Édition du
28 July 2017

La vérité brutale sur la Tunisie

Effusion de sang, des larmes, mais pas de démocratie. Ce bouleversement sanglant n’est pas nécessairement le prélude à l’avènement de la démocratie.

Robert Fisk, correspondant au Moyen-Orient
The Independent, Lundi 17 Janvier 2011
Traduit par Hoggar Institute www.hoggar.org

La fin de l’ère des dictateurs dans le monde arabe? Certes, ils tremblent dans leurs bottes au Moyen-Orient, les cheikhs et les émirs bien nantis, les rois dont un très vieux en Arabie saoudite et un jeune en Jordanie, et les présidents – un autre très vieux en Egypte et un jeune en Syrie – car ce qu’il s’est passé en Tunisie n’était pas censé se produire. Des émeutes pour le prix de la nourriture en Algérie aussi, et des manifestations contre la hausse des prix à Amman. Sans parler des dizaines d’autres morts en Tunisie, dont le despote a cherché refuge à Riyad – la même ville où un homme appelé Idi Amin a jadis cherché refuge.

Si cela peut arriver à cette destination des vacances, en Tunisie, cela peut arriver n’importe où, n’est-ce pas? Ce pays a été vanté par l’Occident pour sa «stabilité» quand Zine el-Abidine Ben Ali le dirigeait. Les Français, les Allemands et les Britanniques, osons le dire, ont toujours fait l’éloge du dictateur pour être l’«ami» de l’Europe civilisée qui garde avec une main ferme tous ces islamistes.

Les Tunisiens n’oublieront pas cette petite histoire, même si nous aimerions qu’ils le fassent. Les Arabes avaient l’habitude de dire que les deux tiers de l’ensemble de la population tunisienne – sept millions sur 10 millions, soit pratiquement la population adulte – a travaillé d’une façon ou d’une autre pour la police secrète de M. Ben Ali. Ils doivent avoir été dans la rue aussi, alors, pour protester contre l’homme qu’on aimait encore la semaine dernière. Mais ne vous excitez pas trop. Oui, les jeunes Tunisiens ont utilisé l’Internet pour se mobiliser – en Algérie, aussi – et l’explosion démographique des jeunes (nés dans les années 80 et 90 qui sont sans emplois après l’université) est dans la rue. Mais un gouvernement d’ «union » nationale doit être formé par Mohamed Ghannouchi, un satrape de M. Ben Ali pendant près de 20 ans, une paire de mains sures qui a nos intérêts – plutôt que les intérêts de son peuple – à cœur.

Je crains que cela va être la même vieille histoire. Oui, nous aimerions avoir une démocratie en Tunisie – mais pas trop de démocratie. Rappelez-vous comment nous voulions que l’Algérie soit démocratique au début des années 90?

Puis, quand il semblait que les islamistes allaient gagner le deuxième tour du scrutin, nous avons soutenu l’armée pour qu’elle suspende les élections et qu’elle écrase les islamistes, ce qui a provoqué une guerre civile qui a fait 150 000 morts.

Non, dans le monde arabe nous voulons l’ordre et la stabilité. Même dans l’Egypte corrompue de Hosni Moubarak, c’est ce que nous voulons. Et nous y parviendrons en Tunisie.

La vérité, bien sûr, est que le monde arabe est tellement dysfonctionnel, sclérosé, corrompu, humilié et sans pitié – n’oubliez pas que M. Ben Ali désignait les manifestants tunisien de «terroristes» que la semaine dernière – et donc incapable de tout progrès social ou politique, que les chances qu’émergent des démocraties efficaces du chaos au Moyen-Orient se situent autour de zéro pour cent.

Le travail des potentats arabes sera ce qu’il a toujours été – «gérer» leur peuple, le contrôler, maintenir le couvercle, aimer l’Occident et haïr l’Iran.

En effet, que faisait Hillary Clinton la semaine dernière pendant que la Tunisie brûlait? Elle disait aux princes corrompus du Golfe que leur travail était de soutenir les sanctions contre l’Iran, de faire face à la République islamique, de se préparer à une nouvelle attaque contre un Etat musulman après les deux catastrophes que les États-Unis et le Royaume-Uni ont déjà infligé à la région.

Le monde musulman – du moins sa partie située entre l’Inde et la Méditerranée – est dans un état lamentable. L’Irak a un pseudo-gouvernement qui est maintenant un satrape de l’Iran, Hamid Karzaï n’est pas plus que le maire de Kaboul, le Pakistan est au bord de la catastrophe, l’Égypte vient de sortir d’une autre élection truquée.

Et le Liban … Eh bien, le pauvre vieux Liban n’a même pas un gouvernement. Le Sud-Soudan – si les élections ne sont pas truquées – est peut-être une petite lueur, mais il ne faut pas trop parier sur lui.

C’est le même vieux problème pour nous en Occident. On profère le mot «démocratie» et qu’on est tous pour des élections propres – à condition que les Arabes votent pour ceux que nous soutenons.

En Algérie il y a 20 ans, ils ne l’ont pas fait. En « Palestine » non plus. Et au Liban, en raison de l’accord dit de Doha, ils ne l’ont également pas fait. Alors on les punit, on les menace, on les met en garde contre l’Iran, et on attend d’eux qu’ils ferment leur gueule quand Israël vole plus de terres palestiniennes pour ses colonies en Cisjordanie.

Il y a une ironie terrible dans le fait que le vol, par des policiers, des fruits d’un ex-étudiant – et son suicide à Tunis – aient provoqué tout cela, tout au moins parce que M. Ben Ali a tenté sans succès d’obtenir le soutien public en visitant le jeune qui agonisait à l’hôpital.

Pendant des années, ce damné avait parlé d’une « libéralisation lente » de son pays. Mais tous les dictateurs savent que c’est au moment où ils commencent à libérer leurs compatriotes de leurs chaînes qu’ils sont le plus en danger.

Et on a vu les Arabes se comporter en conséquence. A peine Ben Ali s’était envolé en exil que les journaux arabes, qui avaient caressé son poil et ciré ses bottes et reçu son argent pendant tant d’années, se sont mis à le vilipender. «Mauvaise gouvernance», «corruption», «règne autoritaire», «un manque total de droits de l’homme », disent maintenant leurs journalistes. Rarement les mots du poète libanais Khalil Gibran n’ont été si douloureusement précis: «Il faut plaindre le peuple qui accueille son nouveau maître avec fanfares, lui fait ses adieux par des huées, que pour en accueillir un nouveau avec de nouvelles fanfares. »

Bien sûr, tout le monde baisse désormais les prix – ou promet de le faire. L’huile et le pain sont l’aliment de base des masses. Les prix vont baisser en Tunisie en Algérie et en Egypte. Mais pourquoi devraient-ils être si élevé en premier lieu?

L’Algérie devrait être aussi riche que l’Arabie saoudite –  elle a du pétrole et du gaz – mais ce pays possède l’un des pires taux de chômage au Moyen-Orient, pas de sécurité sociale, pas de retraite, rien pour son peuple parce que ses généraux ont planqué la richesse de leur pays en Suisse.

Et la brutalité policière. Les chambres de torture vont continuer. Nous allons maintenir nos bonnes relations avec les dictateurs. Nous allons continuer à armer leurs armées et leur exiger de chercher la paix avec Israël.

Et ils feront ce que nous voulons. Ben Ali a fui. L’Occident cherche maintenant un dictateur plus souple en Tunisie – un « homme fort bienveillant», comme les nouvelles agences aiment désigner ces hommes affreux.

Et les tirs vont continuer – comme c’était le cas hier en Tunisie – jusqu’à ce que « la stabilité » soit restaurée.

Non, tout compte fait, je ne pense pas que l’ère des dictateurs arabes soit terminée. Nous veillerons à ce que ce ne soit jamais le cas.


Nombre de lectures : 1385
39 Commentaires sur cet article
  • vcominfo
    19 janvier 2011 at 19 h 58 min -

    Merci M.Robert Fisk de dire la vérité




    0
  • belka
    19 janvier 2011 at 20 h 16 min -

    la brutalité policier et les torture en algerie monsieur c comme le pain au chocolat en occident y en a a chaque coin de rue.




    0
  • mohandsaid
    19 janvier 2011 at 20 h 48 min -

    Non Monsieur Fisk, les peuples arabo-musulmans ne déteste pas l’occident, c’est l’occident qui se fait détester par ces peuples parce qu’il soutiens les tyrans. L’occident craint, à tord, que ces peuples ne s’émancipent car cette émancipation fera leur force. Ces peuples tiendront longtemps rancune à cet occident qui soutient ces pâles tyrans.




    0
  • D B
    19 janvier 2011 at 22 h 38 min -

    Vous savez, Monsieur Fisk, que vous avez raison en long, en large, en profondeur et de part en part. Et même en dessous, puisqu’il n’y a aucun doute la-dessus!
    C’est tellement agréable de lire un texte où tout est clair. Ca vous incite à la paresse intellectuelle. Rien de tel pour faire de la brasse, en surface, en respirant par les yeux.

    Un petit bémol, cependant.
    Ce que vous ne nous dites pas, sur cet état lamentable de la nation arabe, ou musulmane, puisque nous devons nous habituer maintenant à plus de prudence dans l’usage de certains vocables.
    Ce n’est pas à vous que j’apprendrais que dans les pays arabes, il est des populations qui nient, ou renient, cette appartenance, serait-elle culturelle, serait-elle civilisationnelle, serait-elle de pure forme. C’est le cas d’ une partie de nos compatriotes perses, kurdes, berbères, coptes, et tant d’autres communautés qui considèrent l’ »arabité » comme une assimilation, dans le sens de phagocytage.
    Nous devons désormais faire attention à ne pas les mélanger à ce qui est devenu inutile pour eux, voire encombrant, voire insultant, au point où certains parmi eux ne disent plus je suis Irakien, mais Kurde, non pas Algérien, mais Kabyle, non pas Égyptien, mais Copte. Tout ce qui peut exorciser la moindre relation à l’arabe est de mise désormais. Nous ne sommes plus fréquentables, et notre présence n’est plus souhaitable.
    Allons-nous leur tenir rigueur pour cela, ces frères qui nous ont fait faux bond ? Non bien sûr. Par les temps qui courent, quand l’arabisme est devenu signe de déchéance, quand on dit, pour décrire quelqu’un, « il a le type arabe », comme on dirait « il avait un couteau entre les dents, au moment où il violait une petite fille, et qu’il piquait le portefeuille de la vieille dame », il n’est pas conseillé, en effet, de se reclamer de cette désormais douteuse identité. Les gens, comm moi, qui s’en revendiquent, et qui la clament, et la font font claquer au vent, comme un étendard de soie, sont loin d’être des idéaux pour gens sensés. Encore que, pour être honnête, il n’y a plus de quoi en être fier.
    D »ailleurs, le compliment à la mode est de vous dire que vous ne ressemblez pas aux arabes. « C’est pas vraiiiii! Vous un arabe ? On ne dirait vraiment pas! Et la personne qui reçoit ce compliment se contorsionne d’aise. Et mêm qu’elle en rajoute: « Attendez, vous n’avez pas vu mon père, lui il a les yeux bleux! On dirait un vrai français »

    Franchement, et personnellement, je ne leur en veux pas trop, juste un peu, par brûlure, parce que c’est leur droit. C’est leur droit de revendiquer leur identité première, de s’y enfermer, de s’y cantonner, ou de la planter dans un terreau plus fertile.
    Plus fertile. Ou pour parler comme un manager, c’est dans le créneau porteur.
    Ainsi, il n’est plus extraordinaire de lire dans certains forums, sous la signature d’universitaires, que les Kabyles sont des Européens.
    Le fait qu’ils se trouvent en Afrique est juste une question de dérive d’incontinents. Libre à eux. Chacun a le droit de fuir un navire qui prend eau de toute part.
    Mais là n’est pas le sujet!
    Nous sentons, Monsieur Fisk, au travers de votre ton, qui se veut ironique, et qui se veut badin, et pourtant tragique, combien vous avez happé la vérité crue de cette communauté informe, difforme, sans contours et sans consistance. Ces Arabes qui croupissent dans les caniveaux de l’humanité, qui sont toisés, scrutés, crachés, vomis, vilipendés. Cette engeance qui est vouée à l’égout, même par ceux dont les ancêtres se réclamaient, hier seulement, dont les aïeux prospéraient sous son ombre et qui la chient aujourd’hui, avec une hargne sans égale, et qui même, lui inventent des tares qu’elle n’a pas eu, elle qui n’en manque pas pourtant.
    Mais vous avez dit, Monsieur Fisk, des choses qui nous ont titillé la partie sensible de notre être profond, la chose et le porte monnaie mis à part.

    Vous avez tout dit, et nous savons la grosse tumeur que votre scalpel a révélée.
    La monstrueuse excroissance, grumeleuse, zébrée de veines éclatées, répugnante et nauséabonde, qui palpite et qui rougeoie. Et qui suinte d’humeurs épaisses et verdâtres. .
    C’est d’elle que viennent tous les malheurs de ces peuples misérables, qui continuent à vouloir être une communauté, et qui ne sont plus qu’un ramassis de cohortes lépreuses, d’où surgissent, de temps à autre, des prophètes tardifs, en haillons, qui lancent de vaines imprécations, puis qui s’enflamment dans l’évocation d’un passé aussi lumineux qu’il est définitivement éteint. Un peu comme ces ivrognes qui pissent sur des cendres, et qui crient au feu. Qui confondent la mort du feu avec le brasier ardent. Mon Dieu…
    Oui, c’est cette tumeur qui nous mange et qui nous ronge. Où nous sommes dressés les uns contre les autres, Chiites contre Sunnites, Arabes contre les autres, ethnies contres d’autres, tribus contre des ennemis ataviques, sans raison qui se tienne, et parfois même, au nom de ridicules prétextes, frères contre frères, pour un profit qui ne vaut pas les dépenses qu’on engage pour le gagner. Non pas contre des ennemis, mais contre l’autre soi.

    C’est sur ces tessons de bouteilles que nous marchons vers demain, en rampant sur nos ventres, il faut bien le comprendre.
    Nos combats sont des défaites annoncées. Consacrées par notre existence même. Existence ? Quelle prétention, en vérité…
    C’est par notre mort que ceux qui nous tuent parviennent à être, à paraître..Nous sommes la bougie qui se consomme pour les illuminer. Notre indignité est le reflet somptueux de leur orient, la seule raison de leur existence.
    Kadhafi serait-il visible au sein d’un peuple digne ?
    Et tous ses pairs et compères ne sont-ils pas clonés à son image, les clowneries en moins ?

    Et il faut refuser de les voir, pour ne pas les voir. Ils sont la noire lumière de nos existences.

    Nous qui sommes nés frères, ne sommes nous pas les ennemis de tous les autres, y compris de nous mêmes ?
    L’exemple du Liban en est la meilleure illustration.
    Hors du Liban, tous les Libanais sont des frères jumeaux. Le Libanais populaire, quel qu’il soit, chrétien, chiite, sunnite, druze ou agnostique, lorsqu’il n’est plus au Liban, ne se différencie plus que par ses caractéristiques de fichier de police. Sinon, il respire la libanité, il la transpire, il la crie, par son être même, par sa nature même, par les douces intonations de sa vieille langue. Où se sont déposées des couches d’autres vielles langues, les unes sur les autres, où elles ont été assimilées par une musique de l’âme, qui rend compréhensibles même le chant des oisieaux. Et c’est sans doute pour cela que les Libanais sont les meilleurs polyglottes du monde. Eux qui étaient ouverts au monde entier, et fermés à eux-mêmes.
    Mais qu’importe, pour ces despotes qui nous ont pris en otage. On ne devrait pas dire de ces gens qu’ils nous gouvernent, parce que cela évoque l’image du capitaine qui tient le gouvernail d’un navire, et qui le mène à bon port.
    Ces gens là, ces personnalités, dont les destins ont été conçus dans des circonstances malsaines, ont volé nos vies, et même notre avenir. Si nous devions les associer à un monde de marins, alors nous devrions dire d’eux qu’ils sont des naufrageurs, et non des gouvernants.

    Non seulement ils sont aveugles, sourds, attentifs à leurs seuls appétits grossiers, ils ont de leurs propres personnes, des jugements exorbitants, jusqu’à la criminelle complaisance.
    Ils finissent, à force de mensonges, à croire en les leurs propres.
    Et ils croient, en toute bonne foi, qu’ils sont des dirigeants providentiels, et que leurs peuples sont des foules imbéciles qui leur ont été confiées, malgré eux, comme autant de lourds fardeaux.
    Et, l’un dans l’autre, ce qu’ils croient et l’action de ceux qui les actionnent, ces personnes deviennent des monstres dont lles effets sur leurs peupels sont d’une inimaginable nocivité.

    Beaucoup d’entre-eux ne sont même pas conscients du mal qu’ils font. Comme ces enfants innocents et cruels qui arrachent les pattes des insectes, et qui jettent des chats du haut de vertigineuses falaises.

    Je suis sûr que l’épouse du désormais ex-président tunisien, ne croyait pas mal faire.

    N’a-telle pas exposé la carrière de son propre époux, et donc celle de tout le clan, et son propre avenir, en ouvrant toutes les portes de la gabegie à sa proche famille, qu’elle aimait. C’est donc qu’elle était capable d’amour.

    Si elle n’était que calculatrice, elle n’aurait jamais compromis un destin aussi prometteur en laissant des voyous inconscients tuer par leur excès, l’image même du régime.

    Et c’est sur ces vagabonds attardés, et d’autres qui leur ressemblent ou ne leur ressemblent pas, mais qui ont les mêmes représentations du monde, que grouille la vermine qui se repaît de ce sang vicié que sont devenues nos sociétés.

    Un Kadhafi aurait-il été possible dans un monde relativement normal ?
    Aurait-il pu se faire passer pour le leader de toutes les révolutions contre l’impérialisme, puis, du jour au lendemain, avec le même aplomb, devenir l’un des meilleurs agents de ce même impérialisme ?

    Les familles royales Saoudiennes, jordaniennes, auraient-elles pu prospérer dans une telle ambiance de ferveur, alors qu’il n’est plus un secret pour n’importe quel quidam qu’ils sont les meilleurs alliés d’Israël après les USA ? Et même qu’elles figurent dans les nomenclatures des espions israéliens.

    Les généraux algériens, et le président qu’ils ont ramené, et imposé au peuple algérien, auraient-ils, avec autant de facilité, pu massacrer toute une population, à huis clos, et piller autant d’argent ?

    Tous les autres régimes arabes, hormis quelques rares exceptions comme le Quatar, qui a eu, au moins, le mérite d’avoir créé El Djazira, figurent tous dans les records de la brutalité et de l’ignominie, dans la plus moyenâgeuse des « gouvernances », pour reprendre ce mot à la mode, qui ne veut rien dire, en fait, morsqu’il est appliqué au monde arabe ou musulman.

    Savez pourquoi, Monsieur Fisk toutes ces horreurs ont été possibles ? Ha, haaaa. Là, je vous tiens. Je vous tiens parce que votre pudeur a été plus forte que votre boulot de dire.

    Parce que vous ne l’avez pas dit, ni même suggéré. Mais pour tout le respect que je vous témoigne, je vous crédite de l’intention de ne pas l’avoir dit pour ne pas heurter nos sensibilités, par trop écorchées, au demeurant. Mais je sais que vous savez.

    Car, Monsieur Fisk, toute cette honteuse situation des peuples musulmans et arabes n’est due qu’à une seule cause, la perte de notre dignité!

    Oui, Monsieur Fisk, c’est parce que n’avons plus de dignité que des nains en verve, ou des moustachus ventripotents, ou des sagouins chafouins et mielleux à la fois, parviennent, sans difficulté, à s’imposer à nous, à décider de notre sort, à nous dévorer tout crus, et plus que tout cela, à nous pousser à nous entre-tuer, pendant que eux, apprécient le spectacle, en le commentant, et même en pariant sur les vainqueurs, en égrenant leurs chapelets, comme ils le font lorsqu’ils font courir leurs chevaux sur les plus prestigieux hippodromes du monde.

    Parce quel que soit le vainqueur, c’est eux qui ramassent la mise. Parce qu’ils jouent à un jeu misérable dont la règle est « pile, je gagne, face, tu perds ! »

    Et c’est pourquoi, Monsieur Fisk, avant même de penser à nous révolter, sans même penser à suivre l’admirable exemple de nos admirables frères tunisiens, frères en humanité, avant de l’être en arabité ou en islam, nous devons commencer par reconquérir le trésor inestimable qui nous a été ravi: Notre dignité!

    Parce que la dignité, ou plutôt l’absence de dignité, a été le sésame qui permis de nous subjuguer.

    Tous les impérialismes l’ont compris. Depuis que l’homme a appris à dominer l’homme.

    Tous les impérialismes, les colonialismes, les mafias, et tous les systèmes de domination l’ont mis en œuvre.

    L’homme dont vous vous volez la dignité, que vous dominez, vous le subjuguez!

    Les sociétés qui ont éventé ce grossier stratagème se sont libérées.

    Les démocraties occidentales sont le fruit de la réaction des êtres qui aspiraient à la dignité, contre ceux qui usaient de ces stratagèmes quasi primitifs de domination et de manipulation.

    Et, au coeur de cette vaste supercherie, érigée en mode de « gouvernance », ou de tout ce qu’on voudra, souvent de la religion, se trouve le seul antidote qui puisse la combattre, et la réduire! La dignité!
    La dignité!

    Et lorsque chacun de nous l’aura enfin reconquise, des mains de ceux qui la lui ont extirpée, de son propre coeur, à ce moment là, le monde entier va entendre parler de nous, puisque nous serons ceux qui auront chassé le plus grand nombre de salauds en un temps record. Puisqu’il n’y a jamais eu autant d’êtres humains à avoir accepté, non seulement de vivre sans dignité, mais de léguer leur pitoyable statut à leur propre progéniture.

    Nous allons, Monsieur Fisk, reconquérir notre dignité. Et nous allons faire une révolutioon humaine qui aura pour seul objectif, le recouvrement de la dignité perdue.

    Et à ce moment là, nous rejoindrons l’humanité entière, qui piaffe et qui n’en peut plus de nous attendre, pour aller tous ensemble, chasser tous les salauds de la terre.

    Et comme les gens dignes sont des gens généreux, Nous donnerons à tous les salauds du monde, une île, où ils pourront vivre ensemble, ou s’y entre-dévorer. Nous leur ferons confiance pour éradiquer par eux-mêmes, le côté le plus sombre de l’Homme.
    Vous voyez une ïle, où nous allons les assigne, Monsieur Fisk ?
    DB

    article de R.FISK traduit par Hoggar.org
    Robert Fisk, correspondant au Moyen-Orient
    The Independent, Lundi 17 Janvier 201




    0
  • omar54
    19 janvier 2011 at 23 h 13 min -

    Quel est l’ennemi des démocraties dite occidentales ?c’est……la démocratie justement.Surtout en ce qui nous concerne,ces démocraties verraient d’un très mauvais oeil l’émancipation des peuple,ils n’accepteront jamais à ce qu’il y ait dans nos pays des libertés d’expression,de penser,d’innover ,de créer,de promouvoir ,de construire….Les dictatures les arrangent pour mieux nous abétir,nous spolier,nous détruire et c’est dans leur interet supreme de capoter toute initiative d’ouverture.En un mot ils se sucrent sur nos dos,et ils trouvent en nos pouvoirs réspectifs un allié stratégique.Tous les dictateurs déchus trouvent, comme par hasard,refuge chez eux,exception faite, cependant, pour le tyran de carthage qui,par un subterfuge de rey-rey du nabot-sioniste, s’est vu refusé le droit d’asile.Que devrons-nous attendre de ces démocraties?rien,absolument rien, il ne faut pas se leurrer,le choc des civilisations n’a jamais été d’actualité comme aujourd’hui,au risque de me leurrer moi-meme,je tiens à le souligner.Le déclin de l’europe et des états-unis ainsi que le réveil (brutal) de la chine devrait reveiller nos consciences et nous sortir de cette léthargie et de cette longue hibernation.Les états-unis font les yeux doux aux chinois et scellent un contrat de partenariat de presque 50 milliards de dollars, au meme moment la ligue arabe se réunit pour, soit-disant ,parler ……d’économie,dans le lieu le plus débauché d’égypte,lieu de prédilection des sionistes et affiliés.Pendant ce temps la france et la suisse bloquent tous les avoirs des amants maudits,et (la france)propose(…) d’aider la tunisie après un mois d’attentisme et de filouterie.Il ni y a rien à attendre de ces pays,la force de chaque nation se trouve dans son peuple,toutes tendances confondues et je ne voudrais pas terminer non sans avoir emprunter cette perle d’un internaute :dans les années 70,un prof d’anglais (qui était occidental,comme on le suppose) avait dit à ses élèves: vous les algériens si vous le vouliez, un jour vous iriez pisser sur la lune (hachakoum et hacha la lune)vu bien-sur le niveau de très bonne qualité qui prévalait à l’époque.Monsieur Fisk vous ne nous apprenez rien qu’on le sache déjà,mais merci pour votre franchise.




    0
  • ahmed.22
    19 janvier 2011 at 23 h 24 min -

    Que dire et surtout quoi penser?C’ est un constat qui laisse un gout amer dont je partage pas totalement l’interprétation des analyses.Quand allons nous sortir du joug des lobbys occidentaux?les mêmes qui exhortent la démocratie sont nos bourreaux indirectement!




    0
  • omar54
    19 janvier 2011 at 23 h 33 min -

    PS/ après avoir lu l’article de monsieur DB (en réalité je me suis délecté)je rajouterai: franchise maquillée et teintée d’hypocrisie indienne,comme aurait dit un très cher ami qui,ironie du sort et de l’actualité,est un brulé au 2ème degré,accident qui a eu lieu il y a des années de cela.




    0
  • rak
    20 janvier 2011 at 0 h 41 min -

    bjr ou bsr les amis

    ellah iynewrek Mr Benchenouf ou iykether b’hallek, vous avez su parfaitement repondre a Mr Fisk, lequel n’est qu’apres tout qu’un observateur neutre et honnete ayant exprimé son opinion de facon sincere, en alliant l’art, la maniere, le fond et la forme.
    en parlant de dignité, voici quelque chose qui m’a fait vibrer bien que ne maitrisant pas parfaitement la langue arabe ( j’ai du faire des recherches pour comprendre toute l’ame de merveilleux poeme meme si j’en avais quand meme saisi la trame)
    http://www.youtube.com/watch?v=iUwfsKXRxlc
    bravo a Ghani

    cordialement




    0
  • M.J.
    20 janvier 2011 at 11 h 29 min -

    C’est quoi la dignité @D.B. ?

    Quand on lit des écrits de professionnels de l’écriture comme Fisk ou Benchennouf on finit par adhérer à leurs thèses bien formulées, au raisonnement affuté comme un rasoir et qui nous amène graduellement à accepter peu à peu leurs thèses jusqu’à y souscrire puis adhérer pleinement et les faire siennes, à les croire siennes car elles auront donné une forme à notre pensée et l’auront canalisée comme un guide quasi matériel.

    Des gens de ce niveau intellectuel et conceptuel peuvent convaincre très facilement et plus grave, se convaincre, quand bien même quand ils sont dans l’erreur. C’est pourquoi je me méfie toujours de leur raisonnement et j’ai tendance à y chercher à couper le cheveu en quatre, si ce n’est en dix. Je ne m’arrête que lorsque je sens vraiment qu’il n’y a plus trace à quelque questionnement aussi infime soit il, en sus des concvictions qu’ils m’auront inspiré.

    C’est que j’ai fini par croire à la fin de la lecture du post de @D.B, peut être à tort, que la dignité est la pierre angulaire de toute vie sociale et politique. Puis je me suis posé la question : qu’est ce que donc que la dignité ?

    J’ai cherché au delà du mot et de sa signification immédiate et il m’est apparu que la dignité est la valeur sociale conférée à un individu ou à un lieu qui lui donne une situation vis à vis de lui même ou des autres qui soit prééminente et qui fasse qu’il jouit de sa propre considération ou de la considération des autres.

    D’où je me suis dit que @D.B a raison puisque chez nous, même les mosquées et les lieux de culte en général ont perdu leur dignité et on vocifère dans les mosquées et on s’y bagarre comme on pioche des tombes qu’on profane ce qui dénote que ces lieux ont perdu chez nous la dignité qui leur était attachée. Puis je me suis dit cela ne marche pas puisque même dans les pays dit civilisés on pioche les tombes. Donc cela ne se peut pas. Benchennouf dit que chez eux la dignité existe. Cela doit certainement être autre chose. Et puis dans cette démarche, la dignité serait synonyme d’avoirs matériels puisque posséder en Algérie actuellement une belle villa, un bon poste, une belle voiture confère de la considération quels que soient les moyens utilisés pour les avoir acquis. Donc être digne serait avoir des biens matériels ? « Aouah »! Ce ne peut être ça.

    A moins que je me trompe sur le sens du terme dignité ? Continuons notre raisonnement.

    La dignité est elle une valeur sociale ou une valeur intrinsèque ? En pricipe la dignité est une valeur intrinsèque aux choses. La mosquée est digne car c’est un objet de culte. Mais si la société n’admet pas cette valeur intrinsèque et lui prèfère des valeurs factices comment faire pour amener le corps social à changer de valeurs, est ce possible ? Si la mosquée en tant que lieu de culte n’est plus synonyme de dignité et du respect qui en est le corrolaire peut elle encore jouir de cette valeur intrinsèquement liée à son existence ? A Aghribs on a détruit une mosquée, a Azazga on a transformé une église en Souk El fellah à un certain moment et surement qu’il y a multitude d’exemples.

    Donc la dignité n’est pas un élément intrinsèque ?

    C’est quoi alors la dignité ?




    0
  • lemdigoutia
    20 janvier 2011 at 12 h 24 min -

    Qui aurait cru que l’Algérie sortirait du joug coloniale après 130 ans de ténèbres « civilisationelles »
    Qui aurait cru à la chute du Dictateur zinochet, un de vos sbire mais pas le dernier ….?!
    Si en publiant cet article vous pensiez « refroidir » notre volonté de combattre l’injustice et recouvrir et notre indépendance et notre dignité, ou pour nous résigner au FATALISME NOUS LES ALGERIENS ,vous vous trompez!
    Seul l’avenir nous le dira, on peut falsifier l’histoire mais on ne peut pas lui barrer le chemin et notre histoire est en marche pour nous affranchir de l’esclavage le plus moderne, le plus sophistiqué et vicieux qu’est connu l’humanité !
    Vous venez de nous prouvez que la démocratie a 2 vitesses
    une libérale pour vous et l’autre dictatoriale pour nous, à vous la liberté, les droits de l’homme gawri(occidentale) et à nous LE MATRAG (bâton) quelle civilisation!Honte à vous!
    sauf que nous le savions déjà! et comme vous n’êtes pas madame soleil et que l’histoire n’est pas une science exacte heureusement pour nous! rêvons mes frères! YES WE CAN!




    0
  • Abdelaziz
    20 janvier 2011 at 12 h 52 min -

    La dignité :
    Sens 1 Respect que l’on doit à quelqu’un ou quelque chose. Synonyme honneur
    Sens 2 Gravité dans le comportement, les manières. Synonyme grandeur
    Sens 3 Fonction éminente dans l’Église ou l’État. (HORS SUJET)

    (Source : http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/dignite/)

    On est souvent partagés entre :
    – faut arrêter de se masturber l’esprit,
    – faut aller vers la métaphysique pour s’éclairer

    Nous sommes toujours à la recherche de ce juste milieu dans un va et vient bio-rythmé.

    L’auteur (M. Fisk) a un profil à (re)découvrir. Il apporte une vision. La réponse de M. Benchenouf dévoile un autre angle d’attaque. Où est l’exhaustivité dans tout cela? il serait prétentieux d’y répondre…

    Le mérite d’un tel sujet c’est qu’il traite en amont de la confusion due au manque de documentation des uns et des autres.




    0
  • Adel
    20 janvier 2011 at 13 h 21 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    Je voudrais d’abord saluer la verve de notre ami DB. Son texte devrait être lu en public dans notre pays et traduit (de préférence par lui-même) en arabe et lu dans tous les pays arabes. Peut-être qu’en l’entendant, les masses amorphes que nous sommes devenus finiront par bouger.

    Pour ce qui est de la dignité, je crois qu’on n’a pas besoin de la définir. « Perdre sa dignité » est une expression que tout un chacun comprend d’instinct. Perdre sa dignité, c’est accepter d’être humilié sans réagir.

    Et celui qui domine et écrase les autres, au point de leur faire perdre leur dignité, perd aussi la sienne du même coup. J’ai entendu hier sur Al-Jazira une expression au sujet des despotes arabes: « yakhâfouna wa lâ yastahouna ». Ils ont peur mais ils n’ont pas honte. En nous faisant perdre notre dignité, ils ont perdu la leur. Car celui qui n’a pas honte est un être indigne. Ben Ali, qui a fui son pays en emportant son trésor, en est le parfait exemple. Comment pourra-t-il encore vivre et se regarder dans un miroir? Quelle terre pourra cacher son indignité? Il ne lui reste que le suicide.

    Amicalement




    0
  • guerriere de la lumière
    20 janvier 2011 at 13 h 23 min -

    Je me souviers aussi d’un article d' »ALI SHARIATI » où il disait « Tant que les tiers-mondistes ne raisonneront pas ….l’occident peu dormir tranquille et ils (nous) seront nos vaches à traire………mais le jour où ils (nous) utiliseront leurs cervelles…alors gard à nous (les occidentaux) »!!!!

    Je me sens humilier quand je lis ce genre d’article (fisk) et enragée….. la vérité blesse!!!!!!
    Est ce que nous n’avons pas notre mot à dire Monsieur FISK?
    Est ce que notre LIBERTE nous sera toujours CONFISQUEE…… par vous les occidentaux pseudo démocrates!!! mais enfin de compte Dictateurs et mesquins!!!!
    On dirait que c’est une partie d’echec…..et l’echec et mat c’est toujours pour nous!!!!!

    NON NON et NON!!!!! il faut que ca change!

    Je crois qu’il y a un éveil réel et que beaucoup de gens commencent à comprendre qu’il faut que la donne change!!!
    Les vaches sont fatiguées!!!! elles ne veulent plus exporter de lait!!!




    0
  • Hocine
    20 janvier 2011 at 13 h 25 min -

    La notion d’arabité a été inventée et imposée par ces indignes qui nous ont toujours dominés et qui nous ont imposé leur diktat.Elle n’a jamais émané des peuples de pays dits arabes.
    Et c’est parti de là.
    On est devenu arabe factice peuplant cette nation arabe fictive .
    Par la force de l’habitude on s’est forgé une identité qui n’en est pas une au fait.
    Et même si @DB a quelque peu raison  » en long, en large, en profondeur et de part en part. Et même en dessous, puisqu’il n’y a aucun doute la-dessus! »,je trouve qu’il perd parfois le nord,vous savez,cette direction qu’indique à tous les coups l’aiguille magnétique de la boussole du bon sens.
    Avant de parler ‘Arabe’,il faut d’abord condamner toute forme de stigmatisation du copte,du druze,du kurde,du kabyle,du touareg et j’en passe.C’est la seule façon de faire renaitre la dignité qui n’a jamis été un problème de zyeux-bleus.
    Avant d’être citoyen arabe ou citoyen du monde tout simplement,on doit se sentir pleinement algérien.




    0
  • M.J.
    20 janvier 2011 at 13 h 49 min -

    @Abdelaziz.
    Je me suis adressé à @D.B car je sais que je peux apprendre de lui.

    Vous voulez montrer votre savoir en reprenant le contenu de mon post pour le triturer sans vous adresser directement à moi, c’est tant mieux.

    Mais ne me faites pas comprendre que je ne suis moins que rien devant vous qui culminez sur les cimes du savoir. Je ne demande qu’a apprendre. Respcectez ma dignité au moins. Quant à mon honneur il vous est inaccessible.

    Le fait est que la dignité et l’honneur que vous semblez confondre sont comme le cheval et le cavalier, qui peuvent exister séparément mais sont complémentaires. Je n’ai pas parlé de l’honneur, mais de la dignité et c’est ce que semble faire @D.B.

    S’il confond lui aussi entre dignité et honneur, c’est que je n’ai rien compris à ce qu’il dit. J’assume !
    A moins que @Abdelaziz = @D.B. ?
    Si votre dignité vous oblige à défendre ce que vous semblez considérer comme une attaque contre @D.B. c’est tant mieux pour vous…et peut être même pour lui.

    Mais je ne demande qu’a comprendre comme je l’ai dit et je comprends tout de travers comme vous semblez vous en etre rendu compte.

    Saluations.




    0
  • Abdelaziz
    20 janvier 2011 at 14 h 16 min -

    …je pense que certains ont mal lu M. Fisk vu qu’ils sont mnervyines …




    0
  • D B
    20 janvier 2011 at 14 h 50 min -

     » Perdre sa dignité, c’est accepter d’être humilié sans réagir. » Cette définition de Adel est celle qui exprime très exactement ce que je voulais dire dans mon commentaire.
    ET je crois, très sérieusement, que si nous tous, décidions seulement de recouvrer cette dignité, telle que décrite par Adel, il n’y aurait plus de régimes comme les nôtre dans le monde.




    0
  • Cherif
    20 janvier 2011 at 17 h 20 min -

    @D.B c’est exacte ce que vous dite, j evous trouve aujourd’hui tres touchant on evoquant le vraie probleme qui nous laisse a la treine des nations, Il n y a pas pire que perdre sa dignité si vous me permetter nos vieux disait « El Horma, et la terre  » deux choses pour les quelles on peut meme tuer, la digniété a mon sens rassemble ses deux mots si on perd l’un d’eux on peut pas pretendre libre et la suite de notre chemins sera dicté par celui qui nous a pri notre dignité si on la popolation comprendera la teneur de ce mot « DIGNITE » il n’existera plus de régime au monde comme le notre quant tu voix chez nous des gens qui glorifiés les voleurs on raccontant qui’il possedent tel et tel alors qu’il sait pertinemaent qu’il a tous volé pour avoir ces biens là tu dirais que l echemin et long heureusement qu’on peut les convincre facilement
    Quand a Monsieur Fisk, les gens lisent mal ou bien leurs fierté et cette mentalité bien de chez nous nous enpeches de bien lire il n’est des chez nous donc forcement il est contre nous ? arretons de voir tous noir ca sera deja un pas vers la liberté




    0
  • Adel
    20 janvier 2011 at 17 h 29 min -

    Oui, Robert Fisk dit certaines vérités – que beaucoup d’entre nous, à commencer par DB lui-même, ont aussi dîtes avec la plus grande amertume, sur LQA -, mais il tombe hélas dans le travers de la plupart des Occidentaux. Son discours porte en filigrane l’arrogance de ces derniers , même quand il se veut critique envers les gouvernements des pays démocratiques qui dominent la planète. Ce sont eux qui donnent les satisfécits et eux qui clouent au pilori. Le salut ne peut venir que de leur camp et nous ne pourrons nous libérer de la peur qui nous habite que lorsqu’il le voudront bien.

    Tout cela ne donne pas beaucoup d’espoir et n’incite pas à l’action.

    Il ne faut pas s’y tromper, cependant, les faibles apprennent à force de recevoir des coups sur la tête à la rentrer dans les épaules et à faire le dos rond en attendant des jours meilleurs. Ils peuvent ainsi donner l’impression de collaborer avec leurs bourreaux. Ils peuvent voter tout en sachant que les élections sont truquées. Simple réflexe de survie. Rappelons-nous la dernière manifestation spontanée organisée par les sbires de Ben Ali, juste avant qu’il ne tombe. Nous avons vu des Tunisiens de très modeste condition crier «Yahia Ben Ali». J’ai même vu un très jeune enfant qui savait à peine parler, juché sur les épaules de son père, répéter après ce dernier «Yahia Ben Ali». Pouvaient-ils croire, eux qui avaient été habitués si longtemps à vivre sous le joug, que le despote pouvait tomber un jour?

    Mais il suffit que ces opprimés trouvent des leaders qui leur insufflent le courage nécessaire et leur montrent la bonne voie pour qu’ils ouvrent les yeux et affrontent la matraque.

    Alors, merci Robert Fisk pour vos analyses, mais nous préférons ne pas les lire, car elles ne nous montrent aucune voie à suivre. Elles nous accablent encore et encore et nous répètent à satiété que nous sommes des moins que rien. Ce dont nous avons besoin, c’est de gens qui nous apprennent à lutter et raniment le feu qui couve sous la cendre.

    Nous, Algériens, avons connu dans notre histoire de longues périodes où nous errions sur notre terre comme des fantômes perdus. Mais nous avons toujours réussi à remonter la pente.

    La nuit finira par donner naissance au nouveau jour.




    0
  • M.J.
    20 janvier 2011 at 17 h 47 min -

    @ Adel et D.B.

    D’abord mon commentaire n’était pas destiné à provoquer @D.B mais à induire une discussion sur ce point important qu’il a soulevé.
    Perdre sa dignité est selon toi @Adel une évidence. Mais les évidences font partie du vécu qui avec le temps émousse les notions et les fait glisser vers d’autres significations. C’est ce que j’ai voulu démontrer un peu dans mon post.
    Avec un 4×4, une villa, de l’argent sale ou pas et pas mal d’accointances on passe pour être un gentil garçon. Par contre si on s’oppose ne serait ce qu’a ce qu’on ne comprend pas et qu’on fasse simplement mine de poser des questions, on devient vite malsain, infréquentable et tout le monde s’accorde à vous tomber sur le paletot ou à vous ignorer selon l’intérêt du moment. .
    La dignité morale, c’est je pense de celle là qu’on discute et déjà là il me semble qu’il y a une dichotomie, si on se donne la peine de chercher un tant soi peu, est une valeur sociale qui fait partie du reste des valeurs de la société et qui se cultive non pas à l’échelle individuelle mais à l’échelle sociale et le fait de l’arborer par une minorité rend celle ci anormale, marginale.
    Ce qui est marginal par définition ne fait pas les règles mais les transgresse. De ce fait, il semble que ceux qui restent moralement dignes, ou qui ressentent cette dignité instinctivement comme tu le dis, ne soient qu’une toute petite minorité de la société musulmane, arabe et assimilée. Le grand lot confond dignité et kfaza. Les gens dignes sont considérés par la société comme des Don Quichotte. C’est malheureux de le penser, mais c’est la réalité de tous les jours.
    Je ne dis pas que ce que tu dis est faux, je dis seulement que les conditions objectives pour qu’il ait lieu dans la réalité sont infimes. Cela demande du temps, de la patience, des sacrifices, de la ténacité, de l’obstination…
    Quand on n’a pas la force, on subit le droit. Le droit c’est la volonté du fort, ni plus ni moins. Lorsque celui qui règne est fort il ne peut qu’être juste et alors règne la justice, mais lorsque celui qui est faible règne, alors règne le chaos. La dignité dans cette perspective c’est aussi de la force et le faible ne peut être digne, cela va à l’encontre de sa nature. Il écrase les autres et tant qu’il détient les moyens de les maintenir faibles, ils ne réagiront pas. Ils doivent d’abord recouvrir leur forces avant d’engager la réaction, changer leur façon de penser et d’être. Si nous arrivions un jour, par exemple, à nous mettre d’accord pour un ramadhan sans viande, ce serait le début de notre recouvrement de dignité. Mais qui le fera ? C’est ce qui fait la force du faible et affaiblit le fort.
    Cela semble à priori philosophique, mais c’est le réel.




    0
  • Adel
    20 janvier 2011 at 18 h 54 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    Ce que tu dis me remet en mémoire les écrits des stoïciens grecs sur les vertus.

    Je crois qu’il faut faire la différence entre les valeurs, qui sont des sortes d’étalons théoriques (je m’excuse pour l’imprécision de mon langage, je ne suis pas philosophe) et les attitudes qu’adoptent les gens dans la vie quotidienne.

    Celui qui vole sait bien qu’il commet un acte dont il aura honte lorsqu’il se ressaisira et se retrouvera seul avec sa conscience. Celui qui ment ou qui triche, aussi. Mais l’être humain a cette faculté d’adaptation qui lui permet de maquiller la vérité et de la transformer afin de la rendre supportable pour sa conscience et ne pas perdre la face. Il s’inventera donc des tas de motifs et des tas d’excuse afin de justifier l’acte répréhensible. Le plus répandu est de dire que l’on fait comme tout le monde et qu’il faut bien vivre. Mais cela modifie-t-il pour autant l’échelle des valeurs étalon. Pas du tout. La loyauté et le courage resteront toujours supérieurs à la trahison et la lâcheté. Qui osera avouer qu’il est un traître? C’est un peu comme les articles de marque et les faux qui sont des copies sans valeur. Celui qui roule en 4X4 sait très bien que le dernier des piétons peut lui être supérieur en vérité. Mais il est comme grisé, dans un état second et il oublie cette vérité, jusqu’au jour où il se trouve dans une situation qui l’oblige à voir la vérité et s’il n’est rien, il verra alors qu’il n’est rien. Le savoir qu’on porte dans sa tête, la générosité, l’amour qu’on porte aux autres les rendant heureux, peuvent ils être battus par les 4X4? Jamais, au grand jamais et tout le monde le sait. Les valeurs restent des valeurs. Mais il faut que les gens les découvrent. Là est toute la différence. Celui qui n’a jamais ressenti le besoin d’être aimé, de se défendre ou de défendre sa famille, de faire confiance à quelqu’un, ne saura jamais quelle est la valeur de l’amour, du courage ou de la loyauté.

    Les Algériennes et les Algériens savent de moins en moins ce que sont les vraies valeurs car ils ne les pratiquent plus. Et c’est de là que vient justement leur décadence (des Algériens). Les valeurs c’est comme le savoir-faire des paysans ou des artisans. S’il y a de moins en moins de personnes qui le pratiquent, il disparaît de la société. Il faudra le réapprendre. La société algérienne a abandonné les vertus des anciens comme la solidarité, la bienveillance, etc. Et elle se porte de plus en plus mal, car ces valeurs sont essentielles à toute vie en société.

    Pourquoi cette dérive? Il me semble qu’il y a deux raison à cela. D’abord les communautés traditionnelle rurales ou citadines ont été défaites sous la pression de l’État. Elles – et tout leur système de valeurs – ont disparu ou presque. L’individu regarde vers l’État, pas vers son clan ou sa tribu. Mais l’État a été incapable – pour un tas de raisons – de proposer un nouveau système de valeurs. L’État algérien a importé le socialisme et le libéralisme sans importer le système de valeurs et la culture qui vont avec. Le libéralisme sans la démocratie, c’est la loi de la jungle. Et c’est cela que nous avons aujourd’hui en Algérie : tag 3la men tag.

    D’autre part, L’État algérien, en plus d’être incapable de proposer un nouveau système de valeurs qui marche avec le socialisme ou le libéralisme, a aussi participé activement à casser tout ce qui pouvait donner aux individus une consistence, car il avait besoin d’une population malléable. Ben Bella et Boumédiène ont été les principaux architectes de ce système qui a détruit une culture traditionnelle et l’a remplacée par le vide. Boumédiène voyait tous les Algériens comme des pions. Il était le seul joueur.

    L’histoire de l’Algérie (et de la plupart des pays arabes) est donc l’histoire de la destruction d’une culture traditionnelle et son remplacement par le vide.

    Les Algériens ont d’abord suivi les dirigeants de bonne foi. Ils leur ont fait confiance – je parle ici de la majorité du peuple. Ils se sont rendu compte par la suite qu’ils avaient été bernés (nos parents surtout), mais il était trop tard. Les choses se sont aggravées après la mort de Boumédiène, car le libéralisme sans démocratie pervertit une société plus rapidement que le socialisme sans démocratie.

    Voilà, à mon avis, comment les valeurs ont disparu de la société algérienne. Il nous faudra les réapprendre. Après avoir chassé les imposteurs et les charlatans qui ont fait de nous la risée des autres peuples.

    Amitiés




    0
  • Abdelkader DEHBI
    20 janvier 2011 at 18 h 54 min -

    – Pour ceux qui ont de l’estime pour Robert Fisk, cette « vérité brutale sur la Tunisie » pose un vrai dilemme, en ce sens qu’on n’a pas vraiment envie – ne serait-ce que pour maintenir allumées les bougies de nos espoirs – de le traiter d’oiseau de malheur, de Cassandre. Or, on n’a pas d’autre choix hélas, sauf à l’accuser de subtile manipulation – relevant de la psychologie des foules – destinées à « casser » l’effet de propagation de l’Intifada du peuple tunisien à d’autres pays arabes. L’histoire des « contre-feux » imaginés par les Services occidentaux pour détourner, voire « retourner » les mouvements insurrectionnels des masses populaires arabes est à cet égard pleine d’enseignements… Et M. Robert Fisk serait probablement le premier à reconnaître cela.




    0
  • Adel
    20 janvier 2011 at 19 h 46 min -

    Dans toute société, il y a une minorité qui valorise les vraies valeurs et les met en pratique et une autre minorité qui les bafoue et les considère comme des obstacles sur sa route vers le pouvoir, la gloire ou la richesse. Entre les deux, se trouve la majorité qui a ses moments de noblesse et ses moments de lâcheté.

    Dans une société en bonne santé et prospère, les justes arrivent à faire entendre leur voix et maintiennent les valeurs en vie pour le plus grand bien de la société. Dans une société en décadence, telle que la nôtre, ce sont les salauds qui dominent. Ils éliminent ou corrompent les justes et imposent leur échelle de valeurs à la société (culte de la force, valorisation des biens matériels au détriment du savoir et des valeurs morales, cynisme, nihilisme, manipulation, etc.) Les nôtres, en plus d’être des salauds, sont également médiocres et incompétents. La rente leur permet de se maintenir malgré leurs échecs répétés.




    0
  • D B
    20 janvier 2011 at 21 h 00 min -

    @MJ
    Tu dis: « Le droit c’est la volonté du fort, ni plus ni moins. Lorsque celui qui règne est fort il ne peut qu’être juste et alors règne la justice, mais lorsque celui qui est faible règne, alors règne le chaos »
    J’abonde dans ton sens, bien évidemment, puisque c’est un vrai truisme que tu énonces.
    Il faut juste préciser que dans une situation « normale » le plus fort ne peut être que le peuple. Là aussi, cela devrait couler de source, sauf que justement, les despotes, d’une manière générale, font en sorte que le peuple ne puisse ni parler d’une seule voix, ni encore moins imposer sa volonté comme seule admise à légiférer et à commander au bras séculier de l’Etat. Et c’est là, dans cette action délibérée de récupérer, de canaliser, et de réguler, à des fins données, la force initiale du peuple, que réside tout le malheur de l’humanité, mais aussi toutes les vicissitudes de l’histoire. Sinon, nous aurions été des communistes intégraux, mais dans une idéologie à visage humain, qui soit réellement l’émanation de la volonté populaire, et non sa dégénérescence en appareils d’oppression.
    Je sais que ce que j’énonce là procède de raccourcis quelque peu éculés, et que le phénomène est autrement plus complexe.

    Mais je veux surtout dire que si le peuple parvient à mettre en place un système réellement démocratique, qui ne peut être ni altéré, ni réduit en pure façade, ni accaparé par les forces d’argent, ni détourné par l’armée, ou une quelconque force, et si le peuple reste l’entité la plus forte, à tous points de vue, sans que sa vraie volonté ne soit captée, alors oui ce sera la loi du plus fort,en effet. Mais une loi faite pour protéger chaque membre de cette entité qu’est le peuple, contre tout abus, d’où qu’il vienne. Et à ce stade, comme tu le dis, MJ, c’est la justice qui régnera, puisqu’elle sera l’émanation de tous, pour protéger chacun.

    Dois-je préciser, cependant, que ce que je décris là, relève encore du domaine du théorique, puisque cela n’a jamais existé dans la société des hommes, et n’existera probablement jamais. Mais il n’en demeure pas moins que des sociétés ont pu s’en rapprocher plus que d’autres. Entre le système politique suédois et le nôtre, il n’y a pas photo, n’est-ce pas ?
    Et dire que la Suède est un Royaume, alors que nous, nous sommes une République, Démocratique, et Populaire. Comme quoi, les mots…




    0
  • Adel
    20 janvier 2011 at 22 h 00 min -

    L’histoire moderne, depuis le 15ème siècle, est l’histoire du capitalisme : sa naissance en Europe, sa sortie de ce continent et la fulgurance de sa domination sur les peuples des autres continents, les dégâts qu’il a causés dans les pays colonisés, mais aussi le formidable essor scientifique et technologique dont il a été l’artisan, la démocratie parlementaire, et également les révolutions communistes qui ont essayé de le détrôner, sans succès, les guerres de libération, la décolonisation et, enfin, le bras de fer qu’il vient d’entamer avec le monde musulman, dernière aire culturelle à résister à son hégémonie, après l’entrée de la Chine dans son giron.

    La perte de sens et la disparition des valeurs traditionnelles dans nos sociétés ne peuvent pas être dissociées de ce vaste mouvement historique qui dure depuis plus de cinq siècles. L’intrusion brutale des rapports marchands dans des sociétés qui n’y étaient pas préparées a certainement été le facteur principal dans la dégradation des rapports humains dans ces sociétés. En attendant que l’humanité trouve le moyen adéquat pour sortir du capitalisme, les remèdes les plus efficaces contre ses méfaits restent la démocratie et l’État de droit – produits de la bourgeoisie capitaliste dans sa phase ascendante.




    0
  • M.J.
    20 janvier 2011 at 22 h 58 min -

    @ Adel et D.B.
    J’adore vous lire tous les deux, vous avez la faculté de faire toucher les choses du doigt.

    Il est vrai que j’ai tendance à formuler de manière un peu philosophique et que j’ai tendance à enfoncer des portes ouvertes.
    Je vais reformuler autrement: nous tous voulons faire l’effort de comprendre pourquoi notre peuple, (ou nos peuples) n’arrive pas à s’entendre sur des questions élémentaires.

    Une société est autre chose qu’une agglomération d’individus. Dans une agglomération d’invidus, il ne serait pas pertinent de parler de dignité, par contre dans une société si !

    Dans une société, des valeurs existent et sont respectées plus ou moins, dans une agglomération d’individus c’est chacun pour soi et les valeurs sont bafouées.

    La question serait le rapport entre l’algérien et son lien à la société dont son sentiment de dignité procède.
    On ne demande pas à quelqu’un qui va mourrir de faim de ne pas chercher dans les poubelles de quoi se sustenter dans une société, car les autres membres vont se solidariser automatiquement avec lui, mais un dans un aggloméré d’individus, il ne peut faire autrement, dignité ou pas.
    Dans un aggloméré d’individus il serait illusoire de réclamer un boycott de la viande pendant le ramadhan, mais par contre dans une société consciente de son existence, cela est possible et faisable.

    Quand nous aurons atteint un stade similaire ou proche, nous pourrons alors parler de politique, d’opposition etc…

    Désolé d’être pessimiste.




    0
  • Ammisaid
    20 janvier 2011 at 23 h 34 min -

    L’occident a érigé la consommation comme une religion. La majorité doit y adhérer, doit la soutenir, doit l’alimenter et doit la protéger. Le gaspillage et l’excès ont atteint des niveaux inimaginables. Tu achètes une machine ou je ne sais quoi, le lendemain il y a une autre plus performante et plus belle. Le bonheur de ce qui est acquis ne dure pas plus de quelques jours voire quelques mois. Il n’y a presque plus d’autres sources de plaisir et de bonheur hormis celui de la consommation au sens général du terme. Consommer signifie exister ou même se sentir exister ! Toutes les énergies, tous les savoirs, toutes les intelligences, toutes les politiques…travaillent dans le but de maintenir en érection cette consommation. Mais pour cela, il faut de quoi l’alimenter comme un feu, s’il n’est pas alimenter, il s’éteint. De quoi a besoin cette consommation pour rester en éveil ? Elle a besoin des hommes, il faut aller les chercher en Afrique et en général dans les pays ou règnent la tyrannie et donc le désespoir. Elle a besoin de l’uranium, il faut aller le chercher en Afrique, idem pour les diamants, le soleil, les plages, le pétrole, le gaz, la main d’oeuvres, des cadres, du coton, du cacao…Elle a besoin de l’argent, il faut aller le chercher en Afrique, au moyen orient puisque l’argent de ces pays est placé dans les banques de ces pays dits de la consommation des lumières… a besoin d’écouler
    le surplus ou les invendus, il faut le vendre aux africains, aux pays arabes…
    Tout ça pour dire que les occidentaux ont et vont continuer à chercher ou à prendre ce dont ils auront besoin où qu’il se trouvera (la Chine, le Brésil, l’Inde…ont commencé à faire de même…!
    Soit nous deviendrons maitres de nos richesses et de notre destin, soit nous serons esclaves des nos autres et des autres. Il ne peut y avoir d’autres issues. Tout le reste n’est qu’une question de nuance. Et, la nuance est comme une lampe dans un lieu ou règne l’obscurité ou la loi du plus fort.
    Fraternellement




    0
  • firdaws
    20 janvier 2011 at 23 h 37 min -

    نحن قوم اعزنا الله بالاسلام فاذا ابتغينا العزة بغيره اذلنا الله
    Umar Ibn Al-Khattâb dit : « Nous sommes un peuple que Dieu a honoré par l’islam. Sitôt que nous rechercherons les honneurs par une autre voie, Dieu nous humiliera. »




    0
  • Abdelaziz
    21 janvier 2011 at 0 h 06 min -

    @LQA

    Ci-après une réponse à l’intervenant @M.J qui s’est adressé à moi. Je vous laisse maitre de l’afficher ou bien de le lui envoyer à titre privé, si vous estimez qu’elle polluerait les échanges.

    @M.J

    Bonjour,
    C’est la première fois que je m’adresse à un intervenant en particulier et c’est ce que j’aurais fait si je m’étais adressé à vous cher Monsieur (Madame?) comme vous en avez la cyber-conviction.

    J’aurai pu faire court en consolant votre réaction et vous écrire : « Vous faites fausse route cher ami… ». Mais de crainte d’un autre malentendu sur mal-lu, je préfère vous consacrer ces quelques lignes – rien de péjoratif dans ma démarche, veuillez, je cous prie croire en ma sincère intention.

    L’article de M. Fisk est intéressant à plus d’un titre. Nous le lisons chacun derrière son écran et voilà qu’un des nôtres, et pas des moindres, j’ai nommé M.Benchenouf avance une autre approche.

    J’ai apporté ma petite pierre à l’édifice en donnant une définition « light » (sur le web) de la dignité, concept introduit par notre journaliste.
    Je fais remarquer que c’est un sujet qui peut se décliner à des niveaux de profondeur assez conséquents et réintroduis la notion de juste milieu en configuration « yoyo ». Après ça rien n’interdit quiconque d’aller vers l’exercice philosophique (en rappelant juste que tout cela a démarré de l’article de M.Fisk qui a mis mal à l’aise nombre de lecteurs, ceci est un autre sujet même si c’est le sujet …).

    Jusqu’ici, je ne vois pas de M.J dans mon post…

    Allons y point par point de votre réaction (20 janvier 2011 à 13 h 49 min) , qui peut qualifiée d’épidermique, ou de « ¼ de tour ». Ceci afin de lever la moindre ambigüité :

    – Bien vous fasse d’apprendre de @D.B. Pour ma part il me renvoie encore et toujours à mon dictionnaire… Mon grand père m’a dit « …tu apprendras de tous et tu n’oublieras pas la part du pauvre …».

    – Pour mon savoir, j’ai Bac+permis, merci de vous en enquérir. Pour ce qui est du votre, je ne demande qu’à en profiter.

    – « Respcectez ma dignité au moins. Quant à mon honneur il vous est inaccessible. » Je ne cherche à atteindre ni l’un ni l’autre, ça serait « indigne » de ma part.

    – Vous intégrez un nouveau terme : « l’honneur » et affirmez que je confonds les deux. Vous dites « comme le cheval et le cavalier, qui peuvent exister séparément mais sont complémentaires. ». D’une, je n’ai pas parlé d’honneur, et de deux je pourrai vous répondre : « arrêtez de monter sur vos grands chevaux ! », mais cela serait indigne venant de moi.

    – « A moins que @Abdelaziz = @D.B. ? »… cela me ferait trop d’honneur. Là j’ai parlé d’honneur 😉

    – « Si votre dignité vous oblige à défendre ce que vous semblez considérer comme une attaque contre @D.B. c’est tant mieux pour vous…et peut être même pour lui. » M Benchenouf est assez grand pour se défendre et je ne suis pas son « père-pâtisserie » (faites la traduction intégrale et vous rirez, enfin j’espère).

    – « Mais je ne demande qu’a comprendre comme je l’ai dit et je comprends tout de travers comme vous semblez vous en etre rendu compte. ». Mais je vous rasure, nous voulons tous comprendre et nous ne comprenons pas tout, ça serait trop facile…

    Soyez rassuré, vous n’avez jamais été le sujet de mon post, j’aurai utilisé le magique « @M.J ». Et puis l’heure est grave pour notre pays et donc pour nous tous, pour avoir un comportement qui ne soit pas grave (relisez la Sens 2).

    Après avoir « trituré » cette fois votre post, je pense à haute voix :

    – si vous êtes en quête de fausses polémiques et accrochages avec des intervenants à fin de « pollution », j’économiserai mes efforts à lever les incompréhensions.

    – si vous êtes curieux et assoiffé de compréhension et prêt à aller de l’avant pour une Algérie meilleure (ça ne peut être pire) dans des échanges constructifs, fa ahlene oua marhaba bil akh el karim.

    – nous ne sommes pas dans une cour de récréation pour adultes où chacun exhiberait son gros « boudin… de kfaza ». Pour ma part, j’ai passé l’âge. Mon grand père (encore lui décidément…) me disait : « L’égo est un lion féroce, soit tu le domptes soit il te dévore. »

    Maintenant, que nous sommes « intimes » cher @M.J, je pense qu’il y a une fêlure dans ton « raisonnement-quête » de la dignité et que la mosquée a eu bon dos pour te faire traverser ce cheminement logique. On ne travestit pas un lieu en personne, même morale, car il y a carence totale de responsabilité.
    El 3ib fina la3bad et c’est à ce niveau que se situe la nature intrinsèque de la dignité ou de l’indignité.

    Dignement vôtre

    Tahya el djazaïr !




    0
  • Abdelaziz
    21 janvier 2011 at 0 h 31 min -

    @Abdelkader DEHBI
    Monsieur Dehbi, vous me laissez sur ma faim vu que ce que vous avancez peut être très intéressant.
    Pouvez vous, s’il vous plaît, nous en dire davantage ? sur :

    – votre analyse de cet article et pourquoi nous « n’aurions pas le choix »

    – ce que vous savez sur ce M. Fisk et votre allusion à son adhésion au club des faiseurs de « contre-feux »

    Vous en remerciant




    0
  • khaled
    21 janvier 2011 at 0 h 55 min -

    Le monde occidental dans sa foudroyante ascension que se soit au niveau scientifique ou des guerres de colonisation; s’est attelé dans une domination linéaire des pays et peuples qu’il a subjugué.

    Sa façon de voir et d’interagir avec le reste du monde n’a été qu’un long rapport de force brutale ou le faible/perdant/conquis n’avait d’autre alternative qu’une soumission a la limite de l’esclavagisme.

    L’évidence, une vision linéaire du monde reste une expérience tronquée pour la construction d’une société ou l’homme avec ces deux composantes le corps et l’esprit, ne peut que se ruiner et ruiner le monde avec lui.




    0
  • Adel
    21 janvier 2011 at 12 h 05 min -

    J’ai dit dans un précédent commentaire : « L’histoire de l’Algérie (et de la plupart des pays arabes) est donc l’histoire de la destruction d’une culture traditionnelle et son remplacement par le vide. »

    En fait, l’État de l’Algérie indépendante a, depuis 62, diffusé une nouvelle culture. Malheureusement c’est une culture en toc. Tout ce qu’elle propose est faux. Cette culture s’est déposée sur le corps social comme une croûte de saleté. Dans les années 60-70, nous avons eu droit aux faux discours sur le socialisme déclamés par de faux militants. Fausse Constitution, qui n’a aucune valeur et que chaque nouvel occupant du palais présidentiel modifie selon son bon vouloir. Fausse économie qui ne produit aucune richesse.

    Après 80, une fausse bourgeoisie a émergé des décombres du faux socialisme. Puis nous avons eu une fausse révolution en Octobre 88, suivie d’une fausse ouverture démocratique. Le peuple s’étant trompé et croyant qu’on était sorti de l’ère du faux, donna naïvement et en toute logique ses voix au plus radical des partis d’opposition, le FIS. Mal lui en prit. Ce fut une vraie tragédie, par contre. Boudiaf, Allah yarhmou, qui n’était pas au fait des règles du jeu dans la fausse République, paya cette lacune de sa vie.

    Le faux reprit le terrain perdu suite à un malentendu et nous avons maintenant un faux président élu démocratiquement, de faux partis d’opposition et une fausse élite. Une fausse paix sociale après une fausse réconciliation nationale. Bien sûr, la fausse Constitution a encore une fois été modifiée par fakhâmatouhou afin qu’il reste collé à son fauteuil présidentiel jusqu’à ce que mort s’en suive.

    On devrait changer le nom de notre pays en Fausse République Algérienne Démocratique et Populaire. Car tout y est faux. Pour changer le cours des choses, il faudra, par contre, une vraie révolution, car seul le vrai peut chasser le faux. Mais avant d’y arriver, nous devons enlever la croute de saleté qui s’est déposée dans nos consciences depuis 62 et chasser les fausses idéologies de tous bords qui ont trouvé refuge chez nous. Nous devons faire un travail de recouvrement de la mémoire afin de déterrer notre vraie culture enfouie sous des tonnes de fausse culture.

    Après la Révolution Démocratique, nous créerons un musée du faux. Nous y rangerons tout ce que le pouvoir algérien a inventé depuis 62 pour nous maintenir sous sa tutelle, à commencer par le faux FLN.




    0
  • Laarbi
    21 janvier 2011 at 16 h 50 min -

    Sadaka Allahou al Adhim!




    0
  • Liès
    21 janvier 2011 at 17 h 46 min -

    Salutations à toutes et à tous.

    @ Fisk

    Les nations qui ont enfanté le colonialisme et l’impérialisme auront d’instinct, toujours peur de la révolution des peuples et elles continueront à se méfier de leur prise de conscience et de leur volonté de se prendre en charge démocratiquement.

    Habituées à piller les richesses des autres et obtenir grâce à cela, chez elles un confort et une qualité de vie fantasmagorique, ces nations soi-disant libres et démocratiques, n’accepteront jamais, au prix d’un combat à mort s’il le faut, de se laisser déposséder de cette aubaine, dont ils ne peuvent imaginer un jour la cessation.

    C’est pourquoi, quand la fin de l’ère coloniale a sonné, les dictatures locales se sont érigées (en remplacement) pour servir leurs anciens maîtres et réprimer la contestation populaire et appauvrir des pans entiers de la société.

    L’Occident (puisque c’est de lui qu’il s’agit), pouvait continuer à pomper sans frais les richesses des anciennes colonies, juste en trouvant l’astuce d’en faire des émules choisis parmi les imposteurs de l’histoire et les anciens collabos, dans leurs pays respectifs, en les soutenant mordicus et en les laissant accéder à ce confort et à cette qualité de vie fantasmagorique, qu’ils étaient les seuls à avoir.

    C’est une grande générosité de leur part, eux qui sont de nature cupides, égoïstes et violents.

    Leurs protégés dictateurs le leur rendent bien, en leur acheminant constamment et suffisamment le butin, et en leur épargnant la sale besogne qui consiste à torturer et voler les peuples, leur offrant dans la foulée l’occasion de préserver leur image (fausse et hypocrite) de démocraties libres protectrices des droits humains et des valeurs universelles.

    Ces émules ou ces dictateurs bien de chez nous, dont nous connaissons l’extraction familiale et le douar d’origine, deviennent acquis corps et âme à la cause du ‘’blanc dominant’’, comme aime à le désigner avec ironie justifiée notre chère compatriote et militante des bonnes causes @ Zineb Azouz.

    Elle désigne, bien sûr l’engeance de cet ancien homme nordique blond aux yeux clairs.

    Et les voilà nos frères, pourtant frustes et basanés, transformés comme par magie en de solides et fideles alliés et ‘’amis’’ de l’Occident.

    Et c’est ainsi que continue de fonctionner la politique mondiale, jusqu’à ce que le Bon Dieu dans sa saine et incorruptible Justice, sifflera la fin de cette abjecte supercherie, en aidant les pauvres et les humiliés que nous sommes à nous réapproprier notre dignité et notre sagesse afin de mieux apprécier la part des bienfaits dont il nous a fait grâce.

    Chez le Bon Dieu, tous ces siècles pendants lesquels avaient sévi l’injustice, la méchanceté et l’iniquité, ne sont que quelques misérables minutes de recréation, dont il a horreur, Lui le Saint des saints.

    A l’heure ou des jeunes diplômés sans travail, se font allumer comme des torches dévorantes, purifiant et libérant leur pauvre âme de ce monde souillé et impitoyable qui ne les méritent pas, assurément le jour de la rédemption est proche, plus proche qu’on ne pourrait l’imaginer.

    Dieu se lève et avec lui tous les opprimés de la terre. Malheur à ceux qui ne se repentent pas à temps.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




    0
  • D B
    21 janvier 2011 at 18 h 58 min -
  • Abdelaziz
    24 janvier 2011 at 18 h 13 min -

    Je remets (une 2ème fois car la 1ère fois n’est pas passée à priori…) à jour ce topic pour remonter ma question à Monsieur Dehbi:

    @Abdelkader DEHBI

    Monsieur Dehbi, vous me laissez sur ma faim vu que ce que vous avancez peut être très intéressant.
    Pouvez vous, s’il vous plaît, nous en dire davantage ? sur :

    – votre analyse de cet article et pourquoi nous « n’aurions pas le choix »

    – ce que vous savez sur ce M. Fisk et votre allusion à son adhésion au club des faiseurs de « contre-feux »

    Vous en remerciant




    0
  • Nourredine BELMOUHOYB
    25 janvier 2011 at 16 h 51 min -

    @ Abdelaziz
    Permettez moi de vous dire qu’a force de Vous entendre (lire), on découvre que Vous êtes bien plus un poseur de questions qu’un donneur de réponses, ce qui par la force des choses est à plus d’un titre, intrigant. Permettez moi de Vous poser une toute petite question, une seule. Ma question est : Abdelaziz c’est exactement qui ?




    0
  • Abdelaziz
    26 janvier 2011 at 0 h 07 min -

    @Nourredine BELMOUHOYB

    Comme il est difficile de suivre les sujets car non organsés en forum, je suis tombé par hasard sur votre post.

    Nous sommes sur un site d’un quotidien qui fait office d’organe d’information à la commission de l’Appel du 29 mars 2009. (@LQA : le texte du haut qui le stipule n’est pas lisible avec ce fond gris).

    Il y a des personnalités publiques, chacune plus ou moins connue par son parcours, son métier, ses prises de positions, ses principes, ses idéologies…etc. Pour la majorité des intervenants anonymes que nous sommes, nous avons la chance sinon l’honneur que ces compatriotes soient, dans leur majorité, humbles modérés dans leurs propos et surtout accessibles.

    Vous découvrez que je suis « plus un poseur de questions qu’un donneur de réponses ce qui par la force des choses est à plus d’un titre, intrigant.».

    Dans une démarche prospective (scientifique ou autre d’ailleurs), ne vaut il mieux pas chercher à essayer de (se) poser les bonnes questions que d’avoir la prétention de la réponse « gâchette » du génie ?

    Où est l’intrigue dans tout cela Monsieur Belmouhoub ? je vous prie de bien vouloir la pointer du doigt. Je pense que vous devriez faire l’effort, malgré les plaies béantes et autres traumatismes subis, de ne pas succomber à la paranoïa.
    J’espère que ce n’est pas « l’épisode CDICS – FFS » qui vous a fait prendre la mouche ?
    Mes questions vous agacent ou plutôt vous intriguent Monsieur Belmouhoub ? Honnêtement, je ne sais pas comment y remédier.
    Mais veuillez m’excusez pour cette digression puisque que je n’ai pas encore répondu à votre « seule question ».
    Monsieur Belmouhoub : « Permettez moi de Vous poser une toute petite question, une seule. Ma question est : Abdelaziz c’est exactement qui ? »
    D’abord, vous conviendrez avec moi que c’est vous qui nous éloignez su sujet avec votre « questionnement suite à intrigue ».
    Ensuite, pourquoi moi ? pourquoi ça tombe toujours sur moi ? (ton de plainte loufoque) Déjà qu’à l’école, j’étais toujours celui de corvée pour essuyer le tableau et me bouffer tout le nuage de craie (je lui en veux à cette maîtresse de 4ème année…grrrrr !)
    Je suis Abdelaziz, Algérien intervenant sur LQA. J’essaie de lire beaucoup en vain. Je n’suis pas beau gosse, j’en veux à mes parents mais Allah ghaleb. Je suis musulman mais j’ai vite appris que personne n’avait autorité à m’en donner l’attestation et que l’effort du paraître était au fond …hram et d’une petitesse donc on vire, je n’ai rien dit. Je suis celui qui sera à votre droite ou à votre gauche ou plutôt derrière vous, mais surement pas devant vous, le jour de gloire ou l’avant veille (pour ce qui est de la veille, les initiés apprécieront).
    Je pourrai en dire davantage des bêtises sur ma petite personne, qui n’intéressaient que les aficionados des tv réalités et autres déviances morales, mais je préfère que nous parlions de ce qui est bien plus important que moi et que – si vous le permettez – Vous, à savoir : notre Algérie.
    Amitiés,




    0
  • Abdelaziz
    26 janvier 2011 at 0 h 10 min -

    Ah j’oubliais, j’insistais quant à mes questions à Monsieur Dehbi (voir ci dessus) car je pense savoir qu’il a été du MALG et que ses écrits montrent, à priori, une connaissance des sujets comme les « contre feux ».
    Maintenant qu’il ne daigne répondre, je peux faire l’effort de comprendre.




    0
  • Congrès du Changement Démocratique