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22 July 2017

Ahmed Benbitour : «La contagion démocratique va toucher l’Algérie»

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El Watan le 22.01.11 

L’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, dresse un constat accablant suite aux dernières émeutes qui ont secoué notre pays en chargeant le système de gouvernance de l’équipe au pouvoir. Dans la foulée, il propose un nouveau processus politique avec, à la clé, une feuille de route s’étalant sur 15 mois et devant être sanctionnée par l’adoption d’une nouvelle Constitution et des élections présidentielles anticipées. Entretien.

-Avant tout, comment analysez-vous, Monsieur Benbitour, la situation politique actuelle ? Et quel a été, selon vous, le véritable ressort du soulèvement du 5 janvier 2011 ?

La situation politique se caractérise par un paradoxe détonnant. Des potentialités de développement énormes (une masse de cadres de niveau très appréciable pour un pays de taille intermédiaire, hydrocarbures, des richesses minières, agricoles, une démographie maîtrisée, une infrastructure qui couvre tout le territoire…) d’un côté, et des conditions de vie quotidienne difficiles, avec des perspectives inquiétantes, surtout pour la jeunesse, de l’autre. Les événements du 5 Janvier 2011 ont été menés par des jeunes d’une moyenne d’âge de vingt ans, c’est-à-dire des jeunes qui sont nés dans la décennie de sang et qui ont grandi dans celle de la corruption. Alors, face à l’impasse et au désespoir, il ne leur reste pour s’exprimer que la violence. J’avais déjà averti que la violence est en train de devenir le seul moyen de règlement de conflits parmi les individus et entre les individus et l’Etat.

-Vous avez lancé,  dans la foulée des dernières émeutes, une initiative en forme d’appel «pour un rassemblement des forces du changement». Avez-vous eu des échos à votre initiative de la part d’organisations politiques ou syndicales, de personnalités nationales ?

Oui. Des responsables de petits partis m’ont appelé pour me dire : «Face à la fermeture de l’espace politique, vous êtes notre recours, faites quelque chose !» Il y a aussi des organisations de la société civile qui ont réagi, et bien sûr, beaucoup de personnalités, d’anciens ministres, d’anciens sénateurs, qui m’ont appelé ou qui sont passés me voir, sans compter tous ceux qui travaillent avec moi sur la Toile. Aujourd’hui, j’œuvre à rassembler un certain nombre de personnes pour un nouvel appel avec des actions plus ciblées.

-Est-ce une manière d’injecter du politique dans des émeutes présentées comme «dépolitisées» et souvent réduites par le régime à de simples «jacqueries juvéniles conduites par des voyous ?

L’expression «jacqueries juvéniles conduites par des voyous» est un indicateur de la profondeur du gap qui sépare le pouvoir de la jeunesse. C’est également l’expression maladroite d’un profond mépris. Notre responsabilité est de faire en sorte que ces dégâts ne se comptabilisent pas en «pertes et profits» et de travailler à réaliser les conditions du changement pacifique. Cela nécessite la réunion de trois facteurs : une pression forte, soutenue et en progression, de la part de la société civile sur le système de gouvernance ; une alliance stratégique entre les forces du changement, et un élément déclencheur. Avec ces événements, nous avions la pression, l’élément déclencheur, mais l’alliance entre les forces du changement a manqué. D’où mon insistance sur la construction de ces alliances.

-D’aucuns désespèrent de voir le changement advenir par des moyens pacifiques tant le régime s’entête à empêcher toute expression et toute manifestation non violente voulant s’inscrire dans la légalité. Comment envisager, de votre point de vue, une action politique pacifique et efficace dans un contexte dominé par l’état d’urgence, le verrouillage de la vie politique et la répression, comme le démontre l’arrestation du syndicaliste Ahmed Badaoui ?

Ici, vous avez deux discours : celui des pessimistes qui disent : «C’est le pouvoir en place qui a mis le pays dans une impasse, il n’a qu’à se débrouiller avec.» L’autre suggère que «si le pouvoir est la source des problèmes, il est le seul à détenir les instruments de leur règlement». Il s’agit bien sûr de deux discours à rejeter. Il est vrai que la solution la plus rapide et la moins coûteuse est celle d’un changement organisé dans le cadre d’une consultation entre les éléments sains du pouvoir et les forces qui comptent dans la société.

Vous avez appelé dans les colonnes d’El Khabar à la tenue d’élections présidentielles anticipées dans un délai de quinze mois. Peut-on en savoir davantage sur cette nouvelle proposition ?

Merci de m’offrir l’opportunité de clarifier ce point. En réalité, il s’agit d’un processus de changement qui doit commencer dans les meilleurs délais, et qui aboutira au bout de 15 mois à des élections présidentielles anticipées comme consécration d’un travail de sauvegarde de la nation. Voici le schéma de ce processus : il démarre par la sélection dans le cadre d’une collaboration entre les éléments sains du pouvoir et les forces émergentes du changement, d’une équipe compétente, en dehors du pouvoir, et représentative des différents courants de la société. Cette équipe aura pour mission d’élaborer une feuille de route pour la sauvegarde de la nation et la préparation du changement du système de gouvernance. Elle veillera également au lancement d’un vaste programme de communication pour expliquer la mission de l’équipe.

Cela s’accompagnera par l’ouverture des médias lourds (TV et radios) au débat contradictoire et la levée de l’état d’urgence. Elle s’attachera en outre à la sélection et à la préparation à la nomination des membres d’un gouvernement qui aura pour mission la mise en œuvre de la feuille de route arrêtée par l’équipe. Ce gouvernement s’appliquera à exécuter les missions rigoureusement consignées dans des feuilles de route établies pour chaque secteur. De même qu’il s’attellera à la mise en place d’un système de contrôle pour la réalisation des objectifs qui lui sont assignés par l’équipe. Ce travail sera couronné par une nouvelle Constitution et des élections présidentielles anticipées.

-Seriez-vous prêt à vous présenter à ces présidentielles anticipées si ce processus politique venait à être adopté ?

Je n’exclus pas la possibilité de m’y présenter au terme d’un tel processus. Mais ce n’est pas mon objectif. Car mon objectif est de travailler à l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants qui auraient autour de 40-50 ans parce que les problèmes à régler sont tels qu’il faut plus de deux mandats de cinq ans pour qu’on puisse voir l’installation de ce que j’ai appelé «la consolidation de la transition». Moi, j’ai déjà plus de cet âge-là. Maintenant, si la nécessité fait que les gens qui travaillent dans ce sens-là ne se contentent pas de m’avoir comme partenaire pour aider à faire avancer les choses et qu’ils veulent que j’assume la responsabilité, je ne fuirai pas mes responsabilités, mais pour une période bien déterminée. Si l’arrivée de cette jeune génération au pouvoir nécessite que moi-même je sois là pour l’assurer, je le ferais.

-La gestion des derniers événements par le pouvoir a été marquée, entre autres, par le silence «énigmatique» du président de la République. Quel commentaire vous inspire ce silence de M. Bouteflika même au plus fort des émeutes ?

Vous savez, j’avais déjà dit que l’Etat algérien est dans une situation de défaillance et qu’il dérive vers la déliquescence. Et c’est là un signe fort de la déliquescence de l’Etat. On ne peut pas imaginer n’importe quel Etat ou n’importe quel pouvoir dans n’importe quel pays, subir des émeutes aussi importantes, des morts, des blessés, des dégâts aussi graves de biens publics et privés, et que les autorités compétentes ne réagissent même pas. L’Etat se doit de marquer sa présence en pareilles circonstances au niveau le plus élevé de la hiérarchie. Or, ce n’est pas le cas du tout. Donc, c’est vraiment à la déliquescence de l’Etat que nous assistons.

-M. Bouteflika devrait-il avoir la «dignité» de se retirer du pouvoir, selon vous ?

Je crois que ce n’est pas une question de dignité. Il y va d’abord de la sauvegarde de sa personne. Gouverner, c’est faire fonctionner des institutions et non pas venir faire des discours de palais. On a cassé même les institutions de soutien au pouvoir. Quel poids ont, aujourd’hui, l’Alliance présidentielle, le Parlement, le Conseil constitutionnel ou le gouvernement ? Rien ! Un gouvernement qui ne se réunit pas, une présidence qui ne préside pas un Conseil des ministres pendant des mois et des mois, alors que la règle, c’est de se réunir une fois par semaine… Un gouvernement qui se respecte ne prend pas de décision en dehors du Conseil des ministres. Donc, il est dans l’intérêt des dirigeants d’aujourd’hui de s’aménager une sortie honorable parce que s’ils ne le font pas, ils vont subir les événements. A n’importe quel moment, les émeutes peuvent reprendre et d’une façon de plus en plus importante. Qui aurait pu penser un instant que le régime de Ben Ali pouvait s’effondrer de cette manière ?

-Justement, de plus en plus de jeunes s’immolent par le feu. Parmi ces immolés, pourrait-il y avoir un «Bouazizi» ?

Certainement. C’est d’autant plus inquiétant que cela se passe dans une société musulmane qui considère le suicide comme le péché suprême. Mais c’est une nouvelle expression d’un phénomène existant depuis longtemps : le suicide collectif dans des embarcations de fortune avec les harraga. Mais comme cela se passait en haute mer, les gens ne prenaient pas la mesure de la gravité de ce phénomène. Là, c’est une image physique qui choque et qui peut donc entraîner une réaction violente. Cela démontre la profondeur du malaise et du désespoir des citoyens ainsi que la perte totale de confiance vis-à-vis des dirigeants.

-De la même manière, nous aimerions avoir votre sentiment concernant l’opposition. Plusieurs analystes politiques se montrent sévères envers les élites politiques en leur reprochant de ne pas adopter une ligne suffisamment tranchée, suffisamment «radicale», pour provoquer le changement…

En effet. D’ailleurs, j’ai été étonné par la réaction de certains partis qui ont condamné la violence en oubliant que nous n’avons donné aucun autre moyen d’expression à ces jeunes que la violence. L’opposition aurait dû exprimer sa solidarité massivement avec cette jeunesse et comprendre son désarroi. Nous sommes désormais confrontés à un problème très sérieux : il y a d’un côté le pouvoir, et de l’autre la violence, et il n’y a pas d’intermédiaire valable entre les deux. Et c’est le moment justement de se mettre ensemble pour devenir un élément d’intermédiation entre la violence du pouvoir et la violence de la jeunesse.

-Le RCD a appelé à une grande marche populaire pour ce samedi 22 janvier. Quelle appréciation faites-vous de cette initiative ? Nous savons que vous avez apporté votre soutien de principe au RCD…

Absolument ! Je serai en dehors d’Alger samedi, autrement, j’aurais participé à cette initiative Au demeurant, j’ai effectivement exprimé publiquement mon soutien à cette marche. Toute action qui va dans le sens de l’appel au changement est la bienvenue. Aujourd’hui, nous n’avons pas le luxe de sélectionner entre une action qui serait optimale et une autre qui le serait moins. Et le devoir de tout un chacun qui appelle au changement est de la soutenir indépendamment de l’orientation idéologique ou des supputations sur les forces qu’il y aurait derrière. Moi, je retiens uniquement cette idée claire, nette et précise : il y a un parti politique autorisé qui dit moi j’organise une marche pour soutenir l’idée du changement, par conséquent, je lui apporte mon soutien.

-N’avez-vous pas l’intention de capitaliser cette dynamique en faveur du changement par la création d’un parti politique ?

Au jour d’aujourd’hui, je ne crois pas qu’il soit utile de perdre son temps à vouloir créer un parti politique. Il faut une innovation en matière d’organisation du travail politique, une innovation en matière d’instruments du changement et un pari sur les nouvelles forces. Il faut investir dans les NTIC puisque, pour le moment, nous n’avons pas d’autres moyens. Beaucoup de gens disent oui, mais ceux qui ont accès aux NTIC sont peu nombreux. Toujours est-il que les gens qui ont accès aux NTIC sont un intermédiaire entre l’idée que nous lançons et la masse qui va la recevoir. Il n’est pas nécessaire que toute la masse accède à Internet pour pouvoir faire passer des messages.

-Comment avez-vous vécu personnellement la chute de Ben Ali en Tunisie ? Pensez-vous que la «contagion démocratique» puisse se produire sous nos latitudes ?

Je dois avouer que je ne m’y attendais pas en ce moment. Je profite de cette occasion pour exprimer ma solidarité avec le peuple tunisien. Mais je ne peux pas aujourd’hui parler de «contagion démocratique» mais de «contagion de révolte». Est-ce la voie vers la démocratie ou la voie vers la récupération de la révolte ? Les mesures prises jusqu’à ce jour dans ce pays frère vont plus vers la récupération. Nous espérons que la sagesse prendra le dessus et que la révolte des Tunisiens puisse converger vers une révolution. C’est-à-dire la mise en place d’un système démocratique conduit par les Tunisiens et au bénéfice des Tunisiens. J’estime en tout cas que cette contagion va toucher l’Algérie, parce que les conditions de la révolte sont réunies chez nous. Et notre travail consiste précisément à rassembler les forces du changement pour créer les capacités de négociation et de proposition afin de contenir la révolte et la faire converger vers la révolution, c’est-à-dire l’instauration de la démocratie.

Mustapha Benfodil

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17 Commentaires sur cet article
  • Rédaction LQA
    22 janvier 2011 at 12 h 00 min -

    Il a animé une Conférence-débat à Oran
    Sid-Ahmed Ghozali : “Je crains un tsunami politique en Algérie”
    Par : DJAMILA L., Liberté, 22 janvier 2011

    L’ex-chef du gouvernement a choisi à nouveau Oran pour s’exprimer sur l’actualité politique de l’heure, notamment la Révolution tunisienne et son impact sur la région, en rencontrant des citoyens, des représentants de partis politiques et la presse au sein du local de la LADDH. Invité par l’association Civic d’Oran, le conférencier s’est exprimé sur ce que les médias appellent Ia “Révolution du Jasmin” et le départ de l’ancien homme fort de la Tunisie, Ben Ali, au terme d’un mois de manifestations de la population tunisienne. En s’interrogeant sur ce qui peut se passer prochainement en Tunisie, Ghozali estime qu’il est bon de décortiquer les causes de cette révolution et d’en livrer sa propre lecture : “En apparence, le peuple tunisien s’est révolté ! Et là, il faut se rappeler la fin du règne de Bourguiba en 1987, qui, trop malade, a vu son entourage accaparer le pouvoir. Et Ben Ali, pour sauver le système, a sacrifié Bourguiba.”
    Et de suggérer aussitôt que la Tunisie se retrouve dans le même schéma aujourd’hui, avec le départ précipité de l’ex-président Ben Ali et de sa famille. Pour l’ex-chef du gouvernement, la population et plus particulièrement la classe moyenne tunisienne a atteint un seuil intenable d’agacement, de mécontentement et d’exaspération provoqué par la corruption, la dilapidation des biens par la famille et les proches de Ben Ali et de son épouse. Plus loin, l’intervenant fait un parallèle avec la situation algérienne, tout en rappelant qu’octobre 1988 avait été initié par le pouvoir. “Ce qui se passe en Tunisie nous rappelle vraiment octobre 88. Le processus initié à l’époque n’avait pour seule finalité que de donner une virginité au système. Et les apprentis sorciers ont déclenché cela et ça leur a échappé. On est entré ensuite dans une phase de chantage avec, si nous partons voilà ce qui vous attend avec l’islamisme”, expliquera l’orateur. Poursuivant son analyse, Sid-Ahmed Ghozali va plus loin dans les comparaisons, en affirmant, en des termes à peines voilés, qu’aujourd’hui aussi l’Algérie et le régime se situent dans une phase de fin de règne et de déclarer : “Est-ce que ce qui se passe en Tunisie ne va pas donner des idées, la virginité de 1991 a été usée par l’opacité. Et le fossé qui s’est creusé avec la population, et de vouloir s’en donner une autre maintenant à la tunisienne. Mais il y a une chose qui, pour ma part, me paraît certaine, il est possible aujourd’hui que ce qui se passe en Tunisie aide l’opinion à sortir de la fatalité qui fait croire à beaucoup que ce pouvoir est indétrônable.” Et de poursuivre sur les répercussions de la Révolution tunisienne : “si cela contribue à faire réveiller les consciences, ce n’est pas improbable et ce sera une réussite.” Car pour celui qui s’était défini comme un harki du système, il est clair, dira-t-il, que “l’incivisme du régime antisocial ne peut produire du civisme. Quand on constate que le système est mauvais, l’erreur est de vouloir s’obstiner à le pérenniser.
    Depuis 2004, le système est décidé à ne plus changer, maintenant nous n’avons plus le choix même si je ne crois pas au changement dans le désordre ; le désordre risque de s’imposer.” Et de confier qu’il craint un tsunami politique. Lors des débats, Ghozali a été quelque peu bousculé par des intervenants qui lui reprochent, à l’instar d’autres hommes politiques, d’avoir attendu d’être poussé en dehors du système pour se mettre à parler et critiquer le régime. Ce à quoi, et de manière non moins virulente, se défendra Ghozali en rappelant que c’est parce qu’il parlait et s’exprimait qu’il fut révoqué du gouvernement et qu’il choisira même de démissionner pour avoir dit ses vérités sur la mort de Boudiaf.




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  • Si Tchad
    22 janvier 2011 at 12 h 16 min -

    « …il fut révoqué du gouvernement et qu’il choisira même de démissionner… »

    Au mois il est constant lui: il a toujours pris les gens pour des c….etre revoqué puis « demissionner » ensuite…Ca s’appelle « retard à l’allumage » ou « du nif bouché par l’ambition »…

    M. SAG: SAG suffit les betises…

    Si Tchad




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  • mouhoub
    22 janvier 2011 at 13 h 01 min -

    A Monsieur Benbitour

    D’abord permettez-moi d’exprimer ici toute ma sympathie pour vous.
    Vous êtes l’un des rares ministres qui a osé. Votre analyse trouve ici toute ma compréhension et je vous approuve. Seulement votre vision, si noble soit-elle, est un peu, a mon avis, utopique car elle aurait été valable si on avait affaire à un régime civilisé. Vous savez mieux que moi que ce régime de malfaiteurs compte sur ses forces de repression avec l’appui tacite des puissances étrangères pour leurs interêts.Il faut s’attendre, je le crains, à un bain de sang pour venir à bout de ces sauvages carnivores et charognards qui nous ont volé les armes et l’argent. Sincères salutations un simple citoyen.




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  • barhim
    22 janvier 2011 at 13 h 40 min -

    M.Benbitour l’algerie va tres mal et ca ne date pas d’aujourd’hui , tous les algeriens le savent, il fallait dire tout cela du temps ou vous etiez chef du gouvernement , il fallait aussi demissioner ! aujourd’hui la vrai opposition c’est le peuple ,il n y a pas d’elements saints du pouvoir le changement radical viendra du peuple opprime humilie et assassine par ces criminels ,le changement se fera comme en roumanie ,comme en tunisie nous ne voulons pas un changement pour FARINA ,ZIT ET SUCRE ,un changement ou nous recupererons NOTRE SAHARA ET DISONS AUX IMPERIALISTES/SIONISTES AMERCAINS DEGAGEZ ,un changement ou tout algerien peut s’exprimer librement ,peut manifester pacifiquement ,un changement ou les policiers et militaires ne seront pas plus que des fonctionnaires dans leur caserne et non un outil dans les mains du pouvoir pour mater son peuple.
    M.Benbitour ,Belaid abdeslam aussi l’avait dit avant vous qu’il etait  »khodra fouk aacha » mais il etait trop tard ,puis ghozali aussi l’avait avoue qu’il etait mercenaire trop tard aussi …laisser le peuple libre qui n’a pas besoin de parti deraciner pour toujours les bouteflika ,tous le clan de tlemcen (a l image des trabelsi) ,les generaux criminels , les mercenaires policiers et aussi les democrates khobzistes.




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  • LEMDIGOUTI
    22 janvier 2011 at 15 h 08 min -

    Cher @barhim, je suis tout à fait d’accord avec toi. Mais il faut aussi qu’un comité de salut public ou qu’un comité de coordination composé de plusieurs personalités ou d’organisation non affiliés au pouvoir ou je ne sasi quoi se constitue. Sinon c’est la faoutha (l’anarchie). Il faut un socle rassembleur sinon cela va être comme en Tunisie où on ne voit pas pas apparaître une « relève » organisée crédible.




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  • Karim Merouane
    22 janvier 2011 at 17 h 29 min -

    Les services diplomatiques parallèles de la CIA, le fameux « club safari » encore actif sous la braise, a pris tout le monde de court par cette révolution du jasmin en Tunisie, principalement les services français et même Hillary Clinton, puisque cette dernière lors de sa visite au Yémen, avait cité pour la première fois le nom du gendre de l’ancien tyran, Sakhr El Matri, comme probable successeur, et cela juste quelques jours avant la fuite de Ben Ali.

    À vrai dire, même les européens ont été menés en bateau jusqu’à la dernière minute, et ce n’était pas fortuit politiquement et historiquement, particulièrement pour la France, une manière de couper les derniers fils qui la relie à ses anciens territoires.

    Sarkozy s’entoure de mauvais conseillers lui suggérant de nouveaux idiomes politiques tels que « dictature bénigne » ou « l’internet civilisé », il aurait du réviser la feuille de route de Franceafrique toujours posée sur le bureau de l’Élysée pour chaque président de passage, afin d’initier une nouvelle république libérée de ses cadavres cachés dans ses placards et garantir avec un cigare son premier mandat du premier président de la sixième république française en coupant les câbles lui-même au lieu de laisser les américains le faire derrière son dos.

    Bien sur, quand je dis Sarkozy, je veux dire indirectement, une partie du fameux club safari qui le soutient, même ce dernier est atteint de gérontocratie compétitive, comme Bouteflika leur ancien joueur qui joue toujours avec un chien de garde américanisé depuis 92, vieillissant aussi, issu du terroir de Guenzet. On peut supposer qu’Abou Al-Abbas Ahmed Belkadi doit se retourner dans sa tombe, vu que ce terroir et région de liberté fussent son QG dans le temps contre l’oppresseur proxénète turc.

    En ce début 2011, le peuple tunisien n’avait pas raté l’occasion légitime qui a fait le larron du club, en balayant les anciens relais de la diplomatie parallèle. Une chose est sûre, une démocratie molle, mais réelle, est mieux qu’une dictature sanglante. À prendre ou à laisser.

    On dit qu’un courant d’air ne peut éteindre une bougie, mais peut tuer un homme.
    En ce qui concerne le monde arabe, disons que le coup de vent a brisé la petite fenêtre de Tunisie, laissons l’aération faire son effet dans cette cosmogonie arabe et islamique, c’est irréversible. Le glas a sonné. Préparez-vous à la révolution.




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  • Ait Mohand Ouwidir
    22 janvier 2011 at 18 h 03 min -

    Votre « analyse » ne nous dit pas ou ne fait pas ressortir trés clairement QUI est derrière ce « phénomène de contagion démocratique (qui) va toucher l’Algérie…(!?)

    Pouvez-vous nous éclairer, un tant soit peu, sur les FORCES occultes who are driving now and nowadays cette force cynétique et cinématique de ce souffle nouveau qui frappe de plein fouet les pays du magreb ? Et le reste des pays arabes trés bientôt…

    Ne faut-il pas voir, ici, le même « phénomène » qui s’est déroulé pour l’écroulement de l’empire communiste ? La chute du mur de Berlin, de la Roumanie de Ceaucescu et présentement de la Tunisie de Ben Ali….. la suite vous la connaissez, n’est-ce pas ! Parlez-nous de cette dynamique de fond, là, qui est en train d’éradiquer ces dictatures gérontocratiques, pas de ce qui est en train de se mijoter à la surface…..

    Dites-nous ce qui se passe DERRIERE L’ECRAN DE FUMEE my dear…!!!

    Car LA VERITE EST TOUJOURS AILLEURS….. et vous le savez parfaitement et même….. mieux que tout le monde !

    Alors pourquoi continuer de mentir ainsi au PEUPLE ALGERIEN ??? Pourquoi ya Si BENBITOUR ???????????

    KHAF MOULAK ya Si Mohamed !!!




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    22 janvier 2011 at 18 h 49 min -

    Messieurs Benbitour et SAG, ne pensez-vous pas que l’on vous a assez vus et expérimentés, pour savoir que vous ne croyez pas en ce que votre langue fourchue ou votre plume à moins que ce ne soit les touches du clavier, manifestent ?
    Cessez de croire que vous seriez des Messies, sans lesquels le « bon Ghachi » serait voué à la Faoudha…
    Heureusement, et il serait juste de vous en convaincre définitivement, et de relayer le Message à ceux qui vous actionnent et souhaitent jauger l’opinion publique, férue de lectures de quotidiens nationaux pour être formatés, avant de vous noter, pour voir si vous pourriez être l’alternative à Bouteflika, que vous n’êtes sincèrement pas fait pour remplacer qui que ce soit, car vous n’êtes ni probes, ni surtout clairvoyants, ni n’avez aucune dimension de celle qui fait des « commis de l’État », vos états de service, l’un est l’autre sont à ce fait à votre charge et nullement à votre crédit, qui puisse faire de vous des chefs d’État, et comme roues de secours, vous n’avez pas l’expérience d’un Ghanouchi, d’un Ouyahya, ou d’un Belkhadem, car outre quelques diplômes, la qualité d’homme d’État distingue parmi les responsables politiques d’un pays ceux qui sont réputés avoir l’envergure de diriger l’État, ou ceux qui le dirigent effectivement. Ce qualificatif est aujourd’hui souvent mélioratif, et vise à souligner la capacité de l’homme d’État à s’élever au-dessus des divisions partisanes pour rechercher le seul bien commun, ainsi que l’acuité de sa conscience de ses propres responsabilités. Évoquant le souvenir de Charles de Gaulle, René Rémond explique ainsi à son propos : « lui aussi a oscillé entre l’aspiration à l’unanimité nationale et l’obligation de devenir le chef d’une fraction contre une autre. Seuls, sans doute, les politiques qui ont l’étoffe d’un homme d’État connaissent ce partage. Au politicien tout est simple, et il ne se pose pas tant de question. »[René Rémond, 1999, La politique est-elle intelligible? Editions complexes, p. 80]

    Pour vous en convaincre, je vous invite à lire ou relire, Machiavel, qui certainement doit se trouver dans votre bibliothèques ou sur les étagères du DRS, qui peut-être, sait-on jamais vous commissionne, ou vous jauge, pendant que vous croyez être « présidentiable »:
    « Il ne faut pas que l’on m’impute à présomption, moi un homme de basse condition, d’oser donner des règles de conduite à ceux qui gouvernent. Mais comme ceux qui ont à considérer des montagnes se placent dans la plaine, et sur des lieux élevés lorsqu’ils veulent considérer une plaine, de même, je pense qu’il faut être prince pour bien connaître la nature et le caractère du peuple, et être du peuple pour bien connaître les princes. » — Nicolas Machiavel, Dédicace du Prince à Laurent II de Médicis.

    Fortuna et Virtù, deux notions indépendantes à l’origine de l’action politique ?[modifier]

    Si la Fortuna est une nécessité extérieure à laquelle il faut généralement répondre dans l’urgence. Cela illustre la part d’imprévisible avec laquelle les acteurs politiques doivent composer. Aussi l’action politique ne saurait se ramener uniquement à l’imposition d’une volonté, même la plus déterminée ; les intentions ne suffisent pas et la réussite de l’action politique suppose donc quelque chose de plus que la volonté. La fortuna dicte sa loi à ceux qui abdiquent devant elle et ne lui opposent rien : « Là où défaille la virtù des hommes, la fortuna porte ses coups les plus efficaces ». « Je juge qu’il peut être vrai que la fortuna soit l’arbitre de la moitié de nos actions, mais aussi que l’autre moitié, ou à peu près, elle nous la laisse gouverner ».
    La virtù est l’autre versant de la pensée de l’action politique. Elle doit avant tout être comprise comme la capacité d’imposer sa volonté à la fortuna. Aussi, la virtù des acteurs politiques ne renvoie pas directement à leur caractère vertueux mais plutôt à leur vaillance, à la qualité avec laquelle il aborde la fortuna et essaye de la maîtriser. C’est la souplesse plus que la rigidité; la virtù implique que les acteurs politiques sachent avant tout s’adapter aux circonstances. Ainsi Machiavel recommande une conduite pragmatique de l’action politique ; une conduite qui sache adapter l’action politique à la contingence des circonstances. L’analogie du fleuve déchaîné et des digues explique que la fortuna « montre surtout son pouvoir là où aucune résistance n’était préparée » (cf. Le Prince, chap. XXV). La fortuna sans virtù est à l’image de la nature non maîtrisée (cf. Discours sur la première décade de Tite-Live, III, 12). Le rôle de la virtù est donc de prévoir les catastrophes, de les prévenir.

    Or, dans toute votre action et lorsque nous jaugeons votre parcours, et pourtant Allah sait que vous avez été bénis par la fortuna, vous avez accouché de …. souris, l’un  » d’élections propres et honnêtes », qu’il n’a même su ou pu défendre, l’autre, d’avoir simplement servi de courroie de transmission de données aux proconsuls du FMI, pour mettre notre pays sous ses fourches caudines.
    Le seul service que vous puissiez rendre tous deux à l’Algérie, c’est de vous mettre définitivement en touche, et d’écrire vos mémoires, et méditer sur vos erreurs, profiter de votre sinécure de retraite flamboyante, d’ex premiers ministres, et enfin, de faire votre Mea Culpa, en attendant de faire bénéficier vos familles, vos étudiants de quelques unes de vos « recettes », pour durer auprès des médias.




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  • aboudouma
    22 janvier 2011 at 21 h 16 min -

    AIT mhand

    Votre « analyse » ne nous dit pas ou ne fait pas ressortir trés clairement QUI est derrière ce « phénomène de contagion démocratique (qui) va toucher l’Algérie…(!?)
    Pouvez-vous nous éclairer, un tant soit peu, sur les FORCES occultes who are driving now and nowadays cette force cynétique et cinématique de ce souffle nouveau qui frappe de plein fouet les pays du magreb ?

    reponse:
    Je crois qu’il ne faut pas trop demander à cette personnalité surtout si les questions que vous posez, certes importantes, trouvent leurs réponses dans l’actualité et toute l’activité politique économique du monde :
    -ce qui fait chauffer la marmite au Maghreb est un manque, à des degrés divers et selon les pays, flagrant de liberté et de démocratie
    -les échecs des politiques économiques, culturelles et sociales font encore accentuer cette soif de liberté et de démocratie
    -la possibilité pour les citoyens de comparer leur quotidien avec celui des autres …européens, arabes et ….maghrébins
    D’un autre côté, et après la disparition de la bipolarisation, une dynamique de démocratisation du monde à être enclenchée avec l’émergence de la mondialisation: pour une fois, les capitalistes réalisent que l’essor économique et commercial ne peut être atteint ans un monde dont plusieurs parties sont encore soumises a régimes de dictature et a des privations des libertés.
    Cela s’est traduit par une révolution au niveau du droit international: le sacro-saint principe de la souveraineté nationale et celui de la non ingérence dans les affaires intérieures des pays ont subi un grand revers….D’autres principes plus libéraux et plus démocratiques dont la fameuse ASSISTANCE A PEUPLES EN DANGER sont arrivés à s’imposer …….les dictateurs ont vu leur marge de manœuvre se réduire à une peau de chagrin…..beaucoup ont passé l’éponge pour être jugés et condamnés par leur peuple…..cerise sur la gâteau : la création du Tribunal Pénal International qui donne des nuits blanches aux despotes de tous bords dont les généraux qui écrasent l’Algérie

    Ces deux facteurs, le premier endogène et le second exogène, expliquent la poussée de fièvre libératrice qui secouent notre région.




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  • Nasr-Eddine
    22 janvier 2011 at 21 h 44 min -

    Les Tunisiens l’on bien compris et continue à manifester pour ça: éradiquer le système et les personnes qui l’on servi.

    M. Benbitour est issu du système algérien. A bon entendeur salut.




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  • depassage
    22 janvier 2011 at 22 h 46 min -

    Bonsoir,
    A Mr Ahmed Benbitour:
    C’est très bien tout ça du moins sur papier, car la question essentielle demeure.
    -Comment rendre opérationnel votre processus?
    Vous n’avez tout de même pas la naïveté de croire que les tyrans actuels vont vous laisser faire…
    Merci de bien vouloir vous donner la peine de me répondre…
    Salutations




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  • hichem
    23 janvier 2011 at 0 h 09 min -

    Arrêtez ,c’est du n’importe quoi.Aujourd’hui ,nous avons besoin de tout le monde si nous aspirons réellement à un changement.Nous avons besoin d’un large rassemblement,la division du peuple est trop profonde.On a besoin de Benbitour ou de tout autre politique qui s’inscrit dans cette perspective.Oublions nos différences et unissons nous pour une fois dans notre histoire pour semer cette graine du renouveau.On suffoque ,l’air est irrespirable,le temps n’est plus à la parlote,nous voulons l’action.




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  • Djamal Si Hand
    23 janvier 2011 at 2 h 01 min -

    Salut tout le monde,
    Je me permis de donner un avis de plus , quoique ce n’est pas ce qui manque. Je crois dur comme fer que la solution existe. Ce qu’il faut faire pour la trouver c’est d’élargir un peu plus notre champ de vision politique.
    On a trop parle sur la misère du peuple et sur ses aspirations, on a parle sur cette mafia au pouvoir avec sa face dévoilée (le groupe de la présidence) et celle non dévoilée (le groupe de la police politique). On a parle aussi de cette classe politique multiple avec une majorité absolue a droite. On a parle de cette classe intermédiaire entre le bas et le haut et qu’on nomme communément les barons de la rente. Permettez moi chers compatriotes de vous rappeler une vérité que d’une manière ou d’une autre a été négligé.
    J’ai parle tout a l’heure des deux faces, cachée et apparente de notre pouvoir. On savait depuis toujours que derrière eux il y a des forces étrangères qui les soutiennent, donc, s’il y a bien une solution elle ne peut pas venir de ces deux faces mais il faut bien la chercher du coté de ces forces extérieures qui les agites et qui les protégés.
    Etant donne que l’Algérie fait partie d’un ensemble mediterranean en générale et du monde arabe en particulier. Les grandes puissances de ce monde sont très connectées sur cette partie de la terre, et ce pour des raisons évidentes.
    Jetant un coup d’oeil sur la partie orientale de cet ensemble. Israël en bon leader domine sans partage cette partie du moyen orient exception faite pour le « problème iranien et son relais le Hizboullah » et a un degré moins le Hamas palestinien. Il va sans dire que ces trois acteurs créent réellement des « problèmes » et qui sont considérés comme de réelles menaces pour l’existence d’Israël en tant tel. Les USA en bon gendarme vieil au grain et ils font tout pour que ces trois acteurs soient considérés comme étant des « usines de terrorisme » et donc il faut les éradiquer. La vérité c’est que l’Iran par exemple et le seul état musulman qui échappe au contrôle des puissances occidentale. Ce n’est pas la bombe atomique iranienne qui les déranges réellement mais c’est plutôt leur politique extérieure, qui consiste a profiter au maximum des richesses de ce monde Arabe, tout en opprimant les idées de respect des libertés et émancipation de la personnalité musulmane en générale et Arabe en particulier, qui risque d’être remise en cause. Dans cet état de fait, on a appliques tellement de stratagèmes qui consiste a brouiller les pistes et a voiler la vérité. Justement, « le syndrome chiite », « un état terroriste », pour l’Iran et « organisation terroriste » pour le Hizboullah et le Hamas, étaient des fausses images qu’il fallait véhiculer sur ces trois acteurs pour les discréditer devant l’opinion internationale.
    Et pour réussir leur sale besogne, il y’avait pas mieux, que de faire participer les pays de la région a leur têtes l’Arabie saoudite et l’Egypte. Pour continuer mon analyse, je me pose quelques questions.
    Depuis quand on a entendu parler de « chia » et de « chiite »? exactement depuis que l’Iran a décidé de fuir le cercle des « pays contrôlés », c-a-dire depuis le renversement du shah.
    Depuis quand on a entendu parler « d’organisations terroristes islamistes »? depuis qu’une élite des ces peuples commencent a diffuser leurs propres idées de liberté et de prospérité.
    Pourquoi les régimes arabes ont peur d’un Iran puissant? parce qu’il symbolise la liberté et émancipation de leur peuples. Parce qu’il va assurer aux peuples arabes une protection au nom de l’islam et au nom du voisinage. Mais tant que les gardiens du temple israélien, l’Egypte et l’Arabie saoudite veillent au grain, Israël reste intouchable. L’Iran a bien compris que tant que Israël existe, la république iranienne est menace dans son existence, et depuis, il a pris le « taureau » par les cornes.
    Pour revenir a notre sujet, je dois dire que la solution pour l’Algérie ne doit pas se limiter a notre territoire mais bien plus que ça. Les forces vives de la nation que ce soit a l’intérieur ou a l’extérieur du pays doivent prendre en compte « la donnée tunisienne ». Je crois que notre salut nous viens de la Tunisie et il passe par la Tunisie. Que toute solution en dehors de cette donnée est vouée a l’échec.
    La Tunisie ne peut pas réussir sans l’Algérie et c’est vice-versa.
    Une Algérie forte et une Tunisie forte vont forcées le respect du Maroc.
    Une ligue Arabe avec deux ou trois pays forts vont faire le reste du ménage. Et c’est seulement a partir de ce moment que pourra parler d’un monde arabe qui nage dans la prospérité.
    Ça sera un énorme gâchis si on laisse la Tunisie seule, le cas échéant, on gagnera un pays instable a nos frontières, un labo a ciel ouvert pour toutes les forces du mal et une durée de vie encore plus longue pour notre régime.

    Djamal, Virginia
    Salam




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  • samir5692
    23 janvier 2011 at 6 h 50 min -

    avec tout mes respects à monsieur Benbitour, mais je tiens à dire qu’en premier lieu, vous vivez vous aussi à des années lumières du peuple algérien. votre analyse ne serait être judicieuse que si elle prend en compte les réelles difficultés du pays; parler d’un nombre élevé de compétences, d’infrastructures de base à travers tout le pays, de possibilités agricoles…témoigne de votre incapacité à admettre que l’Algérie est chaos. tout a été mis chaos, l’Algérie ne dispose pas d’autant d’atouts. par ailleurs, compter sur des ex-sénateurs et ex-ministres pour nous sortir de cette impasse, revient à dire qu’il n’est pas envisageable d’apporter un sang neuf et que nous demeureront dans un schéma archaïque à l’algérienne qui a prévalu jusqu’ici. proposons d’élever le débat en partant d’un véritable constat qui prend en compte les véritables problemes qui se posent à l’Algérie et à son peuple et en comptant sur des habilités et des compétences dotées d’un esprit ouvert.




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  • liberté
    23 janvier 2011 at 12 h 43 min -

    Mr Benbitour,

    Le vrai probléme de l’Algérie c’est le DRS du général Tewfik Mediene.Pour moi Bouteflika n’est qu’une marionnette.Celui qui tient le pouvoir en Algérie c’est le DRS. Votre discours ne sera crédible que lorsque vous prendrez de la distance avec le DRS. Je trouve que vous n’avez pas du tout rompu avec le DRS avec vos autres copains tels que Said Sadi,Sid Ahmed Ghozali,Louisa Hanoune,Belkhadem,Ouyahia,Sidi Said etc……….

    Les vrais opposants au DRS sont Ali Benhadj,Ait Ahmed,Abdelhamid Mehri,Mohamed Harbi,Djamel Benchenouf,Sidhoum,Mourad Dhina,Samraoui,Anwar Haddam,Souadia,Lahouari Addi,Larbi Zitout,Ali Yahia Abdennour.




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  • amine
    23 janvier 2011 at 14 h 58 min -

    A un certain moment j’ai eu une toute petite estime pour M. Benbitour. Je dis petite car il a servi le système en place et je pense même qu’il continue à le faire. Mais depuis qu’il a préfacé les mémoires d’un certain Khaled Nazzar « El djazzar », je ne lui accorde aucun crédit.

    Hier sur le journal El-Watan, il a dit en substance que qu’il est disposé à devenir président alors que le changement ne s’est même pas encore fait. Il se voit déjà à la haute marche. C’est vous dire l’ambition du pouvoir de la part de ce bonhomme.

    Le drame dans ce pays c’est que likari chouiya il se prend pour le dépositaire de la science infuse et qu’en dehors de ses idées rien n’est valable. Or, on ne peut pas être omniscient ni omnipotent, encore moins omniprésent. A chacun son domaine et ses limites. A lire M. Benbitour, tous doit passer par lui, sans cela ça ne peut pas aboutir…Il me fait penser à Messali Hadj et les 22 héros de la révolution algérienne. Le résultat on le connait tous.

    La feuille de route qu’il préconise peut être valable mais il peut y avoir beaucoup d’autres feuilles de route avec la même finalité sauf que la méthode pour y parvenir diffère.

    Le FFS par exemple, appelle depuis longtemps à la mise en place d’une assemblée constituante. L’idée est aussi bonne car elle repose sur un principe fondamental à savoir faire représenter toute la société civile. Donc toutes les sensibilités politiques et idéologiques car une bonne constitution c’est le socle majeur, c’est la loi fondamentale à partir de laquelle on peut bâtir les institutions républicaines et leur garantir leur pérennité.

    Pour le surplus, je pense que M. Benbitour est adoubé par la casquette, sinon il ne pourra jamais s’exprimer ainsi et n’aura même pas le droit de citer, à l’instar de Benflis, l’ex-premier ministre sous bouteflika. Ce dernier a été lâché par tous les clans du système mafieux qui nous gouverne. Quant à Benbitour, il appartient à un clan que je ne connais pas mais en tous cas pas celui de fakhamatouhou. Peut-être celui de Nazzar, allez savoir.

    Je termine par « Bla bik, dzair tweli intik » « Mala roh khtina kbal mandoro 3lik »

    El Hor, l’amazigh, le libre




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  • LEMDIGOUTI
    24 janvier 2011 at 16 h 10 min -

    Le jour où on rencontrera Monsieur Benbitour dans une manifestation de rue en criant des slogans anti régime, on pourra alors dire qu’il a versé dans l’opposition. Pour l’instant, il reste dans l’analyse de la situation politique et économique de pays. J’ajouterais à l’attention de Monsieur Benbitour que le peuple Algérien n’est pas encore à la recherche d’un Président mais d’abord et avant d’un changement du régime. C’est çà l’urgence. Le changement de régime, on ne pourra l’obtenir qu’à partir de la rue pacifiquement mais énergiquement. Discuter dans des réunions restreintes avec tel ou tel individu, c’est bien mais ce n’est pas la bonne manière quand la solution c’est la REVOLUTION, c’est à dire le changement radical de la gouvernance. Après, une fois que la constituante aura redéfini les choses, posé les fondements de l’alternance et de l’Etat de droit, chacun pourra alors prendra son bâton de pèlerin politique pour descendre convaincre les citoyens avec son programme économique et social. Il ne faut pas se tromper « d’urgence ».
    Cela n’enlève en rien le respect que je dois à Monsieur Benbitour, homme honnête connu de tous, combien même il a eu des hauts postes de responsabilité dans ce régime autocratique.




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  • Congrès du Changement Démocratique