réalité.




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  • mokrane
    17 janvier 2011 at 11 h 53 min -

    Réponse à Alilou:

    Tu as raison cher compatriote alors que les jeunes crient au secours y’a des malins qui viennent nous la jouer à la désinformation à 2 sous.

    Pour votre information et ne pas désespérer moi j’étais présent avec un drapeau algerien avec d’autres compatriotes algeriens ce samedi avec nos frères tunisiens, et je peux te dire que le pouvoir tremble.

    Réponse à Algerien de passage:

    Aussi l’année passé je suis allé faire ma prière à Kouba et j’ai écouté Ali Benhadj entouré de plusieurs jeunes et je peux te dire que ce mec là est un homme droit avec ses convictions.
    C’est avec une grande difficulté que j’ai pu lui serrer la main.

    Pour te dire que lui malgré ses défauts et ses qualités est toujours du côté du peuple c’est là la différence.

    On a beau avoir des yeux on ne voit pas et on a beau avoir des oreilles et on n’entends pas.

    Moi j’ai regardé la vidéo de A à Z ;mais je pense pas que c’est ton cas concernant la vidéo que je vous ai envoyé; pas un jeune n’a chassé Belhadj, quand je vous dis que c’est la police qui l’a arrêté aprés son départ plus loin devant le commissariat, mais j’aurais bien aimé te voir toi làs bàs à Bab El Oued avec ton tonton « Toufik » qui chie dans froc.

    J’arrête de perdre mon temps avec ces conneries.
    Honte à nous les jeunes s’immolent et nous, nous sommes derrière nos claviers comme des veilles gazanettes à chercher des poux aux autres.

    Je serais présent à la prochiane manif. et bientôt inch’Allah à Alger même




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  • Général AB
    17 janvier 2011 at 17 h 11 min -

    Bonjour,
    j’interviens encore une fois pour révéler que les soutiens que le régime actuel a de la part des faux sénateurs, des faux députés, des faux ministres mégalomanes auront très bientôt aussi à répondre de leurs actes avec les tenants du pouvoir devant la justice libérée algérienne. Qu’ils ne croient pas être à l’abri de la justice du peuple; il les connait jusqu’aux confins de leur villages d’origine avec leurs familles et leurs biens ici en Algérie et ailleurs dans le monde. Ils n’ont qu’a revoir le film de la Brave Tunisie!!!!!!!!
    J’entends le tic-tac du pendule d’ici.
    Vive l’Algérie libre et digne!
    général AB




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  • imene
    17 janvier 2011 at 18 h 23 min -

    Dans un pays livré aux manipulations de toute sorte, il est difficile de savoir la vérité sur cette histoire de Belhadj. Mais bon c’est pas l’essentiel et même si c’était vrai ça prouve quoi? Si on doit juger Belhadj c’est sur sa politique et non pas sur autre chose. Je suis d’accord avec Mokrane, Belhadj est une personne honnête et sincère, ça saute aux yeux (surtout si on le compare à ce filou de Abbassi Madani) Belhadj n’a pas de villa, il n’a pas des centaines d’hectares, il ne fréquente pas les ambassades occidentales etc, (ce qui n’est pas le cas de beaucoup d’ autres, n’est-ce pas?)

    Mais Belhadj a-t-il vraiment une culture et une expérience politiques qui lui permettrait de jouer le rôle qu’il voudrait jouer? une culture religieuse suffit-elle aujourd’hui pour faire une opposition politique au système? Said Sadi est autre une paire de manches. C’est un opportuniste qui est prêt pour arriver au pouvoir à jouer sur la fibre « kabyle » sans calculer les conséquences néfastes de tout ça avec des jeunes dépolitiqés. Il fait tout pour se vendre au premier offrant (France,UE,USA) heureusement que ces étrangers le méprisent et préfèrent traiter directement avec Boutef et Toufik mais sait-on jamais si l’Akgérie tombe, SADI et ses amis seraient les premiers à s’allier avec nos ennemis pour prendre le fauteuil et le reste. Avec tout ce qu’il a eu grâce aux services rendus aux généraux, il en veut encore et encore,

    La manif que le RCD veut organiser n’est qu’une tentative de profiter de la conjoncture pour se remettre en selle tellement il est dicrédité même chez ses amis occidentaux! Si tu veux manifester, Mokrane, fais-le avec les Algériens qui partagent tes convictions, pas avec les opportunistes qui ont participé au massacre de leurs concitoyens qui ont osé voter pour le FIS! On ne peut pas défendre Belhadj et manifester avec le RCD ou alors j’ai rien compris?!




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  • Mokrane
    17 janvier 2011 at 21 h 43 min -

    Trés chère Imène,

    J’habitais ALger-Centre et ma commune d’origine est Aghribs (daira d’Azzefoun la coquette un paysage vraiment à couper le souffle, Tizi-Ouzou, Grande Kabylie) la région de rouiched, El Anka, boujemâa EL Ankiss, Hnifa, Iguerbouchère, said ou mohamed Hilmi qu’il est beau mon pays ; au fait de la même commune que Said Sâadi, comme tous les régions de la grande kabylie à l’époque (zone interdite du temps de la France), nous avons été chassés et notre village brulé par l’armée française en 58 à cause de notre soutien aux moudjahidines de la wilaya III, ce qui a amené le reste de la la famille (ceux qui n’ont pas pris le maquis) à « EMIGRER » a Alger.

    Maintenant concernant Said Sâadi, même si je connais pas mal de choses sur lui , son valeureux père et ses cousins, malgré que je ne partage ni ses convictions ni sa bénédiction du coup d’état de 1992 et son alignement avec les généraux criminels d’Alger, sa part de manipulation ainsi que de son parti dans le saccage et l’incendie de la nouvelle mosquée à Aghribs.

    D’autre part, je fais 100% confiance au point humain et point de vu des convictions à Ali Benhadj en dehors de ce qu’il pense politiquement que je sois d’accord ou non mais ce n’est pas un vendu, qu’un Sâadi qui a déja mangé au ratelier de bouteflika, Toufik et Cie.

    Toujours est-il que politiquement s’il lui veut occuper le terrain avec ou sans la bénédiction de Toufik moi aussi je dois l’occuper et le jour J au lieu que nos jeunes se dirigent vers des propriétés, des commerces et autres véhicules du petit peuple pour les brûler et les saccager et bien moi je fais en sorte pour que ces derniers se dirigent vers EL-Mouradia , Golf, Ben Aknoun, Beni-Messous là ou se trouve le DRS et ses centres de tortures et prisons secrètes.

    Ce jour là le peuple aura atteint son but.
    Il faut être présent le jour j, occuper le terrain car la nature a horreur du vide.

    OUi chère Imène je sortirais à Alger avec ou sans le RCD et que une fois le pays libéré, alâab lâabk comme disent chez nous et le jour ou le peuple se libérera de ce pouvoir machiavélique , ce jour là il reconnaitra les siens ne t’en fais pas.

    Ce que je voulais dire, c’est que l’heure n’est pas aux divisions, au contraire il faut en finir avec ce régime et si le DRS est entrain de jouer la carte RCD c’est pas une raison pour rester les bras croisés, car si on s’implique pas individuellement ils vont continuer à décider de l’avenir de nos enfants comme ils l’ont fait il y’a 20 ans pour notre propre avenir.

    Amicalement Mokrane.




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  • Alilou
    18 janvier 2011 at 15 h 17 min -

    S’il veut descendre dans la rue laissons le, mais de grace faites comme lui srtez tous et toutes dans la rue , hommes femmes, enfant, vieux jeunes etc…ne le laissons pas nous diviser et creer plus de confusion, allons y dehors meme avec lui, dammons le pion au DRS noyotons cette marche et vous verrez que son clan va etre dilué dans 10 millions de voix du pauvre peuple…CHICHE

    salutation d’un enfumee




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  • Salim Ahmed-Nacer
    18 janvier 2011 at 15 h 57 min -

    Sans vouloir choquer les adeptes du romantisme politique, je dirais que le soulèvement en Tunisie fut manufacturé dans les laboratoires occidentaux. Car pour chaque esprit raisonnable la fin des régimes arabes est prévisible, par contre leur succession reste imprévisible avec risque d’avoir affaire á des régimes islamistes ou peut-être même nationaliste inflexible á la Chavez. Comme connu une situation inacceptable pour eux. En plus après l’expérience irakienne et afghane ils ne pourront plus se permettre une intervention militaire dans les pays musulmans. Donc l’idée serait de trouver un milieu ambiant qui catalyserait la fermentation de leurs concepts démocratiques pour ainsi en faire un idéal pour les autres sociétés, une sorte de model qu’on présente dans une vitrine. La Tunisie est probablement le biotope adéquat pour tel projet. Après la mort de 70 manifestants le président despote délaisse gentiment son règne ou memlaka de 23 ans. Un conte de fée n’est ce pas !
    Et tout le monde a du coup oublié que le peuple algérien a donné des milliers de ses enfants pour la liberté alors que le combat continu toujours et avec certitude ça ne sera pas un conte de fée comme en Tunisie. Les peuples, marocain et égyptien, ont aussi perdu des centaines de leurs enfants mais c’est toujours la même galère. Sans parler du peuple palestinien.
    Si je me trompe, montrez moi le bon chemin.




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  • Imene
    18 janvier 2011 at 17 h 43 min -

    Cher Mokrane, on est au moins d’accord sur une chose: il ne faupas laisser le terrain aux opportunistes du RCD qui veulent se la jouer « opposants » ! Je souhaite aussi que nos jeunes comprendront enfin qu’il ne sert à rien de s’attaquer aux commerces et aux édifices publics mais qu’il faut diriger sa colère contre les pilleurs et les tortionnaires du peuple algérien.

    Mais j’ai des doutes quant à la faisabilité de cette chose. Les médias nationaux et internationaux qui aiment tant le RCD vont surtout présenter les choses en sa faveur. Ma question est simple: au lieu de manifester avec le RCD au risque de se voir manipulés par lui et ses amis, pourquoi les citoyens qui en ont assez ne s’organisent-ils pas avec les opposants sincères et ne lancent-ils pas leurs propres initiatives: rassemblements, manifestations? pourquoi les citoyens et les opposants qui aspirent à un vrai changement ne soutiennent-ils pas les actions de grèves et de manifs des syndicats qui se sont multipliées ces derniers mois?
    Amicalement




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  • Cherif
    18 janvier 2011 at 18 h 28 min -

    Le vrai changement c est dans les mentalités finissons en avec cette peur inexplicable de dire ce qu’on veut vraiment il y a mille moyens pour s’unir Kabyle Chaoui wahrani Annabi Ourgli on est tous persécutés par le même systeme depuis 62. Internet le téléphone arabe, et l’Armée du peuple doit choisir son camp bien évidement le peuple il y a beaucoup d’hommes honnêtes au sein de l ‘armée apprenons a écouter les uns les autres et vraiment il y a matière de dire stop et changer les choses.

    A+




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  • sid Ahmed
    18 janvier 2011 at 19 h 40 min -

    A Salim Ahmed Nacer,
    J’avoue être stupéfait par la profondeur et la finesse de votre analyse ! Ainsi donc, la CIA a manufacturé l’insurrection tunisienne ! Mais, dites-nous encore, est-ce qu’ils ont également manufacturé l’immolation du jeune chômeur Mohamed Bouazzizi à Sidi Bouzid ? Je ne doute pas qu’à l’heure actuelle votre puissante mécanique intellectuelle a surement déconstruit la recette concoctée par cette agence à Langley. Pensez-vous possible de nous en faire bénéficier ?
    Sid Ahmed.




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  • zbart
    18 janvier 2011 at 19 h 47 min -

    Au lieu de gonfler sa manifestation et lui donner du crédit pour quoi ne pas se rassembler ailleurs et lui faire le coup du hors-jeu, ainsi, tout le monde connaitra son poids politique et sa déchéance.

    On n’en finira jamais avec les manipulations.




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  • Salim Ahmed-Nacer
    19 janvier 2011 at 0 h 40 min -

    @ sid Ahmed
    Tout ce qui brille n’est pas or.
    Le conte des petites causes qui engendrent les grands effets, y croyez vous ? Bonne nuit.




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  • Salim Ahmed-Nacer
    20 janvier 2011 at 15 h 46 min -

    @ sid Ahmed
    Notant votre absence je suppose que vous vous etes immoler pour déclencher les grandes énergies mécaniques de la révolution et maintenant du ciel vous constatez avec amertume que Boutef est toujours assis sur le trône. Demandez á madame Clinton ce qu’elle faisait chez les arabes quant la Tunisie brûlait.




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  • DA MOHAND AMOKRANE
    22 février 2011 at 20 h 46 min -

    LE REGIME ET TOUS SES PANTINS ( ministres hommes de pailles doivent partir bel melaha oula belguebaha .
    SAUVONS L’ALGERIE DE CES MONSTRES ILS SONT PARTOUT ILS MANIPULENT TOUS SURTOUT LE SPORT QUI TOUCHE LA JEUNESSE.




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  • Congrès du Changement Démocratique