Édition du
24 July 2017

Communiqué de la Coordination de l'Appel du 19 mars 2009

Soucieux de clarifier notre position, et pour rappeler la ligne politique dans laquelle nous inscrivons notre action, il nous a semblé opportun d’informer nos compatriotes que la Coordination  de l’Appel du 19 mars 2009, qui aspire à la création d’un Front pour le Changement National, et qui a appelé toutes les forces vives de la nation à l’Union sacrée, ne doit pas être confondu avec les nombreux groupes et autres,  qui se manifestent ces derniers jours, à la faveur de la révolte, restée orpheline, de notre jeunesse.

Nous appelons, et nous adhèrerons, à une véritable dynamique de changement.

Nous nous mettons à la disposition de notre peuple, afin que seules ses aspirations profondes soient réellement exprimées. Nous ne ménagerons aucun effort pour dénoncer toute tentative d’instrumentalisation, par le régime et ses affidés concernant le choix des priorités que le Peuple aura à définir de lui-même pour son avenir.

C’est pourquoi,  et parce que nous vivons parmi le peuple en subissant ses difficultés quotidiennes, que nous réaffirmons avec force, que les véritables revendications du peuple algérien sont d’abord et avant toutes autres:

1/ La fin d’un régime illégitime qui a confisqué depuis l’Indépendance, la souveraineté du peuple algérien.

2/ L’instauration d’un véritable Etat de Droit, respectueux de tous ses citoyens, sans exclusion  ni exclusive.

Nous demeurons  mobilisés autour de ces revendications essentielles, et appelons tous nos compatriotes à la vigilance.

Nous dénonçons les tentatives de rafistolage du système qui n’ont pour but que la survie du régime en place  et qui vont à l’encontre de l’aspiration populaire qui est un changement radical du système.

Des forces du régime, infiltrées dans des organisations de la « société civile » tentent de semer la discorde et la zizanie au sein du peuple algérien, pour diviser ses forces et le détourner de sa lutte ultime pour le recouvrement de sa pleine et entière souveraineté sur son pays.

Nous rappelons enfin, pour que nul ne l’oublie, que la grave crise politique qui perdure depuis 62 ne peut être résolue tant que la question de la légitimité du pouvoir n’est pas tranchée démocratiquement par le peuple souverain.

P/La Coordination de l’Appel du 19 mars 2009

Salah-Eddine SIDHOUM


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83 Commentaires sur cet article
  • abd allah el muslim
    23 janvier 2011 at 23 h 15 min -

    il est de bonne guerre pour toutes les parties,de vouloir distraire le peuple d’une revendication légitime qu’est la liberté, le droit à la parole, la justice…..
    dans notre cas tout cela est en grand danger et c’est pour cela que nous devons nous méfier de toute manipulation. merci à vous membres de la coordination qu’Allah nous vienne en aide amin.




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  • Arezki Nait Amar
    23 janvier 2011 at 23 h 40 min -

    Rassurez-vous cher frère Salah-Eddine Sidhoum, je travailles ici à Paris dans ce sens depuis le 15 janvier 2011, jour de la célébration du départ du dictateur Benali de Tunisie. Nous avons organisé ici à Paris samedi dernier une manifestation grandiose regroupant plus de 10 000 manifestants composés de Tunisiens,d’Algériens et de Français.Nous les adhérents de l’appel du 19 mars 2009, nous sommes mobilisés en permanence et nous participons,ici à Paris,à toutes les manifestations qui dénoncent et qui combattent les dictatures au Maghreb.

    ===============================
    Nous n’avons jamais douté de l’engagement des volontés sincères qui oeuvrent humblement et sans tapage à un véritable changement, loin des grenouillages boulitiques et autres positionnements opportunistes que nous voyons depuis quelques semaines, après la révolte orpheline de notre jeunesse abandonnée à elle-même. Il semble aussi que l’admirable révolution de nos frères tunisiens, ait ébranlé, ici, certaines consciences troublées.
    Baraka Allahou Fik, mon cher Arezki et à toutes et tous ceux qui travaillent dans l’ombre, loin des projecteurs et de la zaama, pour servir ce peuple et non pour se servir.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • amine
    23 janvier 2011 at 23 h 41 min -

    A partir du moment où c’est le peuple qui descend dans la rue pour revendiquer ses droits, pour moi, il m’importe peu de savoir qui est l’organisateur. Les gens sincères doivent faire preuve de beaucoup de lucidité pour faire en sorte que les choses se fassent dans les règles de l’art.

    Les principales revendications qui doivent être mises en exergues sont les suivantes.
    1) La dissolution des institutions actuelles
    2) Élection d’une assemblée constituante
    3) Mise en place des nouvelles institutions
    4) Finaliser tout ce processus par la mise en place des nouveaux mécanismes institutionnels.

    Je crois que c’est le moment ou jamais pour aller de l’avant et concrétiser nos rêves par l’action sur le terrain. Alors saisissant cette chance pour nous libérer de ce joug néocolonialiste.




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  • Alilou
    24 janvier 2011 at 0 h 06 min -

    Notre appel, car j’y adhere depuis la decouverte de LQA…est claire cristal…

    Demission du president, et compagnie…
    Dissolution des services secrets DRS ET DGSN….
    Dissolution de toutes les institutions,
    Dissolution de la constitution, APN etc…

    Tout est beau…

    Mais avons nous quelques chose de deja pret pour remplacer ce qui va etre dissous …dans de l’acide afin que le systeme (Hydrea 9 tetes) ne ressucite plus sous aucune forme ????

    Si tout est pret alors allons-y…(Je l’espere…)




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  • Ammisaid
    24 janvier 2011 at 0 h 33 min -

    La destruction du système est l’unique voie pour construire une Algérie digne et libre. Tout le reste n’est que gesticulation ou tentative de positionnement pour le future. Le peuple a tranché, il veut faire la même révolution que celle de nos frères et soeurs tunisiens. J’ai écouté avec attention ce que disent les jeunes qui ont essayé de participer à la marche du rcd : nous voulons la fin du système et nous voulons vivre dans notre pays uni, fraternel, digne et libre. Leur discours n’exprime que le désir de finir le travail entamé par nos martyres et nos moudjahidines: libérer notre pays de tout les tyrans et de toutes les tyrannies.
    Salutations fraternelles à toutes et à tous




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  • rak
    24 janvier 2011 at 0 h 35 min -

    salam, azul, bsr les amis

    Merci Dr Sidhoum d’avoir remis les points sur les i et clarifier les choses, car je dois avouer qu’en ces temps ou tout les nageurs en eaux troubles et autres Dr folamour carburent a plein regime afin de brouiller nos esprits. Parfois nous autres simples « neophytes » avons parfois du mal a decoder les messages et les positions des uns et des autres.
    je m’explique:
    Ayant eu connaissance de l’initiative de la cordination nationale pour le changement et la democratie, j’ai posté l’info sur LQA et saluer l’intiative malgré un bemol, j’ai relevé que votre cordination ne figurait pas dans la liste des participants d’ou mon premier questionnement.
    apres la tenu de la reunion le vendredi je me suis rejoui de la participation a quelque titre que ce soit du FFS et me suis rejoui mais j’ai egalement relevé que le RCD etait aussi de la partie! d’ou mon deuxieme questionnement. cette reunion a ete sanctionnée entre autre par un appel a une marche le 9 fevrier et mon troisieme questionnement vient du fait que quelques heures plus tard par la demarcation du FFS, certes en des termes « diplomatique »,de cet appel a une marche.
    Mon quatrieme questionnement vient de l’interview du colonel ou ex colonel du DRS MSB que tout le monde sait n’intervient que quand il se passe quelque chose d’important au sommet.et last but not least, mon cinquieme questionnement est votre communiqué d’aujaurd’hui.
    j’ai ma petite idée bien sur au regard de ma « connaissance » aussi pietre soit elle de la chose politique chez nous mais il me manque qlq bouts pour pouvoir faire un assemblage coherent de tout ce que j’ai evoqué.
    aussi, si vous me le permettez Dr, j’aimerai bien que vous nous apportiez des eclaircissements sur tout ca et plus particulirement j’aimerai bien connaitre quels sont vos relations( convergences et divergences) avec le FFS et RACHAD
    PS: je suis un sympathisant militant jamais encarté du FFS et une bonne partie de mon eveil politique je le dois a la frequentation de ces militants, de ces cadres et de son fondateur Mr Ait Ahmed.
    Aucune arriere pensée ni coup fourré de ma part, juste une envie de faire avancer le schmilblick et eclairer un peu plus tout le monde

    cordialement

    =====================
    Je crois, mon cher compatriote, que le communiqué de notre coordination est très clair et direct, sans aucun détour. Nous ne sommes pas de ceux qui font des drames de notre jeunesse un fond de commerce boulitique.
    Nous considérons tous ceux qui n’ont pas de fil à la patte comme des partenaires dans la construction de cette dynamique du changement. Le FFS et Rachad font partie de ces forces autonomes qui doivent jouer un rôle dans cette dynamique du véritable changement. Soyez rassurés, mon cher compatriote, ce ne sont pas les quelques chauves-souris politiques qui nous diviseront.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Boudiaf
    24 janvier 2011 at 1 h 37 min -

    Mesdames, Messieurs,

    Le régime est décidé à continuer à réprimer le droit de parole. Il faut je pense plus que des communiqués pour l’ébranler. Je vous propose de lancer une pétition en Europe et en Amérique du Nord pour récolter un million de signatures.

    Avec ça, nous pourrons affronter l’occident qui soutien notre régime. Pour toute information, veuillez communiquer avec moi sur le site: http://AlgerieDyanna.over-blog.com

    Solidairement




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  • ouhib mustapha hakim
    24 janvier 2011 at 1 h 43 min -

    salam
    je poses une question en tant que citoyen algérien.
    quel sort et lecture réservez vous pour les sympathisants du Fis?




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  • rachid
    24 janvier 2011 at 2 h 15 min -

    El hamdoullilah, c’est net , clair et précis




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  • hakim
    24 janvier 2011 at 2 h 23 min -

    1) Le FFS veut attendre de voir si le RCD n’est pas un instrument de la DRS. le FFS ne fait plus confiance a personne apparemment.
    le RCD courageux et audacieux, aurait du en effet attendre que tout le monde marche avec lui, mais pourrait-il attendre des mois?
    2) Bouteflika sait qu’il est illégitime, c’est ce qu’il faut comprendre, les gens ne savaient pas que Bouteflika se dit au fond de lui ce ce :’ Ces journalistes, ces partis politiques, ces kabyles et surtout ce peuple qui ne veut pas de moi, ils vont payer très cher. Je resterai au pouvoir et a ma mort je donnerai le relai de la corruption et du dictat a mon frère. De toute façon, le FLN-RND-Generaux-Mafia est avec un corrompu et je les arrange en étant president corrompu a vie’
    3) FFS+RCD+MJD+PRA+Al-islah+syndicats+jeunes des quartiers+++, tout cela ne peut rien faire contre des assassins mafia avec des mots et des marches éparpillées.
    Il faut une révolution, rien d’autre. Une révolution ou toutes les forces démocratiques et nationalistes sortent dehors des mois et des mois. Il faut faire tomber Boutef-Ouyahia-généraux brutalement et radicalement.




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  • Algerien de passage
    24 janvier 2011 at 2 h 50 min -

    Toute est claire sauf le drapeau Algérien qui est un peu flou !




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  • abed
    24 janvier 2011 at 11 h 16 min -

    @salah eddine sidhoum,nous adherons sans aucune reserve avec votre appel, mais nous voudrions savoir si vous comptez entreprendre des actions sur le terrain?autrement dit il faudrait investir la rue et faire entendre nos voix,de l ‘action, de l ‘action pour marquer les esprits comme nos freres tunisiens, sinon j’ ai bien peur que nos revendications se limitent au stade de la rethorique. « Lorsqu’un peuple se révolte, le destin du pays doit s’incliner ».




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  • nassim
    24 janvier 2011 at 12 h 35 min -

    mr hakim votre FFS ET VOTRE RCD vous vous rappelez lorsque le FIS
    ètait en force vous ètiez les champions du boycotte..et maintenant
    vous voulez nègocier u ne revolution dèmocratique..je vous dit et je le repètte commencez d’abord à faire une rèvolution dèmocratique dans vos partis en suite peut ètre le peuple commensra à vous faire confiance.
    l’art de la dupe est fini les partis ne sont plus crèdible…le changemment viendra et ce n’est pas par le copier coller…ceux qui ont pèrdu leur enfants et leur parents ..etc dans la dècènies noir..à cause de l’hypocrètie au nom de la dèmocratie_apuiyè par les agents de la tour effel..je regrètte monsieur ils y a ceux qui pourront sauter ce pays eb une heur seulemment les pèrtes hummaines seront ènormes ils s’avent très bien leur rôle on n’a besoin de votre conseille car vous mr hakim je ne penserai jamais que vous saurez au premier rang.




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  • LEMDIGOUTI
    24 janvier 2011 at 14 h 45 min -

    Cher frère @hakim , je suis absolument d’accord avec toi. Je pense par exemple que les chicanes entre le RCD et le FFS (par exemple) qui se déroulent devant nous est une honte. Moi je suis Kabyle de Bejaia, (je le dis pour enlever toute équivoque), j’en ai marre et du RCD et du FFS (et pas seulement, car il y a beaucoup d’autres partis que je n’ai pas besoin de citer). Mais franchement qu’est-ce que c’est cette mascarade théâtrale ? Où ces deux partis veulent en venir en s’envoyant des flèches empoisonnées ? Ces comportements affaiblissent les forces du changement, attention !!! Nous les ALGERIENS épris de liberté, notre prorité c’est de voir le système tombé pour construire une ALGERIE NOUVELLE LIBRE et PLURIELLE où toutes les sensibilités et toutes les minorités ont leur place. C’est notre priorité. L’Algérie est leur seul pays pour nous que nous soyons arabes, kabyles, chaouis, mozabites, musulmans, athées, pratiquants ou non, libéraux ou socialistes, bref NOTRE ALGERIE avec toutes les sensibilités et où aucune idéologie, même dominante, n’écrase l’autre. C’est cette Algérie que l’on veut construire. Alors, je dis, moi, minable citoyen, à ces partis (et aux autres) ne faites pas les imbéciles car la priorité c’est :
    1/- le changement de régime pour une république démocratique dans sa triptyque connue de tous (donc pas seulement dans sa dimension islamique).
    2/- une constituante pour permettre l’alternance dans la paix, la cohésion et la solidarité nationale.
    3/- l’organisation urgente de manifestations pour revendiquer la démocratie, la constitution de « comité de salut publique » ou « autres » pour demander pacifiquement mais énergiquement le changement du régime dans la rue car c’est le seul lieu de revendication disponible.
    4/- Nous ne sommes pas encore dans les élections, ya el khaoua. Nous sommes dans la formation d’une nouvelle Algérie libre et démocratique avec des formes de gouvernance modernes à l’aube du troisième millénaire.
    5/- Ne nous faîtes pas perdre de temps, car le peuple s’en fiche de vos querelles politiques.
    6/- Arrêtez de faire les pitres.
    7/- Nous avons besoin d’union des forces du changement.
    Cela ne s’adresse pas seulement au FFS et au RCD , seulement.




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  • rabeh
    24 janvier 2011 at 15 h 18 min -

    ya si sidhoum, meiux vaut ,said saadi,musolini, adolf hitler,charone;benladen,el quaida au maghreb , qui ont étaient tous élu democratiquement ,que les enfoirées qui nous tiennent depuis 50ans que les ex caporaux qui tire sur tous ce qui bougent ,ya si sidhoum laisser tout le monde suivre le mouvement qui finira par dépassé et said saadi et ses sponsors toufik et toute la clique,laisser ces enfoirés de saadi-toufik provoquer la premiere vague de tsunami qui finira par les emporter comme du papier mouchoire.




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  • amar
    24 janvier 2011 at 15 h 32 min -

    votre position est claire, analyse de monsieur tabou sur TSA est pertinante je partage son point de vue consernant mon point de vue le voila si le DRS prends des position et se lance vers le peuple d’en bas pour le manipuler. nous, on doit partir du bas avec le peuple pour monter ensuite .si ,le DRS chauffe la galerie. nous, on doit la refroidir et vis versa quand les position sont claire le peuple sais ce qu’il faut faire les resultats seront au rendez-vous pourquoi ne pas comencer par des marche a l’echelle des willayas pour voir le suivis ensuite augmenter la pression sur la capitale comme touche finale avec un million de marcheurs ou plus. les 200 000 policiers auront du mal a voir leur collegues tous les barages autour d’alger seront submergés le mot d’ordre sera (TOUS VERS ALGER) le reste tout le monde le connait liberer algeren meme temps l’algerie




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  • Algerien de passage
    24 janvier 2011 at 17 h 16 min -

    Pour bien agir et ne pas se faire avoir il faut bien comprendre les choses! Voici un article qui donne une analyse « très intéressante » des événements tunisien:

    « Washington face à la colère du peuple tunisien » par Thierry Meyssan

    http://www.voltairenet.org/article168223.html




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  • mostefa
    24 janvier 2011 at 17 h 45 min -

    Peuples algeriens débarasser nous de ce groupe au pouvoir, ils sont incapable de mettre en ordre un trotoire, vous imaginer gérer un pays? ils ont pris tous les terrains de verdure et les ont tronsformés en terrain pour construction des villas pour eux et leurs enfants? hé les gas vous avez vus goulam allah et wahid allah, mais quel pays d’analphabète,et si vous allez ouvrir un cafe il faut absolument louer l’autorisation depuis un faux moujahid ca n’existe nul part… faux moujahid, maire deputé wali, pdg, chfsyndic, etc..partez avant qu’il soit trop tard.




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  • Moh
    24 janvier 2011 at 18 h 36 min -

    Voici une image qui tout dire.
    Il faut une révolution dans le RCD avant toute chose.
    Parceque, je ne pense pas que la révolution des Balcons fera grand chose.
    http://ffs1963.unblog.fr/files/2010/11/sadi.jpg

     » On doit penser action est pas résultat »




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  • Imene
    24 janvier 2011 at 18 h 38 min -

    Merci pour cet appel qui ne souffre d’aucune ambiguité. L’objectif de l’Etat de droit est assez primordial et assez général qu’il peut normalement mobiliser largement tous les Algériens qui veulent le changement. Vous avez raison de rappeler les tentatives de manipulation de certains pseudo-opposants qui veulent monter au pouvoir sur le dos des jeunes révoltés.

    Je suis troublée par la participation de Me Ali Yahia à la marche du RCD. J’ai beaucoup de respect pour ce grand monsieur intègre qui a eu le courage de défendre les victimes, TOUTES LES VICTIMES, de la dictature. Mais s’il a marché avec ces gens, c’est qu’il a le souci de l’action, peu importe avec qui. Raison de plus pour se mobiliser sur le terrain.

    La coordination qui se met en place aurait pu constituer un début pour un mouvement démocratique avec les syndicats autonomes et les associations mais visiblement la présence de certains partis va faire capoter le mouvement. Le FFS va faire son rassemblement politique tout seul et je le comprends. Je pense que l’heure de l’action pour le changement politique radical n’a pas encore sonné. Il faut que chacun développe ses idées et mobilise des citoyens pour ça. Après, on verra qui paratge avec qui des principes politiques et alors ce sera le moment du rassemblement ou de l’alliance de toutes ces forces contre le système.

    Si on précipite les choses, ça va déboucher sur quoi? Certains appellent à une Assemblée constituante. Soit. Dans une telle assemblée, il faut au moins 300 à 500 élus. Il faut donc au moins 5000 candidats sinon plus. Vous les voyez où ces candidats? Ils sont où les médias libres qui peuvent permettre une compétition politique libre et loyale?

    Pour l’instant, je pense qu’il est urgent de se mobiliser pour des revendications démocratiques simples comme:

    – La libération des jeunes émeutiers arrêtés dernièrement!
    – la levée des interdictions politiques qui pèsent sur les anciens militants du FIS!
    – la réparation morale et matérielle de toutes les victimes de la répression, y compris des familles de disparus!
    – le libre retour de tous les exilés politiques!
    – la liberté de conscience et d’expression!
    – la liberté de marcher et de manifester!
    – la libération du champ médiatique, y compris les médias lourds!
    – la levée des restrictions administratives pour la constitution des partis politiques!
    – la reconnaissance des syndicats autonomes!
    – l’indépendance de l’UGTA à l’égard du pouivoir!

    Et pour ce qui concerne le volet social:

    – Création immédiate de milliers d’emplois pour les jeunes!
    – allocation de chômage de 5000 DA minimum!
    – un salaire minimum de 25 000 DA!
    – distribution prioritaire des logements aux familles dans le besoin et non aux enfants de la nomenklatura!

    Ces revendications ont au moins le mérite de rassembler les Algériens et ne donnent pas lieu à des discussions byzantines !
    Maintenant s’il y a des compatriotes qui pensent en plein 21è siècle qu’ils ont encore besoin d’un parti d’avant-garde seul détenteur de la science démocratique (ou de la science religieuse) ou encore d’un sauveur dans la figure d’un Zaim historique, ils sont libres de proposer ça au peuple algérien, du moment qu’ils nous l’imposent pas! On a déjà subi une fois le parti unique, MERCI !




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  • babelouedcity
    24 janvier 2011 at 19 h 01 min -

    Par principe je m’adhere totalement á tout ce qui est anti pouvoir mercenaire assassin dictateur d’algerie et ce depuis 1963 á nos jours.

    Toute ma famille, comme la majorité du peuple algerien (Ait-Ahmed l’avait bien en 1999 á Zerowalou, medias et cie, « le vrai moudjahid c’est le peuple algerien ») a subi non seulement le joug colonial francais le plus sauvage et atroce sur terre avec la spoliation des terres de nos ancetres les geoles, la torture de Massu, Salan, Jouhoud, Challe, Soustelle et tous les criminels assassins de la france coloniale …etc puis arriva les nouveaux colons de Degaulle et son chouchou Bouteflika&cie qui se balladait en 1959 avec la protection de la DST et la promo Soustelle qui continuerent dans la meme strategie que leur maitre les colonisateurs á savoir la prison, la torture, l’injustice et les crimes humanitaires contre toujours ce peuple heroique d’algerie.

    Cela me fait tres mal de constater que certains prechent toujours et souvent l’anti FFS qui depuis sa creation un certain septembre 1963 á nos jours 2011 batallait pour un etat de droit et democratique oú tous les algeriens vivront dignement.

    Le FFS avait payé de sa vie et ils continuent toujours á subir la malediction de ce regime assassin.

    Un de ma famille membre fondateur du FFS 1963 fut criblé par les balles de Boumedienne, Bouteflika et Benbella. Meme mort les soldats continuerent de lui tirer dessus.

    Le FFS est toujours le meme malgré certains brebis traitres infiltrateurs des generaleurs mercenaires protegés toujours par la france OFF-icielle.

    Les generaleurs mercenaires n’avaient-ils pas
    1. crée des milliers de FFS-bis, des arouches, RCD, MAK et autres pour seulement casser ce grand parti d’opposition?
    2. proposé sur plateau la presidence á Mr Ait-Ahmed qui l’avait decliné?

    Sa replique etait clair et limpide : « laisser le peuple choisir librement! ». Sic.

    Par respect á nos moudjahidines et aux militants sinceres qui payent toujours de leur vie, le seul vrai parti d’opposition en algerie est le FFS qui est assez experimenté et qui fait un travail gigantesque pour l’instauration d’un vrai etat de droit.

    Nous sommes convaincus que le peuple algerien vaincra ce monstre comme nos parents et grands parent avaient combattu le plus feroce atroce colonisateur sur terre.
    Nous, les enfants authentiques d’UN MILLION ET DEMI DE MARTYRES de notre chere Algerie, avons juré que la lutte pour la liberation totale de notre chere algerie ira jusqu’á la victoire finale du peuple algerie pour une vie digne et democratique.

    VIVE L’ALGERIE




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  • Farid
    24 janvier 2011 at 21 h 20 min -

    Bonjour Dr Sidhoum.
    Etes vous entrain de parler de la coordination nationale pour le changement démocratique. Je crois qu’il Il faut bien préciser votre communiqué car moi personnellement je suis dans le flou. Il y’a quelque temps, nous parlions d’une initiative (SANS EXCLUSION AUCUNE) qui redonnerait un brin d’espoir à tous les opposants. Aujourd’hui, l’initiative a été prise par les jeunes. Même si elle n’a pas abouti à un résultat à la Tunisienne, elle a le mérite d’avoir secouer les esprits et rallumer la flamme de la révolution.
    Seulement, il me semble que l’opposition, qui est déjà éparpillée, est encore plus divisée que nous croyons. D’abord, le retrait du FFS de cette coordination ensuite les attaques des un et des autres à l’encontre du RCD qui, bien que je ne l’ai jamais piffé, essaye de ne pas laisser cette flamme s »éteindre . Il faut noter que plus on attend, plus le pouvoir prend les devants. Regardez les arrestations des manifestants, elle n’ont commencé qu’à la fin des émeutes. c’est classique chez notre PERE FONDATEUR du pouvoir.

    ======================
    Je crois que le texte est très clair et les objectifs de notre Appel le sont aussi. Nous dénonçons le grenouillage boulitique actuel, suite à la révolte orpheline de notre jeunesse et à la révolution tunisienne. Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie pour ne pas déceler les manoeuvres politiciennes des labos de la police politique pour réaliser un changement dans le système alors que la solution est le changement radical du système.
    Salah-Eddine




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  • Arezki Nait Amar
    24 janvier 2011 at 21 h 29 min -

    Urgent : Des intellectuels egyptiens ont débattu sur la chaine tv satellitaire « El Moustakilla » émettant à partir de Londres ce soir sur la grande manifestation dite de la colère qui aura lieu demain dans toutes les grandes villes d’Egypte et dans toutes les capitales du monde où vivent des ressortissants egyptiens. Selon eux, C’est le peuple qui s’est donné rendez-vous pour manifester demain à travers les réseaux sociaux comme facebook et Twitter.




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  • khaled
    24 janvier 2011 at 21 h 45 min -
  • salem
    24 janvier 2011 at 22 h 24 min -

    OUYAHYA ET BOUTEFLIKA SONT EN PARFAITE ENTENTE DANS LE BUT D ATTEINDRE LEURS OBJECTIF FINALE QUI EST CELUI DE DETOURNER AUTANT DE MILLIARDS QUE POSSIBLE ET DE JETER L ALGERIE ET SON PEUPLE A L ENFER CAR COMME IL REFLICHISSENT APRES EUX LE DELUGE.BOUTEFLIKA ET OUYAHYA AGISSENT COMME DES COLONS.JE COMMENCE A DOUTER DE LEURS ALGERIANITE .SONT ILS VRAIMENT DES ALGERIENS.?LA QUESTION MERITE D ETRE POSEE.CEPENDANT,UNE CHOSE EST SURE C EST QUE CES DEUX VAMPIRES N ONT NI HONNEUR NI DIGNITE.




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  • fadel
    24 janvier 2011 at 22 h 39 min -

    LE REGIME ALGERIEN EST DEVENU LA RISEE DANS LE MONDE ENTIER.IL N Y A QU A VOIR COMMENT ON PARLE D EUX DANS LES MEDIA ETRANGER, NOTRE BOUTEFLIKA D AILLEURS VIENT D ENTRER DANS LE MONDE DES GUIGNOLES ,QUI EST EN FAITE SA VERITABLE PLACE.J ai l impression que cet individu ne vit plus dans le monde des vivant mais ailleur loin tres loin de la realité.Pour le bien de l algerie, il devrait etre destitué.déja tout le monde sait qu’il ne represente rien a part les bandes de mafia qui pillent l algerie.les election de 2009 l’atteste.a 25%de l electorat,il doit soit partir de son propre gré ou forcer a quitter le navire car cet individu ne voit plus l horison et peut faire couler l algerie et son peuple.sa médiocrité dans la gestion des affaires de l etat est criante.

    =====================================
    http://www.youtube.com/watch?v=Z4ymzkWF9sw&feature=player_embedded




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  • medjeri
    24 janvier 2011 at 22 h 50 min -

    on ne veut ni la peste representee par le fis et et ses terroristes ni le cholera represente par le drs et ses valets a tous les niveaux de l’etat ce peuple a tellement souffert depuis l’independance ace jour prive de liberte appauvri par les tenants du regime . pour arracher cette liberte il faut assembler nos efforts reunir autour d’une table tous les partis democratiques les partis qui inscrivent dans leur programme l’alternance democratique pour le grand bien de notre chere algerie liberee du joug colonial par des heros (benmhidi abane benboulaid amirouche krim belkacem ait ahmed zighoud youcef et tant d’autres) puis recolonisee par la maffia du clan d’oujda l’ouragan est entrain de naitre va prendre des formes gigantesques et balayer sur son chemin cette vermine de generaux maffieux qui ont dilapide toutes les richesses du pays(toufik mediene touati nezzar guenaizia djebbar mehena tartag et les autres)




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  • Liès
    25 janvier 2011 at 0 h 15 min -

    Salutations à toutes et à tous.

    @ Chères amies et chers amis.

    Ceci est un avis personnel, qui obéit à la lecture que je fais personnellement de la crise algérienne, et des solutions qui selon moi permettent sa résolution.

    A mon avis, la crise algérienne ne commence pas avec l’arrêt du processus électoral de janvier 1991. Certains la situent en 1962, lorsque l’indépendance fût confisquée par des planqués aux frontières, d’autres la situent au 1er Novembre 54, lorsque un groupe de l’OS a allumé la mèche de la révolution alors que la classe politique était dangereusement divisée (entre messalistes et centralistes), d’autres la situent au congrès du PPA de 1949 lorsque les premières aspirations démocratiques furent étouffées (la crise berbériste) et servirent de prétexte à l’instauration du totalitarisme et de la dictature de la pensée unique.

    Donc, si on se dit qu’il faudra réparer l’injustice faite au Fis au motif qu’il fût dépossédé de la légitimité de gouverner après qu’il ait gagné les élections, il faudra alors continuer dans cette logique et ajouter que le système n’est pas à son premier putsch et qu’ il faudra de la même manière, réparer toutes les injustices qu’il avait commis sans discontinuer à l’égard des hommes et des parties qui eux avaient également la légitimité.

    C’est pourquoi je dis que s’il ya une chose à condamner et à changer c’est le système dans ses structures fondamentales.

    Car designer X ou Y comme responsable et chercher à le punir, voir le lapider jusqu’a ce que mort s’en suive, ne résout pas pour autant le problème de l’Algérie, bien au contraire cela va le compliquer.

    J’ai toujours été contre cette logique que j’ai qualifiée dans plusieurs de mes post de VENDETTA POLITIQUE.

    Heureusement, et je le crois sincèrement pour l’avoir amplement constaté ailleurs et ici même sur le site LQA, que l’écrasante majorité des élus et militants du Fis ne s’inscrivent plus désormais dans cette logique de vengeance.

    Leurs revendications sont actuellement les mêmes que ceux du peuple algérien dans sa diversité.

    Un désir de justice et de vérité suivie juste après par une réconciliation sincère et librement consentie.

    Donc à ceux qui s’accrochent à la vendetta et qui sont rongés par ce besoin de vengeance, je dis que c’est le système politique qu’il faut changer radicalement et non les hommes qu’il faudra persécuter ou juger.

    C’est à l’Histoire et au Bon Dieu de juger ceux et celles qui ont d’une manière ou d’une autre, fait du mal à la patrie et à ce peuple.

    Nous savons que le système politique, ce n’est pas que des hommes mais aussi des lois et des institutions.

    Or ces lois et ces institutions n’ont pas été faites pour être au service de la République, de la Patrie et du Peuple, mais plutôt pour être au service d’une idéologie éculée et d’un pouvoir illégitime, né d’une succession de putschs et de complots.

    Donc, au lieu de continuer à tourner en rond et en privilégiant la vengeance au détriment de l’efficacité et de la sagesse, tournons nous résolument, tous unis et la main dans la main vers le changement afin d’instaurer l’État de Droit pour lequel nos martyrs ont donné leurs vies.

    Car si nous nous évertuons à vouloir juger les autres, cela veut tout simplement dire, selon moi, que nous voulons rester dans la crise et la perpétuer.

    A cause de ces risques qui ne sont pas une vue de l’esprit mais bel et bien réels, je propose une démarche douce, efficace et susceptible d’apaiser les cœurs et d’instaurer un climat de confiance, favorable à une véritable et définitive sortie de crise.

    Car c’est quoi notre idéal et c’est quoi l’objectif que nous voulons atteindre si ce n’est l’Instauration d’un État de Droit, démocratique et social? En changeant le système inique qui a prévalu et sévi jusqu’ici, par un autre système qui garantie la bonne gouvernance, la transparence dans la gestion des affaires et des richesses, et l’alternance au pouvoir.

    Toute la question est : Comment y arriver? Par quels moyens et par quelles méthodes?

    Sachant comme je viens de le dire ci-haut que le système, c’est des lois, des institutions et des hommes.
    Et sachant aussi que le pouvoir, c’est des hommes aux intérêts intimement liés, avec des moyens matériels et financiers considérables et avec des connexions internes et externes solides.

    Donc pour changer le système, il faut d’abord commencer par changer le pouvoir.

    Et Étant donné que le noyau du pouvoir reste quoi qu’on l’armée, et cette nébuleuse (qu’on appelle le pouvoir occulte et parfois qu’on désigne de vrai pouvoir) qu’il ne faut pas perdre de vue et qui reste la véritable inconnue de l’équation et le vrai casse-tête chinois.

    Donc tout le travail consiste à identifier cette inconnue et connaitre sa vraie valeur (son poids et ses exigences).

    Comme le dit si bien Benjamin Disraeli : ‘’Les colonies ne cessent pas d’être des colonies parce qu’elles sont indépendantes’’.

    Et si cette inconnue s’appelait le G8 ou du moins quelques uns des pays les plus en vue à savoir les États-Unis d’Amérique, La France et la Grande Bretagne?

    De toute façon, nous avons vu des choses invraisemblables et subi les contrecoups douloureux de cette nouvelle race de chefs d’états puissants mais injustes et arrogants qui ont dominé sur le monde pendant ces douze dernières années et qui ont pour noms, Bush Junior, Blair, Sarkozy et dont le mentor et le stratège ne peut être que Bush père.
    Ces chefs, piètres politiciens dépourvus de vision, mais d’impitoyables va-en-guerre ont terrorisé le monde entier à commencer par leurs propres alliés.

    Ils ont élargi leur cercle en écartant des chefs d’États qui ne voulaient pas marcher dans leur politique agressive et dangereuse et les ont fait remplacer par d’autres, dociles et sans envergure politique. L’exemple le plus frappant nous vient du Canada, ce pays qui était tellement aimé et respecté à travers le monde, et qui est devenu un pays dont on se méfie pour s’être laissé dicter sa politique par l’administration républicaine de son puissant voisin du sud.

    Le travail de nos intellectuels, des élites, de la société civile consiste à amener sans tarder, ces pays à changer leur politique de complaisance à l’égard des dictateurs qui gouvernent illégitimement nos pays, en multipliant les manifestations pacifiques et en menant un travail de sensibilisation en direction de leurs intellectuels et de leur propre société civile.

    Parallèlement, il faudra rassurer les nôtres (en particulier l’armée et les services de sécurité qui dépendent d’elle) au lieu de les défier et les diaboliser. Une véritable confiance doit s’installer entre les différents partenaires.

    Rassurer et tenir parole. C’est la clé de la réussite.

    Il faudra négocier avec l’armée sa neutralité vis-à-vis des acteurs politiques, la convaincre sur les avantages reliés à son retour à la caserne, et lui reconnaître son rôle grandiose de garante de la constitution, du caractère républicain du régime, de la défense de l’intégrité du territoire et de la souveraineté nationale.

    Il faudra arriver à rassurer chaque élément de l’armée et des services de sécurité sur leurs biens, leurs familles et leur intégrité morale et physique et leur accorder officiellement une immunité franche et définitive.

    Quant aux biens mal acquis et aux exactions commises, c’est à l’armée de designer sa propre commission pour en faire toute la lumière et proposer les réparations dont elle se reconnaitra redevable.

    De la même manière, une commission civile devra être instituée pour recenser les exactions commises par les islamistes afin de permettre la réparation des préjudices causés aux victimes.

    Nous devons tenir compte de la résistance et de l’hostilité à notre plan de sortie de crise, des ETRENELS RENTIERS qu’il n’est plus besoin de nommer tellement ils sont connus de tous les algériens et dont il faudra déjouer les manigances.

    Nous devons laisser s’exprimer librement la repentance et le pardon afin d’aboutir à une réconciliation réelle et librement consentie. Car la repentance sincère est toujours suivie d’actes positifs et bienveillants envers les victimes et envers la nation. Et le pardon sincèrement accordé par la victime couvre la faute commise et procure la paix aux deux parties réconciliées.

    Il reste entendu que les réparations morales, matérielles et financières doivent être équitables et amplement satisfaisantes.

    C’est une aberration que de croire que la réconciliation se décrète ou se manigance entre quelques personnes aux intérêts intimement liés.

    La réconciliation pour qu’elle soit fructueuse et à l’avantage de l’ensemble de la société, doit être de 3 natures : la réconciliation avec soi-même, la réconciliation avec ses compatriotes, la réconciliation avec Dieu.

    Voila, à mon humble avis les conditions et préalables qu’il faudra mettre de l’avant afin de déboucher sur une situation nouvelle favorable à la construction de l’État de Droit qui se fera autour d’un compromis historique entre toutes les sensibilités politiques du pays, sans exclusion aucune.

    Le seul critère d’adhésion doit être la bonne foi et l’engagement pur de servir la patrie.

    Autour de ce compromis, seront réglées définitivement toutes les questions taboues et qui constituent un obstacle ou une pierre d’achoppement à la construction d’un État de Droit que nous voulons comme l’ont souhaité nos martyrs, démocratique et social.

    A cet effet, la question de la place de la religion, la question de l’indépendance de la justice, de la liberté de presse, d’opinion, d’expression, du code de la famille, de l’école, de la santé, de l’inviolabilité des richesses énergétiques et stratégiques du pays, etc. doit être clairement affirmée.

    Une fois tout ceci fait, le peuple algérien et ses élites peuvent se déclarer aptes et prêts pour les élections et l’exercice du pouvoir.

    Par ailleurs, mais sur un autre registre cette fois-ci, nous devons être prudents et nous abstenir de vouloir imiter la Tunisie dans tout ce qu’elle fait. Car leurs paramètres et nos paramètres ne sont pas forcement les mêmes.

    Et en plus, chaque peuple a son propre génie.

    Conclusion : La Tunisie et l’Algérie doivent impérativement se démocratiser pour le bien géopolitique de toute la région.

    Quant au Maroc, il faudra approfondir les reformes tout en protégeant le caractère monarchique du régime.

    Car, à mon avis c’est une lourde et dangereuse erreur que de croire que la même recette peut s’appliquer à tous.

    Je m’abstiens de m’étaler pour ne pas faire long, mais je sais d’instinct que tout le monde aura compris.

    Que tous les braves civils et militaires se donnent la main pour construire une nouvelle Algérie, confraternelle, entreprenante, solidaire, juste et harmonieuse, ou tous ses enfants vivront dans l’abondance, la joie et la paix.

    Dieu soutient les justes et bénit l’œuvre de leurs mains et résiste aux
    orgueilleux.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • AS
    25 janvier 2011 at 0 h 16 min -

    Franchement en lisant les posts on voit que les gens sont imbibes de prorpagande… le RCD… mais cherchez sur internet Saadi et DST… et vous verrez par vouss meme… le peuple doit diriger et personne d’autres, les americains ont depeche un de leurs pantins et le general Rachid Ammar est enfin sorti devant les cameras… pourquoi parce qu’ils ont perdu le controle de la revolte du peuple qui ne veut ni du systeme de la mafia organise par Bourguiba ni des Benalistes ni de la france-israel… alors pourquoi paas en Algerie…

    Said Saadi en cas de veritable revolution en Algerie sera ajuge pour gencoide et complicite de genocide car il a ouvertement soutenu l’extermination d’innocents parce qu’ils avaient vote pour les mauvais candidats… et pareille dans tous les camps… la hawla wa la quouwata a ila billah… c’est pas possible en 2011 de ne pas savoir ca !




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  • AS
    25 janvier 2011 at 0 h 19 min -

    +10 Salah Eddine !

    « Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie pour ne pas déceler les manoeuvres politiciennes des labos de la police politique pour réaliser un changement dans le système alors que la solution est le changement radical du système. »
    Salah-Eddine




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  • Farid
    25 janvier 2011 at 0 h 27 min -

    Au cher frère Dr Sidhoum,
    Etant un grand admirateur de votre courage et de vos multiples interventions que je trouve pertinentes et pleines de sagesse, je suis cependant en désaccord avec la réponse que vous m’avez livrée tout à l’heure.
    En effet, l’objectif de votre appel (du19 mars) est clair et précis. En revanche, votre texte d’aujourd’hui ne l’est pas pour autant. (Veuillez excuser la brutalité de ma franchise).
    Les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas non plus nées de la dernière pluie et croyez mois, ni le DRS ni quiconque ne peut leur jouer des tours de passe-passe. Nous ne sommes plus dans l’Algérie d’antan car la configuration a complètement changé. Plus encore, ils connaissent le raisonnement du pouvoir plus que la plus part de l’intelligentsia Algérienne et savent le frapper là ou ça lui fait mal. D’ailleurs, les émeutes de ces derniers jours ont montré au pouvoir que les jeunes n’ont aucun mal à s’unifier pour se soulever dans des dizaines de wilayat en seulement quelques heures et ce, sans le moindre calcul politicien. En fait, c’est cela le problème de notre élite, elle fait beaucoup trop de calculs politiciens.
    Lorsque les Tunisiens sont sortis Spontanément dans la rue, leur but initial n’était pas celui de mettre Benali à genoux ou encore moins de chasser définitivement le pouvoir. Ils voulaient juste exprimer leur colère envers la Hogra qui s’est généralisée dans leur pays et qui a effroyablement conduit un de leur concitoyen à s’immoler. Ce n’est qu’après 02 ou 03 semaines de révolte que la classe intellectuelle s’est ressaisie et a fini par régir car, partant sur la base que le pouvoir n’allait pas reculer devant les manifestants, elle a décidé de donner un sens politique à la révolte sans se soucier des Moukhabarates et du climat policier. En conséquence de quoi, le Bon Dieu a exhaussé leur vœu et leur a donné un cadeau que personne au monde ne s’y attendait, à savoir l’effondrement du régime entier de Benali et ses acolytes. N’est ce pas cela Sounate El Hayet !
    Permettez mois, cher frère Sidhoum, de vous dire que la révolte des jeunes Algériens est loin d’être orpheline, pour reprendre vos propos. Il lui manque seulement une élite qui a le même état d’esprit qu’elle.
    Je salue votre bonne foie et j’espère vous entendre de plus en plus sur les chaines satellitaires.
    Farid

    ====================================
    Cher compatriote,
    Je crois que nous sommes sur la même longueur d’onde. Je partage entièrement votre analyse de l’évolution du processus libérateur de nos frères tunisiens qui est passé de la révolte à la révolution, grâce à l’implication des élites intellectuelles, politiques et syndicales. Vous avez remarqué et admiré comme moi le courageux avocat qui est sorti en plein couvre-feu, dans la rue pour crier sa joie et appeler son peuple, la nuit même où le Rat de Carthage s’est enfui (séquence qui passe en boucle sur Al Jazeera).
    J’avais toujours dit dans mes écrits que la société (le « ghachi » pour certains lâches) était en avance sur son « élite ». Ce qui est grave.
    Quand j’ai utilisé il y a quelques jours le terme de révolte orpheline, j’entendais par là que nos « élites » ne sont pas venues soutenir cette jeunesse sans présent ni avenir comme l’ont fait les tunisiens. Ces jeunes (les « arayas » pour certains) se sont trouvés seuls, orphelins et la révolte s’est éteinte avec les dégâts que nous connaissons et plus de 1200 arrestations.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • vcominfo
    25 janvier 2011 at 1 h 04 min -
  • aquerado
    25 janvier 2011 at 3 h 12 min -

    Salam,
    Tout a fait d’accord avec toi AS, si saadi a une once d’ humanite les remords finiront par l’ achever ou le rendre fou, pour un psychiatre se n’est pas de la tarte. Pour te dire que la politique n’est pas donne a tout le monde, quand tu vis avec des oeilleres et une vision restreinte a long
    terme tu ne peux pas te pemettre de diriger un pays et encore moins donner des conseils. Tu te tais et tu ecoutes les anciens.




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  • babelouedcity
    25 janvier 2011 at 14 h 59 min -

    ATTENTION ATTENTION ATTENTION
    la divison du Soudan n’est qu’un debut d’un processus de repartition de tous les pays musulmans.
    L’Irak est deja disloqué et ne se relevera que si le peuple Irakien se levera en un seul homme et mettra fin á cette colonisation deguisée.
    Apres ces pays le Liban, la Syrie, le Yemen, l’Egypte et les pays d’afrique du nord sont aussi dans le programme sioniste.
    La seule solution possible d’eviter ces plans diaboliques est que les peuples de ces pays chassent ces agents sionistes au pouvoir et le plus vite possible. Mais d’abord il faut fermer les ambassades de certains pays qui sont lá uniquement pour proteger ces regimes dictateurs et les soutenir pour mater les peuples.
    Il y’a vraiment un plan satanique des sionistes de la terre pour disloquer les nations musulmanes.




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  • zino
    25 janvier 2011 at 16 h 09 min -

    patience mes frères algériens la Tunisie n’est pas encore stable on est entrain de vivre une thérapie politique les choses ne sont pas claires si tout le monde veut démontrer son opinion démocratique dans la rue anarchiquement la fête ne dure pas longtemps..la démocratie est comme un médicament si on dépasse la dose elle aura la contre indication c’est un drame que personne ne pourra controler.les modèles de la dèmocratie occidentale on ne pourra jamais les appliquer à la lettre c’est une utopie car le manque de la culture politique et de la conscience patriotique arriver à un certain degré tout le monde dècide et tout le monde à raison et c’est le retour à la dictature sans nègoce…zino le tunisien.




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  • Khalil
    25 janvier 2011 at 16 h 12 min -

    Il n’y a pas d’attention…Le statu quo favorise la division. Il faut à tout prix mettre fin au pouvoir Bouteflika-DRS. Ces gens ont fait de nous des mendiants! Il faut s’attaquer à tous les relais du régime comme les revues Marianne et Afrique-Asie, le Centre Culturel Algérien à Paris dirigé par Yasmina Khadra, l’homme de toutes les compromissions, les compagnies étrangères collaborant avec le régime, etc.
    Je me demande pourquoi les Algériens de France ne manifestent pas devant le Centre Culturel Algérien qui est une place forte du régime Boutef-DRS? Allez-y, bougez un peu! Vous avez la chance de vivre dans un pays libre!




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  • rachid 2
    25 janvier 2011 at 21 h 20 min -

    MDIGOUTI je comprends ton amertume et je compatis avec toi et je dis a tout le monde que le regime et la junte sanguinaire actuels sont des chompions dans la manipulation , l’imposture et ils sont capables de tout pour se maintenir au pouvoir et soyez sur que leur fin est proche mais pour cela il nous faut des sacrifices …




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  • echecs et maths
    25 janvier 2011 at 23 h 37 min -

    A tout les freres et soeurs qui croivent a un changement pacifique dans mon pays l algerie :
    um batement d aile d un papillon a Alger peux provoquer un tsunami dans d autres scieux et de se fait changer les rapports de forces geopolitiques dans 3 continent .afrique -europe-asie
    permettez moi de clarifier mes propos chers compatriotes .
    quand on parle de changement pacifique en algerie , cela entend la democraties la participation du peuple a la gestion pays et l elaboration de sa politique etrangere . croyez vous mes chers compatriotes qu on laissera l algerie creer les etats unies arabes , concretiser l union africaine et signer la mort de l union europeene. et de ce fait mettre les etats unies sous tutelle de la chine.
    chers compatriote , je pense qu il faut que nous soyons realistes , il n y aura pas de cadequ ni de revolution de velour quand on prend en compte ces quelques aspect geopolitique . les tunisiens onta hance de ne pas avoir les richeswe naturelles et divine que detient notre pays l




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  • samir
    26 janvier 2011 at 14 h 35 min -

    tout ce qui touche à la politique rien ne se passe au hasard.l’idèal politique et la sociètè dèmocratique est une utopie.tous c’est politiciens portent des masques.le pouvoir c’est l’aphrodisiaque suprème mème pour les enfants….rèvolution .,droit de l’homme et tout ce qui suit ce n’est que de la littèrature..au .nom du changemment radical.l’ètre hummain est ègoiste lorsqu’il sagit de son intèrêt tout les coups son pèrmis..je ne suis pas ni du règime ni autre j’ètais membre d’un parti politique et j’ai quittè la politique car j’ètais pas moi mème tout simplemment arriver à un stade l’hypocrètie ça devient un mètier.c’est le bon dèpart èconomique et la confiance mutuelle entre l ‘etat et le citoyen qui àboutit à un etat de droit et de puissance car tout les règimes sont sadiques à des degrès diffèrents….parler pour parler c’est arriver à rien….si on voudra faire un etat puissant on commensera par une agriculture forte car on pourra jamais faire une dèmocratie forte avec une agriculture sinistrè la base de lèxistence de toute les etas..les salons et les bariteneurs politique sans fin on à dèja jouer ces films.




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  • karim2380
    26 janvier 2011 at 17 h 18 min -

    Qu’en pensez vous? Quel crédibilité? Il y a tellement de mouvements qui nées ces derniers jours, personellement je ne comprends plus rien du tout et je n’arrive plus à distinguer x d’ y.
    ——–

    Source: Algérie focus
    Un Manifeste pour les droits et libertés vient d’être proclamé sur internet par de nombreux citoyens Algériens issus de divers horizons. Intellectuels, artistes, poètes, étudiants ou cadres d’entreprises, ces citoyens réclament dans ce manifeste le rétablissement urgent de « la perspective démocratique ».

    « Les promesses nées de l’ouverture d’octobre 1988 sont laminées par un nouveau processus de légitimation dévoyé par de multiples verrouillages et la fraude électorale, tandis que le maintien pour une durée indéterminée de l’état d’urgence fait régresser les libertés publiques », soulignent d’emblée les auteurs de ce manifeste publié sur internet.

    Et « en l’absence de séparation des pouvoirs, de contre-pouvoirs institutionnels et non étatiques », les rédacteurs du Manifeste pour les droits et libertés estiment que « l’impunité devient la règle et la corruption prolifère ».

    Dans ce contexte, les signataires du Manifeste appellent en premier lieu à la « la levée de l’état d’urgence comme condition première pour jouir pleinement des droits de l’Homme et des libertés publiques garantis par la Constitution et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie ».

    A leurs yeux, il est urgent de procéder à « l’ouverture des espaces politique, syndical, associatif et médiatique nécessaires à la promotion et au respect du pluralisme ».

    Par ailleurs, le Manifeste pour les droits et libertés demande « la construction de l’État de droit » qui est une « condition sine qua non à l’indépendance de la justice et à l’égalité de tous devant la loi ». Mais pour ce faire, il est essentiel d’accomplir « la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire comme fondement essentiel de l’équilibre des pouvoirs « .

    Seules ces mesures peuvent permettre à l’Algérie de connaitre « le respect des droits de l’Homme dans leur intégralité et l’égalité des droits, indispensables à l’épanouissement de la dignité humaine et à l’exercice de la citoyenneté pleine et entière », relève le Manifeste.

    Enfin, de nombreuses personnalités publiques, des anciens députés et militants de partis politiques, écrivains et journalistes, etc., figurent parmi les signataires du Manifeste pour les droits et libertés.

    Liste des signatairesAvec le soutien de : Boudjemaa ABDELLI, Intendant ; Ramdane ACHAB, Éditeur ; Lyès AHMANACHE, Informaticien ; Farid AIT IHEDDADEN, Enseignant d’université ; Madjid AIT MAAMAR, Cadre supérieur d’entreprise ; Taos AIT SI SLIMANE, Médiatrice scientifique ; Abdeslam ALI RACHEDI, Ex-député; Arab AOUDJ, Commissaire aux comptes ; Karim AOUGHILAS, P/APC ; Boudjema AOULI, chirurgien ORL ; Djillali AOURANE, Médecin ; Zoubir AROUS, Enseignant universitaire ; Ahcène ASSEMGHOUNE, Gérant de société ; Mohand AZIRI, Journaliste ; Abdelmadjid AZZI, Syndicaliste ; Fatma BABA AISSA, interprète-traductrice ; Aïssam BADRICI, Animateur associatif ; Madjid BEGTACHE, Député ; Malek BEKHOUCHE, Syndicaliste ; Abderahmane BELAID, Professeur en psychiatrie ; Boualem BELOUAR, Gérant de société ; Ali BENAMEUR, Infirmier ; Abdellah BENDAOUD, Cadre supérieur de la fonction publique ; HiziaBENDJEBAR, Animatrice d’association ; Tahar BENHOUMAR, Ex-député ; Youcef BENKHETOU, Directeur d’entreprise ; Brahim BENNADJI, P/APC de Tinebdar ; Djamel BENSEBA, Cadre associatif ; Mohamed BESSA, Journaliste ; BrahimBOUBRIT, Cadre supérieur ; Djamel BOUDJAOUI, Cadre supérieur ; Karim BOUDJAOUI, Ex-député ; HacèneBOUDJEMAA, Cadre ; Chahrazad BOUDRAA, Professeur de lycée ; Nadir BOUHITEM, Informaticien ; AbderrahmaneBOUKENTAR, Négociant ; Yasmine BOULAHIA, étudiante ; Mouloud BOUMGHAR, Professeur de droit public ; OmarBOURABA, Gérant de société ; Yacine BOUSEFSAF, Cadre supérieur de société ; Ali BRAHIMI, Député ; KarimaBRAHIMI, Poétesse ; Inès BRAHIMI, étudiante ; Amazigh BRAHIMI, lycéen ; Samir CHABATI, Fonctionnaire ; Jean-François CHALOT, conseiller municipal ; Omar CHAMI, cadre et ancien Papc ; Nawal CHAMI, Architecte ; FayçalCHAMI, commerçant ; Yacine CHAMI, fonctionnaire ; El Hassan CHERAFT, P/APC ; Arezki CHERIGUI, Employé ; LouisaCHETTI, ancienne Sénatrice ; Mohand CHETTI, Enseignant ; Mourad DERRIDJ, Profession libérale ; Amar DJADOUNE, Enseignant d’université ; Réda DJEBBAR, Enseignant d’université ; Hamid DJERNINE, Surveillant général ; Ihsene El KADI, journaliste ; Djamel FERDJELLAH, Député ; Abderazak FERDJI, commerçant ; Mokrane GACEM, Retraité ; SalahGAOUA, Artiste ; Ode GORISSE, Éducation Nationale ; Larbi GRAINE, Journaliste ; Boudjemaa GUECHI, Avocat, militant des droits de l’homme ; Abdelkader GUIDJOU, Salarié ; Hamid HADDAK, Entrepreneur, Ramdane HAKEM, Économiste ; Hamid HAMI, Inspecteur d’enseignement secondaire ; Florence HAMIMI, Fonctionnaire internationale ; Rafik HAMIMI, Urbaniste ; Arif HAMOUDI, Universitaire ; Djamel HASSISSI, Élu Apc ; Mokane HENDEL, Gérant de société ; Essaid HERGAZ, Chef d’entreprise ; Rachida IBRAHIM, Directrice de crèche ; Mohand ISSAD, Professeur de droit ; Samia KAID, Psychologue ; Yazid KHABER, Journaliste ; Mouhand Saddek KHELLADI, Élu Apw ; Kamel KILANI, médecin ; Azyadé Merième KORICHE, Étudiante ; Zoubir LAINCEUR, Ex-député ; Lamara LADOUL cadre retraité ; Samia LARDJANE, cadre ; Yazid LHADJ MOHAND, Informaticien ; Yazid LOUBAR, Gérant d’entreprise ; SaïdMADJOUR, Ex-député ; Mokrane MEBARKI, Retraité ; Nordine MECHOU, Cadre ingénieur ; Cherrif MELBOUCI, Ex-cadre d’entreprise El Hacène MERZOUK, Ex-député ; Nacer MEZAR, Ex-député; Tarik MIRA, Député ; MohamedMOHAMMEDI, Commerçant ; Abderrezak MOKHEBI, Élu Apw ; Omar MOUSSI, Acteur associatif ; M’hamed NACER, Professeur d’université ; Mohamed NAMAOUI, Cadre supérieur de société ; Madjid NATH CHERIF, Cadre supérieur de la fonction publique ; Boussaad OUADI, Éditeur ; Hamid OUAZAR, Ex-député ; Larbi OUAZIB, Commerçant ; Mahieddine OUFERHAT, Directeur de centre de formation ; Smaïl OUHARZOUN, Cadre à la retraite ; AbdenourOUYAHIA, Cadre chimiste ; Samir REKKIK, Journaliste ; Achour SACI, Elu Apw ; Naïma SAHRAOUI, Enseignante d’université ; Saïd SALHI, Animateur associatif ; Boussaad SARAOUI, Ex-député ; Ali SAYAD, Homme de lettres ; Massinissa SEBAI, Cadre supérieur d’entreprise ; Yasmina SI ABDERRAHMANE, Cadre supérieure ; Souad SI ABDERAHMANE, vétérinaire au chômage ; Fariza SLIMANI, Directrice de crèche ; Nabila SMAIL, Avocate ; NabilSOUAMI, Gérant de société ; Wassyla TAMZALI, Militante féministe ; Brahim TAZAGHART, Éditeur ; Ahmed TIMIZAR, Enseignant d’université ; Boualem TIMRI, Commerçant ; Azzedine TINOUCHE, Élu Apw ; Mouhend TOUAZI, Gérant de société ; Nesroulah YOUS, Artiste – militant des droits Humains ; Nouredine YOUNSI, Entrepreneur.




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  • cherifi
    26 janvier 2011 at 17 h 24 min -

    mettre fin à votre séjour volontaire en france,rentrez en Algerie,ce pays que vous avez volontairement quitté,regardez autour de vous, découvrez ces femmes et ces hommes dont vous avez une fausse idée sur leur mode de vie et surtout demandez à tout ce beau monde s’il vous connait.Je doute fort.Le changement est inéluctable mais sans vous Messieurs les émigrés de la politique.

    ==============================
    Nous sommes ici en Algérie, au milieu de notre peuple, Monsieur l’ex-fonctionnaire du Front de Liquidation Nationale, ce Front qui a sali le glorieux Front de Libération Nationale de nos parents qui a libéré l’Algérie. Un peu de respect, monsieur l’anonyme pour nos frères et soeurs exilés par la terreur et la médiocrité imposés par votre système pourri.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • karim2380
    26 janvier 2011 at 18 h 45 min -

    @cherifi,

    Cher compatriote.
    C’est vrai que je vis personellement à l’étranger, mais croyez personne ne quitte son pays de son plein gré. je ne déteste pas mon pays, je souhaite seulement qu’il devienne le meilleur pays du monde en tous les cas meilleur que l’Europe. C’est légitime non!!!Et si vous avez des propositions à faire je suis tout ouie. Sahit Khouya




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  • Si Salah
    26 janvier 2011 at 20 h 38 min -

    @karim2380:

    M. Bennabi disait que dans notre mentalité nous raisonnons en général de la facon suivante: Si Satan dit quelque chose de sensé, nous disons: ce qu’il dit est absurde, car c’est Satan, et vice-versa: quand un Saint dit qlq chose d’aburde.

    Je pense que quiconque dit:  » nous demandons la levée immédiate de l’etat d’urgence », nous devons lui dire: « bien dit », meme si c’est Nezzar El Djezzar.

    Tous les coups qui peuvent pleuvoir sur le pouvoir assassin sont les bienvenus, surtout s’ils viennent de son propre camps. Donc que cet Appel est crédible ou pas, peu importe.

    Je pense aussi qu’en l’etat des choses, si les forces du changement s’unissent, tant mieux, sinon, le peuple les depassera et imposera son changement. On a dit que le Révolution de Tunisie est « sans tete ». OK, mais c’est une revolution quand meme, et quelle que soit la suite des choses, la Tunisie se porte dejà 100 fois mieux qu’il y a 2 semaines.

    Si Salah




    0
  • Si Salah
    26 janvier 2011 at 20 h 51 min -

    Je ne sais pas quel crédit donner à cette info (RAF):

    « Comme nous l’annoncions mardi 25 janvier 2011, le remaniement ministériel est presque effectué et devrait être annoncé dans les prochaines heures. Plusieurs informations évoquent la possibilité de voir Ahmed Benbitour revenir en tant que Premier ministre en remplacement d’Ahmed Ouyahia.

    Ca serait, en effet, le deal conclu entre les différents clans du Pouvoir pour enterrer la hache de guerre. M. Benbitour semble être un choix de taille pour le Régime algérien qui lui permettrait de calmer aussi bien l’opinion nationale qu’internationale. L’ancien Chef du Gouvernement jouit d’une image «banquable» auprès des Occidentaux. Sur le plan national, Benbitour s’est mis dans le rôle de l’«opposant»…

    J’espere que c’est de l’intox, sinon…

    Si Salah




    0
  • aoudia moncef
    26 janvier 2011 at 22 h 01 min -

    cherifi@
    toi tu es en Algérie c’est ton compte épargne qui est la bas,et je doute fort que comme vos amies députés ,FAFA vous a épargné l’humiliation de la chaine et toute la paperasse pour acquérir un visa. »tant que tu va chez FAFA pour consommer et investir, FAFA sera toujours prés à t’accueillir »ah ya l’mel




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  • Omar
    26 janvier 2011 at 22 h 36 min -

    @ si salah,
    Bonjour Mon ami,
    Je crois qu’il s’agit d’un ballon d’essai permettant au pouvoir, comme d’habitude, de trouver des solutions d’urgence jusqu’à ce que cette « tempête » soit passée.
    Par ailleurs, je suis d’accord avec toi pour que tout le monde s’unit contre ce pouvoir même si cela inclut des partis politiques dits partisans du pouvoir. Je pense que si nous parviendrons à nous débarrasser d’une partie du système ça sera quand même beaucoup mieux que de ne rien faire et regarder nos vies entrais de défiler devant nos yeux comme l’ont fait certains de notre génération précédente. WALAHOU AALAM




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  • algérien
    27 janvier 2011 at 1 h 13 min -

    Salam alikoum
    Bon, je souhaite commenter cette démarche d’oposition au pouvoir. l’oposition donne une ligitimité au pouvoir dans deux cas :
    Le premier, c’est quand elle est manipulée par ce même pouvoir
    Le deuxième c’est quand elle ne remplie pas du tout ou très peu l’espérence du peuple. Il faut pas tomber dans ces deux cas chèrs militants du 19 mars, car votre actions dans la théorie n’exclue pas d’autre mais elle est diversifies.
    Rappelons les troi pilliers de notre identité : islam, arabe, berbère
    Salam alikoum




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  • Ahmed Chouchane
    27 janvier 2011 at 2 h 05 min -

    هذا هو الموقف المناسب الذي ينبغي ان يتبناه كل مواطن مخلص يطمح إلى رد الاعتبار لاستقلال الجزائر و كرامة شعبها. و انا ادعو كل الجزائريين للتخلص من جميع العوائق التنظيمية و الوصايات التقليدية المثبطة والتجند على قلب رجل واحد للتعاون المخلص و الجاد في إطار جبهة التغيير الناشئة من اجل تحقيق المطلبين المذكورين في هذا البلاغ كحد ادنى غير قابل للمساومة.




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  • Nadir
    27 janvier 2011 at 13 h 30 min -

    Je n’ai pas vraiment compris la position de votre coordination même si je respecte votre choix.

    Je suis triste de voir les politiques algériens tout le temps divisés.

    Je souhaite vous poser deux questions:

    1) Votre coordination peut-elle rejoindre des initiatives ou des regroupements qui appellent au changement politique en Algérie ?

    2) Si votre réponse est oui, sous quelles conditions votre coordination rejoindrait-elle une démarche politique de mobilisation ou de salut initiée par d’autres acteurs politiques que des membres de votre coordination?

    En d’autres termes, pourriez-vous énoncer, de façon transparente, les principes politiques (concernant les idées, les organes et les personnes) qui guident votre décision de participer à des démarches dont vous n’êtes pas les initiateurs?

    Avec tous mes respects.

    Un citoyen déçu par la fragmentation de l’opposition algérienne.

    =================================

    Je crois, quitte à me répéter pour la énième fois que notre communiqué est clair et limpide, loin des tournures politiciennes ambigües. Et nous avons jugé en cette période trouble, marquée par un intense grenouillage boulitique, qu’il était nécessaire de clarifier notre position, loin de tout populisme et de tout nifaq politique.
    Nous n’avons pas attendu la révolte de notre jeunesse soumise et abandonnée par ses « élites » à la matraque des forces de répression, pour dénoncer ce régime illégitime et son bilan sanglant.
    Nous avons pris position clairement depuis des années – à visage découvert et sans demi-mots – contre cette politique criminelle et suicidaire. Nous n’avons jamais tenu la canne par son milieu. Nous avons posé les problèmes de fond et avons clairement déclaré que tant que la question de la LEGITIMITE DU POUVOIR n’était pas réglée, la crise politique s’aggravera, risquant de provoquer, à Dieu ne Plaise, un tsunami populaire qui emportera, non pas le régime seulement, mais tout le pays. Et cette question de légitimité du pouvoir ne peut être réglée sans un CHANGEMENT RADICAL de ce système qui a confisqué l’indépendance du pays et les libertés d’un peuple.
    Nous n’avons pas besoin de la « levée de l’état d’urgence » (qui date en réalité et de manière officieuse de 62 et officialisé en février 92) mais du démantèlement du régime. Je serais malhonnête si je disais que la levée de l’état d’urgence et l’ouverture des médias, sous le joug de ce régime illégitime allaient nous mener vers des lendemains radieux. Nous l’avons vu durant la récréation dite « démocratique » (88-92). Il était permis à tous « de causer », mais dès que le peuple s’était exprimé pour un réel changement, les chars sont sortis pour écraser les urnes. Donc évitons de tromper notre peuple par des slogans creux. Et allons, si nous sommes sincères et courageux vers l’ESSENTIEL.
    Les questions qui se posent clairement aujourd’hui sont : voulons-nous un changement du système ou bien un changement dans le système ? Voulons-nous servir ce peuple ou s’en servir ?
    Notre réponse est claire et nous l’avons clairement signifié dans notre Appel du 19 mars 2009.
    Il est important de signaler que depuis quelques jours et surtout depuis la révolution tunisienne, un intense grenouillage boulitique se fait jour au sein du sérail et de ses relais boulitiques, « intellectuels » et médiatiques. Des manœuvres sont en cours, en vue d’un changement dans le système en sacrifiant quelques mercenaires du pouvoir apparent et en octroyant aux « opposants » de salon la levée de l’état d’urgence. Tout comme on permettra à cette même « opposition » de « causer » sur l’organe télévisuel de propagande Yatima-TV. Et après ?
    Le régime restera tel quel, avec ses réseaux mafieux, ses beggarines, ses haggarines et son administration corrompue qui continueront à opprimer le peuple.
    Il n’est pas question de cautionner ce scénario criminel pour permettre au régime de perdurer, sous couvert d’un changement de façade.
    Et nous donnons rendez-vous aux crédules pour le 9 ou 10 ou 11 février (??) pour confirmer ou infirmer nos appréhensions. Et nous espérons nous tromper.
    Tout comme vous, mon cher compatriote, je suis déçu, non pas par la fragmentation de l’opposition, mais par l’absence d’une VERITABLE opposition.
    Excusez ma franchise, mais il n’est pas question de mener en bateau notre peuple. On l’a assez trompé depuis 62.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • Mohamed
    27 janvier 2011 at 16 h 55 min -

    Monsieur Sidhoum,
    Avec tous le respect que je vous dois, comment comptez vous opérer un changement RADICAL sans commencer par le commencement.( en fait pas la révolution depuis son balcon, pour reprendre les termes du Me A.Y.Abdennour).
    A vous entendre, il faut s’attendre a ce que nous recevions une bombe nucléaire qui éradique tout le pays pour ensuite le repeupler et le reconstruire ultérieurement.
    de plus, il ne faut pas délivrer des certificats de bonne ou de mauvaise opposition. Le temps nous a montré que c’est faux.




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  • D B
    27 janvier 2011 at 20 h 21 min -

    Je viens de lire la réponse de Salah Eddine à Nadir. C’est clair et c’est net.
    C’est ainsi que je conçois la politique, et la façon de la faire, sans vendre son âme au diable

    Et je voudrais, à mon tour, dire ce que je pense de la situation actuelle.
    Certains de nos compatriotes, qui ne disposent visiblement pas de suffisamment d’éléments pour se forger une idée juste de la situation, nous reprochent d’avoir adopté une démarche contre-productive, lorsque nous avons affirmé que nous ne nous inscrivons pas dans ce que nous croyons être des gesticulations orchestrées par le régime lui-même.
    En fait, nous n’aurions pas mieux demandé que d’adhérer à toute initiative, aussi modeste soit-elle, qui tend au changement, pour l’instauration d’un Etat de Droit. Nous aurions tout accepté, qui soit honnête et transparent, y compris d’émarger dans des démarches progressives.
    Et si nous nous sommes démarqués, de façon nette et catégorique, de ces initiatives supposées manifester une sorte de relai politique aux manifestations de la jeunesse qui ont eu lieu au cours de ces dernières semaines, c’est parce que leur formulation même, et les revendications qu’elles portent, procèdent, dans leur essence même, à blanchir le régime, et à le dédouaner de tout ce que le peuple algérien lui reproche.
    Ces manifestations nous auraient enthousiasmé si elles avaient revendiqué, à l’instar de nos frères Tunisiens, le départ inconditionnel du régime, la mise en place d’une dynamique transitoire, qui puisse préparer l’avenir, et l’appel à toutes les forces vives de la nation, dans toute leur diversité, à rejoindre ce combat pour l’avènement d’un véritable Etat de Droit.

    Or, qu’en est-il en réalité ? Ces manifestations, loin d’évoquer seulement la nature de ce régime corrompu et prédateur, loin de demander son départ, et loin d’appeler à une transition pour la concrétisation d’un Etat de Droit, ne font que rendre un service inappréciable à ce régime, en n’exigeant de lui que des revendications tout à fait secondaires en l’occurence, même si tout est fait pour les présenter comme étant capitales, et des paliers incontournables pour un changement progressif.
    En fait, et il faut bien le comprendre, en faisant de la levée de l’Etat d’urgence sa principale revendication, cette « contestation » d’une certaine opposition veut faire croire au reste du monde, que contrairement à la révolution tunisienne qui a porté une contestation de fond, contre un régime mafieux, l’opposition politique ne condamne pas la nature intrinsèque du régime d’Alger, mais lui manifeste des exigences politiques cauteleuses, en l’occurence la levée d’un Etat d’urgence qui n’a plus de raison d’être. Et en ce faisant, l’opposition reconnait implicitement, d’abord que ce régime a vaincu le terrorisme, puisqu’il n’est plus nécessaire de maintenir ce dispositif légal de sécurité, et ensuite, qu’elle s’adresse à un Etat, à un pouvoir légitime.
    Et ainsi, comme de bien entendu, et ainsi que prévu, certainement, le régime va faire semblant de tergiverser, d’interdire ces manifestations, de les réprimer de façon professionnelle et relative, puis de recourir à l’arbitrage du « Chef de l’Etat » qui finira par enclencher un processus de levée de l’Etat d’urgence, en même temps que la mise en place de réformettes, depuis le remaniement ministériel, voire le changement de Gouvernement, jusqu’à le déblocage de budgets spéciaux, pour venir en aide à certaines catégories sociales.
    Résultat des courses ? Aucun ! Du moins aucun résultat notable.
    La levée de l’état d’urgence permettra, tout au plus, de nommer quelques fidèles à de hautes charges, d’agréer de nouveaux partis de l' »opposition », d’accorder des autorisations de parution à de nouveaux journaux, et même à de nouvelles chaînes de télé, qui appartiendront, bien sur, aux barons du régime et à leurs clients, et vogue la galère.

    Un octobre 88 bis répétita, en moins sanglant. Et une troisième mi-temps pour le régime.
    Mais ce qui est sûr et certain, c’est que la levée de l’Etat d’urgence n’empêchera pas le régime de continuer à vaquer à ses petites et grandes affaires. Grande corruption, monopoles non dits sur tous les domaines de l’import-import, accaparement de nouvelles sources de richesses, fraude électorale, injustice sociale, économie de bazar, démocratie de façade, et j’en passe, et des meilleures.

    Voilà pourquoi nous n’avons pas voulu marcher dans cette combinazione.
    Si maintenant une vraie dynamique politique se met en branle, qui ne biaise pas l’essentiel, et qui rejoint les aspirations profondes du peuple, plutôt que de lui en inventer, alors là nous marcherons comme un seul homme. Et dans ces manifestations du peuple algérien, des pancartes seront brandies par des milliers de nos compatriotes, où il sera écrit: « BOUTEFLIKA DEGAGE, DRS DEGAGE »
    Clair et net. La volonté farouche de notre peuple ne sera pas parasitée, et elle demeurera lisible, non seulement pour les opinions publiques du monde entier, mais aussi par les grandes puissances qui nous scrutent à la loupe. Et qui n’attendent pas que ça se passe sans elles.




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  • jamouli ouzidane
    27 janvier 2011 at 20 h 53 min -

    Bonjour
    Des questions à Mr Sidhoum

    Je suis avec attention votre pensée et mouvement ainsi que l’ensemble des mouvements spontanées qui se créent et se multiplient comme dans les années 1960 en Algérie sur les décombres de la guerre d’Algérie et au nom du peuple algérien. L’historie ne se répétant pas, alors on devient plus septique malgré la bonne foi affichée et on se pose des questions pour mieux comprendre.

    Je suis un peu coincé par votre objectif que vous afficher avec une bonne foi et dont je ne doute pas un seul instant mais le sujet n’est pas la foi cachée des cœurs ici mais la politique. Le Prince de Machiavel m’ayant montré que le champ politique n’est pas un champ de vérité et de vertu mais de lutte de pouvoir.

    Je refais donc les mêmes questionnements que Nadir qui vous demande si vous voulez rejoindre les autres formations et dans quelles conditions. J’ai pas lut oui ou non … malgré que vous décrier la défragmentation du champ politique de l’opposition algérienne (pourquoi ne pas rejoindre le FFS ou autre par exemple).

    Vous parlez tantôt à la première personne et tantôt en disant nous mais qui sont ces nous … les signataires, une structure, une organisation … car se pose le problème de légitimité de parler au nom de cette structure et même du peuple …

    Ben Brick vient de poster un article ou il se proclame l’héritier de la révolution tunisienne. Nous savons en Algérien la tragédie de cette légitimité historique et déjà beaucoup de personnes et de partisans se voient comme héritiers et légitimités …

    Une opposition spontanée est certes généreuse mais la légitimité appartient uniquement aux jeunes et c’est eux qu’on doit mettre en avant et non des personnes ou des partis …

    Notre génération de la honte qui a permis l’Indignité de l’après indépendance doit savoir se retirer par pudeur je pense pour leur laisser l’honneur des réseaux sociaux.

    Vous êtes donc juste une pensée de liberté contre l’injustice ou un nouveau mouvement partisan qui a l’ambition de créer un parti dans des objectifs pouvoir politique. La réponse ici doit être juste par ou non … elle nous fera le bénéfice des langue de bois des politiciens algériens qui répondent toujours de leurs combats durant la révolution passé et certains durant cette révolution présente …

    Si vous ou votre appel ambitionnent un parti sur quelles bases votre pensée se fonde t-elle car passer de l’opposition contre l’injustice a un parti d’action économique dans le concert de la mondialisation qui nécessite non seulement
    Un immense plan d’affaire mais aussi avoir la bénédiction d’une large partie de la population, et une longue expérience dans la direction économique de structures.

    A mon avis les objectifs et les ambitions de cet appel du 19 Mars doivent être non seulement affichés en toute transparence et bonne foi mais aussi e surtout explicité dans son Projet d’affaire dans la durée.

    Respectueusement
    salam
    Jamouli Ouzidane
    AlgerieNetwork.com (Je reproduirais avec votre permission votre réponse ou non réponse dans le journal pour mes lecteurs)

    ============

    Mr Sidhoum vous répondra dès qu’il sera disponible.
    Merci.
    La Rédaction LQA




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  • Med Tahar
    27 janvier 2011 at 23 h 17 min -

    Messieurs Sidhoum et D. Benchenouf,
    Je vous remercie pour ces clarifications il n’y a aucune raison que l’on doute de votre nationalisme. Seulement je dois vous dire que je ne suis pas RCD mais j’ai fait 600 km pour être à Alger et marcher contre le pouvoir…Ce Samedi je serai à Béjaia et tant pis pour ma crédulité, si on m’a trompé, je le raconterai un jour à mes petits enfants.
    Chers camarades, vous doutez de ce « grenouillage boulitique » c’est sincère de votre part, mais pensez-vous que Maitre Ali Yahia Abdenour à adhéré à cette coordination sans poser justement la question de L’ILLEGITIMITE DU POUVOIR ET DU CHANGEMENT RADICAL.
    En ce qui concerne la Tunisie, la situation n’est pas semblable certe, parce que nous, nous devons nous battre contre tout le systéme ( Le Président et ses sbires, le DRS et les généraux ) la chose n’est pas aisée mais possible. Nous n’avons pas oublié les combinaziones de 1988 ni celles de 1992. Aujourd’hui, en 2011 l’environnement n’est plus le même, ce qui se passe en Tunisie, en Egypte et dans le lointain Yemen est une raison de briser la peur et de libérer les peuples.
     » Si maintenant une vraie dynamique politique se met en branle, qui ne biaise pas l’essentiel… » faites vous entendre … J’ai distribué votre appel le retour d’écoute est positif.




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  • rak
    27 janvier 2011 at 23 h 27 min -

    salam, azul, bsr les amis

    Dans un de mes posts sur LQA lors des emeutes du debut de l’année en Algerie, j’avais emis l’hypothese d’un remake du 05 octobre afin de permettre encore une fois au regime de se ressourcer , de se « regenerer » et de repartir encore pour 20 ans tout en esperant et priant au fin fond de mon etre que je me trompe.
    Aujaurd’hui , au regard des evenements et de notre incapacité tous sans exception à agir, je me dis a mon grand regret que je ne me suis pas trompé.
    Finalement je me demandes si ce pouvoir n’est tout simplement pas  » fort aalina » a tout point de vue
    En effet,
    « fort aalina » avec tout ces milliards de dollars a sa disposition
    « fort aalina » avec ces 800.000 agents des forces de securites tout corps confondus et gracement retribués
    « fort aalina » par ses millions de suppletifs alienés culturellement,politiquement… et auxquelles ils ont reussi a inverser l’echelle des valeurs, lekfaza kho! entendre par là la COMBINE
    « fort aalina » parce que la devise ambiante du pouvoir en Algerie est: celui qui ‘ouvre sa gueule » on l’achete, on le pousse a l’exil ou alors on le liquide
    « fort aalina » car le peu de gens « honnetes » qui restent n’arretent pas de se tirer dans les pattes les uns des autres et se chercher des poux sur leurs tetes deja chauves, aucun denominateur commun n’est possible entre eux c’est a celui qui lavera plus blanc que blanc, chacun prechant pour sa chappelle et rallier les autres sous celle-ci.
    « fort aalina » car ce pouvoir a reussi a vider le peuple Algerien de sa seve et nous nous retrouvons en exil aux quatres coins de la planete comme des deracinés ou des ames perdues, reduit a faire de l’E-opposition et encore!! , moi en premier.
    je vais m’areter là et histoire de ne pas paraitre defaitiste car je veux encore croire a un lendemain meilleur, du moins pour nos enfants, je vous dirai chers amis qu’avec les evenements actuels suite a la revolution Tunisienne et le flottement des positions des puissants de ce monde, nous avons là une fenetre de tir qui ne va pas tarder a se refermer et que si nous continuons a tergiverser, on va repartir encore pour 20 ans minimum et CHAH AALINA et apres tout n’est ce pas nous qui disons « koul aatla fiha kheir »?

    cordialement




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  • Salah Bouzid
    28 janvier 2011 at 2 h 35 min -

    Si on se plaint que le champ politique est vérouillé et que des mesures soient prises pour qu’il commence à y avoir des déblocages, même si çà ne va pas très vite, je pense que c’est mieux que rien, au contraire il serait préférable d’aller doucement. C’est les mouvements précipités par le régime tels que ceux de 1988-89 qui sont plus suspects. Le peuple Algérien et les contextes internationale et régionale ont évolué dans un sens où le changement graduel serait mieux gérable et moins dangereux pour le pays. Un collapse brutal du régime sans rechange civil mis en place rapidement pourrait provoquer un nouveau 19 Juin et le problème de légitimité sera reposé à nouveau. Je ne vois pas des officiers de l’ANP capables de déposer leurs chefs et le gouvernement puis remettre les clés à un gouvernement civile. Peut-être, je me trompe.




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  • Sami
    28 janvier 2011 at 9 h 36 min -

    Très bien dit et très bien résumé !!!
    L’élu respecte et prend en compte ceux qui l’ont elu !!!
    C’est pas compliqué, le problème de l’Algérie est un problème DE LÉGITIMITÉ
    Donc le vrai travail c est penser a mettre en œuvre tout ce qui pourrait rendre l’État a son propriétaire qui est le PEUPLE
    BARAKA ALLAHO FI les gens de cet appel.
    chaque jour vous montrez que vous êtes a la hauteur des enjeux de la crise dans laquelle on est coincé
    Mais Alhamdoullah tant qu’il y a des gens qui pensent honnêtement, il y aura certainement ceux qui vont mettre ces principes en oeuvre … C est comme le feu qui rend le chemin sombre illuminé, et tant que le peuple connait les défis, il va les dépasser facilement
    Tout a fait d’accord et Merci bcp!!!




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  • Youcef Bedjaoui
    28 janvier 2011 at 11 h 38 min -

    Salam aux frères et sœurs de la coordination du 19 mars,

    Tout d’abord je vous remercie de nous offrir cet espace de liberté et de réflexion. La qualité des débats qui s’y tiennent est une bouffée d’oxygène pour beaucoup d’algériens.

    Si j’ai bien compris les raisons de votre refus de participer à l’initiative de la coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie de faire une marche pour exiger la levée de l’état d’urgence, elles sont :
    a) Le grenouillage politique, c’est à dire que vous voyez dans certains participants, ou peut-être tous, des arrivistes de la liberté, qui prennent le train de la démocratie à la dernière minute, dans le but inavoué soit de servir leur propres carrières politiques ou alors d’être des exécutants d’une manœuvre de survie du régime (par exemple utiliser la rue pour légitimer et couvrir un changement de gouvernement ou de la présidence, sans changement de régime, ce qui donnerait un sursis de 4 à 5 ans au système, le temps que les citoyens réalisent que le nième messie n’est qu’un nième imposteur).
    b) La demande de la levée de l’état d’urgence est une revendication partielle ou minime, qui reste en deçà de la demande du peuple algérien à un changement radical du système politique.

    Du point de vue de la raison, vos arguments sont rationnels et votre position est respectable. Il est plausible de croire que le régime possède le scénario diabolique qu’a décrit le Dr Sidhoum pour s’en sortir.
    Par ailleurs, le fait que certains membres de la coordination ont un long passé de militantisme pour un Etat de droit et que votre coordination n’a pas été invité à cette initiative justifie votre manque d’engouement pour cette action.

    Je voudrais cependant enrichir les débats dans cette rubrique par les remarques suivantes.

    Concernant le grenouillage, je dirais qu’en politique il est souvent inévitable. Dans les organisations politiques, il y a toujours des gens qui roulent pour plusieurs agendas. Le tout c’est de minimiser leurs effets nocifs sur l’organisation. Pourquoi les différentes forces de l’opposition laissent l’espace être dominé par les grenouilles ? Pourquoi vous, le FFS, etc. avez vous laissé l’espace libre aux grenouilles qui squatteraient cette coordination ? Cette coordination comprend des personnalités et des groupes qui sont intègres. Pourquoi n’y a-t-il une présence massive de vraies forces démocratiques sur le terrain pour neutraliser ou du moins minimiser l’effet des grenouilles ? S’il n’est pas possible de le faire, pourquoi les vraies forces démocratiques ne proposent aucune alternative d’action sur le terrain ? Pourquoi leur laisser l’initiative ?

    Pour le second point, c’est à dire l’objection que la revendication de la levée de l’état d’urgence est limitée, je pense qu’elle est moins convaincante que votre argument sur le grenouillage.

    Je ne vous apprends rien en disant que le peuple algérien sort d’un traumatisme sanglant qui a duré presque deux décennies. Pour contrôler et patrouiller la société, l’armée a utilisé la terreur – massacres, disparitions, exécutions, tortures – pour casser tous les mécanismes de solidarité sociale, pour disloquer son corps social, injectant les suspicions et la peur au sein des voisinages et mêmes des familles, pour atomiser les individus, casser tout ce qui est lien horizontal et les dresser à une soumission verticale à l’autorité. Pour faire bouger une telle société, il faut une pédagogie et une thérapie contre la peur. En Amérique latine, les mouvements démocratiques ont tous fait appel à des sociologues de la peur pour les aider à faire bouger leur société. Et ce que ces sociologues disent, c’est qu’il faut toujours commencer par des actions simples, avec des buts limités et sans conséquences graves, pour que les gens cassent d’abord la barrière de la peur. Par exemple, au Chili, il avait été demandé au gens de taper sur leurs casseroles toute la nuit chez eux. C’était le premier acte de désobéissance civile sans risque de la majorité de la population. Ce n’est qu’après que d’autres actes de désobéissance ont suivi. Pour résumer cet argument, sortir et demander la levée d’urgence pourrait être conçu comme une thérapie sociale contre la peur, mais aussi comme manœuvre tactique pour tâter son organisation, palper le pouls et la force social.

    Il y a un autre argument qui justifierait la gradualité dans la revendication. Je ne sais pas si vous connaissez la marche du sel de Gandhi. Gandhi voulait l’indépendance de l’Inde. Mais il a d’abord appelé toute l’Inde a violer une loi injuste sur l’exploitation du sel. Les indiens ont afflué de toute l’Inde pour violer cette loi. Le but de Gandhi, en choisissant de violer cette loi, ce qui était un objectif politique limité, était d’amener son peuple à désobéir l’autorité britannique, par un geste sans conséquence grave (pédagogie de la peur), ainsi qu’à faire ressentir au peuple sa propre force, avant de l’amener à la grande confrontation. Les historiens disent qu’il a passé des semaines à réfléchir quelle loi il devait choisir pour la soumettre à la désobéissance de son peuple. Il a choisi la loi du sel, car c’était une loi injuste à laquelle tout le peuple s’identifiait (sel est source de vie). Pour plus de détails voir http://lpdw.free.fr/freedom/marchesel.htm

    En d’autres termes, une marche sur la loi d’urgence est une sorte de minimum démocratique qui pourrait mobiliser tout le monde, et si elle n’est pas conçue comme une fin en elle-même, mais comme une étape pédagogique, tactique, vers le but ultime de changer radicalement le système politique et instaurer un état de droit, il n’y a rien de mal à cette démarche.

    Il reste cependant, je vous le concède, le problème du grenouillage qui est délicat.

    Voilà ce que je voulais contribuer au débat.

    Wassalam.




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  • Afif
    28 janvier 2011 at 13 h 17 min -

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Youcef Bedjaoui :

    Al Ba Nokta Ma Taht, A Ta Zouj Noktat Ma El Foug, etc… Pour nos amis étrangers, traduisons : la lettre B s’écrit avec un point en dessous, la lettre T s’écrit avec deux points au-dessus, etc…Merci en tout cas pour votre pédagogie, il y a encore des frères qui en ont besoin après 50 d’indépendance.




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    28 janvier 2011 at 13 h 54 min -

    @ AS

    Sincèrement, je partage sans réserve aucune ce que vous aviez avec courage écrit, En effet le Psy-politique applaudissait les internements abusifs, arbitraires et inhumains de Février 1992, bien plus il les a encouradé et soutenu, ensuite sans aucune aucun état d’ame, ils repondait aux mamans et aux épouses des personnes victimes des disparitions forcées, que leurs proches se trouvaient aux maquis, et combien même il savait qui étaient les auteurs des arrestations, toute honte bue, il ne se glénait guère en agressons les mères des disparus, oubliant que sa référence aux maquis, permet de conclure que les forces de sécurité qui procédaient aux arrestations, étaient donc des pourvoyeuses des maquis que le Psy semblait connaitre.
    Ce qui est regrettable, c’est que ce Psy, à oublié que sa mission professionnelle est socio-scientifique, à la place de soigner les gens, il a préféré les rendre malades. Ce que l’histoire ne pourrait oublier.




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  • Adel
    28 janvier 2011 at 16 h 59 min -

    Trois dates importantes ont marqué la deuxième moitié du 20ème siècle dans le monde arabe. Chacune d’elles a vu l’émergence, dans un pays donné, d’un modèle qui a été largement suivi dans d’autres pays.

    La première de ces dates est la Révolution de Juillet 1952 qui avait renversé le régime monarchique en Égypte et vu les Officiers Libres prendre le contrôle du pays. Le colonel Nasser devint alors le leader charismatique auquel les «masses populaires» arabes vouèrent un véritable culte durant de longues années. Il fit beaucoup d’émules au Moyen-Orient et au Maghreb : Boumédiène, Kadhafi, Hafez-El-Assad, Noumeyri, Saddam Hussein… Le socialisme et le nationalisme fusionnèrent pour donner naissance à un puissant mouvement idéologique qui alimenta l’espoir des couches populaires avides de dignité et de justice sociale. Le modèle que Nasser établit est celui de l’officier nationaliste et progressiste qui mène le pays vers des lendemains radieux, promettant aux paysans pauvres l’accès aux bienfaits de la modernité. Ce modèle s’essouffla au bout de quelques décennies et fut peu à peu contesté par les forces montantes qui lui étaient opposées.

    La seconde date est celle de la Révolution iranienne qui vit un vaste mouvement populaire mené par les religieux, avec à leur tête l’imam Khomeyni, réussir à chasser le Shah et instaurer la première République Islamique dans l’histoire contemporaine du monde musulman. Le modèle que la Révolution iranienne – bien qu’ayant eu lieu dans un pays musulman non arabe – légua aux mouvements contestataires dans les pays arabes est celui de l’islam comme force de mobilisation qui réussit à imposer un changement radical. Avec l’échec du modèle socialiste porté par les officiers nationalistes, de larges pans de la jeunesse estudiantine des grandes villes adhérèrent au courant islamiste et les idées de Hassan-el-Bannaa, Sayyid Qotb et Mawdoudi firent de nombreux émules dans les campus universitaires. La mosquée devint le lieu de formation des nouveaux militants décidés à en finir avec l’occidentalisation des mœurs et la corruption qui s’était installée dans les hautes sphères des pouvoirs arabes avec l’ouverture libérale qui prit le relais de la politique socialiste rendue responsable de tous les maux. L’effondrement du bloc soviétique, en 1989, laissa un vide sur la scène internationale et le slogan «el islam houa al hal » apparut, l’État islamique devenant pour les militants islamistes la seule alternative au capitalisme, en crise depuis la fin du 19ème siècle, mais dont le principal adversaire venait de s’éteindre, incapable de rivaliser avec lui sur le terrain économique et celui des libertés individuelles, notamment.

    Le mouvement islamiste, en particulier son aile radicale représentée par le FIS, connut une progression fulgurante en Algérie, après les émeutes d’octobre 88 et l’«ouverture démocratique» de 1989. Il échoua, cependant, dans sa stratégie de conquête du pouvoir et une terrible répression s’abattit sur lui, après le putsch des généraux de janvier 92, décimant et exilant la quasi-totalité de ses cadres. Il échoua car ses dirigeants n’apprécièrent pas à sa juste valeur la force de leurs adversaires, que ces derniers fussent au sein de l’Armée ou dans la société.

    Le troisième mouvement qui établit un nouveau modèle dans le Monde Arabe est celui de la Révolution Tunisienne qui se déroule sous nos yeux. Face à l’oligarchie corrompue qui avait pris le relais des courants nationalistes des premières années de l’indépendance, et que les islamistes n’avaient pas réussi à faire tomber malgré le soutien de larges couches de la population, le peuple, dans toutes ses composantes et colorations politiques – la jeunesse laissée pour compte en constituant la force la plus résolue – sortit dans les rues manifester sa colère et son rejet du régime tyrannique et pourri et réussit à chasser Benali et sa femme Leila Trabelsi, symboles de la corruption et chefs incontestés du régime clientéliste et policier qui tint la Tunisie d’une main de fer pendant 23 ans. Le modèle que la Révolution Tunisienne vient de nous donner est celui du peuple qui prend enfin son destin en main et chasse le tyran grâce à une mobilisation pacifique mais continue.

    Une nouvelle page vient de s’ouvrir dans l’histoire du Monde Arabe. Cette région du monde qui était, avec l’Afrique sub-saharienne, celle où les régimes dictatoriaux et la corruption faisaient le plus de ravages, déniant à l’opposition toute forme d’expression ou lui accordant seulement une représentativité de façade, vient enfin de se réveiller pour rejoindre le reste des nations qui, malgré toutes les insuffisances en matière de justice sociale inhérentes au système capitaliste, respectent les droits fondamentaux de la personne. A l’échelle du monde musulman, un nouveau modèle a également été établi par la société turque : islamistes et laïcs y cohabitent de manière pacifique, alors que le pays est dirigé depuis plusieurs années par l’AKP, un parti qui milite pour la restauration et le renforcement des valeurs islamiques. Ce modèle a permis, pour la première fois, de sortir du dilemme qui agite depuis près de vingt ans les élites algériennes et arabes attachées au modernisme : comment choisir entre la dictature des généraux et l’État islamique perçu par eux comme la négation de tout ce en quoi elles croient. La solution turque a permis de réduire ces appréhensions et ouvert enfin la voie à un véritable compromis entre les deux courants qui s’affrontent depuis trente ans pour prendre le contrôle de l’État et remplacer les militaires qui ont perdu toute légitimité.

    Dans notre pays, le Printemps Berbère de 1980 et le mouvement des Arouch de 2001 ont également constitué des jalons d’une grande importance dans les luttes du peuple algérien. Quel est le mouvement politique algérien qui oserait aujourd’hui exclure la dimension amazighe de son programme politique? La vaste mobilisation de la Kabylie autour de la culture et de la langue amazighe a permis aux Algériennes et aux Algériens de prendre conscience de la profondeur des racines qui nous relient à l’histoire multi-millénaire de notre région, dont le premier grand royaume unifié, celui de Massinissa, remonte à plus de 2100 ans. Les aspirations de la société algérienne de 2011 intègrent toutes ces dimensions : la démocratie et l’État de droit, la justice sociale, les valeurs islamiques et la valorisation de la dimension amazighe de notre personnalité aux côtés de la dimension arabe. Les combats menés, chacun de son côté, par des générations d’opposants depuis au moins trente ans, ceux dont les chefs de file les plus connus ont été Ali Benhadj, Saïd Sadi et Louiza Hanoune, devront maintenant être menés de front par le peuple algérien dans son ensemble. Nous devons suivre l’exemple de nos frères et sœurs tunisiens et affirmer avec force notre droit à la parole et à la prise en main de nos affaires. Nous devons chasser les imposteurs indus occupants du fauteuil du pouvoir qui doit revenir de droit au peuple algérien dans son ensemble, à travers ses représentants légitimes librement élus.

    Bien sûr, le monde qui nous entoure est toujours là, avec ses contraintes. Les pays occidentaux démocratiques sont dominés par ceux qui détiennent le pouvoir économique – les banquiers et industriels, notamment – dont les intérêts ne coïncident pas avec ceux des larges couches populaires. Le monde est régi par des forces puissantes qui s’imposent à nous. Mais ce qui intéresse ces forces, c’est que leurs intérêts vitaux ne soient pas directement menacés et que leurs économies ne soient pas mises en péril. Dire que ces forces préfèrent nous voir végéter sous le joug de généraux médiocres, c’est aller un peu vite en besogne. Notre pays dispose de suffisamment de leviers économiques et d’un potentiel humain appréciable qui lui permettront de se poser en partenaire crédible tout en assurant la promotion de toutes les valeurs revendiquées aujourd’hui par une très large majorité de la population algérienne. La réussite d’une politique est aussi conditionnée par la capacité de ceux qui la mettent en œuvre à composer avec la réalité. C’est faute de comprendre cela que les tyrans finissent toujours par être chassés. C’est aussi pour la même raison que les élites islamistes et les modernistes algériennes n’ont pas réussi à aller au bout de leur parcours et qu’elles continuent de subir la domination des généraux et des couches les plus corrompues qui font alliance avec eux. L’exemple de la Turquie doit aussi nous servir de modèle, si nous voulons sortir de l’impasse et répondre aux attentes de notre peuple. La cohabitation entre tous les courants politiques est possible dans une démocratie. Le peuple algérien attend depuis trop longtemps que ses élites les plus sincères s’unissent afin de l’aider à se libérer de ceux qui le maintiennent sous leur tutelle et l’humilient chaque jour un peu plus.




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  • souhail
    28 janvier 2011 at 17 h 18 min -

    salutation a la brave victorieuse celle qui fait son combat seulement pour la patrie.
    Prenons l’exemple de s visas délivés par le consulat francais a alger, oran annaba, recette du jour 500000 milles euro jour depuis dix ans?! 80% des demande de visas part au regret? notre état est -il complice? ou vont l’argent de ce consulat de cette mafia algero francaise?




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  • Algerien de passage
    28 janvier 2011 at 18 h 16 min -

    Y’a un truc qui me turlupine ! Pourquoi cette opposition, qui se dit représentatif du peuple et proche de lui, ne fixe pas ou une journée de la colère ??? Un avertissement concret … Pourquoi tourne-t-elle autour du pot a faire des communiqués, des rappels de la situation, a clarifier ses positions ….

    Des écrits, des écrits ….on demande pas le changement radicale comme on demande une rame de papier a un responsable des moyens généraux ! Il faut joindre l’action a la parole.




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  • Rachedi Fouzia
    28 janvier 2011 at 18 h 40 min -

    Voici un autre son de cloche trouvé sur le site algerie politique

    Pourquoi je ne marcherai pas
    28 janvier, 2011 Posté dans Algérie Révolte

    Professeur Kamel DAOUD, membre du conseil national de la LADDH

    Pourtant je suis militant de la LADDH. La décision d’engager la Ligue dans une démarche précipitée sans concertation peut être lourde de conséquences.
    Il n’est pas question pour les Algériens de faire du « copier-coller » de ce qui se passe en Tunisie. La situation y est confuse : il faudrait être naïf pour croire que c’est la rue qui a « dégagé » Benali. C’est sûrement plus compliqué que cela et les questions que l’on se pose sont:

    -Benali était il vraiment en danger quand il s’est enfui ? Qui l’a conseillé dans ce sens, voire qui l’a obligé ? Rappelons-nous comment est parti Chadli en décembre 1991. Qui peut croire aujourd’hui que Chadli était parti (« dégagé ») de son plein gré ?
    -Comment était organisé le pouvoir autour de Benali ? Il est trop facile de croire qu’il était seul aux manettes et qu’il n’avait de comptes à rendre à personne en dehors de sa femme. Alors ? Les autres qui sont-ils ? On sait seulement que le patron de l’armée avait refusé de faire tirer la troupe contre la population, du moins le dit-il. Et il commence à se comporter en tribun, en parlant au milieu de la foule.
    -Dans quel état est aujourd’hui l’opposition tunisienne, démocratique mais aussi islamiste ? Long est encore le chemin pour parvenir à une coalition de l’opposition et construire l’édifice de la démocratie en Tunisie. Ils sont probablement sur la bonne voie avec un soutien fort de la communauté internationale. Mais rien n’est encore joué, loin de là.
    -Finalement on est en droit de penser que tout peut basculer en Tunisie, l’armée veille !

    De toutes façons il est erroné de croire que le train de la démocratie suit les routes nationales depuis Tunis. A Alger, la presse s’agite et, autour de la LADDH, quelques associations plus ou moins représentatives et quelques individualités se sont rencontrées, ont fini par reconnaître l’importance stratégique de l’état d’urgence dans le dispositif du pouvoir autoritaire et ont décidé de marcher dans la rue pour protester. Et après ? Elles auraient pu structurer un dialogue approfondi sans se presser, coaliser d’autres forces, se concerter avec des partis politiques plus ou moins démocratiques. Dans la réalité, de longues heures de dialogue, plusieurs rencontres, plusieurs jours sont nécessaires pour éviter que, précipitamment, chacun avec ses propres arrières pensées reparte au bout de 2 heures de discussion, la fleur au fusil, avec un communiqué-appel qui apparaît immédiatement sur le mur face book d’un participant qui ne représente que lui-même (ou peut être ceux qui avancent masqués et qui ne sont pas bêtes) immédiatement après le flop de la marche du RCD.

    Le Ministre de l’intérieur va-t-il autoriser cette marche ? Dans sa démarche actuelle il est presque certain qu’il l’interdira parce qu’il a déjà interdit celle du RCD avec une armada de policiers, que l’état d’urgence est là et que, pour mémoire, il avait même refusé que le Congrès de la LADDH se tienne pourtant dans une salle fermée. Si, par hasard, il accordait son autorisation de marcher dans la capitale cela signifierait que le pouvoir, le vrai celui que personne ne connaît, a opéré un changement significatif de stratégie dans sa gestion autoritaire de la société et vis-à-vis de la LADDH qui a jusque là clairement affirmé son opposition au régime autoritaire en place. Et dans ce cas on est en droit d’estimer que la manipulation, la déstabilisation du camp démocratique réel (celui qui est accroché aux revendications réelles de la population) est encours et que la

    LADDH est tombée dans le piège avec une candeur désarmante. Le pouvoir aurait-il allumé un contre feu face aux revendications légitimes de la population?

    En cas de refus d’autoriser la marche, comment va se comporter cette coordination ? Va-t-elle passer outre ? Quelles sont les capacités des associations de la société civile pour organiser une marche afin qu’elle reste pacifique, sous des slogans clairs préalablement définis et un service d’ordre capable de tenir la population et de bloquer des agitateurs violents. Sera-t-elle suivie par la population ? La question se pose car nous connaissons la réaction de la police et des forces anti émeutes. Qui prendra la responsabilité d’envoyer nos jeunes à l’abattoir ?

    En matière de transition démocratique, contrairement à nos amis tunisiens dont nous saluons le courage et dont nous encourageons la démarche, les forces démocratiques algériennes ont de fait une expérience de 24 ans (depuis octobre 88) …et 200 000 morts. Elles ne manquent ni de lucidité ni de réalisme et se méfient des apprentis sorciers qui voudraient nous jeter dans l’aventure.
    C’est pourquoi cette marche si elle avait lieu, ce sera sans moi !




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  • Rachedi Fouzia
    28 janvier 2011 at 21 h 19 min -

    Il semble que la coordination dite du changement s’effrite.

    Le RAJ se retire momentanément de la “Coordination pour le changement et la démocratie”
    28 janvier, 2011 Posté dans Algérie Révolte

    Alger le 28 Janvier 2011

    Impliqué dans la mise en place de la Coordination pour la démocratie et le changement depuis sa première réunion, et au vu de l’évolution de cette coordination lors de sa dernière réunion tenue aujourd’hui, vendredi 28 janvier, le Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) tient à émettre des réserves quant à la manière dont les débats se sont tenus et le «bourrage» de la salle effectué par certaines sensibilités politiques plus prompt à la manipulation et au retournement de dernière minute.

    Faisant la différence entre vitesse et précipitation, conscient des enjeux, le RAJ, ne voulant pas entrainer ses militants et ceux qui lui sont fidèles dans une aventure chimérique et à forte connotation politicienne, a pris la décision de se retirer momentanément afin d’évaluer sa participation à la dite coordination et à ses actions à venir.

    Le RAJ milite depuis toujours contre l’Etat d’Urgence, les atteintes aux Libertés et aux Droits Humains et habitué aux rassemblements de rues et sit-in, souvent seul d’ailleurs, où la répression a fait fureur, ne peut aujourd’hui s’aventurer et s’engager dans un processus sans réelle visibilité.

    La Démocratie n’est pas un combat de conjoncture, c’est un combat permanent qui ne peut ni ne doit faire abstraction de qui a fait quoi et avec qui depuis une vingtaine d’année.
    Tout en saluant les militants pour la Démocratie conséquents avec eux-mêmes et présents dans cette coordination, le RAJ informera le moment venu de la suite que donnera à son implication dans la coordination.
    P/ le RAJ
    Abdelouhab Fersaoui




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  • Si Salah
    28 janvier 2011 at 22 h 11 min -

    Ca a l’air de s’arranger pour notre piyi:

     »
    Le ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’environnement, Cherif Rahmani, a été reçu, vendredi 28 janvier en fin de journée, à la présidence de la République. On ignore la raison de cette visite au Palais d’El Mouradia, mais M. Rahmani figure, avec Youcef Yousfi, parmi les candidats à la succession d’Ahmed Ouyahia à la tête du gouvernement.  »

    Rahmani, l’une des plus grosses pouritures de la corruption pressenti pour etre premier ministre. La fin est proche…

    Voici ce que possede Rahmani, documents à l’appui..

    lesbiensdetournesdelalgerie.blogspot.com/

    Si Salah

    ================================
    Un CV bien rempli! C’est ce qu’il faut pour diriger notre Ripoublique. Non?
    La Rédaction LQA




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  • Bentoura
    28 janvier 2011 at 22 h 26 min -

    Qu’est ce qui fait peur aux Algériens? Pourquoi personne ne réagit à la hogra? Jusqu’à quand allez-vous débattre de réunions, alors que le peuple n’arrive plus à survivre?




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  • Rachedi Fouzia
    29 janvier 2011 at 0 h 13 min -

    Merci à la Coordination de l’Appel du 19 mars de nous avoir mis la puce à l’oreille sur les tenants et aboutissants d’un probable changement de façade. Observez le beau monde qui appelle le peuple à marcher pour lever l’état d’urgence

    Compte-rendu de la réunion de la «Coordination pour le changement et la démocratie»
    28 janvier, 2011 Posté dans Algérie Révolte
    Algerie politique
    Par El Mouhtarem

    Le RCD a mobilisé ses troupes pour noyauter la réunion de la “Coordination nationale pour le changement et la démocratie” tenue aujourd’hui à la Maison des syndicats à Alger.

    Outre des étudiants appartenant au parti, “représentants” de comités d’étudiants de l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, le RCD n’a pas hésité à impliquer des membres de sa direction nationale, déguisés, pour la circonstance, en représentants d’associations !

    Ainsi, Rabah Boucetta, membre du secrétariat national chargé de l’organisation, est intervenu en sa qualité de représentant de 7 associations culturelles de la wilaya de Boumerdes ! Fetta Sadat, secrétaire nationale chargée des droits de l’Homme a pris la parole au nom de la section Amnesty International Algérie. Sans oublier la présence de députés de ce parti: Tahar Besbas, représentant officiel à la rencontre, Mohamed Khendek, député de Tipaza et dirigeant du parti et Mohcine Belabbes, député d’Alger et chargé de la communication du RCD.

    Ouvrant les “débats”, Ali Yahia Abdennour, président d’honneur de la LADDH, à l’image du Général-Major Mohamed Mediene, demande à l’assistance de ne plus regarder le passé. “Il ne faut pas regarder le passé. Il ne faut pas parler de divergences. Il faut réussir la marche du 12 février”, déclare d’emblée «Da» Abdennour.

    Ali Yahia veut en réalité imposer la Charte pour la paix et la réconciliation nationale à la classe politique algérienne. Il faut imposer l’amnésie au point d’associer dans sa démarche toutes les personnes qui ont soutenu le massacre des populations et ceux qui ont traité les familles de disparus de familles de terroristes.

    “Nous pouvons oublier, mais nous n’avons pas le droit d’effacer le passé”, réplique le représentant de la Coordination des sections du CNES, Kadour Chouicha. “Nous ne sommes pas là pour recycler certains partis politiques qui ont cautionné le régime”, déclare de son côté Mohand Oussalem Sadali, secrétaire général du SATEF.

    Il faut signaler que la formule de Ali Yahia «Ne pas parler du passé» a tout de même plu aux représentants du RCD, aux délégués des Arouch et aux anciens hommes du système, présents dans la salle.

    La formule de Ali Yahia a permis à Abdelhak Brerhi, secrétaire général du CCDR, ancien ministre de l’Enseignement supérieur du temps de Chadli, sénateur du président Liamine Zeroual, d’intervenir sans craindre d’être interpellé par quelqu’un sur son passé…récent.

    Dans son intervention, Brerhi, réitère son soutien à la marche du 12, tout en demandant à l’assistance d’expliciter le changement. Pour le mot d’ordre de la manifestation, il propose : «Pour l’édification d’un Etat de droit». Il appelle à l’organisation de plusieurs rassemblements à Alger pour éviter l’encerclement des services de sécurité ainsi que l’organisation d’autres manifestations à travers le territoire national.

    Brerhi invite également les partis politiques à ouvrir les portes des APC et des APW pour organiser des débats sur la situation du pays.

    Afin d’éviter toute provocation lors de la marche du 12, l’ancien ministre propose la création d’un comité d’organisation.

    Pour sa part, Mohamed Badaoui, membre de l’Association pour les libertés syndicales (ALS), réitère le soutien de son organisation à la marche. «Nous sommes pour la marche du 12. Nous soutenons toutes les initiatives visant à recouvrer nos libertés », déclare l’ancien SG du syndicat des Douanes algériennes. Et d’ajouter: «Nous n’avons rien à réclamer au pouvoir, il est responsable de tous nos malheurs».

    Concernant le mot d’ordre de la marche, Badaoui propose: «POUVOIR DEGAGE !»

    Si Mohamed Baghdadi, ancien responsable du Forum social algérien et néanmoins ancien Secrétaire général du ministère de la jeunesse et des Sports du temps du parti unique, intervient en sa qualité de représentant d’une association de défense de l’enfance.

    «Oui pour la marche», déclare Baghdadi tout en exprimant son opposition à la formulation d’une demande d’autorisation. «Nous n’avons pas à demander une autorisation pour l’organisation de notre marche», avance Si Mohamed, avant d’inviter l’assistance à définir les contours d’une alternative au pouvoir.

    De son côté, Lila Ighil, présidente de l’Association nationale des familles de disparus, affirme que la marche du 12 n’est pas une fin en soi. Tout en invitant l’assistance à mettre de coté les divergences, Madame Ighil axe son intervention sur la nécessité de lever l’état d’urgence. «La levée de l’état d’urgence est une priorité pour permettre aux Algériens de respirer», déclare l’oratrice.

    Pour Madjid Ait Mohamed, représentant du Congrès mondial amazigh (CMA), la levée de l’état d’urgence et la libération des détenus des dernières émeutes ne doivent pas être des points cardinaux de «notre» lutte. Il appelle au départ du système politique et ses relais.

    Un étudiant, membre du comité des étudiants du département de langue française de l’ILE de Tizi-Ouzou, demande à l’assistance d’associer à la revendication de la levée de l’état d’urgence des revendications sociales. «Les jeunes se sont soulevés contre la misère et le chômage. Nous ne pouvons pas dissocier les revendications sociales des revendications démocratiques», souligne l’intervenant.

    Un autre étudiant du département des sciences économiques de l’université de Tizi-Ouzou, pose ces questions: «On représente qui ? On travaille avec qui ? et de conclure: «Nous demandons le départ du système et de ses relais».

    La représentante du Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD) non agrée, déclare son soutien à la marche. «Comme nous l’avons fait lors de la dernière marche du RCD, nous soutenons la marche du 12», indique l’intervenante. «Notre revendication ne doit pas se limiter à la levée de l’état d’urgence; nous devons revendiquer le changement radical du système auquel nous n’avons rien à demander», précise-t-elle.

    Concernant le choix de la date de la marche qui coïncide avec le 19ème anniversaire de l’instauration de l’état d’urgence en Algérie, la représentante du PLD déclare qu’elle est contre la symbolique, avant d’appeler à l’organisation de manifestations au niveau national.

    Belaid Abrika, ancien délégué des Arouch lors du printemps noir en Kabylie où 126 jeunes ont été assassinés, chahuté par l’assistance, s’interroge sur l’identité des membres de la coordination pour le changement démocratique: «Qui sommes-nous par rapport au système ? J’ai l’impression que pour certains, la marche est devenue un objectif. Nous devons lutter pour le changement radical du système. Il faut démanteler sa composante et ses structures institutionnelles. Nous ne pouvons parler d’un changement dans le cadre d’un système fermé», précise Abrika. «Il faut arriver à mener ensemble une transition», déclare l’orateur qui appelle les Algériens à l’auto organisation. Enfin, Abrika se prononce contre l’introduction d’une demande d’autorisation pour la marche.

    Hamid Ferhi, membre du comité citoyen des communes de Ain Beniane-Staouali (Alger), déclare: «Nous soutenons la marche, sans y adhérer. Nous réclamons le départ de tous les dirigeants du pays et le démantèlement du système», affirme Ferhi. Et d’ajouter: «Nous soutenons la marche, mais nous ne pouvons faire partie de la Coordination».

    Le représentant de l’association des «Amis du livre» suggère pour sa part l’organisation d’une grève générale des travailleurs et des étudiants le jour de la marche.

    Tahar Besbas du RCD émet des réserves sur les déclarations de Bouchachi à TSA où il accuse les partis politiques de manipulation. «Le RCD ne manipule pas»,affirme Besbas.

    Un étudiant proche du RCD, membre du «comité vérité et justice» de l’université de Tizi-Ouzou, appelle les présents à redoubler d’efforts pour réussir la marche du 12. «Nous n’avons pas le droit de trahir les Algériens», dit-il.

    Un autre étudiant du comité de la résidence universitaire Oued Aissa (Tizi-Ouzou) explique que la marche des étudiants qui aura lieu le 1er février prochain à Tizi-Ouzou est une préparation de la marche du 12.

    Samir Larabi du Parti socialiste des travailleurs (PST) demande aux participants de donner un contenu politique et social à la marche prévue. «Nous ne pouvons pas occulter les revendications sociales des Algériens. Il faut revendiquer l’augmentation du SNMG à 25000.00 DA, l’égalité entre l’homme et la femme et l’officialisation de la langue Tamazight».

    L’intervenant recommande aux participants de ne pas se précipiter dans la prise de décision, avant de proposer l’organisation d’une grève générale des travailleurs.

    Le président de l’association Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) demande à l’assistance de définir la composante de la Coordination, son rôle et son mode d’organisation. Et de préciser que son organisation doit se réunir pour décider de la suite à donner à son action au niveau de la Coordination.

    Le représentant de l’association Nedjma de l’université de Bouzaréah (Alger) demande la prise en charge, dans la déclaration de la Coordination, des revendications de la jeunesse. «Réclamer la levée de l’état d’urgence n’est pas suffisant. Il faut intégrer les revendications sociales de la jeunesse algérienne», insiste l’intervenant.

    Djamel Benziadi, représentant du PLJ, parti non agrée de Mohamed Said, propose la désignation de Ali Yahia Abdenour comme porte-parole de la Coordination. L’intervenant appelle à l’élargissement de la Coordination en invitant d’autres partis (PT et El ISlah…).

    Concernant la demande d’autorisation, Benziadi rappelle que «nous sommes dans un Etat de droit, donc il faut demander une autorisation».

    Virulent à l’égard de Bouteflika et de Ouyahia, qualifiés de voleurs, un représentant de l’association nationale des clients spoliés de Khalifa invite à l’organisation d’une marche à Alger sans demander d’autorisation. «Ils m’ont volé mon argent, je ne vais pas me taire», déclare l’intervenant. Un étudiant réplique: «Moi, je n’ai même pas d’argent. Ils m’ont volé ma vie».

    Hassen Ferhati de SOS disparus rappelle à l’assistance le combat des familles des disparus qui organisent des rassemblements tous les mercredis depuis 1998. «Nous voulons que la revendication de vérité et justice soit inscrite dans notre plate-forme. Et nous demandons une commission d’enquête indépendante sur les disparitions en Algérie», déclare Ferhati. Le président de la LADDH, Mostefa Bouchachi, précise à ce propos que la Coordination ne peut pas inscrire toutes les revendications !

    Qualifiant le pouvoir algérien de mafia, un représentant du comité des chômeurs du sud appelle au départ du système.

    Pour sa part, Sadat Fatta, membre de la direction du RCD, intervenant au nom de la section Amnesty international Algérie, résume ces revendications en trois points: levée de l’état d’urgence, déverrouillage du champ médiatique et libération des détenus des dernières émeutes. Elle réitère son soutien à la marche.

    Le représentant de l’association « Michaal » des familles de disparus de Jijel annonce le soutien de son organisation à la marche du 12 «pour le départ du système».

    Intervenant au nom de 7 associations culturelles de la wilaya de Boumerdes, Rabah Boucetta, membre de la direction nationale du RCD, suggère aux participants d’adopter le mot d’ordre de «Bouteflika dégage». Selon lui, Bouteflika doit partir, car il incarne le système ! Par ailleurs, oubliant que son parti a demandé une autorisation pour sa dernière «marche», Boucetta dit: «Nous n’avons pas à demander d’autorisation à la wilaya».

    Hamid Ouazar, ancien député du FFS, puis membre fondateur du parti Essabil avec Ali Rachedi Abdeslam, et enfin membre fondateur de l’UDR de Amara Benyounes, est intervenu au nom d’un Manifeste pour les libertés. «Il faut lever l’état d’urgence, mais nous n’accepterons pas d’envoyer les Algériens à la mort», insiste-t-il.

    De son côté, Rabah Abdellah, intervient au nom d’un comité des journalistes, crée deux jours avant la réunion, pour affirmer le soutien à la marche «pour le départ du système», tout en préconisant des actions continues.

    Le secrétaire général du SATEF, Mohand Oussalem Sadali, déclaré: «Nous ne sommes pas les tuteurs du peuple, et n’oublions pas que c’est la révolte populaire qui nous a mobilisée et non pas le contraire». «L’état d’urgence est un verrou qu’il faut sauter pour libérer les espaces publics en Algérie», souligne Sadali en insistant sur le caractère pacifique de la marche. Il propose également d’organiser des marches au niveau de toutes les wilayas.

    Concernant le mode d’organisation de la Coordination, Sadali propose la rédaction d’une charte à faire signer par tous les membres. Il est par ailleurs opposé à la désignation d’un porte-parole de la coordination.

    Un représentant d’une association «Abane Ramdane» de Tizi-Ouzou déclare le soutien de son association à la marche, sans demander d’autorisation.

    Le SG du SNAPAP, Rachid Malaoui, propose la date du 18 février (journée du chahid et du moudjahid) pour organiser la marche. Il propose aussi l’organisation de marches au niveau local. Enfin, voulant taire les divergences, Malaoui déclare que «notre seul ennemi est le pouvoir».

    Achour Idir de la Coordination des Lycées d’Algérie (CLA), propose l’organisation de la marche un jour de semaine (entre le 13 et le 15 février) et d’organiser simultanément une grève générale des travailleurs. Idir propose également que chaque organisation vienne avec ses mots d’ordre le jour de la marche.

    Fares Ouadjedi, ancien délégué des Archs de Béjaia, résume les revendications en l’instauration d’une nouvelle République démocratique et sociale.

    Un ancien délégué des Archs de Bouira, affirme, lors de son intervention: «nous ne pouvons revendiquer des choses à un système qui doit disparaître». Il propose la date du 18 février pour organiser la marche.

    Ali Merabet de l’association Soumoud (victimes du terrorisme) suggère aux manifestants de venir en tenue de travail. «Les médecins doivent venir à la marche vêtus d’une blouse.. », déclare-t-il.

    Khoudir Benouaret, un autre ancien délégué des Archs (Béjaia) propose l’organisation de marches à travers le territoire national tout en demandant aux membres de la Coordination d’éviter l’effusion de sang.

    Un représentant du groupe de facebokers «Algérie Pacifique» rappelle que le peuple algérien veut des solutions à ses problèmes.

    Hocine Ali du MDS appelle à un changement radical du système et l’instauration d’une République démocratique et sociale. L’intervenant prône une initiative forte qui regroupe toutes les forces politiques et sociales du pays. «Faut-il demander la levée de l’état d’urgence ou demander le départ du système ?» s’interroge-t-il.

    Fadila Chitour membre d’une association de femmes, rappelle avoir soutenu la dernière marche du RCD, demande à l’assistance d’adopter un slogan «Système dégage». «Il faut maintenir la marche du 12. Nous sommes même en retard », déclare-t-elle. «Il est important d’organiser simultanément des marches dans toutes les wilayas pour éviter que les gens qui viendront à Alger soient réprimés», explique l’oratrice. Et de conclure: «Nous n’avons rien à revendiquer au système».

    Kadour Chouicha de la coordination des sections du CNES tient à rappeler aux membres présents qu’ils ne représentent pas le peuple algérien. «Nous ne représentons que des fragments de la société», précise-t-il. L’intervenant recommande à l’assistance de ne pas se précipiter, car il n’y a rien d’historique dans ce qui se passe. «Le combat doit s’inscrire dans la durée et ne pas fixer comme date le 9 ou le 12 février. Notre lutte doit s’inscrire au-delà de la marche». Enfin, Chouicha déploré l’ «exclusion» des familles des détenus des dernières émeutes. «On parle d’une révolte de la jeunesse, mais nous n’invitons pas les familles de détenus», regrette Chouicha.

    Il est à signaler la présence de Abdeslam Ali Rachedi, Abelaziz Rahabi, ancien ministre des Affaires étrangères et Foudil Boumala qui s’est mis en retrait.

    La réunion s’est terminée dans la confusion, le vote pour l’approbation de la marche du 12 février s’est fait à main levée : un homme une voix. Monsieur Bouchachi informe l’assistance qu’une deuxième réunion est prévue pour samedi pour arrêter les mots d’ordre de la marche. Les contours de la coordination ne sont pas précis de même que son fonctionnement et ses compétences.




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  • Nadir
    29 janvier 2011 at 1 h 19 min -

    Salam,

    Merci Fouzia pour votre post. Vous avez simplement oublié de donner le lien pour identifier votre source, à savoir le FFS
    http://ffs1963.unblog.fr/

    Vous avez aussi posté un papier de Kamel Daoud, aussi un sympathisant, si ce n’est un militant, du FFS.

    Vous avez parfaitement le droit de refuser cette marche et d’essayer d’isoler cette initiative. C’est votre ligne politique.

    La question à poser est qu’elle est l’alternative du FFS?

    La rue algérienne va bouger dans les semaines qui viennent, il faut être aveugle pour ne pas le voir. Ce qui se passe dans la région a soulevé d’immenses espoirs et une sorte de souffle de llibération captive les esprits et les coeur.

    Que proposez vous, vous membres ou sympathisants, de faire?

    Je respecte l’histoire militante du FFS, mais sur ce point, vous ressemblez à des gens qui ne font rien et qui ne veulent pas que les autres fassent quelque chose.

    Sur ce point, vous ressemblez à des défendeurs du statu quo.

    Sur ce point, votre comportement est comme celui d’un vieux.

    Le FFS est un parti qui a une histoire propre, mais je suis navré de dire que pour le moment, de ce parti, on ne voit que de l’immobilisme et l’attentisme.

    L’heure n’est plus aux analyses. Tabbou et Daoud sont un cran en décalage. Tout le monde a compris que le régime doit partir. L’heure n’est plus à la conscientisation. C’est l’heure de l’organisation et de l’action.

    Que propose le FFS, a part l’attentisme et l’immobilisme?

    Avec tous mes respects.

    Wassalam.




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  • Salah Bouzid
    29 janvier 2011 at 4 h 02 min -

    Si pour l’Inde de Ghandi, le sel était le symbole, pour nous, les Algériens, notre sel c’est notre pétrole. A l’approche du 24 Février, nous devons lancer un appel à nos frères à Hassi Rmel, Hassi Messaoud, Ain Aménas, Arzew pour qu’ils mettent l’arme du pétrole au service de leur peuple. C’est l’arme la plus efficace que possède le peuple Algérien. Ce pétrole nous appartient et nous allons arrêter de pomper pendant 72 heures.

    Ni Toufik, ni Ouyahia, ni personne ne peut vous arrêter. Ingénieurs, techniciens, cadres de la Sonatrach, libérez votre peuple, VOUS POUVEZ LE FAIRE EN 72 HEURES. Même le DRS changera de camp. L’esprit du 24 Février fera trembler le régime.




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  • Gone
    29 janvier 2011 at 11 h 15 min -

    Le constat suivant est évident pour tout le monde. En Algérie , l’injustice s’est installée depuis longtemps,. Il y’ a beaucoup de niveaux d’injustice, selon les têtes. Celle que j’ai subi n’est pas celle que l’autre a subi…mais le but est le même. Je pense qu’il faut un Etat de droit qui ouvre des portes sures et ne mène pas à l’anarchie et au malheur qui nous a tous lessivés.
    Même les tortionnaires doivent être quelque part fatigués de faire du mal. Un Etat de droit nous fera tous du bien. Détruire les institutions, ou « rêver « de pendre les mauvais, les voleurs et les briseurs de vie, ne construit pas un état.
    Détruire toutes les institutions: l’APN, et j’en passe….bien au contraire, ça va détruire un Etat qui a été construit depuis 1954, et ça ne servira que nos ennemis. Il y’a mélange d’idées; entre la refonte d’un système et la reconstruction des « mentalités » qui dure des décennies.. Il faut un Etat de droit « l’ALTERNANCE »qui marque les distances dans les choix des partis encadrés par les masses , les visions et les méthodes. Ce n’est pas possible que des résultats d’élection soient toujours truquées. Ce n’est plus possible de l’accepter. Il est encore moins possible d’accepter les « essais de labo » sur le peuple.( à suivre si c’est permis)

    Et pour ne pas, se tromper encore, ce dernier ne peut pas se gouverner sans hommes capables de dire aux « étrangers qui nous vampirisent » ici ça se passera autrement », et là il faut assumer.




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  • El Houari
    29 janvier 2011 at 12 h 21 min -

    Merci pour ce compte rendu détaillé, ca m’évitera de sortir le 12 pour perdre mon temps.

    le FFS et LE RAJ avaient raison de se retirer de cette mascarade a l’Algérienne.




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  • Adel
    29 janvier 2011 at 12 h 41 min -

    @Gone

    Bonjour,

    « Détruire toutes les institutions: l’APN, et j’en passe….bien au contraire, ça va détruire un État qui a été construit depuis 1954, et ça ne servira que nos ennemis. »

    Depuis 1962 (ou 1954 si vous préférez), les hommes qui ont pris l’initiative de construire une Algérie indépendante ont fait beaucoup de choses : Constitution, Armée, institutions politiques, administration, entreprises économiques, etc. A la mort de Boumédiène, qui aurait pensé que le parti unique et l’option socialiste «irréversible» (lâ raj3ata fîha) seraient remis en cause? Si aujourd’hui le peuple algérien dans son ensemble devait, tel quelqu’un qui vient d’hériter d’une vieille maison qui menace de tomber en ruine, avec tout son contenu, procéder à un tri et jeter à la décharge publique tout ce qui ne sert à rien, pour ne conserver que ce qui fonctionne et peut être utile, que croyez-vous qu’il garderait?

    La Constitution, adoptée en 1963 au cinéma Majestic et que tout nouvel occupant du palais d’El-Mouradia a modifiée à sa guise pour en faire un habit sur mesure? Le FLN, RND et autres partis croupions créés par le DRS et dont les «militants» ne sont en fait qu’une vaste clientèle qui pompe la rente à la vitesse grand V? L’APN et ses «députés» à 320,000 DA/mois qui ne savent dire que «n3âm sidi»? Le Sénat dont les membres ne sont que des parasites qui ne valent pas mieux?

    Tout est faux, trafiqué, taïwan dans notre pays, car les hommes qui l’ont dirigé depuis 62 n’avaient qu’une seule idée en tête : rester au pouvoir, jusqu’à ce qu’un autre homme fort les en chasse. Boumédiène a pris le pouvoir par la force et l’a conservé jusqu’à sa mort. Chadli, désigné par les colonels, en a été chassé par les généraux. Zéroual, désigné par les généraux a jeté l’éponge après avoir subi la pression de ces mêmes généraux. boutef, installé sur le fauteuil par les généraux, s’y maintiendra jusqu’à ce qu’il crève ou qu’il en soit chassé par les généraux. Quelles institutions politiques valables, dignes d’être maintenues dans une Algérie nouvelle un tel système pouvait-il construire?

    Il y a une seule solution : reconstruire la maison Algérie en commençant par les fondations. Assemblée Constituante, nouvelle Constitution qui reflète la volonté de la majorité de la population, etc. Le faux ne peut pas remplacer le vrai. Ce qui est trafiqué a besoin du mensonge pour rester sur le marché. Dès que le vrai apparaît, il n’a pas d’autre alternative que de disparaître.




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  • hakim
    30 janvier 2011 at 20 h 24 min -

    S’il y a un remaniement ministériel avec des têtes corrompus ou de l’appareil mafia, ou avec les mêmes personnes vomis du FLN-RND sans assemblée constituante, cela veut dire un signal fort de Bouteflika : JE VOUS AI PAS COMPRIS, JE NE VOUS COMPRENDS PAS ET JE VOUS COMPRENDRAI PAS, MOI JE SUIS PRESIDENT CORROMPU ET JE SUIS ENTOURÉ DE CORROMPUS, SI VOUS VOULEZ QUE JE PARTE, ALORS SORTEZ DANS LA RUE EN MILLIONS OU DIZAINES DE MILLIONS, PARCE QUE POUR MOI 100 000 PERSONNES C’EST INSIGNIFIANT.
    Ce remaniement ministériel, je le sens va être la goutte qui va déborder le vase. Le lendemain le peuple doit sortir, sur tout les gens de plus de 18 ans.

    Mais moi je sais une chose, le president parle de remaniement pour gagner du temps, pour éviter les choses de fond : levée de l’état d’urgence, assemblée constituante ou 25% sera faite de FFS et amis, 25% d’islamiste intègres, 25% de vrais démocrates et 25% de lèche-bottes, constituer des représentants de quartiers et de mairies et de Daira, ouverture de l’audiovisuel, etc.




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  • Gone
    30 janvier 2011 at 23 h 56 min -

    @Adel
    Sans doute vous avez raison de vouloir tout refaire, c’est la logique révolutionnaire. Mais , il me semble que vous connaissez mal ce pays. Aprés 20 années de dérive et de violence post 90, il ne reste plus rien des repères de 1962 ou de 54…qui symbolisent l’union dans la discorde et malgré les règlements de compte. Il me semble , que ce que nous voulons de ce pouvoir, c’est une transition digne vers un réel Etat de droit, qui garantisse aussi bien l’exercice démocratique que l’alternance. Une vraie justice et un système judiciaire indépendant garantissent les droits de tout le monde. Que nos frères qui manifestent ne craignent pas d’être arrêtés et torturés. Que les opposants Algériens à l’étranger puissent rentrer chez eux sans craindre d’être abattus ou soumis à un interrogatoire de 24 h à l’aéroport, alors que les traîtres du pays circulent en toute liberté.
    Il est temps de manifester, sans tout casser, sans vouloir plonger le pays dans le chaos qui ne nous apporte que la violence et la perte. Je les connais bien ces traîtres et lâches sans scrupules, le chaos les renforce et les stimule, l’ordre et l’union les confondent car ils savent bien le mal qu’ils ont fait à ce peuple pour se maintenir au pouvoir.
    Il faut exiger la levée de l’état d’urgence pour justement manifester. Demander une révision de la loi qui régit les manifs, puis ce sera le temps de beaucoup d’autres changements bien organisés.




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  • echecs et maths
    31 janvier 2011 at 4 h 23 min -

    UN SAINT EJIDIO BIS PAR VIDEO CONFERENCE POUR UNE UNION SACREE DE L OPPOSITION EN EXILE ET CELLE DE L INTERIEUR EN URGENCE OBJECTIFS.:
    GRAVER DANS LE MARBRE LES MOTS D ORDRES ET FIXER LA DATE DU SOULEVEMENT RAPIDEMENT.




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  • sami
    1 février 2011 at 7 h 25 min -

    Bien dit Liès…
    J’avais les memes soucis et j’essayais de formuler une intervention.
    Je partage la vision de l’Algérie que nous voulons tous avec ces valeurs universelles évoquées a travers ces discussions.
    Toutefois je ne suis pas enthousiaste pour un procédé de tout détruire pour tout reconstruire. Les algériens de 1954 ont agi sur l’Algérie de l’époque et nous devons faire avec les réalités de l’Algérie d’aujourd’hui.
    Pour l’Algérie et les générations prochaines nous ferrons bien d’emprunter une voie de créativité et de sagesse.




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  • guerriere de la lumière
    3 février 2011 at 12 h 20 min -

    @Cherifi ?
    Je constate que vous ne connaissez pas ce que veux dire le mot « exilé »!
    En plus d’avoir perdu deux (02) de mes propres frères ici sur notre terre algérienne, mais deux autres frères sont en exil « forcé »!
    pourquoi « forcé »?
    parcequ’il sont contre ce régime ! c’est à dire que si ils rentrent, soit qu’ils les tuent où qu’ils les emprisonnent pour leurs opinions politiques!
    Avoir une opinion politique différente pour ce régime dictatorial est un « CRIME! »
    Je suis écoeurée de voir que certains de nos compatriotes font semblant d’ignorer le vécu réel de la population!
    Le changement se fera avec nous tous algériennes et algériens intègres de tous bords!!!! d’ici et d’ailleurs!
    L’union est entrain de se concrétiser bon gré ….mal gré!
    Le peuple a compris qui est son seul et ultime ennemi!
    Ce n’est pas par esprit de vengence que je souhaite que la révolution se déclanche, mais par esprit de justice pour tous les algériennes et algériens intègres et honnêtes qui ont payé de leurs vies pour vivre dans la « Dignité »!
    Je m’adresse à vous tous mes soeurs et mes frères avec un coeur rempli d’espoir, malgré toutes les souffrances que ma grande famille algérienne a enduré, pour vous dire d’arrêter de nous chamailler pour des futilés.
    Le glas à sonner!!! soyons tous prêts à reconquerrir « Notre Algerie »!




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  • guerriere de la lumière
    3 février 2011 at 12 h 54 min -

    Un guerrier de la lumière constate que certains moments se répètent.
    Fréquemment, il se voit placé devant des problèmes et des situations auxquels il avait déjà été confronté. Alors il est déprimé.
    Il songe qu’il est incapable de progresser dans la vie, puisque les difficultés sont de retour.
    « Je suis déjà passé par là, se plaint-il à son coeur
    -il est vrai que tuu as déjà vécu cela, répond son coeur. Mais tu ne l’as jamais dépassé »
    Le guerrier comprend alors que la répétition des expériences a une unique finalité : lui enseigner ce qu’il n’a pas encore appris.
    « Paolo Coelho »




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  • Ali
    4 février 2011 at 11 h 10 min -

    Mes soupçons se sont averrés juste conceranat les tenant et aboutissants de cette initiative!: c’est une maneouvre contre le camp Bouteflika! soubahan allah comme par hazard ils se reveillent après 19 ans pour apeller a la levée de l’état durgence, mon oeil.
    et comme si Bouteflika était le seul responsable de la tragedie Algerienne! pourquoi ne pas attaquer ceux qui l’ont fait venir; ceux qui font le beaux temps et la pluie en Algérie..yaw fakou bikoum..
    Le plus gros mal de Lalgerie n’est pas l’état durgence; c’est el hogra, l’injustice sociale,les détournement de fonds phenoménaux.
    Tout le systeme doit dégager et c’est possible c’est fesable les egyptiens y arrivent, les tunisiens! prk pas nous?
    Parti de complaisances; vous allez finir dans la poubelle de l’histoire, aux oubliettes! Les jeunes Algeriens sont instruit et éveillés..l’heure de gloire et pour bientot..makayen la hizb la mounadhama!! kayen les jeunes et kayen RABI!!!

    ==================================
    Baraka Allahou Fik. Vous venez de soulever les vrais problèmes de notre Algérie. Personnellement, je partage entièrement votre analyse.
    Que Dieu Protège notre patrie de tous les imposteurs et les opportunistes qui font du désarroi et de la misère de notre jeunesse un juteux fonds de commerce.
    Fraternellement.
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • M.J.
    4 février 2011 at 19 h 11 min -

    Il y a à mon sens plusieurs protagonistes à la tragédie que nous vivons :1-Les différentes composantes du pouvoir avec ses factions et fractions et leurs satellites et clientèles attitrées ou qui veulent l’être et agissent en conséquence, 2-les démissionnaires parmi l’élite et qui laissent faire sans réaction soit qu’ils sous estiment leurs forces ou qu’ils n’osent pas car leur vue vue est obscurcie par le manque de confiance et la tromperie ambiants ou pour une raison ou une autre et 3-Le peuple qui est manipulé mais qui commence à en prendre conscience, la jeunesse apprend vite et s’adapte rapidement aux situations, mais elle est imprévisible comme toute jeunesse. Et notre peuple est composé en majorité de jeunes et dont le rapport va croitre dans la société en raison de la gueguerre qui ne disait pas son nom et qui a permis de trucider près de 300.000 algériens. La règle est qu’après une guerre la natalité reprend de plus belle.
    Finalement c’est une question de temps, mais le changement est inéluctable.
    Certains nous demandent d’agir dans le cadre du FFS alors que ce parti n’a même pas été foutu de défendre l’un de ses éléments, Mohamed BABANADJAR condamné à mort puis à perpétuité en raison de ses activités politiques. Le conflit qui a opposé la fédération de Ghardaia au siège du parti donne la mesure de ce qu’est devenu ce parti qui puise dans le crédit ininterruptible de son fondateur, le très respectable et respecté Monsieur AIT AHMED. Mais le FFS n’est pas AIT AHMED, l’amalgame entretenu est un mensonge. D’autres nous invitent à participer à la course aux dividendes en sortant manifester le 12 pour essayer de privilégier une faction contre l’autre afin de faire obtenir rétribution. Excusez moi, il est vrai jusqu’a présent que le président honoraire de la LADDH à toujours eu des positions honorables, mais le fait de faire table rase du passé implique qu’il n’est pas contre l’idée de faire du neuf avec du vieux, ce qui justement est le cas depuis toujours. Ce qu’il nous faut c’est une véritable révolution, dans nos tetes et dans nos façons d’agir, tous autant que nous sommes, du premier responsable au dernier berger des steppes, s’il en existe encore.




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  • mihoubi
    8 février 2011 at 13 h 31 min -

    Pauvre révolution, rcd…ffs…kabyles…fis …., pauvres de nous ! Je suis rcd s’il est pour la révolution, je suis ffs s’il est pour la libération, je suis kabyle,targui, mozabite, chaoui, chenoui, algérois, béjaoui, oranais si c’est pour le changement, je suis fis s’il est pour la révolte populaire. En nous lisant, nos tyrans doivent bien se marrer. Il faut mettre fin à ces histoires de concierge ! Le monde entier attend que ça flambe chez nous.
    Les tunisiens sont en train de donner de bonnes raclées aux tenants du pouvoir chez eux. Le courage des Egyptiens n’est plus à prouver et nous nous chamaillons comme des co-épouses. L’heure est à la révolution et je suis tout à fait d’accord avec les mots d’ordre pour se débarrasser de cette mafia de généraux et de cette secte sortie du Maroc. Nous devons savoir qu’eux aussi se préparent et nous la promettent bien belle si jamais nous sommes désunis. Soyons conscients que c’est un moment historique et crucial pour l’avenir des futures générations. Alors soyons à la hauteur. salutations




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  • lyes makhloufi
    12 mars 2011 at 19 h 38 min -

    لم لا تحاولون الإتصال ببعض المشاهير حتى يساهموا في تو عية الناس و إحاطتهم علما بجرائم القادة العسكريين والمدنيين… و خزعبلة المصالحة من دون عدالة ومن دون ندوة وفاق وطني،و عدم شرعية الدستور من دون جمعية تأسيسية،وعدم شرعية سلطة سياسية تمخضت من انقلاب على الحكومة المؤقتة… كما يفعل لاعب الشطرنج الروسي « غاري كاسباروف الذي يشارك أحرار بلاده همومهم  »
    فنداء الصباط الأحرار للجزائريين لم يشاهده سوى بضعة ءالاف من الناس، بينما يشاهد المطربين و الرياضيين أضعاف ذلك.. ا
    تحية عطرة
    والله الموفق..




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  • Ibrahima
    3 mai 2011 at 3 h 07 min -

    Se taire et mentir

    La scène se passe à New York, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880. (çà ne date pas d’hier, n’est ce pas ?)
    Le célèbre journaliste John Swinton s’énerve quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse :
    « Quelle folie que de porter un toast à la Presse indépendante !

    Vous le savez et je le sais.
    Il n’y en a pas un journaliste parmi nous qui oserait publier ses vraies opinions dans la presse algérienne, si vous le faisait, vous savez d’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. Un journaliste est payé pour garder les vraies opinions en dehors du journal pour lequel il travaille. D’autres parmi nous sont payés pour un travail similaire.
    Si j’autorisais la publication d’une bonne opinion dans un simple numéro de mon journal, je perdrais mon emploi en moins de 24 heures et je risquerais la prison, me disait un directeur d’un grand journal?.
    La fonction d’un journaliste est de détruire la vérité, de mentir radicalement, de pervertir le faits, d’avilir, et de se vendre lui-même, de vendre son pays pour son pain quotidien ou ce qui revient au même, son salaire. Et, nos confrères d’Al-Djaazira et d’Al-Arabya sont dans la marge.
    Nous sommes les outils et les vassaux d’hommes riches qui commandent derrière la scène. Nous sommes leurs marionnettes. Ils tirent sur les ficelles et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos possibilités et nos vies sont la propriété de ces hommes.
    Un journaliste de trop, qui parle de trop et trop vite, a des chances, soit d’être mis à la porte de son journal, soit d’être « trainé » en justice.
    Oserai-je encore dire que :  » Le premier métier d’un journaliste indépendant est de se taire. Le deuxième est de mentir »
    Nous sommes des « prostitués intellectuelles ».

    Y.Mérabet journaliste indépendant
    (Algérian Society For International Relations)




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  • Congrès du Changement Démocratique