Édition du
25 March 2017

La révolte de notre jeunesse et la Révolution Tunisienne : analyse du DRS

Contribution : MOHAMED-CHAFIK MESBAH AU SOIR D’ALGÉRIE
«Les pouvoirs publics sont déconnectés de la réalité sociale»

Le Soir d’Algérie 22 janvier 2011

Mohamed-Chafik Mesbah, auteur de l’ouvrage Problématique Algérie (Editions le Soir d’Algérie ), a bien voulu apporter, dans nos colonnes, son analyse des émeutes récemment intervenues en Algérie.

Le Soir d’Algérie : Etait-il possible de prévoir les émeutes récemment intervenues en Algérie ?

Mohamed-Chafik Mesbah : Depuis de nombreuses années, des émeutes récurrentes ont frappé différentes localités du pays à travers des mouvements de contestation sporadiques et circonscrits, suscités, en général, par des revendications d’ordre socio-économique, mais touchant, dans leur ensemble, à la qualité médiocre de la gouvernance publique. Considérant que ces mouvements sporadiques n’avaient pas vocation à s’agréger en se fédérant dans un mouvement de contestation de dimension nationale, les pouvoirs publics ont accordé au phénomène une attention négligente. Toutes choses étant égales par ailleurs, il suffisait, pourtant, pour apprécier, correctement, le phénomène, de se référer aux situations similaires en Amérique latine – certes, dans les années 70 – où des émeutes identiques, tout aussi sporadiques et circonscrites, avaient débouché sur des mouvements de contestation nationale qui ont défait les dictatures militaires latino-américaines. Les émeutes qui viennent de secouer le pays démontrent, à l’évidence, qu’un mouvement de contestation peut se dérouler, au même moment, sur tout le territoire national. Il faut s’interroger, plutôt, comment ces émeutes pourraient se transformer en un mouvement de contestation susceptible de provoquer un changement de régime, c’est-à-dire un processus révolutionnaire comme en Tunisie.

L’ensemble de la population n’est pas sortie dans la rue…
Dans l’absolu, oui. Ce sont, en effet, des groupes de dizaines, parfois de centaines, de jeunes âgés de moins de vingt ans, mineurs à l’occasion, qui sont sortis dans la rue. Les émeutes ont touché l’ensemble du territoire national mais sans exercer d’effet d’entraînement sur le reste de la population. Il n’en reste pas moins que le reste de la population, tout en se démarquant des actes de violence, n’a pas contesté le bien-fondé des slogans scandés par les jeunes manifestants. La lucidité politique commande, à cet égard, de ne pas se tromper de diagnostic. C’est la réalité sociale dans sa globalité qu’il faut observer. Les pouvoirs publics semblent, pourtant, se cantonner au constat d’un mouvement de foule circonscrit à des groupes de jeunes manifestants qui ont pu se défouler. Erreur fatale pour demain !

L’hypothèse d’une manipulation est à exclure ?
Pour l’heure, ce qui est établi, c’est la simultanéité des émeutes sur l’ensemble du territoire national ainsi que leur arrêt tout aussi simultané, presque. Il est même curieux que des localités du grand Sud – Tamanrasset, Adrar… –, traditionnellement épargnées par les mouvements de contestation, se soient jointes aux émeutes. Est-ce un pur phénomène de mimétisme social ? La question ne trouve pas encore de réponse convaincante. Ceux qui avancent l’hypothèse de la manipulation pensent, en réalité, à plusieurs scénarios qui peuvent être ramenés à deux variantes principales. Dans la première, ce seraient les lobbies d’affaires opposés aux mesures gouvernementales visant à l’instauration d’une certaine transparence des activités économiques – selon l’objectif officiel affiché – qui auraient suscité les émeutes pour préserver leurs intérêts et obliger les pouvoirs publics à se déjuger. Certes, ces lobbies d’affaires existent et disposent de leviers économiques puissants. Peuvent-ils, cependant, produire l’effet qui vient de se vérifier à travers les émeutes que le pays vient de connaître ? La réponse est moins évidente. Cela ne semble pas aussi simple, à moins que ces milieux d’affaires ne soient en connexion avec des centres de pouvoir masqués ou des organisations politiques encore non apparentes. Dans la seconde variante, les émeutes seraient le reflet d’une lutte sourde entre clans en présence au sein du régime avec pour arrière plan la succession envisagée à terme rapproché du président Abdelaziz Bouteflika. Certes, les enquêtes engagées par les services de renseignement contre la grande corruption ont fini par entacher des personnalités proches du chef de l’Etat nourrissant, d’autant, l’exaspération de la population contre la dilapidation éhontée des deniers publics. Certes, les déclarations officielles du ministre de l’Intérieur contestant les mesures économiques du Premier ministre pourraient laisser croire que la cohésion gouvernementale, en rapport avec cet enjeu de la succession, est mise à mal. Certes, les insinuations du secrétaire général du FLN, lequel suggère l’existence d’intentions nuisibles à la personne même de Abdelaziz Bouteflika, pourraient suggérer que ce sont des parties au pouvoir qui sont, expressément, ciblées. Bref, il est possible d’imaginer que la guerre de succession soit déjà ouverte. C’est, cependant, la problématique de fond qui importe le plus, celle qui concerne l’usure du système de gouvernance, dans sa globalité. Autrement, sur quelle donnée irréfragable s’appuyer pour affirmer qu’il s’est agi de délivrer «un coup de semonce» destiné au clan présidentiel ou de faire annuler les décisions économiques désavantageuses du gouvernement ?

Faut-il suivre les pouvoirs publics lorsqu’ils ramènent l’origine des émeutes au seul renchérissement des produits alimentaires ?
Le renchérissement des produits alimentaires de base est vécu à l’échelle familiale plus qu’à l’échelle individuelle. Ce renchérissement du prix a, probablement, constitué un prétexte. Ce qui prédominait, plutôt, chez ces jeunes manifestants, c’est une immense rancœur contre un système de gouvernance qu’ils ressentent comme, foncièrement, hostile. Ces jeunes aspirent, en réalité, à une vie digne, grâce à l’obtention d’un emploi et l’accès aux loisirs mais, également – surtout pourrait-on dire – à travers les marques d’une réelle considération. Sans doute, cette rancœur a été encore plus ravivée par les chiffres colossaux sur les réserves en devises du pays sans cesse claironnés par les pouvoirs publics et les sommes colossales détournées dans les affaires de grande corruption que la presse a révélées. Ces jeunes manifestants, habités par une agressivité chronique, peuvent recourir aux stupéfiants pour noyer leur amertume. Ces manifestants autant que les postulants à la mort, les harragua, ne sont pas des marginaux au sens pathologique du terme. Ils sont le produit de dysfonctionnements avérés du mode de gouvernance de la société algérienne.

Ce mal-vie concernerait, seulement, cette frange désœuvrée de la jeunesse ?
Il faut avoir présent à l’esprit que les jeunes de moins de vingt ans représentent 60% de la population en Algérie, c’est parmi eux que le chômage sévit le plus. L’esprit de contestation qu’ils manifestent se retrouve, néanmoins, chez le reste de la population. Il n’est pas exagéré d’affirmer que la société algérienne est scindée en deux blocs. D’une part, la société réelle, la grande majorité de la population, en particulier tous «les laissés- pour-compte» tous âges confondus, qui peinent pour s’assurer les conditions d’une vie à peine acceptable. D’autre part, la société virtuelle, c’est-à-dire les appareils et institutions publiques avec les personnels responsables qui les peuplent, en déphasage chronique avec la société réelle. Cette cassure a trouvé à s’illustrer dans les épisodes ininterrompus de contestation de la gouvernance publique qui se sont déroulées et continuent de se dérouler à l’échelon local. Le taux d’abstention élevé enregistré dans les scrutins électoraux organisés depuis une décennie, en particulier les élections législatives et présidentielle, en est une autre illustration.
Comment le gouvernement a-t-il pu se méprendre sur l’impact prévisible des mesures économiques qu’il avait adoptées ?
Un manque de clairvoyance politique, au moins. Le déficit de maturité chez nos gouvernants est patent, un constat qui peut se vérifier dans tous les actes de gouvernance publique. Dans le cas d’espèce, l’objectif officiellement affiché, «tordre le cou» aux lobbies qui tirent profit du commerce informel, était, sans doute, louable. Mais la gouvernance publique ne consiste pas, seulement, à édicter des mesures de réglementation économique. La démarche doit être globale, autant que possible graduelle ou sélective, en embrassant tous les angles d’approche possibles, notamment politique et sociale. La démarche du gouvernement laisse croire que ni la réaction des lobbies d’affaires, ni la révolte des ménages n’avaient été envisagées. Le gouvernement a-t-il, comme il le laisse imaginer, voulu livrer une bataille donquichottesque à des lobbies puissants et agissants qui, notamment, contrôlent toute la distribution nationale de presque tous les produits agroalimentaires à travers le pays ? Bien informé celui qui discernera la part de cynisme de celle de l’ingénuité dans la démarche du gouvernement !

C’est le patriotisme économique inspiré par l’actuel Premier ministre qui est en cause ?
Pourquoi attribuer au Premier ministre, en propre, cette paternité dans un contexte constitutionnel où, en principe, il ne fait que coordonner, seulement, l’action gouvernementale, sans l’inspirer ? Quoi qu’il en soit, à s’en tenir à l’argumentaire officiel, ce n’est pas l’ancrage moral et politique du patriotisme économique qui serait en cause. Sans s’attarder sur le constat de tous les experts autorisés qui contestent l’existence d’une réelle politique économique gouvernementale avec visibilité sur le moyen terme, supposons que le patriotisme économique en soit une expression. Ce sont, alors, l’ingénierie et la maîtrise d’œuvre qui posent problème car ils souffrent de déficit manifeste de maturation. Le gouvernement fonctionne, en effet, en vase clos. Les partenaires économiques et sociaux ne sont pas, réellement, consultés. Les experts sont, rarement, sollicités. Le Parlement est, le plus souvent, réduit à un rôle de «chambre d’enregistrement ». En règle générale, les mesures de type administratif, au caractère unilatéral, se révèlent inopérantes et même contreproductives. Le constat de carence dépasse, cependant, le seul volet de la législation et de la réglementation économiques. Il se rapporte à la perte de compétence chronique qui frappe l’administration publique algérienne, tous niveaux confondus.

Avec les mesures d’apaisement prises par le gouvernement, l’épisode des émeutes est clos ?
L’épisode, pas le processus où le pays est engagé. Tous les sociologues du monde vous le diront, la fermeture de l’espace de contestation institutionnel aggravée par l’absence de canaux d’intermédiation conduit, inéluctablement, à une explosion. Quel appareil, en effet, pourra, indéfiniment, contenir le bouillonnement qui agite, en profondeur, la société ? La mauvaise gouvernance publique persistant, la situation ne pourra que s’aggraver en s’exprimant à travers des mouvements de contestation sociale de plus en plus puissants, peut-être de plus en plus violents. Nonobstant leur aspect populiste avec absence d’ancrage économique, les mesures d’exonération édictées par le gouvernement profitent, d’abord, aux lobbies d’affaires. Par ailleurs, l’emprisonnement de centaines de jeunes algériens risque d’exacerber la rancœur des jeunes plutôt que de la tempérer. Si les actes gratuits de vandalisme et de destruction ne doivent pas rester impunis, l’emprisonnement de jeunes manifestants, des enfants de l’Algérie, ne constitue pas une solution vraiment heureuse. Des mesures intelligentes pouvant concilier les exigences du maintien de l’ordre public et les impératifs de réinsertion harmonieuse de ces jeunes au sein de la société doivent exister. Encore faut-il les prospecter. Ce qui fait obstacle, c’est la mauvaise gouvernance publique illustrée par le mépris que les pouvoirs publics affichent, en général, vis-à-vis de l’expertise scientifique, a fortiori lorsqu’elle est algérienne.

Sur un plan politique, pour endiguer le sentiment de révolte populaire évoqué, le président de la République pourrait prendre une initiative, vraiment, importante ?
Par-delà l’attitude que peut adopter le président de la République, le système, dans son ensemble, paraît frappé d’ankylose. Il est peu probable, dans ces conditions, qu’il puisse engager le processus de réformes politiques radicales que le contexte impose. Un processus qui passe par une ouverture réelle et sans délai d’un champ politique et médiatique, totalement, fermé. Tout au plus, faut-il s’attendre à des mesures factuelles, par exemple, la substitution à l’actuel Premier ministre d’une personnalité suscitant moins de crispation chez la population. Une telle mesure étant, à n’en point douter, sans effet par rapport à l’impératif de réformes évoqué, la révolte populaire qui couve au sein de la population finira, tôt ou tard, par déboucher sur l’explosion. Il ne faut pas se tromper de diagnostic, l’exigence pressante porte, en effet, sur des réformes structurelles radicales, pas sur une permutation entre responsables.

Ces émeutes auraient, par ailleurs, mis en évidence la disqualification du courant islamiste …
Gardez-vous de conclusions hâtives. C’est une face résiduelle du FIS qui a été disqualifiée, par l’ensemble du mouvement islamiste notamment, dans sa dimension plébéienne. Il suffit de s’interroger si, objectivement, les causes profondes qui ont permis au mouvement islamiste, dans les années 80, de se conforter et de se déployer au sein de la société ont disparu. Bien sûr que non, même si la population est, désormais, réservée sur la violence brutale. Le mouvement islamiste plébéien qui a opéré sa mue est bien ancré dans la société réelle, particulièrement au sein du lump-en–prolétariat, d’où il observe, attentivement, la réalité sociale en s’y adaptant, de manière pragmatique. Les récentes émeutes pourraient avoir servi de terrain d’observation du comportement de la population et du mode de riposte des forces de l’ordre. En cas de mouvement de contestation plus large, en l’absence de classe politique performante et de mouvement associatif enraciné dans la société, les dirigeants de ce courant islamiste plébéien pourront s’en improviser les leaders. Le contexte national et international ne permet plus de recourir à des solutions d’éradication basées sur la répression pure et simple. S’ils y parviennent, les leaders de ce courant, s’ils s’abstiennent de recourir aux violences aveugles, ils pourront, forts du contexte international, se prévaloir d’une «victoire légitime».

Quelles similitudes entre les situations que connaissent, respectivement, l’Algérie et la Tunisie ?
Examinons, plutôt, les différences. Première différence de taille, la Tunisie est démunie de ressources financières par rapport à l’Algérie, qui dispose d’un matelas confortable de devises. La marge de manœuvres du président Ben Ali était, forcément, plus réduite par rapport à celle dont dispose son vis-à-vis algérien. Deuxième différence de taille, le régime tunisien est beaucoup plus homogène, beaucoup plus solidaire comparativement au régime algérien qui souffre de divisions internes très graves. C’est ainsi que le régime tunisien, malgré le départ du général Ben Ali, devrait essayer de résister de manière plus durable sur la scène nationale. Troisième différence de taille, la Tunisie dispose au sein de l’opposition politique, même en nombre réduit, de dirigeants aguerris par le combat et d’un mouvement associatif organisé, notamment un syndicat des travailleurs agissant sur le terrain. La révolte populaire a été spontanée mais le mouvement associatif s’y est rallié en lui apportant une efficacité vérifiée. Quatrième différence de taille, comparativement à l’état d’exaspération de la population algérienne qui se manifeste, le plus souvent, par la violence, la population tunisienne présente un niveau de maturité politique et de conscience civile mieux adapté aux manifestations pacifiques. Certes au dénouement de la situation, des actes de violence ont été commis par des groupes d’individus relevant des anciens appareils de sécurité du président Ben Ali. Ces groupes semblent devoir être neutralisés, rapidement, par l’armée que soutient la population. Cinquième différence de taille, le régime tunisien reposait totalement sur la police, l’armée ayant, toujours, été éloignée des tâches de maintien de l’ordre. Le chef de l’armée de terre ayant refusé, rappelons-le, d’engager les troupes dans la répression des manifestations, l’armée tunisienne s’est trouvée dans une position qui la prédisposait à jouer un rôle implicite de garant de la transition. Sixième différence de taille, le retentissement à l’extérieur du mouvement de contestation du peuple tunisien, grâce notamment aux chaînes satellitaires et aux échanges sur la toile internet, a permis à la pression internationale de mieux s’exercer pour précipiter la fin de règne du président Ben Ali. Le monde occidental, principalement les USA, semble avoir suivi, dans le cas de la Tunisie, une feuille de route plus explicite que celle qui pourrait exister pour l’Algérie.

Il n’existe aucune menace susceptible de remettre en cause les acquis de cette «révolution du jasmin» qui se déroule en Tunisie ?
Plutôt que de menaces, il faut parler de défis. Le premier défi porte sur les difficultés objectives à liquider, structures et dirigeants, un régime qui, sans désemparer, a dirigé la Tunisie depuis son indépendance. Un risque évident de confiscation de la victoire du peuple tunisien existe. Le deuxième défi porte sur la nécessité de faire émerger, rapidement, de nouveaux dirigeants charismatiques, sans attache rédhibitoire avec le régime précédent. Cette condition est indispensable pour une prise en charge efficiente de la transition dans des conditions acceptables pour le peuple tunisien. Le troisième défi porte sur la gestion politique du mouvement islamiste qu’il est impensable, désormais, de cantonner dans l’exclusion. Comment associer le mouvement islamiste tunisien à la vie politique sans que cela compromette le fonctionnement démocratique du pays ? Voilà un défi essentiel pour la transition en cours.

Comment les contingences extérieures, notamment la pression occidentale, ont-elles pu peser sur la situation interne en Tunisie ?
Il suffit de relever, pour l’anecdote, que la révolte du peuple tunisien est intervenue après la publication par WikiLeaks des câbles diplomatiques américains fustigeant le caractère maffieux du régime du président Ben Ali. Sans un parrainage extérieur – explicite ou implicite — la position tranchée du chef de l’armée de terre, par exemple, aurait-elle été possible ? Il est permis d’en douter. Les USA semblent, en fait, avoir remis à l’ordre du jour le fameux projet de démocratisation du monde arabe, différé en 2004. Pour mémoire, ce projet visait à favoriser les processus de réformes dans les pays arabes pour contenir la violence par la bonne gouvernance, pas par la dictature. Ce n’est pas là de la philanthropie, c’est, au contraire, une manière plus intelligente de sauvegarder et de faire fructifier les intérêts de puissance des USA. Il faut supposer, à cet égard, qu’une feuille de route américaine existe pour le Maghreb, Egypte incluse. Si l’expérience qui se déroule en Tunisie s’avère concluante, elle pourrait servir de modèle pratique.

De quels moyens dispose le monde occidental, même avec l’appui des USA, pour agir sur les processus de réformes que vous évoquez ?
De bien des moyens ! Il faudrait, cependant, revoir les priorités de rôles que vous supposez. Il est clair que ce sont les USA qui détiennent le rôle prédominant dans l’influence exercée sur le processus en cours en Tunisie. Les USA ont élaboré, depuis un temps déjà, un modèle théorique testé, notamment, en Serbie, en Ukraine et en Géorgie, sous l’appellation générique de «révolution pacifique». Lorsque, dans un pays déterminé, la situation est jugée mûre pour procéder à la déstabilisation d’un régime dictatorial, les USA, par des relais appropriés, mettent en application un schéma, soulignons- le, déjà conceptualisé. Ils exacerbent le sentiment d’exaspération de la population en montant en épingle les travers des dictateurs ; ils agissent, efficacement, pour contraindre les forces d’opposition désunies à se fédérer et ils s’ingénient à intimider l’entourage du dictateur, chefs militaires et responsables des services de sécurité, pour les inciter à la neutralité, sous peine d’être poursuivis, individuellement, pour crimes contre l’humanité. Théoriquement, la pression populaire aidant, le régime dictatorial tombe, à la tête, comme un fruit mur. Ce schéma qui peut paraître manichéen ne peut être appliqué, naturellement, que dans les cas où la situation interne est propice. Il ne faudrait pas, dans le cas d’espèce, que le rôle déterminant du peuple tunisien soit minoré.

Les USA joueraient, donc, un rôle prépondérant dans un espace maghrébin réputé sous influence française ?
Jusqu’à preuve du contraire, le statut des USA est celui d’une puissance mondiale. Dans un monde qui est en pleine reconfiguration, les USA veulent s’approprier une place éminente, notamment dans les régions d’intérêt fondamental, par le positionnement géostratégique ou la disponibilité de richesses naturelles. Pourquoi, concrètement, la France marque le pas par rapport aux USA dans cette reconfiguration du monde ? Les USA surpassent la France sur trois plans. Leur processus d’évaluation, plutôt dynamique, d’essence très pragmatique, ne pèche pas par préjugé dogmatique comme c’est le cas pour la France. Leur mode opératoire, très entreprenant, se caractérise, parfois, par de l’audace tandis que la démarche de la diplomatie française reste des plus frileuses. Leurs moyens logistiques, sous toutes variantes, sont, enfin, sans rapport avec les possibilités limitées de la France. Dans le cas de la Tunisie, les USA, capables d’immersion dans toutes les franges représentatives de la population, ont pu, nonobstant la toute-puissance prêtée à l’appareil répressif du pays, anticiper la chute inéluctable de l’ancien régime jusqu’à, sans s’encombrer de considérations sentimentales sur des accointances passées, pousser le président Ben Ali vers la sortie. La France, par contre, prisonnière de stéréotypes éculés, n’a pas, correctement, évalué le bouillonnement de la société tunisienne, ni même les évolutions favorables à une transition démocratique – indécelables à l’œil nu, il est vrai – intervenues dans l’administration et l’armée tunisiennes. Indépendamment des strictes considérations diplomatiques, la position de la France semble, cependant, avoir subi, de manière cumulative, le poids des relations subjectives – et douteuses – entretenues par les responsables français avec le régime défunt ainsi que la pression des réseaux d’affaires connectés à l’entourage de l’ancien chef de l’Etat. Le schéma d’évaluation et de réaction de la France et des USA qui vient d’être évoqué pourrait, sans grand risque d’erreur, se vérifier dans le cas des autres pays du Maghreb. Dans le cas algérien, en particulier, pour se convaincre que les approches des USA et de la France ne coïncident pas parfaitement, il suffit de procéder à une comparaison des descriptions de situation, que les ambassadeurs américain – dont le diagnostic est sévère sur l’usure du système algérien – et français à Alger – dont l’approche est presque complaisante, résignée à se contenter d’un régime jugé être le meilleur rempart contre l’islamisme — ont développées dans les câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks.

A court terme, le scénario tunisien pourrait-il se vérifier en Algérie ?
Il faudrait, au préalable, récuser la thèse en vogue parmi certains hauts dirigeants algériens qui considèrent que les peuples échaudés par des épisodes sanglants se résignent, longtemps, à leur sort. De surcroît, ces mêmes dirigeants estiment que le peuple algérien, démuni de haute conscience politique, est, en réalité, un simple «tube digestif». Ils en déduisent qu’il n’existe pas de menace sérieuse de soulèvement populaire en Algérie. La même approche que les autorités coloniales françaises qui ont été, et pour cause, surprises par le déclenchement de la guerre de Libération nationale. Revenons au scénario tunisien qui, évidemment, ne va pas, forcément, se reproduire de manière mécanique en Algérie. Mais l’effet symbolique jouera, certainement. Observez, en ce sens, la recrudescence des cas d’immolation par le feu au sein de couches diverses de la population algérienne. Le climat d’ébullition au sein de la population, faut-il le répéter, est presque à son paroxysme. La radicalisation de la situation, cependant, va dépendre, plus fondamentalement, de trois variables principales. Premièrement, la capacité d’anticipation dont fera preuve le régime car, pour endiguer une révolte populaire tout à fait prévisible, il lui faudra bien donner des gages, en entamant une politique résolue d’ouverture du champ politique et médiatique. Deuxièmement, le positionnement qu’adoptera l’armée, toutes composantes confondues, en cas d’aggravation majeure du malaise actuel avec dégénérescence possible des manifestations populaires à intervenir, une simple répétition du scénario d’Octobre où l’armée réprimerait la population paraissant, à cet égard, invraisemblable. Troisièmement, le degré de détermination affichée par les USA et la France pour faire pression sur le régime algérien et le pousser vers un réel processus de réformes politiques. Pour le reste, les tendances lourdes qui caractérisent la situation ayant été, depuis longtemps, identifiées, le cours des événements pourrait, contre toute attente, se précipiter sous l’effet d’un prétexte même mineur. Bien des événements marquants dans l’histoire universelle ont été provoqués par un épisode d’apparence insignifiante, le fameux «grain de sable»…

A plus longue échéance, quelles perspectives envisager à propos de l’évolution de la situation en Algérie ?
La réponse précédente, c’était, d’une certaine manière, l’évocation du scénario d’une transition pacifique. Si le statu quo actuel persiste, c’est un scénario de violence qui s’annonce. Le système ne paraissant ni résolu à se réformer – ni capable, d’ailleurs, de le faire – l’incapacité des élites à agir sur la réalité devant, selon toute vraisemblance, persister, la cristallisation des contradictions va imposer la rue comme arbitre final du processus en cours. Au demeurant, les hauts dirigeants algériens, peu convaincus que la démocratie constitue un antidote à la pauvreté et au sous-développement, ne voient pas l’utilité de réformes politiques. Il faut espérer que la violence qui accompagnera ce dénouement n’ait pas raison de la pérennité du pays en termes de cohésion sociale et d’intégrité territoriale. Il faut souhaiter, en effet, que le processus de violence à venir ne provoque pas de fractures irréversibles dans la société algérienne. Il faut espérer, tout particulièrement, que l’institution militaire soit préservée dans son unité, laquelle serait mise à mal par toute implication dans des opérations intempestives de maintien de l’ordre. Les contingences internationales n’étant pas sans effet sur la situation dans le pays, il faut souhaiter, là aussi, qu’elles ne conduisent pas aux solutions de «dernier recours». La proximité de l’Algérie avec l’Europe occidentale, son appartenance à la zone sahélienne ainsi que son statut de pourvoyeur important de l’Union européenne en pétrole et en gaz lui donnent un positionnement géopolitique particulier qui la prédispose à subir une formule d’amputation territoriale.
Propos recueillis par Hani M.


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39 Commentaires sur cet article
  • Si Salah
    22 janvier 2011 at 15 h 34 min -

    Il est toujours aisé de prévoir le passé. Debout M. Mesbah, saha nawmek! Le Tsunami emportera non seulement les despotes, mais aussi leurs intellectuels organiques…

    Ah bon, maintenant tu veux nous faire chanter: soit le DRS, soit d’amputation territoriale…Eh bien ni l’un ni l’autre, mais l’extirpation du pouvoir assassin, et la démocratie…tu verras!

    Si Salah




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  • Ait Mohand Ouwidir
    22 janvier 2011 at 16 h 42 min -

    « Les pouvoirs publiques sont déconnectés de la réalité sociale…!

    Mais monsieur l’officier du DRS :

    VOUS NE NOUS APPRENEZ RIEN DE CE QUE NOUS SACHIONS DEJA DEPUIS 62 !!!

    Vous êtes en train de défoncer une porte ouverte par votre lapalissade…

    Dites-nous plutôt si OUI ou NON votre patron du DRS, Si Toufik, est prêt à remettre la totalité du pouvoir à son seul dépositaire : LE PEUPLE !!!

    Tout le reste n’est que du simple bavardage de la part d’un officier traitant en active que vous êtes…

    C’est comme votre comparse du RCD que je n’ose même pas nommer et qui vient d’entrer en action aprés avoir reçu ses ordres de la part de Si Toufik. Car Saâdi aurait du agir de la sorte AU MOMENT du soulèvement des jeunes d’il y a quelques jours… PAS APRES COUP !!! Comme il le fait aujourd’hui.

    Monsieur vous parlez par ci, Saâdi manifeste par là alors que d’autres se rassemblent avec Boumela et signent des pétitions par ci par là… Tout ceci le voit-on est parfaitement coordonné par Le Grand Maître DAVOR…… oups ! Si TOUFIK, le maître de séan.




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  • Algerien de passage
    22 janvier 2011 at 16 h 48 min -

    « à moins que ces milieux d’affaires ne soient en connexion avec des centres de pouvoir masqués ou des organisations politiques encore non apparentes. »

    Depuis le temps, et ils ont même un nom « la mafia militaro-politico-financière » !!!




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  • AS
    22 janvier 2011 at 18 h 11 min -

    lire ce genre d’article est une perte de temps… mais il semble qu’il y a une competition entre les peuples et les americano=sionistes qui veulent eux aussi imposer leurs changements




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  • D B
    22 janvier 2011 at 19 h 24 min -

    Comme à son habitude, Monsieur Mesbah use d’une sorte de tactique, mais tellement éculée à force d’avoir servi, qu’il reste l’un des rares à y recourir encore. Il nous sert une mixture d’ingrédients de toute sorte, et à chacun de deviner ce qu’il veut bien y trouver.
    Mais dans ce laborieux fouillis, j’ai tout de même trouvé un passage qui exprime, enfin, la véritable pensée de ce Monsieur, et sa peur. Au point où il en oublie ses précautions habituelles de noyer la baleine:
     » Les pouvoirs publics semblent, pourtant, se cantonner au constat d’un mouvement de foule circonscrit à des groupes de jeunes manifestants qui ont pu se défouler. Erreur fatale pour demain ! » dit-il, dans un cri qui lui a échappé, sans doute.

    Erreur fatale pour demain ! Voila l’essentiel de ce qui l’agite, et qui agite son milieu. Il considère que les évènements qui se précipitent, et qui ne manqueront pas de précipiter la chute du régime dont il se sustente, risquent, s’ils ne sont appréhendés à leur juste mesure, et combattus avec la dernière énergie, de causer la mort de ce régime.
    Et là, pour une fois, je me fais un vrai plaisir de rejoindre son avis. Oui, Monsieur Mesbah, vous avez tout à fait raison. Ce climat social qui vous terrorise, et qui n’est pas un simple mouvement d’humeur, est une Révolution qui se prépare. Une vraie révolution populaire, qui emportera l’association de malfaiteurs en tout genre qui a fait main basse sur l’Algérie.
    Dites-le leur bien ! Car ils semblent, comme vous le constatez si bien, ne pas se rendre compte que cette fois-ci est la bonne, et qu’elle va signer la fin de leur sinistre règne. Oui, ce sera fatal pour eux.
    Dites-leur bien de ne pas accorder plus d’importance qu’elles n’en ont, à ces à ces manifestations et ces marches de pacotille, commanditées par des clans du régime contre d’autres, pour se tirer dans les pattes, ou peut-être pour dégonfler la « baudruche », croient-ils.

    Ces manoeuvres politiciennes, faites de bric et de broc, ne sont que des gesticulations, aussi dérisoires qu’elles sont sans effet.

    Le grand chamboulement se prépare est autrement plus inquiétant pour eux, vous l’avez-bien deviné.
    Ne l’entendent ils pas, qui gronde et roule, comme un tonnerre lointain, comme un torrent en furie, qui dévale la colline ?
    C’est le grand fleuve de la révolution qui se rue vers son lit naturel, d’où il a été dévoyé par des mains criminelles. Pendant si longtemps!

    C’est la colère des bannis, des exclus, de ceux que vous avez privé du droit à la dignité, que vous avez foulé de vos pieds, dont vous avez brimé les pères, et tué les frères.
    C’est le peuple algérien, écorché vif, réduit à l’esclavage, qui a longtemps attendu le jour où il pourra enfin recouvrer son honneur bafoué, par des apparatchiks en burnous qui se grimaient en révolutionnaires, par des chacals qui l’ont déchiqueté à pleines canines, par des porcs qui se sont vautré dans le sang de ses martyrs.

    Oui Monsieur, vous avez bien raison, pour une fois, de crier votre peur. Car cette fois-ci, en effet, demain sera fatal pour vos amis, ou vos maîtres, je ne sais pas, ces tyrans répugnants, en tout cas.

    Dites-leur de faire préparer leurs résidences somptueuses en Europe et ailleurs.
    Dites-leur que ce qui est arrivé à leurs compères de Tunisie n’est qu’un avant-goût de ce qui va leur tomber sur la tête.
    Dites-leur que les fils et les filles du peuple qu’ils ont broyé, humilié, volé, et réduit à l’indignité, vont se lever, tous ensemble, comme un seul homme. Comme leurs frères et soeurs de Tunisie.

    Et ils ne se contenteront pas des ridicules revendications qui sont soufflées par le DRS lui-même.

    Non, ils ne demanderont pas la levée de l’état d’urgence, parce qu’avec ou sans ce dispositif, ce régime a toujours disposé de notre pays comme de son bien propre. Rien ne changera avec sa levée.
    Certains de nos compatriotes, ont cru, en toute bonne foi, que cette l’abrogation de ce dispositif avait une quelconque importance.
    Et le régime s’apprête désormais à l’accorder, en faisant mine d’avoir répondu à des aspirations populaires. Une mesure destinée à circonscrire le feu qui se propage.

    Non, Monsieur ! Les fiers enfants de ce pays ravagé par vos amis, ou par vos maîtres, seront inexorables! Implacables, impitoyables!
    Ils balaieront ce régime odieux, ils réclameront que les fortunes colossales qui leur ont été volées soient rendues à leur pays, et feront juger ceux qui ont perpétré des crimes contre l’humanité.

    Les Algériens et les Algériennes attendent leur heure.
    Et celle-ci va bientôt sonner.
    Et à ce moment là, et à ce moment là seulement, de dignes représentants de ce peuple, qui voudront le servir, et non prétendre le conduire, seront sa voix, pour appeler à la grande révolte, à la Révolution, pour le recouvrement d’une indépendance acquise au prix de sang, et confisquée par des embusqués.

    Et à ce moment, ces dignes représentants de leur peuple annonceront au monde que la seule revendication du peuple algérien est le départ du régime, la récupération des avoirs pillés, le jugement des criminels contre l’humanité, et l’instauration d’un véritable Etat de droit.

    Des revendications d’hommes et de femmes dignes, pour un peuple digne.
    Et ce jour-là, Monsieur, nos coeurs, emplis d’enthousiasme et de joie farouche, crieront à l’unisson: Que vienne l’heure de la délivrance et de la liberté!




    0
  • amel1
    22 janvier 2011 at 21 h 48 min -

    salam,
    Vous m avez fait pleurer MR DB.OUI c’est exactement cela être digne!




    0
  • depassage
    22 janvier 2011 at 23 h 18 min -

    Bonsoir,
    j’avoue ne pas comprendre les réactions à cet article. Quelque soit l’opinion que vous avez de son auteur, l’article est des plus intéressants à condition de savoir lire entre les lignes, il expose brillamment la situation actuelle avec la dose de langue de bois nécessaire( l’auteur étant qui il est…) et dresse quelque scenario possible pour un court/moyen terme à mon avis incomplet (du moins je l’espère).
    Mais le plus important c’est qu’il nous lance un défi, à nous de le faire mentir, de lui prouver que nous Algériens méritons mieux, que nous sommes un peuple mûr politiquement, nous connaissons le prix du sang et sommes capables d’inventer un meilleur futur que celui qu’il nous prévoit.
    Ce genre d’article est en réalité une aubaine pour nous Algériens, il est suffisamment méprisant pour titiller notre fameux nif et provoquer la seule chose qu’ils craignent, les Algériens unis comme un seul homme.
    Salutations




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  • hakim
    22 janvier 2011 at 23 h 27 min -

    La mafia militaro-lobyiste-bagara-hagara n’est capable de voir, de visionner que les choses gigantesques comme les dizaines de milliards de dollars détournés et les millions de tonnes d’importation et les grosses fractures sociales.
    Ce qui arrive au citoyen, au centaines de milliers d’assassinés de 1992 a 2010, aux millions de désespérées qui vomissent Boutef-Ouyahia-generaux-mafia, ils y sont insensibles.
    Lorsqu’il y a 20 000 000 d’Algériens qui sortent dans les rues, ces minables assassins corrompus vont prendre en urgence des avions, avec des lingots d’or, avec des cellulaires pour appeler l’Arabie Saoudite, nouveau Cayen des despotes. Ils ne vont jamais préparer leur départ pour laisser le peuple vivre dignement, oubliez ca, n’y rêvez pas.
    Les américains, les Français,eux sont capables de percevoir de plus petits détails pour vider l’Algérie de son pétrole.




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  • hocine
    23 janvier 2011 at 0 h 08 min -

    Si je comprend bien, Mohamed Chafik Masbah que les initiés et les connaisseurs de la politique algérienne désignent comme un agent du DRS s’amuse à distiller de pseudo analyses politiques. Si j’ai bien compris aussi, cette pseudo marche du RCD n’est destinée qu’à faire diversion. Faire croire qu’il existe une opposition démocratique en Algérie. Et pourtant, il y a du vrai dans ce que dit Mohamed Chafik Mesbah. Il y a là comme des paroles prémonitoires qui sortiraient presque de l’inconscient de ce genre de personnages pourrait-on dire. D.B à encore une fois raison, c’est de la gesticulation intellectuelle. Il sont tordus quand même dans ce DRS!! être capable de sortir des analyses prédisant leur propre chute sous prétexte de faire diversion… il faut le faire!
    J’arrive pas encore vraiment à saisir leur logique, à qui sont destinées ce genre d’analyses, à quoi servent réellement ces pseudo marches , ces pseudo partis d’opposition? mais le comble, à force de vouloir tout contrôler, c’est d’en arriver à vouloir contrôler nos propres raisonnements, nos propres jugements sur la situation et les enjeux. Y a pas à dire, ils sont vraiment tordus et cyniques au DRS.
    Que pensez vous de M.Benbitour qui d’après ce que j’ai lu a soutenu cette initiative du RCD même s’il semble prudent quant aux tenants et aboutissants qui se trament derrière? Que pensez vous de quelqu’un comme Saïd Sadi que j’ai longtemps considéré comme un réel opposant et un militant sincère mais dont certaines révélations (notamment sur WeekiLeaks) quant à des entretiens avec ce Fameux Toufik sur la situation du pays a jeté le trouble en moi? A-t-il été récupéré et si oui.. quand ?
    Voila, si quelqu’un peut m’éclairer et m’aider à affiner mon analyse politique , je lui en serait très reconnaissant.
    Je sais que D.B et d’autres on depuis longtemps compris leur jeu persévère (fakou bihoum) donc je leur fait confiance pour nous éclairer.
    Merci d’avance elkhaoua




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  • D B
    23 janvier 2011 at 1 h 38 min -

    Les questions qu’on est en droit de se poser, en la circonstance, sont celles-ci:
    1/De quel homme d’affaires Saïd Sadi est-il très, très proche?
    2/Said Sadi peut-il décider d’une manifestation, dans un tel contexte, sans y être autorisé par « qui de droit » ?
    3/ S’il a été « autorisé », pourquoi alors avoir envoyé les services de sécurité pour disperser la « marche » ?
    4/Est-ce pour la faire passer pour un vrai opposant au régime, ou est-ce que le clan de son adversaire au plan « B » du pays, Monsieur Ouyahia, ne veut pas qu’il soit trop visible ?
    5/ Et si oui, est-ce que cela veut dire que les choses ne sont pas aussi simples que certains le disent, avec un clan Bouteflika et un clan Toupik ?
    6/Pourquoi Said Sadi lance-t-il des revendications aussi accessoires, comme celle de la levée de l’Etat d’urgence ?
    7/Est-ce que la levée de l’état d’urgence va mettre fin au pillage, à la corruption, à la fraude électorale, à l’injustice, aux grands captages de capitaux, comme celui des détournements de fonds générés par les transactions des hydrocarbures ?
    8/Pourquoi Said Sadi n’évoque pas la possibilité de chasser le régime, de lancer des enquêtes indépendantes sur les crimes contre l’humanité, sur la grande corruption, sur les disparus, et tous les grands dossiers de l’heure ?
    9/Le régime a-t-il préparé un plan psychologique pour lever l’état d’urgence, à la suite des revendications de la société civile démocratique ? Pour montrer qu’en Tunisie le peuple s’est révolté contre une mafia, alors qu’en Algérie, c’est un problème politique, né à la suite de la prolongation d’un dispositif sécuritaire, pour contrer le péril terroriste islamiste?
    10/ Sachant que le RCD seul n’est pas crédible, quelles ont été les méthodes du régime pour lui adjoindre d’autres « forces » démocratiques ?

    Et enfin, je je reconnais humblement que ce sont des questions bêtes.
    Mais que voulez-vous ? Il faut bien des gens comme moi, pour que les politiciens fassent leur travail. Sinon, à qui voulez-vous qu’ils fassent avaler leurs grosses couleuvres ?

    Ils on besoin de gens qui gobent les couleuvres, et pleins d’autres gens utiles.
    Par exemple, et je pose une autre question bête:
    Pourquoi ils ont tué Hachani, et pas Ali Benhadj ?
    Ils auraient pu facilement tuer Ali Benhadj, et pourtant ils ne l’ont pas fait. Pourquoi ?
    Sachant que Ali Benhadj est un islamiste sincère, et incorruptible.

    Mais pourquoi ne l’ont-ils pas tué, eux qui ne reculent devant rien ?
    Question bête, à condition de connaître la réponse.

    Vous allez me dire pourquoi je mélange de tels phénomènes, qui n’ont rien à voir les uns avec les autres ?
    Et là aussi ce sera une question bête.




    0
  • tacili
    23 janvier 2011 at 2 h 23 min -

    Bonsoir,

    Saadi aurait peut être compris de l’entourage de son mentor mourant Toufik que la fin du pouvoir est inéluctable et qu’il est entrain de limiter les dégâts ou tout bonnement que les successeurs probables du patron du DRS ne sont pas aussi convaincus de son utilité et qu’il essaye de gagner leur couverture en fragilisant le camps adverse du président. Le scénario le plus fou est qu’il a été récupéré par les américains dans un processus complexe pour étendre leur influence au Maghreb, chasse gardée de la France.

    Je me demande, par ailleurs, comment les militants sincères et honnêtes du RCD ont pu continuer a le soutenir après les révélations de Wikileaks. Des étudiants et des jeunes aussi intelligents devraient le challenger sur ces acquaintances avec Le Général Mediene.

    J’ajouterai pour finir une autre question bête : Ce que Saadi a fait hier est legalement cent fois plus grave que ce qu’a fait Ali Belhadj lors des récents évènements. Finira t-il devant un juge accusé de conspiration pour renverser le pouvoir ?

    Merci




    0
  • rak
    23 janvier 2011 at 2 h 26 min -

    bsr ou bjr les amis

    bien que vivant en exil’ (a l’insu de mon plein gré) depuis pas tres longtemps, si tant est que 10 ans est devenu pour nous autres deracinés l’unité de mesure, je vous dirais tt simplement qu’a la vue du nom de l’interviewé MSB, j’ai meme pas pris la peine de la lire par principe. je vous le dis chers amis en cru et en brute de decoffrage, ce sieur MSB est un « mouthakaf el kerch » que le DRS nous fait sortir , comme par miracle, a chaque fois que le feu est en la demeure et ce afin de « precher la bonne parole » et nous faire avaler des couleuvres du style que le DRS est innocent et blanc comme neige en d’autres termes: il faut changer de peuple puisque ils se sont trompés sur lui comme disait zn 91 un de leur « poulain » qui veut lever l’etat d’urgence du coup apres en avoir éte l’un des instigateurs de son instauration

    cordialement




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  • W A H I D
    23 janvier 2011 at 5 h 31 min -

    @

    J’ai lu sont article sur le soir!

    Un agent du DRS ne peut cesser ces activités, il peut devenir dormant pour des raisons multiples, il resterait aux ordres jusqu’à sa mort, le plus drôle en Algérie c’est que; souvent, mêmes les proches se mettent aux sous ordres du DRS.

    – Le passage ou il défend bien la coalition Bouteflika Mérienne!
    – Le passage ou il impute la responsabilité de Ouyahia du virage économique!

    « Le système ne paraissant ni résolu à se réformer – ni capable, d’ailleurs, de le faire – l’incapacité des élites à agir sur la réalité devant, selon toute vraisemblance, persister, la cristallisation des contradictions va imposer la rue comme arbitre final du processus en cours. Au demeurant, les hauts dirigeants algériens, peu convaincus que la démocratie constitue un antidote à la pauvreté et au sous-développement, ne voient pas l’utilité de réformes politiques. Il faut espérer que la violence qui accompagnera ce dénouement n’ait pas raison de la pérennité du pays en termes de cohésion sociale et d’intégrité territoriale ».

    Il décrit, sous forme de menace, le denier scenario du DRS avant sa chute

    W A H I D




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  • Ammisaid
    23 janvier 2011 at 11 h 15 min -

    Il faudra bien un jour choisir entre le lait, le sucre, l’huile ou le système !

    Tout système est, par son essence, capable, de devenir autonome. Quelque soit sa nature: dictatorial, tyrannique, démocratique ou tout autre. Il est crée par une association d’idées. Quelles soient conscientes ou inconscientes, quelques soient vraies ou fausses ou quelques soient réelles ou imaginaires…

    Pour fonctionner, un système a besoin d’être alimenté, protégé…et capable de s’adapter aux attaques qui peuvent survenir du milieu dans lequel il fut implanté. 

    Le système qui a été mis en place chez nous, avant l’indépendance, était un système de nature diabolique. Dés le début, il avait échappé à ses concepteurs et à ses accompagnateurs. 

    Il est diabolique car il à sa naissance, il n’avait pas une conscience humaine, il n’avait pour objectifs que de prendre le pouvoir et il était programmé à prendre ce pouvoir et à le maintenir quelque soit le prix qui sera payé par le peuple et le pays où il sera instauré, en l’occurrence l’Algérie.

    Le développement du système qui nous gouverne s’était fait d’une façon harmonieuse et progressive. À chaque coup qu’il avait donné au peuple, à ses hommes sincères et à ses richesses, il avait pu se renforcer et se solidifier.

    Je ne vais pas citer toutes ses performances, ils sont nombreuses et ils sont multiples. Il a mangé notre chair, il a bu notre sang, il a rempli nos cimetières, il a gaspillé des milliards de dollars, il a presque détruit toutes nos valeurs morales,  il a importé tout les maux dont le monde essaye de ses débarrasser pour ne pas les subir, il nous a divisé au point ou chaque groupe est devenue une entité à part entier…et, il manoeuvre sans répit pour ôter toute chance de prospérité, de liberté et de dignité aux générations futures.

    Depuis, l’arrivée de sa fakhamatouhou le système semble avoir atteint une maturité et une force que de rares systèmes avaient pu atteindre dans l’histoire de l’humanité entière.

    Regardez ce qui s’était passé hier. Un parti politique décide de faire une marche mais finalement c’est la police qui avait fait la sienne. Il y avait plus de policiers que de marcheurs. 

    Notre système a( presque) tout paralysé, il a tout cerné, il a tout Changé et il a tout modifié. Tout événement qui se produit chez nous, le renforce et le rend plus performant. Qu’il soit contre lui ou pour lui.

    Regardez les hommes et les femmes qui le soutiennent, ils sont comme des morts vivants, ils ne sont pas heureux malgré tout les millions dollars qu’ils possèdent, ils ne sont pas en paix malgré une protection extraordinaire dont ils bénéficient et ils ne savent qu’ils sont, où ils vont, d’où ils sont venus et que vont devenir…malgré qu’ils avaient tout maitriser le système.

    Le fameux système qui leur joue des tours et qui nous joue des tours à ne pas en finir.

    L’état d’urgence, les partis sanafirs, les intellectuels pleurnichards, les députés et les sénateurs oui-oui sidi, les tyrans de l’ombre qui ne décident que sous injonction téléphonique de leurs maitres de l’occident ou de l’orient, les entrepreneurs nés riches et gras, les journalistes menteurs, les artistes qui produisent rien, les écrivains qui ne savent pas écrire, les cadres qui chauffent les fauteuils, les ministres qui ne savent même pas justifier leurs échecs, les généraux qui font de leurs frocs à l’idée de mourir un jour…ne sont que les mailles du système, ils ne sont rien d’autres.

    En conclusion, l’agitation qui danse ne pourra rien changer, elle ne fera que perdurer le système et augmenter ses conséquences dramatiques sur notre pays et son peuple. Ceux qui veulent vraiment un vrai changement, un état de droit, une alternance du pouvoir et la restauration de toutes nos libertés, de nos valeurs et de notre dignité doivent avoir pour unique objectif la destruction du système. Et, la destruction du système entrainera de facto la destruction de ceux qui profitent de lui et la destruction de tout les maux et de toutes les malédictions qu’il a généré dans notre société.
    Wa Allahou a3lam
    Fraternellement




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  • Adel
    23 janvier 2011 at 12 h 48 min -

    Y-a-t-il une vie après le DRS?

    Mr Mesbah ne nous dit pas en quelle qualité il parle. Est-il encore un «intellectuel organique» en mission commandée? Un simple citoyen qui donne son opinion sur la situation du pays? Un militant pour ou contre quelque chose? Un homme de science – sociologue, anthropologue, politologue, etc. – qui analyse objectivement des faits, sans prendre parti?

    Mais quand on a passé une bonne partie de sa vie à défendre un système tel que celui qui sévit en Algérie depuis 62, avec un redoublement de férocité depuis 92, peut-on se débarrasser aussi facilement que cela de son ancienne peau et se glisser dans une nouvelle? Par quel miracle?

    Le seul objectif de cette interview serait donc de délivrer un message du DRS. Lequel? Une lecture entre les lignes s’impose.




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  • imene
    23 janvier 2011 at 13 h 49 min -

    Peu importe que l’ex-colonel Mesbah est toujours ou non du DRS. Comme dans tous les services du monde, un ex-officier de ce rang garde nécessairement des accointances avec d’anciens collègues même s’il n’est pas nécessairement un agent dormant!

    Le plus important est que son exemple nous édifie sur une chose: dans le DRS, il y a de tout, et si ses idées ne vous plaisent pas, sachez qu’il doit y avoir sûrement des gens comme vous dans le DRS! Dans un entretien au même quotidien, ce monsieur Mesbah a avoué sa sympathie pour Ahmed Taleb et non pas pour Bouteflika, alors arrêtez la manipulation svp!

    Ce général Toufik dont vous faites un ogre n’aurait jamais commis les crimes qui lui sont attribués sans la complicité des gens qui se disent « démocrates » et ces « démocrates » ne descendent pas du ciel mais d’une mouvance politique bien déterminée ! Mais ça, certains parmi nous semblent l’oublier!

    C’est plus facile de faire le pur et dur de derrière son siège! A lire certains, la révolution qui va débarrasser l’Algérie de Bouteflika et Toufik c’est pour demain! OK, et qu’est-ce qu’il y aura à la place? la démocratie? Subitement? Je vais au fond du rêve de ceux qui ont encore besoin de Zaim au 21e siècle: Fermons les yeux et rêvons: la révolution a eu lieu et à sa tête on appelle le grand Ait Ahmed ! Acceptera-t-il Saadi au dans le « gouvernement de salut national »? E videmment non, Saadi sera rejeté comme un agent du DRS! Soit! Mais comme on ne pourra pas faire un gouvernement de 500 ministres et ministrettes, il y aura parmi nous qui retrouveront en 24 jeures la réflexe d’opposition et Saadi ou un autre redeviendra fréquentable et opposant pur et dur au nouveau régime! Inutile de dire ce qui se passerait à la mort d’Ait Amed, ses héritiers se disputeront comme des chiffonniers son héritage et bla bla bla jusqu’à la prochaine tragi-comédie si Dieu le veut !

    Si je veux mes droits d’être humain et de citoyenne tout de suite, sans changer ni de gouvernement ni de président ni de concierge ? Si je m’en fiche qui sera président, si je refuse de voter, je n’aurai pas de droits dans votre république imaginaire? Dans de nombreux commentaires, je vois qu’il y a beaucoup de haine, d’exclusion et de dictature cachée, que Dieu nous en préserve!




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  • Meskine
    23 janvier 2011 at 15 h 07 min -

    Le DRS a bien bossé en Algérie, pendant la période ou ils ont décidé de tuer les algériens à coups de haches et obus de blindés, ils ont bien travaillé ces gars… ils ont réussi là ou pas mal de régimes arabes ont échoués… ils ont vidé l’être humain en Algérie de son âme, ils ont aussi vidé le peuple de son élite… toute contestation populaire, manifestation, émeute n’est que manipulation à des fins biens étudiées, je suis certain que « Benali » et d’autres dictateurs arabes se mordent les doigts pour ne pas avoir créer le terrorisme national avant… je suis même sure qu’ils envient le pouvoir en Algérie
    je suis désolé les amis.. je vous voie si optimistes de voir le peuple renversé ce système… désolé c’est le système qui nous a renversé…
    si la contagion tunisienne dépasse les frontières chez nous.. ce serait le DRS qui à voulu cà… et c’est le seul qui va en profiter…. nous ne sommes pas prêts les amis.. désolé, mais c’est la réalité… notre peuple n’est pas cultivé ni civilisé..je craint voir spontanément des hordes de jeunes armés de haches et d’épées dans les rues.. et le système disparait volontairement et les laisserai faire ce qu’ils veulent.. l’insécurité règnera pendant longtemps.. et les chevaliers de la justice reviendront à l’aube.. et nous les applaudirons.. fin de l’histoire… et tout cela aurait été juste un coups d’état… la présumée élite algérienne… est si faible et éparpillés pour diriger un changement pacifique… il est encore tôt les amis.. on a un bon bout de chemin encore à faire
    que dieu tout puissant nous guide vers le bon chemin




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  • hocine
    23 janvier 2011 at 15 h 38 min -

    Ce qui est génial mais terrible à la fois quand on se penche sur le cas algérien, c’est qu’il faut avoir une capacité extraordinaire à lire entre les lignes. Par exemple cet interview de MCM, comment l’interpréter? Moi je pense que c’est fait pour nous laisser spéculer entre nous. Encore une fois, l’opacité est le maitre mot de ce régime. Une démarche comme celle qu’est en train d’entreprendre M.Benbitour me parait louable lui qui connait bien le système de l’intérieur. Il faut absolument trouver des appuis à l’intérieur avant d’envisager n’importe quelle révolution citoyenne sinon ça sera le KO dans ce pays. Il vaut mieux une transition en douceur car le peuple algérien a trop donné. Vous avez vu, ce Mesbah semble vouloir nous dire que le changement est inéluctable en Algérie sauf qu’il se fera dans la violence comme si c’était une fatalité dans ce pays!
    Il faut absolument se rassembler sur un projet clair et pacifique sinon on basculera encore une fois dans le piège de la violence comme dans les années noires. J’espère que les islamistes n’auront plus cette tentation aussi car c’est en grande partie de leur faute si nous en sommes arrivé là aujourd’hui. Ce n’est pas que la faute de ce régime.




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  • Zineb Azouz
    23 janvier 2011 at 16 h 38 min -

    Cher Djamaleddine,
    Toujours dans la rubrique des questions bêtes, et si tu permets, j’aimerais reformuler une de tes question en disant :

    De quel membre du Conseil consultatif international de HEC Montréal, Saïd Sadi est-il très, très proche ?
    Tellement proche qu’au fond l’un ou l’autre à la manif., c’est kif kif !

    ceci dot, je comprends les crampes d’estomac du Dr Mesbah et de tous les Docteurs (toute discipline confondue) à l’écoute du pouls et des battements du pouvoir.

    Le problème à l’heure actuelle est que les imposteurs téléguidés ont des victimes et des blessés et nous ne pouvons pas nous taire.
    Il faut répondre à cette nouvelle forme de récupération, c’est cela le dilemme, mais il n’est pas insurmontable.

    Cordialement,
    ZA




    0
  • OrO
    23 janvier 2011 at 17 h 59 min -

    @hocine.Il me semble que la stratégie du « trouver des appuis à l’intérieur du Régime » est exactement la même que celle suivie par certaines formations issues de l’opposition(RCD et MSP) avec les résultats que lon connait.
    Aucune revolution populaire n’a de chance d’aboutir si l’ensemble des forces d’opposition n’abandonnent pas définitivement toute illusion de changer le système en jouant des clans du système contre d’autres.C’est le système dans sa totalité qui doit partir,point barre.




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  • W A H I D
    23 janvier 2011 at 18 h 02 min -

    @LQA

    Je demande à LQA de mettre en ligne ce message :

    Entre les lignes comme le dit notre frère ADEL,

    Selon l’agent du DRS;
    1- Le deal entre Bouteflika et Mediene

    « Ils exacerbent le sentiment d’exaspération de la population en montant en épingle les travers des dictateurs ; ils agissent, efficacement, pour contraindre les forces d’opposition désunies à se fédérer et ils s’ingénient à intimider l’entourage du dictateur, chefs militaires et responsables des services de sécurité, pour les inciter à la neutralité, sous peine d’être poursuivis, individuellement, pour crimes contre l’humanité. »

    2- Le responsabilité du gouvernement Ouyahia.
    « Pourquoi attribuer au Premier ministre, en propre, cette paternité dans un contexte constitutionnel où, en principe, il ne fait que coordonner, seulement, l’action gouvernementale, sans l’inspirer ? »

    Celui qui était derrière le virage économique, c’est bien Ouyahia sous les conseils de ces amis experts, la loi (LFC 2009) face à la baise des prix des hydrocarbures. IDE en Algérie depuis l’introduction de la fameuse loi du 49-51%.

    Imputer la responsabilité de son collègue Ouyahia, de sa responsabilité quant a l’émergence en dix ans de puissants lobbies derrière eux de hauts gradées militaires qui monopolisent l’importation des denrées alimentaire de première nécessité ( par des crédits bancaires, L/C ou Credoct livrées par nos amis négociants de Marseille) les entrepôt des société dissoutes vendu a un dinars symbolique a nos amis importateurs, des infrastructure financées par nos amis banquier entretenues, en bénéficiant des différents programmes APSI, ENDI , la spéculateur sur les prix par la mise en sachets (Sucre, café, laits, riz, etc)ou en bouteilles en plastique (l’huiles, eau, vinaigre, détergents) souvent de mauvaise qualité a des prix très élevé, exonéré de taxes douanières, et impôts par la corruption,

    Ou sont les antennes de ( L’ONACO ) ya si Ouyahia, même dans les pays capitalistes existent des coopératives pour les produits alimentaires a pris raisonnable pour les moins nantis. Qui a détruit ce réseau de solidarité? Exemple on trouve au Canada 2Kg de sucre a 1 Dollar 90 sous un emballage spécifique, alors que le salaire minimum est de 10,5 Dollars l’heure, comparativement a l’Algérie ou 2 Kg de sucre 320 Da pour un salaire mensuel de 15 000 Da .

    Qui a mis en place ce système ?

    Pour un agent je crois il a trop dit!

    W A H I D




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  • Imene
    23 janvier 2011 at 18 h 36 min -

    Je suis d’accord avec vous Hocine quand vous écrivez qu’il faut trouver des appuis à l’intérieur du système et qu’il faut préparer une transition en douceur pour éviter de retomber dans la violence. Par contre, je ne partage pas votre point de vue quand vous dites que c’est en grande partie à cause des islamistes que nous sommes arrivés là où on est arrivés!

    Je vous pose quelques questions simples: qui a appelé l’armée à réprimer dans le sang les manifestations pacifiques du FIS les jours qui ont suivi le coup d’Etat du 11 janvier? Quel était le but poursuivi derrière la dissolution du FIS sinon de créer la confusion et de pousser les gens au terrorisme? Qui a manipulé par la suite les GIA? Qui a ordonné les exécutions, les disparitions et la torture?

    Je ne pense pas que les gens du FIS soient innocents de tout et je condamne par principe le recours au terrorisme mais il faut être juste quand on établit les responsabilités. C’est important si on veut écrire une nouvelle page dans notre histoire qui devrait commencer par le respect mutuel entre toutes les tendances. Nos frères tunisiens l’ont fait, pourquoi pas nous?




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  • Sid Ahmed
    23 janvier 2011 at 18 h 53 min -

    Un texte de bavard qui use de circonvolutions interminables et inutiles, de lieux communs, d’affirmations creuses, de références obscures calculées…

    Je dis bien texte, et non interview, car une rapide analyse de sa structure montre que les réponses ont été pensées et rédigées soigneusement et ne sont certainement pas le résultat de réponses spontanées à des questions tout aussi spontanées d’un simple et quelconque journaliste.

    Cela pour la forme du texte qui permet déjà d’en faire le situé.

    S’agissant du fond, et pour bien situer l’auteur de ce burlesque compendium, notez qu’il n’utilise pas une seule fois le terme de régime, tout comme il se garde bien d’en faire la qualification, c’est-à-dire dire que c’est un régime autoritaire, pour user d’un termes académique, ou plus simplement une dictature ou une autocratie en termes plus familiers. Non, pour éviter de qualifier les tares de cette kleptocractie, il se réfugie dans le terme bénin et plutôt burlesque de gouvernance, crée par les instances onusiennes et ayant une acception précise pour une application dans un contexte précis.

    En d’autres termes, un texte tout-à-fait conforme à qu’il convient d’attendre de la part d’un clerc éclairant inféodé à ses maîtres de toujours et agissant en service commandé.

    Sid Ahmed.




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  • mouhoub
    23 janvier 2011 at 19 h 04 min -

    l’Algérie a enfanté un monstre à deux têtes. Un corps et deux têtes, le corps c’est le système et les deux têtes le drs et la secte à Boutef. Les deux têtes se chamaillent pour la rapine mais sonbt unis pour défendre leur corps commun. Ce monstre est énivré par sa puissance, il est tellement énivré qu’il sous-estime et méprise la formidable tempête qu’est le peuple. J’aimerai bien voir ce monstre immolé par le feu avant de mourir. SALUTATIONS




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  • Mourad
    23 janvier 2011 at 19 h 05 min -

    Une republique de droit sera-t-elle arrachee comme en Tunisie? J’ai bien peur que non car en Algerie les tendances sont ancrees ou tout est divise. J’aimerais avoir tort! Ce clanisme inne qu’ est l’Algerie ne pourra pas etre bani encore car il semblerait etre nourri des deux cotes des frontieres expressement mal tracees. Est-ce utopique d’imaginer MM. Benhadj marcher main dans la main aux cotes de Said Saadi? (On voit bien le roi abdallah marcher main dans la main avec Bush.)
    Benhadj: courageux et non politicien abhorrant le systeme, l’autre courageux flirtant avec une partie du pouvoir afin d’atteindre discretement son objectif. Gerer les affaires du pays et Perpetuer ses agents qui font la pluie et le beau temps, de vrais demi dieux vivant dans un paradis illusoire avant d’etre transferes via El Alia vers l’enfer eternel a moins qu’ils se repentent et brulent le chiffon une fois pour toute avec ce meme liquide immolant le droit de vivre dans la fierte et non l’arrogance de nos freres qui se suicident alors que d’autres preferent la mer. En lisant certains commentaires, j’ai envie d’emigrer de mon exil, fuire vers le neant car je ne vois pas de solutions pourtant ces dernieres existent. Ce pupitre d’ expression libre nous permet de vivre un laps de liberte (caches derriere nos claviers) donnant le temps necessaire aux Services d’etudier, recenser, ficher, afficher ceux et tout ce qui se dit, agissant comme d’habitude dans le noir, l’obscurite totale se pensant eternel…. Il faut lever le voile et sensibiliser ces agents afin d’eviter une guerre qui n’aura pas de fin. Il faut unir les rangs des algeriens et parler avec le DRS directement et trouver une solution…. Certains peut etre me traiteront de traitres. Quel trahison de vouloir du bien? Messieurs Il y a deux choses qui restent avant de penetrer l’impasse de non-retour:
    La discussion directe avec l’homme fort ou une guerre civile.. Je suis contre l’ecoulement de sang et l’ennemi des Algeriens veut une guerre qui durera un siecle pour mieux gerer ses affaires dans cette meme opacite. Appelez moi poltron peut etre, mais sage surement!




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  • Mehdi
    23 janvier 2011 at 20 h 01 min -

    Bonjour à tous,

    Je viens lire d’interview de M. Mesbah et lui reconnais personnellement beaucoup de talent.

    À la fin de cette lecture, on en sort avec la certitude, à l’en croire, que le changement qui s’amorce en Tunisie tient plus à la volonté de puissances étrangères dotées d’une capacité d’intervention extraordinaire et animées par des intérêts sans cesse grandissants, qu’à la détermination d’un peuple usée par la frustration et le mutisme. Quand on dépouille tout ce verbiage des formules et styles précieux, on retombe sur l’ancien slogan, longtemps porté par la mafia régnante, nous mettant en garde des « ennemis extérieurs »

    Le concept d’islamisme plébéien que M. Mesbah calque maladroitement et malhonnêtement sur celui de révolte plébéienne développée par Mohamed Harbi pour continuer à brandir la menace du péril vert est tout bonnement une honte. Car si M. Harbi soutenait à raison que la révolution algérienne a été irréversible au moment où l’insurrection a atteint le paysannat algérien, d’aucun ne niera que l’expression violente de l’islamisme est née dans les centres urbains, là où le malaise social et politique était le plus ressenti. Encore une fois, en décodant, il y a péril en la demeure s’il nous arrivait de suivre la marche tunisienne.

    En examinant les différences entre la situation en Algérie et en Tunisie, M. Mesbah, sans donner de détail, nous annonce au deuxième point des divisions internes très graves au sein du régime algérien ! Franchement, je ne les ai pas perçues. À mon sens, quand on parle de divisions internes graves, on déduit qu’il y a opposition idéologique ou tout au moins mésentente sur les grandes lignes politiques. Or, je n’ai rien vu de tout ca. Tout ce que j’ai pu voir depuis que j’observe le paysage « politique» algérien, c’est des guéguerres de clans appelant à une nouvelle partition entre clans.

    Ce que je trouve injuste est l’analogie faite par certains participants entre MM Mesbah et Saadi. Car M. Mesbah est presque dans son rôle de tenir de pareil propos et que, somme toute, on n’est pas du tout étonnés par une analyse, très souvent, tendancieuse. Par contre M. Saadi est une personne qui veut à nouveau nous tromper et il serait utile de rappeler ses faits de traitrise du peuple algérien et mettre à l’abri les jeunes qui seraient séduits par le chant des sirènes.
    J’ai été d’ailleurs déçu d’apprendre la présence de M. Ali Yahia Abdennour à ses côtés. Je comprends que cet homme honnête et intègre veuille encourager toute velléité d’émancipation des algériens du joug mafieux, mais le quarantenaire que je suis n’a rien oublié et ne doit rien oublier de ce qui s’est passé durant la décennie 90, et voir ce saint homme aux côté de celui qui a fait preuve de mépris à notre égard me désole au plus haut point.

    Mes meilleures salutations




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  • radjef said
    23 janvier 2011 at 20 h 52 min -

    Bonsoir tout le monde. Et si ce Mesbah, au lieu de déblatérer et de prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, nous disait comment les américains analysent-ils la gestion du duo Bouteflika-Tewfik ? Les américains voudraient-ils lâcher Tewfik et chercher un successeur à Bouteflika ? Le régime algérien comme l’affirment certains aurait-il compromis par son ignorance les desseins de la grosse industrie militaire et de la haute finance internationale au Maghreb ? Le patron du DRS est-il réellement malade et que les sponsors de la dictature lui chercherait un successeur sur mesure ? Y aurait-il une guerre entre les services, particulièrement entre le MALG et le DRS, ce qui aurait fâché l’administration qui ne voudrait voir ses intérêts compromis au Maghreb ? Le régime algérien aurait-il mal géré le scénario du terrorisme, car aujourd’hui 8 algériens sur 10 estiment que le terrorisme est l’œuvre de l’Etat et que par ailleurs l’AQMI est la création des USA ?…




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  • Abdelaziz
    23 janvier 2011 at 22 h 41 min -

    Ka mouwatene bassite, lem afham chay’ e…
    Il ne faut pas s’enflammer sur une interview donnée par ce Monsieur.
    Si le texte est truffé de messages subliminaux, alors il intéressera ses destinataires.
    Si ce n’est qu’un exercice de style alors il fera plaisir à ses amateurs.
    Pour ce qui est du peuple assoiffé de justice et de révolution, ça doit lui passer par dessus la tête.




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  • hocine
    24 janvier 2011 at 0 h 16 min -

    Juste pour répondre à OrO et à Imene. C’est bien au moins, on ouvre le débat sur des questions de fond entre citoyens. Pour être un peu plus précis et pour répondre à OrO , quand je parlais de trouver des appuis intérieurs, je pensais à des appuis à l’intérieur de l’appareil d’État et non du régime lui même, et ce n’est pas tout à fait la même chose. Le régime est ce qu’il est mais il subsiste des gens intègres a tout les niveaux de l’Etat algérien ou du moins ce qui l’en reste. De même qu’il y a une majorité silencieuse dont ne faisons partie en quelque sorte qui demeure profondément attachée à son pays. Nous disposons de nouveau supports d’expressions et c’est une bonne chose de les utiliser par exemple sur LQA. Ce qui est sûr , c’est que nous sommes loin d’être organisés et l’Algérie c’est progressivement vidée de son intelligentsia qui est éparpillée un peu partout sur la planète. Mais on est bien obligé de constater que le régime joue sur du velours puisque il ont vidé de sa substance la société civile algérienne et qu’il arrivent encore à manipuler le peuple quant ça les arrange, à infiltrer une révolte, à la faire passer pour des revendications d’ordre alimentaire et j’en passe. Nous n’avons pas encore trouvé le moyen de nous fédérer et d’unir nos forces donc changer le régime de manière radicale moi j’aimerais bien mais c’est pas réaliste pour l’instant.
    Quant à Imene, merci de partager mon opinion sur certains points même si vous n’êtes pas d’accord avec moi sur d’autres. Quand je parlais des islamistes et même si j’ai progressivement évolué sur leur responsabilité dans la décennie noire, je continu à penser qu’il y avait de la violence voir de la haine dans leur discours pour accéder au pouvoir. Je dirais même plus, il y avait une volonté délibérée d’instrumentaliser la religion dans l’unique but d’accéder au pouvoir pour certains (je doute de la sincérité de leur convictions d’ailleurs).
    Rappelez vous, moi j’avais un dizaine d’années à l’époque et les discours et les prêches chaque vendredi faisaient froid dans le dos. J’ai vivais à Médéa à l’époque et je sais de quoi je parle. Cela dit, que les plus politiques d’entre eux aient évolué et le fait qu’il représentent un courant qu’il faudra bien intégrer dans un processus démocratique un jour ou l’autre , j’en conviens parfaitement. Nous sommes d’accord.
    Toute la question demeure dans la capacité de créer une opposition crédible qui impulse une dynamique de changement pour faire bouger les lignes actuelles. C’est pas gagner mais si on ne fait rien, à quoi bon se plaindre. Chacun de nous peut faire quelque chose à son niveau. Si on est d’accord sur ça, on va avancer c’est sûr.




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  • W A H I D
    24 janvier 2011 at 3 h 33 min -

    @ Pour plus transparence; et de partager avec les lecteurs et lectrices de LQA

    Et pour répondre a la Question :

    « De quel membre du Conseil consultatif international de HEC Montréal, Saïd Sadi est-il très, très proche ? Tellement proche qu’au fond l’un ou l’autre à la manif. C’est kif kif ! »

    Conseil consultatif international HEC Montréal
    http://www.hec.ca/direction_services/conseil_international/conseil_international.html

    W A H I D




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  • liberté
    24 janvier 2011 at 11 h 39 min -

    Chers camarades,

    Je vous prie de bien vouloir centrer le débat sur le DRS.Tous les Algériens quel que soit leur niveau intellectuel savent que Said Sadi,Chafik Mesbah,Ahmed Benbitour,Sid Ahmed Ghozali,Ahmed Ouyahia,Sidi Said sont tous des agents du général du DRS Tewfik Mediene.Il faudrait un grand soulévement populaire en Algérie pour que le général Tewfik Mediene et ses agents soient traduits devant la justice pour crimes contre l’humanité et corruption.

    Cordialement




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  • Zineb Azouz
    24 janvier 2011 at 17 h 17 min -

    Cher compatriote WAHID,

    C’est beau la science ! c’est tellement vital de nos jours d’être bardés de « hauts  » diplômes !
    Merci !




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  • echecs et maths
    24 janvier 2011 at 22 h 49 min -

    nous avons un proverbe bien de chez nous qui dit  » le messager ne doit avoir ni peure ni honte lorsqu il rapporte son message »
    le porte parole du drs par interim nous informent de facon claire qu apres etre sortis vainqueur du choque des titans avec la presidence et apres avoir mis le chaos dans la societe civile et la classe politique . il lui reste le peuple seul obstacle naturelle pour proclamer la propriete des du gaz et petrole algerien . l exemple de la tunisies et frappant et choquant pour les despotes de tout genre . maintenant le drs passe au menasses concrete contre le peuple algerie si on bouge ils vont scille le pays a la maniere iraquienne et soudanaise . avec la kabylie bienseur la cerise sur le gateaux la fleure d orquidee sentant le prfun de la democratie et des droits de l homme.




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  • Djamel
    24 janvier 2011 at 23 h 50 min -

    je propose les solutions suivantes pour que notre pays se mette sur de bonnes rails :

    – Dissolution du DRS
    – Mise à la retraite de tous les responsabels du DRS avec le Gnéral Toufik en tête
    – Demission de Bouteflika
    – commission de controle de la gestion des Hydrocarbures du pays de A à Z.
    – Consitution d’un gouvernemnt de salut National qui va dure 2 ans et pour organiser des élections PROPRES
    – Retrait de l’armée de la vie politique

    Le débat est ouvert

    Vive le peuple algérien




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  • W A H I D
    25 janvier 2011 at 0 h 06 min -

    @LQA

    Que pensez-vous de ces profils.

    1- Walid Chammah
    Morgan Stanley International
    http://www.zimbio.com/Walid+Chammah/notes/1/Executive+Bio+Walid+Chammah

    2- Khaled Abu Bakr
    TAQA Arabia Group i http://investing.businessweek.com/businessweek/research/stocks/private/person.asp?personId=62171693&privcapId=37316298&previousCapId=875254&previousTitle=ITALCEMENTI%20SPA

    3- Issad Rebrab
    Milliard ire Algerien
    http://www.africansuccess.org/visuFiche.php?id=535&lang=en

    4- Brian Mulroney
    Ex Premier Ministre du Canada
    Ogilvy Renault, CANADA
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Brian_Mulroney

    5-Pierre Duhaime
    Président et chef de la direction
    SNC-Lavalin, Canada
    http://www.snclavalin.com/about_ceo.php?lang=en

    W A H I D




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  • Abdelaziz
    25 janvier 2011 at 0 h 28 min -

    @liberté

    « Je vous prie de bien vouloir centrer le débat sur le DRS.Tous les Algériens quel que soit leur niveau intellectuel savent que Said Sadi,Chafik Mesbah,Ahmed Benbitour,Sid Ahmed Ghozali,Ahmed Ouyahia,Sidi Said sont tous des agents du général du DRS Tewfik Mediene. »

    Quelque soit mon niveau intellectuel, je n’en sais rien du tout. Les ragots et leur contagion sont le propre des sociétés dépourvues de véritable information et de sens critique, donc de sociétés « non savantes ».

    Votre liste est-elle arrêtée ? ou s’agit il d’un échantillon…gratuit ?

    Notre intégrité devrait nous interdire d’accepter el hamadj d’une vindicte aveugle.




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  • saouli
    25 janvier 2011 at 3 h 15 min -

    Merci mrs de votre analyse sur la situation actuelle de l’Algerie ,je constate que vous avez bien décris le phénoméne qui laisse notres pays sous un regime colonial ,qui perdure encore donc ya rien de nouveau dans votre pseudo analyse sauf que vous insultez encore l’intéligence du peuple algerien ;que c’est toujours les interets des grandes puissance qui dérige ce pays ,monsieur comportez vous comme un veritalble protecteure du peuple algerien vue votre position




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  • abed
    27 janvier 2011 at 10 h 20 min -

    On a appris que Saadi a été reçu par le general mediene,Erreur ,c’ est pas un general qui a parlé à Saadi, c’ est le DIEU de l’ algerie lui mème qui a parlé.c’ est lui notre RAB , c ‘est lui qui decrete notre bonheur ou notre malheur, notre mort ou notre vie.c est lui qui nous impose la richesse ou la pauvreté.Implorons le pour qu’ il sauve l’ algerie, lui seul a le pouvoir de le faire.TEWFIK HOUA AKBAR.




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  • abed
    27 janvier 2011 at 10 h 27 min -

    ps:dans cette entrevue dieu a reconnu devant notre psy que l’ algerie allait mal….alors qu ‘attends il ……pour sevir? Il en a le pouvoir(absolu)




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  • Congrès du Changement Démocratique