Édition du
23 March 2017

Après le 12 février

Ghazi HIDOUCI
Les débats continuent sur les défis de la mobilisation comme espace et dynamique pour faire avancer les luttes d’émancipation de la société. Les réseaux et réseaux de réseaux à l’œuvre depuis longtemps et qui ne demandent qu’une réhabilitation capturent une grande partie de l’espace politique et social. Ils doivent maintenant prendre l’initiative pour affirmer leur identité, les valeurs populaires et de nouveaux projets de construction sociale. Ils forcent à une nouvelle articulation au niveau politique éloignée des pratiques obsolètes disloqués des périodes antérieures et l’étiolement du projet de transformation qui avait porté pendant longtemps la bannière du socialisme et de la social-démocratie.

Dans cet effort naissant la parole doit être prise par «en bas», sans organisation centralisée, sans porte-parole autoproclamé, et tout cela avec des ressources et des budgets ridicules qui proviennent de plus en plus des participants eux-mêmes et non de subventions des ONG. Un fil rouge nous rassemble. La critique par la pauvreté de la prédation omniprésente, non seulement dans ses manifestations concrètes (la crise financière, la dette, la crise du secteur public, les destructions environnementales, les guerres, etc.), mais dans sa substance. A partir de ce fil, on n’en est plus à l’époque de diagnostiquer, mais de vaincre. Le pouvoir n’est pas un «lieu», un «palais d’hiver à saisir», mais un rapport de forces construit par des luttes de classes complexes. mouvantes, changeantes. Au premier degré, il faut vaincre le régime, système en place pour servir les dominants, système structuré autour de l’État et d’un certain nombre de dispositifs indispensables de la domination (les instruments de la «sécurité» -celle des dominants évidemment-, les appareils idéologiques y compris les grands médias, etc.).

Aussi, les débats actuels et à venir doivent être libérés de la gène à poser les questions difficiles. Et pour cela, il faut faire sauter certains «verrous» :

Par exemple, il faut en finir avec cette pseudo distinction entre mouvements sociaux «apolitiques» et partis «politiciens» et qui excluait, en théorie plus qu’en pratique. Aujourd’hui mouvements comme partis sont des acteurs sociaux et politiques. Ils sont sur un pied d’égalité pour élaborer et penser les stratégies d’émancipation.

D’autre part, la distinction plutôt artificielle entre l’«espace» des mouvements sociaux et l’«espace» politique doit également être surmontée. Un mouvement local qui s’occupe de sauver l’environnement est inexorablement investi dans la lutte politique. À l’inverse, de vastes coalitions politiques qui veulent promouvoir des changements à l’échelle nationale sont sans valeur si elles ne peuvent agir au niveau local, à la base.

Nous vivons donc une période à la fois périlleuse et exaltante. Les dominants disposent d’énormes outils de destruction massive, tant sur le plan militaire que sur le plan intellectuel. Mais cette force est apparente, minée de l’intérieur. L’arrogance des dominants, qui glisse et dérape dans une certaine voyoucratie, pourrait les faire trébucher. On a vu cela dans l’histoire, ce qui a débouché sur des crises épouvantables.

D’autre part, les dominés sont organisés comme jamais auparavant, mais leur force reste souvent dormante, quelque peu passive (il y a heureusement des exceptions). La capacité de blocage se traduit rarement en une capacité de captation. Dans une large mesure, cette passivité est cultivée par un puissant appareil organisé autour d’institutions (qui viennent parfois des luttes passées sous la forme de partis social-démocrates, de grands syndicats et de mouvements de libération nationale), et dont le mandat est de préserver, tout en l’améliorant, le statu quo. Les «cadres et compétents» qui dominent ces institutions sont déchirés : d’une part, leur cœur est avec le projet d’émancipation sociale ; d’autre part, ils sont pour le maintien des institutions et des avantages matériels qui en découlent pour eux.

En face d’eux, des nouveaux acteurs, hybrides, radicalisés, innovateurs, «glocaux», encore hésitants, tâtonnants.  Ils cherchent des «explications», en revisitant les hypothèses des «ancêtres», mais sans la «religiosité» des mouvements antérieurs. Ils ont des pratiques qui insistent sur la démocratie au sens radical du mot. Ils refusent les fausses «subordinations» des luttes »secondaires» et mettent de l’avant les traditionnels «subalternes» qu’ils soient femmes, jeunes, immigrants, autochtones, mais sans en faire des fétiches et des «porteurs» de l’historicité. Bref, ils cherchent, sans trop savoir comment, à dépasser cet éternel débat, celui entre «réforme» et »révolution».

La porte de sortie est de reconstituer une grande alliance arc-en-ciel, réunissant les «anciens» et les «nouveaux» mouvements, en focalisant sur le cœur de la chose : comment renforcer le mouvement pour la transformation sociale, au-delà de ses batailles partielles, au-delà de ses clivages ?

Car en Algérie, c’est fondamentalement la question du pouvoir. C’est la question d’un pouvoir constituant, hégémonisé par les subalternes (au pluriel), capable de manœuvrer, de déjouer les adversaires, d’élargir l’alliance pour la transformation sociale et de transformer la société.


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13 Commentaires sur cet article
  • Sofiane
    31 janvier 2011 at 22 h 10 min -

    Il faut marcher pour dénoncer l’injustice, quitte a faire une révolution , mais il faut en finir.




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  • Fodil
    1 février 2011 at 1 h 46 min -

    A Addi Lahouari, @Djameldine B, @Ghasi Hidouci, et autres auteurs sur ce site, pourquoi vous n’appeler pas à manifester, alors que vous vivez dans des pays démocratiques..?
    Tous ceux et celles qui vivent en France, en Europe, au Canada, à Londres.., n’ont pas le droit de demeurer spectateurs. Je note que vous êtes très actifs, quand il s’agit d’analyser, parole et parole.., pourquoi vous ne sortez pas battre le pavé et soutenir vos compatriotes ???
    Vous voulez la Démocratie, un Etat de droit, une Algérie Libre.., mais tout ceci s’arrache, il ne s’offre pas sur un plateau d’argent ! Prenez exemples sur vos voisins Tunisiens et Egyptiens, et surtout Cessez d’avoir peur de vous-même, car vous risquez de contaminer vos compatriotes !
    La Révolution est lâchée, elle est dans les rues, et si vous la voulez vraiment, Sortez elle vous donne rendez vous dehors, soyez présents le jour J !
    Un peu de dignité et moins de blabla (SVP) !
    Le 12 FEVRIER c’est un Samedi.., en Europe aussi..!




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  • Boumed
    1 février 2011 at 9 h 42 min -

    @Fodil absolument raison avec toi.
    Il n’y a que la rue comme solution.




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  • omar
    1 février 2011 at 11 h 17 min -

    100% avec toi Fodil!




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  • iris samy
    1 février 2011 at 11 h 40 min -

    A VOUS Mr Ghazi HIDOUCI

    Je voudrais bien dire que notre systéme judiciaire n’est pas indépendant et que certains juges donnent l’air de sortir ne savent rien( de véritables cancres) mais de là à généraliser, je ne partage point cette analyse exagérée. Pour avoir des juges honnêtes et indépendants ne faut-il pas d’abord dans un état qui se respecte faire la séparation des pouvoirs. On est encore loin d(un tel objectif , néanmoins certains magistrats exerçant pourtant dans des conditions exécrables se battent pour faire correctement leur boulot. Il y a ces  » perroquets » ou ces copieurs dont on nous parle sans tabou depuis quelques années ou ceux qui, peut-être sont  » pistonnés »( pour accéder à l’école de magistrature) et qui font , c’est vrai, beaucoup de tort en cumulant les insuffisances professionnelles donc les erreurs judiciaires. Il y aurait près de 30% de nos détenus qui ne savent même pas pourquoi ils sont au cachot. Tu as raison si en t’en prenant aux juges en général, ce sont ces magistrats arrogants et menaçants qui ordonnent aux prévenus de se taire pour le condamner à tort et comme bon leur semble. Tu n’as rien dit des procureurs qu’on ne voit jamais, lors des audiences, démontrer l’innocence d’un prévenu: pourtant on dit que leur boulot c’est de plaider à charge et à décharge. Dans nos tribunaux, les procureurs se contentent généralement lorsque le juge les invite à exprimer la demande du ministère public, de répondre par deux mots:  » application de la loi » En culture générale, ils sont presque tous nuls. Moi ce qui me révolte et je tiens à lancer ce message au garde des sceaux c’est dans nos juridictions on fait généralement fi du principe d’innocence pourtant garanti par la constitution. Chez nous, le prévenu est présumé coupable jusqu’à ce soit établie son innocence. C’est vraiment dommage de voir des accusés se surpasser et suppllier le tribunal pour opérer une vérification ou un acte juridique dont dépend l’éclatement de la vérité. On a l’impression que le souci du président du tribunal est de poser en un temps record le dossier d’un prévenu parmi ceux étudiés. J’interroge: nos juges ont-ils une indemnité qui s’accommode du nombre de dossiers traités? Si oui, c’est une catastrophe pour notre justice q’on se vante tant d’orner de » réformettes » qui font tout, hélas, sauf de rendre la justice, comme il se doit. Preuve, à chaque manif, on cible les tribunaux assimilés eux- aussi comme l’arsenal policier du système à un instrument de répression sans plus. Ce qui fait le plus mal est que par exemple dans le feuilleton Khalifa on n’a vu comparaître que des gens modestes. Et la responsabilité des autres, des protégés du régime totalitaire? Je voudrais rajouter que dans les pays de droits, les procureurs se déplacent sur les lieux lorsqu’il y a mort d’homme et éclaire l’opinion. Chez-nous, tout comme l’avocat, il a peur de réagir pour un journal ou une chaine de télévision? Comment peut-on espérer que les grandes causes soient entendues et que les erreurs judiciaires puissent être revues à la baisse pour disparaître un jour? Dans ce pays, on table beaucoup plus sur les aveux arrachés par la torture physique ou morale dans les locaux de la police judiciaire même si ces pratiques ne sont pas généralisées dans les affaires de droit commun. Mais que savons-nous des gens arrêtés parce ce que soupçonnés par exemple d’être les soutiens des terroristes? Combien d’innocents ont payé dans des conditions précaires des années 90 des crimes chimériques où l’accusation n’a pas toujours prouvé les faits reprochés. Cela aussi c’est à mettre sur le dos de l’état d’urgence lequel doit impérativement être aboli pour que l’on puisse aspirer à vivre avec des droits.On a bien torturé durant la décennie noire, puis à
    et en kabylie en 2004. C’est c’est le boulot de la flicaille à la demande des politiques décidés à en découdre avec la protestation citoyenne.Une justice équitable pour tous je ne crois pas qu’elle puisse comme ça nous tomber du ciel. Économisons nos efforts déployés pour palabrer et venons-en aux actes. Blog le mouvement de révolte pour une Algérie libre DOCTEUR IRIS SAMY




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  • Mahieddine Lachref
    1 février 2011 at 15 h 48 min -

    Bonjour tout le monde,
    Ce que je propose, et je le propose particulièrement à tout ceux qui animent d’une façon permanente ce site, de se concerter et de faire, ensuite, de sorte que l’on se réunisse tous le plutôt possible. Pour ceux qui vivent à l’étranger et qui ont la possibilité de rentrer au pays, ils n’ont qu’à le faire. Il faut absolument que l’on se réunisse.
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • khaled
    1 février 2011 at 16 h 45 min -

    @M.J
    Vous avez raison. Je paraphe cela avec quelques mots de Fanon.
    ————————————————————————-
    « La grande nuit dans la quelles nous fumes plongés, il nous faut la secouer et en sortir. Le jour nouveau qui
    déjà se lève doit nous trouver fermes, avisé et résolus. Il nous faut quitter nos rêves et nos amitiés d’avant la
    vie. Ne perdons pas de temps en stériles litanies ou en mimétismes nauséabonds. Quittons cette Europe qui
    n’en finit pas de parler de l’homme tout en le massacrant partout où elle le rencontre, à touts les coins de ses
    propres rues, à tous les coins du monde. »




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    1 février 2011 at 17 h 38 min -

    @ Mahieddine Lachref
    Sur le terrain balisé par l’Appel du 19 mars, j’adhère et je marche, Je ne peux m’empécher de le faire, dés lors que cet Appel un un Idéal partagé par des femmes et des hommes libres, qui veulent le bonheur, la paix, l’égalité et la justice pour tous. donc je marche en mon nom personnel et en celui de Porte parole du Comité de Défense des Internés des Camps du Sud.
    Nourredine BELMOUHOUB
    Un montagnard endurci par l’Injustice et l’égotisme pervers, chez qui l’argent n’achéte pas tout, ni principes, ni les valeurs morales et nationales, ni la DIGNITE.




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  • Mourad
    1 février 2011 at 18 h 51 min -

    Nous marcherons ici à Montreal(Canada), le 12 février 2011.




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  • iris samy
    2 février 2011 at 13 h 55 min -

    Journée internationale de l’enfance : les “priorités” du clan présidentiel!!!

    Accaparé par le bradage des ressources naturelles et des infrastructures économiques et industrielles publiques, cédées en catimini, au dinar symbolique, aux compagnies étrangères et à ses affidés ;

    Obnubilé par le pillage et la dilapidation des ressources financières considérables du pays, générées par une exploitation massive et intensive de ses ressources naturelles non renouvelables, les hydrocarbures notamment ;

    L’Etat de Bouteflika, certainement le président le plus immoral, le plus népotiste et le plus régionaliste que l’Algérie post-coloniale n’ait jamais connu depuis 1962, n’a pas de temps à consacrer aux formidables ressources humaines du pays , c’est-à-dire à ses jeunes et à ses enfants ni même à ses femmes, à ses vieux, à ses handicapés et à ses compétences intègres, livrés à eux-mêmes et à des maux et fléaux sociaux dangereux.

    Les révélations fracassantes, par la presse algérienne indépendante, des scandales financiers, qui se sont succédés depuis Avril 1999 : Khalifa, BNA, Autoroute Est-Ouest, Thon Rouge, Métaux ferreux et non ferreux, ORASCOM, Djezzy, Cimenterie Lafarge, Sonatrach, GNL 16, la Grande mosquée d’Alger etc…etc…., par les Services de Sécurité algériens, qui ont mené les enquêtes relatives à ces affaires de corruption, signifient que ces Services de Sécurité et, avec eux l’ANP, la Police et la Justice ne veulent plus couvrir les crimes économiques graves commis et encouragés par les membres du clan présidentiel, dirigé par Bouteflika et ses frères.

    Le peuple algérien ne cessera jamais de maudire et de demander le jugement et la condamnation exemplaire des membres de ce clan, qui a couvert de honte notre pays.

    En tout état de cause, un grand MERCI, en particulier à El Watan, El Khabar, le Soir d’Algérie, le Quotidien d’Oran et Liberté notamment, qui, après avoir a été, à l’instar de Said Sadi, ensorcelé par Bouteflika, est retourné au bercail des Démocrates et à la presse nationale indépendante, imprimée et en ligne, en général, pour l’excellent travail d’investigation et d’information qu’elle fournit quotidiennement à ses centaines de milliers de lecteurs, sur ces scandales.

    Non à l’amnistie des corrupteurs et des corrompus !

    Non aux diviseurs du peuple algérien !

    Vive la République !Blog le mouvement de révolte pour une Algérie libre
    docteur IRIS SAMY




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  • Mohand Tahar MOHAMMEDI
    2 février 2011 at 15 h 55 min -

    A quand une révolution intellectuelle ?

    Cette révolution intellectuelle qui se prépare dans l’esprit collectif n’est autres que la suite logique de la première dont les objectifs ne sont pas encore atteint en termes de besoins politiques, social, économiques et culturelles, tous comme dans la première il ya eu unité d’action sans unité de pensée, dans la deuxième , il est évident que l’action collective nécessite d’abord de la cohérence et du pragmatisme politique dans l’action fixée, et surtout l’unité de pensée qui est pertinente pour finaliser les objectifs de la première car la colonisation d’aujourd’hui n’est plus sous la forme d’un contrôle direct par des puissances étrangères, mais plutôt, nous sommes sous la colonisation intellectuelle et la colonisation de concepts en instruisant ce régime déphasé et préhistorique qui opère dans la continuité du système.

    De ce fait et tous comme pour résoudre un problème il faut aller de sa raison contraire, il faut donc agir intellectuellement pour ne pas se retrouver dans le même sens de ce régime anachronique et c’est de cela que nous avons encore espoir, même si lors de la première révolution nous avons gagné d’une manière HARD, reste néanmoins celle du SOFT que n’avons pas gagné mais non plus perdu cette guerre intellectuelle qui est justement l’essence et le chemin le plus sur pour concrétiser une VRAIE INDEPENDANCE POLITIQUE du pays et surtout éviter que des personnes médiocres, conflictuels et sanguins se légitimeront à travers une révolte populaire et dans un changement brutale, et pour ne pas subir cette révolution qui se profile en mode SPEED, nous devons tirer les conclusions nécessaire de la première révolution avec une extrême intelligence et essayer de planifier, penser avec sang froid et précision l’avant et l’après révolution pour donner un sens réellement politique et une visibilité au peuple Algérien, qui d’ailleurs son adhésion au changement démocratique du système dépend particulièrement de ces choix politiques déterminant concernant un état de droit ou chaque citoyenne et citoyen se sentira comme un membre entier de la famille.

    Une chose est sure, nous somme pas libre, je pense tous le monde est d’accord sur ce point précis, maintenant comment nous libérer ? Tel est la grande question, en ce qui me concerne A quand une révolution SOFT ?




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  • le mouvement de citoyen pour une Algérie libre !
    3 février 2011 at 11 h 09 min -

    Algérie – corruption : La mafia, le wali Bouricha et l’impunité des gangsters
    Publié blog le mouvement de citoyen pour une Algérie libre !le Bientôt innocenté ! Accusé, depuis 2005, de dilapidation, corruption, trafic d’influence, faux et usage de faux et passation de marchés contraires à la législation et confondu depuis 2005, l’ex-wali de Blida, Mohamed Bouricha, se dirige vers l’impunité. Il vient de se voir débarrassé de son contrôle judiciaire, selon le Soir. Il est désormais libre de ses mouvements. Selon El-Watan, il a été entendu récemment par le magistrat conseiller auprès de la Cour suprême, « étant le dernier à être auditionné sur le fond après que toutes les personnes impliquées dans son affaire soient entendues. »

    La justice est tendre avec les gros délinquants. « Veut-on nous faire oublier les affaires judiciaires des ex-walis d’El-Tarf et Blida ? », se demandait en mai dernier l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) dans son dernier rapport. L’AACC a multiplié et intensifié ces 2 dernières années ses observations et ses enquêtes sur l’étendue de la corruption dans les wilayas et les communes. « Où en sont les poursuites judiciaires contre ces ex-walis, alors que les faits sont accablants ? Il y a trop de lenteur au niveau de la Cour Suprême, juridiction « privilégiée » pour les commis del’Etat. La Cour suprême ne doit pas être un obstacle à la lutte contre la corruption de hauts fonctionnaires. » poursuit le communiqué.

    Parlant d’ « administration impunie », l’association souligne que « la détresse des citoyens face aux abus de l’administration découle de l’absence de voies efficaces de recours et de l’impunité généralisée. Aux allégations et accusations contenues dans la presse ou propagées par la rumeur, font rarement suite des enquêtes approfondies, encore moins des sanctions. Lorsque des contrôles sont effectués, l’utilisation des résultats suit des logiques politiciennes. »
    Le texte nous apprend que plusieurs walis agissent comme des agents de la police politique contre les dénonciateurs de la corruption, contre les journalistes, contre les élus locaux, les militants des droits de l’homme et la société civile indépendante, et les exemples sont malheureusement abondants : Blida ;Chlef ; Béjaïa ; Ghardaïa ( Berriane) ; Jijel ; Tarf ; Djelfa ; Khenchela, etc. Obéissent-ils à des instructions de leur ministère de tutelle ou sont-ils plus zélés que leurs autres collègues ?




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  • MOHAMED
    3 février 2011 at 15 h 20 min -

    Dieu donne moi l’humilité d’accepter ce qui ne peut être changer le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de faire la différence entre les deux.
    Je propose que vous puissiez lire ces livre avant toute décision.
    Histoire secrète du Mossad : De 1951 à nos jours
    [Broché]
    Gordon Thomas (Auteur), Hubert Tézenas (Traduction), Mickey Gaboriaud
    La Mafia juive de Hervé Ryssen
    Les confessions d’un assassin financier – Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis [Broché]
    John Perkins (Auteur), Louis Royer (Traduction)
    L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit.
    Amicalement.




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  • Congrès du Changement Démocratique