Édition du
30 March 2017

Bassin sud de la méditerranée, ou les dissidences citoyennes

Mourad KACER*.

Déjà dans les temps primitifs, les communautés humaines se sont regroupées pour former les premiers embryons d’organisation et de gestion de leurs affaires collectives, défendre leurs intérêts communs contre les adversités multiples auxquelles elles faisaient face et garantir leur survie en tant que communautés  partageant les même destins.

Depuis, et jusqu’à nos jours, ces formes d’organisations sous l’effet de facteurs multiples, surtout économiques mais aussi culturels et religieux, ont évolué jusqu’à l’émergence des pays, des Etats et des gouvernements.

Ces processus historiques, largement analysés par des études multiples, très riches et souvent contradictoires ne sont pas l’objet de cette courte contribution. Ici, il y a juste lieu de retenir, qu’indéniablement, de toutes les formes de gouvernement, le système démocratique reste celui qui assure la participation la plus large et la plus effective des individus dans la gestion de leurs affaires  et la détermination de leur avenir. Le meilleur moyen d’arbitrage et de régulation des contradictions qui traversent le corps social de chaque pays.

Les pays occidentaux ont connu cette évolution vers la démocratie, avec  ses corollaires (libertés d’expression et d’organisation, suffrage universel,  alternance, séparation des différents pouvoirs), souvent au prix d’orgies de sang et  en passant par des étapes historiques qui ont engendré son avènement naturel.

Le système démocratique, né dans le sillage du libéralisme, mais point  son unique apanage est loin d’être figé. Il a connu une évolution permanente grâce à l’apport des courants de pensée progressistes, humanistes, écologistes…etc. Et de leur imbrication et  concessions mutuelles (notion de droit de  l’homme, de sociétés civiles, démocratie participative, de développement durable …).

A la lumière de quoi, la démocratie ne peut être le propre de certaines  sociétés et  serait incompatible avec  d’autres. Suggérer qu’il puisse exister des niveaux de maturité  des peuples qui la rende accessible à certains et non à d’autres comme le prétendent  certaines  théories ne relève ni plus ni moins que de la stupidité intellectuelle. La démocratie est  une donne incontournable qui s’inscrit dans le sens de l’histoire. Plus on la refuse, plus son avènement  s’accélère.

Les autres pays africains, asiatiques, latino-américains et avec quelques différences les pays de l’est, sont dans leur immense majorité nés de processus de décolonisation forcés. A ce titre les idéaux de liberté, de citoyenneté et les aspirations à  la justice  chez les peuples de ces pays ont germés dans la résistance et la lutte contre les systèmes coloniaux prédateurs, répressifs et injustes à outrance.

Ces idéaux et aspirations sont restés vivaces. Ils se sont transmis comme une mémoire commune, d’une génération à une autre au sein de ces peuples opprimés et spoliés de leurs libertés par l’installation aux commandes de leurs affaires de véritables gouvernements vassaux qui, au fil des temps et des renoncements, se sont avérés être de véritables reliquats, et même pire que les régimes coloniaux. Le cas de l’Afrique et du moyen orient est tristement éloquent : monarchies dignes des temps médiévaux, en passant par des dictatures abjectes, l’autoritarisme est devenu le mode de gouvernance par excellence, sous l’œil bienveillant et encourageant des puissances occidentales qui ne pouvaient trouver meilleurs alliés à leurs intérêts.

En Amérique latine et en Europe de l’est, la rupture de l’ancien ordre bipolaire a laissé place à des transitions plus ou moins pacifiques vers la démocratie. Même si beaucoup de choses restent à faire. Il y a lieu de reconnaitre que le chili n’est plus celui de Pinochet tout comme la Pologne ou la Hongrie d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec celles de l’ère stalinienne.

En Afrique subsaharienne, longtemps ravagée par des conflits internes nés du tracé des frontières coloniales, quelques  pays comme le Ghana, ont réussi, sans grands heurts à s’amarrer aux rivages de la démocratie. Ils constituent aujourd’hui des exemples intéressants. D’autres pays de la région commencent à rejoindre ce petit peloton.

Pour le reste, plus l’aspiration des populations aux changements est forte, plus les manœuvres des régimes postcoloniaux, foncièrement corrompus et autoritaires  pour se maintenir et se recycler sont féroces. Les cas de la côte d’ivoire, du Niger, du Gabon, Cameroun… sont éloquents de ce mépris de la volonté populaire.

Dans le même registre l’Afrique du nord et le moyen orient sont des cas d’école. De l’autoritarisme dans la gouvernance jusqu’à la transmission quasi dynastique du pouvoir, les régimes en place ont systématiquement bâillonné toute aspiration au changement  et réprimé toute velléité d’opposition et d’émancipation.

Que ce soit sous forme de monarchies médiévales, comme au Maroc ou dans les pays du golfe. Que ce soit sous forme de républiques à façades  démocratiques où les généraux détiennent l’essentiel du pouvoir ; la tyrannie est le dénominateur commun à ces régimes dont la gouvernance est synonyme de paupérisation, de corruption généralisée, de répression et de mise au pas de toute voix discordante. Des Etats de non droits où les citoyens sont humiliés et la dignité bafouée.

Dès lors la rupture des populations d’avec ces régimes honnis n’a d’égal que la révolte généralisée qui a traversé ces sociétés telle une lame de fond ces dernières décennies.

Le soulèvement, surtout de la jeunesse, dans  ce petit pays aux allures paisibles qu’est la Tunisie n’est juste que la face cachée de l’iceberg. C’est un maillon d’une chaine de révoltes qui, comme des volcans qui rentrent en irruptions, vont éclater à court terme dans l’ensemble nord-africain surtout et au moyen orient si rien n’est fait pour anticiper des changements nécessaires, même déchirants.

On n’a pas fini d’admirer le soulèvement du peuple tunisien qui a chassé Ben Ali aux cris du mot d’ordre ‘dégage tyran’ qu’éclate une autre révolte en Egypte exigeant le départ d’un autre tyran criminel, symbole d’un autre régime autoritaire et corrompu.

Le refus de ces régimes de toute réforme digne de ce nom et d’ouverture de processus de transition vers la démocratie réelle et leur entêtement à se maintenir par divers subterfuges contre la volonté des populations finira à court terme par libérer des révoltes, peut-être plus radicales, qui les emporteront  surement mais qui malheureusement peuvent être porteuses de périls nouveaux.      La même attitude prévaut un peu partout dans les pays riverains du sud de la méditerranée.

L’occident qui s’est toujours accommodé des dictatures dans les pays nord-africains  et du moyen orient quand il n’a pas tout fait lui-même pour les créer, les maintenir et les soutenir est aujourd’hui acculé. Il doit non seulement   changer de vision, de comportement et de stratégie vis-à-vis des peuples du Sud mais  lâcher ses suppôts et reconsidérer ses intérêts. La révolution  démocratique est inévitable, elle s’inscrit dans le sens de l’histoire.

Qu’on se le dise immédiatement, la Tunisie ne sera plus comme avant. Telle qu’y sera l’évolution de la situation politique, la démocratie  gagnera et l’exemple ne sera que plus encourageant.

La fuite sans gloire du tyran Ben Ali et la chute de son régime, la perspective de son éventuel jugement ainsi que celui de tous ceux qui ont dilapidé les biens du peuple tunisien sous son règne, l’humiliation et la disgrâce du raïs d’ Egypte  doit faire réfléchir ceux qui continuent à refuser les demandes sociales et politiques des populations de cette région, creuset de résistances.

Ne serait-il pas plus judicieux d’anticiper en enclenchant des transitions pacifiques dans le sens d’un  changement radical de ces régimes tant   corrompus que rejetés ?

Le cas de l’Algérie est illustratif. Un pays ayant enduré la plus grande période de colonisation (car de peuplement), la plus barbare de l’histoire et le processus de décolonisation le plus douloureux. Le peuple algérien  qui a souffert des pires privations, exactions et dégradations  a eu son indépendance au prix de sept ans de guerre des plus atroces et de terribles sacrifices, nullement consentis   ailleurs. Ses aspirations à la démocratie, la justice et la dignité  sans comparaison aucune ont  été  vite détournées par l’instauration d’un régime autoritaire et clientéliste, où l’essentiel des décisions sont aux mains de l’armée. Nous en sommes encore là cinquante ans après malgré les demandes de la société (en témoignent les événements de 80, 88 et d’autres manifestations et émeutes  multiples; souvent réprimées dans le sang). Entre temps  le système  s’est plusieurs fois replâtré en se dotant de façades démocratiques mais jamais changé dans le fond. Pire encore, sur le mode clanique et maffieux de son fonctionnent se  sont développés  les pires dérives : assassinats, répression, mal gouvernance, corruption et dilapidation des richesses du pays …

L’Algérie est un vaste pays très riche. Ses  populations vivent dans un dénuement avancé,  où la précarité  y est reine  au moment où les richesses du pays sont systématiquement dilapidées et la corruption généralisée souvent étalée publiquement par des scandales jamais élucidés quand ils ne sont qu’outils à des règlements de compte  maffieux.

Le chômage si élevé des jeunes et leur vie si désespérée que lorsqu’ils ne versent pas dans la violence  bravent la mer sur des embarcations de fortune pour un occident supposé, fantasmé plus accueillant, du moins pour ceux qui ne finissent pas noyés dans les eaux glaciales de la méditerranée. Parfois c’est complètement  le renoncement à la vie, en optant pour le suicide que nos jeunes choisissent pour protester contre leurs conditions. La série d’immolation de ces dernières semaines  en est un exemple.

L’insécurité y est organisée de façon méthodique et les champs politique et des libertés complètement verrouillés. Les organisations autonomes de la société civile anéanties au profit de dizaines de milliers d’autres, satellites du régime, creuses, mais dynamiques dans leur participation à la rapine  des deniers publics. Le pluralisme est réduit à celui des cercles courtisans. Toute contestation sévèrement réprimée. L’état d’urgence instauré depuis 20 ans profite aux manœuvres de consolidation du régime.

De façon générale, un état d’urgence ne méritera pas son nom s’il ne restreignait pas les libertés et les activités politiques. En Algérie encore plus. Tenter ridiculement  de défendre le contraire comme argument de l’inexistence de différence entre son maintien ou sa levée  amoindrit  l’argument de son maintien pour des raisons sécuritaires. D’ailleurs  nous a-t-on donné une explication à ses raisons sécuritaires ?

La colère gronde plus que jamais en Algérie, pendant que le régime, sourd aux demandes de la société s’occupe pernicieusement à organiser son maintien et refusant toute solution de sortie de crise dans la perspective d’une transition véritable vers la démocratie. Le pays  est comme enceinte d’un soulèvement même si les moyens de propagande digne de l’époque stalinienne et les cercles clientélistes du régime arrivent à masquer la réalité. Pour éviter que l’exaspération ne se transforme en embrasement aux conséquences  parfois périlleuses, et au lieu de chercher à trouver des différence entre la Tunisie ou l’Egypte et l’Algérie pour se donner bonne conscience et balayer du revers de la main les risques de soulèvement important en Algérie est une autre insulte à ce peuple qui après 130 ans d’assimilation coloniale a pris les armes pour se libérer.

Il est plus adéquat  que les cercles décideurs du régime acceptent son changement radical en engageant un processus de transition démocratique fondé sur le retour à la souveraineté réelle du peuple en prenant les premières mesures  suivantes :

-le rétablissement  effectif de toutes les libertés, incluant la levée immédiate de l’état d’urgence et l’ouverture des champs politique et médiatique.

-la préparation de véritables élections pour une assemblée constituante, balisées au préalable d’une  clause de non remise en cause des principes démocratiques  et du principe de séparation de la politique et de la religion ainsi que de la garantie de l’introduction de tamazight en tant que langue nationale et officielle.

-l’interdiction définitive de l’intrusion de l’armée dans les affaires politiques sous quelque forme que ce soit.

New York, le 03/02/2011.

*Ancien premier secrétaire de la fédération FFS de Tizi Ouzou.


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9 Commentaires sur cet article
  • ath yenni
    5 février 2011 at 17 h 44 min -

    Bonjour Mr KECER

    J’ai lu votre brillante contribution jusqu’à la fin, et je tombe sur une conclusion trop hâtive pour être réaliste :

    « les cercles décideurs du régime » n’accepterons jamais d’engager la moindre réforme qui remette en cause leurs positions de rentiers et de tuteurs sur le peuple algérien.

    Le seul moyen, l’unique salut, d’arriver à redémarrer notre pays sur de nouvelles bases démocratiques c’est de dire à ce système en entier :  » DEGAGE ! »

    Il ne sert à rien de « réformer » avec de l’ancien, on arrivera toujours au même résultat : la confiscation de la volonté populaire.

    La Révoltion Algerienne 2.0 viendra de la jeunesse, elle devra balayer tout le système, et la chute symbolique de Boutef et des hauts dignitaires de l’Armée et du DRS comme seule et unique condition d’une réforme véritable.

    Tout le reste ne sera que rafistolage et bricolage du système.

    Bien cordialement




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  • Djamal Si Hand
    6 février 2011 at 0 h 13 min -

    Azul a l’ancien,
    Je voulais vous remercie pour ta contribution. Je me permet juste de vous proposer de réorganiser un peu les revendications que vous venez énumérées plus haut, par ordre de priorité.
    Je commence par la dernière, c’est a dire « l’interdiction définitive de l’intrusion de l’armée dans les affaires politiques sous quelque forme que ce soit » qui est considérer comme la cause même du désastre qui a ravager le pays et qui continu a le ravager, et ce depuis la deuxième moitie de la guerre de libération nationale (1954-1962).
    Pour les deux autres, je dirais que c’est une suite logique de la première.

    Djamal de virginie.
    Salam




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  • merzouk
    7 février 2011 at 6 h 32 min -

    merci mourad pour ta contribution




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  • Mahieddine Lachref
    8 février 2011 at 19 h 42 min -

    Bonjour camarade Mourad, Mourad l’Ancien,
    Permettez-moi de vous appeler moi aussi « l’ancien » car, en fait, même si vous ne me connaissez pas bien étant donné que je ne suis pas de votre génération(moins âgé que vous), moi, au contraire, je vous connais et je vous avoue que j’admirais, à l’époque, beaucoup vos discours à l’université de Tizi-ouzou. Très heureux de vous écouter de nouveau et de vous savoir toujours impliqué dans les affaires politiques du pays, et ce, même si j’étais et je suis toujours certain que l’homme que vous êtes, le militant que vous êtes, ne peut jamais renoncer à ses idéaux. En effet, très souvent, lorsque je fais des sauts à l’université de Tizi-ouzou, voir Boujemaa qui y enseigne, nous parlons, tous les deux, longuement de vous et des inoubliables moments qu’on a passé avec vous à l’université évoquant tantôt « la place rouge » de Oued Aissi, tantôt « le cabinet noir » dont vous qualifiait Ahmed Djedai, « Said », Kamel, et toute la clique., et insistant surtout sur les qualité qu’a l’invétérable militant que vous êtes. Encore une fois, je suis très content de vous retrouver et de lire votre contribution que je trouve personnellement on ne peut plus lucide. Je vous passe un grand bonjour, de ma part et de la part de Boujemaa d’Illelten. Au plaisir de vous relire.
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • farid timsit
    9 février 2011 at 12 h 41 min -

    merci a l’ancien pour la contribution mais comme vous le savez aussi bien que moi, nos dirigeants sans aussi bourreaux qu’on le croit pour céder à ce règne de médiocrité, je tient en cette occasion de te félicité à nouveau.
    seule la lutte paye
    vive la volonté populaire
    vous étiez et vous serais toujours la fierté de notre universitaires tizi-ouziens .
    thanmirt stusda




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  • Général AB
    9 février 2011 at 19 h 01 min -

    Oui M. Kacer!
    Nous avons maintenant la chance de voir vaciller le dernier empire depuis la chute de l’empire sovietique en 1991! la véritable fin de la guerre froide a lieu maintenant depuis la révolte de la Tunisie et celle de l’Égypte. Oui, devant cette chute du dernier pôle déclaré dominant, la chance réside pour nos pays arabo-berbéro-musulmans de tirer les enseignements de la pseudo-démocratie occidentale pour mettre en place la notre (Démocratie parlementaire et participative) et démontrer que nous apprenons du capital historique de l’humanité. La chance réside aussi pour nous d’avoir été le «tipping point» (point de basculement vers un autre état d’équilibre) de cette comédie et de cette fourberie mondiale.
    L’Égypte et l’Algérie, sans minimiser la BRAVE TUNISIE, constituent respectivement sur le plan géopolitique ce tipping point pour les usa et la france. C’est une immense chance pour notre peuple de comprendre cela et décider maintenant de travailler pour rétablir notre place dans le monde et chasser les serviles agents médiocres et traitres de nos pays qui utilisent la détresse des jeunes de parking et de la zetla pour en constituer leur phalanges!
    je vous conseille de lire :
    «The American Way of War: How Bush’s Wars Became Obama’s» de Tom Engelhardt
    et
    «Les origines du déclin de la civilisation arabo-musulmane ou les sources du sous-développement en terres d’Islam» de Rachid Aous

    Général AB d’EL_AHRAR




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  • arris Bouaziz
    12 février 2011 at 13 h 36 min -

    Certes, c’est une bonne contribution, mais dites-moi Mourad: Pourquoi vous prenez toutes les gens qui ne partagent pas vos idées ou qui n’adhérent pas à votre FFS pour des gens de la sécurité militaire? À savoir que je suis l’une de vos victimes. Vous m’avez toujours collé cela (je suis monsieur Bouaziz, je vis actuellement en Allemagne, renseignez-vous sur ma famille Bouaziz à Draa el Mizan. Mon père est un ancien du FFS de 1963 et ma sœur (avocate de profession) est membre du bureau communal. Et puis, si le FFS s’autoproclame l’opposition, que faites vous en tant qu’élus FFS aux populations locales. Hélas ! Le FFS applique aveuglement et pertinemment ce que le régime lui ordonne. Je vous parle en connaissance de cause car j’ai vécu cela comme Journaliste et correspondant.
    PS : La vraie opposition, c’est l’application de son programme une fois à la tête d’une APC ou d’une APW, car le mandat émane du peuple.

    Vivent les jeunes algériens. Vive la jeune génération

    Merçi Mr Kacer.




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  • Amourad
    26 février 2011 at 9 h 34 min -

    Bonjour

    Le fait que nous soyons tout les deux issus du même village, et que nous ayons fait la même université et à la même période ne m’empêche pas de lire ta contribution avec beaucoup d’objectivité et de critique.
    honnêtement mourad, tu peux faire mieux que de rester prisonnier de la terminologie du FFS.

    vu ton niveau et tes capacités, peut faire mieux
    Cordialement




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  • Rabah DJAROUN
    7 mars 2011 at 17 h 34 min -

    Monsieur Kacer,
    J’ai lu avec beaucoup d’attention votre contribution si pertinente et brillante.
    Laissez-moi vous dire également que j’admire énormément votre façon de voir évoluer les choses et ces épisodes d’un nouveau monde qui se dessine si vite. Personne, à moins qu’elle ne soit visionnaire, n’aurait pu avoir une intuition juste de l’avenir et prédire ce vent, cette tempête des peuples soifs de liberté et de justice ! Nous voilà de nouveau à la croisée des chemins, devant un rendez-vous historique et un grand tournant. Le temps des révolutions n’est finalement guère révolu, et le revoilà ressusciter et renaître de ses cendres, mais dans quelle conjoncture ? Celle des plus dures ! Nous voilà assister aux départs impulsifs des tyrans. Rousseau disait : « Le despote n’est le maître qu’aussi longtemps qu’il est le plus fort ! ». Le temps est venu pour qu’ils récoltent la tempête d’un vent semé après des décennies…de misère et de confiscation de libertés, d’une part, mais aussi de l’autre part, le vent semé par l’impérialisme occidental que paie hostilement notre pauvre continent si fragile! Répercutions directes d’une mondialisation sauvage et sans merci. Le pire est à venir à court terme. Certes, la rue était toujours le berceau des révolutions et des soulèvements mais canalisés objectivement dans un sens déterminé, ce qui le diffère d’un soulèvement populaire.
    Espérant que cette épopée, ainsi souhaitée par les peuples, puisse aboutir à un dénouement heureux et fructueux loin de ceux qui pêchent en eaux troubles particulièrement dans ce pauvre continent armé à flots quoi qu’il ne produise la moindre gâchette ! Il serait tout de même bien présomptueux de prévoir ce que ces mouvements vont donner.
    Amicalement,
    Rabah DJAROUN.




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  • Congrès du Changement Démocratique