Édition du
24 July 2017

Répression sans précédent contre les anti-Moubarak

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 02/02/2011 à 14:00, mis à jour à 18:00

Plusieurs centaines de manifestants pro-Moubarak ont marché sur la place Tahrir, dont les accès sont gardés par des chars de l’armée. Après un face-à-face tendu, les manifestants se sont jeté des pierres et battus à coups de poings et de bâtons autour des chars.

REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Des heurts ont éclaté ce mercredi entre pro et anti-Moubarak place Tahrir.

De violents heurts sont en cours au Caire, alors que des miliciens pro-Moubarak sont intervenus sur la place Tahrir pour déloger les manifestants anti-Moubarak. Au moins 500 personnes ont été blessées selon des sources médicales.

Al-Jazira retransmet en direct les affrontements place Tahrir au Caire.

L’opposition avait appelé à de nouvelles manifestations massives pour exiger le départ immédiat de M. Moubarak, en dépit de la promesse du président de s’effacer à la fin de son mandat en septembre, et l’ordre de l’armée de retour au calme.

Arrivés par milliers dans la matinée, des partisans du chef de l’Etat se sont violemment heurtés aux manifestants. Ils ont notamment jeté des blocs de pierre sur les manifestants depuis des toits et des balcons d’immeubles surplombant la place Tahrir, théâtre de la révolte depuis le 25 janvier.

La bataille a aussi gagné les abords du Musée égyptien, qui abrite des trésors inestimables de l’Antiquité pharaonique. Les soldats ont formé une chaîne pour protéger l’établissement, mais en fin d’après-midi, deux cocktails Molotov ont atterri dans la cour du musée.

« J’ai passé plusieurs heures sur la place » témoigne le journaliste américain Nicholas Kristof. « Il est absurde de dire qu’il s’agit d’affrontements entre groupes rivaux. Les manifestants pour la démocratie sont désarmés et ot été pacifiques depuis le début. Mais les nervis pro-Moubarak arrivent en bus. Ils sont armés et ils usent de leurs armes. » décrit le journaliste.

A la nuit tombée, des gaz lacrymogènes ont été tirés contre les manifestants anti-Moubarak près de la place, mais leur origine n’était pas claire. Selon l’opposition, des policiers en civil se trouvaient parmi les pro-Moubarak, une information démentie par le ministère de l’Intérieur.

Un journaliste et un photographe de l’AFP ont vu des centaines de blessés, parfois transportés sur les épaules de leurs camarades. Des médecins volontaires à la mosquée Ibad al-Rahmane, près de la place, où un hôpital de campagne a été installé, ont indiqué avoir accueilli au moins 500 blessés.

Le Caire rejette les appels à une transition immédiate

L’Egypte rejette les appels à une transition immédiate du pouvoir, a indiqué mercredi le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki, après des appels répétés en ce sens de la communauté internationale, notamment des Etats-Unis.

« Il est très regrettable de voir des pays étrangers occidentaux comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, et même la Turquie, qui se cherchent un rôle en toute circonstance, fourrer leur nez dans les développements en Egypte », a-t-il ajouté, en appelant ces pays à « se mêler de leurs affaires ». « Ces pays se sont permis d’une manière osée et sans précédent de parler au nom du peuple égyptien et d’adopter les revendications de certaines parties. C’est une chose totalement rejetée par l’Egypte, le gouvernement et le peuple »

Plus tôt, des pro-Moubarak à dos de cheval et de chameau ont chargé les manifestants, avant d’être encerclés. Au moins six personnes ont été jetées à bas de leur monture, frappées à coups de bâtons et traînées au sol, le visage en sang. Dans la matinée, plusieurs centaines de manifestants pro-Moubarak avaient marché sur la place Tahrir, dont les accès sont gardés par des chars de l’armée.

Les militaires ne se sont pas interposés.

Pour éviter ces affrontements, les forces armées avaient appelé les opposants à rentrer chez eux, ce mercredi. « Vous êtes descendus dans la rue pour faire entendre vos exigences et vous seuls êtes en mesure de permettre le retour à la vie normale », avait déclaré à la télévision un porte-parole de l’armée.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a jugé « inacceptables toutes attaques contre des manifestants pacifiques » en Egypte, lors d’une visite officielle à Londres.

Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans, a annoncé mardi soir qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat en septembre et s’est engagé à préparer une transition pacifique. Mais cette annonce n’a pas apaisé ses opposants.


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15 Commentaires sur cet article
  • mihoubi
    2 février 2011 at 20 h 01 min -

    Voilà de quoi sont capables les régimes arabes. Ils préfèrent brûler leurs pays ou être pendus par les étrangers que de quitter le pouvoir. Je crains bien que nos minables ne soient capables du pire.




    0
  • Rédaction LQA
    2 février 2011 at 20 h 07 min -

    Suivez l’évolution de la situation en Egypte
    LeMonde.fr

    18h00
    18h03

    Selon la correspondante d’ABC, qui twitte depuis le Caire, des sirènes se font entendre et des hélicoptères survolent la place.
    mercredi 2 février 2011 18h03
    18h04

    Elle ajoute que des coups de feu se poursuivent.
    mercredi 2 février 2011 18h04
    18h06

    Selon le live d’Al-Jazira, les lumières sont allumées sur la place Tahrir.
    mercredi 2 février 2011 18h06
    18h08

    La foule reste agitée aux abords de la place Tahrir selon les correspondants d’Al-Jazira sur place
    mercredi 2 février 2011 18h08
    18h11

    Selon France 24, l’armée est en train de bouger au Caire.
    mercredi 2 février 2011 18h11
    18h11

    [Commentaire de la part de Kamal Kamal : ]
    L’armée intervient à la place Tahrir pour stopper les affrontements.
    mercredi 2 février 2011 18h11 Kamal
    18h17

    [Commentaire de la part de Sophie Sophie : ]
    Sur France 24, ils parlent d’une radicalisation du mouvement anti-Moubarak pour demain avec des manifestations qui pourraient prendre le chemin de la présidence.
    mercredi 2 février 2011 18h17 Sophie
    18h21

    Le chef d’état-major des armées américain, Michael Mullen, a déclaré à l’AFP qu’il avait « confiance » en l’armée pour assurer la sécurité du pays, notamment le canal de Suez, stratégique.
    mercredi 2 février 2011 18h21
    18h22

    Le correspondant de France 24 affirme qu’il vient de voir des cocktails Molotov être de nouveau lancés. Les affrontements et jets de pierres se poursuivent aux abords de la place, entre petits groupes. Des ambulances évacuent les blessés.
    mercredi 2 février 2011 18h22
    18h27

    Trois journalistes israéliens interpellés en Egypte alors qu’ils couvraient le soulèvement populaire égyptien ont été libérés et vont rentrer en Israël, selon le ministère des affaires étrangères à Jérusalem.
    mercredi 2 février 2011 18h27
    18h29

    [Commentaire de la part de Eva Eva : ]
    Mon copain, qui vit au sud du Caire, est sur la place Tahrir et il me confirme qu’il y a beaucoup de blessés et des brulés et peut-être des morts, mais les manifestants sont parvenus à mettre en echec les nervis payés par Moubarak. Il est important de savoir que ceux qui ont attaqué sont des pauvres gens payés pour le faire et absolument pas des soutiens politiques conscients du régime. On fait ce que l’on veut avec des estomacs vides. Le moral demeure bon chez les amis de la liberté et ils préparent la manifestation de demain avec enthousiasme.
    mercredi 2 février 2011 18h29 Eva
    18h29

    Selon la BBC, les combats se déplacent aux extérieurs de la place Tahrir.
    mercredi 2 février 2011 18h29
    18h30

    Une vidéo tournée dans la journée par CNN au plus près des manifestants montre la violence des affrontements.
    mercredi 2 février 2011 18h30
    18h31

    Des nouvelles de Suez, par l’envoyé spécial du « Monde » dans la ville : le scénario est le même qu’au Caire, mais avec une intensité et une violence beaucoup moins fortes. L’armée tient jusqu’à présent la situation. Tout a été fait par les militaires pour éviter toute confrontation entre les militants des deux bords. Pour l’instant, l’ordre public est maintenu, mais c’est un ordre très fragile, très précaire.
    mercredi 2 février 2011 18h31
    18h33

    La tension est très forte entre les militants des deux camps. Il est prévu que la police soit redéployée graduellement dans la ville. Mais il est très difficile de savoir comment la situation va évoluer dans les prochaines heures. Au final, la ville est littéralement au bord de la crise de nerfs. Nous publierons bientôt un son avec notre journaliste.
    mercredi 2 février 2011 18h33
    18h34

    Bilan officiel des autorités : selon le ministère égyptien de la Santé, un homme est mort et 350 personnes ont été blessées aujourd’hui dans les
    heurts survenus sur dans le centre du Caire. L’homme décédé était un « appelé », selon les termes du communiqué du ministère, qui ne précise pas s’il oeuvrait au sein de la police ou de l’armée.
    mercredi 2 février 2011 18h34
    18h35

    Les ambulances tournent en permanence sur la place Tahrir pour évacuer les blessés.
    mercredi 2 février 2011 18h35
    18h38

    [Commentaire de la part de mid mid : ]
    Selon un correspondant de France24, les pro-Moubarak tenteraient d’accéder au sein du musée. Les cocktails Molotov sont lancés par les deux camps.
    mercredi 2 février 2011 18h38 mid
    18h39

    Une nouvelle barricade est dressée par des dizaines de manifestants. La place principale est clairsemée mais les artères restent bouchées par des groupes de manifestants.
    mercredi 2 février 2011 18h39
    18h41

    [Commentaire de la part de Pat Pat : ]
    Selon France 24, il y aurait eu « une explosion aux abords du musée ».
    mercredi 2 février 2011 18h41 Pat
    18h43

    [Commentaire de la part de Bader Bader : ]
    800 blessées au Caire selon Al-Jazira.
    mercredi 2 février 2011 18h43 Bader
    18h45

    [Commentaire de la part de Eva Eva : ]
    Les nervis de Moubarak tentent effectivement de pénétrer dans le musée pour détruire les collections afin que ces destructions soient attribuées aux manifestants. Je pense que c’est un moyen de décrédibiliser le mouvement pacifique vis à vis de l’occident en faisant le pari que les gens en Europe et aux USA se sentiront plus proche moralement des momies dans leurs vitrines que des egyptiens en lutte pour leur libertés démocratiques.
    mercredi 2 février 2011 18h45 Eva
    18h48

    Des cocktails Molotov commencent à être jetés depuis le musée du Caire sur la foule, selon France 24. Les pro-Moubarak seraient entrés dans le musée. Les militaires restent présents sur la place mais n’interviennent toujours pas.
    mercredi 2 février 2011 18h48
    18h50

    [Commentaire de la part de redk redk : ]
    Sur CNN, le témoignage de Hunter Moore, un professeur installé au Caire qui a donné des premiers soins sur la place Tahrir : « Ils traitent seulement les protestataires anti-gouvernementaux ; les pro-Mubarak arrivent si gravement blessés qu’ils sont envoyés directement à l’armée pour leur soin ». Cela donne une idée de la violence des affrontements et du rapport de force.
    mercredi 2 février 2011 18h50 redk
    18h50

    Agrandir
    Les jets de pierres continuent dans les avenues autour de la place Tahrir, selon les images de France 24. Une barricade a été érigée.
    mercredi 2 février 2011 18h50
    18h55

    Selon la télévision d’Etat, la personne tuée dans les affrontements aujourd’hui, selon le bilan officiel, est un militaire.
    mercredi 2 février 2011 18h55
    18h56

    [Commentaire de la part de Guest Guest : ]
    Sur Tahrir Square cela semble plus calme (Al-Jazira) que dans les rues autour (France 24).
    mercredi 2 février 2011 18h56 Guest
    18h58

    [Commentaire de la part de Romain Romain : ]
    « Les manifestants anti-Moubarak semblent avoir percé une brèche dans le musée », Karim Hakiki, envoyé spécial de FRANCE 24.
    mercredi 2 février 2011 18h58 Romain
    19h00

    [Commentaire de la part de Egyptien a Paris1 Egyptien a Paris1 : ]
    Je viens d’avoir mes parents au Caire. Alors qu’ils sont fermement pour le départ de Moubarak, ils sont néanmoins descendus dans la rue (pas à Tahrir) avec les « pro Moubarak ». Ils considèrent qu’il doit rester jusqu’à la présidentielle afin que cela ne soit pas le chaos. Bref dans le groupe des pro comme celui des anti les lignes ne sont pas totalement hermétiques et si certains sont effectivement à la solde du pouvoir, beaucoup ne veulent pas du chaos et d’une montée des Frères musulmans.
    mercredi 2 février 2011 19h00 Egyptien a Paris1




    0
  • Rédaction LQA
    2 février 2011 at 20 h 09 min -

    Au moins un mort et cinq cents blessés dans les affrontements au Caire

    Liberation.fr 02.02.11

    Elodie Auffray et Luc Peillon, envoyés spéciaux au Caire, et Libération.fr
    Place Tahrir.

    LE CONTEXTE – La situation s’est gravement crispée ce mercredi après-midi, quand des partisans de Moubarak ont ouvert les hostilités avec les opposants sur la place Tahrir au Caire, l’épicentre de la révolte. Hier soir, le président Moubarak a réaffirmé sa détermination à rester au pouvoir jusqu’à la présidentielle en septembre, et ce malgré une mobilisation monstre mardi, rassemblant près de deux millions de personnes en Egypte.

    18h30 La télévision d’Etat fait état d’au moins un mort, un militaire. «Il y a eu un décès, celui d’un conscrit des forces armées», a indiqué le porte-parole du ministre de la Santé, Abderrahmane Chahine, à la télévision. Selon lui, 403 personnes ont été blessées, mais des sources médicales ont fait état à l’AFP d’au moins 500 blessés.

    La nuit tombe au Caire, les affrontements se poursuivent selon les tweets de plusieurs jounalistes coincés sur la place.

    (Ivan Watson, de CNN: «La nuit tombe. La bataille sanglante continue ici place Tahrir. Nous sommes piégés à l’intérieur avec l’oposition, qui dit vouloir se battre jusqu’à la mort.»)

    (Lara Setrakian, ABC News: «Il y a encore des femmes et des enfants place Tahir. Nouveaux coups de feu.»)

    18 heures. Sur cette photo impressionnante prise par l’agence Reuters: des supporters de Moubarak arrêtés par des opposants au gouvernement et rendus à l’armée.

    17h50 Au moins 500 blessés dans le secteur de la place Tahrir, selon un médecin dans une mosquée transformée en hôpital de campagne tout près de la place.

    16h40 Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon «condamne fermement» des attaques «inaceptables» contre «des manifestants pacifiques».

    Deux cocktails Molotov ont atterri dans la cour du Musée égyptien, qui abrite des trésors inestimables de l’Antiquité pharaonique, tout près de la place Tahrir.

    16h30 On compte des centaines de blessés parmi les manifestants place Tahrir, selon des journalistes de l’AFP. Des partisans de Moubarak jettent maintenant des blocs de pierre sur les manifestants depuis les toits d’immeubles surplombant la place.

    (Goran Tomasevic / Reuters)

    16h20. Les partisans de Moubarak sont pour beaucoup des policiers en civils, probablement envoyés par le pouvoir, et des Egyptiens pauvres payés pour venir se battre. Aux dires de témoins cairotes, ils sont arrivés par bus entiers ce matin. Sur les images, (voir ci-dessous), certains sont venus à cheval et même à dos de dromadaire place Tahrir. Armés de bâtons, ils jettent des pierres dans la foule, qui comprend des femmes et des enfants. Notre envoyé spécial, Luc Peillon, témoigne de scènes d’extrêmes violences. Notamment envers les photographes et les journalistes, visés par les pro-Moubarak. Certains sont tabassés, d’autres arrêtés.

    Des coups de feu, sans doute de semonce, retentissent.

    16h15. On apprend que deux journalistes suédois du quotidien Aftonbladet ont été pris à partie ce mercredi par la foule au cours d’un reportage dans un quartier pauvre du Caire, avant d’être arrêtés, puis relâchés quelques heures plus tard par un militaire venu sur place.

    16h10. Des images spectaculaires de l’attaque, à cheval et à dos de dromadaire, des partisans de Moubarak:

    16 heures. Le journaliste belge Serge Dumont a été «molesté», «tabassé», puis «emmené par des personnes non identifiées en civil» alors qu’il couvrait une manifestation pro-Moubarak au Caire, annonce la rédaction du quotidien belge Le Soir, pour lequel il travaille.

    15h30. Tirs de semonce de l’armée dans le centre du Caire, sans doute pour disperser la foule, selon des témoignages. L’armée n’intervient pas, elle semble seulement s’interposer dans certains cas entre partisans et adversaires de Moubarak. Les tirs de semonce ont été acclamés par les anti-Moubarak, qui y voient une volonté de l’armée d’empêcher les pro-Moubarak de continuer leurs provocations.

    15h15. La violence redouble place Taalat Harb, près de la place Tahrir, au Caire. Des centaines de partisans de Moubarak sont armés de bâtons et s’en prennent aux manifestants qui réclament le départ du président. Certains sont juchés sur des chevaux ou des chameaux. Dans un hôtel proche de la place, un photographe a été recueilli, sérieusement amoché. L’objectif de son appareil photo a été arraché, il a reçu des coups de la part de manifestants pro-Moubarak soucieux qu’aucune photo ne soit prise de ces affrontements.

    15 heures. Des coups de feu sont échangés place Tahrir selon l’envoyé spécial de la chaîne d’infos en continu, LCI.

    14h49. Les Frères musulmans refusent que Moubarak reste jusqu’en septembre (communiqué)

    14h30. Des affrontements violents continuent de se produire entre anti- et pro-Moubarak sur la place Tahrir. Les pro-Moubarak, qui sont plusieurs centaines, peut-être plus d’un millier, tentent de prendre le contrôle de la place, que les anti veulent conserver. C’est un combat pour garder cette grande place au centre de la capitale égyptienne, rapporte notre envoyé spécial Luc Peillon. Il y a des dizaines de blessés. «Où est l’armée ? Que fait l’armée ?» demandent les anti-Moubarak. Un pro-Moubarak sur lequel les manifestants ont semble-t-il trouvé une carte de police est en train de se faire lyncher. Les manifestants y voient la preuve que les pro-Moubarak sont des policiers en civil ou des membres des services secrets.

    13h30. La situation est de plus en plus violente place Tahrir. Les pro-Moubarak et les anti-Moubarak s’affrontent à présent à coup de grosses pierres, témoigne notre envoyé spécial, Luc Peillon. L’armée semble avoir déserté la place.

    13h15. Trois mouvements de la coalition anti-Moubarak ont affirmé dans un communiqué que des policiers en civil sont entrés en force place Tahrir au centre du Caire, où campent depuis neuf jours des milliers de manifestants réclamant le départ du président Hosni Moubarak.

    13 heures. Situation tendue place Tahrir, au Caire, épicentre de la révolte. «Des supporters pro-Moubarak ont réussi à rejoindre la place, forçant les barrages», raconte Luc Peillon, l’un de nos envoyés spéciaux au Caire. «La situation est tendue. Des bagarres éclatent. De plus en plus nombreuses et violentes.» Les anti-Moubarak restent majoritaires, ils sont plusieurs milliers contre quelques centaines de supporters du président contesté.

    12h20. Un appel à une manifestation antigouvernementale massive vendredi est maintenu malgré l’ordre de l’armée intimant aux manifestants de rentrer chez eux.

    Midi. L’opposition se divise déjà sur l’après-Moubarak. La suite ici.

    11h45. Le Parlement égyptien a suspendu ses séances jusqu’à la révision des résultats des dernières élections législatives, entachées par des accusations de fraude et de violences.

    11h25. Nouvelle annonce à la télévision d’Etat: le couvre-feu en vigueur depuis vendredi au Caire, à Alexandrie et à Suez a été allégé.

    11h20. L’accès à internet est en partie rétabli en Egypte, après plus de cinq jours de coupure.

    11h10. «Il est 23h00 environ quand le président Hosni Moubarak prononce les dernières paroles d’une allocution télévisée dont les conséquences seront tragiques.»

    11h07. L’armée égyptienne a appelé les manifestants à rentrer chez eux pour permettre le retour de la sécurité et de la stabilité, dans un communiqué lu à la télévision d’Etat.

    11 heures. Contre-manifs. Sur la place Taalat Hard, au Caire, ils sont une petite centaine d’hommes venus manifester… leur soutien au président Moubarak. Ils ont déboulé avec des chauffeurs de taxis, raconte notre envoyée spéciale, Elodie Auffray. Concert de klaxons et slogans sur le mode: «Hosni ne part pas», «On aime Hosni». Ce n’est pas la première fois que ces partisans de Moubarak descendent dans la rue, ils étaient quelques centaines hier et quelques poignées devant le siège de la télévision d’Etat. «Pour la plupart, ce sont des policiers en civil, envoyés là par Moubarak», dénoncent certains Cairotes.

    10h30. Communiqué de Nicolas Sarkozy: «A la suite du discours du président Moubarak, le président de la République réitère son souhait qu’un processus de transition concret s’engage sans tarder et permette de répondre au désir de changement et de renouvellement exprimé avec force par la population.»

    9 heures. Plusieurs milliers de manifestants ont passé la nuit de mardi à mercredi dans le centre du Caire.

    «Le président est très têtu, mais nous sommes plus têtus que lui. Nous ne quitterons pas la place Tahrir», a déclaré un leader de la contestation dans un haut-parleur. Lire le reportage de notre envoyé spécial.

    Deux grandes banderoles sont toujours déployées sur la place, l’une en anglais avec «People demand removal of the regime» (le peuple veut la chute du régime NDLR) et l’autre en arabe, adressé au président Hosni Moubarak: «dégage!».

    5 heures. Le cours du brut continuent de progresser le Brent frôlant ce matin les 102 dollars le baril, dans un marché toujours inquiet des troubles en Egypte et des risques de contagion à d’autres pays producteur de pétrole.

    1h38. Le président américain Barack Obama a appelé Moubarak à entamer immédiatement une transition pacifique, s’abstenant toutefois de lui demander d’écouter les appels exigeant son départ immédiat.

    Barack Obama, dans une courte allocution, a félicité l’armée égyptienne d’avoir permis que des manifestations pacifiques aient lieu, et s’est adressé aux jeunes Egyptiens en leur disant «nous entendons votre voix».

    Mardi soir. Le président Moubarak a annoncé qu’il resterait au pouvoir jusqu’à la présidentielle de septembre, malgré une manifestation de plus de deux millions de personnes réclamant son départ sans délai.




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  • ahmed.22
    2 février 2011 at 20 h 56 min -

    Piètres images que l’on peut voir sur toutes les chaines d’infos;voila ce qu’est un tyran,un mégalo,un dictateur etc…est capable de créer,il a carrément opter pour le matraquage des manifestants qui lui sont hostiles.Pauvres Égyptiens car au bout du compte ils se battent en eux et l »armée « regarde » son peuple s’étriper!HONTE A TOI MOUBARAK,LA FIN JUSTIFIE LES MOYENS…comme on dit en OCCIDENT!J’espère sincèrement que le peuple ne lâchera pas prise et que tu finiras pas partir « bessif »,que tu sois poursuivis toi aussi jusqu’à payer tout ce que tu doit au peuple Égyptien!




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  • Hamma
    2 février 2011 at 21 h 33 min -

    Honte à ce honni Moubarak! Son peuple est au bord de la guerre civile et il s’accroche encore à son trône. En toute vraissemblance, Vendredi prochain, il recevra le coup de grâce et ni les USA, ni Israël, ni l’UE et encore moins ces cons de monarches ne lui seront d’aucun secours.




    0
  • amel
    2 février 2011 at 21 h 43 min -

    Des manifestants qui étaient hier pour le départ immédiat du traître du Nil sont aujourd’hui infiltrés par la police secrète de moubarak et du mossad pour créer le chaos qui pourrait sauver le zaîm et par ricochet israel qui ,depuis la révolte spontanée des égyptiens est pris de cours .Il était certain que le régime sioniste n’allait pas rester les bras croisés ,il récidive donc le même scénario que celui qu’il avait concocté ,avec l’appui de certains régimes arabes,hamas contre fatah.
    Aujourd’hui ,nous assistons au massacre d’égyptiens par des égyptiens,hier encore très unis contre leur despote,ils s’entretuent aujourd’hui grâce à la vermine de l’état sioniste




    0
  • Sami
    2 février 2011 at 21 h 59 min -

    LA FIN DES VOYOUS EN EGYPTE EST UNE QUESTION D’HEURES ET PAS DE JOURS !!!!
    Ce que vient de faire ce régime est une fuite en avant, UNE FUITE MORTELLE !!!!
    Je lance un appel pour la deuxième fois aux frères et sœurs algériens de tous les bords et convictions, TIREZ LES BONNES LEÇONS DE CE QUI VIENT DE SE DÉROULER EN TUNISIE ET EN ÉGYPTE POUR QU’ILS SOIENT PRÊTS




    0
  • Nourredine BELMOUHOUB
    2 février 2011 at 22 h 18 min -

    La lacheté n’a pas de limite, c’est pourquoi que le dit si bien Samy (dont je partage l’idée), des exemples Tunisiens et Egyptiens, ils faut en tirer des leçons. car l’heure est proche, et chaque citoyenne et citoyen qui porte l’Algérie dans son coeur, à un role à tenir dans les jours proches à venir. L’heure st grave, les dictateurs sont à l’affut comme des bétes traquées. Soyons unis et autout de ce qui nous uni, et chassons le détail.




    0
  • omar54
    2 février 2011 at 22 h 33 min -

    Qu’est ce qu’il y a dire ou à rajouter ? quelle que soit l’issue de ce bras de fer disproportionné ,ce petit néron a perdu le peu de dignité (?!) qu’il pouvait avoir et qui lui restait.Tous les masques sont tombés,à nu,nous savons maintenant qui VOUS ETES,comme nous savons aussi qu’il y a des HOMMES dans cette vieille égypte.Dans cette manifestation ,le pouvoir savait qu’il y avait des femmes,des enfants,des vieux,des moins jeunes et pourtant il a envoyé ses nervis pour les charger qui à cheval,à dos de chameau et, aussi risible que tragique soit-il, à dos de mule.Ce que ces imbéciles ne savent pas,c’est que le monde entier a VU CA !!!!!Quelle crédibilité te reste-t-il à présent ya khadim lihoud ? 1 millier de blessés,certains dans un état grave dans la place assiégée ,juste pour que tu t’accroches à ce maudit koursi.Remarque importante :l’armée est complice dans ce carnage,il n y a aucun doute la-dessus ,leur passivité et leur indifférence sont là pour le prouver,elle pourra toujours dire qu’elle a reçu des ordres,à l’instant on attaque les assiégés à coup de cocktail-molotov depuis les terrasses d’immeubles,et el-jazeera est attaquée au satellite arabsat ou badrsat,surement pour « finir » les assiégés à huis-clos à une heure tardive. à suivre………..




    0
  • Rbaoui
    2 février 2011 at 23 h 27 min -

    Mubarak protesters in complete retreat. This is incredible. Spectators running from their position on the overpass. Barricades being moved
    #25Jan
    21:20 GMT




    0
  • Hamma
    2 février 2011 at 23 h 37 min -

    Moubarak abat sa dernière carte: « la terreur! »
    Même les journalistes arabes et étrangers sont pris pour cible par ces escadrons de la mort et du désordre. Malheureusement pour lui et ses partisans, le monde a tout vu, tout entendu et tout compris. Désormais, ce ne sera plus comme avant car, ni les USA, ni Israël, ni l’UE et ni les monarchies arabes n’étoufferont cette révolution de nos frères et soeurs Egyptiens.




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  • Rbaoui
    2 février 2011 at 23 h 49 min -

    http://twitpic.com/3vvqeg #jan25
    #egypt. after nearly loosing it, the protesters have made a comeback..taking back large parts of tahrir
    21:40 GMT




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  • brahim
    3 février 2011 at 1 h 38 min -

    c’est le dernier quart d’heure du larbin d’israel moubarek et de son regime illegitime ,c’est la fuite en avant -ils ordonnent aux militaires de ne pas intervenir et envoient les policiers et les agents des services de securite en milliers armes pour s’affronter aux anti-moubarek il execute exactement ce qu’il avait dit dans son discours la stabilite ou le chaos .le chaos est la recette de ses freres sionistes.
    INSHALLAH VENDREDI SERA SON DERNIER JOUR EN EGYPTE ,IL MOURRA COMME UN APATRIDE EN ISRAEL SA MERE PATRIE




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  • Ali La Pointe
    3 février 2011 at 10 h 03 min -
  • Koulou
    4 février 2011 at 3 h 41 min -

    Je ne sais pas si on suit les mêmes événements ou non. Il y a à peine une semaine toute l’Égypte (84 Millions moins La police et l’armé) était hostile au gouvernment, soudainement comme par enchantement l’Égypte s’est scindé en deux groupe les PRO et les ANTI Moubarak.
    Il n’y a pas de Pro Moubarak Messieurs. il y a la population et la milice(Armé, Police et Sécurité confondus) qui sont à la solde de leur gouvernement. C’est ça la dictature, gouverner par la force et si par malheur on essaie de résister ou manifester son mécontentement on vous brise l’échine. Les dictateurs considérent que le pays tout entier leur appartient ainsi que la population. Il a été prouvé aussi que le dictateur puise sa force dans la haine et le reflus psychologique emmagasiné durant sa vie de jeunesse qu’il n’a pas eu. Exemple: Saddam Hussein d’Irak, Orphelin et élevé par son oncle, Moubarak issue d’une famille pauvre et envoyé par son père dans un corps de l’armé pour subvenir à sa famille, Boutef Algérie(Lisez le livre de Benchikou) dont personne n’en voulait, élevé par l’armé de libération, Ben Ali de Tunisie, issue lui aussi de famille pauvre. La liste est longue, sans parler de ses chameliers de l’âge de pierre que sont les émirs du golfe. Ces gens là n’ont pas eu une jeunesse heureuse comme tous les enfants nornaux. Ils ont été privé de tout plaisir de vie d’adolescence, ils n’ont pas connu la joie de vivre, alors à l’âge adulte, ils refoulent leur méchanceté et leur haine sur les autres et si par malheur on les contredit ou essayer de les défier ils n’hésitent pas à utiliser tous les moyens inimaginables pour assoir leur supprémacie. Leurs cupidités n’a pas de limite.




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  • Congrès du Changement Démocratique