Édition du
24 March 2017

Ne prenons pas les Algériens pour des minables !

Abdelmadjid Aït Saâdi

Ces derniers jours en lisant notre quotidien LQA, j’ai eu l’impression que certains intervenants continuent de nous ressasser la sempiternelle sortie de crise, qui consiste à faire du neuf avec vieux, c’est-à-dire du rafistolage avec des pièces défectueuses provenant de la « casse »… !
Voulons-nous donc discuter du « Statut de l’Algérie de 1947″ ? comme le proposaient les gouverneurs et le gouvernement français coloniaux, et au mieux des patchworks gaullien de 1958, pour faire de nous ces « citoyens français » révisés sauce Système FLN, revu et corrigé par les DAF, dans leurs différentes moutures abusivement appelées « constitution » puis remodelées au fur et à mesure des circonstances, comme on change de salopette selon le travail à faire ???

Décidément, d’aucuns prennent les gens et les intellectuels et politiques algériens pour des minables !

Les pseudos marches pour demander le départ de Bouteflika n’apporteront rien de bon, sinon que nos maîtres le remplaceront par un autre choisi au sein du système, du type Ghanouchi ou Omar Souleyman, et la farce continuera.

Il ne s’agit pas simplement d’hommes, mais avant tout de mettre à bas le système qui nous a mené à la banqueroute politique, a enfanté des monstres assassins dans chaque bord de notre spectre social et administratif ou populaire, du fait d’une politique culturelle INEXISTANTE sinon balbutiante et détournée de son cours naturel, et pire, a laissé prospérer la haine parmi le Peuple pour qui le culte du « héros » est devenu synonyme de « prise de pouvoir » par n’importe quel moyen et le garder un signe d’intelligence et d’efficacité pour « défendre des valeurs partagées » et une prémunition contre le « danger extérieur »…
Sauf que les options fondamentales, n’ont jamais été soumises à débat, ni à un quelconque plébiscite aussi bien tacite, en témoignent les différents soulèvements régionaux à base culturelle, qu’économiques ou politiques, en témoignent les différents mouvements de grève dans les secteurs les plus stratégiques du monde professionnel !

Pour faire plus court, il ne sert à rien de déblatérer de l’État d’urgence, de l’interdiction des marches, si le peuple ne recouvre pas sa dignité de CITOYEN avec son pouvoir sur les URNES, et qu’il devienne l’émanation EXCLUSIVE du « pouvoir » qu’il exerce à travers ses représentants par lui SEUL désignés et non plus « proposés » par des cercles « occultes » et agréés par eux !

Tant que la « police politique » demeurera, changer de président restera synonyme de labourage dans un terreau miné et non arable et stérile !

Pour que la police politique soit éradiquée et que ses membres soient réorientés vers des missions plus nobles de défense de l’intégrité du territoire, il faut au préalable passer à une deuxième république, avec des institutions nouvelles, une Constitution nouvelle à la rédaction de laquelle sera invité le peuple, d’une part, et ses nouveaux représentants à élire rapidement, après dissolution des APN, SENAT et organes anti-démocratiques qui gravitent autour du gouvernement et sont l’émanation de l’armée, pour maintenir les CIVILS sous tutelle, en renvoyant l’armée et tous ses démembrements dans leurs casernes, tout comme le gouvernement actuel qui doivent être démissionnés, et remplacés par des technocrates non impliqués dans les scandales !

Que Bouteflika reste ou parte ne changera rien au statut des Algériens, mais que le système dont lequel il barbote soit démantelé, changera le comportement de ses successeurs et nous verrons que les Tewfiq et autres « tuteurs » qui leur succèderont inexorablement, n’auront plus le droit de s’immiscer dans la politique, et que s’ils venaient à le faire, ils seraient IMMEDIATEMENT mis aux arrêts et déférés devant la Cour martiale et révoqués définitiveùent de l’armée qui n’aura d’autre rôle que de SERVIR la Nation algérienne et le drapeau et non plus le SYSTEME et les hommes du système !

Dans une armée où les militaires sont comptables devant les civils et où les civils seuls ont le droit de légiférer, d’exécuter les lois, le ministère de la défense ne devra plus être tenu par un militaire, mais par un civil et le budget de la défense contrôlé par une commission de l’Assemblée parlementaire, tandis que les corps de sécurité, seront soumis à un ministre de l’intérieur n’ayant aucune attache avec l’armée !


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33 Commentaires sur cet article
  • Salah-Eddine SIDHOUM
    4 février 2011 at 14 h 28 min -

    Il est impératif de recentrer les débats sur le problème de fond qu’est le CHANGEMENT RADICAL. Je rejoins votre analyse comme celle de notre frère Ali sur les véritables maux de l’Algérie qu’il faut éradiquer. C’est notre jeunesse (« arayas » pour certains) qui décidera du moment du changement, comme l’ont fait les tunisiens et les égyptiens. Et elle n’aura pas besoin de tuteurs en col blanc pour lui fixer une date. Surtout pas ceux qui tiennent la canne par son milieu. Quant aux volontés sincères, il est de leur devoir d’accompagner ce mouvement populaire pour éviter qu’il soit détourné de son fleuve par de nouveaux imposteurs et opportunistes.
    Merci, mon cher Abdelmadjid.
    Salah-Eddine




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  • echecs et maths
    4 février 2011 at 15 h 32 min -

    comment parvenir a defaire ce cancer qui c est propage dans toutes les spheres de la societe sans un front unitaire est des mots d ordre claiclaire DRS et boutef ET UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION CAPABLE D ASSUMER SA MISSION AVEC UN EFFET RETROACTIF AU 05 juillet 1962 sans oublier les situations geopolitiques que notre pays a creer depuis cette date a ce jour . Nous avons le devoir de sensibiliser notre jeunesse qui est a l aube de la revolution que depuis l independance des hommes et des femmes n ont cesses de lutter pour la democratie en algerie et que leurs sagesses est indispensable pour l unitee de la nation contre les ennemis de l interieur et de l exterieur.




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  • amel
    4 février 2011 at 16 h 34 min -

    Je suis d’accord avec monsieur Saadi , preuve en est que le conseil des sinistres qui vient de se tenir continue à rabbacher les mêmes mensonges , il faut comprendre que Boutef n’est qu’un pion dans l’échiquier tenu par les ventripotents de l’armée et de sa police ,c’est le système qu’il faut raser ,boutef n’a fait que lire ce que ses marionnettistes lui ont suggéré de déclarer , c’est -à-dire que tout doit rester tel quel et avec les mêmes fossoyeurs du pays ,d’ailleurs la plupart de ceux qui régentent le pays n’habitent pas club-des-pins,pour répondre à certains internautes ,ne se sont terrés là-bas que les opportunistes ,ceux qui détiennent le pouvoir n’ont peur de personne , seulement je leur dirai : qui vivra,verra




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  • ben mohamed
    4 février 2011 at 17 h 48 min -

    Bravo pour cette analyse.
    Il faudrait propager ces excellentes idees parmi la population.
    LES PLUS GRANDS VOYAGES COMMENCENT PAR UN PAS…




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  • mihoubi
    4 février 2011 at 18 h 16 min -

    A Monsieur Aît Saâdi,

    N’ayez crainte Monsieur Aît Saâdi. Le peuple est plus politisé et c’est exactement ce que vous écrivez qui va être exigé -arraché- ; quant à moi je suis optimiste reste ce que cela nous coûtera. C’est tout.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    4 février 2011 at 19 h 52 min -

    Assalam;
    Je viens de constater que mon article, que j’avais en réponse, sur un autre sujet, est passé en article à débattre.
    Je suis confus en me relisant à postériori, par le nombre de fautes que j’ai commises, avec en plus des mots qui manquent et des idées incomplètes et à peine ébauchées, ceci parce qu’il fallait faire très vite avant d’aller à la salat al-joumou’a, évidemment.

    Que mes lecteurs m’en excusent, d’une part, mais surtout et c’est ce qui m’a amené à cette nouvelle intervention, je demande à notre frère Si Salah-Eddine Sidhoum, s’il pouvait nous donner la possibilité d’édition de nos textes, avant leur envoi, ou même à postériori, ainsi que les autres jeux de caractères et si les textes ou références en arabe, pouvaient être mis en caractères un peu plus gros, pour plus de lisibilité, et ceci, même si nous sommes sur un site francophone.

    Jazakoumou Allah, et qu’Allah Guide nos pas et nous illumine de Sa Science et de Sa Sagesse !




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  • ahmed 22
    4 février 2011 at 20 h 04 min -

    Hé bien,les analyses postés sur lqa en ce moment sont plus pertinentes les unes des autres, pleines de véracités,très explicites et vont directs au but; changement radical du système est,et,doit être le seul mot d’ordre des revendications du peuple clamées haut et fort à l’unisson dans toute l’Algérie semblable au 1er nov 54!




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  • سمير ناصر
    4 février 2011 at 20 h 23 min -

    لا بديل عن نظام مدني ديمقراطي يعيد السيادة للشعب. المطالبة برأس بوتفليقة لن يحل التعفن السياسي الحاصل بسبب طبيعة نظام الحكم. حان الوقت للمطالبة بتاسيس نظام مدني و اعادة الجيش الى موقعه الطبيعي كمؤسسة تابعة للدولة و ليست وصية على الدولة. الدولة يحميها العقد الاجتماعي الذي تتفق عليه القوى السياسية الشعبية




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  • Ait Mohand Ouwidir
    4 février 2011 at 20 h 32 min -

    @ben mohamed.

    Trés bien dit ! Elle ressemble beaucoup à la sentance dite par MAO TSE TOUNG le grand timonier de la Chine révolutionnaire lorsqu’il dût fuire en direction du nord avec son armée communiste les troupes du nationaliste TCHANG KAI CHEK soutenue alors par le camp occidental. MAO avait dit à ses hommes :

    LES GRANDES DISTANCES COMMENCENT TOUJOURS PAR UN PETIT PAS !

    La suite, tout le monde la connaît…

    Ainsi du simple statut de sujets coolis qui portaient de simples nattes et qui tiraient les pousse-pousses sur lesquels prenaient place les occidentaux qui leur donnaient des ordres sur un ton outrageant et plein de mépris….. les chinois sont devenus aujourd’hui la SECONDE puissance mondiale avec un développement à DEUX chiffres chaque année !!! Et….. une puissance nucléaire en voie de détroner les U.S.A. eux-mèmes dans les 25 prochaines années…

    Tanmirth.




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  • radjef said
    4 février 2011 at 20 h 39 min -

    Bonsoir tout le monde. Que faut-il faire pour réaliser le changement ? D’abord sommes nous capables de le réaliser ? A l’allure ou vont les choses, je crains fort qu’on va non pas terminer le congrès de Tripoli, mais le rééditer…Partisans du changement ou juste des postulants pour remplacer les hommes forts du régime ? Il faut qu’on nous explique la chose. Car dés que quelqu’un propose une idée de rassembler (et je ne vise pas ici les gens qui ont appelé à la marche du 12 février prochain) les forces de l’opposition, on lui trouve plein de défauts et d’insuffisances. C’est le koursi qu’on drague ou c’est le changement qu’on veut ? Il faut nous décider, parce que par nos agissements on n’est pas mieux que les gens de la coordination ou s’entassent Saadi et le MDS. Y a-t-il une possibilité de rassembler le FFS, Rachad, la Coordination de l’Appel du 19 mars, Samraoui, Khelil, Addi Lahouari, Djerbal,Mehri, Hidouci, Sançal, Djebar, Ait Ahmed, Hamrouche… de dégager un programme commun avec un homme de consensus et de proposer du concret au peuple, oui ou non ? Tout le reste n’est que littérature et fantasmes. Le peuple aujourd’hui a besoin d’action et nonun paternalisme chiant et dégradant !




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  • echecs et maths
    4 février 2011 at 21 h 47 min -

    le president au debut de son mandat a eu une citation legendaire
    IL A DIT LA LAINE SE TISSE AVEC ASSUIDITE .
    FINALEMENT JE CROIS QUE C PAR LUI QUE VIENDRA LE CHANGEMENT .CES MULTIPLES SEJOURS EN SUISSE LUI ONT PERMIS D ADMIRER EN SILENCE LE GENIE DE L OPPOSITION ALGERIENNE.




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  • Tweets that mention Le Quotidien d’Algérie » Ne prenons pas les Algériens pour des minables ! — Topsy.com
    4 février 2011 at 21 h 53 min -

    […] This post was mentioned on Twitter by algerieindepend, diego. diego said: Ne prenons pas les Algériens pour des minables ! #algeria #algerie http://bit.ly/g2z4Mf […]




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  • brahim
    4 février 2011 at 22 h 36 min -

    lE CHANGEMENT VIENDRA PAR LE PEUPLE
    Ne le defendez pas LE CRIMINEL ET DICATATEUR bouteflika en disant qu’il n’est pas responsable et que ce sont juste les generaux qui commandent -il est responsable a part entiere comme tous les generaux criminels ils executent leurs recettes car son souci unique est de mourir president QUI EST RESPONSABLE DE LA CORRUPTION ,CANCER DE L’ALGERIE ? N’EST-IL PAS LE PREMIER CORRUPTEUR QUI A CORROMPU MEME DES GENERAUX POUR QU’ILS AILLENT EN RETRAITE ?N’A T-IL PAS CORROMPU LES DEPUTES?LES FELLAHS ?LES  »etudiants » ? AVEZ VOUS OUBLIEZ DEJA SES AMIS ET MINISTRES CHAKIB KHELIL, TEMMAR,GHOUL,ZERHOUNI,OULD KABLIA ,BENKHADEM? SAID BOUTEFLIKA N’EST -IL PAS LE PLUS GRAND CORROMPU D’ALGERIE ?
    bouteflika DEGAGE tu es les maux de l’algerie ,tu es pourri corrompu et corrupteur tu as l’esprit de copinage et regionaliste tu n’as jamais ete un nationaliste l’algerie est le dernier de tes soucis alors une fois de plus DEGAGE




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  • karima
    4 février 2011 at 23 h 19 min -

    Monsieur SidHoum, est-ce que les Tunisiens et les Egyptiens ont fait comme on a fait en 1988? Non, Ils s’enfichaient pas mal!
    A mon avis imposer a Bouteflica le changement a la tete du gouvernement et tous les ministres.
    Je partage le point de vue qui emane de cet article , ca ne sert a rien de demander a Bouteflica de partir il est partant ,le faire c’est vouloir exiber une certaine forme de stupidite.Si l’etat interdit la manif a Alger , il faut respecter et maintenir la manif sur tout le reste du territoire algerien.
    Vouloir bousculer un systeme et des mentalites et esperer les metamorphoser tient de l’utopie, soyons raisonnables et lucides.
    Le premier pas est passe,1988 jusqu’a maintenant et maintenant commence le deuxieme……mais si vous insistez a faire cette marche sur Alger, je vous dis le pas est mal parti mais je vous souhaite bon courage.Au fait, pour le moment le systeme n’est pas mort en Tunisie et pour l’Egypte ca perdure pour la simple raison est que les puissances cherche une sortie a la crise.Nous avons la chance de le faire sans l’interference des autres.
    merci.




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  • mohamed
    5 février 2011 at 0 h 41 min -

    salut,

    Je ne vois pas ou le debat sur qui est responsable Boutef our l’armee avec le DRS nous amene. Le probleme est grandiose et bien different de celui de la Tunisie oude l’egypte. En terme simple, la Tunisie ne represente aucun interet pour les pays occidentaux (ni resources naturelles, ni position geopolitique critique, du cout les US et l’UE ont laisser tombe ben Ali sans trop de regret, meme que les US lui ont demande de quitter le pouvoir il y a de cela deux ans, il a refuser devant la demande insistante de sa femme qui voulait devenir kalif a la place du kalif, resultat, il a royalement echoue. POur l’Egypte c’est toute une autre histoire, la frontiere avec l’occupant de la Palestine et le caractere economique du Canal de Suez sont deux atouts cle que les US et l’occupant ne voudront jamais laisser a la portee du peuple egyptien, c’est donc la raison pour laquelle aujourd’hui vendredi, Moubarek est toujours au pouvoir. Il n’ y aura pas transition ou de depart de Moubarek sans l’accord des decideurs de la region.
    Maintenant pour l’Algerie il y a interet a tout bord, La France (UE) d’un cote avec leur interet economique et surtout energetique (Imaginez que si les robinets des deux Gazoduc sont fermes, la majorite de l’Europe va geler dans le froid) et ca l’UE ne vas pas l’accepter. La presence de la base militaire americaine a Hassi Messaoud constitue aussi un handicap. Donc pas de surprise la aussi. Les forces occidentales n’hesiterons pas a abandonner Boutef, mais feront-ils la meme chose avec les generaux. La France va continuer a supporter ses enfants cheris pour maintenir sa main basse sur les ressources naturelles. Par consequences, on s’attend a ce que ce regime va utiliser les moyens les plus monstrueux pour dissuader le peuple, les methodes etant bien connues de tous. Ce n’est pas que les Algeriens sont dupes ou naifs, mais dans le cas de l’Algerie, la bouchee va etre beaucoup plus grosse et ca ne sera pas facile. En attendant, on doit etre plus malin que le loup et s’assurer que notre peuple ne tombe pas dans le jeu de ces criminels.

    Que Dieu soit avec nous pour vaincre ce mal. c’est une cause juste!

    Amicalement,




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  • Yacine
    5 février 2011 at 8 h 49 min -

    Enfin, un peu de bon sens !!! Chapeau bas monsieur Ait Saadi.
    En tant qu’Algérien vivant en Algérie, j’ai des doutes s’agissant de la démarche de certains pseudo « anti-régime ». A travers leurs exigences (départ de certains dignitaires), ils veulent avoir un peu plus de ce qu’il y a dans les caisses.




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  • Adel
    5 février 2011 at 9 h 00 min -

    @mohamed

    Bonjour,

    Il est vrai que la petite Tunisie ne représente pas un enjeu majeur pour les puissances occidentales. C’est peut-être pour cela que l’Histoire – si on peut nommer ainsi le principe qui est derrière tout processus d’évolution des sociétés humaines, évolution rendue nécessaire pour faire baisser les tensions qui s’accumulent, car il est bien vrai que dans ce monde, toute tension doit se décharger – l’Histoire a donc choisi la petite Tunisie pour montrer aux peuples arabes la voie à suivre. Et c’est là que se trouve le véritable danger pour les grandes puissances qui ont misé sur un faux équilibre et une fausse stabilité dont les effets négatifs sont supportés par les peuples arabes. Nous l’avons bien vu, la mobilisation pacifique de nos frères et sœurs tunisiens a galvanisé les populations de tous les pays de la région. Les peuples sont dans un état d’attente fébrile et chaque nouvelle révolution tire les leçons de celles qui l’ont précédée et améliore la méthode. Internet avec ses réseaux sociaux ainsi que les chaines de télévision par satellite, telles El-Jazeera, permettent aujourd’hui à tout un chacun d’apprendre en direct à faire la révolution et d’y participer le moment venu. L’effet de « contagion » est inévitable et les puissances occidentales le savent bien – on voit bien à quel point il est devenu difficile pour nos jeunes d’admettre l’immense fossé qui existe entre ce que le monde peut offrir aujourd’hui comme liberté et moyens d’épanouissement personnel et ce que leurs gouvernements leur donnent. L’Histoire récente a connu la même chose avec les révolutions démocratiques du 18ème-19ème siècle en Europe, la décolonisation, les révolutions communistes et enfin les révolutions démocratiques d’Europe de l’Est. A noter que l’Iran étant un cas particulier dans le Monde Musulman, la révolution iranienne n’a pas eu d’effet direct majeur dans le Monde Arabe. Elle a seulement contribué a donner un coup de fouet aux mouvements « islamistes », avec les résultats que l’on sait. Le modèle iranien ne pouvait pas y être reproduit, les conditions étant différentes (inexistence de clergé dans l’islam sunnite, notamment).

    Tous les pays arabes souffrent des mêmes maux et ont les mêmes régimes politiques despotiques et corrompus. La révolution tunisienne, même si elle est encore inachevée, a montré aux peuples arabes que la mobilisation continue de toutes les composantes de la population – et c’est là que se trouve la grande différence avec ce qui s’est passé chez nous en 1991, lorsque seuls les militants et sympathisants du FIS avaient occupé la rue – peut venir à bout de ces régimes despotiques corrompus.

    La Révolution Démocratique se propagera dans tout le Monde Arabe. Les premiers touchés seront bien entendu les pays où les espoirs de liberté, de dignité et de justice sociale étaient les plus vivaces et où ils ont été trahis de la manière la plus ignoble par les classes au pouvoir. Les monarchies seront les dernières a connaître ce mouvement de changement, car la légitimité des monarques arabes n’a jamais été remise en question de manière radicale. Ces dernières évolueront probablement, à la manière du Royaume-Uni, vers des monarchies constitutionnelles.

    D’autre part, il est contre-productif d’imaginer les pays Occidentaux comme des blocs homogènes. Des contradictions traversent ces pays. Il y existe des courants d’opinion et des personnalités politiques qui sont favorables à une répartition plus équitable des richesses dans le monde et au droit des peuples de décider de leur destin en toute liberté. Il s’agit pour les forces qui œuvrent pour le changement démocratique dans nos pays de travailler intelligemment à créer de nouvelles alliances avec les franges les plus éclairées des sociétés occidentales. Le monde tend progressivement vers des relations entre peuples et États différents basées sur la négociation, le dialogue et le respect mutuel, après avoir connu la loi du plus fort, puis celle de l’équilibre de la guerre froide, à l’ombre des ogives nucléaires.

    Une nouvelle page de l’Histoire du Monde Arabe vient de s’ouvrir. Elle n’est pas écrite d’avance et chaque peuple y gravera sa propre épopée dans le noble et long combat que livrent les Hommes pour la liberté et la dignité depuis que les sociétés humaines existent.

    Cordialement




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  • aboudouma
    5 février 2011 at 10 h 25 min -

    le peuple algerien ne peut etre tenu seul pour responsable de la situation qui prevaut en algerie : le pouvoir militaire le teint par l’assistance qlors qu’il est pauvre et le FLN formate son esprit alors qu’il est en grande partie analphabete .

    seulement, je voudrai que ce peuple montre une energie vis a vis des ONG nationales qui defendent la liberté et la dignité , semblable a celle qu’il manifeste lors des encontres sportives idiotes et obscenes!




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  • mihoubi
    5 février 2011 at 10 h 27 min -

    Vous êtes lucide, très lucide chère Karima, à vous lire on peut encore dormir profondément et pour longtemps. Merci pour votre lucidité.




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  • karima
    5 février 2011 at 15 h 30 min -

    La lucidite est un terme relatif, monsieur Mihoubi.Au fait ca nous a deja coute, 200 mille morts d’apres ce que j’ai entendu 15 mille disparus 10 annees economiques parties en fumee et la l’Algerie etait seule ni pays du monde ni pays arabe etait avec nous pour pleurer notre misere et dire que certains louent la Revoltution tunisienne et egyptienne, nous sommes un peu trop arabe et ca sonne faux. La meme erreur historique se repete dans ces pays, ils n’arrivent a voir leur realite independamment des autres , voila pourquoi la Turquie a change de direction et on ne peut pas dire que ca a echoue.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    5 février 2011 at 15 h 48 min -

    Mea Culpa, le cheikh Abdelaziz Al Cheikh, MUFTI du Royaume d’Arabie « séoudite » (descendant du co-fondateur de l’Arabie « séoudite » et fondateur de la secte Wahabiste et face spirituelle du Wahabisme, encouragé et mis en place par la couronne britannique, à travers son Ministère des colonies, vers 1720, pour abattre le Califat Ottoman, qui constituait alors une arête au travers les puissances coloniales « éclairées » occidentales)…

    Notre cheikh, un brin dépassé par le temps car vivant dans un monde aux antipodes de celui qui concerne les citoyens musulmans d’aujourd’hui, quoiqu’après tout, on ne peut lui jeter la pierre, car au Royaume des Milles et un puits de pétrole, nul ne se soucie de la voix du peuple, puisque les « savants » éclairés sur toute chose depuis l’astronomie jusqu’aux mathématiques, la physique et l’engineering et bien entendu la sociologie, la psychologie et la sociologie et bien entendu, les sciences politiques, sont les seules aptes à nous décrypter les évènements qui secouent le Monde, et nous dire ce qui est « HALAL » et ce qui est « LA-YAJOUZ » char’an !

    Donc, cet aveugle au sens figuré, loin de moi, de juger son physique et ses capacités réelles ou sa physionomie, nous enseigne « Fatwa » obligerait peut-être un peu mieux, que manifester est contraire à l’Islam !!!

    Ouf, au moins nous les Algériens, nous n’avons encore pas lancé de grandes marches, comme ces Tunisiens, qui ont fait fi des recommandations de Zitouna, ou ces Égyptiens, qui n’ont pris des « avis » d’Al-Azhar, que ceux postulés par de « marginaux » professeur non « autorisés » à parler ou à engager l’institution !

    Mais pour ceux qui lisent l’arabe, lisez, je vous prie, c’est un vrai régal, pour ne pas dire une anthologie de stupidité.
    Sachant cependant que ses prêches sont goulument appréciés par nos « parabolisés » branchés sur Iqra, Majd, et d’autres médias qui diffusent un discours où se trouvent mêlés, tantôt l’excommunication du musulman, non conformes aux standards made in Ryadh ou Mecqa-Médine, tantôt les platitudes devenues règles de vie, sans pour autant porter un quelconque jugement de valeur, loin de moi, cette idée, of course, sur le reste des « enseignements » islamiques auxquels devraient se limiter ces chaînes, qui fossilisent nos jeunes et les font vivre au 7ième siècle, ou au 8ième siècle Hijri avec Ibn Taymiya… avec les résultats que nous pouvons apprécier en Afrique du Nord !

    Pour ne pas donner l’occasion à certains qui se méprendraient sur mon article, je souhaiterai simplement rajouter que je sais faire la différence, entre l’immobilisme et la soumission au « pouvoir » prôné par ces chouyoukhs, et la dynamique d’un Islam que se devraient de promouvoir les musulmans, si tant est que la Révolution de la société de Médine, du temps du Prophète, aswaws, pouvait être la référence, pour nos prédicateurs et autres « guides » !
    La révolution, ne veut point dire la soumission, et la veulerie ou la poltronnerie ne sont point des caractéristiques du musulman, bien au contraire, car autrement comment comprendre la sortie de Sidna Al-Houssine, as, contre Yazid, qui a divergé de la voie, et pire, a été mis au pouvoir illégalement par un père dont les références islamiques prêtent toujours à débat !

    En effet, Allah a bien enjoint à son Envoyé Moussa, as, et son frère Haroun, as, d’aller les mains nues parlementer avec Pharaon, mais il ne leur a pas demandé de se « soumettre au pharaon », comme le recommandent les « muftis du Wahabisme » !

    http://www.alwatan.com.sa/Local/News_Detail.aspx?ArticleID=40472&CategoryID=5

    L’article vaut bien le détour, je vous le garantis.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    5 février 2011 at 16 h 21 min -

    Pour ceux qui ne lisent malheureusement pas l’arabe, je vous soumets un petit exemple de ce prône lors de la prière, ce vendredi à Ryadh, à la mosquée Al Imam Turqi Ben Abdellah.
    « واستشهد آل الشيخ بالأمن والاستقرار في المملكة نتيجة تحكيمها لشريعة الله ودستورها كتاب الله وسنة رسوله مما جعل دول العالم تضرب الأمثال بها، داعياً الله أن يوفق حكامها وولاة أمرها وقيادتها الرشيدة. وتابع: رسول الله صلى الله عليه وسلم قال « من أطاعني فقد أطاع الله، ومن عصاني فقد عصا الله، ومن يطع الأمير فقد أطاعني ومن يعصي الأمير فقد عصاني ».
    Al cheikh a pris comme exemple la stabilité et la sécurité qui règnent dans le Royaume, comme conséquences directes de son attachement à la Loi d’Allah, sa Constitution, le Livre d’Allah, et à la souna de l’Envoyé d’Allah.
    C’est ce qui a fait que les États du monde, on pris le Royaume, pour modèle exemplaire. Prions Allah pour qu’il réponde aux aspirations de ses administrateurs et ceux qui ont la charge de ses affaires, et ses guides et sa direction guidée sur la bonne voie…
    Il a poursuivi:
    L’Envoyé d’Allah, sur lui le salut et les prières a dit:
     » Celui qui m’obéit, obéit à Allah, et celui qui me désobéi, désobéit à Allah, et celui qui « OBEIT à L’EMIR » ( NB. le dirigeant: Ben Ali, Moubarek, la junte d’Alger et Bouteflika, Abdallah Salah du Yemen, Abbas de Palestine, Qadafi, Ses Majestés un peu partout …. etc….) m’a OBEI et celui qui a DESOBEI à l’EMIR m’a donc DESOBEI ».

    Rappelez-vous la fetwa de ce chèque pétrodollars, qui a émis une fetwa disant que Sidna Al Housseyn, as, était FAUTIF, car il s’est soulevé contre un ROI « légitime- Yazid-« , nommé par un ROI « légitime », nommé par un consensus « légitime de savants- et de compagnons !!!
    Ah ces chouyoukhs qui aiment jouer avec l’histoire pour la plier à contre-sens, à leurs désirs MORBIDES et garder la OUMA dans l’analphabétisme et la SOUMISSION perpétuelle !




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    5 février 2011 at 21 h 10 min -

    J’invite ,os lecteurs à jeter un coup d’œil sur cet article fort intéressant, commis par Robert Springborg, professeur des affaires de sécurité nationale à « the Naval Postgraduate School ».

    Il nous éclaire sur les enjeux face à OBAMA, et l’hypothèse d’une prise de position « même si elle n’est pas explicite » pour l’armée égyptienne, même schéma pour nous, en Algérie, puisque nous appartenons comme la Tunisie aussi à l’AFRICOM, et que pire qu’eux, nous avons en plus les « grandes oreilles de la CIA », dans notre Sahara, accordé par les généraux en contrepartie de leur absolution.

    En conséquence, vu les problèmes stratégiques comme la SECURITE d’Israël, (il ne l’explicite pas, car pour les américains cela va sans dire), Obama, a jeté son dévolu sur les armées, et c’est ainsi qu’aura émergé le nom de Omar Souleyman, et que demain les USA pèseront de tout leur poids, pour GARDER les systèmes « relookes », tout en acceptant de payer la facture financières grâce à la collaboration saoudienne, mais pas seulement, ils acceptent qu’avec ‘L’AVORTEMENT » programmé de la « démocratie », l’enjeu en vaut la chandelle pour eux, ils susciteront par contre réaction, une opposition qui sera la plus radicale qui soit et avec le risque qu’elle soit « islamiste » !

    Le gâteau pour les américains et Israël et leurs alliés européens, leur sera servi par le même dictateur qui vient juste de les « insulter ».

    Même si nous ne sommes pas d’accord, avec l’analyse, il est intéressant de voir le décalage entre nos positions et celles qui président à l’élaboration des stratégies US, pour le monde arabe.

    L’article : http://mideast.foreignpolicy.com/posts/2011/02/02/game_over_the_chance_for_democracy_in_egypt_is_lost




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  • amel
    5 février 2011 at 22 h 51 min -

    oui monsieur Saadi l’occident qui brandit la faucille de l’islamisme aux peuples qui se révoltent contre leur système dictatorial (avec sa bénédiction) s’accommode fort bien du régime le plus intégriste qui applique la chariâ comme il l’entend puisque les ventripotents cheikhs peuvent violer à satiété les petites philippines avec la conscience tranquille dans des demeures pharaoniques oû le meuble-bar est l’élément fétiche de leur intérieur , en fait de vrais faux dévots ,le royaume wahabite a assuré sa sécurité car il engraisse les usa et israel, engraisse en contrepartie de leur bénédiction
    apparemment chez nous ,il y a des élèves qui ont bien appris la leçon




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    7 février 2011 at 0 h 55 min -

    Je souhaiterai soumettre à votre analyse et votre perspicacité, un livre en arabe PDF, que vous pouvez télécharger grace à ce lien:
    Qu’a dit Ali, as, sur la fin des temps ???

    ماذا قال علي عن آخر الزمان – السيد علي عاشور
    http://www.4shared.com/document/3cita7cT/______-___.html

    J’ai téléchargé le livre, et je viens de vérifier qu’il est toujours actif, et qu’il est trés sûr !

    J’ai tenté de copier une page, mais malheureusement sans succès, donc je vous invite à le télécharger, l’enregistrer pour le lire plus tard, et à l’ouvrir d’ores et déjà !

    Allez tout de suite en page 330 (il fait 520 pages) .

    En page 330 vous lirez dès la ligne 12, que la chute de Moubarek y est décrite avec une impressionnante précision.

    Il est en effet décrit la position misérable des arabes et leur division alors que leur discoursn’est que cacophonie, ltous parlant en même temps pour laisser les menteurs parler….
    Dans un temps de paix alors que le juif ne respecte aucun pacte. En ce temps, la qestion de la Mosquée d’AlQods deviendra cruciale et sensible ! Les montagnes seront exploités pour leurs pierres (constructions des colonies). On entrera dans la période des voleurs l’a prophétisé Issa Ibn Maryam, as, et AlQods sera mise à feu !)…( Le PRESIDENT de l’EGYPTE est un SIGNE parmi les SIGNES (de la venue du Mehdi) qui étonneront. SON COEUR est HASSAN, sa tête est MOHAMED et il changera le nom hérité de son grand père, – [ des Egyptiens affirment que Hosni Moubarek a bel et bien changé son nom et de fait on ne parle plus de Mohamed Hosni Moubarek, mais de Hosni Moubarek].

    Quand apparaîtra ce chef de l’Egypte apparaîtra, sachez que le Mehdi frappera à vos portes, avant qu’il ne le fasse volez vers lui dans les nuages ou bien louez le et accourrez vers lui, même en rampant)…

    J’ai tenu à vous donner cet apperçu car le comportement de ce personnage ainsi que la situation du Monde arabe, sont si préoccupantes et la situation du Monde arabe soumis aux dictateurs, ainsi que la référence à Israël et à la nature de ceux qui n’ont JAMAIS respecté un pacte, est flagrante !
    N’est-ce pas, Ben Gourion qui affirmait que « si j’étais arabe, je me méfierai des Israéliens, car nous n’avons JAMAIS respecté aucun accord avec eux. »..

    Aujourd’hui, dans la situation qui nous est faite partout, par nos Messies « sauveurs de la République » et autres « tuteurs » qui veulent « nous éduquer », car nous ne sommes pas majeurs pour voter « correctement », ou bien qui pensent que notre éducation passe par la « NECESSITE de la TORTURE » ou de l’ELIMINATION de toute voix discordante, est significative ?

    Nous ne demandons donc pas le départ de X ou de Y, mais de CHANGER de système, car X ou Y, fera EXACTEMENT la même chose, si le système MALG-FLN-SM-DRS dirige l’Algérie …




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    7 février 2011 at 1 h 10 min -

    Télécharger le livre :

    ماذا قال علي عن آخر الزمان – السيد علي عاشور
    http://www.4shared.com/document/3cita7cT/______-___.html

    Allez lire la page 330, à partir de la ligne 12, ou dès le début, et notez la similarité avec la situation présente en Egypte, avec le nom de Mohamed Hosein Moubarek cité, qui annulera son nom Mohamed et le remplacera par Hosni Moubarek et ce qui se passe sur Al Qods avec les israéliens, comme fausse paix alors que l’affaire d’ALQods devient critique !

    Le livre en page 7, alinéa 2, si je me souviens bien, il nous parle des « commerçants » du religieux pour amasser des FORTUNES telles la montagne de Touhama, qui ne leur profiteront ni dans ce monde, ni dans l’au-dela…
    Ceci me fait penser aux « imams » de PALAIS comme ce cheikh de Séoudie, mais il n’est malheureusement pas le seul, car chez nous, après avoir laissé des « chouyoukhs cocotte minute » prêcher la violence, au nom d’un soi-disant droit « islamique » interprété selon leurs penchants par des chouyoukhs du 14è et 15è siècle, ils les ont rempacés aujourd’hui par des imamas « magnétophones » pour prôner le SILENCE, la SOUMISSION aux dirigeants fussent-ils corrompus au nom de la … sécurité, je ne sais pas si c’est au nom de la sécurité des voleurs ou bien de ceux qui sont dépouillés …




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  • Sadek Sellam
    7 février 2011 at 13 h 19 min -

    Mon frère et ami et ex condisciple chez Malek Benabi, ra, m’a fait l’honneur de m’envoyer suite à cet article, par Email, sa contribution sur les intellectuels algériens, et sur les « intellectuels » arabes qui « nourissent » la pensée « religieuse » de nos émigrés ou de ceux de nos enfants demeurés en Algérie, mais apprivoisés par la parabole et les Médias français, qui leur servent du Tariq Ramadhan, un jour, du Malek Chebel, un autre, et de cet « Islam de France », tout le temps, au point où ces poncifs propulsés par les Médias hexagonaux, surtout, se sont mis à déblatérer sans science ni conscience sur des évènements tels que les Révolutions algériennes, de Tunisie et d’Egypte, qu’ils n’ont ni prévus ni accompagnés comme intellectuels épris de logiques scientifique, faute de probité intellectuelle.

    Je me suis donc fait un devoir avec l’accord de la rédaction de mettre l’integralité de l’article, que je ne considère pas du tout « hors sujet », car il nous donne le ressentiment des intellectuels algériens, pas ou peu connus, vis-à-vis de ces intellectuels « modelés » par un paternalisme militant qui souffle du Nord grâce à l’attachement viscéral des Algériens à la langue « trophée » léguée par l’ex puissance coloniale, non point malheuresuement, pour nous propulser à la pointe des développements scientifiques et technologiques, non évidemment, mais pour nous dorloter dans le cadre d’une « révolution » nécessaire de la « pensée », voir de la « Loi islamique », pour la rendre permébale à des changements ou à des inovations contraires à l’esprit et à la lettre du Coran, pendant que les pays musulmans sont l’objet de reconquêtes et que leur foi semble être traduite devant les procureurs des intégrismes anti-musulmans, à la mode des anti-cléricaux des fin du XVIII jusqu’au début du VXè siècle, particulièrement en France !

    Abdel Madjid AIT SAADI

    Suit le texte de mon ami Sadek Sellam:

    Révolutions arabes, insuffisances de « l’Islam médian et impasses islamologiques.
    Tareq Ramadan sur les traces de Malek Chebel ?

    Interrogé le 2 février à 7h50 sur France 2 sur le gigantesque mouvement de protestation en Egypte, T. Ramadan répond en parlant de lui-même. Pour expliquer une révolution qu’aucun analyste, politiste, islamologue n’avait prévu, il raconte son dernier séjour au Caire qui remonte à …16 ans. Il a vu la police tabasser un passant devant lui. Ce fait divers lui semble plus important que la charge des « baltagis » qui, à pieds, à cheval ou à dos de chameau, ont blessé des centaines de manifestants de la place Tahrir, dont beaucoup succombèrent à leurs blessures. Ce n’est pas par compassion pour ce passant que T. Ramadan a insisté lourdement sur cet incident. S’il lui accorde plus d’importance qu’aux centaines de victimes de Maydan Tahrir, c’est parce qu’il reste persuadé que c’est lui qui était visé par la police. A l’entendre, les Mabahih auraient cherché à lui donner un avertissement en rossant devant lui un inconnu choisi uniquement parce qu’il passait devant lui ! Cette explication laisse sceptique tous ceux qui se souviennent qu’à cette période, T. Ramadan sortait à peine de l’anonymat avec l’aide discrète d’un politiste islamisant qui voulait lui assigner le rôle d’« informateur indigène » (E. Saïd).

    Pourquoi T. Ramadan a-t-il tendance, par ces contorsions, à accorder plus d’importance à sa personne qu’à la Révolution égyptienne ? On peut déduire des éléments de réponse à cette question de son audition devant la « mission Gérin » sur la burqa. Dans cette intervention devant les députés, il s’est mis dans la même situation que Dalil Boubakeur (qui a lui aussi beaucoup parlé de lui-même), Mohamed Moussaoui (« le port de la burqa n’est pas dans le Coran ; il est le fait d’une minorité ») et même Chemseddine Hafiz (qui a promis à Gérin une « collaboration totale »). Malgré quelques précautions oratoires, ils ont tous donné leur aval, tacitement, à la loi anti-burqa. Ils étaient pleinement satisfaits d’être pris pour une autorité religieuse par Eric Raoult et François Myard. Aucun ne s’est avisé de s’interroger sur la singulière conception de la laïcité qu’avait Gérin en proposant de les « associer à la rédaction du projet de loi ». Seul Anouar Kebibech a eu l’intelligence de rappeler que selon le Coran « il n’y a pas de contrainte en religion ».

    Mais T. Ramadan a tenu quand même à marquer sa différence par rapport à ces « bureaucrates de la foi » qui doivent tout à l’administration et n’osent jamais la contrarier. Il s’est attribué le pouvoir magique de convaincre les jeunes femmes salafistes d’ôter le niqab en leur commentant un texte de Nacerdine al Albani (prononcé à la manière des chroniqueurs religieux et des islamologues non-arabisants). Dans cette mémorable intervention qui renseigne surtout sur la psychologie des profondeurs de son auteur, T. Ramadan a reproché aux députés de continuer de traiter des questions de l’Islam sans tenir compte de ce qu’il intitule pompeusement une « révolution théologique ». Pour aider ses interlocuteurs à suivre son regard, il précise que cette « révolution » a commencé « il y a 25 ans ». Autrement dit les débuts de ce bouleversement du paysage islamique mondial dateraient de ses premières réunions avec des jeunes musulmans de banlieue abandonnés à leur sort par la « bande des quatre » (mosquée de Paris, FNMF, UOIF, Tabligh). La rareté du savoir prodigué par T. Ramadan était attestée par sa cherté : depuis le début, ces jeunes chômeurs n’étaient admis à écouter les thèmes de cette « Révolution » qu’après avoir contribué à la constitution du trésor de guerre verbal du jeune prédicateur. Ses premiers succès s’expliquaient par un français moins bâclé que celui du cheikh Larbi Kéchat, que le chroniqueur religieux du Monde, au vu de ses résumés en français de la khotba, présentait comme « le « recteur » qui sait parler aux jeunes ».
    C’est en raison de cette idée qu’il se fait de son rôle quasi-messianique que T. Ramadan croit devoir s’attribuer plus d’importance à lui-même qu’aux huit millions d’Egyptiens bravant les baltagis déployés par Omar Souleiman, avec l’aide d’Israël. Selon cette singulière grille de lecture des événements en fonction d’un ego surdimensionné, la Révolution égyptienne en cours serait un épiphénomène par rapport à la supposée « révolution théologique » commencée il y a un quart de siècle par un commentaire didactique des cinq piliers de l’Islam.




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  • Sadek SELLAM
    7 février 2011 at 13 h 22 min -

    L’égocentrisme de T. Ramadan rappelle celui du non moins narcissique Malek Chebel qui, en réponse à n’importe quelle question, se contente de parler surtout de …lui-même. C’est ce qu’il fait régulièrement sur la « Direct » où, à une question sur les premières manifestations de protestation contre la guerre à Gaza, en janvier 2009, il a répondu finement : « la France vient d’échapper au pire. Vous savez que je suis un « musulman modéré ». Après ces manifestations, je me sens seul… ». Autrement dit les 6 millions de musulmans de France (déjà coupables de ne pas s’intéresser à la prose de l’ex-psychanalyste) se seraient « radicalisés » uniquement parce qu’ils ont osé dénoncer les massacres d’enfants palestiniens par l’aviation israélienne, que cette coqueluche des médias n’a pas eu le courage de condamner, juste pour pouvoir continuer à intervenir sur une chaîne qui se contentait de reprendre les images de la télévision israélienne. Cette guerre a été condamnée par des centaines de milliers de manifestants dont T. Ramadan a soigneusement évité de faire partie.

    Lui qui s’attribue une influence n’a pas encouragé ceux qui l’écoutent encore à manifester. Il préfère s’arranger pour passer à la télévision où il laisse le soin aux journalistes complaisants de le présenter comme le porte-parole des manifestants…

    M. Chebel a montré un manque de modestie comparable à celui de T. Ramadan en prétendant remédier aux malaises des banlieues par sa traduction littérale du Coran. Cette prétention d’apporter une solution exclusivement idéologique à des problèmes qui ont des origines économiques, sociales et culturelles est une approbation tacite de la thèse audacieuse par laquelle Finkelkrault qui retient une explication monocausale de ces crises en décidant tous les apports de la sociologie des mécontentements. Cet autre idéologue impute au seul Coran la révolte des banlieues. Avec l’accord de musulmans de service avides de médiatisation, Finkelkrault a cru devoir expliquer la totalité des problèmes des banlieues par le « racisme anti-blanc », en refusant tout net de tenir compte de l’échec scolaire, des mauvaises conditions de logement, du chômage… Si on comprend bien, ces « populations », sous prétexte qu’elles se réfèrent encore à un Livre du VIIeme siècle, ne mériteraient pas qu’on ait recours aux apports des sciences sociales modernes pour expliquer leurs comportements individuels et leurs conduites collectives. Le philosophe médiatique sait-il qu’il ne fait que confirmer les thèses d’Edward Saïd à propos de l’orientalisme colonial ? Mais Saïd ne pouvait pas prévoir l’avènement d’auteurs qui s’emploient, comme M. Chebel, à apporter une caution directe ou implicite à cette forme d’ « orientalisme » néo-colonial.

    Conscient des insuffisances de cette traduction bâclée, le nouveau traducteur du Coran a vainement cherché à faire cautionner sa traduction, via l’ambassade d’Algérie à Paris, par le Haut Conseil Islamique d’Alger. Mais cette instance n’a pas fourni le satisfecit promis à l’éditeur parce que ses membres étaient sidérés par le nombre très élevé d’erreurs parfois grossières.

    Tout en insistant lourdement sur sa qualité de « citoyen suisse », T. Ramadan a néanmoins marqué sa solidarité avec les Frères Musulmans égyptiens auxquels il doit sa médiatisation. Pour mieux convaincre de leur pacifisme et de leur attachement à la démocratie, il a cru bon de les opposer aux « islamistes algériens » qui, à l’entendre, auraient cherché à utiliser les élections pour mettre fin à la démocratie !!!

    Même les chantres algériens de « l’éradication » n’ont jamais osé formuler de façon aussi simpliste (et inexacte) les chicayas adressées au FIS, à qui ils reprochent surtout d’avoir gagné les élections du 26 décembre 1991. Le commentateur approximatif croyait bien faire en procédant, à la manière de certains chefs de file d’Ennahda, aux rituelles comparaisons entre ses islamistes préférés et l’AKP turc qui a su effectivement évoluer pour devenir un parti de type « musulman-démocrate ». Si T. Ramadan s’était donné la peine d’approfondir sa connaissance de la situation en Algérie, il aurait entendu parler d’un certain Abdelkader Hachani qui a amené le FIS à participer aux élections et à les gagner.

    Le chef du FIS était en train de faire du FIS un parti musulman-démocrate en mesure d’exercer le pouvoir après avoir gagné les élections, alors qu’ailleurs, des formations islamistes s’étaient imposées par des mouvements de rue (Iran), après une lutte armée (Afghanistan) ou à la suite d’un coup d’Etat militaire (Soudan). Si le goût du prédicateur pour la précision avait été comparable à son besoin maladif de médiatisation, il aurait appris que Hachani se concertait avec Abdelhamid Mehri et Hocine Aït Ahmed et s’était engagé à respecter la Constitution de mars 1989, qui n’était pas celle d’une « République Islamique ».

    Et quand Aït Ahmed a été approché par le général-major Nezzar pour le convaincre de présider le futur Haut Comité d’Etat, le chef du FFS a informé Hachani des intentions pustchistes des éradicateurs en le mettant en garde contre tout recours à la violence qui arrangerait ces singuliers « Républicains » opposés à tout changement de régime et affichant leur hostilité aux élections uniquement par ce qu’ils les perdent. Leur rhétorique se fondait sur des subtilités byzantines comme celle, reprise hélas par des médias occidentaux complaisants, consistant à distinguer le processus démocratique et le processus électoral. T. Ramadan aurait pu savoir que Hachani a écouté religieusement Aït Ahmed, puisque son dernier communiqué ordonnait à ses troupes de résister, à la manière de Gandhi, par « le jeûne et la prière ».

    C’est ce qui lui valut d’être arrêté par un pouvoir qui préférait les islamistes enclins à passer de la violence verbale dans les mosquées à la lutte armée dans les djebels. Pour être resté attaché à cette ligne de conduite après avoir purgé cinq ans de prison, cet authentique démocrate musulman a été assassiné. On sait maintenant que son assassinat a été commandité par une officine qu’indisposaient ses interrogations sur les contenus de la « trêve » avec l’AIS et même sur les conditions douteuses de la création de celle-ci. Pour avoir refusé de ratifier cette trêve destinée à saboter les négociations avec les politiques du FIS, le président Zéroual a été poussé vers la sortie par ceux-là mêmes qui injurièrent et bousculèrent le président Chadli. S’il n’y avait pas eu l’interruption brutale des élections (qui aurait sans doute été impossible sans la bénédiction de F. Mitterrand), Hachani aurait fait en Algérie ce que Erdogan fera en Turquie dix ans plus tard.

    Ce sont les campagnes inouïes de propagande orchestrées à partir de 1992 par des officines budgétivores d’ « Action psychologique » pernicieuse qui ont accrédité le mythe des dictatures « rempart contre l’intégrisme ». Pour avoir cru à ce mythe, pendant trop longtemps, la diplomatie kouchnerienne est mise en porte-à-faux par les révolutions tunisienne et égyptienne et accuse déjà un sérieux retard par rapport à la politique américaine dans la région. Car Obama semble décidé à traduire dans les faits les appels lancés au monde musulman d’Ankara puis du Caire.

    Mais T. Ramadan ne semble pas persuadé de ce changement dans les faits. Il persiste à asséner les mêmes lieux communs à l’intention des journalistes encore attachés à ce mythe, qu’il caresse dans le sens du poil juste pour qu’ils continuent à l’inviter. Ce faisant, il apporte, consciemment ou inconsciemment, de l’eau au moulin des diplomaties occidentales qui préfèrent des pouvoirs policiers et corrompus à ceux qui gagnent les élections. L’écrivain Abdelhaï Taya a qualifié de « fiction » cet argument spécieux et néanmoins invoqué depuis vingt ans. Les interventions de cet auteur sont infiniment plus pertinentes que les poncifs que T. Ramadan répète, avec la théâtralité qui est lui est coutumière.

    C’est parce qu’il a décidé de faire de la médiatisation un choix stratégique que T. Ramadan s’accommode de toute sorte d’approximations. Sur l’Algérie, ces approximations deviennent souvent des inexactitudes. On s’en est aperçu en l’écoutant donner des gages de « modération » au cours d’une réunion organisée par une association islamo-chrétienne qui voulait lui donner l’occasion de remédier aux effets néfastes pour son image de sa participation à une émission avec N. Sarkozy dont il aura surtout servi les desseins électoraux.

    Outre la piètre réponse sur la lapidation (au lieu de rappeler que cette peine n’est pas coranique, Ramadan a cru bon de proposer un « moratoire » !), il a donné l’occasion à Sarkozy de renvoyer dos-à-dos Le Pen et le loquace prédicateur, en se glorifiant d’avoir le courage de débattre avec eux et d’avoir réussi à « débusquer » le télé-islamologue. Ramadan a aggravé son cas en montrant au cours de cette réunion qu’il confondait la lapidation avec la flagellation. Il a surtout tenu à rappeler qu’il avait condamné le « FIS » en octobre…1988 !

    Or, ce parti n’a été créé qu’après le changement de Constitution, en mars 1989 ! Et tout le monde savait alors que les islamistes algériens (à qui on a fait croire au « complot communiste ») ont joué un rôle modérateur dans les troubles d’octobre 1988, qui furent le fruit d’une manipulation. Il serait fastidieux de recenser par ailleurs les grossières erreurs commises sur les cheikhs Ben Badis et Brahimi dans le livre où T. Ramadan n’est pas loin de faire de son grand-père Hassan al Banna le deuxième personnage de toute l’histoire de l’Islam, après le Prophète. Pour mieux connaître le sens de l’action du fondateur des Frères Musulmans, les passages sobres et concis que lui a consacrés Malek Bennabi dans « Vocation de l’Islam » restent plus utiles que toute la prose répétitive de son petit-fils dont les paragraphes empruntés à Henri Laoust demeurent les plus intéressants.

    Si Malek Chebel avait continué à faire de la psychanalyse, au lieu de venir le concurrencer dans la « télé-islamologie », il aurait conclu que l’inconscient de T. Ramadan a des problèmes avec l’Algérie. Ces problèmes viennent de ses regrets concernant la forte proportion d’Algériens parmi les jeunes Français musulmans dont il a essayé d’être le porte-parole autoproclamé. Une telle conclusion a été suggérée par la colère d’une politiste islamisante d’Aix-en Provence qui, lorsqu’elle était encore une fervente admiratrice de T. Ramadan, a déploré à haute voix que la majorité des jeunes musulmans de France soit d’origine algérienne ! Elle avait l’air de dire que s’ils avaient été d’origine égyptienne, son champion aurait pu être admis au CFCM comme leur représentant naturel. C’était la période où la Ligue de l’Enseignement, le père Delorme et ce genre de politistes islamisants se dépensaient en « chaouchages » pour faire de leur admiré orateur un interlocuteur privilégié du ministre de l’Intérieur. Mais c’était compter sans le véto de Fouad Alaoui qui, grisé par les soutiens officiels et la normalisation avec le CRIF, trancha sentencieusement le débat sur les « personnalités qualifiées » : « On peut les admettre à condition qu’ils n’aient pas le droit de vote !!! »

    Les regrets de T. Ramadan sont devenus d’autant plus profonds que ces jeunes qui avaient admiré son verbe à l’âge de vingt ans s’en éloignent au fur et à mesure qu’ils murissent et s’instruisent. Leur évolution leur fait découvrir la malléabilité de leur ancien champion qui passe allègrement de la défense des « Ahl sunna wa al djama’a » à l’apologie des « Ahl al Bayt », sur la base du montant des cachets d’une chaîne chiite (Press TV) qui lui a ouvert momentanément son antenne. Ces jeunes qui le défendaient mordicus, en agressant parfois ceux qui osaient parler de ses insuffisances théologiques, en sont arrivés à déplorer son incapacité à dire « Allahou a’alam » quand, en voulant montrer qu’il peut répondre à toutes les questions, il commet des erreurs dignes de M. Chebel. Beaucoup sont à présent persuadés que la fameuse « Révolution théologique » n’existe que dans l’imaginaire de cet ex-futur grand islamologue qui a sacrifié la scientificité des études islamiques et la rigueur intellectuelle à la course éperdue pour la médiatisation.

    Cette désaffection fut aggravée quand, avec un remarquable sans-gêne, T. Ramadan s’est autoproclamé porte-parole des « jeunes musulmans » auprès des altermondialistes. Ceux-ci ressentaient confusément que leur idéologie a des points communs avec l’Islam. Mais ils ne se sont avisés que tardivement de distinguer les militants sincères et les spécialistes de l’entrisme. Cela faisait des années que des jeunes musulmanes voilées, qui n’avaient jamais entendu parler de T. Ramadan, affrétaient des bus pour aller soutenir José Bové dans le Larzac.

    L’orateur ignorait ces déplacements, parce qu’il voulait se faire connaître à l’extérieur, où ses palinodies lui valurent quelques déboires. Ce fut le cas aux Iles Maldives où l’association qui l’avait invité l’a épinglé sur son site Internet, après l’avoir entendu recommander à ses auditeurs d’accorder plus d’importance à la citoyenneté qu’à la foi. Ses déplacements l’amenaient souvent au Soudan où Hassan Tourabi manifestait un certain intérêt pour ses premières tentatives d’Ijtihad. Mais, par leur caractère révolutionnaire, les dernières fetwa de Tourabi font passer T. Ramadan pour un conservateur fixiste n’osant envisager des adaptations de la Chartia qu’avec timidité. A présent, T. Ramadan semble faire partie des anciens bénéficiaires des soutiens de Tourabi, mais qui l’évitent depuis qu’il n’est plus au pouvoir…




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  • Sadek SELLAM
    7 février 2011 at 13 h 23 min -

    Quand il a entendu parler des déplacements des musulmanes voilées dans le Larzac, T. Ramadan s’est précipité chez les organisateurs du Forum Social et a réussi à s’autoproclamer, une fois de plus, porte-parole des altermondialistes musulmans ! Aux dernières nouvelles, il a promis à Francis Lalanne de convaincre les « jeunes musulmans » de voter pour lui. Comment T. Ramadan peut-il croire aux chances de ce candidat certes sympathique, mais ultra-marginal, et décider dans le même temps que M. Bradei (pourtant soutenu par les Frères Musulmans) aurait une audience aussi faible que celle d’Ayman Nour ?

    Alerté, un ancien responsable du Secrétariat de l’Eglise pour les relations avec l’Islam, qui croit encore que Ramadan a une influence électorale, lui a recommandé de se mettre au service du dépositaire du sigle « UDF », Hervé de Charrette.

    Mais, après s’être détournés de l’UMP (au plus tard après le débat sur « l’identité nationale ») tout en gardant une aversion pour le PS, les jeunes qui entretiennent avec lui une relation de type néo-maraboutique semblent intéressés par Dominique de Villepin, et sont déroutés par ses pourparlers avec l’entourage de F. Lalanne.

    Au début de sa prédication, T. Ramadan semblait avoir un intéressant projet de renouvellement des études islamiques. Mais il s’est arrêté au milieu du gué pour céder à la tentation de la politique. Son évolution n’est pas sans rappeler celle des Frères Musulmans du début des années 50. Leur glissement vers la « boulitique » leur valut de sévères reproches de Malek Bennabi qui déplorait d’autant plus ce travers qu’il voyait en Hassan al Banna l’artisan d’une véritable régénérescence de la société musulmane qui ne soit pas réductible à la seule politique. C’est pourquoi le grand penseur musulman (le plus grand de l’islam contemporain, selon Benoist-Méchin) a fait de Hassan al Banna un portrait extrêmement élogieux, que son petit-fils lui-même n’est pas en mesure d’écrire. T. Ramadan semble s’être laissé fasciner par la politique après l’illusion créée par l’affluence à ses premières réunions. Il semble croire que l’intérêt de ses auditoires pour des citations de H. al Banna, commentées par des formules empruntées à H. Laoust, allait les rendre obéissants à ses consignes de vote plus ou moins discrètes. Il s’est mis à s’auto-attribuer une influence électorale difficilement mesurable dans les faits, et comptait devenir l’interlocuteur des hommes politiques intéressés par le « vote musulman ». Si c’était vrai, cela aurait fait de lui un personnage plus important que les « grands caïds » du CFCM.

    A l’émission du 2 février T. Ramadan était manifestement gêné aux entournures. Il était difficile en effet d’expliquer une Révolution avec pertinence, après avoir donné sans cesse des gages de « modération » en répétant depuis 25 ans qu’il est « réformiste ». La prétendue « Révolution théologique » a visiblement du mal à avoir pour pendant le soutien sans ambages aux révolutions populaires sans zaïms connus qui inquiètent tant les establishments arabes et leurs partenaires européens qui les préfèrent de loin aux pouvoirs bénéficiant de légitimité populaire. Il était encore plus malaisé à celui qui a collaboré avec une officine anti-islamiste mise en place par Tony Blair (qui a participé à la destruction de l’Irak avec une âme de croisé) d’avoir des commentaires pertinents sur une révolution qui, contrairement aux apparences, n’est bien vue ni par le gouvernement britannique, ni par l’émir du Qatar à l’indulgence duquel T. Ramadan doit son enseignement à Oxford beaucoup plus qu’à l’approbation du Conseil scientifique de cette université.

    L’irruption de T. Ramadan dans le paysage islamique français a eu lieu quand le champ était occupé par une sorte de « césaro-papisme » : d’intéressantes notations de sociologie religieuse apportée par les premiers travaux de J. Cesari amalgamées avec l’irénisme islamo-chrétien des « papistes » du Secrétariat de l’Eglise pour les Relations avec l’Islam. T. Ramadan y a ajouté un discours normatif tiré de l’enseignement de Hassan al Banna, dont la totalité de l’œuvre reste encore à rassembler, et des emprunts aux analyses doctrinales d’Henri Laoust. Il croit pouvoir appeler « Révolution théologique » le réemploi de ces discours juxtaposés.

    La pratique religieuse des musulmans en Europe a été une « surprise » en raison notamment de l’illusion assimilationniste. L’islamologie a cru s’adapter à cette nouvelle donne en se « politisant ». En n’étudiant que les courants radicaux, elle a contribué à un mythe qui a égaré les esprits pendant plus d’un quart de siècle et cautionné les soutiens aux dictatures par crainte des islamistes. Les Révolutions arabes en cours ont « surpris » et les politiques et les chercheurs qui croyaient les peuples arabes totalement réduits au silence par des potentats prétendant les déposséder de leurs richesses et de leurs libertés pour les exclure de leur propre histoire. La prise en charge scientifique de ces bouleversements requiert un effort de conceptualisation qui aille au-delà du « césaro-papisme » et des répétitions des politistes islamisants qui se contentent d’études désincarnées sur les seuls courants islamistes radicaux, en les détachant de leurs contextes, dans le but non dissimulé de rentabiliser les peurs.

    Pour pouvoir participer à cet effort de rupture avec les discours routiniers de « l’Islam médian » de façon à contribuer à sortir des impasses islamologiques dont la diplomatie française fait en ce moment les frais, T. Ramadan devrait résister davantage à la tentation politicienne et prendre du recul avec les médias. Pour cela, il gagnerait à méditer, de préférence avec une humilité qui ne lui était hélas pas coutumière, cette précieuse réflexion du regretté Pierre Bourdieu dans une interview accordée au journal « La Croix » à une période où bon nombre de chercheurs se déterminaient en fonction des impératifs médiatiques : « On peut juger de la qualité d’un chercheur selon sa capacité à dire non aux médias » quand il le faut.

    Il va sans dire que la plupart des autres apprentis-réformateurs de l’Islam ont les travers reprochés ici à T. Ramadan. Mais sur les révolutions arabes, ces autres orateurs ont été d’une discrétion remarquée. Sans doute parce qu’en se contentant de réduire la totalité des problèmes de l’Islam en France à une dénonciation permanente de l’islamisme, ils acceptent de s’en remettre, sur les questions internationales, aux discours musclés, caricaturaux et parfois indigents comme ceux d’Alexandre Adler ou d’Antoine Sfeir. L’ex-chroniqueur au « Monde » passé sans état d’âme au « Figaro », à la faveur d’un changement de majorité, devrait normalement se livrer à un déchirant examen de conscience. Mais les jugements à l’emporte-pièce sur les islamistes algériens de T. Ramadan qui, se glorifie pourtant de croiser le fer avec lui au sujet de Gaza, lui permettent de faire semblant d’avoir encore raison.

    Quant au directeur des « Cahiers de l’Orient », pourtant habitué à assumer avec aplomb son manque chronique d’impartialité, il éprouve visiblement du mal à dissimuler son embarras, en ayant conscience des inconvénients du livre (subventionné ?) où il s’est fait le thuriféraire de Ben Ali, avec moins de discrétion que l’historienne-idéologue Lucette Valensi.

    Quant à l’émission islamique hebdomadaire de France 2, elle est directement concernée par la révolution tunisienne, en raison de la collaboration d’une journaliste très proche du clan Ben Ali. C’est ce qui explique l’enregistrement en Tunisie d’un grand nombre d’émissions à caractère plus touristique que religieux.

    La révolution tunisienne pose également un sérieux problème à « l’Institut » Ghazali où les langues se délient au sujet des liens d’un de ses responsables avec des officines benalistes plus intéressées par le renseignement que par l’enseignement.

    Sadek SELLAM




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  • Algerien de passage
    8 février 2011 at 22 h 06 min -

    @Sadek Sellam
    « Interrogé le 2 février à 7h50 sur France 2 sur le gigantesque mouvement de protestation en Egypte, T. Ramadan répond en parlant de lui-même. Pour expliquer une révolution qu’aucun analyste, politiste, islamologue n’avait prévu, il raconte son dernier séjour au Caire qui remonte à …16 ans. »

    Si vos propos font références a cet interview:

    http://www.youtube.com/watch?v=9t3yVqcWmNU

    Alors, c’est faire preuve d’une mauvaise fois flagrante que de dire que M. Ramadan ne parle que de lui.
    Je présume que vous deviez avoir des motivations plus sérieuses et surtout moins avouables et qui vous ont stimuler pour écrire un si long article pour une si court interview !




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  • Sadek Sellam
    11 février 2011 at 23 h 54 min -

    Je cite :
    @ » Algerien de passage dit :
    8 février 2011 à 22 h 06 min

    @Sadek Sellam
    « Interrogé le 2 février à 7h50 sur France 2 sur le gigantesque mouvement de protestation en Egypte, T. Ramadan répond en parlant de lui-même. Pour expliquer une révolution qu’aucun analyste, politiste, islamologue n’avait prévu, il raconte son dernier séjour au Caire qui remonte à …16 ans. »

    […]
    Alors, c’est faire preuve d’une mauvaise fois flagrante que de dire que M. Ramadan ne parle que de lui.
    Je présume que vous deviez avoir des motivations plus sérieuses et surtout moins avouables et qui vous ont stimuler pour écrire un si long article pour une si court interview !  » fin de citation.

    Réponse:

    J’ai deux principales raisons qui n’ont absolument rien d’inavouables:

    1-l’habitude prise par T. Ramadan d’asséner des contre-vérités dès qu’il essaie de parler de l’Algérie.

    2-nous sommes à un tournant où les tenants de l’alibi islamiste, prétendant que les dictatures
    seraient un moindre mal, devraient avoir la décence de se taire; or, par ses contre-vérités sur l’Algérie, T. Ramadan, qui est souvent attaqué par eux, leur donne l’occasion de continuer à tromper l’opinion.

    J’ai enfin un but, qui n’a rien d’inavouable non plus: signaler à T. Ramadan la phrase de Bourdieu, dont il tirera profit s’il la médite avec l’humilité qui sied au véritable homme de savoir…




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    12 mars 2011 at 0 h 16 min -

    Je remets cette analyse un mois après son débat, pour vous inviter à réfléchir sur les développements intervenus depuis, tout aussi bien, en Tunisie, en Égypte, en Libye, où on ne l’attendait pas, au Yémen, au Bahreyn, à Oman, en Jordanie, au Maroc où il a suffit d’un coup de semonce, pour que Mohamed VI, nous sorte sa « révision constitutionnelle », avec la régionalisation qui pourrait selon les « experts marocains », sortir le roi du guêpier du Sahara occidental, et enfin, le tour de passe-passe, réussi provisoirement par le tandem Bouteflika-Tewfiq-DRS-partis coquins, après avoir tenté de tâter la rue, avec des « manifestations TEST spontanées »… histoire de prendre la température et de fourbir ses armes de défense du SYSTEME.

    En effet, aujourd’hui, le DRS et El Mouradia, pensent avoir tétanisé l’opposition, circonvenu les « intellectuels indociles », en faisant miroiter à certains d’entre eux, comme à des vieux chevaux de retour », des strapontins, pendant qu’ils confiaient à leur PUA (presse privée de liberté)le soin d’amuser la galerie, en publiant des « règlements de comptes » aussi vils les uns que les autres, entre Ait Hamouda et Louiza Hanoune, à défaut de mieux, en ces temps de disette intellectuelle et surtout pendant que les « enquêtes » ont fait semble-t-il relâche, l’autoroute Est-Ouest, le Métro, ne faisant plus recette, et surtout, risquant de déborder sur les MONOPOLES d’importation de fait accordés à quelques « financiers » du système, devenus par la grâce de Si Moh l’agneau, « capitaines d’industrie »…

    Il est vrai, que les articles de notre frère Sellam, ont fait diverger le débat, pour ne pas dire, ils l’ont clôturé, mais j’y reviens car je n’ai pas trouvé encore de réponse, à mes questions concernant les vrais actions à mener pour obtenir une seul chose:

    La fin de la dictature du DRS et par conséquent le retour de la légitimité au peuple, car jusqu’à présent, c’était le DRS, qui nomme les hauts fonctionnaires du pays, les députés, les ministres, et bien entendu, les PRESIDENTS.

    Donc, plutôt que de s’échiner contre tel ou tel, président « nommé », il faut mettre un terme à la dictature qui s’est imposée à l’Algérie, à la faveur de la guerre de « libération », c’est-à-dire, depuis que « les militaires ont confirmé leur suprématie » sur le politique, et donc sur le peuple et partant, sur la NATION.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    12 juin 2011 at 13 h 32 min -

    Si je remets ce débat en ligne, c’est seulement pour voir où on en est avec les « révolutions tunisiennes et égyptiennes » d’une part, en rappelant qu’elles demeurent toujours sous « observation » de la part de ceux qui se pensent encore au Congrès de Berlin, pour se partager le monde.
    Le Congrès des Nations de Berlin est une conférence diplomatique tenue à Berlin, du 13 juin au 13 juillet 1878, par les représentants des puissances européennes, suite aux efforts de Benjamin Disraeli visant à réviser le traité de San Stefano.
    Pour rappel, Le traité de San Stefano (3 mars 1878) est une convention imposée par la Russie à l’Empire ottoman grâce à ses victoires dans la guerre russo-turque de 1877-1878. Il a été conclu dans la localité de San Stefano (ou Ayastefanos en grec/turc), banlieue chic d’Istanbul (à l’époque Constantinople), rebaptisée Yeşilköy en 1924.

    Ce traité réorganise les anciennes possessions balkaniques de l’Empire ottoman :

    La plus importante disposition de ce traité est la reconnaissance de l’indépendance de la Bulgarie englobant la quasi-totalité des bulgarophones, soit la plus grande partie de la Macédoine et s’étendant de la mer Égée au Danube et à la mer Noire ;
    L’indépendance de la Serbie, du Monténégro et de la Roumanie est aussi reconnue. La Roumanie cédait le sud de la Bessarabie à la Russie et recevait la moitié nord de la Dobroudja en échange (la moitié sud devenant bulgare); la Bosnie-Herzégovine devenait autonome ;
    Dans le Caucase, la Russie recevait des portions de territoire de l’Empire ottoman peuplées de Géorgiens et d’Arméniens (Ardahan, Artvin, Batoumi, Kars, Oltu et Bayazet);
    Dans l’Empire ottoman même, le Sultan s’engageait à garantir la sécurité de ses sujets chrétiens.

    Vous remarquerez que le traité de San Stefano, concerne les possessions balkaniques de l’ancien empire ottoman, donc, des pays musulmans, comme actuellement, comme par hasard, celui de Berlin, ira plus loin:
    Après la victoire de l’Empire ottoman contre la Serbie en 1876, le tsar de Russie, qui se voulait protecteur des chrétiens sujets du Sultan, lui déclara la guerre en avril 1877. La guerre entre ces deux nations, qui fit rage jusqu’en janvier 1878, se solda par la victoire de la Russie. Les Turcs furent contraints d’accepter les dures conditions du traité de San Stefano, signé le 3 mars 1878, ce qui déplut à la Grande-Bretagne et à l’Autriche-Hongrie qui s’interposèrent et obligèrent la Russie à reconsidérer les termes du traité.
    Les changements les plus significatifs de la révision du traité furent des clauses ajoutées, dont l’une annulait l’indépendance immédiate des états chrétiens des Balkans et prévoyait à la place, sous certaines conditions, leur affranchissement progressif, tandis qu’une autre stipulait que la Turquie devait accorder aux juifs les droits civils et religieux au sein de son empire, dont faisait partie la Palestine.

    C’est autour de la table du Congrès de Berlin que les États qui forment aujourd’hui la péninsule balkanique furent fabriqués par la diplomatie européenne, et surtout britannique, dans des formes qui susciteront, notamment en Bulgarie, de profonds ressentiments. L’objectif du Congrès de Berlin était de sauvegarder ce qui pouvait l’être d’un l’Empire ottoman faiblissant, donc dépendant des puissances occidentales…
    La conséquence majeure, voulue par la diplomatie anglaise, fut le traité de Berlin du 13 juillet qui eut pour but de contenir la Russie, et pour conséquence de réduire la Bulgarie de San-Stefano à deux entités séparées, l’une vassale de l’Empire ottoman, l’autre province autonome de celui-ci. L’Angleterre, première puissance maritime, ne voulait pas que la Russie se rapprochât du Bosphore (politique du Grand Jeu). Du côté du Caucase, les conquêtes russes furent limitées et la plus grande partie de l’Arménie se trouva maintenue au sein de l’Empire Ottoman.

    Si alors, il s’agissait d’éloigner la Russie, aujourd’hui, avec les USA, il s’agit d’éloigner aussi bien les Russes certes, mais surtout et avant tout, les CHINOIS des marchés protégés, des gisements d’hydrocarbures bien entendu, et de toutes les zones stratégiques occupées par les musulmans, depuis le Pakistan, l’Afghanistan, l’Iran, la Palestine, bien entendu, le canal de Suez, donc l’Egypte, et… le Sahara très peu connu et très peu exploré, sinon par les satellites d’observation et les équipes de géophysiciens qui activent pour les Algériens, et pour les Libyens, mais auxquels ils ne révèlent qu’une partie des « informations »…

    N’est-il pas surprenant de voir réapparaître un porte-plume comme un produit « Made in France » Mohamed Sifaoui, aussi incapable d’écrire un livre, que de le comprendre une fois fait pour lui, comme l’a dit un jour l’excellent Jean-Edern Hallier fondateur du journal pamphlétaire « L’idiot international » à la minable bangladeshi, Taslima Nasreen, en 1994, qui présentait « son » livre Lajjā: La Honte, à la télévision française, tout en étant incapable de tenir un discours cohérent face à lui, sur les « anecdotes » sulfureuses qu’il a notées dans son livre, en lui disant : « Mme, je veux bien croire qu’on vous a écrit votre livre, mais pourquoi n’avez-vous pas pris la peine de le lire et de vous le faire expliquer, par ceux qui vous l’ont écrit ?  »

    Le lien vers la vidéo de présentation par France 24, du livre attribué à Mohamed Sifaoui, est digne d’être visité: http://www.youtube.com/watch?v=9mbsGLO563w&feature=related

    Vous l’entendrez nous dire que tout en n’étant pas rentré en Algérie depuis 12 ans, il a entretenu des relations avec des généraux, qui lui ont révélé des « SECRETS » d’alcôve ou de Barberousse, je ne sais plus, il nous jure sur la tête de Nezzar, ah non, de Belkheir et des Lamari one and two, qu’en Algérie, nul ne peut détenir TOUS les pouvoirs, mais que Bouteflika, lui les détient, puis ensuite, il nous dit qu’il a en réalité des « parrains » et qu’il n’est que PDG d’une société « invisible »…
    Vous ne regretterez pas le détour, JURE, sur Saints Tewfiq et Bouteflika, qu’il considère « président » entre guillemets, puisqu’il n’est après tout « mort BIOLOGIQUEMENT », d’autant plus que le livre a été fait pour NOUS,les Algériens « qui revenons de loin, pour porter haut et fier le drapeau français… » que nous avions malicieusement, au Lycée après le 13 mai 1958, quand condisciples les français de l’OAS, l’entonnaient et nous répliquions « pour porter haut et fier, le drapeau algérien; et si quelqu’un venait à y toucher, nous serions là pour…l’embrocher ».

    Après les « Dix Commandements » de Nezzar, lisez « Bouteflika ses parrains et ses larbins »…




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  • Congrès du Changement Démocratique