Édition du
25 July 2017

Tunisie : ce que les experts civilisés n’ont pas vu venir

par Omar Benderra, économiste

La révolution tunisienne est un formidable révélateur de la sincérité démocratique des responsables politiques, des intellectuels et des personnalités médiatiques qui tiennent chronique et ont micro ouvert en permanence dans les médias français. Au delà des « hésitations », soulignées parfois avec une certaine cruauté par de nombreux observateurs, de la diplomatie française, une chose retient l’attention : le silence assourdissant des experts et des analystes de haut niveau qui peuplent les écrans de télévision. La révolte démocratique du peuple tunisien n’a en effet guère suscité de réactions – ou alors fort embarrassées – des préposés à la « bien-pensance » et des donneurs de leçons civilisés, de ceux qui se mobilisent avec constance contre les régimes iranien, vénézuélien ou chinois, de ceux qui à longueur de colonnes fixent de facto la ligne éditoriale de la grande majorité des médias français.

Le (pas très) surprenant silence d’Hubert Védrine

Mais un silence me paraît encore bien plus éloquent que l’embarras des habituels intellectuels médiatiques : celui d’Hubert Védrine, théoricien stratosphérique des relations internationales, ex-secrétaire général de l’Élysée et ancien ministre des Affaires étrangères, habituellement si prompt à analyser chaque crise internationale, qu’on lit le matin dans Libération et après déjeuner dans Le Monde. Celui qui livre d’habitude avec aplomb sur tous les plateaux de savantes analyses sur le cours des affaires de la planète n’est tout simplement pas là. Il est complètement absent et rigoureusement invisible. Mais où est donc passé cet hyper-expert, critique féroce du « droit-de-l’hommisme » – qui, selon lui, saperait l’autorité des États et contribuerait ainsi à les affaiblir ?

Pour comprendre mes interrogations sur le sort de cette autorité diplomatique, que l’on me pardonne d’évoquer une anecdote personnelle. Le 21 janvier 2005, il y a quasiment cinq ans jour pour jour, lors d’une rencontre autour du Maghreb organisée à l’Assemblée nationale à Paris par le site marocain L’Observateur, j’ai entendu – comme des dizaines d’auditeurs médusés – Hubert Védrine déclarer en substance que les pays du Sud – entendez du Sud méditerranéen – n’étaient pas mûrs pour la démocratie : « Il avait fallu plusieurs siècles pour que nous [les Occidentaux] accédions à la démocratie » ; et en attendant, « nous devions traiter avec les États et les élites de pouvoir ».

Par acquis de conscience, j’ai demandé à des témoins de la scène s’ils avaient gardé la même mémoire de cette sortie invraisemblable dans la bouche d’un responsable socialiste ayant occupé des fonctions éminentes dans l’État français. Ils ont confirmé ces propos auxquels j’avais alors réagi à chaud, hélas en l’absence d’Hubert Védrine qui avait quitté la salle immédiatement après son intervention. J’avais manifesté ma surprise devant cette position ethnicisante ou essentialiste qui évoquait pour moi la très colonialiste SFIO de Max Lejeune et de Guy Mollet, plutôt que l’humanisme de Jaurès. Pour aggraver mon cas, j’avais ajouté qu’après qu’on nous ait répété pendant des décennies que nous n’étions pas mûrs pour l’indépendance, voilà que nous étions obligés d’entendre que nous n’étions pas prêts pour la démocratie. Veillant à ne pas outrepasser les règles de la bienséance, j’avais conclu en regrettant que, décidemment, pour les porte-parole autorisés de la Civilisation, nous autres Maghrébins ne serons jamais au rendez-vous de l’Histoire.

Passons sur le fait que cela m’avait valu d’être taxé d’« impoli » par une journaliste d’un hebdomadaire parisien habituée des corridors de la présidence algérienne depuis l’époque lointaine de Boumediene. Deux ou trois dames avaient même surenchéri en déplorant la rudesse et le manque d’éducation notoires des Algériens…

Les blindés, seule alternative aux « barbus » : une thèse mensongère

Au delà de l’anecdote, si on peut contester le cynisme de l’homme politique, on ne peut que reconnaître sa franchise. Le discours d’Hubert Védrine est symptomatique de la pensée commune et du quasi-consensus politique des élites françaises, socialistes ou non, autour du soutien à Ben Ali et aux régimes policiers du monde arabe. C’est ce pseudo-réalisme sans états d’âme qui constitue le fond commun idéologique des élites de gouvernement, qu’elles soient de droite ou de gauche. Certes, cette posture dissimule des intérêts bien compris. Mais in fine, la représentation politique du monde arabo-musulman s’articule exclusivement sur la théorie du « containment » du « péril islamiste ».

Selon les intellectuels médiatiques et tant d’experts « sécuritaires », la « menace islamiste » supposée inhérente à nos peuples réputés frustes et violents ne peut être maîtrisée que par des régimes autoritaires, aussi ineptes, sanguinaires et corrompus soient-ils. Autre consensus politique censé légitimer cette position : il n’existe pas de forces d’opposition démocratiques crédibles et seul l’islamisme dans sa version « talibane » représenterait une alternative aux régimes en place. Entre blindés et barbus, il n’y aurait donc rien, sinon quelques personnalités très minoritaires. Pour les élites françaises, le soutien inconditionnel aux dictatures est donc l’unique voie pour réduire la menace « existentielle » islamiste et, partant, préserver la stabilité des États et de la région.

Cette thèse martelée depuis des années par la machine médiatico-politique à fabriquer le consentement est tout simplement mensongère. Le chercheur François Burgat, dans la préface à l’édition de 2010 de son remarquable L’Islamisme à l’heure d’Al-Qaida (La Découverte), l’explique clairement : « En 2010, paradoxalement, les pays musulmans où s’esquisse la sortie de l’autoritarisme ne sont pas ceux où, avec le soutien de la communauté internationale, le tout répressif de la “lutte contre les intégristes” a prévalu, mais bien ceux, peu nombreux, où les courants islamistes sont loyalement intégrés au jeu institutionnel. Ni la vision médiatique ni la stratégie politique dominantes […] ne semblent percevoir et encore moins prendre en compte cette réalité essentielle, laissant se perpétuer un quiproquo culturaliste parfaitement mystificateur. »

Le modèle turc n’est-il pas l’un des démentis les plus clairs aux aveuglements des faiseurs d’opinion ? Dans d’autres pays – Liban, Palestine, Irak, Koweït ou Bahreïn et, très probablement aujourd’hui, Tunisie –, l’islamisme, en dépit de toutes les tensions, tend majoritairement à s’insérer dans la modernité fondamentale, celle qui détermine toutes les autres : la démocratie. C’est l’opinion de nombreux activistes du Maghreb et du monde arabe. Moncef Marzouki, opposant de longue date au régime de Ben Ali, insiste ainsi dans une récente interview (Politis, 20 janvier 2011) sur les différences fondamentales entre les divers courants de l’islam politique. Pour lui, « le clivage se situe entre ceux qui acceptent le jeu démocratique et les autres » : « En Algérie et en Tunisie, certains laïques se sont fourvoyés avec les pouvoirs dictatoriaux en trahissant l’idéal démocratique pour réprimer les islamistes en place. On a vu le résultat… »

Le mythe de l’inéligibilité à la démocratie

En dépit de ce que pensent des « spécialistes » très formatés, les scènes politiques des pays de culture musulmane ne peuvent donc être réduites à la seule alternative entre dictature et islamisme archaïque. Ce n’est que par la démocratie que sera dépassée cette fausse contradiction dans laquelle les despotes et leurs alliés « civilisés » veulent enfermer les peuples. La « laïcité » autoritaire défendue par les théoriciens du soutien aux dictatures produit l’effet inverse de celui escompté. La violence d’État, la répression des libertés et le déni du droit contribuent à renforcer l’obscurantisme et à nourrir les régressions. La dictature organise aussi le vide politique, qui est ensuite utilisé pour déplorer l’absence d’alternative et/ou de leader politique « évident », ce qui « contraindrait » à soutenir les régimes en place. Le contre-modèle algérien est à cet égard tout à fait exemplaire.

La prétendue inéligibilité des peuples musulmans à la démocratie en raison de leur défaut de maturité est un mythe battu en brèche par le combat pacifique et par les luttes syndicales de femmes et d’hommes dans le monde arabe, ignorés par la plupart des médias français. La révolution du peuple de Tunisie prouve aussi qu’il n’est pas besoin d’un leadership charismatique pour qu’une société arabo-musulmane se soulève et avance avec une maturité jusqu’ici impressionnante sur la voie de la démocratie. Encore faudrait-il ne pas refuser obstinément de voir les signes annonciateurs d’un mécontentement trop profond pour être contenu éternellement.

Ce n’est donc pas le moindre mérite de la révolution tunisienne d’avoir présenté au monde l’image d’un peuple digne et courageux qui a pris son destin en main et abattu pacifiquement une dictature implacable. Le sacrifice de Mohamed Bouazizi a également mis en évidence pour une opinion européenne soigneusement désinformée le désespoir d’une jeunesse privée de libertés et de perspectives. La réaction populaire a mis à bas le mur de la peur construit avec l’aide des bonnes consciences médiatiques. Qui oserait dire aujourd’hui que le peuple tunisien n’est pas apte à la démocratie ?

Source : http://www.mediapart.fr/club/blog/omar-benderra/220111/tunisie-ce-que-les-experts-civilises-n-ont-pas-vu-venir-par-omar-bend


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8 Commentaires sur cet article
  • amine
    23 janvier 2011 at 16 h 19 min -

    Qui est derrière la Tunisie et tout le monde arabe pour l’installation des régimes dictatoriaux? C’est bien les pays occidentaux. S’ils veulent défaire n’importe quel régime ils peuvent le feront en une fraction de seconde avec tous les moyens de coercition dont ils disposent. Mais la démocratie qui est chez eux, ils ne veulent jamais l’exporter ailleurs parce qu’ils pensent que en exploitant le plus grand nombre et en enrichissant la minorité ils tirent de substantiels profits. C’est ça la fiance internationale.
    Ben Ali ou tout autre dictateur sont connus de tous les pays occidentaux depuis des décénies de règne sans partage et pourtant, ils ont travaillé avec eux et continuent à le faire sans aucun problème, sans dire aucun mot. Hier, j’écoutai un débat sur France 24 ou il y avait un représentant de la gauche socialiste, quand tout d’un coup, la journaliste l’a coincé avec une question appuyé par des images réels. Il a dit,  » vous savez la France entretient des relations avec les états, donc nous avons des relations économiques, politiques, diplomatiques » et tout le khourti a travers ses propos. On dirait qu’il est plutôt du coté de la droite et non pas de la gauche mais le plus important qui apparait en filigrane c’est que à gauche ou à droite, c’est les intérêts de la France qui priment. Autrement dit, gauche ou droite c’est la même politique vis a vis de l’extérieur
    Déjà en termes de relations économiques tous les pays occidentaux plus particulièrement ceux du bassin méditerranéen sont des pays corrompus et corrupteurs, notamment la France en tête, l’Espagne l’Italie. Tout simplement parce que la corruption a une large définition, trafic d’influence, bakchich, abus de pouvoir, abus d’autorité etc..Quant à leurs serviteurs, ils ont été choisi préalablement parce qu’ils répondent à un certains nombre de critères tels que la lâcheté, la hogra, l’ignorance, la soumission, le plat-ventrisme etc.. Il ne faut pas donc s’étonner de voir un ben ali, un bouteflika, moubarek, assad, khadafi, m6 etc.. au commande d’un état dit « souverain ». En effet, c’est justement parce qu’ils sont des voleurs, des corrompus, des mesquins qu’ils ont été choisis. Mais ce temps est désormais révolu car les peuples opprimés ne se laisseront plus jamais faire, à l’instar du PEUPLE TUNISIENS et de son élite qui vient de nous donner une très belle leçon de civisme et de maturité citoyenne.




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  • Karime
    23 janvier 2011 at 18 h 04 min -

    Tant mieux.
    Je ne sais pas pourquoi nos intellectuels font l’impossible pour donner la vraie image de notre société aux occidentaux et leurs convaincre que nous sommes prêts pour la démocratie. Ça ne sert absolument à rien, ils sont vraiment dépassés.
    Actuellement, leurs philosophes sont déchirés entre les préoccupations économiques et le géant chinois qui ne cesse de conquérir le monde, sans oublié bien sûr les déclinologues que leurs nombre augmente du jour en jour.
    Nous sommes en face d’un géant très fatigué si ce n’est déjà mort.
    La France est restée bouche bée après la chute de Benali. Elle n’avait même pas le temps d’envoyer ces armes antiémeutes. Tout simplement parce qu’ils sont dépassés.
    Les politologues occidentaux ne font que brouter des anciennes expressions et même parfois essayent de déformer d’autres juste pour se distinguer.




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  • Zineb Azouz
    23 janvier 2011 at 18 h 41 min -

    Merci Si Omar Benderra pour cette analyse qui doit certainement déplaire aux « faiseurs » et aux « censeurs » de la pensée libre.

    C’est un niveau d’analyse très fin qui met en exergue un principe pourtant simple, « être ou ne pas être du côté de l’oppresseur », « défendre la liberté pour tous ou s’agenouiller devant les « philosophes » qui plaident en faveur de tous les Guantanamo de la planète et pourquoi pas d’une planète-Guantanamo.

    C’est malheureusement ainsi que nos « démocrates » en particulier en ALgérie, se sont définitivement piégés aux jupons des généraux, qui au mieux les ont refilés à des entremetteurs, des courtiers ou des souteneurs appelés souvent « opérateurs économiques » .

    Ceux qui se sont fourvoyés, à dessin, on l’a compris, dans les luttes démocratiques sur fond d’anti-islamisme sont définitivement disqualifiés, mis à nu et clairement identifiés comme les alliés objectifs et fidèles de la tyrannie, de l’arbitraire et de la cruauté.

    La révolution tunisienne est une gifle d’abord aux prédateurs de la haute finance, qui, à travers leurs auxiliaires sis les démocraties occidentales, exhibaient avec fierté leur pays-chouchou, la Tunisie, le pays-modèle en matière de réussite économique, de liberté des femmes et bien sûr de lutte anti-islamiste.

    Cette révolution n’a pas fait que « dégager BENALI » et sa « FEMME LIBÉRÉE « , elle a aussi balayé et d’un trait toutes les réserves hypocrites dont les auteurs jubilent toujours en espérant voir des barbus méchants remplacer Zine Elabidine et instaurer la « charia ».

    Merci aux tunisiens d’avoir levé le voile intégral qui cachait la véritable face du régime Tunisien, régime à qui DSK, et jusqu’au dernières minutes distribuait des bon points.

    Cordialement,
    ZA




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    23 janvier 2011 at 18 h 50 min -

    Il faudrait Penser l’Algérie de demain et surtout ne rien attendre ni d’ailleurs ni du régime algérien ni d’un miracle, c’est nous qui vivons nos problèmes et c’est en nous que réside la solution politique notamment de l’opposition qui a besoin de s’unir autour d’un projet et d’un leader politique qui a une vision et des objectifs clairs sur l’Algérie de demain, et surtout de prendre un peu de recul pour s’assurer que toutes les conditions sont réunies pour réussir dans le feu de l’action, pendant que chacun demande le changement et que les événements poussent à réagir, il est difficile de se poser les bonnes questions à ce moment la , Delors que la population algérienne est en phase de questionnement sur son devenir et surtout en attente des réponses clair et objectives pour avoir une visibilité nette de l’architecture de l’Algérie de demain.
    Et cette architecture doit dépendre des réponses de la profondeur de ces questionnement autour de Comment est l’Algérie actuelle ? Comment, pourquoi et quelles sont les erreurs commises pour qu’on soit arrivée la? Qui est ou qui sont responsables de cette situation ? Et surtout de quelle ALGERIE voulons-nous ?
    Une réflexion autour de cette action d’envergure devient indispensable pour aboutir à des perspectives politiques qui coïncideront aux attentes réelles de notre population et surtout qu’ils soient en phase avec la modernité.




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  • Ait Mohand Ouwidir
    23 janvier 2011 at 19 h 41 min -

    Excellent article Monsieur BENDERRA. Vraiment, il représente la quintessence de la conscience politique éclairée de notre intelligentia qui détruit toutes les théories jusque là avancées par les « penseurs » du pseudo monde « civilisé » qui nous dénie jusqu’au droit même de pouvoir penser ou de comprendre ce que signifie le mot démocratie. Ils nous refusent tout pouvoir d’évolution en nous confinant à un statut de minorité à commencer par leur charlatan « penseur » BHL qui oublie la part trés importante apportée par les grands savants et maîtres penseurs musulmans à la Civilisation Occidentale….. A commencer par le père et le créateur de la Sociologie Moderne notre Savant IBN KHALDOUN qui était déjà en avance de quatre siècles !!! Sur ses propres confrères du monde occidental de l’époque grâce à son ouvrage AL MOUQADIMA ou LES PROLEGOMENES.

    Pour l’heure et comme pour nous maintenir en état « d’infériorité » et dans leurs fourches caudines, ils nous laissent le choix entre nos dictatures qui nous écrasent ou l’Islam politique pour justifier leurs interventions militaires contre nos peuples et….. NOTRE CIVILISATION.

    Veuillez bien noter, comment les occidentaux n’interviennent pas ni ne bougent le simple petit doigt pour secourir la REVOLUTION TUNISIENNE toute naissante dans la mesure où ils ne veulent que cette REVOLUTION réussisse et fasse contagion dans tous les pays arabo-musulmans. Pour l’heure et selon leurs bien pensants, il s’agit surtout que cette REVOLUTION échoue pour justifier « l’incapabilité » CONGENITALE des pays de la périphérie arabo-musulmane à pouvoir donner naissance, et pour la première fois à une véritable DEMOCRATIE en terre d’Islam. Ainsi leur politique de CONTAINMENT à notre égard en nous confinant à la dicotomie : dictature et islam politique s’en trouve parfaitement « justifiée » selon les normalités qu’ils ont établies pour nous…..

    ILS OUBLIENT SEULEMENT QUE NOUS LEUR AVONS LAISSE EN HERITAGE DES LEGS IMPRESCRITIBLES QUE NOUS NOUS REAPROPRIERONS : LA CIVILISATION ARABO-ANDALOUSE AU COEUR MEME DE L’EUROPE…..L’ESPAGNE.




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  • Sharif Hussein
    23 janvier 2011 at 19 h 51 min -

    Quelques jours aprés la chute de Ben Ali,Franco Frattini MAE italien recomandait vivement aux élites de nos pays d’adopter le model de la Jamahiria de Gheddafi,seul mode de gouvérnance selon lui à meme de nous garantir la la stabilité et la prospérité.C’est une blague dirait quelqu’un!.Non,le ministre etait absolument sérieux et n’avait aucune envie de plaisanter,la priorité selon lui etait d’endiguer la « menace islamiste ».Le pire c’est que personne ne lui a fait remarquer qu’il vient de proférer une bétise grottésque;aucune contéstation de la part de ceux de la gauche qui s’érigent abituellement comme les défenseurs de la démocratie,des droits de l’Homme et des droits des peuples à disposer d’eux-meme.

    —————————————————–
    Un Video intéressant:
    http://www.hespress.com/?browser=view&EgyxpID=27210




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  • Hamza
    23 janvier 2011 at 21 h 47 min -

    2ème ESSAI .

    La Sorbonne , l’école du crime.

    Khieu Samphân, l’un des 3 leaders des « Khmers rouges » a déclaré à ses détracteurs occidentaux quelque peu oublieux de leur criminelle responsabilité dans le génocide cambodgien :

    « Mais, je suis un fils de la Sorbonne ! ».

    A LIRE ET A FAIRE LIRE ABSOLUMENT. POUR LE TRIBUAL DE L’HISTOIRE ET EN HOMMAGE AUX PEUPLES VICTIMES DES IDEOLOGIES CRIMINOGENES ET DE LEURS SERVITEURS.

    Lundi 14 septembre 2009
    ________________________________________
    Raoul Marc Jennar analyse les origines de l’idéologie khmère rouge et les sources de la terreur
    Lundi 14 septembre 2009, le Belge Raoul Marc Jennar est entendu par la cour à la suite du juge Richard Goldstone. Il résume avec pédagogie le fonds du rapport qui lui a été demandé par la défense pour expliquer l’origine idéologique du polpotisme, ses spécificités et les sources de la terreur khmère rouge. Il parle vite, la traduction ne suit pas. Le public cambodgien complètement largué se contente d’observer l’accusé. Il est regrettable que cette leçon d’histoire dense arrive si tard dans le procès et qu’elle profite essentiellement aux francophones de l’audience. La conclusion de Raoul Jennar est que Duch était bien « serviteur et otage du système ».

    Lire la suite de la plaidoirie sur : http://proceskhmersrouges.net/?p=873

    – Hommage aux victimes – Premier procès d’un totalitarisme de gauche – Comprendre – Tenter d’expliquer un système totalitaire – Entretiens avec un accusé coopératif – Le bourreau victime du système – Les antécédents idéologiques : la révolution bolchévique ( et la révolution française , matrice de tous les systèmes terroristes génocidaires : le cas du génocide franco-français en Vendée, 175.000 morts *) – Le Cercle marxiste des étudiants khmers et le PCF – Les 21 conditions de Lénine – Les pensées de Lénine et Staline en référence – Une discipline de fer – Son Sen, mentor de Duch, formé au PCF – Les procès soviétiques – Le PCF ‘purge’ lui aussi ses rangs – L’inspiration idéologique vietnamienne – Première source de la terreur comme méthode de gouvernement : une culture de la violence – Violence politique sous Sihanouk – Violence à l’extérieur et à l’intérieur des frontières – Coup d’Etat, pogroms, guerre – Règlement violent des conflits – Deuxième source de la terreur comme méthode de gouvernement : la culture politique des dirigeants du Kampuchéa démocratique – Le tout puissant Comité permanent du PCK – Eliminer, écraser, faire avouer – Le culte du secret – L’Angkar ou l’anonymat du pouvoir – Terreur, délation, obéissance – Troisième source de la terreur comme méthode de gouvernement : la spécificité du communisme polpotiste – Nationalisme – Oligarchie – Autarcie – Racisme – Radicalité absolue – Le « Grand bond » sans transition – Duch, « serviteur et otage d’un système »

    Note : * Rajout personnel pour une complète compréhension de la nature réelle du Système révolutionnaire jacobin français de 1789/1793.

    2ème ESSAI .
    La Sorbonne , l’école du crime.
    Khieu Samphân, l’un des 3 leaders des « Khmers rouges » a déclaré à ses détracteurs occidentaux quelque peu oublieux de leur criminelle responsabilité dans le génocide cambodgien :
    « Mais, je suis un fils de la Sorbonne ! ».

    A LIRE ET A FAIRE LIRE ABSOLUMENT. POUR LE TRIBUAL DE L’HISTOIRE ET EN HOMMAGE AUX PEUPLES VICTIMES DES IDEOLOGIES CRIMINOGENES ET DE LEURS SERVITEURS.

    Lundi 14 septembre 2009
    ________________________________________
    Raoul Marc Jennar analyse les origines de l’idéologie khmère rouge et les sources de la terreur
    Lundi 14 septembre 2009, le Belge Raoul Marc Jennar est entendu par la cour à la suite du juge Richard Goldstone. Il résume avec pédagogie le fonds du rapport qui lui a été demandé par la défense pour expliquer l’origine idéologique du polpotisme, ses spécificités et les sources de la terreur khmère rouge. Il parle vite, la traduction ne suit pas. Le public cambodgien complètement largué se contente d’observer l’accusé. Il est regrettable que cette leçon d’histoire dense arrive si tard dans le procès et qu’elle profite essentiellement aux francophones de l’audience. La conclusion de Raoul Jennar est que Duch était bien « serviteur et otage du système ».
    Lire la suite de la plaidoirie sur : http://proceskhmersrouges.net/?p=873
    – Hommage aux victimes – Premier procès d’un totalitarisme de gauche – Comprendre – Tenter d’expliquer un système totalitaire – Entretiens avec un accusé coopératif – Le bourreau victime du système – Les antécédents idéologiques : la révolution bolchévique ( et la révolution française , matrice de tous les systèmes terroristes génocidaires : le cas du génocide franco-français en Vendée, 175.000 morts *) – Le Cercle marxiste des étudiants khmers et le PCF – Les 21 conditions de Lénine – Les pensées de Lénine et Staline en référence – Une discipline de fer – Son Sen, mentor de Duch, formé au PCF – Les procès soviétiques – Le PCF ‘purge’ lui aussi ses rangs – L’inspiration idéologique vietnamienne – Première source de la terreur comme méthode de gouvernement : une culture de la violence – Violence politique sous Sihanouk – Violence à l’extérieur et à l’intérieur des frontières – Coup d’Etat, pogroms, guerre – Règlement violent des conflits – Deuxième source de la terreur comme méthode de gouvernement : la culture politique des dirigeants du Kampuchéa démocratique – Le tout puissant Comité permanent du PCK – Eliminer, écraser, faire avouer – Le culte du secret – L’Angkar ou l’anonymat du pouvoir – Terreur, délation, obéissance – Troisième source de la terreur comme méthode de gouvernement : la spécificité du communisme polpotiste – Nationalisme – Oligarchie – Autarcie – Racisme – Radicalité absolue – Le « Grand bond » sans transition – Duch, « serviteur et otage d’un système »

    Note : * Rajout personnel pour une complète compréhension de la nature réelle du Système révolutionnaire jacobin français de 1789/1793.

    2ème ESSAI .
    La Sorbonne , l’école du crime.
    Khieu Samphân, l’un des 3 leaders des « Khmers rouges » a déclaré à ses détracteurs occidentaux quelque peu oublieux de leur criminelle responsabilité dans le génocide cambodgien :
    « Mais, je suis un fils de la Sorbonne ! ».

    A LIRE ET A FAIRE LIRE ABSOLUMENT. POUR LE TRIBUAL DE L’HISTOIRE ET EN HOMMAGE AUX PEUPLES VICTIMES DES IDEOLOGIES CRIMINOGENES ET DE LEURS SERVITEURS.

    Lundi 14 septembre 2009
    ________________________________________
    Raoul Marc Jennar analyse les origines de l’idéologie khmère rouge et les sources de la terreur
    Lundi 14 septembre 2009, le Belge Raoul Marc Jennar est entendu par la cour à la suite du juge Richard Goldstone. Il résume avec pédagogie le fonds du rapport qui lui a été demandé par la défense pour expliquer l’origine idéologique du polpotisme, ses spécificités et les sources de la terreur khmère rouge. Il parle vite, la traduction ne suit pas. Le public cambodgien complètement largué se contente d’observer l’accusé. Il est regrettable que cette leçon d’histoire dense arrive si tard dans le procès et qu’elle profite essentiellement aux francophones de l’audience. La conclusion de Raoul Jennar est que Duch était bien « serviteur et otage du système ».
    Lire la suite de la plaidoirie sur : http://proceskhmersrouges.net/?p=873
    – Hommage aux victimes – Premier procès d’un totalitarisme de gauche – Comprendre – Tenter d’expliquer un système totalitaire – Entretiens avec un accusé coopératif – Le bourreau victime du système – Les antécédents idéologiques : la révolution bolchévique ( et la révolution française , matrice de tous les systèmes terroristes génocidaires : le cas du génocide franco-français en Vendée, 175.000 morts *) – Le Cercle marxiste des étudiants khmers et le PCF – Les 21 conditions de Lénine – Les pensées de Lénine et Staline en référence – Une discipline de fer – Son Sen, mentor de Duch, formé au PCF – Les procès soviétiques – Le PCF ‘purge’ lui aussi ses rangs – L’inspiration idéologique vietnamienne – Première source de la terreur comme méthode de gouvernement : une culture de la violence – Violence politique sous Sihanouk – Violence à l’extérieur et à l’intérieur des frontières – Coup d’Etat, pogroms, guerre – Règlement violent des conflits – Deuxième source de la terreur comme méthode de gouvernement : la culture politique des dirigeants du Kampuchéa démocratique – Le tout puissant Comité permanent du PCK – Eliminer, écraser, faire avouer – Le culte du secret – L’Angkar ou l’anonymat du pouvoir – Terreur, délation, obéissance – Troisième source de la terreur comme méthode de gouvernement : la spécificité du communisme polpotiste – Nationalisme – Oligarchie – Autarcie – Racisme – Radicalité absolue – Le « Grand bond » sans transition – Duch, « serviteur et otage d’un système »

    Note : * Rajout personnel pour une complète compréhension de la nature réelle du Système révolutionnaire jacobin français de 1789/1793.

    2ème ESSAI .
    La Sorbonne , l’école du crime.
    Khieu Samphân, l’un des 3 leaders des « Khmers rouges » a déclaré à ses détracteurs occidentaux quelque peu oublieux de leur criminelle responsabilité dans le génocide cambodgien :
    « Mais, je suis un fils de la Sorbonne ! ».

    A LIRE ET A FAIRE LIRE ABSOLUMENT. POUR LE TRIBUAL DE L’HISTOIRE ET EN HOMMAGE AUX PEUPLES VICTIMES DES IDEOLOGIES CRIMINOGENES ET DE LEURS SERVITEURS.

    Lundi 14 septembre 2009
    ________________________________________
    Raoul Marc Jennar analyse les origines de l’idéologie khmère rouge et les sources de la terreur
    Lundi 14 septembre 2009, le Belge Raoul Marc Jennar est entendu par la cour à la suite du juge Richard Goldstone. Il résume avec pédagogie le fonds du rapport qui lui a été demandé par la défense pour expliquer l’origine idéologique du polpotisme, ses spécificités et les sources de la terreur khmère rouge. Il parle vite, la traduction ne suit pas. Le public cambodgien complètement largué se contente d’observer l’accusé. Il est regrettable que cette leçon d’histoire dense arrive si tard dans le procès et qu’elle profite essentiellement aux francophones de l’audience. La conclusion de Raoul Jennar est que Duch était bien « serviteur et otage du système ».
    Lire la suite de la plaidoirie sur : http://proceskhmersrouges.net/?p=873
    – Hommage aux victimes – Premier procès d’un totalitarisme de gauche – Comprendre – Tenter d’expliquer un système totalitaire – Entretiens avec un accusé coopératif – Le bourreau victime du système – Les antécédents idéologiques : la révolution bolchévique ( et la révolution française , matrice de tous les systèmes terroristes génocidaires : le cas du génocide franco-français en Vendée, 175.000 morts *) – Le Cercle marxiste des étudiants khmers et le PCF – Les 21 conditions de Lénine – Les pensées de Lénine et Staline en référence – Une discipline de fer – Son Sen, mentor de Duch, formé au PCF – Les procès soviétiques – Le PCF ‘purge’ lui aussi ses rangs – L’inspiration idéologique vietnamienne – Première source de la terreur comme méthode de gouvernement : une culture de la violence – Violence politique sous Sihanouk – Violence à l’extérieur et à l’intérieur des frontières – Coup d’Etat, pogroms, guerre – Règlement violent des conflits – Deuxième source de la terreur comme méthode de gouvernement : la culture politique des dirigeants du Kampuchéa démocratique – Le tout puissant Comité permanent du PCK – Eliminer, écraser, faire avouer – Le culte du secret – L’Angkar ou l’anonymat du pouvoir – Terreur, délation, obéissance – Troisième source de la terreur comme méthode de gouvernement : la spécificité du communisme polpotiste – Nationalisme – Oligarchie – Autarcie – Racisme – Radicalité absolue – Le « Grand bond » sans transition – Duch, « serviteur et otage d’un système »

    Note : * Rajout personnel pour une complète compréhension de la nature réelle du Système révolutionnaire jacobin français de 1789/1793.




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  • Hamza
    23 janvier 2011 at 22 h 46 min -

    Washington face à la colère du peuple tunisien
    Par Thierry Meyssan

    Publié le : dimanche 23 janvier
    Auteur : Thierry Meyssan
    Mots-clés : international; Tunisie; USA

    Alors que les médias occidentaux célèbrent la « Jasmine Revolution », Thierry Meyssan dévoile le plan US pour tenter de stopper la colère du peuple tunisien et conserver cette discrète base arrière de la CIA et de l’OTAN. Selon lui, le phénomène insurrectionnel n’est pas fini et la vrai Révolution, tant redoutée par les Occidentaux, pourrait rapidement commencer. Continuer :

    Source : voltairenet.org




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