Home » Droits de l’Homme » Témoignage d'un supplicié du DRS : Mon Pays m'a fait Mal…!

Témoignage d'un supplicié du DRS : Mon Pays m'a fait Mal…!

In www.anp.org

A 18 ans 1972 je me suis engagé dans l’armée à l’école de l’aéronautique de blida. Engagé pour 7ans, après ces années l’armée n’a pas voulu me relâcher. J’ai du contre mon gré faire 4 ans de plus ça m’a rendu malade et du être hospitalisé à Oran à l’hôpital psychiatrique militaire pendant 3 mois. Sorti en 1983, je me suis installé à mon propre compte comme réparateur de télévision. J’avais pour seul ami Hamidi Mustapha qui est devenu Frère musulman, sans être porté sur la religion je sympathisais avec ce mouvement ; en pensant que c’était une alternative pour en sortir le pays de la corruption et l’injustice.

La corruption et l’injustice je les ai vécus pendant 11 années, au point d’avoir perdu tout espoir. En octobre 1988 il y a eu d’horribles massacres d’enfants ne pouvant supporter cette situation je suis parti en Australie ou j’ai poursuivi des études et fait d’autres rencontres. Cette expérience m’a aidée à me changer par rapport à mes engagements antérieurs. Je retourne en Algérie plein d’espoir sachant qu’il y a eu un changement « démocratie » J’ai ouvert un magasin dans un immeuble appartenant à mon ami Hamidi Mustapha qui était devenu un membre du FIS. Ce dernier fut dénoncé par Sameur Aek qui n’a pas cité le nom de Hamidi mais juste l’immeuble, quand le DRS est venu perquisitionner, il n’y avait que mon apprenti ne sachant pas de quel patron il s’agissait de l’immeuble ou du magasin il a donné mon nom après lui avoir mis un sac sur la tête et maltraité, il les conduit à mon domicile.

Ayant appris que je suis recherché, je passe une nuit chez une tante. Sachant le sort réservé aux gens dans mon cas qui systématiquement prennent le maquis (innocents ou coupables) Et ne sachant pas de quel motif je suis recherché, étant persuadé de mon innocence je décide de me rendre, plutôt que devenir terroriste ! Le 2 février 1993 de bonne heure je téléphone à la police en leur disant que je suis xxxxxx Mohamed et que je me rends. 30 minutes plus tard j’y étais.

« On t’a envoyé ? On t’a envoyé ? » Criaient des policiers qui craignaient que je sois un commando suicide. J’ai été fouillé comme l’exige la procédure pour voir si je n’étais pas armé. Les policiers devinrent soudainement courageux, on me fit entrer dans un bureau, le chef me lança

« tu t’es rendu normalement on doit te respecter » Il m’invita à prendre un siège et me dit

« raconte » ; Je réplique que je n’ai rien fais, il sort une photo du tiroir, il s’agissait d’une photo de moi en noir et blanc.

« Tu vois la barbiche ? »

Avec étonnement je réplique « vous ne me connaissez pas ? »

Il se tut, un autre me lança « tu as cru au discours du président ? »

Il faisait allusion au discours du président Abdeslam Belaid. Quand soudain se ruait vers moi une bande de policiers cagoulés que l’on appelait alors les ninjas (les forces spéciales chargées de lutte antiterroriste), ils me trimballent dans une pièce, on m’allonge sur un banc on me passe les menottes, les mains sous le banc, et là a commencé la torture on me coupe la respiration avec un chiffon et on fait couler l’eau ; plus j’étouffais plus la fréquence de mes mains tapant sous le banc augmentaient jusqu’au moment ou j’allai rendre l’âme ils s’arrêtent et me crièrent

« qu est ce que tu as fais ? »

« Je les ai tous tués, je les ai tous tués »

« Qui as-tu tué ? »

« Tous, je les ai tués tous » et la torture repris avec une intensité sans nom coups de poings puis coups de pieds au visage etc…

Alors que je ne cessais de répétais que je les avais tous tués. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivais, je me suis jeter dans la gueule du loup et le premier jour du ramadan ! Les coups n’arrêtaient pas on me brûlait l’entrejambe avec du papier journal, les moqueries toute la journée, quant ils se sont aperçus qu’ils n’avaient pas à faire à un terroriste ils commencèrent à me parler à la deuxième personne du féminin. « Toi tu tue s ? » On me jette dans le coffre d’une 504 familiale, bien sur mes beaux vêtements ont disparus, et j’étais pieds nus. Direction la caserne de la Sécurité Militaire (Le DRS). Et là on me banda les yeux. Les menottes me faisaient atrocement mal, je gémissais ne sachant pas si j’étais seul j’implorais pour qu’on me desserre les menottes s’étaient des coups que je recevais en réponse.

La nuit venue on me trimballa dans une autre pièce en plus du bandeau on me met un sac sur la tête avec un noud autour du cou. Les coups commencèrent, je me rappel juste avoir essayé de cracher mes dents je n’y arrivais pas le sac collait sur mon visage. Je perds connaissance on jeta de l’eau sur moi pour me réanimer, cette scène a durée une éternité. Je me rappel avoir eus envie d’uriner quelqu’un m’a conduit comme un aveugle, l’envie était si forte a lorsque je n’arrivais pas à faire sortir une goutte. Apres se fut l’interrogatoire. « On a trouvé du TNT caché dans les toilettes ». Je réponds que ce n’était pas du TNT mais du perchlorure de fer, encore un mauvais quart d’heure -c’est du perchlorure de fer pour faire des circuits imprimés.

« Ou l’as tu eus ? »

« Je l’ai amené du Maroc »

« Avec qui étais- tu au Maroc ? »

« Avec Hamidi Mustapha et Guemmour Djilali »

« Guemmour ? Oh! Bon dieu « blasphème »

« Il ne t’a pas cité » Guemmour qui était copain de Hamidi est soupçonné par tout le monde d’être un indicateur du DRS. Je viens d’avoir la confirmation. Une heure plus tard on amena Guemmour, à la question :

« Pourquoi n’as- tu pas cité le nom de xxxxxx? » Il répond qu’il ne faisait pas parti du FIS et que ce n’est qu’a la dernière minute que Hamidi l’a invité à nous accompagner pour acheter des produits pour l’électronique.

« On a trouvé une bombe artisanale cachée dans les lentilles et les pois chiches dans la cuisine. »

« Je n’ai jamais vu de bombe artisanale ni chez moi ni ailleurs » « Tu te moques de nous ? « On a trouvé une bombe chez toi » coups et torture ne cessa pas un instant pour me soulager, je répondais

par l’affirmative pour pouvoir survivre à cette terrible épreuve. On ne me la jamais montré, je ne savais même pas de quoi il s’agissait.

«Nous savons que pendant ton séjour au Maroc tu as eu un entretient avec le roi Hassan II, de quoi avez vous parlés ? »

«Je n’ai jamais rencontré le roi » Sous les coups et insultes qui pleuvaient, je répondis qu’il m’était plus facile de rencontrer Bush ou Mitterrand.

«C’était à propos d’armes que vous deviez faire entrer en Algérie » : On utilisa alors l électricité, du 220v dans la main gauche.

«Tu vois ici on n’est pas équipé de moyens adéquats pour la torture » me lança un des tortionnaires.

« Tu fumes» ?

«Non»

« Tu bois de l’alcool ?»

« Oui »

«Es- tu musulman ? »

« Non » et là des coups.

« Tu pense que nous ne le sommes pas ? »

« Adhèrent au FIS ? »

« Non. »

« Sympathisant ? »

« Non. »

« Juif ? »

« Non »

« Sur ? » Je ne réponds pas.

« Nationalité ? »

« Algérienne. »

« Sure ? » Je ne réponds pas.

On n’arrête pas de me dire qu’ils ne m’on pas prit ma camera (signe d’honnêteté) On me remit 3 millions de centimes algériens, 200FF et 30 mille centimes Marocains. On me fait signer un papier, je compris alors que c’était tout ce qui me restait de mon argent (soit sur 80 millions de centimes et 150 000 mille FF) Pourtant je me suis rendu à la police sans argent. Ils leur étaient plus faciles de m’inculper pour collecte de fond pour le FIS mais cela ne les auraient pas arrangés bien sur! Abderahman, Benouali, Guemmour, Sadouki et moi furent transférés à Blida par avion militaire. A l’arrivée yeux bandés debout contre le mur je fus assailli par une bande de soldats qui devait être certainement des appelés les coups de crosses arrivaient sur moi de partout alors que j’entends « le bon dieu t’a donné un cerveau pour penser alors que toi tu éclates ceux de tes frères »ces paroles me faisaient encore plus mal que les coups qui continuèrent jusqu’à évanouissement. A Alger il n’y avait pas de places et il paraît que c’était pire.

Chez Benbouali on a trouvé une carte de visite d’un lieutenant de la sécurité militaire (Le DRS), ce dernier fut arrêter et transféré à Alger. Pendant que nous étions en cellules à Blida, on a mis un prisonnier avec Benouali ; Quelques jours plus tard je partageais la cellule avec Benouali. Cellule conçue pour une seule personne on se relayait pour dormir. Alors Benouali me raconta l’histoire du bonhomme qu’on avait mis avec lui dans la cellule. L’homme n’a pas prononcé un seul mot, au déjeuné, il a sauté sur les artichauts en les avalant sans les épluchés, il mourait de faim, lui qui était méfiant peu à peu se confiait à Benouali et ce dernier faisait de même, il lui raconta l’horreur de ce que subissaient les détenus à Alger après avoir été présenté au parquet il nia tous les faits, alors il s’est retrouvé avec nous.

A la suite de ça nous avions pris peur, et nous commencions à imaginer des scénarios pour que nous serions acceptés en prison « en s’auto accusant » Notre souhait était qu’ils nous mettent en prison et que cesse la torture Ici à Blida c’était généralement pendant les heures de travail quand on entendait les pas au couloire et le bruit du loquet on se met debout face au mur, quand la porte s’ouvre, on recule vers la porte, on nous met un bandeau sur les yeux direction « torture » Je fus pendant plusieurs jours attaché à un sommier métallique, tout nu, pieds et mains liés roué de coups aux bon plaisirs des tortionnaires, et pour que ça fasse encore plus mal on jetait de l’eau froide sur moi, au mois de février il faisait froid à Blida. Un jour le gardien me souffle à basse voix « Ne craints rien on a analysé les produits c’est rien et adieu demain c’est la quille » je le remercie et lui souhaite bonne chance.

Ce ne fut qu’après un mois passé, comme d’habitude on me guide vers le lieu de torture que le commandant s’exclame : c’est un truand il ne fait même pas la prière il ne fait même pas la prière ! Ce à quoi je répondis que je n’étais pas un truand.

« Et la bombe qu’on a trouvée chez ton bon dieu ! » « Blasphème » « Je n’ai jamais vu de bombe ! »

« Montrez-la-lui. » Quelques secondes plus tard je sentais un objet très léger dans mes mains tout en tremblant et pleurnichant :

« Je n’ai jamais vu de bombes ! » m’écriais-je d’une vois désespéré « Monte-lui le bandeau » ! Cria le commandant. Avec stupéfaction je cri « Mais c’est à moi ça ! Mais ça ce n’est pas une bombe ! » Poursuivais-je.

« C’est quoi alors ? »

« C’est un insecticide. »

« En arabe ? »

« Contre les moustiques. »

« Contre les moustiques Hein! Nous sommes des moustiques ? » E là je fus bombardé de coups, quand ils s’arrêtèrent, le commandant s’écria.

« Tu peux l’allumer ? » Inconsciemment je réponds.

« Oui si elle est comme elle l’était à l’origine. »

« Tu es sure que ce n’est pas une bombe artisanale ? »

Je repris confiance et je dis : « Comment voulez-vous que se soit une bombe artisanale ? Alors que même nos usines ne sont pas capables de telles finitions. » Ce qui est d’ailleurs vrai, c’était une cannette du genre recharge à briquet avec une mèche au milieu, et une inscription en plusieurs langues acheté chez un magasin spécialisé dans la dératisation c’est le patron du magasin qui a mis du produit contre les cafards dans ma maison et à mi-chemin du retour je lui dis:

« mais on n’a pas fait de produit dans la cave. »

Il me répondit que ce n’était pas grave, arrivés dans son magasin il me tendit la « bombe » contre un supplément de 80 dinars me conseille de tout fermer et d’allumer la mèche. De retour chez moi je la dépose sur l’étagère de la cuisine et l’oublie complètement. Je fus reconduit à ma cellule. Et le soir même quand la porte s’ouvrit, voulant me mettre face au mur, j’entends reste à ta place ! Le militaire avec un registre à la main me demande de détourner la tête puis il a dit quelques mots à quoi je réponds xxxxxx Mohamed;

« J’ai dis comment tu vas ? Je ne t’ai pas demandé ton nom!»

« Je vais bien » Répondis-je. C’est la première fois qu’on me parle gentiment.

« Comment as-tu appelé cette bouteille ? » -« IN-SECT-TI-CIDE » -En arabe, en arabe. – Elle dégage une fumée qui tue tout ce qui est minuscule en voulant éviter « contre les moustiques » – Elle doit avoir un nom en arabe ? Contre les moustiques. Quelques mots gentils puis il est sorti. J’ai été très content, je pensais vraiment qu’on allait me libérer !

Quelques jours plus tard on nous a emmenés dans une caserne ou on est resté une semaine libérés de nos bandeaux, le commandant de base nous a fait un peu de morale en nous conseillant de se tenir tranquille, et il ne nous seraient fait aucun mal. On a passé une semaine tranquille dans une cellule aérée qui donne sur une petite cour et la sentinelle au loin braquant son fusil vers nous certainement que des consignes ont été données. Auparavant Guemmour fut relâché, il a été traité convenablement. Il fut retenu par les autorités uniquement pour protéger son statut d’indicateur. Durant notre séjour a Blida, Guemmour me dit que le chef d’état major est venu spécialement pour toi. Je rétorquai à Guemmour :

« Et la douche alors ? »

« Pour qu’il ne sente pas ta puanteur! » De retour à la DRS de Blida, on nous à mis tous les cinq dans une grande cellule, on ‘était gentil avec moi, d’ailleurs j’ai même eu droit à un café. Des excuses m’ont été présentées, tout en remettant mon argent encore une fois diminué de son montant initial. Le lendemain nous nous retrouvons à TLELAT, dans une autre caserne du DRS. C’était pire qu’a BLIDA.

On nous a endossé des treillis pleins de poux, quand je dis par centaine je n’exagère pas. On ne cessait de se gratter le corps dans un noir complet. Nous passions notre temps à lutter contre ces poux en les écrasant contre le mur. Pour manger j’essayai de me nettoyer comme je pouvais avec les moyens du bord (une feuille de laitue etc.) Gare à celui qui demander d’aller aux toilettes. Depuis la sortie et même dans les toilettes il était roué de coups. Nous étions la proie des militaires qui s’entraînaient sur nos corps amorphes et nous insultaient sans le moindre scrupule. Toutes ces tortures étaient d’un sadisme morbide et pratiqué sans le moindre interrogatoire un mois durant jour après jour. Ici à Tlelat nous étions sans bandeaux ce qui sous-entendait que nous n’allions pas sortir vivants, vu la monstruosité et l’atrocité infligés à d’autres détenus et c’est nous qui nettoyons les véhicules de leur sang sur lesquelles des assassinats ont été probablement commis Dés que l’ont me remit ma somme d’argent encore diminué de son montant de départ et après avoir signé un document, je compris qu’ils allaient nous mener vers une nouvelle destination.

Cette fois ci nous nous retrouvions dans une salle bondée de monde en attendant de passer devant le procureur et un juge d’instruction. Quand ce fut notre tour et que je voulus prendre la parole, le représentant du DRS a ouvert un dossier et sortit une photo montrant ce fameux produit dans le but d’aggraver mon cas. Je répète mot à mot ce qui était écrit sur la photo (l’analyse du produit) « acide chlorhydrique ; agent corrosif et non explosif » Malgré ces paroles je fus placé sous mandat de dépôt. Après que tout le monde fut entendu nous allions franchir la porte de la prison non sans joie. C’était pour nous une sorte de délivrance nous allions devenir des prisonniers qui seraient traités dans le respect et la dignité.

Que de peine perdue car après avoir franchi la porte de la prison, une équipe d’anciens maquisards nous attendaient, c’étaient des spécialistes et des professionnels de la torture l’ayant pratiqué activement au cours du conflit de la guerre d’indépendance. Leur chef criait « TALA EL FOUG » ce qui signifie montez les la haut. Nous interprétions ces propos comme ; montez les au four. Nous étions une vingtaine mises à nu, roué de coups avec du fil de fer ou je ne sais quel objet. Le comble de l’horreur était les relations sexuelles forcées qu’ils nous obligeaient à avoir entres détenus. Ils nous obligeaient à enfoncer notre nez dans le derrière des détenus, à pratiquer des fellations, à nous sodomiser. Nous étions mis comme des animaux et dans des conditions indignes dans un noir complet à 4 dans des cellules de trois mètres carrés. Nous dormions sur des matelas d’une puanteur sans nom en mousse pourri par les mites et je ne sais quel insecte. En guise de toilettes nous avions un trou ou nous faisions nos besoins. Après quelques jours nos excréments envahissaient de plus en plus un espace réduit ; une montagne de merde et de pisse. Nous prime la décision de réduire notre alimentation afin d’éviter ces excréments et maintenir un semblant de dignité dans cet enfer sans nom. Je fus constipé pendant 13 jours le jour ou j’ai pu me délivrer non sans peine avec un mal atroce tout en sang et sans le droit d’avoir une visite chez le médecin. La puanteur était telle que les gardiens n’osaient s’approcher de nos cellules. Après trente cinq jours nous étions dirigés vers des cellules éclairées ou ils nous maintenaient 24 H sur 24.

Enfin nous eûmes droit à notre premier parloir, puis une promenade de dix minutes dans les couloirs. Auparavant les fouilles étaient systématiques, soudainement elles avaient disparus. Le mot évasion commençait à circuler, ce n’était un secret pour personne, une date était fixée (vendredi 16 juillet) J’ai trouvé cela étrange car militaire je connaissais parfaitement la région et MERS EL KEBIR (lieu de notre emprisonnement) était une ville moyenne mais sécurisée de par la forte présence militaire. Il y avait beaucoup de casernes et une forte densité de militaire c’est dire qu’envisager une évasion était de l’ordre du fantasme.

Le jour dit (vendredi 16 juillet) j’ai eu un comportement normal et vaquait à mes occupations comme d’habitude (je lavai le seul et unique pantalon en ma possession) Je réagissais ainsi pour ne pas participer à ce simulacre d’évasion pensé et organisé d’avance. Effectivement quelques instants plus tard une émeute éclata durant laquelle les prisonniers s’échappèrent, les portes s’ouvrant. Les prisonniers ont pris le contrôle de la prison. Je refusai de m’échapper pour ne pas me retrouver dans le maquis et conforter les accusations qu’on avait à mon encontre. Je restai dans la cellule (fermée) en compagnie de mes codétenus, nous avions refusé qu’ils nous ouvrent la porte.

Battus jusqu’a épuisement et dans une atrocité sans nom, ils nous ont fait payer notre refus de s’être évadé. Les gardiens, le médecin muni d’un gourdin, les prisonniers de droit commun avec chaînes, bâtons, barres de fer, nous rouèrent de coups. Beaucoup ne survécurent aux blessures infligées, le sang giclait de partout, nos corps étaient bleuis, des organes arrachés, c’est comme si nous venions pour les survivants de s’être sorti d’un attentat à la bombe. Nous restions privés de nourriture sept jours avec au matin un bol de café salé que nous devions boire sous la contrainte et de force. A midi nous devions ingurgiter du sel avec de la soupe qui n’a que le nom, même régime le soir.

Tous les gardiens en entrant dans notre cellule nous mettaient contre le mur afin de porter des coups de fouets. Suite à cet incident nous avons été regroupés (les détenus qui ne s’étaient pas échappés), dans une salle. Nous étions environ 70 personnes sans le moindre habit, complètement nus, ils nous faisaient subir les pires des humiliations : ils nous touchaient le sexe pour voir si nous étions circoncis, ils procédaient à des attouchements, nous insultaient de sale juif, de « gaouri » La chaleur était étouffante, nous n’avions rien à boire, l’eau avait était coupé afin de nous assoiffer d’avantage et réduire nos existences à celles de bestiaux Ils nous sortaient dans la cour principale pour boire dans une poubelle qui dégageait une odeur nauséabonde. Nous n’avions d’autre choix que de nous soumettre à la cruauté de nos tortionnaires. Sans le moindre respect des procédures, nous étions conduits devant un juge. Après désistement du juge, ils nous ont transférés dans une prison civile d’ORAN. Enfin une prison ou nous serions traité humainement pensions-nous. Je sortais d’un enfer et je me réjouissais d’intégrer une prison ou la seule contrainte serait la privation de la liberté et non la torture comme j’avais pu la vivre 9 mois durant.

J’ai été jugé et condamné à un an de prison (sans connaître le chef d’inculpation exact) mais c’était une satisfaction comparait à ce que je venais de vivre. Il me reste un mois de prison à purger(les trois mois de prison de la sécurité militaire « Le DRS » n’étant pas comptabilisés) et à ma sortie j’étais encore recherché J’ai vécu sept années de galère, sept années passés entre le marteau et l’enclume, j’étais considéré par les uns comme un traître et par les autres comme un vulgaire terroriste. Je vivais la peur au ventre ne sachant que faire. Je veux être lavé de tout soupçon et que mon honneur et que vérité soit faite sur un épisode qui restera à jamais marqué dans mon esprit. Je demande réparation des dommages subie, je ne demande pas pardon mais que justice soit faite. Que ce gouvernement reconnaisse ces torts et que je puisse faire valoir mes droits. Je refuse la concorde civile dans la mesure ou je n’ai jamais de prés ou de loin participé à une entreprise terroriste, j’ai été jugé de façon expéditive sans que la moindre procédure légale ne soit respectée.
En complément je vous signale que le premier avocat que j’avais payé ne s’est jamais présenté, le second quant à lui a été emprisonné pour les mêmes raisons que moi.

Durant ces 7 dernières années c’est à dire après ma libération j’ai été enfermé dans des prisons passant des nuits à même le sol sur du ciment. On m’a retiré mes papiers deux années. Même recherché on ne voulait pas de moi et pour réponse il m’était dit par la sécurité militaire (Le DRS): « c’est nous qui déciderons de ton sort, rejoins le maquis » Sur le bulletin de recherche est écrit : « Ex militaire recherché pour terrorisme à livrer à la gendarmerie. Je décidai de fuir en direction de la Tunisie (ma demande de visa pour la France tardait) et je fus arrêté à la frontière en septembre 2001.

J’ai été remis à la gendarmerie puisque recherché pour « activités terroristes » Je fus remis en liberté et garder l’espoir de sortir du territoire algérien. J’ai appris par un cousin qui reçut un appel téléphonique d’un commissaire de police de BOUKADIR que je pouvais quitter le territoire le temps de m’éloigner (c’était une main levée temporaire de l’avis de recherche négocié grâce à un pot de vin) « Se n’était pas le seul » Il restait 25 jours de validité au visa que j’avais sollicité, j’utilisais ce temps et cette « grâce » pour organiser mon départ et celui de ma famille (ma femme et mes deux enfants en bas age) Je suis arrivé en France le xx xx 2001.

Je fus bref et circoncis essayant d’être le plus précis possible, je reste à votre disposition pour toutes informations complémentaires. J’ai essayé d’être objectif de raconter mots après mots cette tragique page de ma vie.

J’ai mal; Mon Pays m’a fait mal!

PS: A Blida, c’est au sein du CTRI 1ere RM que nous étions détenus.



Nombre de lectures: 1793 Views

41 Reponses pour " Témoignage d'un supplicié du DRS : Mon Pays m'a fait Mal…! "

  1. brahim dit :

    La haoula oula kouata illa bilah !
    ils sont des milliers d’algeriens ayant subi le meme sort meme de nos jours les services de securite tout corps confondus continuent a pratiquer la torture je dirai meme executions extra judiciaires
    il faut un changement radical en algerie !

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  2. salem dit :

    C EST UN TEMOIGNAGE SUR LES PRATIQUES QUE MEMES LES NAZIS N ONT PAS EU L ODACE DE FAIRE.CE TEMOIGNAGE MONTRE LA CRUAUTE DU DRS.C EST UNE ENTREPRISE CRIMINELLE QU IL FAUT ABSOLUMENT JUGER LES RESPONSABLES ET A LEURS TETE LE GRAND CRIMINEL,LE GRAND TERRORISTE,LE MONSTRE QUI POUR NOM MEDIENE.POURQUOI VOUS DEPOSER PAS UNE PLAINTE POUR TORTURE CONTRE LES RESPONSABLES DU DRS EN FRANCE,LIEU DE VOTRE RESIDENCE.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  3. Sami dit :

    SANS COMMENTAIRE VRAIMENT !!! Ca fait mal au coeur !!!
    Mais quel nombre d’algeriens ont passe des moment pareil !!! Ils etaient des centaines de milleirs !!!! 20 a 25 000 ont disparu, des chiffres non officiels , 18000 CIFFRE OFFICIEL !!!!
    J’ai jamais lu sur un journal algerien lee moindre choses concernant, malgre que personnelemt que je connais des gens qui ont ete detruit dans les prisons et les camps de concentrations, leur sante mentale et physique !!!
    Ce qui s’est passe en algerie etait vrament l’enfer pour le peuple , et c’est pour ca le pauple a bcp change par rapport aux annes 80 ou 70 !!! Les generaux de la France en algerie et la classes politique qui l’ont donner le couvert pour pratiquer l’eradication des masses avait des buts precis et des plans bien precis des le debut et ca n’a pas ete un fait due au hasard ou une reaction !!! Ils ont visee la situation pour changer ses valeurs, la confiance entre les algeriens , et biensur hair leur religion !!
    JE SUIS DESOLE POUR VOUS CHER FRERE, mais a l’epoque on peuvait pas parle, si on disait un mot , on condanme a la mort , et il vont dire sur leurs journaux qu’un algerien a ete toue PAR UN GROUPE TERRORRISTE !!! Je suis desole pour ne pas avoir pu vous sauve de l’enfer !!!!
    Je tiens a salue Mr Ali Yahia Abdennour, Mr Bouchachi, Mr Sidhoum qui ont fait bcp de choses et ont contribuer a sauve bcp de vie !!! Je salue Aldjazeera et quelque media etrangeres, qui ont contribue a l’arret de la machine de mot, sous LE PRETEXTE de la GUERRE ANTI-TERRORRISTE

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  4. still dit :

    On ne commemte pas les cris de douleur.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  5. fadel dit :

    voila pourquoi il faut se mobiliser pour liberer l algerie et les algeriens des mains de ces traitres ,tyrans ,il n’ont rien d’algeriens,il faut imperativement les neutraliser et les juger.c’est les ennemis de l’humanité.c’est horrible ce que je viens de lire.c’est un filme d’horeur.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 1

  6. blue waves dit :

    ان الذين فتنوا المؤمنين والمؤمنات ثم لم يتوبوا فلهم عذاب جهنم ولهم عذاب الحريق (سورة البروج

    ربي يؤجرك انشالله على ما اصابك من الاوغاد ويجعل ضلمات السجون التي عشتها نور على نور يوم القيامة ويجعلها رجسا على رجس على اولائك اشباه الرجال الذين حرمهم الله من العقل وافرغ قلوبهم من الرحمة

    en fin ce n’est ton pays qui t’a fait mal, mais c’est les déchets qui le gouverne, ton pays a aussi mal que toi

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  7. W A H I D dit :

    @LQA

    Jusqu’a quand, les algériens devraient vivre sous la menace, le chantage, le mensonge et la manipulation.

    Vous ne craniez pas dieu.

    Alah Yahdhina oua Yahdhikoum ya Rab

    W A H I D

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  8. abdelilah dit :

    Merci beaucoup pour ce temoignage. Beaucoup d’algériens s’en doutait, d’autres faisaient semblant que rien ne se passait et le reste étaient dans l’ignorance mais un jour il va falloir rouvrir ces dossiers pour que ces nazis payent le prix fort ici sur terre avant qu’ils le payent dans l’au-dela.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  9. J’ai honte pour mon pays. Et nous qui étions pour l’arret du processus électeral. En devrait choisir entre la peste et le cholera. Nous avons choisi la lacheté.
    En ’88 nous pensions plus jamais ça. Quel gachis.!!!
    Il est temps de voir la vérité en face et de nous reconcilier après la traduction devant le TPI de tous les responsables. J’ai honte, je ne peux même pas vous saluer.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  10. Alilou dit :

    @Brahim,

    Il sont peut-etre des milliers d’algeriens a avoir subit ca mais ce qui est atroce c’est que se sont des milliers d’algeriens qui ont fait subir ca a d’autres milliers d’algeriens innocents,

    Je ne penses pas que ce soit pardonnable…
    Et on se demande pourquoi on n’arrive pas a s’unir ??? bien sure tant que les traitre et khobzistes existeront chez nous ce sera toujours comme ca…LA HONTE A NOTRE ARMEE et HONTE SUR LES ALGERIENS HARKI ET BOUCHEKARA, RKHASSE, FILS DE TRAITRES…

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  11. zarathoustra dit :

    quelle horreur,même les sionistes ne peuvent faire mieux,des gens qui se disent ALGERIENS et MUSULMANS ont complétement détruit la vie de plusieurs milliers d’Algeriens,musulmans comme eux.
    ils sont des bêtes immondes;ils sont des bêtes sous formes humaines,ils n’ont pas de coeur,ni d’âmes.
    je suis complétement bouleversé par ces témoignages et ces vérités.
    je ne peux que m’incliner devant le courage de cet homme et de tous les autres torturés par les ultra-sionistes d’une autre ère.
    ayez le courage,monsieur de nous divulguer des noms de vos tortionnaires:ils vont nou servir une fois que ce systéme soit tombé.
    toutes ces déclarations,et les évenements de Tunisie et d’Egypte,sont une urgence pour chacun de nous,et des preuves réelles que ce régime doit tomber au plus vite possible.
    il faut que justice soit faite,le pardon n’est pas d’actualité.
    nore lacheté nous a transformée en monstres et en bêtes humaines,devant ces atrocités sans nom.
    mille milliards d’excuses cher mohammed.
    je vous jure que je n’ai plus de mots pour exprimer ma lacheté.
    salut

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  12. [...] This post was mentioned on Twitter by NewSkimmer, diego. diego said: Témoignage d’un supplicié du #DRS : Mon Pays m’a fait Mal…! http://bit.ly/hJz66o #algeria [...]

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 1

  13. D B dit :

    Quelle atroce épreuve, mon Dieu! Que n’ont-ils pas fait subir aux innocents. Et dire que ces bourreaux ne sont que les molosses de leurs maîtres, eux même des enfants du peuple. Comment pourrait-on pardonner à de tels monstres?

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  14. aquerado dit :

    Salam,
    C’est tout a fait inhumain, repugnant et revoltant de se conduire d’une maniere aussi miserable et orduriere. Est ce que l’islam preconise la sodomie pour remettre sur le droit chemin les infideles? Messieurs les eradicateurs qui jettez l’opprobe sur les « islamistes » par des cliches ecules avez commis un genocide impardonnable sur la population Algerienne. Sous le pretexte fallacieux de presomption que les « integristes » allait creer un etat islamiste vous avez commis l’innommable. Vous avez detruit un pays entier dans une alliance diabolique regroupant les daf, le clan de oujda et la dst afin de vous accaparer des richesses de ce pays n fois martyrs. Mais j’ai confiance en la justice divine car mal acquis ne profite jamais.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  15. Salah Bouzid dit :

    Monsieur Henri Alleg,

    Pourquoi n’avez-vous rien dit sur la question pratiquèe sur le peuple Algérien par ces monstres du DRS et de la DGSN? N’êtes-vous plus l’ami du Peuple Algérien? Pourquoi ce silence? Les témoignages et les écrits ne manquent pas:

    - Livre blanc sur la repression en Algérie 2 tomes et un supplément (Editions Hoggar)

    - L’Algérie en murmure (Editions Hoggar)

    Avez-vous essayé de demander des explications à vos companions de lutte lors du tournage du documentaire “Un rêve Algérien“? Que vous ont-ils dit?

    Ou n’est-ce là que des questions tardives?

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  16. nomade dit :

    Incroyable.
    C’est révoltant.
    Un jour ils payeront tous le mal qu’ils t’ont fait.leur facture sera salée.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  17. kada dit :

    faut porter plainte contre ces gens pour crimes contre lhumanite,faut les traquer partout dans le monde
    le peuple doit les juger.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  18. amazygh dit :

    un mazul.pour notre ami qui a passe un moment a l’ecole des techniques aeronautiques de blida(ENTA)sur la route blida vers oued eleulaig.moi aussi j’ai passe mon service national dans cette ecole,et j’ai bcp de choses a dire.mais pas tout de suite.a plus.thanmirth.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  19. belka dit :

    sa continue aujourdhui meme………..nest ce pas dark!!!!!

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  20. Andalousie dit :

    @ Zarathoustra : Incomparable ! l’éloge des sionistes est inutile car ils restent nos ennemis et l’ennemi du droit des peuples. Allez voir ce que font les sionistes aux Palestiniens alors stop! et cessez de tout mélanger, chacun son malheur ! A NOUS LE DRS et AUX PALESTINIENS LES SIONISTES :CHACUN SON BOURREAU !
    Quand au DRS et son crime contre l’humanité ,ils passeront tous au CPI les dossiers sont entrain de se préparer contre eux.
    Vivement le jugement des hommes avant celui de dieu contre les agents des services Algériens.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  21. « Le pouvoir algérien récompense les officiers criminels de la sale guerre »

    Même les symboles de l’Histoire ne sont pas épargnés !

    Ce 5 juillet, date hautement symbolique de l’indépendance, a été souillé par la promotion au rang de général du sinistre Mhenna Djebbar. Encore une insulte, à la mémoire des hommes qui ont rendu possible le miracle du premier novembre ; Encore une injure, à la mémoire des 250.000 victimes de la sale guerre! Encore un outrage á l’Armée Nationale Populaire de devoir désormais compter dans ces rangs un autre odieux général qui s’était acharné contre les Algériens à l’instar des Nezzar, Touati et Lamari pour ne citer que les plus illustres! Cette promotion n’a en fait rien de surprenant, elle ne fait que confirmer la logique du pouvoir qui glorifie le bourreau de milliers d’Algériens qui ont eu le malheur de tomber entre ses griffes.

    En dépit de quinze années sanglantes, le mépris voué aux citoyens qui assistent impuissants à la destruction et au démantèlement systématique de la société algérienne est criard et se traduit au quotidien par les ignobles manigances, les gesticulations des plus sordides telles que la gratification des criminels, La corruption effrénée de la classe politique, la soumission des médias, la manipulation des masses, la rétribution des médiocres et des incompétents, l’encouragement du vice et de la perversion, l’avilissement de la justice, la répression féroce de toute contestation, les luttes claniques pour l’accaparement de la rente avec un partage inéquitable des richesses… Cet acharnement sans limites qui vise à désarticuler toutes les structures sociales, n’est que le signe avéré de la volonté de ces imposteurs de vouloir à tout prix pérenniser ce système mafieux qui a conduit le pays à la catastrophe depuis 1962.
    La farce démocratique de 1989, interrompue quelques années plus tard par le putsch militaire de janvier 1992, a été habilement améliorée, mais il n’en demeure pas moins que cette pseudo démocratie sert de façade pour légitimer toutes sortes d’abus. Pour preuve, il suffit de constater le harcèlement permanent que subissent certains journalistes, sans parler des représentants des droits de l’Homme et des organisations qui revendiquent la vérité sur les disparus (pour ne citer que ceux-là). Il suffit juste de recenser l’ampleur des interdits qui pèsent sur certaines formations politiques qui luttent pour un changement réel pour mesurer la détermination des barons qui ont mis main basse sur l’Algérie.

    En revanche quel changement espérer avec ce paysage politique où se côtoient des partis satellites, domestiqués, simples figurants (à l’image de l’UDR) qui ont l’insolence d’afficher leur allégeance au DRS ? Il est vain et insensé d’espérer qu’un quelconque changement puisse venir de cette classe politique sclérosée et désuète, enfermée sur sa logique vassale.
    En réalité, seule une force populaire unifiée renversera ce régime criminel ! C’est par la prise de conscience de sa foi, de sa volonté, de ses capacités que le peuple algérien mettra fin à l’injustice, chassera les tortionnaires, ces géniteurs de terrorisme, ces gangsters qui prennent en otage tout un peuple par le biais du cabinet noir dirigé par des usurpateurs, à leur tête Larbi Belkheir, ses camarades DAF et leurs sbires.
    On ne peut que s’interroger sur les raisons qui poussent le pouvoir a multiplié les compromissions et concessions, allant jusqu’à hypothéquer les richesses du sous sol et brader la souveraineté nationale pourtant chèrement acquise par le sacrifice d’un million et demi de martyrs. Que signifie cette ouverture économique ? Pourquoi cette volonté d’attirer les investissements étrangers alors qu’aucune réforme économique sérieuse n’ait été engagée ?
    En réalité, il ne s’agit que d’une superposition de rôles ; A la force de l’arme s’est substituée la puissance financière. Les mêmes vieux et indéboulonnables acteurs se sont arrogés de nouveaux rôles, comme par exemple le général Mohamed Lamari qui par dessus son costume de militaire a enfilé le costume du businessman, gardant ainsi comme la plupart de ses pairs, un œil rivé sur l’armée et l’autre sur les affaires.
    Les nouveaux travestis cherchent à s’offrir ainsi un habit de respectabilité sur la scène politique internationale dominée par le libéralisme sauvage. En jouant sur le double tableau militaire et économique, les supplétifs de l’armée coloniale ne retrouvent que leurs réflexes du passé. Plaire au maîtres du monde et écraser leurs propres administrés.

    Ces manigances ont également pour objectif d’entraver toutes avancées de la Justice et de la Démocratie et d’aggraver le chaos social compte tenu de l’inadaptation flagrante non seulement de toutes les structures socio-économiques mais également l’impréparation du peuple algérien à une telle ouverture. Même si elle est connue, il importe de souligner la véritable motivation:

    Passés maîtres dans les techniques de corruptions, ces barons de la décennie rouge usent de l’ouverture économique et de l’investissement étranger, comme gage à leur impunité. Ces alliances conjoncturelles et ces gesticulations ne sont que des manœuvres dilatoires destinées à échapper à la justice, et de s’offrir au prix fort une nouvelle virginité qui leur garantirait l’impunité pour les crimes dont ils sont coupables, depuis et avant l’Indépendance.
    Pour ces criminels la seule règle qui leur importe est de sauver leur peau au détriment du peuple et de sa glorieuse histoire quitte à pérenniser un système honni et à bafouer les valeurs immuables de la nation algérienne. Ce discours par lequel ils prônent la réconciliation qui n’est basée sur aucun fondement juridique préalable, est des plus cynique, jouant d’une main sur les revendications des frondeurs, de l’humanité d’un peuple épuisé, tout en actionnant simultanément de l’autre main, la machine de mort: répression, enlèvements, tortures, asservissement de la presse, atteintes aux droits élémentaires des citoyens, etc. Parmi la multitude de preuves irréfutables sur cette politique à double vitesse, il est utile de citer au moins les deux cas flagrants que sont: le maintien en vigueur de l’état d’urgence décrété en février 1992 et la justice qui toujours en quête de son indépendance continue d’être subordonnée à l’état policier.

    Deux faits récents illustrent les plus grotesques impostures de cette junte militaire:

    1-L’une des parodies les plus caricaturales est bien le procès de Amari Saïfi alias Abderazak El para: cet émir du GSPC a été condamné par contumace alors qu’il est détenu dans un centre du DRS à Ben Aknoun. Pourquoi n’a t-il pas comparu à l’audience lors de son jugement? A-t-on eu peur de son témoignage ? A-t-il eu besoin de plus de temps pour apprendre par cœur la leçon à réciter lors de sa prochaine comparution ou du prochain show médiatisé ? Il est vrai que son rôle est quelque peu complexe: glorifier la mission du DRS et taxer s’il le faut beaucoup d’algériens de dangereux terroristes islamistes pour plaire aux puissances occidentales dominantes. L’autre hypothèse est celle de sa très probable liquidation vu qu’il constitue un témoin gênant qui menaçait l’édifice du DRS par ses révélations ? Une chose est certaine, les téléspectateurs qui ont suivi le reportage de sa captivité au Tchad, restent dubitatifs sur les capacités du « fils de Blanchette » à kidnapper une trentaine de touristes européens, à tenir tête aux forces spéciales multinationales en plein Sahara pendant près de six mois, et à négocier une forte rançon avec l’état allemand ! L’extravagance de la mise en scène est telle que le mystère qui entoure cette affaire demeure persistant pour le commun des citoyens, mais nous reviendrons prochainement avec un dossier détaillé sur cette énigmatique affaire et ses répercussions sur la région du Sahel. Affaire qui rajoute non pas à la confusion mais au grotesque de la manipulation d’un tel personnage: quelques temps avant sa capture par le mouvement rebelle tchadien (MDJT), sa mort avait déjà été annoncée (il aurait selon la presse glissé dans un ravin). Bref l’opinion retiendra que le para a été jugé sur la base des PV du DRS, piétinant ainsi le droit sans qu’aucun juge ne s’en offusque !

    2- Le procès de l’ex wali Bachir Frik traîne avec lui ses relents de règlement de compte en haut lieu et constitue une démonstration de mise en garde destinée à ceux qui oseraient dénoncer les dépassements ou envisageraient de contrarier les desseins des seigneurs du régime sanguinaire. Dans cette affaire, l’incarcération du l’ex wali d’Oran a servi d’exemple et de signal à tous ceux qui voudraient recourir à la justice. Pour avoir dénoncer les appétits voraces du général Kamel Abderahmane et de son subordonné de l’époque le commandant Aïssa Talbi Alias Ramzi et leur implication directe dans un vaste trafic de drogue, l’ex Wali a écopé de huit ans de prison. Ce général, le Pablo Escobar algérien, ex chef de la DCSA – Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée – et membre influent du cercle très fermé de la mafia qui dirige l’Algérie, n’a même pas eu affaire à la justice. Qui peut ou pourrait l’inquiéter, lui le baron de la drogue qui jouit de l’impunité absolue grâce à son amitié avec le chef du DRS, alors que la drogue a inondé les rues de nos villes, n’épargnant ni les établissements scolaires, ni les hôpitaux, ni les casernes?
    Il est certain que tous les walis ne sont pas blancs comme neige mais s’en prendre à Frik avec un tel acharnement laisse perplexe puisque les faits qui lui sont reprochés ne représentent qu’une part infime par rapport aux malversations et autres faits graves commis par ses confrères qui eux, bénéficient de la protection des parrains du cabinet noir. Ce ne sont pas les exemples qui manquent tant la rapine et la corruption sont érigées en mode de gestion. Si de telles pratiques sont courantes c’est bien la faute aux harkis qui continuent de poursuivre leur œuvre de destruction en minant le développement et en cherchant à avilir les Algériens.

    Les huit années de réclusion écopées par l’ex wali peuvent être interprétées comme un avertissement à tout ceux qui, quelque soit leur rang ou leur fonction n’ont pas encore compris où se trouve le centre du pouvoir. Qui osera à l’avenir dénoncer les Larbi Belkheir, Smain Lamari, Médiène Mohamed et consorts ?
    Tant que les criminels occupent des postes névralgiques dans la hiérarchie militaire, le combat continuera et ne cessera qu’au moment de la comparution de tous les responsables de cette tragédie qui a coûté à l’Algérie plus de 250.000 victimes.
    Sur la liste des officiers génocidaires: Mhenna Djebbar, promu général le 05 juillet 2005, occupe une place de choix ! Qui est ce sinistre individu au comportement de voyous qui a causé tant de malheurs et endeuillé des milliers de familles ?

    De 1982 à 1986, il a été responsable de la prévention économique à Blida (1ere RM), avant d’être muté à Tamanrasset (6eme RM) puis à Ouargla (4eme RM) en tant que chef du CRI (centre de recherche et d’investigation). Djebbar qui était capitaine doit son ascension fulgurante au retour de Smain Lamari aux affaires en 1990, qui lui confiera en 1991 le CRI de Blida (1ere RM), plus connu sous l’appellation centre administratif Djeridel Mohamed, devenu le fameux « CTRI de Blida » après le putsch de janvier 1992.
    Mhenna Djebbar s’est illustré comme théoricien de la mort et fin praticien de la torture ; qui au nom de la lutte contre « l’intégrisme islamiste » est directement responsable de la mort de plusieurs milliers d’Algériens.
    Ceux qui avaient le malheur d’être envoyés au CTRI de Blida n’avaient aucune chance de ressortir vivant. Des femmes et même des gosses furent torturés sauvagement et exécutés sous ses ordres dans cet horrible centre de la mort.
    Personnage dépourvu de tout sens moral, assoiffé de pouvoir, il inculqua à ses hommes cette insensibilité, qui faisait d’eux des robots sans pitié, capables de tuer et massacrer sans état d’âme. Les éléments sous son autorité se comportaient comme des monstres barbares.
    La dérive était facilitée par les conditions du moment, pourrissement de la situation politique et sociale depuis 1989, absence manifeste de l’Etat, émergence du radicalisme, qui fut encouragé puisque le recrutement des intégristes radicaux s’opérait auprès des délinquants, pour la plupart des repris de justice attirés par l’islamisme à la sauce DRS avec son lot d’affaires juteuses (trafic de drogue, d’armes, de véhicules volés, …)
    Mhenna Djebbar ira jusqu’à considérer comme ennemi tout individu qui ne partageait pas sa perception des choses ou qui ne se soumettait pas à ses caprices ou à sa volonté, s’autorisant à tuer n’importe qui au nom du but à atteindre. Il a ainsi institutionnalisé le « terrorisme par procuration » et le « permis de tuer », comme nous le verrons plus loin.

    La manipulation politique par la violence dont le degré était modulé selon les seuls intérêts de la caste au pouvoir. Les paramètres sont régulés selon leurs ambitions: organisation d’élections, adoption de lois, justification de dérives et des atteintes aux libertés, désignation d’un fidèle serviteur à une fonction, ou mise à l’écart d’un « poulain » pour absence de zèle ou indocilité… L’une de leurs spécialités se présente comme un système tripartite de la manipulation de la terreur articulée autour de la confusion des données. Leur logique consiste à plonger la population dans la psychose de la terreur, puis à travers un battage médiatique de désigner les islamistes comme responsables, ce qui les autorise en troisième lieu à justifier la nécessité de l’intervention des forces de sécurité. C’est cette stratégie meurtrière qui a permis aux généraux d’obtenir l’assentiment d’une partie de la population et de la communauté internationale, moins regardante lorsqu’il s’agit de crimes perpétrés contre des « terroristes musulmans » !
    A partir de Blida, Mhenna Djebbar a noué des contacts solides avec les notables et dignitaires de la Wilaya de Tizi-Ouzou, plus particulièrement les commerçants et les Industriels. Rien de plus aisé dans la mesure où la wilaya de Tizi-Ouzou dépend du CTRI de Blida où il dispose du Bureau dit Sous-CTRI avec à sa tête le Commandant Rachid. Ce dernier, passé colonel au début des années 2000, fut assassiné dans des circonstances énigmatiques à Tizi Ouzou en 2003 par une femme médecin. Le procès s’était tenu à huis clos et la femme fut condamnée à une légère peine par le tribunal militaire alors même qu’il a été clairement établi qu’il s’agissait bien d’un meurtre avec préméditation.
    Ses relations dans la région lui ont permis aussi de tisser un réseau de correspondants lui permettant l’implantation des maquis « islamistes », puis leur neutralisation par une force « contre insurrectionnelle » composée de GLD (Groupes de Légitime Défense) et de patriotes qu’il prenait soin d’armer et d’instruire. Etant en possession de renseignements sur la localisation et les mouvements des uns et des autres, il pouvait diriger les opérations de sa sale guerre à partir de son bureau ou de l’hôtel « Palace », son lieu de fréquentation préféré.

    Mhenna Djebbar a aussi entretenu des contacts avec les personnes aisées de la wilaya de Blida qui le sollicitaient, pour des interventions au niveau des administrations à savoir le Service des Impôts, Police, justice, wilaya, douanes, etc…. Tous ces services s’opéraient bien évidemment avec des contreparties financières. Rien ne pouvait assouvir son appétit vorace pour le gain malicieux et facile tel que le rançonnement. Bien au contraire, il le perfectionnera même tout au long de la décennie rouge et l’inculquera à ses éléments qui l’incluaient à l’heure du partage de l’argent et des bijoux dérobés lors des perquisitions effectuées aux domiciles des suspects.
    Parmi les relations de Mhenna Djebbar qui ont jouées un rôle non négligeable dans la campagne de terreur, figurent entre autres Zeghaimi Tayeb, propriétaire d’une semoulerie à Blida, Stasaid Mohamed alias « Zaim» et les Frères Sidi El Kebir Mohamed et Nourreddine tous propriétaires d’une usine de Boissons gazeuses.
    Mhenna Djebbar entretenait également une relation étroite avec un certain Khelifati, un entrepreneur qui fut incarcéré au part avant à la prison Militaire de Blida pour trafic, faux et usage de faux de documents militaires (cartes de sursis, carte de reforme etc…).

    Fort du soutien du chef du CTRI, ce trafiquant notoirement connu à Blida sera intégré dans ses réseaux à Blida. La seule exigence de Mhenna Djebbar était le versement de sommes colossales en devises et l’organisation de soirées très arrosées en galantes compagnies ; procédé désormais classique que le chef du CTRI emploiera tout au long de sa carrière. L’« intouchable » Khelifati a grandement contribué à asseoir la notoriété de Djebbar au niveau de la région, surtout que ce dernier avait le droit de vie ou de mort sur tous ceux qui étaient considérés comme suspects intégristes ou catalogués « anti-pouvoir ».
    Les relations forgées au niveau de cette ville vont lui servir de prête-noms lors d’achat de biens immobiliers en Espagne. En outre c’est à travers les réseaux d’entrepreneurs plus que douteux que le colonel Djebbar s’est fait construire une somptueuse villa à Chéraga, villa financée par l’argent du racket et la collecte de « dons » provenant du business des armes vendus aux citoyens qui voulaient assurer leur autodéfense contre d’éventuels actes « terroristes ». En effet l’officier du DRS Djebbar Mhenna remettait des armes de poing à toutes ses relations qui s’acquittaient cash de cet « impôt » ou qui prenaient en charge ses dépenses à l’occasion de ses séjours annuels en France.
    Les réseaux constitués par Mhenna Djebbar répondaient à une structure des bandes criminelles organisées. D’un côté des intégristes des GIA (armés et ravitaillés par le CTRI de Blida qui leur fixait les cibles) et de l’autre des cellules de soutien chargées du racket et du financement comme en témoigne le cas de Stasaid Mohamed alias “Zaim”. Ce dernier sera par la suite récompensé par le DRS qui le propulsera au poste de député du RND alors qu’il n’avait jamais fait de politique auparavant ; la même récompense sera attribuée au maire de Boufarik ainsi qu’à beaucoup de serviteurs zélés du DRS.

    Lorsque le nommé Ounes Salem, un cheikh repenti du GIA originaire du Douar de Bouarfa avait cité Stasaid Mohamed comme étant le financier du GIA de ladite localité (le terroriste Bensidoum Mohamed était à cette époque l’émir du GIA, groupe urbain de Blida), Djebbar Mehena a tout fait pour éviter l’arrestation de son protégé et sa confrontation avec ledit repenti. Devant ces graves révélations qui avaient mis en péril le rôle de son agent, le chef du CTRI avait sommé Ounés Salem de rien ne divulguer de cette affaire s’il tenait à sa vie.
    Ce Stasaid Mohamed, qui a fait fortune pendant cette période sanglante, est lui même entré dans la « caste des intouchables », aussi bien à Blida qu’à Alger ; il a réussi à nouer des relations privilégiées avec le Wali de Blida Melizi Tahar dont il s’est devenu l’ami. Ce wali, qui doit sa carrière au DRS est en relation d’affaire avec le chef du CTRI de Blida, et tout ceux qui ont souhaité acquérir un lot de terrain ou une quelconque facilité administrative devaient obligatoirement transiter par Djebbar ou ses relais et surtout sans oublier de verser le pot de vin. C’était la « dîme » en vigueur imposée dans la région par le nouveau maître de Blida qui instauré la formule: « votre liberté en échange de ma protection » en d’autres termes: « la bourse ou la vie ».
    Le chef du CTRI a su se montrer généreux avec ses amis. Au lieu d’attribuer les armes de l’autodéfense aux villageois des zones rurales menacés par le GIA, Djebbar Mehena a préféré constituer un groupe de patriotes avec une trentaine de personnes ; dont le Chef fut le nommé Hamoudi Mohamed, un ex-gendarme ; qui sera armé et payé par l’armée non pas pour protéger la population mais la semoulerie de son ami Zeghaimi Tayeb, située dans un endroit isolé au niveau de la commune de Ain Kebir !
    Comme Zeghaimi Tayeb avait des contacts d’affaires avec des firmes italiennes spécialisées dans les pâtes et qu’il recevait périodiquement les visites des ingénieurs italiens chargés de la maintenance de son usine, le colonel Djebbar s’est chargé d’assurer la protection des italiens durant leur séjour à Blida en mettant à la disposition de son ami deux équipes du CTRI. Cette prise en charge débute à partir du moment de leur arrivée à l’aéroport Houari Boumediene jusqu’à la fin de leur mission. Il s’agissait là d’une « protection privée » payée par les deniers de l’Etat, alors qu’à la même période les pauvres civils se faisaient massacrer quotidiennement par les terroristes qui pullulaient dans la région de la Mitidja. En somme, le colonel Djebbar a monté au frais de l’Algérie, la première société privée de sécurité avec pour slogan publicitaire: « celui qui est riche et qui accepte de payer, ne sera jamais inquiété par les Groupes du GIA ! ».

    La même stratégie fut appliquée à d’autres industriels notamment à un certain Islam et à la famille Hamoudi, deux autres propriétaires de biscuiterie de la commune de Baba Ali et d’Alger. Tous furent plus ou moins forcés de payer tant que les terroristes du GIA redoublaient de férocité (destructions, saccages, incendies, menaces, assassinats, etc…) contre les industriels sans défense ou ceux qui ne pouvait s’offrir une protection.
    D’ailleurs dans le chapitre des groupes de soutien au GIA téléguidés par le CTRI de Blida, les exemples ne manquent pas. Citons encore le cas des frères Sidi El Kebir, Mohamed et Nourreddine, qui finançaient l’émir du GIA de Blida le nommé El Hachemi Badrani. Or il faut relever que durant la campagne électorale pour les présidentielles de 1999, les citoyens ont eu la surprise de remarquer la visite de Bouteflika à leur domicile et comble de la stupéfaction, un méchoui avait même été organisé en son honneur.
    Comment des « financiers du terrorisme sanguinaire » pouvaient du jour au lendemain se reconvertir en de fervents supporters du candidat du pouvoir ? La réponse est pourtant très simple. D’un coté le candidat du pouvoir n’est en fait que le candidat de l’Armée et en particulier des décideurs, et de l’autre le GIA n’étant par essence qu’une création du DRS. C’est le colonel Djebbar en personne qui avait soutenu l’adhésion des frères Sidi El Kebir au comité de soutien pour Bouteflika à Blida. De plus l’épouse du commandant Chawki, originaire de Tlemcen, travaillait comme secrétaire particulière dans l’usine des Sidi El Kebir.
    Des preuves irréfragables, notamment des témoignages formels et des procès verbaux d’écoutes téléphoniques, attestent de l’existence des liens étroits entre les émirs qui écument la Mitidja et leurs financiers qui ne sont autres que des relations intimes du chef du CTRI de Blida. L’objectif unique et commun à ces deux factions fut d’encourager le meurtre, de répandre la terreur pour faire fructifier leurs revenus et prospérer leurs affaires, en particulier dans le foncier et l’immobilier. Pris en otage, par complaisance ou par crainte de représailles des « terroristes », le citoyen ne pouvait que subir la loi de l’omerta.

    Le comble pour un corps dit « d’élite » est qu’il soit dirigé par des mafieux qui n’ont rien à envier aux narcotrafiquants ou aux proxénètes. Le palmarès du colonel Djebbar, comme celui de ses prédécesseurs à la tête de la DCSA (Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée) Kamel Abderahmane ou le sinistre général Tartag Atmane alias Bachir, est des plus étoffé. Il est impossible d’énumérer ici le nombre des massacres d’innocents, de torture, d’extorsion de bien, de racket, de chantage. Il ne faut certes pas oublier son implication directe dans l’assassinat des moines de Tibehirine (cette affaire a déjà fait l’objet d’un article paru sur le site du MAOL) et celle dans la création de l’OJAL (Organisation des Jeunes Algériens Libres). L’OJAL qui fut une structure paramilitaire secrète chargée des exécutions sommaires de suspects, des liquidations extra judiciaires, d’opposants politiques et de l’élimination des témoins gênants. A cet effet il est utile de préciser que Djebbar Mehena a toujours sollicité et obtenu l’aval de sa hiérarchie pour accomplir cette sale besogne. C’est par conséquent en toute connaissance de cause que le général Smain Lamari lui a accordé le feu vert pour accomplir ce terrible génocide. Le chef du CTRI avait lancé alors en toute quiétude, ses hordes (droguées en permanence pour plus d’efficacité et sans soucis de remords) á l’assaut des « fiefs islamistes ». L’OJAL n’avait sévi qu’au niveau du territoire de compétence du chef du CTRI (Mitidja, Médéa, Algérois, Kabylie…), il n’y a nul trace ailleurs de cette éphémère organisation écran du DRS.
    Avant le déclenchement de ces expéditions punitives, le colonel Djebbar poussait le cynisme jusqu’à recommander au chef de la gendarmerie de Blida, le commandant Abdaoui Abdelhafid, de ne pas récupérer les cadavres tôt le matin afin que les citoyens puissent lire les messages de terreur laissés sur le corps des victimes. Cette méthode de conditionnement par la terreur fut un moyen efficace pour domestiquer la population et la forcer à la soumission. Cet acharnement avait un impact sur les jeunes islamistes, qui acculés, se sont précipités vers les maquis et sont ainsi tombés dans le piège tendu par les chefs du DRS et les harkis qui dirigent le pays.

    Le CTRI de Blida avait tout au long de la sale guerre, approvisionné les maquis intégristes en armement, munitions, et équipements (jumelles, boussoles, talkies-walkies,…) qu’ils soient du GIA ou de l’AIS. Cette dernière organisation fut immédiatement infiltrée, ce qui incita le général Lamari à planifier la « guerre » GIA-AIS-Patriotes afin que les Algériens s’entretuent sans réaliser qu’ils étaient manipulés par un pôle unique à savoir le DRS. Le CTRI s’est occupé aussi de la prise en charge sanitaire des éléments blessés aux combats. La plupart des émirs de l’AIS comme Kertali Mustapha, son adjoint Gacemi Ahmed alias Yahia Guermouh, ou du GIA comme Saidi Sofiane, émir du GIA de la localité de Bouarfa, ou son adjoint Abdallah Mohamed, ont tous transités par le centre de Blida. C’est d’ailleurs ces deux derniers qui ont procédés à l’enlèvement de feu Mohamed Bouslimani en 1993. Et comme par hasard, l’OJAL et le GIA ont tour à tour revendiqué l’enlèvement et l’exécution de l’ex numéro 2 d’El Islah oua el Irchad. Il est inutile de souligner que les commanditaires de son assassinat ne sont autres que Smain Lamari et son exécutant Mhenna Djebbar.
    Comment donc ne pas parler de génocide lorsque l’on évoque les opérations de « nettoyage ethnique » perpétrées par les miliciens contre la population des Beni Yagoub à Boufarik, qui a été dans son ensemble identifiée comme « terroriste » ? Sellami Toufik (alias le rouget), chef de la milice de Boufarik, recruté directement par le chef du CTRI a obtenu carte blanche pour arrêter, torturer et exécuter toute personne issue de cette tribu que ce soit à Benchaabane, à Sidi Moussa, à Bougara ou à Tablat. Profitant du déferlement de la violence, les miliciens ne s’étaient pas privés pour délester les victimes de leurs terres, de s’emparer de leur biens et de les tyranniser afin d’accélérer l’exode dans les milieux ruraux. La notion de butin de guerre avait pris tout son sens après une expédition punitive (pillage, viols,…), les jeunes captives qui avaient pu échapper à la mort ont souvent été astreintes à la prostitution sous le contrôle bienveillant de souteneurs, qui n’étaient autres que les comparses du chef du CTRI.
    Les populations qui vivaient dans les hameaux de la Mitidja forcées à l’exode en abandonnant terres et biens, ont payé au prix fort leur choix électoral qui déplaisait aux « généraux démocrates ». La cruauté et le sadisme des putschistes étaient tels qu’ils n’hésitaient pas à organiser des shows médiatiques, grossièrement servis à une presse complaisante et aux relais de la propagande au pouvoir. Comme le montre l’opération menée par les forces de l’ANP contre les « maquis de Oued Allel », alors qu’en vérité le général Fodhil Chérif n’avait attaqué qu’un village fantôme et n’avait fait que détruire des hameaux désertés par leur population puisque celles-ci avaient fui les lieux sous l’excès de persécution des milices et l’enfer imposé par les escadrons de la mort et autres groupuscules terroristes agissants pour le compte du DRS.
    La technique du chantage et de la compromission est une arme redoutable. Ne dit on pas que celui qui possède les renseignements possède le pouvoir ? Avec un service omnipotent et des moyens considérables, surfant sur la vague de la peur, la « folie terroriste » aidant, Djebbar eut la lumineuse idée d’étendre l’exercice du chantage aux personnes fortunées.

    Avec la complicité de son lieutenant Allouache Hafid (devenu officier supérieur depuis et qui n’est autre que le beau frère du général major Laalali Rachid alias Attafi), il lui suffisait d’ajouter les noms de ses « proies » sur les listes des personnes ciblées, récupérées auprès des terroristes arrêtés, puis de les appeler pour les informer que des attentats sont en cours de préparation contre leurs usines ou leurs commerces et qu’il est le seul capable d’assurer la protection de leur bien. A travers une prévenance habilement entretenue, un véritable racket fut instauré et qui prospèrera durant toute une décennie car les victimes n’avait d’alternatives qu’entre une protection du GIA ou celle du CTRI, et donc devait payer quelque soit le cas de figure.
    En contre partie Djebbar a su se montrer généreux en autorisant les magouilles de ses amis (importation de produits prohibés, avantages fiscaux, fraudes de toute nature, …). Cette politique du « donnant-donnant » et tous les avantages illégaux qu’elle procure, a permis aux chefs militaires d’obtenir l’assurance que personne ne pouvait remettre en cause cette rente bénie et à leur instar, leurs affidés faisaient leur beurre. N’est ce pas durant la décennie rouge que le nombre de milliardaires a miraculeusement explosé en Algérie ?
    Le cas concret de Abdelatif Chérif, ex sous officier de l’ANP originaire de Tébessa, propriétaire du luxueux hôtel « Palace » de Blida renseigne clairement sur les méthodes mafieuses qui avaient prévalues en cette période du règne de la « terreur intégriste ».
    Le « Palace » qui est connu à Blida comme un haut lieu de prostitution et de commerce illégal (bar, discothèque, trafic de stupéfiants,…) était assidûment fréquenté par Djebbar, et par la nomenklatura militaire. Jouant de la menace de fermeture de ce lieu de débauche, le chef du CTRI s’était assuré la totale soumission du propriétaire du « Palace » avec en prime le versement de sommes d’argents, les soirées « gratuites » avec whisky, repas et filles compris. Ceci pour la première étape.
    Pour entretenir la pression, Djebbar n’hésitait pas à inventer des mises en scène, notamment des « actions intégristes » contre l’hôtel le plus huppé de Blida, une tentative d’incendie par ci, une tentative d’attentat par là. De temps en temps lors d’arrestations de suspects, le chef du CTRI ne manquait pas d’appeler son « pigeon » au téléphone, pour l’inviter à venir constater de visu des détenus menottes aux poignets et yeux bandés, présentés comme les terroristes qui voulaient s’en prendre à son établissement. Il n’a de cesse de lui rabâcher le refrain: “Tu vois Monsieur Chérif, ces gens là voulaient t’assassiner et on les a arrêté avant leur passage à l’acte. Tu vois comme on te protège toujours!”. Ceci pour l’acte 2.

    Le propriétaire du « Palace » ignorait évidemment qu’il a été témoin d’une manœuvre dont le but est de raviver sa peur, de maintenir sur lui la pression par la menace terroriste et indirectement l’obliger ainsi à payer son souteneur. Il est vrai que durant la décennie rouge, l’alcool coulait à flot au « Palace », pourtant cet établissement a été épargné alors que de simples revendeurs d’alcool furent exécutés par les terroristes.
    Pour expliquer un tel miracle, il suffisait juste de savoir que la protection du « Palace » était assurée par le groupe du « terroriste de service » Rahmani Fouad, intégriste notoirement connu à la cité Benboulaid. Par étapes successives, Abdelatif Chérif était devenu un inséparable du chef du CTRI, jusqu’à en devenir son associé dans nombres d’affaires, notamment l’acquisition de biens immobiliers à l’étranger, en Espagne surtout. Le dernier volet de cette réalité scabreuse est qu’aujourd’hui Abdelatif Chérif est un des nombreux prête-noms de Djebbar. C’est une des techniques prisées par ces inqualifiables généraux pour dissimuler leur fortune et l’ensemble de leurs biens en utilisant une couverture, généralement le nom de l’épouse, d’un parent ou d’un ami qu’on tient par le chantage et qui n’a d’autres alternatives que de partager ses gains et ses immenses revenus. Chacun trouvant son compte dans cette délinquance financière de transferts des capitaux astronomiques, alors que les Algériens dans leur grande majorité sont voués inexorablement à la misère et à la précarité.
    Voilà comment en terrorisant la population et ciblant les plus riches, les paysans propriétaires terriens, le chef du CTRI a bâti sa réputation de « défenseur de la république » et s’est particulièrement mis en vedette dans le cadre de la « lutte anti-terroriste ».
    Une autre trouvaille du chef du CTRI fut de constituer des groupes terroristes qui sous couvert d’infiltrer les maquis qui n’étaient pas sous le contrôle du DRS (sic !) rançonnaient à tour de bras les commerçants et les industriels de la région.
    Comme les citoyens ignoraient que ces groupes agissaient sous la férule des agents du DRS et se soumettaient à leur diktat (comme ce fut le cas de Makhloufi Naceredine, bras droit d’Antar Zouabri qui sévissait aux douars de Maassouma et Amroussa, commune de Bouinen. Makhloufi Naceredine ne fut jamais inquiété et bénéficia par la suite de la loi sur la rahma alors qu’il avait même participé à plusieurs opérations commanditées par le DRS: enlèvements de citoyens et leurs exécutions au niveau de la cité Grit de Boufarik), Le chef du CTRI laissait faire ce manège puis après avoir réuni les preuves de leur soutien financier aux groupes armés, il entrait en action en convoquant les « imprudents ».

    Accusées d’aide et d’assistance aux groupes terroristes, menacées d’être présentées à la justice en période où les lois exceptionnelles étaient en vigueur, presque toutes les victimes cédaient au chantage.
    Prises dans cet engrenage de folie furieuse, affectées par la psychose ambiante, soumises aux intimidations, ou attirées par des avantages matériels, les proies de Djebbar devenaient des instruments manipulables à volonté au service du DRS et participaient malgré elles à cette furie. Ceux qui ne se soumettaient pas, l’ont amèrement regretté après une « descente nocturne du GIA ». Pour Djebbar et ses complices il n’y avait rien de mieux que la terreur pour faire taire les voix dissidentes et avoir les coudées franches.
    Surfant sur la vague du terrorisme, les harkis et les imposteurs ne pouvaient concevoir l’Algérie que comme leur propriété exclusivement privée et ne se gênaient nullement de se l’approprier en déployant toute leur imagination criminelle pour parvenir à cette fin.
    Les abus commis par les officiers du CTRI de Blida, appelé sans exagération aucune, le Centre de la Mort, sont innombrables. Tout individu qui refusait d’obéir à leurs injonctions, prenait le risque de perdre sa vie. A titre d’exemple citons le cas du jeune Taoueg Halim, arrêté à Blida sur ordre de Djebbar. Issu dune riche famille de douar Guerrouaou, commune de Soumaa, Taoueg Halim avait été arrêté à son domicile par le service judiciaire avant d’être transféré au CTRI pour y être détenu pendant plusieurs jours, le temps de négocier une rançon pour sa libération. Devant l’intransigeance du père, il fut froidement abattu à l’aide d’un HK muni d’un silencieux avant d’être jeté dans un verger aux environs.
    Le commandant Mami Ahmed dit Djamel (devenu colonel), chef du service de la police judiciaire du CTRI a accusé à tord ce jeune citoyen, lui collant l’étiquette de terroriste, alors qu’en fait une affaire de mœurs opposait l’officier du CTRI au jeune Halim Taoueg qui entretenait une relation intime avec une certaine Hamida, une prostituée de l’hôtel « Palace » travaillant pour le compte du commandant Mami Ahmed. C’est hélas de cette manière que nombre de contentieux ont trouvé leur épilogue au cours de cette période de chaos propice aux règlements de compte.
    L’histoire du Colonel Mami Ahmed alias Djamel, bras droit de Mhenna Djebbar est bien plus macabre, originaire de Tenes ex- cadre du BES/DRS en 92/93, informaticien de profil muté par la suite au CTRI/Blida sous les ordres du colonel Djebbar, c’est à partir de cette époque que cet officier devient un sanguinaire au sens propre du mot.
    Après avoir perdu un frère, officier de police, lors d’un attentat terroriste à Chlef, il se portera volontaire par esprit de vengeance, pour «éradiquer la vermine musulmane».

    Une fois au CTRI, le commandant Djamel n’hésita à commettre les crimes les plus horribles de l’histoire du service avec le témoignage de ses collègues de travail qui ont été en service en même temps que lui, notamment au cours de la période allant de 1993 jusqu’à 1998. Au mois d’avril 1993, cet officier sanguinaire se vantait d’avoir commis l’un de ses crimes les plus ignobles commis à l’encontre d’un citoyen de la cité Bouaarfa à Blida.
    Arrêté dans le cadre d’une opération menée par le CTRI contre un groupe de soutien car suspecté d’appartenance a une filière locale, le jeune de Blida fut exploité pendant trois jours avant d’être embarqué les yeux bandés à bord d’un fourgon du DRS ; sur la route de la Chiffa, le commandant Djamel fit descendre la victime et lui tira trois balles dans la nuque le laissant pour mort. Par miracle des citoyens de passage, avaient découvert la victime gisant dans une mare de sang mais toujours vivante avant de la secourir et l’emmener pour soins à l’hôpital Frantz Fanon de Blida. Quelques jours plus tard, lors d’une visite dans cet établissement hospitalier, l’officier du CTRI eut la surprise de retrouver sa victime encore en vie. Furieux, il retournera le soir même à l’hôpital pour arracher sa victime de son lit d’hôpital et l’enlever puis l’achever ; cette fois l’exécution sera parfaite et la jeune victime sera criblé de balles. Cet officier criminel n’a même pas épargné les enfants et ce fut le cas d’un enfant de 15 ans, le cousin de Bedraoui Ali. Ce mineur a été tué dans la salle d’interrogatoire du CTRI/Blida d’une façon atroce, par le commandant Djamel, qui l’étranglera de ses propres mains en s’aidant d’un sachet en plastique pour lui recouvrir la tête.
    Fin Mars 94 Djamel avait pris part au massacre de quarante jeunes lors d’une expédition punitive qui a visé la ville de Berrouaghia et puis lors d’une autre rafle ponctuée par une centaine de cadavres de jeunes citoyens retrouvés à la même période à Blida.

    Tout conflit quel que soit sa nature (mœurs, litiges, vengeance, parfois rancune voire jalousie,…) entraînant l’élimination pure et simple d’un rival a été crédité, souvent de façon systématique, sur le compte des islamistes ou des terroristes. Bon nombre d’exemples ont été recensés pour le seul cas du CTRI de Blida. En voici brièvement quelques uns:
    -Bouzouidja Sid Ahmed de Ouled Yaich, arrêté, torturé et exécuté pour lui dérober son véhicule une Renault 19. Ce véhicule a été utilisé par le commandant Mami Ahmed dit Djamel, puis affecté au Bureau de sécurité de la wilaya de Bouira.
    -Sibsa Farouk de douar Benchaabane, commune de Boufarik.
    -Harrata Hassène de Bouarfa, torturé a mort.
    -Berkani Sid Ahmed résidant à la cité Benachour à Blida, âgé de 15 ans, arrêté dans l’établissement scolaire sis cité Bab El Zaouia, devant ses camarades et en présence du directeur, par une équipe du SPJ du CTRI conduite par l’adjudant chef Limane Ahmed. Cet enfant mineur a été accusé d’être un membre du réseau de soutien au groupe armé de l’émir Ali Chaitan. Le jeune Sid Ahmed Berkani fut détenu et torturé pendant trois mois avant d’être liquidé sans jugement.

    La liste des crimes (assassinats, viols, tortures, …) de Djebbar et ses sbires est trop longue pour être citée ici dans son intégralité. Sous son commandement, même les patriotes sont devenus des tueurs avérés qui se sont acharnés sur la population civile. Contrairement à ce que prétend Farouk Ksentini, l’avocat des généraux criminels, il ne s’agit nullement de quelques cas isolés mais bien d’opérations à grande échelle qui relève d’un plan savamment concocté, de directives élaborées au sommet, d’ordres exécutés par les structures officielles du DRS qui agissent au nom de l’Etat.
    C’est d’ailleurs dans son centre à Blida que furent hébergés les Djamel Zitouni, Benamar Aissa, les officiers exégètes du « GIA » et autres émirs activant à la solde du DRS. Ces groupuscules criminels qui n’ont épargnés aucune catégorie sociale et qui ont bien pris soin d’éviter les mafieux du système, ne manquaient sur le plan logistique d’aucun moyen humain ou matériel: disponibilité des tueurs, approvisionnement en armes et munitions, facilités pour trouver des planques…
    Le tortionnaire en chef du CTRI de Blida a été promu au rang de général, tout comme son acolyte Bachir Tartag une année plus tôt ! Sans oublier bien sûre que tous les officiers subordonnés des deux monstres sont devenus des officiers supérieurs, des officiers qui ont pleinement profités de la conjoncture sanglante pour construire des fortunes colossales ! Il est inimaginable aujourd’hui dans ce chaos organisé et ficelé qu’il soit inquiété par l’éventualité d’une dégradation et encore moins d’un jugement pour crime de guerre et massacre de civils. Voilà de quelle manière la mafia au pouvoir en Algérie récompense ceux qui s’acharnent contre les Algériens, les dépouillent de leurs biens, les torturent, violent et massacrent leurs enfants !
    Aujourd’hui, Le général Mhenna Djebbar, en tant que directeur de la Sécurité de l’Armée, il aura toute la latitude pour continuer à pourvoir les unités de l’ANP, à étendre son contrôle sur le trafic de drogue dans les casernes et à encourager délibérément la consommation de stupéfiants.

    Le général Mhenna Djebbar a donc été récompensé, comme le fut Tartag Bachir avant lui, pour ses « mérites », en effet sa participation à la guerre contre les Algériens, a fait de lui un « héros de la nation ». Ceci est le message, on ne peut plus clair de la dictature des harkis, transmis tel un héritage empoisonné par les DAF et perpétué par les imposteurs à leur tête Larbi Belkheir, Khaled Nezzar, Mohamed Touati, Mohamed Mediene, Mohamed Lamari, Smain Lamari,…

    Les chefs des services de renseignement sont donc bel et bien responsables et coupables des enlèvements et des massacres des citoyens et les auteurs d’actes ignobles doivent être jugés, condamnés et punis! L’engin de la mort qui a été conçu par Le général Mohamed Mediene alias Toufik a rempli une mission de terreur tout azimut aux objectifs prédéterminés pendant des années. En fin de compte, Toufik a réussi à mettre l’Algérie et ses institutions sous séquestre. Le MAOL n’a jamais cessé de dénoncer ce despote, qui n’a même pas l’audace de se montrer en public, et qui, tel un monstre n’agit que dans l’ombre ou à la tombée de la nuit !

    Nul secret n’est éternel et aucune vérité ne peut fuir la lumière, et Dieu nous est témoin que le général Mohamed Mediene alias Toufik n’échappera jamais à la justice ; ni lui, ni aucun de ses sbires qui ont les mains tachées du sang des Algériens.

    In http://www.anp.org

    29 juillet 2005

    Gloire à nos martyrs et Tahya El Djazair

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  22. salem dit :

    ILS ONT RAMENE CET IMPOSTEUR DE BOUTEFLIKA POUR LES BLANCHIR VIA SA RECONCILIATION MAIS L HISTOIRE LES JUGERONS TOUS CAR BLANCHIR DES GENERAUX CRIMINELS AYANT ASSASSINES PRES DE 300 MILLE PERSONNES EST UNE GRANDE TRAHISON.IL PORTE UNE TRES GRANDE RESPONSABILITE,S IL N EST PAS CAPABLE DE JUGER LES MONSTRES DE MEDIENE , TOUATI,NEZAR ET D AUTRES QU IL DEMISSIONNE.LE PEUPLE N A PAS BESOIN D UNE MARRIONNETTE A LA TETE DE L ALGERIE.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  23. l.leila dit :

    Quel horrible supplice! Malgré mon antidépresseur, l’angoisse m’étouffe.Mon Dieu !

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  24. Sadek dit :

    Mon frère, je ne trouve pas les mots pour décrire ce que j’ai ressenti en lisant ton récit, c’est épouvantable!
    Qui aurait imaginé un moment que dans cette Algérie post indépendante, des Algériens allaient infliger à d’autres Algériens de tels supplices!
    Si seulement les endroits où toutes ses atrocités ont été commises pouvaient témoigner, comme ce CTRI où sévissait le sinistre Djebbar Mhenna, ou comme ces hameaux isolés d’ou surgissaient dans l’obscurité de la nuit les hurlements des gorges qu’on tranchait, il y a de quoi faire fondre des montagnes!
    Et dire qu’en ce moment les auteurs de ces crimes inqualifiables continuent à vaquer à leurs préoccupations le plus normalement du monde.
    Vivement l’avènement d’un état de droit qui trainera ces monstres devant la justice.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  25. aquerado dit :

    Salam,
    Je n’ aime pas parler de moi, mais en lisant, et relisant le texte de ce supplicie mon passe m’est revenu comme un boomerang au visage. J’ ai aussi subi l’enfer dans cette ecole d’ aviation de Blida en 1986 (ENTA) bien avant les evenements d’octobre 1988. Deja a cette epoque les daf entres autres s’etaient accapares de l’appareil militaire en faisant subir des violences aux jeunes recrues afin de les demoraliser plutot que d’eveiller l’esprit patriotique. Beaucoup de jeunes a cette epoque se suicidaient ou tiraient sur leurs compatriotes par desespoir. Le comble du malheur est qu’ a la suite de ca j’ai ete interne dans l’hopital Frantz Fanon la ou mon grand pere que Dieu lui accorde sa misericorde a ete euthanasie (selon ma grand mere) apres avoir participe aux cotes des Americains a la bataille de monte cassino. Etant jeune je lisait St Exupery et revait de devenir un aviateur. Mon reve fut brise par ceux qui veulent faire vivre le reve Francais en Algerie en spoliant son passe et genocidant sa jeunesse. Mais je pense que tout finira par rentrer dans l’ordre et L Algerie renaitra de ses cendres et montrera au monde entier tel un phare qu’on est pas des terroristes.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  26. CX25 dit :

    Pour que le mur de la peur soit démolit il faut mettre des noms a ces tortionnaires ; c’est des algériens qui vivent en Algérie et ils se nomment :

    Général Mediene Mohamed dit Toufik
    Général Laalali Rachid dit Attafi
    Général Tartag Athman dit Bachir
    Général Mehenni Djebbar
    Général Khemane Abdelkader
    Général Aït Ouarabi Abdelkader dit Hassan
    Général Kherfi Abdelkader dit Ahmed
    Général Mohamed Hadjar

    Pour ne citer que ceux là, car la liste des généraux du DRS est encore longue, et plus longue si on y ajoute les généraux retraités et les officiers supérieures à savoir les colonels, lieutenant-colonel et commandants. Ces derniers en majorité ont été le fer de lance de Toufik dans les centres opérationnelles de la DCSA (CPMI situé a Benaknoun centre et les CMI dans les régions militaires) et de la DCE devenu DSI (centre ANTAR situé a Benaknoun coté Park zoologique et les CTRI dans les différentes régions militaires).

    Le devoir, la dignité, la justice nous obligent de nous remémorer les massacres de Benthalha, Sidi-Moussa, Béni-Messous, Ghilizane…etc. Oui ces visages de d’enfants, de vielles et de vieux, de femmes et d’hommes de tout âge que les monstres du DRS ont donnés comme exemple au restant du peuple pour qu’il se taise. Pour que le peuple entier soit dompté et n’ouvre jamais la bouche pour réclamer ses droits, son dû ; pour qu’il ne demande pas ou sont passé ses richesses spoliées, pour qu’il ne conteste pas le sort de son pays bradé, son avenir obscurci.

    Oui, des années après nous avons compris le pourquoi de ces massacres que l’on a trop vite oublié mais qui nous hanterons à tout jamais puisque justice n’a jamais été faite. Oui, après ces massacres le peuple à tout céder même son âme et la majorité est devenu un amas de mammifères primaires qui ne cherchent que survivre a tout prix !!!

    Aujourd’hui ce témoignage vient à point pour nous secouer, et nous donne un électrochoc, pour qu’il nous dise que nous sommes humains, comme les Tunisiens, les Egyptiens, comme tout les hommes libres qui ont un cœur qui bat pour leur pays ; qui se font du souci pour l’avenir de leurs enfants et les enfants de leurs enfants dans une Algérie libéré, une Algérie purifié, une Algérie délivré, une Algérie juste, une Algérie digne et fier.

    Ce témoignage nous appel à briser toutes les chaines et nous fait rappeler qu’il vaut mieux vivre libre un jour comme un homme que cent ans comme un esclave….a Méditer

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  27. Salam,

    à la lecture de ce témoignage,j’avais deux envies m’arreter de lire car l’image de chaque mot décrivant les détails des situations vécues me laisser figées , je ne pouvais pas , par respect, par devoir, poussée par un profond sentiment de désolation .
    Mon sentiment de désolation vient du fait que j’ai un frere officier superieur au sein du DRS,militaire est synonyme de respect, dignité,securité et protection du citoyen pour notre famille, c’est un honneur …………mais en vous lisant
    j’en suis toute retournée…………..je n’arrive même pas à rassembler mes idées tellement j’ai profondément de la peine, et du chagrin, et de la révolte ,
    Rani hachmana amame AL LAH de le lire ,j’ai honte de notre complécitée passive car dans notre interieur , tous nous savons au moins que l’injsutice est une pratique quotidienne en algerie
    DOULME …..et DOULME………ET nous sommes dans nos petits bobos de consomation ……..
    j’ai besoin de demander pardon et pardon en arabe c’est mieux pour moi SAMAHNI amame AL LAH.

    AL LAH yachfih de toutes ses douleures avec sa famille ,………….son épouse .
    Prions AL LAH que les coeurs s’éveillent, et que les algeriens re deviennent dignes de leur histoire, de leurs HEROS EL AMIR ABDELKADER, AMIROUCHE, HASSIBA BENBOULAID et des milloins de gens nobles morts pour la liberté, l’honnuer de l’agerie

    salam

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  28. J’AIMERAIS AVEC VOTRE ACCORD TRADUIRE EN ANGLAIS L’EXPERIENCE TRAGIQUE DE CE BRAVE ALGERIEN ET DE LE POSTER DANS D’AUTRES SITES. ICI CES TORTIONNAIRES QUI TRAVAILLENT AVEC LE MOSSAD ET LES SIONISTES QUI CONTROLENT L’ANGLETERRE ET L’EUROPE M’ONT SUIVIE DANS UN CAMION BLANC SUR LEQUEL ETAIT MARQUE LE MOT DRS CHEZ UNE AMIE GRECQUE DANS LE QUARTIER DE LONDRES A PECKHAM. ILS ONT DEPUIS DES DECENNIES TRAVAILLE DANS L’OMBRE ET AIDE LES SERVICES SECRETS FRANCAIS ET ANGLAIS A ME POURSUIVRE DANS LES RUES SIRENES HURLANTES S’ARRETANT DEVANT LES CLINIQUES, LES HOPITAUX, LES PHARMACIES, LES BANQUES OU SONT ENTASSES LES FORTUNES GIGANTESQUES VOLEES A NOS CITOYENS QUI VIVENT DANS LA PEUR ET LA MISERE- DES SIRENES SUPERSONIQUES MADE IN ISRAEL OU ARMES A HAUTE INTENSITES
    PRODUISENT DES SONS ASSOURDISSANTS ET SONT DETONNEES DEVANT L’ENTREE DES SUPERMARCHES, DES PISCINES DES PARKS OU NOUS ESSAYIONS D’Y ALLER POUR NOUS DETENDRE.

    ADM: Merci pour votre proposition. Toutes les publications de LQA sont à votre disposition. Votre travail n’en sera que plus profitable.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  29. D B dit :

    Depuis que j’ai lu ce témoignage bouleversant, je n’arrête pas d’y penser. Je me suis glissé dans l’âme de ce frère, et j’ai ressenti sa douleur, sa peur, son angoisse. Je n’en dors plus. Et je sais que les martyrs, comme lui, de l’horreur et de la monstruosité des bêtes féroces, se comptent par dizaines de milliers, dans cette Algérie qui est devenue un antre de supplice, ou des innocents fragiles, qu’une épine de rose ferait souffrir, sont livrés aux tenailles et au gourdin. Au rire gras du sadique.
    Je suis habité par une rage meurtrière. Contre ces chiens qui lapent le sang de leurs semblables, de vils subordonés, grossiers et frustres, dont les salaires sont souvent insignifiants, et qui appliquent, avec allégresse,les désirs de leurs maîtres.
    Et dire que dans le meilleur des cas, même si nous parvenons un jour à les déférer devant des cours de justice, ils ne seraient punis que par des détentions, dans des prisons confortables, au regard de celles, ignobles, où leurs victimes croupissaient, dans l’urine et l’excrément.
    Quelle injustice!
    J’envie ceux qui ont la certitude d’un au-delà. Que ne donnerais-je pas pour que tous mes doutes soient dissipés, pour que je puisse avoir une foi inébranlable, pour être assuré enfin, que ces bourreaux auront la rétribution qu’ils méritent. Par le feu et par le sang. Je rêve d’un Dieu vengeur et implacable, qui rendrait justice à tous ceux qui ont été martyrisés, dans leur chair, dans leur pudeur, au plus profond de leur âme.
    A ce frère qui a tant souffert, et à tous ceux et toutes celles qui ont été ravalés à l’état de bouillie, je dis que je les aime, que je souffre pour eux, que je voudrais les tenir entre mes bras, leur prodiguer des paroles de réconfort. Puissent-ils trouver l’apaisement, et l’oubli. Que souffle sur eux le doux zéphyr du bonheur et de la joie retrouvée. Puissent-ils nous pardonner, nous tous, autant que nous sommes, d’avoir été un peuple lâche et injuste, pour tout ce que nous avons permis, pour les vivats que nous avons lancé à nos chefs-bourreaux, à nos veules compromissions, pour de pathétiques privilèges, pour notre complicité d’hypocrites, qui ont détourné le regard, et bouché leurs oreilles, pour ne pas entendre les hurlements de ceux qu’on empale sur des tessons de bouteille. Pardon, pardon.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  30. laouar.l dit :

    moi je n’aime pas l’injustice ça fait mal quand on reçoit une requête ausso salée comme celle-ci les gens ont oubliés dieu sinon tout marchera sur de bonne condition comme des peuples des outre mers
    salutations.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  31. Ammisaid dit :

    Non, aucun écrit, fut-il, avec du sang ne peut dire, fidèlement, ce qu’avaient subi les filles et les fils de l’Algérie entre les mains de ces pervers aux épaules pleins d’étoiles.

    Non, ce ne sont pas des humains, ils étaient et ils sont, encore, sourds aux souffrances physiques et morales qu’ils avaient infligés aux innocents et à tout ceux et toutes celles qui avaient osé contester leur pouvoir et le système sauvage et sanguinaire qu’ils avaient tissé dans tout les lieux où pouvaient se trouver une âme libre, sincère et digne.

    Ils avaient dépassé toutes les limites, ils avaient personnifié l’horreur, ils avaient sculpté
    sur les corps de leurs victimes l’humiliation éternelle, ils avaient violé la citadelle imprenable des âmes, ils avaient déchiré tout les liens qui attachent le cœur à la vie et ils avaient détruit tout espoir de liberté pour ce pays qui leur a tout donné.

    Le peuple Algérien, je l’ai dit plusieurs fois ici, avait fait, avant tout les autres, des milliers
    de révolutions et des centaines de milliers de révoltes, d’émeutes…mais, il avait, toujours, trouvé en face de lui une puissance fière de l’impunité dont elle jouissait pour l’éternité.

    L’impunité les rendait sans pitié. Ils se savaient protéger, pire encore, ils savaient que plus ils seraient sans pitié, plus ils monteraient de grade et plus ils seraient respectés et craints par leurs supérieurs et par uns et les autres.

    Ce témoignage et ceux qui déjà fait et ceux qui restent à faire sont une preuve irréfutable de la nécessité de détruire, par ses racines, ce système violent et barbare qui étouffe et qui emprisonne et qui humilie notre pays et son peuple.

    Fraternellement à toutes et à tous

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  32. اللهم أرنا غضبك فيهم
    الشعب يريد إسقاط النظام
    الشعب يريد القضاء على الوحوش

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  33. Ya ALLAH! Ya ALLAH! Ya ALLAH!

    Sauvez-nous de ces bourreaux!

    J’ai tellement honte de ce que font ces monstres que j’ai envie de changer ma nationalité!!!

    Je salue le courage de ce frère qui a osé porter un témoignage vivant de tout l’enfer qu’il a vécu!

    Que faire à présent?

    Je pense qu’il faut encourager ce genre de témoignage et leur faire une large diffusion médiatique pour montrer le vraie visage de ceux qui nous gouvernent et dénoncer à quel point ils peuvent être pervers pour préserver leurs privilèges! (et quelles privilèges? ) toute à une fin heureusement!

    Et je dis à tous ceux qui ont du sang de leurs frères algériens entre les mains et dorment sur leurs dépouilles et leurs crânes, que leur HEURE EST VENUE et POINT DE FUITE!!!

    Certes nous ne sommes ni la Tunie, ni l’Egypte mais nous sommes pire!!!

    Je ne peux même pas pleurer, mon âme et mon coeur son anesthésiés par toutes ces atrocités!!!

    COURAGE! COURAGE! COURAGE!
    NOTRE UNION LEUR SERA FATALE!
    AVANCONS SANS CRAINDRE!
    LE DEVOIR NOUS INTERPELLE ET NOUS APPELLE!
    NOUS N’AVONS PLUS LE DROIT DE NE PAS ENTENDRE
    LES GEMISSEMENTS DE NOS FRERES ET SOEURS TORTURES A TORD!
    L’ALGERIE APPARTIENT A CEUX QUI SEMENT L’ESPOIR ET L’AMOUR!
    ELLE N’APPARTIENT PAS A CEUX QUI SEMENT LA TERREUR ET LA MORT!

    RELEVES TOI O PEUPLE MEURTI!
    RELEVES TOI O PEUPLE MEURTI!
    RELEVES TOI O PEUPLE MEURTI!

    TES ENFANTS T’APPELLENT DES TOMBES INCONNUS!
    ENTENDEZ VOUS LEURS CRIS?
    « LIBERTE!!!LIBERTE!!!LIBERTE!!! »

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  34. المقال طويل ومليء بالفاجعات التي أصابت هذا المواطن الشجاع. وأنا أقرأ المقال جملة جملة، أحسست بمشاعر مختلفة ومتضاربة. أحسست بالألم لكل ضربة تعرض له هذا العزيز. أحسست بانتهاك عرضي لكل لمسة جنسية حيوانية أُجبر هذا المواطن على تحمّلها أو فعلها غصبا عنه. أحسست بالجبن لأننا كجزائريين سمحنا بحدوث هذه الجرائم (ولا أريد أن أسمع كلمة تجاوزات مرّة أخرى). ما قام به جهاز المخابرات في الجزائريين هو فساد في الأرض، هو إجرام، هو إخواءٌ لإنسانية البشر من خلال معاملتهم بإجرام يستحي منه النازيون والصهاينة. أحسست بغضب شديد لأن الحق مهدور في وطن ضحّى بكل ما عنده من أجل استرجاع حقوقه. أحسست ببرودة الميت وحرارة المحترق وأنا أتصور وصف التعذيب الذي تعرض له هذا الصامد. أحسست بشهوة جارفة للإنتقام من كل من اعتدى على أي مواطن بريء أو حتى مخطئ بهذه الطريقة التي لا يمكن وصفها إلا بالوحشية لأنّ الإنسان لم يرى وحشا قط ولكنه تخيله، لكني لم أتخيل أبدا بأن جزائريين يمكنهم إيذاء جزائريين آخرين بسادية بلغت أقصى ما يتحمله الخيال فما بالك بوقائع عاشها إخواننا وأخواتنا. لولا أخلاقنا لدعينا إلى حرب لا رجوع فيها ضد هؤلاء الحيوانات. لا يمكن لرب السماء أن يغضب ممن حارب هؤلاء. لكن رب السماء ورسوله حذرا من الفتنة. وهؤلاء الحيوانات أخصائيون فيها. كل ما يمكنني أن أقوله أنني شخصيا قررت أن لا أنسى ما حدث لصاحب الشهادة وآلاف آخرون ذبحوا كالخرفان واغتصبوا بلا رحمة وعذبوا فوق كل احتمال. وعزمت أن أكشف هؤلاء الخبثاء في كل موطن. لن نسكت حتى نراهم صاغرين ويعود الحق إلى أصحابه. عار أن تنتسبوا لقومي. حرام أن تحكموا بلدي. اللهم أرنا غضبك فيهم. اللهم أشهد العالمين فيهم. وعقدنا العزم أن تحيا الجزائر. وفي الأخير أقسم بربي بأنّا وراءكم حتى نطهر أرض الشهداء منكم.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  35. babelouedcity dit :

    photo Historique

    http://sv.wikipedia.org/wiki/Fil:Khider_-_Lacheraf_-_A%C3%AFt_Ahmed_-_Boudiaf_-_Ben_Bella.jpg

    video Historique
    http://www.wat.tv/video/hocine-ait-ahmed-1d65z_2hja1_.html

    de ces 5 chefs Historiques
    il reste actuellement 2 en vie,

    le Dr. Hocine Ait-Ahmed qui avait dit á Bouteflika que la DST avait glissé á la prison de santé á Paris pour choisir le futur president de l’Algerie independante

    la question de l’agent Bouteflika:
    que pensez-vous demain sur « la primauté du civil sur le militaire?

    Ait-Ahmed hocine suivi de Khider et Lacheraf etaient categoriques : LA PRIMAUTÈ DU CIVIL SUR LE MILITAIRE
    c’etait decidé lors du congrés de la Soummam.

    Boudiaf avait dit: Fifty-fifty

    Ben Bella etait SEC: la primauté du militaire sur le civil. SIC!

    … et alors l’agent de la DST Bouteflika glissa le fameux numera telephone á Ben Bella á l’insu des autres … c’etait le 1er coup d’etat contre le GPRA et la suite le cinema le Majestic pour elaborer une autre constitution et une Algerie dont l’independance sera confisquée par les enfants de Degaulle et la promotion de Sousgtelle de meme l’agent des Moukhabarates Boumedienne de Gamal Abdenasser d’Egypte.

    … consequence en 2011
    Algerie ensanglanté meurtrie dechirée

    liser ce lien interessant
    http://www.lematindz.net/news/3723-hitler-ma-dit.html

    HEURE DE LA VRAIE LIBERATION ET INDEPENDANCE DE L’ALGERIE A SONNÉ

    LES CRIMINELS TRAITRES DE NOS PARENT ET DE LA LETTRE DE NOVEMBRE DOIVENT ETRE JUGÉ Á LA PLACE DES MARTYRS EN LIVE TV … CES MERCENAIRES TRAITRES LACHES ONT TROP DE SANG SUR LEUR DOS DU PEUPLE ALGERIE.

    ILS SONT DES TRAITRES ET ASSASSINS.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  36. aquerado dit :

    Salam,
    @babelouedcity, j’ai ecrit un texte hier que je n’ai pas reussi a poster qui disait a peu pres ceci: Beaucoup de gens parle de creer une assemblee constituante pour fonder la nouvelle republique Algerienne, je suis entierement d’accord sur cette aspiration profonde d’autant plus que cette republique babare est dans un comas profond, et sur le point de passer de vie a trepas a l’instar de son president. Je propose d’ailleurs de nous debarrassser de la devise hypocrite « Republique Algerienne democratique et populaire » faisant reference a cette erre socialiste stalinienne qui a tue et detruit toutes imaginations, reves, et esprits d’entreprise qui auraient pu faire de ce pays et une grande nation. Je propose donc de l’appelee tout simplement Republique Algerienne ». Mais avant tout je forme le desir ardent aupres de DIEU, InchAllah de voir l’erection d’un tribunal penal international en live tv retransmis partout dans le monde a BLIDA car c’est dans cette region que beaucoup de crimes ont ete commis. Je voudrai de meme que Mr maitre Jacque Verges y soit membre d’honneur si la volonte populaire le souhaite, on le lui doit bien, afin de juger devant DIEU et les hommes ces criminels contre l’humanite qui ont fait passer leur ventre avant l’humain.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  37. Andalousya dit :

    Allah yerham echouhada ,ces Algériens assassinés par la mafia au pouvoir et ses courtisans du rcd
    Demain Inchallah un aube nouveau se lèvera sur l’Algérie bi idhni allah
    Vive l’Algérie musulmane
    A bas le pouvoir militaire
    Vive le peuple
    A bas les tortionnaires

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  38. Algerien dit :

    Pourquoi ne pas déposer une plainte pour crime contre l’humanité contre ces boureaux, au moin les traquer à l’exterieur du pays

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  39. rosko dit :

    salam,
    Non pas appeuré mais complétement groggy devant ce récit , je me tiens la téte entre mes deux mains et me force à croire que ça ne peut étre possible que des étres humains puissent faire subir à d’autres étres humains ce « déluge satanique de tortures » …Allah ikoun m3ak …sortons tous la culpabilité finira par nous tuer à petits fauex….VIVE l’ALGERIE.

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  40. ISLAMISTE dit :

    nhar el kiyama koul wahed yeddi hakko mais attention peut etre ke avant ou bien dans les plus bref délais yjiw nes li yjiboulna hakna

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0

  41. slam dit :

    Franchement,je n’ai pas été capable de terminer la lecture de ce récit!Abominable,inhumain,exécrable ,insoutenable,redoutable,animal! Voilà ce qu’a été la torture dans notre pays ,faite par des algériens sur d’autres frères algériens!A partir de ce récit effrayant,je n’ai plus envie de relire des atrocités pareilles!Jamais je n’aurais imaginé un instant que toutes ces cruautés soient faites en Algérie,celle du million et demi de martyrs morts pour la décolonisation.Beaucoup de sacrifices ont été consentis par nos ainés pour retomber dans une situation beaucoup plus atroce!Non je refuse d’être un algérien de ce type!

    Ce commentaire vous plait ? : Thumb up 0