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24 July 2017

EXCLUSIF RADIO KALIMA et LQA: Téléchargez les deux rapports "confidentiel" sur BRC


EXCLUSIF RADIO KALIMA ET LQA : Téléchargez les deux rapports « confidentiel » sur BRC
Dimanche 13 février 2011

RAPPORT 1: http://www.kalimadz.com/fr/media/files/brc1.pdf
RAPPORT2: http://www.kalimadz.com/fr/media/files/brc2.pdf

Lorsque la BRC a été dissoute sur ordre personnel du Président Bouteflika, en violation de toutes les dispositions législatives et règlementaires, sans même un audit aussi sommaire soit-il, c’était dans le but évident de faire disparaître le corps du délit.

Les barons du régime compromis dans ce gros scandale financier, une rapine de masse des deniers publics, avec la complicité de sociétés étrangères, dont des sociétés américaines liées à Dick Cheney, était trop nombreux, et la divulgation de tous les dessous de cette sombre affaire auraient emporté le régime algérien, si les détails en avaient été connus de l’opinion publique.

En plus d’une opération de gros détournements financiers, perpétrée sous le couvert de marchés publics surfacturés jusqu’à 600% de leur estimation réelle, il y eut aussi une affaire de haute trahison. La construction, à l’insu du peuple algérien, et même du Chef de l’Etat semble-t-il, d’une base américaine de capacité moyenne, avec piste d’atterrissage, et toutes infrastructures pour accueillir des centaines de soldats américains, dans la région d’Iherhir, près d’Illizi.

Cette base n’existe plus aujourd’hui. Elle a été détruite, et toutes les traces de sa présence ont été presque entièrement effacées.

Au moment où le scandale avait éclaté, la presse algérienne avait laissé croire que c’était le Président Bouteflika qui avait saisi l’Inspection Générale des Finances. En fait ce fut le Chef du Gouvernement, Monsieur Ouyahia, qui avait lancé la machine, en 2006.

Ceux qui connaissent le mode de fonctionnement de Monsieur Ouyahia peuvent imaginer aisément qu’il n’aurait jamais pu déclencher une telle affaire, à fortiori qu’elle visait Chakib Khalil, le Ministre de l’Energie, et néanmoins intime de Bouteflika, autant qu’il en était la courroie de transmission avec certains groupes de pression américains. A plus forte raison aussi que cette enquête de l’IGF était destinée à jeter en pâture à l’opinion publique, des proches du Président, dont son propre frère, et des généraux qui s’étaient ralliés au clan présidentiel, désormais dispensateur, presque exclusif de la rente, aux diverses clientèles.

En fait, cette enquête de l’IGF, sur les activités de la BRC, avait été instrumentée par le Général Mediène, dit Toufik. Il voulait régler des comptes avec le clan Bouteflika, et tout particulièrement forcer celui-ci à se débarrasser de Chakib Khalil.

Mais l’IGF n’eut pas le temps de tout examiner. Pendant qu’elle menait ses investigations, qu’elle commençait à éventer les plus gros détournements, et avant qu’elle n’auditionne dans le détail la société canadienne RSW-SCATT, qui avait sous-traité le contrat de la base américaine à la BRC, les clans Toufik et Bouteflika se mirent d’accord, et s’entendirent pour arrêter les frais.
La BRC fut donc dissoute. Après un rapport d’étape, et des rapports préliminaires, le dossier fut classé. Il n’y eut pas de rapport final.
La BRC sera dissoute, et ses avoirs dispersés entre plusieurs entités financières. Sans autre forme de procès.

Voici les liens des rapports de l’IGF. Bien que l’enquête n’a pu être menée à son terme, et qu’elle n’a pu auditionner qu’une partie infime de ce scandale, elle nous montre, cependant, les pratiques usuelles de ce régime mafieux.

RAPPORT 1: http://www.kalimadz.com/fr/media/files/brc1.pdf
RAPPORT2: http://www.kalimadz.com/fr/media/files/brc2.pdf

Yahia Bounouar


Nombre de lectures : 3262
15 Commentaires sur cet article
  • Si Salah
    13 février 2011 at 15 h 03 min -

    Une base americaine à l’insu du peuple!

    Quand la justice jugera demain ces criminels, ces Boutoufika et consorts, ca devra etre en priorité pour HAUTE TRAHISON.

    Si Salah




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  • AS
    13 février 2011 at 15 h 24 min -
  • Alilou
    13 février 2011 at 15 h 27 min -

    Non seulement ils ne partiront pas en plus ils ne seront jamais jugés ici bas, ils ont la paix…nous on continue d’aboyer…




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  • Med Ali
    13 février 2011 at 15 h 28 min -

    j’ai envie de vomir, je suis dans un état de sidération. je ne sais pas quoi faire. c’est hallucinant.. non je trouve pas le mot… peut étre …..?




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  • AS
    13 février 2011 at 15 h 37 min -

    ca sent les reglements de comptes… genial !

    maintenant laissez ces clans qui n’ont aucun pouvoir face au peuple s’entretuer et ejectez les illici presto !

    Saadi et la DST en premier !




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  • AS
    13 février 2011 at 16 h 06 min -
  • adnen
    13 février 2011 at 16 h 55 min -

    j’ai pas reussi a telecharger les rapports . une solution s.v.p . merci




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  • Boudiaf
    13 février 2011 at 18 h 36 min -

    Je crois que l’heure est grave et qu’il faut réfléchir sur les moyens d’organiser le changement démocratique en Algérie. l’heure n’est plus au réchauffé, car la corruption du système n’est plus une exception mais plutôt la règle.
    Alors évitons de nous laisser distraire par n’importe quoi.

    Une seule chose compte aujourd’hui, mobiliser, mobiliser et encore mobiliser autour de nous pour faire tomber ce régime pourri.




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  • ahmed.22
    13 février 2011 at 21 h 13 min -

    Je crois sincèrement que nous qui sommes à l’étranger avons la vie facile par rapport a nos frères en Algérie.Je commence à me dire que peut ètre qu’il serait temps de rentrer et preter main forte à nos frères qui en ont grand besoin.J’ai beau chercher ce qu’on pourrait faire de notre coté et honnetement je n’en sait rien….Il faut mes frères et soeurs prendre nos responsabilités et tenter de trouver des solutions afin de leur venir en aide d’une manière ou d’une autre,je sais c’est facile à dire mais wallah il m’est pénible de voir la débacle d’hier et je sens que les Algériens ont besoin,peut etre ,d’un coup de main venant de leur frère à l’étranger.Pour ma part je me fou de ces révélations que vous nous faites ci-dessus,c’est pas le 1er scandale nan?Il y a d’autre priorité en ce moment…..Enfin je ne veux pas faire la fine bouche mais je reste convaincue que c’est le moment,la porte des étoiles risquent de se refermer et on resterait à tout jamais bloqué avec un régime indésirable encore pendant longtemps!




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  • Rapports confidentiels sur le scandale BRC – Forum Algerie
    13 février 2011 at 21 h 50 min -

    […] […]




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  • yazid
    13 février 2011 at 23 h 08 min -

    je n’arrive pas à télécharger.quelqu’un peut il les mettre en partage?
    MERCI




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  • mihoubi
    14 février 2011 at 14 h 43 min -

    Mes chers compatriotes,
    Comme je l’écrivais dans mes posts, ce qui s’est passé le 12 était prévisible. Les criminels s’étaient préparés et ont tout planifié. N’oublions pas qu’ils ont les moyens de l’Etat qu’ils ont détournés à leur profits. Ils ont au moins une partie de l’armée prête au massacre, des centaines de milliers de « sergeant Belkacem » casqués et armés jusqu’aux dents qui sont prêts à tuer les citoyens rien que pour plaire au chef ! Mais les plus dangereux miliciens sont ceux en civils. Ceux-là sont actionnés pour infiltrer et semer la zizanie entre citoyens.Il ya encore une certaine presse qui s’acharne sur des citoyens notoires pour les dénigrer alors qu’ils n’ont jamais égorgé personne.Il ya enfin ces guignoles chefs ou cheftaines de partis bidons qui offrent leur service au plus disant.A mon humble avis ça aurait pu marcher pour eux s’il n’y avait pas eu la Tunisie et l’Egypte et maintenant d’autres contrées arabes. L’histoire est en marche et ce ne sont pas les tonitruants qui se tirent par les cheveux en public mais servent le même employeur…le système, qui vont l’accaparer ou la détourner.Seule une révolte authentiquement populaire pourrait aboutir. Alors chers citoyens ce n’est pas le moment de se dé&courager, la lutte sera dure et longue, soyons à la hauteur de l’histoire. Merci et salutations.




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  • Rédaction LQA
    15 février 2011 at 19 h 14 min -

    La machine à surfacturer de BRC démontée par l’IGF
    Samy Injar, Maghreb Emergent, 14 Février 2011

    L’Inspection générale des finances (IGF) vient de rendre ses conclusions à un rapport complémentaire en date de… 2006, sur BRC, la joint-venture – aujourd’hui dissoute – entre Sonatrach et l’Américain KBR, contrôlé par Halliburton. Elles alignent des infractions en rafale sur la conduite des contrats qui ont généré, entre 2002 et 2006, des surfacturations astronomiques sur 41 contrats de gré à gré avec Sonatrach et le ministère de la Défense nationale (MDN). Pour la somme d’environ 205 milliards de dinars sur laquelle le préjudice est estimé à 25%.

    Tout d’abord un rappel à l’occasion des conclusions de l’IGF. C’est le chef du gouvernement qui a saisi l’IGF au sujet des contrats de BRC. C’était en février 2006, le président de la République était convalescent et le premier ministre s’appelait alors Ahmed Ouyahia. Cela explique un peu mieux la décision du président Bouteflika d’éteindre l’incendie en procédant tout simplement à la dissolution de BRC après rachat par Sonatrach de la part de l’Américain KBR. L’enquête n’était pas totalement de son initiative. Le rapport traque les anomalies dans leur chronologie. BRC est à la base spécialisée dans les métiers pétroliers, accessoirement dans les infrastructures généralistes. Son plan de charge évolue « anormalement » au début des années 2000. Selon le rapport de l’IGF, « à titre indicatif, les huit contrats relatifs aux projets d’infrastructures conclus en 2004 » représentent 83% du plan de charge global contre 17% pour les 4 contrats d’hydrocarbures. BRC a quitté son domaine de compétence. Mais cela n’est pas l’effet du hasard. Deux partenaires l’entraînent dans cet aiguillage suspect : le MDN et Sonatrach. « Il est singulier qu’une entreprise mixte créée douze années auparavant et spécialisée à l’origine en engineering pétrolier se soit orientée vers la réalisation de projets d’infrastructures au profit exclusivement de deux clients : le MDN et Sonatrach », peut on lire dans le rapport de l’IGF. Principale conséquence de cette dérivation vers les projets d’infrastructures, des deux partenaires de BRC, c’est le MDN qui signe les plus gros contrats. 64,1% du total contre 35,9% pour Sonatrach pour un nombre de projets supérieur – 27 contre 14.

    Un type de contrat prohibé dans le décret présidentiel

    Le rapport de l’IGF décortique ensuite la nature des contrats dit EPC, (Engineering, Procurement, Construction). Ce sont des contrats clés en main où le maître d’œuvre confie la totalité des opérations à l’entrepreneur, les études, les commandes des fournitures et la réalisation. Grande particularité de ce type de contrat, « le maître d’ouvrage peut suivre les différentes phases de la réalisation mais seul l’entrepreneur reste son vis-à-vis ». A l’inverse des contrats non clés en main où le maître d’ouvrage est assisté par une tierce entité pour assurer le suivi de la réalisation. Et le rapport de l’IGF de noter « ce type de contrat diffère particulièrement de ceux prévus par le code des marchés publics algérien ». Dans ce cas, le maître d’ouvrage attribue les études à des bureaux indépendants d’une part, et la réalisation à des sociétés spécialisées d’autre part. La sentence est cinglante : « ce type de contrat est incompatible avec les dispositions en vigueur du décret présidentiel 02/250, du 24 juillet 2002 relatif aux marchés publics ». Circonstance aggravante, le recours aux marchés en EPC ne peut permettre au maître d’ouvrage « de tirer des avantages de prix, de délais, et de qualité, que dans un contexte d’un marché concurrentiel ; ce qui n’est pas le cas dans les marchés octroyés de gré à gré à BRC ». Le rapport de l’IGF ne s’arrête pas à cette « anomalie » majeure du gré à gré. Il en indique d’autres à l’intérieur même de l’exécution des contrats. « En outre le lancement simultané des différentes phases du projet ‘Engineering, Procurement, Construction’ selon la formule en usage ‘fast track’ justifiée parfois par des considérations ‘d’urgence’, peut engendrer des situations critiques », peut-on encore lire. Le rapport de l’IGF explique ensuite : « en effet, cette formule, peut donner lieu à des études manquant de maturation, se traduisant par des modifications fréquentes des plans des ouvrages à réaliser et des allongements considérables de leurs délais d’exécution (exemple, la réalisation de la base aérienne de Tamanrasset où le délai a été multiplié par deux ».

    Recours excessif à la sous-traitance

    La démarche globale des contrats de BRC avec ces deux clients exclusifs, le ministère de la Défense nationale (MDN) et Sonatrach (maison mère), était bâtie sur un vice de concurrence, dans un cas, le contrat EPC, où le gré à gré est encore plus proscrit qu’ailleurs. Sonatrach peut toujours se défendre en soutenant qu’elle a octroyé des contrats à une de ses filiales. Le rapport de l’IGF démonte cet argument en pointant l’évasion de valeur en dehors de BRC, sans aller jusqu’à soutenir qu’elle se produisait au profit unique de KBR, ce que d’autres voies, internes à BRC, n’ont pas manqué d’affirmer en 2006. Le rapport de l’IGF dénonce en effet « le recours excessif à la sous-traitance par BRC ». « La construction et le procurement (placement des fournitures), sont entièrement sous-traitées. L’engineering l’est aussi, parfois partiellement ou totalement. Selon les dispositions contractuelles, les sous-traitants peuvent, à leur tour, sous-traiter tout ou partie des prestations et travaux ». La machine infernale des surfacturations est alors en marche. Le rapport cite l’exemple d’un contrat de gré à gré signé par BRC avec le sous-traitant TMCA pour une déviation de l’oléoduc OG1. Les dispositions contractuelles prévoyaient la possibilité pour le sous-traitant de sous-traiter lui-même. TMCA a fait défaut et BRC a été obligé de se tourner vers ses entreprises sous-traitantes « ce qui met en évidence l’existence d’une chaîne verticale de sous-traitants, entraînant ainsi indéniablement des surcoûts à la charge du maître de l’ouvrage », Sonatrach dans ce cas là. Les 41 marchés dont a bénéficié BRC dans la période examinée lui ont rapporté environ 2 milliards d’euros. Les spécialistes estiment que la machine à surfacturer a généré des surcoûts d’environ 25% en moyenne sur l’ensemble des contrats. BRC a donc empoché quelque 250 millions d’euros au préjudice de ses deux illustres clients.

    L’IGF veut tracer les paiements à l’étranger

    L’affaire ne devrait pas s’arrêter là. Dans ses conclusions, le rapport de l’IGF précise qu’il va rechercher une traçabilité à la chaîne des paiements au profit des sous-traitants. Là où ont été distribués les quelques 250 millions d’euros issus des surfacturations. « Le recours fréquent à la sous-traitance ne confère parfois à BRC qu’un rôle d’intermédiaire. L’examen de quelques contrats a permis des observations relatives à l’absence de cahier des charges, de devis quantitatif et bordereau des prix unitaires, le recours abusif à la procédure exceptionnelle de paiement (certificat administratif), au cumul illégal des missions d’études, de suivi et des travaux de réalisation, des paiements d’avance sans justification, des surcoûts, etc. L’étude de ces aspects étant à approfondir, la mission de contrôle de l’IGF se propose dans une étape les points suivants : domiciliation bancaire, paiements et transfert à l’étranger, la situation fiscale de BRC. D’autres contrats de sous-traitance de quelques projets, coût du personnel étranger, autres points éventuels ». Une seule question à la lecture de ce complément de rapport. Que faisait donc l’IGF depuis 2006 ?




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  • Ammisaid
    15 février 2011 at 19 h 26 min -

    Il n’y a qu’une seule façon de faire disparaître complètement l’équivalent de 700 milliards de Dollars: les brûler. Sinon, ils sont quelque part sur la terre, hormis ceux qui sont mangés et donc transformés en M. Les milliards qui ne sont pas bouffés sont dans les banques, investis dans la pierre, transformés en or, chaussures, parfums, costumes, perles, émeraudes, diamants, hôtels de luxes, restaurants, immeubles…
    Il faut qui les a sorti, à qu’il les a donné (plusieurs peut être) et qu’est ce qu’il en a fait d’eux celui qui les a reçu. C’est tout !




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  • layakhaf
    15 février 2011 at 21 h 04 min -
  • Congrès du Changement Démocratique