Édition du
22 July 2017

Quelle fin décèle-t-on à l’horizon ? Messieurs les stratèges américains, jouez carte sur table !

Par Abdelwahab Benyelles

Pour LQA, 30 janv. 11

Une année prometteuse de surprises. Le mois de Janvier 2011 n’était guère encore arrivé à terme et des évènements majeurs dans le monde défilaient à la vitesse de la lumière. Et ce n’est pas fini, c’est «  normalement »  le début d’une fin d’une ère postcoloniale révolue, un moment charnière de l’histoire, l’entrée complète d’un début de siècle plein de rebondissements à l’échelle du monde. Une nouvelle colonisation cybernétique du village planétaire. Le prochain ordre du jour du G20 en Mai prochain en France.

Un retour récent aux points de restaurations.

Cyniquement, on dirait que tout a été calculé d’après la chronologie des événements vécus depuis l’avènement du premier président noir américain, élu après une inaugurale campagne électorale, disons-on la presque « digitale », vu l’assise des cyber-démocrates qu’il le poussait de jour en jour vers le sommet, et la révélation finale et cruelle de cette « arme » virtuelle de communication que sont les technologies de l’information et leur rapidité à « transcender » le moment présent.

Pour rafraichir les mémoires courtes, ce fut déjà une arme silencieuse qui avait été « testée » dans un « ratage » stratégique limité, lors de la dernière réélection du président Ahmadinejad, où quelques « tweets » bien ciblés ont pu faire descendre 4 millions d’iraniens dans la rue pour une protestation généralisée. Un « test » concluant pour le « cabinet noir » mondial en attendant plus de rapidité, de fiabilité et surtout une plus large vulgarisation mondiale dans la « connectivité mobile ».

Par la suite, le compte à rebours n’a pas tardé à se déclencher, les observateurs avertis l’ont su quand ils ont lu la phrase clé, une sorte de lapsus comparatif loufoque suivant : « La dernière fois qu’il y avait eu autant d’excitation autour d’une – tablette -, il y avait Dix Commandements gravés dessus », écrivait le Wall Street Journal en Jan.2010, le journal des bons dieux de la finance, lors de la sortie de l’Ipad, la « tablette » d’Apple sur le marché international.

Une comparaison cocasse lourde de sens, d’une part, car parue dans un journal financier à large « spectre » mondial, et d’une autre, parce que les ancêtres pionniers de l’économie marchande actuelle étaient et demeurent encore en large partie, gérée depuis des lustres –  même à l’époque de Cordoue l’islamique – par l’intelligence mercantile des descendants du peuple précisément « élu » de cette ancienne « tablette gravée » : le peuple juif et sa clientèle sioniste.

La seule clientèle, dans toutes les religions monothéistes, qui continue à avoir cette même vénération constante, spéciale et dogmatique envers le dernier « mot » dictateur de tous les temps, malheureusement difficile à abattre : l’Argent. Et son corolaire nocif malgré lui : la corruption.

Pour la première fois depuis environ 8000 ans de l’histoire de l’humanité, les sciences du «contexte» ont englobé assurément les « sciences » naguère du «texte».

Logiquement, la première « tablette gravée » avait donné les premiers rudiments de la connaissance et de l’existence de cet environnement infini où nous avons évolué et où nous vivons encore. Il n’y avait pas si longtemps, on suivait le cursus de l’information par le triptyque des médiums d’antan : les radios annoncent, les télévisions montrent et les journaux expliquent.

Désormais et pour l’évocation de la seconde « tablette » multimédia de 2010, celle qui rassemble tous les supports de jadis – (ainsi que tous les autres gadgets similaires) – elle a permis, il faut le dire, l’entrée complète du 21ème siècle pour la race humaine, en ayant le « monde au bout des doigts » dans une fenêtre mobile ouverte au monde en temps réel, physique et virtuel.

Ce dernier monde virtuel interactif s’est irréparablement enchâssé au quotidien tangible et palpable des sociétés électorales des pays de l’OCDE par exemple, avec une « incidence » de plus en plus directe sur le tiers monde et dorénavant sans « intermédiaires despotes » depuis les révélations à doses homéopathiques des câbles diplomatiques US diffusés par la saga Wikileaks avec un Julian Assange, « prophète » des temps modernes.

Il est indéniable qu’on constate en continu la façon fébrile et de visu de la vélocité de l’information en temps réel et de ses effets cybernétiques quant à la projection de la future idéologie et la gestion marketing psycho- politique des  « nouvelles masses » consommatrices de ce pseudo- village planétaire.

Hélas, rien ne se fera comme avant. Une nouvelle autoroute cyber-démocratique est entrain de s’installer avec de nouvelles « vertes et pas mûres » d’une nouvelle transparence suspicieuse qui fait peur aux chauves-souris politiques dans un nouvel impérialisme « nomade » diplomatique avec ses dictatures « bénignes digitales » et un internet bientôt « civilisé ».

Et métaphoriquement ça continuera d’une manière caricaturale à ébranler même le paradigme philosophique arabe et musulman dans la « perception » de la mystique « table gardée », Mère de tous les Textes, quand on entend l’instauration et la marche vers le « Computing Clouds », la future « tablette centrale numérique » par laquelle on pourrait emmagasiner des milliards de trilliards des données de demain dans le « nuages »…Svp !

Non, mais franchement prenons une pause. Remettons les pieds sur terre. Tout va très vite.

Le sentiment de l’urgence nous ait imposé. En fait, pour le citoyen lambda, il ne comprend plus rien. Il constate de nos jours dans les médias lourds satellitaires et le net, du jamais vu en direct, des évènements inimaginables il y a de cela juste 3 mois : Par exemple, la fuite d’un dictateur arabe par la « fenêtre arrière » (Benali), et le retour bredouille d’un autre par la porte d’entrée principale (Duvalier).

Ou bien mieux encore. Dans un pays européen démocratique depuis longtemps, la Belgique en l’occurrence, où cinq étudiants bloggeurs lançant un appel dû à la crise politique nationale qui perdure, ont pu faire sortir en quelques jours plus de 35000 citoyens pour une marche de protestation pacifique.

Dans un passé récent, pour réussir à organiser un tel évènement, il fallait tenir plusieurs meetings « physiques » et certainement des moyens financiers considérables avec un minimum d’un mois de préparation pour tabler sur une présence aléatoire d’au moins 6000 personnes par exemple.

Manifestement, on constate une autre façon de faire de la politique. Le  net nous tombe subitement sur la tête ! On surveillera de bonne foi d’ici la fin du mois de Février prochain à Hollywood, si l’algérien Rachid Bouchareb, devrait recevoir l’Oscar du meilleur film étranger pour sa dernière réalisation : Hors la Loi. Si ce serait le cas, ce serait le dernier clou planté dans le cercueil de France-Afrique.

Messieurs les américains, jouez franc-jeu et carte sur table !

A. By

À suivre dans un prochain article : Que peut faire l’élite maghrébine dans cet « hurricane » démocratique virtuel ?


Nombre de lectures : 1566
18 Commentaires sur cet article
  • Samir
    30 janvier 2011 at 17 h 06 min -

    Excellent article. Les enjeux de cette période trouble y sont bien présentés je pense.

    Aux américains et autres de faire de leur mieux avec cette nouvelle donne « internétique » (qui ne nous tombe pas sur la tête, sauf peut être pour ceux qui découvrent cette puissante machine médiatique à l’aune des évènements récents) car la tendance est sous observation depuis au moins 5 à 10 ans chez beaucoup de blogueurs et internautes intéressés par les NTIC.

    A nous, démocrates, citoyens et opposants des pays du sud de faire de même, à savoir utiliser cet outil correctement et dans le sens du bien être de nos concitoyens.

    Internet a fait désormais sa grande entrée dans les pays du Sud, c’est aux citoyens de s’en saisir, et le plus tôt sera le mieux je pense.

    Salam alikoum




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  • hakim
    30 janvier 2011 at 17 h 31 min -

    La démocratisation des peuples musulmans devait débuter en 2000. Malheureusement, avec l’arrivée de Georges Bush et ses assassins du Mossad, ce fut la dictature et la corruption totale et record.
    Un président vieux, renfermé comme Boutef, Ben-Ali et Moubarek est une proie facile pour une révolution populaire et un changement démocratique anti-occidental, islamiste soit-il ou nationaliste.

    Les américains et les pays européens ont voulu devancer la démocratie authentique et nationaliste en provocant une fausse démocratie de façade pour installer des nouveaux présidents plus forts et plus démocrates, mais des présidents au service des USA et du Mossad.
    On voit bien l’exemple de Sadam qui s’est retournée contre les USA et contre Israël, c’est ce que redoute le plus les occidentaux surtout avec l’augmentation continuelle des prix du pétrole….
    Les américains ne laisseront jamais des présidents nationalistes en Égypte et en Algérie, parce que deux pays qui ont du poids.
    C’est aux peuples d’être unis courageux, contrôlant tous les processus de gestion de leur pays.




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  • hakim
    30 janvier 2011 at 17 h 33 min -

    Je rajoute que ce qui est le plus étonnant c’est que les changements arrivent l’un après l’autre. Cela permet aux USA-Mossad de bien contrôler les changements.
    Mais comme dit l’exemple les vents courent vers des directions opposées aux volontés des âmes.




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  • Hamma
    30 janvier 2011 at 18 h 43 min -

    Salam à toutes et à tous.

    Internet? Cinquième pouvoir!

    C’est indéniable que l’outil internet qu’LQA avait nommé « Arme de Déstabilisation Massive (ADM) » mérite amplement ce terme et a déstabilisés les quatre pouvoirs succéssifs que sont:

    * Le pouvoir central, dans lesquels on retrouve la séparation des pouvoirs classiques (législatif, exécutif et judiciaire)
    * Le pouvoir local
    * Le pouvoir associaciatif
    * La presse (écrite)

    Internet est le seul pouvoir contrôlé par la société et les révélations de WikiLeaks sont un exemple édifiant de déstabilisation massive.




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  • echecs et maths
    30 janvier 2011 at 18 h 48 min -

    la democratie a geometrie variable ne garantie plus la perenite des interet americains dans le monde arabe . le terrorisme et l hostilite des peuples musulmans depuis la guerre en irak a donne l avantage a la chine . la bonne gouvernance sera la regle pour tout ces pays .l intelligence commande l ignorence .l avenir de ces peuples dependra dependra de leurs capacite a faire emerge une classe politique capable ou pas . la messe est dite reussir sa revolution veux dire etre qualifier a la course pour decrocher une place dans le nouvelle ordre mondiale .le but ultime des americains et de faire imposer a la chine la democratie afind de la destabilise et provoque son isolement ainsi que sa recession.
    pour parvenir a cela ils doivent evincer toute les dictatures et faire de la communaute internationale une armee de pays democrates.
    l




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  • echecs et maths
    30 janvier 2011 at 20 h 10 min -

    quel serai notre place de ce nouveau monde qui se dessine devant nos yeux . c est a cette question vitale qu il faut se pencher e ce qui nous concernent nous algreriens. nous avons le potentiel materiels et humain l exation est simple : soulevement a l interieur et l exterieur +
    plate forme de revendications consensuelles incarnee par ait ahmed et mehrie =periode de transition multipartisme assemblee constituante election presidentiel .




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  • lyes
    30 janvier 2011 at 20 h 19 min -

    c’est ce qu’on appelle « Control demolition »




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  • Zineb Azouz
    30 janvier 2011 at 20 h 32 min -

    Merci Monsieur Abdelwahab Benyelles pour cette analyse et cet angle de vue (ou de tir) que beaucoup semblent négliger.

    Nos petits chaouchs n’ont rien compris à Wiki, ils pensent que payer leurs protecteurs avec nos richesses et notre sang suffit.
    Pauvres de nous !
    Cordialement,
    ZA




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  • fateh
    30 janvier 2011 at 20 h 43 min -

    La Bible: Exode 20
    20.1
    Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant:
    20.2
    Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.
    20.3
    Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
    20.4
    Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.
    20.5
    Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,
    20.6
    et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.
    20.7
    Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.
    20.8
    Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
    20.9
    Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
    20.10
    Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes.
    20.11
    Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour: c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié.
    20.12
    Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
    20.13
    Tu ne tueras point.
    20.14
    Tu ne commettras point d’adultère.
    20.15
    Tu ne déroberas point.
    20.16
    Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.
    20.17
    Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.

    De l’autre côté, les juifs ont préféré le veau d’or au Dieu de Moîse…
    jusqu’à aujourd’hui, rien n’a changé sur la surface de la terre. On refuse toujours les commandements de Dieu (Charia, en d’autres termes) pour adorer le dieu dollar ou or ( Leila Trabelsi a pris son dieu or pesant une tonne et demi) laissant derrière elle un peuple dans la misère, et, on dit que les enfants de moubarek auraient pris …? que le Chah, que Bokassa.
    telle est l’Histoire qui se repète en l’an 2011…
    Avec ou sans internet, c’est la même histoire de misère que l’on raconte grottes avec des peintures rupestres au neolithique jusqu’à l’ère de l’information ou village planetaire. Il y a toujours face à face les commandements de Dieu versus l’amour de l’or sous forme de lingot ou de veau.




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  • Adel
    30 janvier 2011 at 21 h 41 min -

    Il me semble qu’il est difficile d’imaginer qu’il y a aujourd’hui dans le monde un groupe de personnes capables de prévoir et de contrôler tout ce qui se passe sur notre planète. L’économie capitaliste obéit à la logique du profit. Pour maximiser ce profit, elle s’appuie principalement sur les sciences et techniques. Mais les banquiers et industriels sont-ils en mesure de prévoir toutes les conséquences des nouvelles technologies qu’ils mettent sur le marché? Avaient-ils prévu qu’Internet et la télévision par satellite allaient servir aux jeunes Tunisiens et Égyptiens de 2011 à décupler l’ardeur révolutionnaire de leurs peuples humiliés par la classe dirigeante qui sert si bien les intérêts de ces mêmes banquiers et industriels?

    Les contraintes qui pèsent sur le monde sont les mêmes pour tous les peuples de la planète. Pourquoi faudrait-il qu’un Européen ou un Américain se sente libre dans son pays et n’éprouve pas le besoin de s’exiler pour connaître un peu de joie et de bonheur et que l’Algérien, le Marocain, le Tunisien ou l’Égyptien doive supporter le mépris des dirigeants et l’humiliation quotidienne sans pouvoir réagir, si ce n’est en jouant sa vie à quitte ou double en Méditerranée?

    La crasse qui s’est accumulée dans le Monde Arabe doit disparaître et laisser place à un air plus respirable. Nous devons faire le grand ménage, parce que la puanteur est devenue insupportable. Une fois que nous aurons reconquis notre liberté et notre dignité, nous aviserons. Nous sommes sûrs d’une chose : il est hors de question pour nous de laisser ces vauriens nous écraser indéfiniment, faisant de nous des humiliés ad vitam æternam.

    Le vent de liberté qui souffle sur le Monde Arabe n’a été déclenché ni par l’Amérique, ni par l’Europe. C’est le résultat d’un processus naturel. Celui a qui on enlève tout finit par ne plus rien avoir à perdre et a enfin le courage d’affronter le tyran et ses sbires. L’Europe et l’Amérique essaient de minimiser les dégâts, ce qui est dans la logique des choses. Ni la Tunisie, ni l’Égypte ne deviendront des paradis après la révolution, mais l’air y deviendra certainement plus respirable, ce qui est déjà un grand progrès. Pour le reste, l’avenir appartient à la jeunesse et chaque nouveau jour est une nouvelle page blanche.




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  • FAKOULEAKS
    30 janvier 2011 at 23 h 25 min -

    « L’ère technétronique* implique l’apparition graduelle d’une société plus contrôlée. Une telle société serait dominée par une élite, qui ne subirait plus les restrictions des valeurs traditionnelles.
    Il serait bientôt possible d’appliquer une surveillance presque continue sur chaque citoyen et de maintenir à jour des fiches complètes contenant chacune des informations les plus personnelles des citoyens.
    Ces fichiers seront sujettes à une exploitation instantanée par les autorités ».
    Zbignew Brezinski dans « Entre deux âges » : le rôle de l’Amérique dans l’ère Technétronique. 1970

    Source : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Brezinski-s-inquiete-de-l-eveil-politique-des-masses-3600.html

    Note : Technétronique = *Technetronique : en relation avec, ou caractérisé par les changements effectues par l’avancée moderne dans les domaines de le technologie et de l’électronique d’ou l’ère technétronique, notre société technétronique.




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  • M.J.
    31 janvier 2011 at 12 h 28 min -

    I- Il y a des gens à l’imagination débordante qui affirment ques les gens les plus riches du monde font des réunions ultra secrètes entre membres triés sur le volet et de toutes nationalités (trilatérale, groupe de bildeberg, etc…) pour déterminer la stratégie qu’ils devront faire adopter à l’industrie et aux gouvernements et ces gens à l’imagination débordante ne ratent aucune occasion pour faire des sit-in en bravant la police là ou ces réunions se tiennent. Il est donc pour ces gens là évident qu’une stratégie est définie par le capital depuis 1952 et certains disent qu’elle existe depuis bien avant, sur la marche du monde et son devenir et que tout ce qui contrecarre cette stratégie est stoppé ou tout au moins combattu. Une stratégie ne prévoit pas tout dans le détail certes, mais définit le cadre financier, militaire, social, politique dans lesquels le capital doit évoluer et proliférer.
    II- Les contraintes qui se posent aux peuples, ne peuvent être pareilles pour tous car elles répondent à deux conditions  qui ne peuvent être similaires partout :
    1- Au vu de l’extérieur, l’état de forces et de ressources actuelles et qui permettent une adaptation aux contraintes. Un Etat de la taille et de la force des Etats Unis ou de la Chine ne saurait être mis à pied d’égalité avec l’Algérie. Il ne peut malheureusement pour lui que subir les contraintes de toute sorte sur le plan international ou la force fait le droit et ou les failles et les lacunes d’un Etat sont exploitées à leur maximum dans le but de le vassaliser.
    2- Au vu de l’intérieur, un Etat est un consensus populaire sur la représentation au pouvoir sur un territoire donné. Déjà théoriquement ce consensus n’est pas près d’arriver dans les Etats les plus démocratiques et à plus forte raison dans les pays en régression (la notion de sous développé est dépassée à mon avis) comme l’Algérie. De ce fait un pouvoir non représentatif donne un Etat faible avec un pouvoir fort à l’intérieur mais plus assujetti aux contraintes externes en raison de la faiblesse de l’Etat.
    Au vu de ces seules considérations on peut dire que les contraintes ne sont pas les mêmes pour tous les peuples, car la distribution des forces, des ressources (de toute sorte) et du pouvoir entre les différents protagonistes n’est pas la même partout et les contraintes externes également.
    III-La seule façon pour « le monde arabe » d’enlever la crasse et la puanteur est d’unir ses forces, comme l’ont fait les Etats Unis et l’Union Européene que pourtant tout divise, mais bien entendu les forces qui ont été à l’origine du démantèlement de l’empire Ottoman ne vont pas laisser faire aussi facilement. L’Union du « monde arabe » lui permettrait un développement très rapide et non souhaitable aux portes de l’Europe et dans la région énergétique de la planète. Les Etats arabes peuvent à l’heure actuelle et dans la conjoncture qui prévaut se démocratiser, mais leur union qui seule promet des lendemains meilleurs ne sera jamais tolérée. Ils ne peuvent qu’être des marchés d’écoulement, la démocratie permettra le libre échange à leur détriment. Seule cette liberté leur est accessible ou sinon ils en paieront le prix, car les forces du capital sont aux aguets.




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  • Adel
    31 janvier 2011 at 18 h 30 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    L’Histoire nous enseigne que les empires les plus puissants se sont effondrés devant la montée de forces moins avancées mais plus déterminées. Tout est question de volonté et de confiance en soi.

    Pour ce qui est des ressources naturelles, il y a l’exemple du Japon et de l’Allemagne , deux puissances industrielles de premier plan qui n’ont pas de pétrole, et celui de L’Algérie, un pays où les richesses naturelles sont abondantes et qui se trouve en queue de peloton. Ce ne sont donc pas les contraintes qui font qu’un pays est parmi les élus ou les déchus, mais la qualité des ses hommes et de ses femmes, leur facon d’appréhender les problèmes, leur créativité, leur confiance en leur capacités, leur optimisme, leur enthousiasme, et, bien sûr, le degré de cohésion sociale et la capacité de négociation et de dialogue qui permettent de surmonter les crises.

    Ce sont toutes ces qualités, compétences et aptitudes qui nous font cruellement défaut, car les médiocres qui ont pris le pays en otage depuis 62 ont tout fait pour empêcher les empêcher de se développer.

    Mais nous avons bon espoir de mettre ces ignares hautement nuisibles dehors bientôt et de nous mettre sérieusement au travail. Nous remonterons la pente, j’en suis convaincu. L’Algérie regorge de talents qui ne demandent qu’à s’exprimer.

    Amitiés




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  • Adel
    31 janvier 2011 at 19 h 04 min -

    @ M.J. (suite)

    Si on compare les hommes que l’Algérie a perdus en cours de route, de vrais battants qui, à partir de rien, ont construit quelque chose de durable et de grandiose, par leur seule volonté (Messali, Ben Badis, Ferhat Abbas, les 9 qui ont déclenché l’insurrection du 1er novembre 54, etc.) avec ceux qui ont pris le pouvoir par la force en 62 ainsi que ceux qui en ont hérité après eux, et qui, malgré les caisses de l’État toujours pleines, grâce au pétrole et au gaz qui ont toujours coulé à flots, ont abouti à la dévastation du pays en 48 ans, « y a pas photo ». Il n’y a qu’a voir la bande qui a pris le pays en main à partir de 79 pour se rendre à l’évidence : ce sont les plus médiocres qui ont dirigé l’Algérie, car ceux qui avaient fait leurs preuves lorsque le pays était sous domination coloniale et montré toute l’étendue de leur génie, ont été, un à un, systématiquement éliminés ou écartés. Depuis que les médiocres ont pris les commandes, le peuple algérien ne recherche que la facilité. Nous sommes maintenant dans la phase finale du processus de destruction, avec la généralisation du vol et de la corruption. boutef est l’archétype de ce type de «dirigeant» médiocre, rusé, sans projet et sans vision, vaniteux, envieux, revanchard, plein de haine et de ressentiment, arrogant tout en étant sans consistance et sans courage, plein de suffisance, étouffant toute compétence autour de lui. Cet homme si insignifiant est au sommet de l’État depuis 62 et il le dirige depuis onze ans. Son bilan parle pour lui.

    C’est en inversant cette logique de promotion des médiocres par les médiocres et en renouant avec l’esprit des grands hommes qui ont commencé le long chemin de la libération à partir de zéro jusqu’à nous laisser un pays libéré de l’occupation coloniale, que nous retrouverons le bon chemin et la place qui nous revient dans le concert des nations respectables et respectées.




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  • Adel
    31 janvier 2011 at 22 h 03 min -

    Le drame des pays arabes est exprimé aujourd’hui dans tout son étendue dans le comportement de Benali, cet homme qui a tenu le Tunisie d’une main de fer, dont les sbires de la police politique terrorisaient et humiliaient les meilleurs enfants, et qui n’eut pas le courage d’affronter son destin et son peuple. Sa lâcheté et son manque d’envergure apparurent au grand jour. Il se terre aujourd’hui comme un rat, en attendant qu’on vienne le prendre par la peau du cou. A comparer à un Salvador Allende, mort en défendant son honneur et ses convictions.

    Le drame des pays arabes est également mis en évidence par le comportement de Hosni Moubarak, vieillard de 82 ans qui, vomi par son peuple qui lui demande depuis près d’une semaine de la manière la plus claire qui soit de partir, s’accroche lamentablement à son fauteuil.

    Ces deux lâches, n’ayant aucun sens de l’honneur, ont régné sans partage et ont terrorisé leurs peuples pendant des décennies. Ils ont, par leurs politiques inhumaines, détruit toutes les valeurs et brisé toutes les volontés. Incapables de comprendre les aspirations de leurs peuples, ils sont restés jusqu’au bout prisonniers de leur vision étroitement égoïste du pouvoir. Les Arabes ne mériteront de vivre libres que lorsqu’ils démasqueront et chasseront tous les nains qui ont pris l’apparence de géants et qui leur font subir humiliation sur humiliation depuis si longtemps.




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  • FAKOULEAKS
    1 février 2011 at 20 h 32 min -

    Le mouvement de protestation en Egypte:
    LES DICTATEURS NE DICTENT PAS, ILS OBÉISSENT AUX ORDRES.

    Sam, 29 jan. 2011 13:33 CST
    Michel Chossudovsky
    Global Research.ca
    Traduit par Résistance 71

    Les Maîtres du Monde

    Le régime Moubarak en voie d’effondrement devant un mouvement de contestation nationale… Quel avenir pour l’Egypte et le monde arabe ?

    « Les dictateurs ne dictent pas, ils obéissent aux ordres ». Ceci est vrai en Égypte, en Tunisie et en Algérie. Les dictateurs sont de manière invariable des marionnettes politiques. Ils ne décident pas. Le président Hosni Moubarak fut un serviteur fidèle des intérêts économiques occidentaux, tout comme le fut Ben Ali. Le gouvernement national est l’objectif du mouvement de protestation. L’objectif est de se débarrasser de la marionnette plutôt que du marionnettiste. Le slogan en Egypte est « A bas Moubarak !, à bas le régime ! ». Aucun posters anti-américains n’ont été notés. Le phagocytage et l’influence destructrice des États-Unis en Égypte et a travers le Moyen-Orient est sans précédent. Les puissances étrangères qui opèrent derrière la scène sont protégées du mouvement de protestation.

    Aucun changement politique d’importance ne se fera sans que le problème de l’interférence étrangère ne soit adressée de maniéré conséquente par le mouvement de protestation.

    L’ambassade américaine du Caire est une entité politique très importante, qui fait de l’ombre de manière invariable au gouvernement national, hors, l’ambassade n’est pas une cible du mouvement de protestation. En Egypte, un programme du FMI dévastateur fut imposé en 1991 au sommet de la crise du Golfe et de la guerre. Il fut négocié en échange de l’annulement de la dette militaire de l’Egypte qui s’élevait a quelques milliards de dollars dus aux Etats-Unis, ainsi également que sa participation a la guerre. La dérégulation résultante des prix alimentaires, privatisations massives et mesures d’austérité draconiennes menèrent a un appauvrissement du peuple égyptien et a la déstabilisation de son économie. Le gouvernement de Moubarak fut primé comme ´´tant un « élève modèle du FMI ».

    Continuer sur : http://www.mondialisation.ca/




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  • Adel
    1 février 2011 at 21 h 03 min -

    @FAKOULEAKS

    Bonjour,

    Vous n’avez peut-être pas connu l’époque « glorieuse », quand la Kasma FLN de Oued-R’hiou condamnait l’impérialisme américain. Les peuples apprennent, mine de rien, et ils savent déterminer les priorités. Faire tomber le tyran qui dirige la mafia locale est aujourd’hui la priorité des priorités. Un Monde Arabe dirigé par des chefs d’État représentatifs et habité par des citoyens libres sera autrement plus apte à résister à toutes les formes de domination extérieure.

    Mr Michel Chossudovsky ferait mieux d’organiser la révolution mondiale anti-impérialiste dans son pays (pourquoi pas une manifestation du million, à l’égyptienne), au lieu de donner aux manifestants égyptiens des conseils paternalistes du genre : « Aucun changement politique d’importance ne se fera sans que le problème de l’interférence étrangère ne soit adressé de maniére conséquente par le mouvement de protestation. »

    Décidément, ces Occidentaux ne changeront jamais.

    Cordialement




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  • FAKOULEAKS
    1 février 2011 at 22 h 29 min -

    CIA: Frank G. Wisner est arrivé au Caire

    Publié le : mardi 1er février
    Mots-clés : Egypte; international; N.W.O.; USA
    Source : voltairenet.org

    Alors que la révolte s’amplifie en Egypte, le Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis a considéré que le travail de l’ambassadrice au Caire, Margaret Scobey, était insuffisant.
    Mme Scobey est une diplomate de carrière qui a joué un rôle important au Proche-Orient, mais n’est pas rompue aux opérations secrètes. Ne préjugeant pas de ce qui va suivre, elle se dépense sans compter depuis plusieurs jours pour rencontrer le maximum de protagonistes et nouer des contacts dans tous les camps à la fois.

    Le Conseil de sécurité nationale ne considère pas comme suffisant de préserver les intérêts des Etats-Unis, mais comme indispensable de préserver la paix séparée égypto-israélienne, ce qui implique de choisir les prochains dirigeants du pays. Il a donc fait appel à un ancien ambassadeur en Egypte (1986-91), aujourd’hui à la retraite, Frank G. Wisner, et l’a envoyé d’urgence au Caire où il est arrivé lundi 31 janvier 2011 au soir.

    M. Wisner est le fils de Frank Wisner Sr., co-fondateur de la CIA et du Gladio. Il fut, aux côtés d’Alan Dulles, l’un des pères de la doctrine d’intervention secrète des Etats-Unis : soutenir les démocraties qui font le « bon choix », contrecarrer les peuples qui font le mauvais.

    Frank G. Wisner Jr. a lui-même toujours travaillé pour l’Agence et y travaille encore, notamment via Refugees International dont il est administrateur.

    L’ambassadeur Wisner, qui un ami personnel du président Hosni Moubarak, est chargé d’organiser sa destitution en douceur. Son arrivée a été juste précédée d’un appel téléphonique du chef d’état-major interarmes, l’amiral Mike Müllen, à son homologue égyptien, le général Sami Enan —l’armée égyptienne est équipée et formée par le Pentagone—. Officiellement, Müllen l’a félicité pour sa retenue ; un message parfaitement reçu au Caire et suivi quelques minutes plus tard d’un communique de l’état-major annonçant que l’armée considére les manifestations comme légitimes.

    Le public états-unien connaît Frank G. Wisner non comme un diplomate, ni comme un maître-espion, mais comme un financier sans scrupules. Il était en effet responsable d’une des filiales d’Enron, le géant du trading en énergie dont la faillite frauduleuse a ruiné nombre de petits épargnants. Il était aussi administrateur de l’assureur American International Group (AIG) lors de la crise financière de 2008 qui vit l’action de la société chuter de 95 % avant son sauvetage par les deniers publics.

    Inconnu des Français, Frank G. Wisner a pourtant joué un grand rôle dans ce pays. Il a épousé Christine de Ganay (seconde épouse de Pal Sarkozy) et, à ce titre, a élevé Nicolas Sarkozy dans sa période new-yorkaise. C’est lui qui a introduit l’adolescent dans les cercles de la CIA et qui lui a ouvert les portes de la politique française. C’est un de ses enfants, qui fut le porte-parole de la campagne présidentielle de Sarkozy pour les médias anglo-saxons, tandis qu’un autre de ses enfants est devenu un des piliers du Carlyle Group, le fond de placement des Bush et des Ben Laden.
    Par ailleurs, c’est encore Frank G. Wisner qui a imposé son ami Bernard Kouchner comme ministre français des Affaires étrangères avec pour mission de mobiliser les Etats européens en faveur de l’indépendance du Kosovo.




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