Édition du
22 July 2017

Lahouari Addi « Le régime algérien est condamné »

La-croix.com

11/02/2011 12:32

Le sociologue, Lahouari Addi, souligne que les dysfonctionnements ont atteint un niveau insupportable

ENTRETIEN
Lahouari Addi, professeur à l’Institut d’études politiques de Lyon

La Croix : L’opposition algérienne appelle vendredi 11 févrierà une grande marche de protestation. Le vent de révolte tunisien et égyptien peut-il gagner l’Algérie ?

Lahouari Addi : Il n’est pas certain que la manifestation regroupe beaucoup de monde. La population est très méfiante, les agents du tout-puissant Département du renseignement et de la sécurité (DRS) se font fort de noyauter toute initiative. À moins que cette fois-ci ils ne se fassent emporter par le tourbillon de la foule… Mais s’il n’y a pas demain la révolution dans les rues d’Alger, Oran et Constantine, cela arrivera dans les semaines ou les mois à venir. C’est une certitude. Le régime algérien est condamné. C’est le discours extrémiste et la violence des islamistes radicaux qui lui ont permis de durer toutes ces années. Mais ce discours est minoritaire y compris dans un mouvement islamiste très divers.

Qu’est-ce qui vous rend si affirmatif ?

Plus rien ne fonctionne en Algérie . L’administration est gangrenée, inefficace et corrompue. Si vous voulez porter plainte dans un commissariat, vous avez peur que cela ne se retourne contre vous. Si vous entrez à l’hôpital pour une maladie bénigne vous ne savez pas si vous en ressortirez. Après 20 heures, il est impossible de circuler, etc. Les dysfonctionnements ne sont pas nouveaux, mais ils ont atteint un niveau insupportable. Il y a une aspiration profonde de toute la société, y compris des islamistes, de construire un État de droit. Les émeutes sont déjà une réalité quotidienne.

En Tunisie, le « clan Ben Ali » a cristallisé la haine. Le sentiment des Algériens envers le pouvoir en place est-il comparable ?

C’est bien pire encore, à cause des 200 000 morts de la décennie sanglante 1992-2002, sans compter les assassinats des milices, du pouvoir politique et des islamistes. Si vous pensez que chaque mort a 10 ou 15 proches, pas moins de deux ou trois millions d’Algériens en veulent à mort à ce régime qui a coûté la vie à tant de monde et qui a mené le pays – riche – à la ruine.

Les jours du président Bouteflika sont donc comptés…

Sans doute, mais il ne compte guère. Le personnage est limité. Il a d’ailleurs été choisi pour cela par l’armée. Et il est très malade. Le pays est tenu de manière clandestine par la police politique, ce fameux DRS du ministère de la défense dirigé par le général Mohamed « Toufik » Mediène – le vrai président depuis vingt ans.

Quel rôle peut jouer l’armée ?

Si la population descend massivement dans la rue, il y aura un bain de sang. Pour éviter le massacre, il n’y a qu’une solution : que l’armée prenne les devants. Elle est la seule force organisée, le seul acteur politique. Il faut qu’elle accepte le changement de régime et contribue à installer un gouvernement de transition. Cela suppose le départ du président Bouteflika, mais aussi et surtout la destitution de Toufik et de ses proches collaborateurs, la dissolution du DRS et la garantie d’autonomie de la justice, dont l’absence depuis un demi-siècle a fait tomber le régime dans la corruption.

L’armée est-elle prête à jouer ce rôle ?

Beaucoup de généraux et leurs familles sont impliqués dans des affaires de corruption. Pour autant une partie de l’armée souhaite le changement. Nombre d’officiers parlent en privé. Le problème est qu’ils veulent se limiter à des concessions. Ils veulent un changement dans le régime et non pas un changement de régime.

Pourquoi ?

Ils ne veulent pas ouvrir le dossier des assassinats ni celui des détournements de fonds qui se chiffrent en milliards de dollars : beaucoup trop de personnes sont impliquées. Environ 30 000 personnes liées au DRS sont au-dessus des lois. Comme en Union soviétique à la grande époque du KGB.

L’opposition peut-elle créer une alternative politique ?

Mais en Algérie , il est interdit de faire de la politique ! Toute opposition a été étouffée dans l’œuf. Même la liberté de ton de la presse est un leurre, les journaux sont surveillés par le DRS qui exerce le chantage de la publicité, du papier et de la fiscalité. Seuls des milliers d’individus expriment des aspirations hors de toute organisation. Quelques personnalités pourraient incarner la transition : Abdelhamid Mehri, l’ancien dirigeant du FLN limogé en 1996 ; l’avocat Ali Yahia Abdenour, président d’honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, qui dirige la coordination nationale pour le changement et la démocratie qui organise la marche de demain ; ou encore le réformateur Mouloud Hamrouche, qui dirigea le pays pendant sa brève période d’ouverture en 1989-1991 (1).

L’armée et le DRS sont soupçonnés de jouer un rôle trouble dans la montée de l’islamisme radical et le terrorisme…

L’armée a vaincu les islamistes par la contre-guérilla. Elle a réussi à les discréditer notamment en les manipulant. Ce fut le cas du GIA (Groupe islamiste armé), puis du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) et aujourd’hui d’Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique). La rente islamiste a été exploitée à fond. L’argument « c’est nous ou le chaos » ne marche plus. Si le régime d’Alger tombe, il est certain qu’on en apprendra beaucoup sur cette gigantesque instrumentalisation

Il n’y a donc rien à craindre de la part des islamistes…

Ce sont les régimes autoritaires qui sont à l’origine de la radicalisation d’une frange islamiste. Quant aux autres, ils ont évolué et joueront pour la plupart le jeu du changement. Les conditions politiques et idéologiques sont réunies pour la démocratie arabe.

Recueilli par  Marie  VERDIER


Nombre de lectures : 1468
14 Commentaires sur cet article
  • Aomar
    12 février 2011 at 14 h 28 min -

    j’ai beaucoup de respect pour vous Mr Addi,mais je ne peus m’empecher de vous rappeler que vous avez apporte enormement d’eau au moulin du DRS (ex SM ) en Decembre 1991 en sonnant injustement l’alarme sur le DANGER islamiste.Ceci dit,de mon point vue,vous avez implicitement une relative responsabilite dans tous les crimes commis par cette junte depuis 1992…Sans rancune




    0
  • Ait Mohand Ouwidir
    12 février 2011 at 15 h 31 min -

    Je constate,malheureusement,encore et toujours que notre intelligentia fait toujours référence aux vieux caciques de l’Ancien Régime qui ont participé de prés ou de loin et peu ou prou aux malheurs de notre peuple et à la déliquescense ainsi qu’à la déchéance de l’Algérie.

    Ce qui prouve, finalement, que les algériens n’ont pas de culture politique au sens propre et noble du terme mais plutôt une culture de la VIOLENCE léguée par des siècles de domination coloniale étrangère à toutes les époques de l’Histoire de notre pays et de notre peuple, surtout celle qui nous a marqué à vie : la colonisation française ainsi que la présente, celle de sa propre progéniture en place depuis 62 !

    Pouce, ya Si Lahouari ! J’abandonne face à une telle politique de l’esprit aussi aliénante….. So long for ever !!!




    0
  • Toufik
    12 février 2011 at 16 h 36 min -

    Salam,
    Je doute que le systéme soit sur le point de sauter, il sautera certes mais je ne vois pas ça dans l’immédiat. La seule opportunité que le peuple a eu pour le déboulonner c’était en 91, quoique je n’ai pas voté, mais j’ai tout de suite su que nous ne formions pas un peuple au sens civique, de par l’attitude de pseudos intellectuels en criant aux loups avec l’arrivé du FIS, ce fut un crime (au sens propre du mot) contre l’intélligence humaine, et consciement ou inconsciement ils se sont rangés du coté des sergents et caporaux, leur malhonnetêté tout court leur a fait croire qu’ils pourraient manipuler les hommes de troupe en vert, et ce fut tout le contraire qui arriva, ce qui leur fit perdre toute crédibilité intéllectuelle et politique. et tant qu’il ne font pas leur mea culpa (ce qui est trés difficile dans la mentalité algérienne:de mémoire seul Benyoucef Benkhedda en a été capable) ils n’auront comme trés restreint audimat que des lecteurs pas plus.




    0
  • W A H I D
    12 février 2011 at 17 h 09 min -

    LES JOURS DU PRÉSIDENT BOUTEFLIKA SONT DONC COMPTÉS…
    “Sans doute, mais il ne compte guère. Le personnage est limité. Il a d’ailleurs été choisi pour cela par l’armée. Et il est très malade. Le pays est tenu de manière clandestine par la police politique, ce fameux DRS du ministère de la défense dirigé par le général Mohamed « Toufik » Mediène – le vrai président depuis vingt ans. ”
    ————————
    C’est pour cette raison que j’ai dit qu’il faut mettre de la pression sur celui qui est supposé être le chef de l’état, pour mettre à la retraite Mediene, nommer un civil au poste ministre de la défense avant sont depart, le prix du viole de la CONSTITIUUTION, il a voulu le troisième mondât, il a eu sont troisième mondât qu’il assume ses responsabilités, cette stratégie suggère le démilitarisation progressive du système politique et le démantèlement du pouvoir informel au profit du pouvoir réel.

    La deuxième phase :
    Tout en sachant que le président est âge et malade, il faut encourager avant la fin de son troisième mandat d’engager des reformes effectives des institutions fondamentale, pas avant les reformes du MDN, sinon nous serons devant une situation identique de 1962, 1965, 1992.

    Dans l’immédiat, L’UNIFICATION DES FORCES POLITIQUES QUI SOUHAITENT ET APPELENT AU CHANGEMENT DEMOCRATIQUE., une alliance stratégique de l’opposition, j’ai dit qu’il faut être pragmatique pour pouvoir faire ce saut, quelque soit les différances idéologiques des uns et des autres pour pouvoir peser dans la balance des forces qui réagissent les rapports politiques et exercer suffisamment de pressions pour démilitariser le système politique, pacifiquement, sereinement.

    QUEL RÔLE PEUT JOUER L’ARMÉE ?
    Si la population descend massivement dans la rue, il y aura un bain de sang. Pour éviter le massacre, il n’y a qu’une solution : que l’armée prenne les devants. Elle est la seule force organisée, le seul acteur politique. Il faut qu’elle accepte le changement de régime et contribue à installer un gouvernement de transition. Cela suppose le départ du président Bouteflika, mais aussi et surtout la destitution de Toufik et de ses proches collaborateurs, la dissolution du DRS et la garantie d’autonomie de la justice, dont l’absence depuis un demi-siècle a fait tomber le régime dans la corruption.

    L’ARMÉE EST-ELLE PRÊTE À JOUER CE RÔLE ?
    Beaucoup de généraux et leurs familles sont impliqués dans des affaires de corruption. Pour autant une partie de l’armée souhaite le changement. Nombre d’officiers parlent en privé. Le problème est qu’ils veulent se limiter à des concessions. Ils veulent un changement dans le régime et non pas un changement de régime.

    POURQUOI ?
    Ils ne veulent pas ouvrir le dossier des assassinats ni celui des détournements de fonds qui se chiffrent en milliards de dollars : beaucoup trop de personnes sont impliquées. Environ 30 000 personnes liées au DRS sont au-dessus des lois. Comme en Union soviétique à la grande époque du KGB.

    ————————
    NON ce n’est pas souhaitable si réellement l’Algérie doit être engagé dans la voie du changement démocratique, la répression ne peut avoir lieu surtout après avoir été témoin de la position des puissances, avant, pendant et après la chute des dictateurs, Benali et Moubarak, les militaires et particulièrement les plus corrompus n’accepteront jamais d’être écartés, les enjeux sont tellement énormes, ce sont des milliards de dollars et des investissements en Algérie dans des créneaux stratégique, exceptionnellement rentables, il ya rien a espérer de bon de la junte militaire, sauf lui de retrouver le chemin vers les casernes.

    Le démantèlement du DRS est synonyme de la démilitarisions du système politique Algérien, c’est le blocage de la coordination entre les différents paliers du pouvoir, des différents forces de sécurités militaires et paramilitaires, c’est aussi l’assainissement dépenses publics, le contrôle de l’économie nationale, la liberté de la presse, des associations, des syndicats, des partis politique, pour ne pas dire la dérive du système

    L’OPPOSITION PEUT-ELLE CRÉER UNE ALTERNATIVE POLITIQUE ?
    Mais en Algérie , il est interdit de faire de la politique ! Toute opposition a été étouffée dans l’œuf. Même la liberté de ton de la presse est un leurre, les journaux sont surveillés par le DRS qui exerce le chantage de la publicité, du papier et de la fiscalité. Seuls des milliers d’individus expriment des aspirations hors de toute organisation. Quelques personnalités pourraient incarner la transition : Abdelhamid Mehri, l’ancien dirigeant du FLN limogé en 1996 ; l’avocat Ali Yahia Abdenour, président d’honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, qui dirige la coordination nationale pour le changement et la démocratie qui organise la marche de demain ; ou encore le réformateur Mouloud Hamrouche, qui dirigea le pays pendant sa brève période d’ouverture en 1989-1991 (1).

    ————————
    OUI elle peut à condition de faire preuve de pragmatisme, UNE ALIANCE STRATEGIQUE, un dialogue sans aucune exclusion des différents courants et tendances idéologiques pour un compromis sans aucune condition au préalable, pour esquisser l’architecture de l’unification des forces d’oppositions, organisation d’un congre national pour la création d’un front nation pour le changement démocratique, similaire a celui du13 janvier 1995 « contrat national », à l’initiative de Sant’Egidio.

    L’unification des forces est l’ennemi du pouvoir, Meceli l’a compris, le FLN l’a compris en 1962, nous devrions en être conscient de la force de l’union.

    Pour cette raison j’ai propose un premier noyau autour de Monsieur Lahouari Addi,, ce genre d’initiatives a pour but d’encourager l’émergence d’une nouvelle élite politique pour assurer la continuité au sein de l’opposition, et une occasion de rénover, rajeunir, embellir le paysage politique en Algérie et surtout pour faire renaitre l’esprit de la lutte et le combat chez les jeunes qui représentent la majorité de la population en Algérie, qui malheureusement sont souvent devant le choix, d’être terroristes, haragues, haguares, mahrougues, etc…

    Ce système doit changer pour milles raisons, il n’a produit que du mal, assassinat, toiture, viole, vole, disparition, pauvreté, désespoir, c’est un système inhumain, maléfique, c’est une malédiction OUF j’ai la nausée moi qui est ZEN.

    Pur l’ALGERIE j’étoufferai ma haine, ma rage pour ne pas sombre dans la folie meurtrière de ce régime qui se nourris de la violence, un monstre qui nous dévore et dévore nos enfants une GOULA, ce n’\est pas un compte elle bien réel la GOULA qui hante l’esprit des nos jeunes, elle les pousse à prendre le chemin du maquis, de la mer de la méditerrané, des terres d’exiles, du suicides, de l’immolation de la violence.

    IL FAUT BRISER CETTE CHAINE, CHANGER NOTRE DESTIN.

    Fraternellement

    W A H I D




    0
  • W A H I D
    12 février 2011 at 17 h 23 min -

    LES JOURS DU PRÉSIDENT BOUTEFLIKA SONT DONC COMPTÉS…
    “Sans doute, mais il ne compte guère. Le personnage est limité. Il a d’ailleurs été choisi pour cela par l’armée. Et il est très malade. Le pays est tenu de manière clandestine par la police politique, ce fameux DRS du ministère de la défense dirigé par le général Mohamed « Toufik » Mediène – le vrai président depuis vingt ans. ”
    ————————
    C’est pour cette raison que j’ai dit qu’il faut mettre de la pression sur celui qui est supposé être le chef de l’état, pour mettre à la retraite Mediene, nommer un civil au poste ministre de la défense avant sont départ, le prix du viole de la CONSTITIUUTION, il a voulu le troisième mondât, il a eu sont troisième mondât qu’il assume ses responsabilités, cette stratégie suggère le démilitarisation progressive du système politique et le démantèlement du pouvoir informel au profit du pouvoir réel.

    La deuxième phase :
    Tout en sachant que le président est âge et malade, il faut encourager avant la fin de son troisième mandat d’engager des reformes effectives des institutions fondamentale, pas avant les reformes du MDN, sinon nous serons devant une situation identique de 1962, 1965, 1992.

    Dans l’immédiat, L’UNIFICATION DES FORCES POLITIQUES QUI SOUHAITENT ET APPELENT AU CHANGEMENT DEMOCRATIQUE., une alliance stratégique de l’opposition, j’ai dit qu’il faut être pragmatique pour pouvoir faire ce saut, quelque soit les différances idéologiques des uns et des autres pour pouvoir peser dans la balance des forces qui réagissent les rapports politiques et exercer suffisamment de pressions pour démilitariser le système politique, pacifiquement, sereinement.

    QUEL RÔLE PEUT JOUER L’ARMÉE ?
    Si la population descend massivement dans la rue, il y aura un bain de sang. Pour éviter le massacre, il n’y a qu’une solution : que l’armée prenne les devants. Elle est la seule force organisée, le seul acteur politique. Il faut qu’elle accepte le changement de régime et contribue à installer un gouvernement de transition. Cela suppose le départ du président Bouteflika, mais aussi et surtout la destitution de Toufik et de ses proches collaborateurs, la dissolution du DRS et la garantie d’autonomie de la justice, dont l’absence depuis un demi-siècle a fait tomber le régime dans la corruption.

    L’ARMÉE EST-ELLE PRÊTE À JOUER CE RÔLE ?
    Beaucoup de généraux et leurs familles sont impliqués dans des affaires de corruption. Pour autant une partie de l’armée souhaite le changement. Nombre d’officiers parlent en privé. Le problème est qu’ils veulent se limiter à des concessions. Ils veulent un changement dans le régime et non pas un changement de régime.

    POURQUOI ?
    Ils ne veulent pas ouvrir le dossier des assassinats ni celui des détournements de fonds qui se chiffrent en milliards de dollars : beaucoup trop de personnes sont impliquées. Environ 30 000 personnes liées au DRS sont au-dessus des lois. Comme en Union soviétique à la grande époque du KGB.

    ————————
    NON ce n’est pas souhaitable si réellement l’Algérie doit être engagé dans la voie du changement démocratique, la répression ne peut avoir lieu surtout après avoir été témoin de la position des puissances, avant, pendant et après la chute des dictateurs, Benali et Moubarak, les militaires et particulièrement les plus corrompus n’accepteront jamais d’être écartés, les enjeux sont tellement énormes, ce sont des milliards de dollars et des investissements en Algérie dans des créneaux stratégique, exceptionnellement rentables, il ya rien a espérer de bon de la junte militaire, sauf celui de retrouver le chemin des casernes.

    Le démantèlement du DRS est synonyme de la démilitarisions du système politique Algérien, c’est le blocage de la coordination entre le pouvoir informel et le pouvoir de façade, entre les forces cachés du pouvoir réel, des différents forces de sécurités militaires et paramilitaires, c’est aussi l’assainissement des dépenses publics, le contrôle de l’économie nationale, la liberté de la presse, des associations, des syndicats, des partis politique, pour ne pas dire le démentiellement et la dérive du système.

    L’OPPOSITION PEUT-ELLE CRÉER UNE ALTERNATIVE POLITIQUE ?
    Mais en Algérie , il est interdit de faire de la politique ! Toute opposition a été étouffée dans l’œuf. Même la liberté de ton de la presse est un leurre, les journaux sont surveillés par le DRS qui exerce le chantage de la publicité, du papier et de la fiscalité. Seuls des milliers d’individus expriment des aspirations hors de toute organisation. Quelques personnalités pourraient incarner la transition : Abdelhamid Mehri, l’ancien dirigeant du FLN limogé en 1996 ; l’avocat Ali Yahia Abdenour, président d’honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, qui dirige la coordination nationale pour le changement et la démocratie qui organise la marche de demain ; ou encore le réformateur Mouloud Hamrouche, qui dirigea le pays pendant sa brève période d’ouverture en 1989-1991 (1).

    ————————
    OUI elle peut à condition de faire preuve de pragmatisme, UNE ALIANCE STRATEGIQUE, un dialogue sans aucune exclusion des différents courants et tendances idéologiques pour un compromis sans aucune condition au préalable, pour esquisser l’architecture de l’unification des forces d’oppositions, organisation d’un congre national pour la création d’un front nation pour le changement démocratique, similaire a celui du13 janvier 1995 « contrat national », à l’initiative de Sant’Egidio.

    L’unification des forces est l’ennemi du pouvoir, Meceli l’a compris, le FLN l’a compris en 1962, nous devrions en être conscient de la force de l’union.

    Pour cette raison j’ai propose un premier noyau autour de Monsieur Lahouari Addi,, ce genre d’initiatives a pour but d’encourager l’émergence d’une nouvelle élite politique pour assurer la continuité au sein de l’opposition, et une occasion de rénover, rajeunir, embellir le paysage politique en Algérie et surtout pour faire renaitre l’esprit de la lutte et le combat chez les jeunes qui représentent la majorité de la population en Algérie, qui malheureusement sont souvent devant le choix, d’être terroristes, haragues, haguares, mahrougues, etc…

    Ce système doit changer pour milles raisons, il n’a produit que du mal, assassinat, toiture, viole, vole, disparition, pauvreté, désespoir, c’est un système inhumain, maléfique, c’est une malédiction OUF j’ai la nausée moi qui est ZEN.

    Pur l’ALGERIE j’étoufferai ma haine, ma rage pour ne pas sombre dans la folie meurtrière de ce régime qui se nourris de la violence, un monstre qui nous dévore et dévore nos enfants une GOULA, ce n’est pas un comte, elle bien réel la GOULA qui hante l’esprit des nos jeunes, elle les pousse à prendre le chemin du maquis, de la mer de la méditerrané, des terres d’exiles, du suicides, de l’immolation de la violence.

    IL FAUT BRISER CETTE CHAINE, CHANGER NOTRE DESTIN.

    Fraternellement

    W A H I D




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  • W A H I D
    12 février 2011 at 19 h 22 min -

    @LQA

    « Le régime algérien est condamné »

    Politiquement le system Algérien est mort, depuis le scandale de la SONATRACH, les événements vont en s’accélérant et ils vont évoluer vers la chute certaine du régime.

    Les militaire ne pourront plus espérer reconduire l’actuel candidat, au regard de ce qui s’est produit dans la région, cette nouvelle vague de démocratisation (Tsunami) et qui touchent essentiellement le monde arabo musulman nous suggère d’émettre ce scenario dans un avenir proche pour l’ALGERIE.

    La probabilité de le faire succéder l’actuel président par son frère cadet est nulle.

    La candidature au modèle couple candidat, Dmitri Medvedev de Vladimir Poutine pour un président Ahmed Ouyahia de Mohamed Lamine Mediene, n’est plus envisageable, le couple candidat a une très mauvaise réputation auprès de la population et qui risque de le mettre sur les bancs d’accusés.

    La prise de conscience politique des Algériens, ne permet plus aux militaires d’imposer leur candidat.

    L’alternative au system peine a se construire, l’opposition est déchirée, malmenée, dévissée, pour des raisons surtout historiques, l’émergence d’une nouvelle élite sera plus que souhaitable pour briser le statuquo qui désormais n’est plus vivable, cette nouvelle élite se doit d’assumer politiquement l’histoire de la colonisation, de la décolonisation, de l’aliénation idéologique, de la sale guerre, de construire un modèle politique qui trouve son ancrage dans les composantes qui ont façonné la nation Algérienne, elle doit faire une rupture avec le mode de gouvernance post indépendance, qui est, était et qui le sera davantage tyrannique s’il perdure, et je ne crois pas qu’il le sera dans un future proche, LE CHANGEMENT EST IMMINENT.

    Les événements et le développement de la situation sociale, politique et économique, vont certainement permettre l’émergence de jeunes leaders politiques qui eu vont propulser l’Algérie vers d’autres rivages,

    Vers la voie démocratique par ce que ce modèle est accessible, il suffit de voir l’Indonésie, la Malaisie, la Turquie, bientôt la Tunisie et l’Égypte.

    Fraternellement

    W A H I D




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  • KIFKIF
    12 février 2011 at 21 h 04 min -

    en voyant ali benhadj et said sadi marcher ensemble, j,ai eu comme un reve furtif que le pouvoir n,est plus deja la.
    que cette chute inexorable du pouvoir soit etayer par une analyse de l,un de nos illustre sociologue, alors, ce reve devient une conviction. le pouvoir de la drs et de son chef du gouvernement bouteflika ne survivra pas a l,an 2011.




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  • nourredine BELMOUHOUB
    12 février 2011 at 21 h 40 min -

    Je n’arrive pas à comprendre cette haine viscérale de ce que beaucoup se complaisent à qualifier d’Islamistes, c’est quoi cette islamophobie, c’est quoi cette hantise qui anime un bon nombre de nos intellectuels, beaucoup décrits de bons nombres d’entre eux semblent inspirés des Protocoles des sages de Sion. certains arrivent à me faire rire (à la place de pleurer) lorsqu’ils se prévalent démocrates, oui ils me font rire avec leurs reniements, et leurs désirs affichés de ressembler aux autres. N’est-ce pas au nom de la démocratie que l’Irak est devenu ce qu’il est regrettablement aujourd’hui ? N’est-ce pas à ce nom que les enfants de Palestine sont assassinés avec des balles explosives, parce qu’ils sont musulmans ? Franchement à force d’afficher leur islamophobie, qui n’est qu’un moyen d’expression pour dire aux européens, voila nous aussi on n’aime pas ceux que vous détestez, et on prends même le soin de vous dispenser d’afficher votre phobie, nous le faisons à votre place. A moins qu’il ne s’agit du complexe du colonisé, que sait-je?




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  • Mohamed YAHIAOUI
    12 février 2011 at 22 h 18 min -

    Assalamo Aleikoum

    En lisant toutes les interventions sur ce site, nous arrivons à connaître les ennemis du peuple Algérien , tout d’abord le général Mohamed MEDIENNE patron du DRS, et véritable « Président de l’ombre  » qui manipule BOUTEFLIKA et tous les figurants civils du Gouvernement .
    Je propose que l’on lance un appel à tous les officiers subalternes restés patriotes et intègres.
    A tous les jeunes Commandants , les Capitaines , les Lieutenants , les jeunes Sous-Lieutenants des écoles militaires , aux Sous-Offcicier d’actives , aux appelés, afin qui’ils désobeissent aux Généraux dictateurs , il faut bombarder d’émails le Ministère de la défense et toutes les sociétés en Algérie, il faut destabilisé le Général MEDIENNE qui commencera à soupçonner tous les militaires de l’armée , et même ceux qui sont sous ses ordres, c’est possible, il nous faut expliquer que les militaires Tunisiens et Egyptiens ont refusé de tirer sur leurs frères, qu’ils sont dignes de porter l’uniforme , et qu’ils sont les défenseurs du peuple.
    Ce message doit être envoyé aux militaires Algériens, il est certain qu’à l’heure actuelle de nombreux militaires en Algérie commencent à se poser des questions sur l’avenir de l’Algérie




    0
  • W A H I D
    13 février 2011 at 3 h 51 min -

    @ Lahouari Addi, professeur à l’Institut d’études politiques de Lyon

    &
    POUR CEUX QUI SONT INTERRESSE PAR LA NATURE DU POUVOIR EN ALGERIE

    MALHEUREUSEMENT C’EST EN ANGLAIS
    Managing Instability in Algeria: Elites and Political Change Since 1995 / Isabelle Werenfels
    : Routledge, 2007.

    Le lien web.
    http://books.google.ca/books?id=TVIhSK_AFR0C&printsec=frontcover&dq=Isabelle+Werenfels,+Managing+Instability+In+Algeria&source=bl&ots=RruJJsFMxF&sig=1mVzRLlSzCEjkcbMULl8r7DpY-s&hl=fr&ei=0zZXTeS6M86s8AaZ8d3dBg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBoQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false

    Bonne lecture.

    Cordialement

    W A H I D




    0
  • Citoyen-Malgré-Eux
    13 février 2011 at 5 h 55 min -

    IL est temps et bien temps de remiser les divergences partisanes et idéologiques pour trouver un terrain d’entente afin de conjuguer les efforts et coordonner les actions dans le but de faire tomber le régime militaro-ploutocrate qui pille et opprime les algériens depuis 1962. Laiques, islamistes, socialistes, communistes, baathiste, apolitiques, anti-politiques…etc , personne n’a échappé à l’innomable repression, à la destruction,à l’injustice, à la Hogra et au pillage du systeme des Généraux, alors pourquoi ne pas s’entendre sur le minimum vitale pour tous et pour le pays: FAIRE TOMBER CE REGIME ILLIGITIME DE PILLARDS? Aucun parti isolément, ni aucun courant idéologique ne peut réussir, dans cette entreprise, s’il fait cavalier seul. Le peuple est fatigués des luttes de chapelles et des divisions de tout genre. Il ne suivra que derriere des hommes sincéres qui prônent un discours de conciliation et d’unité.




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  • W A H I D
    13 février 2011 at 11 h 05 min -
  • Yacine
    13 février 2011 at 12 h 27 min -

    Sincèrement je vis en Algérie et je n’arrive pas à voir ou percevoir la puissance de ce fameux DRS dont tout le monde parle. Le régime algérien et fragile et donc ses institutions le sont aussi. ce n’est que mon avis.
    S’agissant de la situation en Afrique du nord on peut remarquer qu’en Tunisie, Ben Ali dans un de ses derniers discours, avait annoncé l’organisation des élections présidentielles en promettant qu’il ne briguerait pas un autre mandat. Il a fini par partir. En Egypte, Moubarek dans un de ses derniers discours, avait annoncé l’organisation des élections présidentielles en septembre 2011 en promettant qu’il ne briguerait pas un autre mandat. Il a fini par partir. Dans les deux cas de figure, le soulèvement a été initié par des jeunes qui en avaient assez de la mal vie quotidienne et de la « hogra ». Les partis politiques et autres syndicats n’ont encadré voire récupéré le mouvement qu’en fin de parcours. Les dirigeants de l’opposition que ce soit en Egypte ou en Tunisie ont tous été confectionnés par les anciens régimes. Ajoutant le fait que ces deux pays ont un « revenu » limité, il est fort probable que les Tunisiens et les Egyptiens (il s’agit du peuple au sens propre) vont errer pendant une dizaine d’années, ponctuées de revendications sociales, d’émeutes et de grèves pour se rendre compte que le départ d’un président, l’ouverture du champ politique et médiatique ne sont pas la démocratie si tout le monde ne se met pas au travail. Qu’en est-il de l’Algérie ? Les jeunes se sont soulevés. Les responsables des « partis d’oppositions » et des organisations syndicales sont restés bien au chaud dans leurs petits coins analysant et évaluant la situation. Puis ont tenté de récupérer le mouvement. Trop tard le train est déjà passé. Ajoutant à cela qu’en Algérie, chacun des « responsables » précités veut paraitre aux yeux de l’occident comme étant « le parrain » du soulèvement (éventuel). Cette situation permet au président Bouteflika d’avoir une appréciable marge de manœuvre. Mais celle-ci va en se rétrécissant avec le temps et notamment si des mesures sérieuses et tangibles ne sont pas prises. Parmi ces mesures on peut noter : – Réaliser la promesse de la levée de l’état d’urgence dans les meilleurs délais – Agréer les associations (politiques, syndicales et autres) qui ont formulé la demande. – Rendre le sigle FLN au peuple algérien et à son histoire. Permettre aux militants de ce parti de créer un autre parti sous une autre appellation. – Annoncer l’organisation des élections législatives et dissoudre l’APN. – « Effacer » de la scène politique nationale, régionale et internationale certains visages « vomis » par le peuple algérien. L’actuel SG/FLN doit faire partie de ce lot. – Renouveler la classe dirigeante (du sang nouveau) et s’attaquer aux maux qui font souffrir les Algériens dans leur vécu quotidien (alléger le maquis bureaucratique). – Traduire en justice tous ceux qui sont accusés de corruption. (La liste est longue à vous de l’enrichir). Ce n’est là que des mesures d’apaisement, car il faudrait par la suite élaborer une stratégie visant à apprendre aux Algériens à travailler et à respecter la loi.




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  • leithoun
    23 février 2011 at 1 h 31 min -

    je vous propose de consulter un site purement algerien ( pour ceux qui ne le connaissent pas) géré par des militaires hauts gradés dissidents et qui oeuvrent pour faire tomber ce regime maffieux et pourri et l’avènement d’une algerie unie, moderne, democratique et sociale comme nous la revons tous en tant qu’algeriens .voici le nom du site:www.anp.org—–trés edifiant




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  • Congrès du Changement Démocratique