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28 March 2017

Saïd Khelil : «Tout est à reconstruire en Algérie»

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El Watan le 31.01.11 

Militant politique averti et ancien cadre du FFS, Saïd Khelil est aujourd’hui en dehors de toute structure partisane.
Néanmoins, il apporte des éclairages pertinents et sans complaisance sur la situation politique du pays, les travers de l’opposition, la nature dictatoriale du régime…

En tant qu’homme politique, comment vivez-vous le verrouillage de l’expression politique et des espaces publics ?
Homme politique, je ne sais pas si ça existe dans notre pays, car pour être un homme politique, il faut pratiquer l’exercice politique, et comme vous le constatez, au quotidien, nous n’avons pas la moindre niche d’expression pour pouvoir occuper le terrain. Je vis cela très mal, nous avançons en âge et l’idéal de tout militant politique, c’est de réaliser ses objectifs, notamment celui d’accéder à la démocratie. C’est le rêve de tout homme du 21e siècle, et, ma foi, on en est bien loin.
C’est une grande souffrance, car quand on ne réalise pas ses talents politiques, on ne s’épanouit pas. Et là, on est comme des plantes sans eau, nous dépérissons. Les jeunes vivent à leur façon un drame, nous aussi, nous avons le nôtre à cause de ce système fermé. Nous sommes malheureux.
Vous adhérez à l’appel à la marche du mois de février ?
Je suis de près ce qui se passe, la situation de mon pays m’interpelle. Je suis au courant de toutes ces initiatives à travers la presse, et là où on sera utile, on ne va pas fuir nos responsabilités.
Avez-vous été associé à ces initiatives ?
Non, pas du tout. Il faut reconnaître que la militance est très dispersée. Il y a une atomisation et il faut bien reconnaître ses faiblesses pour éventuellement les corriger et repartir du bon pied. On ne m’a pas contacté.
Le même constat revient. Les partis d’opposition n’arrivent toujours pas à surmonter leurs divergences. Est-ce une fatalité ?
A mon sens, il ne faut pas se focaliser sur ça, la réalité dépasse deux sigles ou trois. Nous sommes en 2011, le champ politique est complètement remodelé, le travail de sape et de laminage a fait son effet sur ces partis. Il y a un nécessaire renouvellement car la situation a fondamentalement changé, ne serait-ce que d’un point de vue démographique, 70% de la population a moins de 30 ans, et pour le moment, ceux qui s’expriment dans le pouvoir ou dans l’opposition sont au minimum des sexagénaires. Nous avons besoin d’un travail d’autocritique pour voir où nous avons failli. Les divergences, il faut les assumer et il faudrait se parler pour trouver un minimum de convergences. C’est un problème de culture politique, les polémiques sont contreproductives et font des ravages dans l’esprit des citoyens. Mais, de mon point de vue, le RCD et le FFS, par exemple, devraient trouver un terrain minimum de convergence.

Nous sommes plombés par des polémiques que nous traînons depuis vingt ans, on est fatigués de cela. Il faut du neuf, on est dans l’interrogation. Le discours politique de toute  l’opposition est de critiquer le système de façon virulente comme dans les cafés. Mais, est-ce suffisant ou faut-il analyser sa société, repérer ses points forts, et voir ce que sont devenues nos élites et nos institutions ?

L’école, l’université, le système de santé sont délabrés. Ce sont des problèmes de fond gravissimes et à cette allure-là, avec cette régression qui s’accélère, je ne sais pas ce qu’il va advenir de notre pays.

– Vous dressez un constat que presque tout le monde connaît. La société attend que vous preniez des initiatives en vue de constituer un front démocratique pour aboutir à des changements… Lancer un noyau de réflexion, par exemple, pour réaliser ce chantier politique…
Effectivement, le maître mot est réflexion. Un régime ne tient pas par miracle. Il y a des laboratoires qui produisent des stratégies pour nous neutraliser, mais, nous en face, avons-nous réussi à préserver un noyau aussi petit soit-il, qui produit de la réflexion? Il y a par ailleurs des interventions éparses d’universitaires et nous devrions nous nourrir de ces analyses et visions pour pouvoir produire de la réflexion afin d’agir politiquement. Nous avons, à mon avis, pêché par activisme et par mimétisme. On est dans une espèce de mécanique répétitive et la situation tunisienne nous interpelle. Qu’avons-nous fait des drames de 2001 que nous n’avons pas encore assumés ? Comment se fait-il qu’il y ait des dizaines de morts en Kabylie alors que le pays était tétanisé pour ne pas dire qu’il n’a pas été solidaire ? Je suis aussi frappé par cette amnésie qui s’est emparé de la société dans son ensemble alors qu’il y a eu, des dizaines de milliers de morts. On est juste derrière le Rwanda en nombre de victimes. Quelle a été son impact sur le mental, la conscience du citoyen algérien ? En tout cas, tout cela nous a ravagés. Nous avons besoin de récupérer l’Etat, le dissocier du pouvoir. Mais, il faut aussi des initiatives de l’intérieur. Et, quand on entend Sid Ahmed Ghozali dire qu’il a été un harki du système, ça vous glace le sang. C’est dire la profondeur de la crise. La tentative des réformes a dérivé, l’arrêt des élections de 1992 et la suite des évènements nous ont emmenés très loin. Tout cela a bien sûr transformé la société. J’estime que nous avons besoin d’une thérapie collective pour reprendre le travail. Il faudra méditer les expériences des pays qui étaient des dictatures militaires et qui ont réussi à s’en sortir, comme les pays de l’Est. Il y a également le cas tunisien qui nous fait rêver et parfois pleurer d’émotion.
Il s’agit de se reconstruire, car ces dernières vingt années, tout a été détruit. Même les outils politiques qu’on a pu monter comme partis, ou mouvements de contestation, demandent analyse et critique.
Dans les années 1990, on travaillait avec des jeunes qui avaient vingt ans, de jeunes étudiants qui s’initiaient à la pratique politique. On préparait une relève et aujourd’hui, il y a une rupture entre les générations, et malheureusement tout notre capital expérience ne servira pas à grand-chose. Les jeunes, en dehors de  l’expression violente, n’ont rien, à part ces suicides multiformes.

Vous exposez un tableau très sombre. Le rôle de l’homme politique n’est-il pas de donner aussi du rêve ?
Le militant politique est tracté par une force intérieure qui le pousse à l’action, mais il a un devoir de vérité et de lucidité. La tâche est immense, mais ce n’est pas une raison d’y renoncer. Il faut trouver la bonne approche. Je suis persuadé qu’on arrivera à une rupture. C’est inéluctable. Il faut la préparer en réunissant les bonnes volontés.
Vous semblez suggérer que l’expérience tunisienne risque de ne pas prendre chez nous. Pourquoi ?
Je lis et je suis au quotidien de ce qui se passe là-bas. En Tunisie, il y a une classe moyenne dynamique et bien formée, une population homogène en termes culturels, un dynamisme économique. Ce sont, à mon sens, des ingrédients pour accéder à la démocratie. Tout cela a été déterminant dans la transformation qui s’opère dans ce pays.
L’Algérie n’a connu que la violence depuis des siècles, une guerre de libération meurtrière et enfin un système dictatorial après l’indépendance. Le pays a connu des chefs d’Etat issus de l’armée, non sortis des grandes écoles, et que voulez-vous que ça produise comme grands projets et visions globales ? Tout cela s’est répercuté sur tous les segments de l’Etat. C’est très compliqué. Il faut se le dire.
– On l’a vu, les autorités politiques répriment les actions violentes et pacifiques aussi…
En définitive, c’est un problème physique. Dans un régime fermé, il suffit qu’il y ait une brèche pour que tout le système explose. II y a des contradictions si fortes à l’intérieur qu’il y a une évolution physique vers l’implosion. Mais, l’idéal c’est de connaître une transformation pacifique. On a connu déjà des décennies de violences exceptionnelles et continues.
Depuis l’élection de Bouteflika en 1999, le pouvoir a opté pour l’immobilisme. Après l’arrêt du processus électoral, il est suggéré des modèles politiques à choisir : turc, tunisien de Benali, car il ne faut pas perdre de vue que le modèle tunisien était considéré comme une référence et il me semble qu’on est tout près du modèle égyptien, qui a 10 ans d’avance sur nous. N’oublions pas qu’on a fait rêver les pays africains et arabes après la révolte des jeunes Algériens en 1988 avec les changements politiques qui ont suivi une année après.
Mais, tout cela a été résorbé et le champ des libertés n’a pas cessé de se réduire. Je ne saurais prévoir l’évolution de la situation, mais il me semble que tant qu’il y aura une rente suffisante pour répondre à des urgences, ça continuera de la sorte. Nous sommes dans une situation fragile et délicate. Société et pouvoir sont interpellés pour sauver le pays du chaos et de l’implosion. Nous en avons les moyens. Lorsque la volonté politique est là, rien n’est impossible.

Saïd Gada

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6 Commentaires sur cet article
  • Ameziane
    31 janvier 2011 at 21 h 53 min -

    Est-ce la réponse à la vrai question qui doit etre posée ? Non, car il y’a un problème important, celui “façonage artificiel” ou le clonage de l’échiquier politique”, ou ce Poker menteur ou Jeu de billard prôné par les apprentis sorciers et manipulateurs que sont les Maitres de la SM-DRS.

    Aujourd’hui la première priorité, la principale revendication c’est le
    “Dissolution de la police politique” et ces”créations politiques”, sinon rien ne changera !

    Ne croyons pas résoudre les conflits d’ “d’ordre politiques” avec les
    formules toutes faites de la sagesse “morale populaire”, la “djemâa”, les conciliabules, l’entente étthnico-régionale, qui réveilleront les vieux démons. Car, il y’a La Kabylie(spécificité) en particulier et/dans
    l’Algérie en général….La condition siné qua none pour construire l’Etat de droit c’est la dissolution de la police politique et tout ce qu’elle a crée;

    Je vous invite à lire ce texte de Y.Bounour, Directeur du Midi libre:
    http://www.alterinfo.net/notes/Algerie-Sans-dissolution-de-la-police-politique-il-n-y-aura-pas-de

    … Une entente kabylo-kabyle ? Un conciliabule éthnico-régional? lejmaâ
    dans la tradition coutumière, est-ce de la politique ? On peut encore poursuivre dans les questionnements . En tous cas, cette idée n’est pas géniale , ça ne fera que réveiller les vieux démons !

    Ce qui est souhaitable, c’est un Appel pour la dissolution de tous les micro-partis et associations crées par la Sécurité militaire, alias la police secrète d’Etat, l’actuel DRS . Et en parallèle la réorganisation du MCB, ce véritable “buldozer” ou mouvement populaire qui imposera TOUT et TOUT, et une fois pour toutes, TOUT ce qu’il faut pour la promotion de THAMAZIGHT, cette PREMIERE LANGUE NATIONALE HISTORIQUEMENT CONSTITUEE.Ceci étant le point d’entente de tous les Berbères d’Algérie, un point d’entente “acquis”.

    …L’autre erreur de S. Khellil, c’est sa propension à considérer le RCD comme “parti politique” alos qu’il l’avait accusé d’être une officine instiguée par la police politique.Ce qui est d’ailleurs incontestable. La preuve est faite même par Wikileaks, et un bon nombre de journalistes, personalités et anciens RCDistes ont apporté les éclaircissements nécessaires. Il ne s’agit pas de divergences d’ordre doctrinales ou théoriques, ou des clivages liés à la classification politique classique gauche/droite qui font qu’une union entre le FFS et le RCD est impossible.

    Ce n’est meme pas de la différence dans la conception de la crise et de la sortie de crise. Le FFS et le RCD ont adopté des choix politiques diamétralement opposés. Le FFS s’inscrit dans l’opposition radicale au Régime depuis 1963 et le RCD se positionne dans une situation de soutien au Régime, ce
    Régime qui l’a crée pour parasiter le FFS, casser la LADDH, saboter le MCB : ce sont les missions attribuées par les Généraux Belkheir et Ayyat pour Sadi Sadi…

    Le RCD est crée avant terme , avant la promulgation de la Charte qui consacre le multipartisme, bénéficiant d’une couverture médiatique impressionnante, de moyens financiuers colossaux, d’avantages matériels divers et variés, etc.

    Des RCDistes qui font l’éloge des Généraux criminels et tortionnaires (Nezzar,Touati,Belkheir,etc)et ex harkis, ex serviteurs zélés de l’Armée coloniale, Généraux impliqués dans les assassinats, massacres, Coups d’Etat, et autres crimes contre l’humanité, peuvent-ils inspirer confiance ou implorer un quelconque respect ?

    Le RCD n’est pas un parti politique, c’est une officine, une succursale,
    un ” escadron “, une “milice”, un groupe « d’agitateurs politiques », une machine de sabotage, un rouage , une courroie de transmission du Pouvoir dictatorial en général, et d’un Clan mafieux en particulier .

    N’est-ce pas un crime de saboter le MCB, le FFS, la LLADH ? Et les affaires
    MATOUB ? MAMMERI ? DJAOUT ? Le soutien au Coup d’Etat, aux massacres, assassinats, disparitions perpétrés par les Maitres de la SM-DRS , la propagande en faveur du Régime militaire…Est-ce un passé qui passe/ra , Est-ce une petie blessure? Une égratinure ? Un petit pansement, et puis plus rien . Non, et non !

    La meilleure manière c’est un Appel à la dissolution. C’est la meme chose qui se fait avec les “groupes armés” une fois la guerre civile terminée !

    Le MAK et son fantoche GPK vient de connaitre plusieurs dissensions et démissions, tant mieux. C’est justement suite à la fronde menée par les militants de base suite à diverses révélations sur l’implication de la SM-DRS dans la création du movement par le mégalomane Ferhat, poussé à cette manoeuvre par le Colonel Rachid AISSAT !

    …Que la joie demeure! Et que tous ces“escadrons du sabotage” et ” milices ”disparaissent !

    Seul un Pole ou Front oppositionnelformé par des AUTONOMES et INDEPENDANTS des cercles, clans et officines du Régime militaro-mafieux,donc des partis, personnalités, associations, cercles de réflexions, farouchement et radicalement opposés au Régime dictatorial militaro-mafieux, et son “allié objectif” ou “corrolaire obligé” l’Intégrisme islamiste… pourra nous “sortir de la nuit” , mettre fin à la tragédie !




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  • AMAZIGH
    31 janvier 2011 at 22 h 20 min -

    NO COMENT IL A TT RESUME NOUS AVONS BESOIN D’HOMMES COMME LUI ET DE SES REFLEXIONS POUR AVANCER




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  • Amokrane
    31 janvier 2011 at 23 h 02 min -

    Globalement d’accord avec said khellil, je crois que nous sommes tous d’accord sur les constats; maintenant sur la démarche à entreprendre, les actions concrètes, notre marge de manœuvre est très réduite, les propositions reste toujours floues…
    le seul reproche que je pourrai faire à Mr Khellil, et la je rejoint completement Ameziane, c’est la manière dont il a parlé du RCD, le considérant déjà comme un parti politique,encore pire un parti avec qui le FFS et les autres opposants réels peuvent trouver un terrain d’entente. J’ose pensé qu’il s’agit d’un abus de langage.




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  • LEMDIGOUTI
    31 janvier 2011 at 23 h 54 min -

    J’espère cher internaute @Ameziane, que tu as retenu d’autres choses de cette interview de Saîd Khellil et pas SEULEMEMT ce que tu nous livre dans ton post.
    Je vais finir mon post différemment de mes habitudes pour dire : « Que Dieu nous pardonne tous, amine, Inchaallah , yarebi el3alamine , oua el akbar » !




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  • Kaci
    1 février 2011 at 12 h 44 min -

    @ Lemdigouti,
    Ameziane a choisi de répondre sur un seul point, c’est de sont droit. D’autant plus, son commentaire est pertinent. Ne faisons pas des examens de conscience, ne dictons pas d’ordre morale! Je suis d’accord
    complètement. Parce que le Régime criminel joue avec l’unité nationale,il veut nous diviser, nous élever les uns contre les autres, nous ne pouvons accépter ces/ velléités divisionnistes et ses reflexes manipulateurs. Bref !

    Khelli et Ali Yahia jouent le “mauvais rôle”, ou plutôt on leur fait jouer le
    mauvais rôle ? Dans cette histoire, qui est qui ? Est-ce vraiment eux qui parlent ou leurs/des commanditaires ou stratèges en chambre du Régime militaro-mafieux ? Autre question : est-ce sur l’Opposition oppositionnelle qu’il faut exercer la pression ou sur le Pouvoir militaire et ses alliés ? Encore : qu’est-ce qui se traime derière ? Une répétition de 1988 ? Les fameuses négociation ou tractationssecrètes avec les Généraux Belkheir et Ayyat & Cie ?

    Ah, non!Cette histoire sent mauvais, la poudre, le piège! On veut des conciliabules kabylo-kabyles et braquer par la suites les phares vers la région,réveiller les vieux démons, et, enfin METTRE A l’UNISSON TOUS LES CLANS de la Junte dictatoriale et ses alliés objectifs les baasthistes, les islamistes,les islamo-baathistes et autres extrémistes…

    Il faut EXIGER LA FIN DU REGIME MILITAIRE,globalement et dans le détail,le Régimes et ses créatures, Le Régime avec tous les Clans, sans la DISSOLUTION de la POLICE POLITIQUE “et” SES CRATIONS(partis,associations,presse), il n’y’aura pas de changement possible en Algérie, car elle a tissé sa toile d’ araignée,elle est partout(quadrillage)et nulle part(car secrète), c’est l’hydre à mille têtes (journaux, partis,etc)

    Il faut un “Cahier de revendications” tout de suite !
    TOUT, et tout de suite. Nous voulons tout et tout de suite. Comme en mai 68! Comme en Tunisie et en Egypte!

    Exiger la fin “totale” du Régime criminel et ses alliés !

    Ne marchons dans le sens du piège, des
    conciliables éthnico-régionaux, kabylo-kabyles ? Le piège fatal !

    ====================
    Vous avez oublié de signaler parmi les alliés objectifs du régime, Awlad Fafa.
    Salah-Eddine




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  • iris samy
    1 février 2011 at 15 h 47 min -

    « Monsieur Dahou OULD KABLIA, vous êtes Ministre de l’intérieur de l’Algérie et à 78 ans vous n’avez plus rien à dire aux jeunes Algériens qui sont sortis dans les rues dernièrement pour exprimer leurs souffrances et leurs mécontentements. Vous n’êtes que le serviteur d’un régime gérontocrate. Vous ne pouvez pas comprendre le ras le bol des jeunes Algériens. Il ont dérangé votre quiétude, et Vous ne l’acceptez pas ! Car pour vous, la souffrance du peuple Algérien est inscrit dans l’ordre des choses n’est-ce pas ?

    Vous vous goinfrez sur le dos du peuple Algérien, et le peuple Algérien doit se contenter de ronger les os. Vous écrasez le peuple Algérien et le peuple Algérien doit se taire. Le peuple Algérien doit endurer les pires souffrances avec stoïcisme ! C’est cela votre modèle « algérien ».

    Vous dites que c’est « le manque de loisirs, une scolarité perturbée, un milieu familial désintéressé, l’influence de la rue et des medias étrangers » qui fait que le peuple Algérien se comporte ainsi, sans espoir, sans avenir !!

    Vous faites semblant d’ignorer que le peuple Algérien n’a aucun moyen de s’exprimer pacifiquement, en dehors de vos rouages dictatoriales et sécuritaires ! Tout est interdit, tout est balisé ! Pas de marches, pas de regroupements, pas de grèves etc… Vous êtes vous demandé comment et par quel moyen, le peuple Algérien peut il s’exprimer ?

    Eh par la violence ou faire une nouvelle guerre de libération pour vous chasser du pouvoir. « Chiche ! » Levez l’état d’urgence et laissez la vraie société civile s’organiser !

    Monsieur Dahou OULD KABLIA, c’est votre mépris, votre luxe bien mal acquis et ostentatoire qui vous rend aveugle, nihiliste et pessimiste ! Vous leur avez tout pris et il ne leur reste comme univers que « les rues de leurs quartiers ». Ils vous laissent la musique, les voyages et le sport !!!

    Ce qui vous dérange le plus Monsieur le Ministre de l’intérieur, ce n’est pas la situation de grande précarité du peuple Algérien, ni son désespoir que vous niez, ce qui vous préoccupe le plus Monsieur Dahou OULD KABLIA, c’est l’image de « votre Algérie » à l’étranger. Mais l’image de marque n’est absolument pas la premiere des préoccupations du peuple Algérien !

    Votre tour viendra, Monsieur le Ministre de l’intérieur, ce n’est qu’une question de temps. Ni votre “Bounochet” ni son armée ne retiendra la volonté du peuple algérien, Monsieur Dahou OULD KABLIA. »

    est votre porte-parole : Vous aussi, Exprimez-Vous !

    le mouvement de révolte pour une Algérie libre, vous encourageons à vous exprimer au travers de publication éditoriale, sur des sujets d’actualité qui vous touchent particulièrement, qui souhaitez réagir et agir dans ce blog ahfe.unblog.fr/




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  • Congrès du Changement Démocratique