Édition du
30 March 2017

Appel du Mouvement pour la Liberté & et la Justice Sociale

Appel du Mouvement pour la Liberté & et la Justice Sociale

pour un Consensus National Sur les Fondements

D’un Système Politique Nouveau en Algérie

(Mercredi 9 Février 2011)

Notre pays l’Algérie se dirige inévitablement vers un changement du système politique dont ses politiques, en particulier depuis le coup d’état du 11  Janvier 1992,  ont conduit à la profonde crise sociale qui est devenue intolérable. Afin  que ce changement conduit vers un système meilleur, sans causer plus de souffrances à notre peuple, et qu’il  amène  la paix et la stabilité aussi bien  à l’Algérie qu’aux  pays voisins,  notre pays a besoin et sans délai d’une nouvelle vision de la situation et d’une nouvelle approche pour la résolution de la crise; une vison en mesure de réaliser clairement les exigences du présent et de formuler une alternative réaliste au système politique actuel qui répondrai  aux aspirations de tous les Algériens dans leur diversité, et leur ouvre, à tous sans exclusion, de nouveaux horizons.

Pour cela, nous, au sein du Mouvement pour la Liberté et la Justice Sociale (MLJS), appelons toutes les forces et les personnalités  nationales, civils et militaires, appartenant au pouvoir ou non, pour s’acquitter de leurs responsabilités, loin de tous calcul politicien étroit, afin de préparer ensemble le climat adéquat pour que le changement attendu  du système polique soit un changement global et réel, vers un système qui reflétera la diversité du peuple et ses aspirations, et se fasse d’une manière graduelle et responsable  évitera à notre pays le chaos, et mettra un terme à  la dilapidation  des ressources humaines et matérielles de notre pays, ainsi qu’ à tous les maux tels que la corruption, le mépris ou  «alHougra »,  le népotisme, régionales,  l’exclusion, et le gaspillage des deniers  publics, et autres, entravant le développement national.

Afin de préparer le climat adéquat   pour réaliser le changement souhaité,  nous appelons toutes et tous à s’entendre sur une plate-forme nationale sur la base de laquelle sera établi un système politique qui serait  à  la hauteur des aspirations du peuple dans sa diversité.

Dans ce contexte, nous, au sein du MLJS, réitérons notre attachement aux valeurs et principes suivants, et les présentons pour la discussion afin de les inclure dans la plate-forme nationale souhaitée. Nous proposons aussi certaines mesures qui devraient être entreprises lors du  changement souhaité afin de  préserver le changement démocratique de toute déviation:

1- La déclaration du 1er Novembre 1954(article 1): « rétablissement de l’Etat algérien démocratique et social, dans le cadre des principes de l’Islam».

2 – Les éléments constitutifs de la personnalité algérienne sont l’islam, l’arabisme et le tamazight ; ces éléments devraient trouver leur place et leur renforcement institutionnel sans exclusion ni marginalisation.

3  – La relation du futur système politique avec l’Islam:

. L’Islam est la religion adoptée par le peuple Algérien dans sa grande majorité ; par les Arabes et les Amazighs, depuis plus de 14 siècles. Ainsi, tout projet de changement de la situation en Algérie qui ne tiendrait pas compte de cet élément (important et essentiel) constitutif de la personnalité des citoyens serait voué à l’échec.

. Refus de toute tentative par le système politique de monopoliser l’expression de la vérité religieuse ; personne ne peut avoir le monopole de l’Islam, ni celui  de la compréhension de l’Islam. Il ya plusieurs interprétations possibles des textes religieux et de leur application.

. Le dénigrement des pratiques religieuses de toutes les religions, ainsi que la discrimination fondée sur la vie religieuse propre, sont des pratiques incompatibles avec les droits de l’homme et la liberté, et sont des pratiques anti-démocratiques.

. Il n’est pas acceptable d’utiliser la religion à des fins politiques, économiques, ou d’autres intérêts, ou de faire pression sur les citoyens qui vivent et pensent de manière différente.

4-  Le processus démocratique:

Le véritable processus démocratique qui vise à un changement démocratique du système de gouvernance requiert:

. Le respect et la promotion de la primauté de la Loi, de la lutte contre la corruption, le respect du pluralisme et du droit  à la différence.

. Le respect et la promotion des droits de l’homme tels que consacrés dans la déclaration universelle, les conventions internationales sur les droits de l’homme et les traités internationaux contre la torture.

. La garantie des libertés fondamentales, individuelles et collectives, sans distinction de race, sexe, religion, ou langue.

. Le rejet de la violence comme moyen d’accès au pouvoir ou d’y rester, et le rejet de toute dictature de quelque nature ou forme que se soit.

. La promotion du  multipartisme, de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, et la liberté de la presse.

. Le respect de l’alternance au pouvoir politique par le biais du suffrage universel, la non-ingérence de l’armée en politique et le caractère civile non-armé des partis politiques.

5- Le respect de la légitimité populaire et de la citoyenneté:

Les institutions librement élues ne peuvent être mises en cause que par la volonté populaire. En effet, le peuple algérien est souverain, ce qui accorde à tout algérien, sans aucune discrimination ou exclusion, des droits individuels et collectifs de citoyenneté, définis clairement dans une  » Charte de Citoyenneté« , qui doivent être considérés comme des droits fondamentaux et permanents, ne pouvant être modifiés suite aux changements de gouvernements ou de la  constitution.

6- Relations Internationales :

–  Refuser  toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de l’Algérie.

–  Viser à développer des relations fraternelles futures de l’Algérie avec les pays du Maghreb dans le cadre du respect mutuel et pour une intégration économique effective au service des intérêts stratégiques de tous les peuples du Maghreb.

– Viser à développer des relations futures de coopération et de bon voisinage de l’Algérie avec les pays du Sud Saharien, des pays de la mer Méditerranée, et de grandes puissances, servant les intérêts stratégiques communs de nos peuples.

7- Des mesures qui devraient être entreprises lors de la période de transition:

– La levée de l’état d’urgence et les mesures extraordinaires qui s’en sont découlées:

. La levée de l’état d’urgence et l’annulation de la constitution actuelle résultant des trahisons du 11 Janvier1992, et, afin d’éviter de faire sombrer le pays dans le vide constitutionnel,   le retour à la constitution du 23 Février 1989 .

. L’arrêt immédiat et effectivement vérifiable de la pratique de la torture sous toutes ses formes.

. L’arrêt des assassinats extrajudiciaires et de représailles contre les citoyens.

. Etablir une commission indépendante chargée d’enquêter sur les actes de violences et de violations graves des droits de l’homme afin de développer un climat national favorable à une véritable réconciliation nationale, et de tourner la page sur la tragédie nationale.

– Le retour à la légalité constitutionnelle et à la souveraineté populaire:

·         Ouverture du champ politique et médiatique: le rétablissement des activités de tous les partis et associations  sans exclusion et la levée de l’interdiction de l’établissement des partis et associations, ainsi que celle  des journaux, publications, et des livres.

·         Fixer la période de transition: déterminer ensemble la période la plus courte possible permettant au peuple d’exercer pleinement sa souveraineté par l’organisation d’élections libres et pluralistes des assemblées  locales,  ainsi que celles d’une l’Assemblée Nationale constituante.

P. /Mouvement pour la Liberté & la Justice Sociale

Anwar N. Haddam

Député-élu à L’Assemblée Nationale Algérienne (Liste FIS, Déc. 1991)


Nombre de lectures : 1333
30 Commentaires sur cet article
  • Alilou
    15 février 2011 at 16 h 13 min -

    A aucun moment il n’est mentionner la destitution du President, la mise aux arrets des generaux criminels, des voleurs tortionnaires, ni la destitution des du DRS etc….

    Ce sont les principales revendications du peuple.

    BOUTEFLIKA BERRA, DRS BERRA…

    Reconcilliation national ??? n+1

    Salutations




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  • Mohamed
    15 février 2011 at 16 h 14 min -

    Votre époque est révolue.
    Le sang des Algériens que vous avez versé est toujours frais.
    Contentez vous de rester comme spectateurs. C’est mieux pour tout le monde.




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  • Anwar N Haddam
    15 février 2011 at 18 h 13 min -

    Assalamu Alaikum
    @ Alilou,

    Boutef Berra, DRS Berra : Cela va de soit, sinon il n’y aura pas de changement.
    Et aussi, comme je l’ai écris dans l’article envoyé au LQA le 3 Février dernier, « …les structures transitoires dépendront de la façon dont ce changement sera accompli (un conseil de la révolution, etc…) . Ce qui importe est que : afin de préserver le changement démocratique de toute déviation, et afin que ce changement soit réel et marque une coupure avec le passé, certaines mesures devraient être entreprises lors du la période de transition…. »
    Parmi celles-ci sont celles proposées dans l’Appel.
    Donc pour moi, ce changement est inévitable be idni Allah. Cependant, il faut le protéger de toute manipulation ou déviation, et il faut qu’il conduise vers un système meilleur, sans causer plus de souffrances à notre peuple, et qu’il amène la paix et la stabilité aussi bien à l’Algérie qu’aux pays voisins…
    Wassalam
    Anwar N. Haddam




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  • El Biarois
    15 février 2011 at 19 h 02 min -

    Dites moi je rêve ou quoi !!???
    Un autre parti politique ??? mais c’est quoi cette khourda!!! Mr Haddam vous avez laché Ali Benhadj ???
    J’avoue que je n’arrive pas à suivre la cadence des mutations de l’opposition…peut etre que je me focalisai uniquement sur le pouvoir??




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  • midipress: Appel du Mouvement pour la Liberté & et la Justice Sociale «
    15 février 2011 at 19 h 16 min -

    […] SocialeAnwar N. HaddamDéputé-élu à L'Assemblée Nationale Algérienne (Liste FIS, Déc. 1991) ici pour lire l’article depuis sa […]




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  • Med Tahar
    15 février 2011 at 19 h 29 min -

    M. Anwar Haddam bonjour,

    J’ai lu quelques part que vous vous defendiez d’avoir revendiqué l’attentat du Bd Amirouche. Je vous crois, car l’appareil de propagande et d’intox du DRS a fait des dégats monstres dans la mémoire collective des algériennes et des algériens. Je crois que ce vous proposez, noir sur blanc, aux algériens est plus clair que les envolées populistes de certains écorchés vifs du FIS des années 90. J’espère qu’il y aura un bon débat sur la plate forme que vous proposez.




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  • slam
    15 février 2011 at 20 h 39 min -

    A Monsieur ANWAR HADDAM

    Vous nous proposer un nouveau projet de création d’un parti politique basé sur l’islam!Le FIS dissout,ne l’était-il pas ? Pourtant vous y étiez élu député en étant inscrit sur sa liste et qu’avez-vous fait ? Vous avez conduit le pays vers le chaos et la catastrophe en laissant sur le tapis plusieurs milliers de morts et de disparus forcés!Vous aviez été manipulés par la DRS et aviez fait beaucoup de mal au pays et à son peuple! Savez-vous que c’est par la faute du FIS que le pays vit le marasme et la peur?
    Déjà vous nous imposez l’Islam comme religion d’ Etat sans consulter le peuple! C’est le départ d’une nouvelle dictature!Vous nous faites peur!On ne veut plus revivre le cauchemar de la décennie écoulée parsemée de cadavres et de têtes sans corps balancées dans la nature.
    Non Monsieur HADDAM, vous viviez en Amérique,lorsque nous ,nous vivions la peur et la terreur!




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  • slam
    15 février 2011 at 20 h 48 min -

    P.S Monsieur HADDAM, vous nous proposez de revenir à la Constitution de Février 1989 ! Hé bien, c’est justement là la grande erreur! Nous n’avons jamais eu de constitution dans notre pays!L’indépendance obtenue, les militaires ont pris le pouvoir de force et ont concocté une constitution sans constituants! Elle a été élaborée dans une salle de cinéma à Bab El Oued! Pour créer un État, il faudrait d’abord passer par une assemblée Constituante qui préparerait une vraie Constitution à faire adopter par referendum!Ce n’est qu’à ce moment-là que l’on pourrait parler d’un État algérien légitime! Aujourd’hui il n’existe pas car il a été créé par une institution militaire alors que cela devrait être l’inverse!C’est l’ État qui crée toutes ses institutions y compris celle de l’ armée!
    Alors de grâce,Monsieur HADDAM, revoyez votre copie et représentez-vous!




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  • Rachid Belaid
    15 février 2011 at 21 h 03 min -

    Mr. Haddam

    Dans l’enemble, votre plateforme defend des causes nobles, a l’exception de la clause 3. Il me semble que 3.1 est en contradiction avec 3.2+3.3+3.4. Vous semblez defendre une separation nette du religieux de l’etat sans toutefois la nommer. No seulement vous ne la nommez pas mais en prelude a cela vous annoncez le 3.1 qui a mes yeux est tres ambigu et prete a beaucoup d’interpretation. A titre d’exemple, les USA defendent constitutionnelement une separation de l’etat du religieux malgre certaines critiques telles que la presence de symboles religeux dans les fondations de l’etat comme « in god we trust » dans la monnaie US et meme une critique academique de la cnstitutionnalite de la separation du religieux de l’etat. Serait il plus opportun pour toutes les tendances Islamistes d’affirmer une separation claire du religieux de l’etat et d’investir dans « L’ijtihad » religieux de sorte a ce que les gens adoptent et observent l’Islam par choix et non par imposition en tant que religion d’etat? Il me semble, et a moins d’un revirement de situation de derniere minute, que les Freres Musulmans d’Egypte ont renonce a se presenter aux elections en insistant que ce n’est pas le but de leur militantisme. Cette declaration a beaucoup seduit et a contribue au succes du soulevement Egyptien.




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  • Fanon
    15 février 2011 at 21 h 28 min -

    بسم الله الرحمان الرحيم
    السلام عليكم
    Seule et réelle solution marcher le 18 février après la prière du vendredi chacun vers le point névralgique de chaque commune algérienne et on s’ent fout de qui est derrière nous Puisque nous seront devant ,et cela pour éviter la récupération politique et amorcer une réelle prise de conscience de la part de tout le peuple .
    Et cela tout les vendredis jusqua la chute de ce régime !!!!




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  • Fanon
    15 février 2011 at 22 h 13 min -

    Un « modèle turc » pour les révolutions arabes ?
    15.02.11 | 19:44 | LE MONDE Guillaume Perrier

    MARTIN BUREAU/AFP
    Deux femmes passent devant une propriété appartenant à un neveu de l’ex-président Ben Ali à Hammamet, le 19 janvier.
    Quand la plupart des leaders du Moyen-Orient tombent en disgrâce, l’un d’eux renforce sa popularité : c’est le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2003, et qui briguera un troisième mandat en juin. Dans un paysage de régimes autoritaires et décrépits, la Turquie montre un visage moderne, propre à séduire les peuples arabes en quête d’un modèle. Ankara s’est projeté sur la région avec un appétit non dissimulé, redevenant, en quelques années, une puissance économique, culturelle et politique dominante, diffusant ses séries télévisées autant que sa vision du monde.

    Au moment où la place Tahrir du Caire réclamait le départ d’Hosni Moubarak, un cercle de réflexion turc influent, Tesev, publiait une enquête sur le rayonnement régional de la Turquie. Pour deux tiers des sondés, dans les pays arabes et en Iran, la Turquie « représente un exemple de mariage réussi entre islam et démocratie » et 78 % estiment qu’elle « devrait jouer un rôle plus important dans la région ».

    Selon cette étude, les trois forces du modèle turc sont, dans l’ordre, « sa tradition musulmane », « son économie dynamique » et « son gouvernement démocratique ». Le modèle laïque kémaliste, bâti autour de son armée, qui a influencé des régimes autocratiques moyen-orientaux, est devenu obsolète. La perspective d’un Etat islamique aussi.

    Le modèle, c’est la Turquie estampillée AKP (Parti de la justice et du développement), qui s’est imposée, en une décennie, comme un pays stable, capable de conjuguer les aspirations conservatrices de l’électorat avec la démocratie et l’économie de marché. Pragmatique, M. Erdogan a dépensé plus d’énergie à libéraliser l’économie qu’à islamiser la société turque. En huit ans, le produit intérieur brut (PIB) annuel par habitant a plus que triplé, à 11 000 dollars (8 180 euros). En Egypte, il est le même qu’il y a vingt ans.

    De Rabat à Amman, il est désormais de bon ton, parmi les mouvements islamistes, de se référer à l’AKP. « De nombreux islamistes le voient comme un modèle pour intégrer le système démocratique et devenir des acteurs politiques », analyse Jonathan Levack, directeur de projet à Tesev. Le Parti de la justice et du développement marocain a emprunté son symbole, une ampoule, en adoptant la lampe à huile. En Irak et en Syrie, des mouvements s’inspirent du modèle turc. En Egypte, les Frères musulmans, bien que divisés, sont attirés par son aura.

    « La Turquie démocratique est un exemple à suivre », estime Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur de la confrérie. Quant au vieux leader islamiste tunisien Rached Ghannouchi, de retour d’exil, il a comparé son parti, Ennahda, à l’AKP, approuvant même le code du statut personnel tunisien et la possibilité qu’une femme soit élue présidente. Le type de concession à la laïcité d’Etat que le parti islamo-conservateur turc a consenti pour se hisser au pouvoir.

    L’AKP, un modèle ? « C’est trop ambitieux, unexemple peut-être », a nuancé le président turc, Abdullah Gül. M. Erdogan, lui, voit la Turquie en « étoile polaire du Moyen-Orient ». Mais, pour que la greffe turque prenne, il faudrait que le monde arabe connaisse un cheminement politique comparable à celui de la Turquie, passée, en trente ans, d’une dictature militaire sanglante à une démocratie, encore imparfaite, mais solidement ancrée. Emanation de l’islam politique, l’AKP a été fondé, en 2002, sur le schéma de la démocratie chrétienne allemande. Ses racines sont dans un islamisme classique, celui du Milli Görüs (« Vision nationale »), la doctrine de Necmettin Erbakan. Mais l’islamisme turc a participé à plusieurs gouvernements de coalition depuis 1974. Et le modèle n’en serait pas un sans l’héritage laïque et pro-occidental de la République, créée en 1923 par Atatürk, un cadre auquel le dernier-né de la famille islamiste s’est plié.

    « Ils ont mis de l’eau dans leur vin », sourit l’intellectuel Mehmet Altan. L’AKP, qui rassemble des sensibilités diverses, a été conçu pour gouverner. Son fonds de commerce est la prospérité de son électorat, et non sa frustration. La pratique du pouvoir dans une république laïque et les négociations d’adhésion à l’UE, ouvertes en 2004, ont transformé l’AKP. « Il faut donner cette chance aux Frères musulmans, ajoute le chroniqueur Mustafa Akyol. La chance de participer librement aux élections, d’arriver au pouvoir, d’affronter les problèmes du monde réel et de trouver sa propre voie vers le pragmatisme. »

    C’est ce pragmatisme caractéristique de l’AKP qui devrait lui permettre d’être reconduit au pouvoir, en juin. Le savant équilibre entre des valeurs islamiques ostensiblement affirmées et un opportunisme politique de tous les instants a forgé le succès de M. Erdogan. Bien que membre de l’OTAN et alliée d’Israël, la Turquie a gagné en popularité grâce à ses diatribes contre Tel-Aviv. Mais ce qui séduit, c’est aussi l’image d’un pays moderne et ouvert sur l’Occident, attentif au droit des femmes et aux libertés individuelles. Pour devenir « l’étoile polaire » du monde arabe, M. Erdogan devra donc éviter de tomber dans le piège de l’autoritarisme et de l’hyperconcentration des pouvoirs.




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  • AS
    15 février 2011 at 22 h 35 min -

    pas mal… une union ce serait pas mal aussi qu’on puisse commencer…




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  • blue waves
    15 février 2011 at 23 h 49 min -

    j’ai une question simple, qui sont les autre membres de la direction du Mouvement pour la Liberté & la Justice Sociale? jusqu’a maintenant on lit seulement votre nom.. c’est comme MLJS est devenu un pseudo de Mr Haddam..
    sil vous plait, ne me dites que c’est secret.. vous etes un parti politique declare (non secret) qui solicite notre soutien (la population) alors on deverait au moins savoir la direction de ce parti.. on connait la direction de rachad, par exemple, on connait aussi les signataires de l’appel du 19 mars.
    vous donnez limpression que le MLJS est one-man party!

    monsieur Haddam, dieu sait waallahi que jai rien contre vous.. si jai le choix de voter entre vous et nimporte qui du regime ou des ses sattelites (hamas, nahda, rcd, fln, rnd, pt, etc.) je voterai pour vous sans hesitation.. mais je dois vous avouer que vous me faite pitie.. vous etes fini politiquement mais vous narrivez pas a le realiser..

    vous pouvez donner beaucoup a l’algerie, a la oumma musulmane, et a notre projet civilisationel mais pas a travers la politique.. vous navez aucun future en politique.. vous pouvez contribuer dans des secteurs qui sont plus important que la politique.. vous pouvez, par exemple, nous aider a arabiser la physique, ecrire des manuels de physique en arabe, arabiser la terminologie la plus recente.. mais en politique vous allez just vous faire mal et attirer la pitie des autres.
    en plus, votre grand ego -mashallah- ne vous permet pas detre un acteur politique efficace, i,. a team-player.
    l’algerie a besoin de toi, nous avons besoin de toi, alger a besoin de toi, tlemcene a besoin toi.. divorcer la politique et rentrer au bled.. pour etre plus efficace

    salam




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  • DJAMEL
    16 février 2011 at 1 h 28 min -

    BONJOUR A TOUS,
    NOUS AVONS PAS BESOIN D’AUTRE PARTI-POLITIQUE QUI VONT FINIR A LA RIVIERE DU DRS,NI DE FUGURANTS DE L’ENCIEN REGIME.NOUS NOUS REVOLTANT TOUT SEUL (HOMME ET FEMME)
    LA REVOLUTION COMMENCERA PAR LE PEUPLE,ET FINIRA PAR LE PEUPLE,ET C’EST LE PEUPLE QUI CHOISI LES REPRESENTANTS QUI LE GOUVERNE LIBREMENT.TOUTE PERSONNE QUI A SERVI DE LOIN OU DE PRES CETTE JUNTE A LES MAINS SALE DE SANG ET DE CORRUPTION.
    COMMENT CA SE FAIT QU’ON ALGERIE PERSONE DU POUVOIR NA DIMISSIONER.VOUS SAVEZ POURQUOI?PARCEQU’ILS SONT TOUS DE LA MEME FAMILLE,ET PERSONE NE SERA JUGER DE QUOI QUE SE SOIT T’ON QUE SE POUVOIR EXISTE,ILS SE PROTEGE ENTRE EUX,ET CELA RESTERA JUSQU’A QUE LE PEUPLE SE REVEILLE DE SONT SOMEIL PROFOND.
    SALUTATION A BEIMTOT




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  • Larbi
    16 février 2011 at 6 h 00 min -

    la révolution tunisienne et egyptienne est post-islamiste, pour ceux qui n’ont pas encore compris. L’algérie a échouée la transisition en 1988 à cause , d’une partie du courant islamiste qui disait que la démocratie koufr.
    ce n’est plus votre temps heureusement!!




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  • Anwar N Haddam
    16 février 2011 at 6 h 27 min -

    Assalamu Alaikum

    @ Rachid Belaid
    Je sais que la question de la relation du pouvoir politique avec la religion est délicate …il y’a même qui m’ont suggéré de ne pas la soulever …du moins pour le moment.
    Moi je pense que l’une des leçons que l’on peut tirer de l’histoire de notre pays est qu’il est preferable de clarifier ce que l’on veut dès le début. On a promis à notre peuple en Novembre 54 la liberation du pays et la reconstruction d’un Etat Algérien, souverain, démocratique et social, dans le cadres des principes de l’Islam. Ou est la souveraineté de l’Etat ? Où est la démocratie dans notre pays ? Où est l’Etat social – justice sociale ? Où sont ces principes de l’Islam ?
    Ainsi :
    1- Le but de ces propositions est d’engager des discutions franches – et d’y contribuer – sur les fondements du système politique nouveau qui doit émaner du changement [ @ Sam: il s’agit ici des fondements d’un système politique qui se doit être représentatif de la société toute entière dans sa diversité, et qu’il ne faut pas confondre avec les programmes des différents partis politiques]

    2- La proposition 3-1 est là pour rappeler que dans nos pays, la religion, en générale, occupe une place importante dans la vie de la majorité des citoyens. C’est l’un des éléments constitutifs de la personnalité du citoyen. L’histoire nous enseigne que toute tentative de changement et/ou de développement économique qui ignore les éléments constitutifs de la personnalité du citoyen sera vouée à l’échec … Cela est vrai aussi bien pour la religion que pour les autres éléments tels que, chez nous en Algérie, les cultures Arabes et Amazigh.

    3- Les autres propositions 3-2, 3-3 et 3-4 sont la pour éviter tout dérapage ou extremisme:
    a) Le système politique ne doit pas « monopoliser l’expression de la vérité religieuse » : i.e. les Ulemas, les imams, et les chefs des églises algériennes, doivent être indépendants des institutions de l’Etat. Un rappel ici, nous dans notre culture de Musulman, nous étions toujours contre les Ulama assultan i.e. ceux qui sont sous la solde du pouvoir. Ce que nous proposons ici c’est de traduire cette vu des choses en terme de législation.
    Cela n’est pas exactement un appel pour une séparation entre la religion et l’état, du moins pas au sens Européen. Car, à notre avis, la relation de la religion de l’Islam avec ses adeptes musulmans est différente de celle au sein des autres religions: pour nous les musulmans, l’islam est aussi bien un mode de vie qui a ses propres concepts et attitudes.
    Cependant afin d’éviter de tomber dans le danger du système théocratique, où des chefs religions se croient prémuni d’une « mission divine » d’imposer leur mode de gouvernance aux citoyens, il faut refuser que l’état ait le monopole de l’expression de la vérité religieuse….libre aux différents partis politiques de se présenter au peuple avec des programmes politiques qui s’inspirent d’une certaine interprétation de l’Islam – ou de ne point s’en inspirer le faire du tout – ..et c’est au peuple de choisir en toute liberté et en toute connaissance lequel des programmes et partis répond a ses aspirations.
    Par exemple, pour nous au MLJS, notre interprétation de l’Islam nous a mené essayer de répondre au besoin de balancer entre le droit à la « libre entreprise » et le social : le droit des citoyens au minimum nécessaire pour mener une vie propre en toute dignité…Enfin peut être c’est prématuré de parler de programmes politiques à ce stade…

    b) Il faut que le système politique protège le droit des citoyens aux pratiques religieuses, et cela pour toutes les religions

    c) Il n’est pas acceptable d’utiliser la religion à des fins politiques, etc… : comme par exemple avoir le Ministère des affaires religieuses dicter aux Imam ce qu’ils doivent dire dans leur Khutab…etc…on voudrait bien aussi que toutes les institutions de la société civile soient accessible a toutes et a tous afin que nous « les politiques Islamistes » nous ne soyons pas astreints à activer dans les mosquées et être ainsi accusés d’utiliser la religion à des fins politiques.

    4- Quant à votre remarque sur les Frères Musulmans d’Egypte, notre proposition au 4ieme point veut justement éviter une telle « chekhchoukha » : on ne veut pas de demi-démocratie…ni de démocratie à 2 poids et 2 mesures : si tous les partis faisaient comme eux, qui va se présenter alors aux élections ? Les citoyens de première classe, i.e. les « vrais » démocrates ? Qu’ils m’excusent mais c’est du n’importe quoi…
    Etant très informé au sujet des Ikhwan, que je respecte d’ailleurs malgré nos différences de vu – je sais au fait pourquoi ils ont fait une telle déclaration. Il faut être à mon avis toujours sincère et franc avec le peuple: il aurait fallu dire au peuple qu’après plus de 60 années de répressions et d’aliénation, nous avons besoin – i.e. les Ikhwan – de nous essouffler et de nous organiser. C’est ce qu’a fait avant eux le Frère Rached al Ghanouchi en annonçant au peuple Tunisien que le parti aNahda ne compte pas se présenter aux prochaines élections.
    Wassalam
    Anwar N. Haddam




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  • benaicha
    16 février 2011 at 14 h 48 min -

    salam merci m haddam pour ces point clair et precie,je partage tes idees




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  • abdel.k
    16 février 2011 at 15 h 55 min -

    NON! NON! NON! ET ENCORE NON! MÔSSIEUR Anwar N. Haddam:

    1- La déclaration du 1er Novembre 1954(article 1): « rétablissement de l’Etat algérien démocratique et social, dans le cadre des principes de l’Islam».

    C’EST DE LA GROSSE FOUTAISE MELANGER LA POLITIQUE ET LA RELIGION C’EST DEJA L’ECHEC TOTAL.
    TOUS LES ALGERIENS NE SONT PAS TOUS MUSULMANS ET
    TOUS LES ALGERIENS NE SONT PAS TOUS CROYANTS
    EN CE MOMENT DES « MUSULMANS » AU POUVOIR NOUS VOLENT DEPUIS DES ANNEES.
    L’HABIT NE FAIT PAS LE MOINE ET
    LA DJELLABA NE FAIT PAS L’IMAM.




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  • Sami
    16 février 2011 at 21 h 55 min -

    @ Mr Aouar Haddam !
    Merci Mr Haddam pour ta reponse !! Elle est vraiment tres clair tres instricutives et tres constructive a la fois !!!
    Tres bien dit tres bien resume comme le dit bcp !!




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  • Boreal
    17 février 2011 at 1 h 30 min -

    @ M. Haddam
    Dans votre discours, j’ai relevé une contradiction qui semble un nœud difficile à délier : vous dites : « libre aux différents partis politiques de se présenter au peuple avec des programmes politiques qui s’inspirent d’une certaine interprétation de l’Islam – ou de ne point s’en inspirer du tout ». J’aimerai vous demander jusqu’où un parti politique peut-il s’inspirer de l’Islam dans son programme ?
    Avant l’interruption par l’Armée du processus démocratique en 1992, je me souviens, lors des discussions qu’on pouvait à ces moments-là aussi bien avec les militants de base qu’avec certains cadres du FIS concernant leur programme de gouvernement, on nous répondait de façon catégorique et ô combien simpliste que les principes du Coran allaient être appliqués ; finalement le programme se limitait à ça pour eux…

    Si comme vous dites « il faut refuser que l’Etat ait le monopole de l’expression de la vérité religieuse », il est alors impératif que celui-ci soit neutre et en retrait dans ce domaine précis pour protéger le droit des citoyens à une pratique religieuse libre et veiller au maintien de la cohésion sociale en évitant une fitna. Le seul système connu jusqu’à présent et qui fonctionne plutôt bien c’est la séparation de la religion et de l’Etat telle que pratiquée en Europe et cela s’appelle la laïcité…

    Je constate aujourd’hui M. Haddam que vous discours s’est beaucoup infléchi voire assagi, et c’est tant mieux. Cependant, il reste quelque peu décalé dans le sens où vous n’arrivez pas à être en phase avec nos réalités sociales. Il y a une dichotomie entre votre perception de la société algérienne, ses aspirations et votre conception du développement de cette même société et de ses orientations futures.
    Lorsque vous évoquez dans votre réponse à un internaute : « On a promis à notre peuple en Novembre 54 la liberation du pays et la reconstruction d’un Etat Algérien, souverain, démocratique et social, dans le cadres des principes de l’Islam. Ou est la souveraineté de l’Etat ? Où est la démocratie dans notre pays ? Où est l’Etat social – justice sociale ? Où sont ces principes de l’Islam ? ». On a l’impression que vous vous appuyez sur des critiques sociales dépassées dans leur questionnement (tout le monde a compris aujourd’hui que les intentions des maquisards qui ont pris le pouvoir en 1962 à Alger étaient claires, les historiens se sont déjà penchés là-dessus) pour relégitimer un discours qui n’a guère changé que dans sa forme. Ce qui me semble fondamental, si toutefois vous êtes sincère dans votre démarche (et je n’ai aucune raison d’en douter !) c’est de rompre avec votre vision étriquée de la réalité sociale de l’Algérie de 2011. Car si vous voulez réellement être en phase (et être en capacité peut-être de jouer un rôle un jour), il faut rompre avec une vision du passé faites de préjugés, d’idées arrêtées sur la société (et comment elle doit être…), d’attitudes s’appuyant sur des réflexes d’ancien militant du FIS comme si la légitimité issue des urnes d’alors était encore de mise.
    Un citoyen lambda
    Amicalement




    0
  • Anwar N Haddam
    17 février 2011 at 9 h 13 min -

    Assalamu Alaikum
    @ Boreal

    1- La réponse à votre question : « jusqu’où un parti politique peut-il s’inspirer de l’Islam dans son programme ? » se trouve a la fin de la phrase dont vous vous referez : « libre aux différents partis politiques de se présenter au peuple avec des programmes politiques qui s’inspirent d’une certaine interprétation de l’Islam – ou de ne point s’en inspirer du tout ». qui dit : « .. .et c’est au peuple de choisir en toute liberté et en toute connaissance lequel des programmes et partis répond a ses aspirations.
    Ainsi la limite sera déterminée par le peuple souverain: pour qu’un parti soit élu, il faut qu’il réponde aux aspirations du people. Personne ne peut se substituer au peuple ni d’opposer un veto face a son chois.

    2- Je suis tout à fait d’accord avec votre remarque : [ Si comme vous dites « il faut refuser que l’Etat ait le monopole de l’expression de la vérité religieuse », il est alors impératif que celui-ci soit neutre et en retrait dans ce domaine précis pour protéger le droit des citoyens à une pratique religieuse libre et veiller au maintien de la cohésion sociale en évitant une fitna… » ]

    Ce qu’il me semble cependant c’est que vous oubliez que l’Etat c’est les citoyens, et ces derniers sont représentée – dans leur diversité – par leur représentants au parlement qui a, lui seul et non pas des groupe de pression, le pouvoir de légiférer dans le cadre du respect de la Constitution.
    Empêcher les partis politiques de s’inspirer de la religion de la majorité des algériens n’est pas démocratique. Ceci est vrai pour n’importe quelle peuple ou religion : aucun pays à majorité chrétienne ne pourrait interdire un parti s’inspirant de la Chrétienté ! Maintenant libre aux peuples de ces pays de donner leur confiance a ces partis.
    Aussi, le fait que l’Islam soit la religion de la majorité des algériens est une réalité que beaucoup doivent « revenir » sur terre, appelée Algérie, est accepter cette réalité.
    Ceci étant dit, le but de ces propositions – sur la question de la relation du système politique avec la religion – est de prévenir tout abus ou violation des droits des minorités. Quant aux propositions concernant le processus démocratique, leur but est de défendre les droits de la majorité ( et oui de la majorité) qui ont été bafouées dans notre Algérie depuis l’indépendance…
    Wassalam
    Anwar N. Haddam




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  • HAQIQALEAKS
    17 février 2011 at 12 h 30 min -

    @Anwar N Haddam

    LES REGLES DU JEU

    La démocratie est en fait, une simple question d’arithmétique : 1 + 1 = 2

    Simple rappel historique et qui vise la France, le «berceau des droits de l’homme universel»: le fameux traité de Maastrich , irréversible, non négociable, a été voté par le peuple de France (bien que divisé sur la question), par une courte majorité (51%) le 20 septembre 1992. Le traité de Maastricht entrera en vigueur le 1e novembre 1993.

    Ce fameux traité, il faut le rappeler, est à l’origine des conséquences qui ont provoqué le changement radical du destin de la France :

    ** Abandon de la souveraineté nationale au profit d’une autorité centrale bruxelloise supranationale (plus 80% des lois françaises sont votées par la Commission de Bruxelles non élue par les peuples européens).

    Or, comme le rappeler si justement le Général de Gaulle,

    « la démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave. »

    Il confia à Alain Peyrefitte :

    «Voyez-vous, l’indépendance nationale, rien ne vaut ça ! Non, non, rien n’est plus précieux que de rester indépendant. La supranationalité, le fédéralisme, toutes les velléités de mise en cause de notre souveraineté, ce sont des menaces contre lesquelles il faut lutter, il faudra sans cesse lutter.»

    Mais, la volonté populaire en a décidé autrement ! Le verdict populaire est tombé ! La démocratie a été respectée. C’est la règle du jeu !




    0
  • Boreal
    17 février 2011 at 15 h 14 min -

    @ M. Haddam

    L’Algérie n’est pas née avec l’Islam. Quand les Arabes ont investi l’Afrique du Nord, cette contrée du Maghreb qui constitue aujourd’hui l’Algérie avait une histoire, une culture et des traditions, des croyances et une organisation sociale…
    Après plusieurs siècles, l’Islam semble avoir trouvé sa place. IL N’EST CEPENDANT QU’UNE COMPOSANTE DE NOTRE NATION. Il faut se garder d’une lecture historique qui nie cette réalité et favorise une approche totalement subjective et totalisante de notre passé. Cette place de l’Islam correspondra à une reconfiguration d’une nation en devenir avec ses forces, ses faiblesses et ses contradictions. L’enjeu aujourd’hui, c’est de permettre à notre nation de trouver un équilibre dans les modes d’organisation et d’expression qui permette et favorise un développement social, politique, culturel, économique… sans hégémonie, sans crispation, sans heurts. Or l’histoire récente nous prouve que la tentative hégémonique du FIS (avec un habillage pseudo démocratique) était vouée à l’échec car cette organisation ne correspondait pas aux attentes des Algériens (désir de justice sociale et d’équité, de respect…, le FIS a simplement voulu se servir de ces thématiques pour arriver au pouvoir).
    Tant que la religion reste sujette à interprétation et tend à s’immiscer dans le débat politique, elle risque comme c’est souvent le cas d’être instrumentalisée pour servir une idéologie.
    Pour cela, elle doit rester d’abord une question individuelle et non une affaire d’Etat. L’Islam ne doit en aucun cas interférer dans les affaires de l’Etat.
    L’action des politiciens honnêtes aussi bien que ses serviteurs consciencieux doit être guidée exclusivement par l’intérêt du pays et de son peuple et par rien d’autre.
    Les principes qui guident les honnêtes gens sont universels !

    Un citoyen lambda

    Amicalement




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  • chaabani
    17 février 2011 at 23 h 00 min -

    @abdel.k
    salut a tous,
    les memes idees que khaled nezzar et ali haroun,a moin que tu es leurs secretaire,dommage pour un algerien qui dit que l’algerie n’est pas musulmane
    wake up ya mo




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  • Koulou
    18 février 2011 at 1 h 31 min -

    Il me semble que le mot LIBERTÉ dans toute ses formes est une des conditions sine qua non de la justice sociale sinon le terme justice n’aurait aucune signification au sens propre du terme.
    Justice Sociale = Liberté d’expression,liberté de pensée,Liberté de jugement,Liberté d’opinion etc…
    Donc il n’est pas nécessaire de le répéter ça deviendrait un pléonasme.




    0
  • Bladi
    18 février 2011 at 2 h 27 min -

    @Boreal
    Il faut juste donner la parole au peuple. C’est tout ce que j’entends par la reponse de @Anwar Haddam. C’est au peuple de decider ce qu’il veut comme system.

    « The tail can’t wag the dog »!!

    J’ai 100% confiance en notre peuple (bien qu’il est traite de tout les noms d’oiseaux )avez vous confiance en votre peuple cher Boreal?

    Vive L’Algerie Libre, Libre, libre des tyrans




    0
  • yes we can
    20 février 2011 at 12 h 23 min -

    Certains touristes du forum se contentent d’insultes puériles: »khorda »,ou que « l’Algérie a échoué la transition en 1988 à cause du courant islamiste » etc..,sans donner un quelconque argument à leurs assertions infondées.En vérité,les ennemis d’hier sont les mêmes ennemis d’aujourd’hui.Ceux qui n’aiment pas la religion et se cachent derrière le virtuel déguisant leur haine en l’habillant de prétextes maladifs tels que: »vous « avez dit que la religion est kofr »ou encore, rabâcher continuellement le boulevard Amirouche alors que l’accusé a fermement démenti ces accusations et maintes fois donné des explications liées à son innocence et à l’étiquette qui lui a été collée par ce pouvoir maffieux.M.Haddam en est conscient,et C’est pourquoi une partie (combien vitale) de son combat repose sur l’établissement d’une commission indépendante chargée d’enquêter sur les actes de violences et de violations graves des droits de l’homme afin de développer un climat national favorable à une véritable réconciliation nationale, et de tourner la page sur la tragédie nationale.Il sait aussi que beaucoup de familles des victimes hantées par ce drame n’ont pas consommé leur deuil et demeurent la proie de cette incertitude qui les ronge.La tragédie de Bentalha,rais,les carnages(dont des bébés??? ont été victimes)ne peuvent être que l’œuvre de Satan et ce diable doit être dénoncé et jugé.ces missionnaires qui ont propagé et porté le flambeau de la « fitna »et ont a mis le feu dans les familles Algériennes pour les pousser à s’entretuer, comme c’est le cas aujourd’hui, où des baltaguias qui ne sont que de pauvres affamés esclaves d’une poignée de Dinar utilisés pour briser l’élan de la révolte.L’histoire se répète et c’est toujours sous la direction du même chef d’orchestre(leDRS).Pour cette raison, il est impératif d’éradiquer cette mauvaise graine. soyons vigilants et ne sombrons pas dans la naïveté au point de faire le lit à ce torrent(pouvoir) responsable de nos malheurs.Enfin, je demanderais au responsable du MJLS de ne pas tenir compte des avis de certains rares « meubles inutiles » de ce forum et de se concentrer dans ses réponses aux commentaires sensés qui méritent une importance .pour les posts des Baltaguias, il serait inutile de prouver aux moucherons en polissant son style, en choisissant ses termes qu’ils ne sont que des insectes…
    NB:message aux Algériens:Pour permettre un jugement de ces baltaguias,il est demandé à tous, de prendre des photos ou filmer ces fauteurs de trouble qui seront un jour appelés à être jugés pour leur infamie…Merci.
    ouassalam âlaîkoum.




    0
  • Nourredine BELMOUHOUB
    20 février 2011 at 18 h 01 min -

    @ abdel.k : Pouvez vous m’expliquer le R.c.d -Rassemblement pour la Culture et la DÉMOCRATIE et la République Algérienne DÉMOCRATIQUE et Populaire ne sont-ils pas en mesure de s’entendre -démocratiquement parlant-, comme ne s’entendent entre tous ces nombreux Partis politiques qui comptent la lettre  » D  » de leurs sigles respectifs,
    – est-ce la Démocratie qui ne s’accommode pas avec le reste, démocratie comprise ?
    – est-ce les démocrates qui sont démocratiquement, des imposteurs de la Démocratie ?
    – Ou bien, est-ce la démocratie qui est une tromperie ?

    @ yes we can

    l’établissement d’une commission indépendante chargée d’enquêter sur les actes de violences et de violations graves des droits de l’homme afin de développer un climat national favorable à une véritable réconciliation nationale, et de tourner la page sur la tragédie nationale

    Ah, ça oui, Une commission indépendante c’est plus qu’un rêve, c’est une nécessité absolue.

    Amicalement.




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  • Boreal
    20 février 2011 at 22 h 20 min -

    Débattre sur ce forum est une opportunité pour nous de confronter nos points de vue, d’échanger nos impressions et au-delà de dénoncer simplement le pouvoir actuel, de livrer nos visions respectives de notre avenir collectif.
    Notre peuple souffre depuis la nuit des temps et n’a jamais eu la possibilité d’édifier un Etat avec des institutions solides. Cent trente ans de colonisation nous ont laminés. Puis vint un régime qui nous a dépossédé de notre histoire, de notre mémoire, de notre volonté. Un pouvoir qui nous a donné l’illusion de vivre dans la grandeur alors qu’il n’a nous a transformés quasiment en un peuple « d’eunuques ».

    Aujourd’hui, peut-être sommes-nous plus mûrs pour prendre notre destiné en mains. Peut-être que le moment est propice pour nous de nous inscrire dans cette dynamique globale qui agite notre région afin de nous libérer du joug de ce pouvoir quasi féodal. L’enjeu est énorme, nous en sommes tous conscient. Et ça, ça nous fait flipper ! Car nous savons que nous n’avons pas droit à l’erreur. Cette peur est on ne peut plus légitime. Les erreurs du passé nous ont sérieusement échaudés. En tous cas cela vaut le coup d’essayer.
    Sur ce forum, nous n’avons de cesse de dénoncer les crimes du DRS, la ploutocratie boutéflikienne, la corruption des services de l’Etat… Bien sûr qu’il faut le faire et là-dessus, nous sommes tous d’accord. De la même manière que je dénonce et avec force l’opportunisme politique d’un Saïd Sadi ou d’une Louisa Hanoune, je dois le faire avec tous ceux qui se sont compromis avec le pouvoir. Cela ne m’empêche pas de faire la différence entre ceux que je dénonce et ceux que je critique.

    Anwar Haddam veut faire amende honorable en se présentant comme un homme politique « nouveau » dans le sens où il aurait rompu avec ses vieux réflexes sectaires, permettez-moi d’en douter. Ce dernier n’a jamais véritablement reconnu ses responsabilités (je ne parle pas de l’attentat du boulevard Amirouche) et n’a jamais fait à ma connaissance une autocritique des erreurs de son organisation politique. Lorsqu’on le lit, son discours s’apparente plutôt à de la victimisation, en gros « nous ne sommes ni coupables ni responsables… » Tout le monde peut faire des erreurs mais l’essentiel est de les reconnaître, C’est un acte courageux et une démarche constructive que de les reconnaître à condition bien sûr que cette démarche soit sincère.

    @Bladi
    Aux compatriotes qui disent, il suffit de donner la parole au peuple et il fera le reste, je dis ceci : la démocratie n’est efficace que dans des nations avec un certain niveau d’éducation et de culture. Pour pouvoir fonctionner et permettre au peuple et aux institutions d’en jouir pleinement, il est fondamental que le citoyen puisse accéder en toute liberté à l’information (la décoder et en mesurer la portée…) qu’il lui est proposée (programme politique, réforme, etc.). Cela suppose bien entendu un minimum de culture citoyenne (croyez-vous que c’est le cas, chez nous ?). Si ce n’est pas le cas, son choix le desservira malheureusement et il finira par croire que c’est le système démocratique lui-même qui est biaisé car celui-ci ne serait pas adaptable à nos réalités sociales et culturelles. Une démocratie sans un minimum d’éducation et de culture se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois comme le montre l’histoire.
    Je dirai enfin que dans une société démocratique, il faut savoir argumenter, ne pas craindre d’exposer ses idées à la discussion et discuter les idées des autres. Et surtout savoir écouter… Car la démocratie est un processus qui exige un effort permanent de conscience.
    Certains internautes gagneraient à faire un « ijtihad » en faisant acte d’un minimum de respect envers ceux ou celles qui ne partagent pas leurs opinions. Même si certains commentaires ne sont pas à notre goût, aucun avis n’est à considérer comme « un meuble inutile ». C’est aussi ça le respect de l’autre !

    Je ne sais plus quel écrivain a dit : « Ma communauté est d’autant plus mienne que j’admets qu’elle n’a pas à être plus qu’une parmi d’autres ».

    Amicalement

    Un citoyen lambda




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  • dilmi kouraiche
    17 avril 2011 at 20 h 11 min -

    Salam à tous je pense que le chemin pour biladi eldjazair el la liberté et la justice social ,elmajd wa elkholoud lichouhadaina elabrar




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  • Congrès du Changement Démocratique