Édition du
26 July 2017

Petite chronique des années de braise.

Ghania Mouffok

11 février 2011

tv5
Après les embrasements tunisiens et égyptiens, chacun guette l’Algérie avec inquiétude ou impatience. Les Algériens n’ont pourtant pas attendu aujourd’hui pour se révolter. 200.000 d’entre eux y ont laissé la vie depuis 1991. Et cela fait longtemps que les jeunes occupent la rue et harcèlent le pouvoir.

Pour l’année 2010, les services de la gendarmerie nationale ont dénombré onze mille cinq cents émeutes, manifestations publiques ou rassemblements à travers tout le pays. La classe dirigeante se moque des immolations mais redoute leur étincelle.
Petite chronique des années de braise.

Sofiane Chebouki est plongé dans un coma profond au service des grands brûlés de l’hôpital d’Annaba, troisième ville d’Algérie, à quelques kilomètres des frontières tunisiennes. « 80% de la surface du corps de Sofiane est brûlée aux 2e et 3e degrés. Plusieurs de ses organes vitaux sont également atteints par le feu », informent, consciencieusement, les médecins qui tentent de le soigner, dans des conditions que l’on n’ose imaginer.

Sofiane est une nouvelle victime du mal vivre en Algérie. Il a 25 ans et il a «tenté de s’immoler ». C’est la formule qu’emploie la presse, désormais : « tenté de s’immoler ». Mais cette spectaculaire volonté d’en finir avec la vie est rangée dans la rubrique « En bref » d’El Watan. Brève aussi risque d’avoir été la vie d’un lycéen de 16 ans qui lui aussi « a tenté de s’immoler », à l’intérieur de son lycée, dans la commune de Taher à Jijel, une ville de l’est, aussi magnifique que Annaba, située entre Méditerranée et montagnes où avant lui, d’autres jeunes prenaient le maquis. «… Il s’est aspergé d’essence avant de mettre le feu à son corps…».

Mettre le feu à son corps est devenue la nouvelle manière en Algérie de désespérer de l’avenir en prenant le monde à témoin grâce aux téléphones portables des témoins abasourdis qui partageront leur prise du jour sur internet. Mais en même temps que ces images de flammes mourantes feront le tour du monde, elles feront d’abord le tour de l’Algérie. Pourtant, elles ne feront pas scandale, ni même la Une des quotidiens. Donnant ainsi raison aux serviteurs du régime qui répètent comme on se rassure : « L’Algérie n’est pas la Tunisie ».
MOURIR, UNE AUTRE MANIÈRE DE FUIR

Et, c’est vrai l’Algérie n’est pas la Tunisie, non pas, contrairement à ce que leur propagande veut faire croire, parce qu’il fait bon vivre dans ce pays, mais parce que les flammes de l’enfer nous sont devenues tellement familières qu’elles relèvent du fait divers. 200 000 morts pour mémoire, de 1991 à nos jours, massacres à la hache, viols en série, voitures piégées, une guerre civile, sans nom, sans visage, une guerre des ombres, sans héros, sans bourreaux et que des victimes. Victimes de qui, de quoi ? Il est interdit de poser la question, c’est la loi, toute personne qui s’y risquerait publiquement est passible des tribunaux. Une loi qui s’appelle, sans rire, « Charte pour la paix et la réconciliation nationale ». Alors que nous n’avons pas fini de penser/panser les blessures de cette génération sacrifiée, nous sommes convoqués au chevet d’une nouvelle génération qui « tente de s’immoler ».

Tous les 20 ans, une génération chasse la précédente et s’invente de nouvelles armes pour se dire, mettre en accusation les dictateurs qui nous brûlent notre temps de vivre… à petit feu. Après les kamikazes des années 90, nous avons désormais les « immolés », comme si l’Algérie était devenue un immense manga, inventé par l’esprit démoniaque d’un orfèvre de la torture chinoise qui, jour après jour, vous harcèle la conscience et vous transforme le corps en lambeaux de chairs souffrants. Mourir alors c’est une autre manière de fuir. Fuir, comme les harragas. Harrag, c’est ainsi qu’on appelle ceux qui, sur des embarcations de fortune, tentent la mer comme issue, traversent la Méditerranée. Sans tombe et sans nouvelle. Harraga, cela pourrait se traduire en français par les brûleurs de frontières.

Le feu, donc, ne nous émeut plus, non pas parce que nous manquons de cœur mais parce que nous avons trop de mémoires. Vivre en dictature est un exercice épuisant et humiliant. Et pourtant chaque génération qui intervient sur la scène publique, politique, demeure habitée par le feu et renaît, quoiqu’on en dise, des cendres de la précédente. Démentant à chaque fois ces aveugles enfermés dans leurs bulles, politiques, spécialistes de la jeunesse, journalistes, qui s’interrogent à longueur de commentaires, dans leurs salons algérois ou d’ailleurs et se demandent : « Mais qu’attendent les algériens pour bouger ? » Mais ils bougent les Algériens. Ils n’arrêtent pas de bouger. Manifestations, grèves, arrestations, le monde des anonymes sans parti, avec juste leur humanité en bandoulière, est tous les jours dans la rue, dans une incroyable résistance à la volonté déclarée des pouvoirs qui se succèdent de les briser à coups de matraques, de grenades lacrymogènes, de chars que les jeunes appellent ‘azraïne, le diable.
NOUS SOMMES COMME DES VOLCANS

Dans toute l’Algérie, en même temps que les Tunisiens occupaient la rue, des dizaines et des dizaines d’Algériens sont sortis dans la leur pour mettre en accusation le régime algérien. Les pneus des barricades n’avaient pas fini de brûler que déjà, le gouvernement avait son explication, sa propagande en marche, il a transformé ces manifestations politiques en manifestations « contre l’augmentation de l’huile et du sucre ». Traduisant dans un langage policé ce qu’ils clament dans leurs salons/bunkers : « peuple de gueux que nous tenons par le ventre ».

A Bab El Oued, à Belcourt, j’ai rencontré ces jeunes et ils leur renvoient la politesse : dans une haine insondable. Insultés qu’ils se disent de cette lecture réductrice : « Nous ne savons même pas combien coûte un bidon d’huile », m’ont-il dit. « Ils font croire au monde que nous manifestons pour un bidon d’huile », alors qu’ils manifestent juste pour rappeler qu’ils sont là. Là, tout simplement vivants, debout, en dépit de l’arsenal répressif qui entoure leurs balcons, leurs fenêtres, leur vie au quotidien. « Ils nous brisent », disent-ils encore, la conscience aiguisée comme une lame d’argent. Dans ce seul quartier où ils se racontent, il y a trois commissariats, des caméras de surveillance à tous les coins de rue. Univers carcéral, surveillance sophistiquée, gyrophare comme bande son, du matin jusqu’au soir, sans parler des flics en civil, qu’ils appellent les serpents, hnoucha. Dans ce monde plein de serpents, ils bougent quand même. « Nous sommes comme les volcans » m’a dit un autre, « de temps en temps nous crachons le feu, pour respirer ». Ce que l’on appelle des émeutes sont en réalité des manifestations politiques qui cassent les murs invisibles des libertés emprisonnées. Elles permettent à chacun d’élargir son bout de trottoir, son espace vital de quelques mètres en mettant le feu entre eux et la force brute du pouvoir, leur seul interlocuteur.

Pendant que pas un président, (et je rappelle que depuis l’annulation des élections, nous en avons eu cinq : Chadli, démissionné, Un haut conseil d’Etat pour le remplacer provisoirement, dirigé par Ali Kafi, qui sera à son tour remplacé par Mohamed Boudiaf assassiné, puis par Zeroual, un militaire à la retraite qui a préféré démissionner, puis enfin Bouteflika en poste depuis 1999, âgé de 74 ans), pas un seul chef du gouvernement, (on ne les compte plus), pas un seul ministre, pas un seul dirigeant de l’armée ( ceux là, on ne les voit jamais, même si comme chacun sait, ils sont le pouvoir réel en Algérie), pas un seul d’entre eux, donc, ne se risque à se montrer ici à visage découvert. Dans aucun de ces quartiers populaires, lieux de résistance, de révolte et de colère – et pas seulement lieux de misère – les ministres qui se pavanent à la télévision d’État, ânonnant des bilans folkloriques, n’ont le courage de se présenter physiquement.
CEUX QUI NOUS GOUVERNENT HABITENT UN AUTRE PAYS

En Algérie, ceux qui nous gouvernent et qui gèrent 150 milliards de dollars de réserve de change, habitent un autre pays. Militaires ou civils, membres des oligarchies qui pillent le pays, ils vivent dans des prisons dorés, leurs plages sont privées, leurs restaurants sont des clubs, leurs quartiers sont fermés par des herses de béton et de fer. Tout le pays est quadrillé de barrages, barrages policiers dans les villes, barrages militaires et de gendarmerie dans les campagnes. Pour rentrer à Alger, il faut au moins trois heures pour parcourir quelques kilomètres. On ne sait plus qui assiège qui.

Mais depuis que les Tunisiens, nos voisins en territoires et en souffrance, ont fait fuir leur président, Ben Ali, l’envié, le modèle de nos dictateurs, un pays qui marche, des citoyens dociles, des comptes en banque à droite à gauche, depuis que c’est le monde à l’envers, nos autocrates se bougent. Comme si en quelques jours ils allaient réparer ce qu’ils ont mis trente ans à détruire. Les voilà distribuant un peu plus généreusement la rente pétrolière, promettant à tour de bras, de résoudre la question du chômage, celle du logement, des loisirs et même de lever « peut-être » l’État d’urgence en vigueur depuis 1992. Subitement leurs compétences se réveillent, ils ne dorment plus.

En moins de deux jours, les murs de la capitale se sont couverts d’affiches racoleuses, invitant les « jeunes » à se présenter pour obtenir « 30 000 » Dinars de « prêt sans intérêt », histoire de tous les transformer en entrepreneurs. Encore de l’argent qu’ils vont jeter par les fenêtres. Le gouvernement Ouyahia qui avait décidé sans réfléchir de mettre fin au secteur informel – sur lequel vivent chômeurs non déclarés et sans couverture sociale et richissimes hommes d’affaires qui ne payent ni impôt, ni charges sociales – fait aujourd’hui marche arrière et c’est comme s’il déclarait solennellement qu’il n’y a plus d’État mais qu’il aime beaucoup la chaise sur laquelle il est assis.

L’augmentation des produits de première nécessité : annulée. Le « 12S », cet acte de naissance à vie, qui a pourri la vie de dizaines de milliers d’Algériens, par la grâce duquel nous étions censés obtenir des passeports biométriques et en passant, devenir encore plus fliqués : annulé. Les partis d’opposition qui attendaient depuis des années un putatif agrément : en voilà deux de reconnu, aujourd’hui même, etc. La république bananière se donne en spectacle dans toute son arrogance et son incompétence.

Même, Mouloud Hamrouche, ancien chef du gouvernement, notre Gorbatchev inabouti, ne dit pas autre chose quand il déclare poliment : « Après vingt ans, les gens ont pris conscience que l’impasse est là, le pouvoir a perdu beaucoup de son expertise, le gouvernement a beaucoup d’argent mais ne sait pas comment le dépenser, il ne sait pas comment mobiliser les potentialités économiques du pays parce qu’il y a un dysfonctionnement de l’administration gouvernementale. C’est un problème supplémentaire, grave (…)» 150 milliards de dollars de réserve de change et ils ne savent pas quoi en faire… Et quand ils nous apprennent ce qu’ils en font, c’est toujours au détour d’un scandale, corruption, transfert d’argent public à coup de milliards de dollars, tous les rouages de l’état sont impliqués, de l’affaire Khalifa aux prix faramineux des grands projets publics, autoroute est-ouest, métro d’Alger etc…. Ils fabriquent alors des procès où les lampistes payent de leurs vies brisées quelques séjours à l’étranger pendant que les premiers responsables, au sens pénal du terme, continuent, impunis, à décider de la vie et de la mort de 35 millions d’Algériens.
LA CRAINTE DE L’ÉTINCELLE

On comprend dès lors les réticences affichées des autorités à lever l’État d’urgence, officiellement maintenu « pour lutter contre le terrorisme ». Un terrorisme qu’ils sont, par ailleurs, incapables de juguler, tous les jours de jeunes appelés meurent encore en Algérie sans même que la Nation reconnaissante ne leur tresse des lauriers. Un cercueil et un enterrement…Mais, peut-être, comme à l’appel d’une confédération d’associations, ligue des droits de l’homme, organisations syndicales, associations estudiantines, il est question que les Algériens marchent dans Alger, ce 12 février, une dépêche de l’APS est tombée. Elle nous apprend que peut-être, peut-être a dit le président Bouteflika, lors d’un vulgaire conseil des ministres, peut-être que l’état d’urgence sera levé, incessamment sous peu. Un président qui n’a même pas pris la peine, en ces jours de révolution dans le Monde arabe, alors que le pays bruit de milles rumeurs, que tous les Algériens suivent haletants la révolution tunisienne, puis égyptienne, de s’adresser à la nation.

Mais les jeunes se moquent depuis longtemps de l’état d’urgence, il y a longtemps qu’ils occupent la rue, de manière parcellaire, sporadique mais quotidienne comme les moustiques harcèlent les bœufs dans les étables.

Alors ? Alors que va-t-il se passer le 12 février, c’est-à-dire demain ? Les jeunes algériens, 75% de la population, vont-ils répondre à l’appel de leur aînés qui bien que divisés, inaudibles dans leurs slogans, espèrent bien ce ralliement. Ou vont-ils à leur tour demander : « Quand nous tentions de nous immoler, pourquoi n’y avait-il personne à nos chevets à l’exception de nos mères ? », aux élites qui espèrent, ce 12 février, créer l’étincelle qui célébrera la rencontre de la Rue – ce nouvel acteur politique que personne n’a vu venir- avec leurs propres histoires parsemées d’échecs, de renoncement, de divisions, de fatigues et d’immodestie. Parce qu’il y a quelque chose d’immodeste de demander, aujourd’hui à la Rue de nous suivre. Pour aller où ? Une seule chose est sûre, c’est que le 12 février 2011, entre la Place du 1er Mai et la Place des martyrs, l’itinéraire de la marche, toute la machine répressive sera présente, de l’hélicoptère à la matraque en bois, et déjà comme s’ils s’apprêtaient à tenir un siège, les forces de l’ordre ont réquisitionné sur ce trajet tout ce qui peut ressembler à un dortoir dans lesquels s’entasseront de jeunes CRS, casqués et bottés, venus de l’intérieur du pays, du fin fond de la dictature…

Le pouvoir algérien se moque de nos immolations mais en revanche il craint l’étincelle. Quitte ou double : 150 milliards de dollars sont en jeu. Et, pendant ce temps là, les européens et les américains se demandent le plus sérieusement du monde si les arabes sont mûrs pour la démocratie, comme ils se demandaient autrefois si les noirs et les indiens étaient des êtres humains.


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9 Commentaires sur cet article
  • HADJ-LAKHDAR
    15 février 2011 at 1 h 14 min -

    Salam,

    Les nouvelles du bled ne sont pas réjouissantes, et pour cause :

    Le peuple algérien, le Vrai peuple qui travaille chaque jour, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, qu’il tombe des lustres, que le pouvoir soit despotique, ingrat ou injuste, ce peuple hait les manigances de quel bord, elles viennent !!! Il veut une Algérie sereine et libre qui puisse changer son terrible quotidien ! Et là vous êtes à vouloir « vendre la peau de l’ours, avant de l’avoir tué ! » Votre comportement est tout à fait honteux !!! Alors que l’heure est à l’Union Sacrée et au rassemblement de tout citoyen algérien, vous vous plaisez dans vos réunions à faire du théâtre : à qui va diriger l’autre, à qui va parler et s’imposer, à qui est plus propre que l’autre, à qui appartient la légitimité du mouvement, à qui doit partir ou rester, à qui doit obédience à l’autre, à qui doit faire la courbette à tel parti ou tel parti pour vous rejoindre(FFS) , à qui doit juger l’autre !!! Là vous êtes NULS, complètement NULS, et vous allez complètement contre Le MUR !!! Réveillez-vous si vous voulez libérez réellement le Peuple Algérien, soyez sincères avec vous-mêmes et avec les autres, mettez de côté vos différences personnelles, taisez votre égoïsme et soyez objectifs, regardez l’intérêt du peuple avant de voir vos intérêts personnels et partisans (RCD), unissez vos forces puisque vous tous, vous voulez la même chose : Le Véritable Changement du Système et du Régime, n’est-ce pas ? Alors pourquoi ces batailles entre vous ? Etes-vous des véritables immatures où vous êtes logiquement et clairement à la solde du pouvoir en place pour semer la discorde et la zizanie…Allah ouakbar alla mounafikine !!!… Ceux sont pires que les despotes eux-mêmes ! Allah yestar Minn houm…Ne vous en faites pas ils se dévoileront d’eux-mêmes par leur action douteuse et autres agissements significatifs lors de leur sortie sur le terrain et dans les médias, il y a eu toujours des JUDAS ! Et l’Algérie hélas ne peut faire exception….seulement en Algérie…à vrai dire il y en a un peu TROP !!!… Alors en attendant laissez-les, ne tenez pas compte d’eux, ils ne sont parmi vous qu’en simple citoyen et c’est leur droit de citoyen de participer…peut-être qu’ils changeront d’avis ??!! Surtout ne leur donnez plus autant d’importance dorénavant, considérez-les uniquement en simple citoyen comme vous et moi…c’est déjà bien pour eux et au vu des résultats de leur « pseudo-opposition depuis 20ans !!! » et nulle sur tout les tableaux avec même des erreurs de position, n’est-ce pas Mr.RCD !!! Ou Mr. FFS !!! Pour le peuple algérien dont je fais fièrement partie, vous avez été à ce jour le 13/02/2011 : NUL ET TOTALEMENT NUL….Les deux ZAIMS, l’un sur place, l’autre du bord du Lac Léman, font de la haute STRATEGIE !!! Mon œil !!! Soit ce sont deux roublards de plus des despotes que nous avons, soit des Dictateurs sans royaumes…Ah pas de chance pour eux…Si ils avaient eu la chance d’être au pouvoir, ils pensent qu’ils auraient réussi une MEILLEURE DICTATUTURE !!! …Dommage pour eux, alors ils tentent de se remettre ou de se maintenir sur l’échiquier politique…seulement nous sommes en 2011 et les événements et les choses ont changé depuis 1962 !!!Pour M. Ait-Ahmed, grande figure historique grâce à notre Chahid Mohamed Belouizdad, initiateur de la première force armée révolutionnaire de l’O.S. …Alors arrêtons le Culte de la Personnalité…le peuple a été naïvement piégé une fois…ce n’est pas demain la veille où il se fera prendre…et..Et nous sommes en 2011, en pleine mondialisation sur tout les plans….et le dernier prophète de l’ISLAM est Sidna MOHAMED..SALA AILAY LIH WA SALAM…Alors réveille-toi AMAZIGH,-toi qui ne reçoit d’ordre que de toi-même !!! Relève la tête…c’est toi le printemps berbère, c’est toi le révolté de Massinissa ! Et non ton Zaîm !!! Alors si tu est un vrai Amazigh ( HOMME LIBRE ) rejoint ton peuple en tant que citoyen et partisan de la seule Algérie de tes enfants, ta place sera plus précieuse et aura que plus de valeur pour ta famille, tes enfants, ton bled, ton pays et surtout ton peuple dont tu est sa partie intégrante…
    Pour notre Mr. Said Saadi, transfuge du FFS, 1988 a été son aubaine pour lui, il s’est mis sur l’échiquier politique, et…et…ne pouvant ramer seul ….dans ….l’opposition…ni dans quel sens aller il a été tenté par les diables !!! Alors il a commis des impairs que ses pairs ne lui pardonne pas à ce jour….le plus terrible à force de vouloir user des uns comme des autres il finira par ce mettre tout le monde à dos !!! Et ce serait grave pour lui….ceci en considérant qu’il n’a aucune connivence avec le DRS…Et que c’était qu’un petit thé entre algériens !!!
    Et puis depuis 1988, Président sans élection et la plupart des fondateurs l’ont quitté…c’est vraiment bizarre pour un opposant démocrate !!! En fait c’est une véritable insulte à l’intelligence de tout le peuple algérien…Et le voilà qui bénéficie du titre de leader de l’opposition…c’est le monde à l’envers…Les Médias européens de peur du soi-disant islamisme ridiculisent notre démarche pour une véritable démocratie qui n’exclura aucun de ses enfants quelque soit ses tendances, sa région, sa religion, ses idées, son programme sauf si il tend à négativer la démocratie et la liberté d’expression ou porter atteinte aux libertés individuelles et collectives… Donc Mr. Said Saadi ne pourrait pas être le porte-parole du mouvement dans l’état actuel…un point c’est tout…c’est clair….c’est un simple citoyen comme vous et moi …c’est tout….son parti..le RCD…Eh-bien après le changement du système, il pourra présenter son programme et des élections libres et sereines auront lieu et il aura tout le cadre démocratique et républicain pour convaincre le peuple algérien….Mais de GRÄCE, Unissons nos forces sincères aujourd’hui, notre peuple, notre jeunesse, nos enfants, notre avenir, ont besoin de NOUS, ne trahissons pas leur attente, serrons nos rangs, ayons le sens de nos responsabilités pour un BUT COMMUN : le CHANGEMENT DU SYSTEME ET DU REGIME POLITIQUE, DRS, ECONOMIQUE, CONSTITUTIONNEL…LES DINAUSAURES DU REGIME DOIVENT SE RETIRER…( BOUTEFF+TOUFFIK…la main dans la main pour des lendemains lointains !!!)…LA REVOLUTION EST CELLE DU PEUPLE, L’OPPOSITION C’EST UNIQUEMENT ET TOUT LE PEUPLE….ON EFFACE TOUT ET ON RECOMMENCE….D’AILLEURS IL Y A RIEN A EFFACER…PUISQUE AUCUNE OPPOSITION DEPUIS 1962 A FAIT QUELQUE CHOSE….ENFIN SI…PARTICIPER A APPAUVRIR ET A MASSACRER LE PEUPLE…. ET DIRE….MOI ET MOI J’AURAI FAIT SOIT DE DIDOUCHE MOURAD SOIT DE LAUSANNE….LES AUTRES PARTIS SOIT-DISANT D’OPPOSITION, J’OSE MËME PAS EN PARLER…TELLEMENT ILS SONT RIDICULES….SURTOUT SUR LEUR DERNIERE SORTIE MEDIATIQUE CONTRE LA MARCHE !!!…ils s’accrochent aux branches d’un arbre calciné ….et plus dure sera la chute !!! Mais partisans de tous ces partis à la solde du régime y compris celui dont le chef décide tout de Lausanne !!! Libérez-vous de vos chaines partisanes pour le moment, l’Algérie a besoin de vous personnellement…rejoignez librement le mouvement de contestation….vous n’êtes pas des brebis qui attendent les ordres du berger…soyez vous-mêmes, soyez des hommes libres…nous sommes des milliers d’algériens qui demandent la même chose et qui ont le même but …l’union fait la force et la masse triomphe toujours car la majorité est dans le mouvement…et plus nous reculons plus nous souffrirons dans nos chairs et dans notre avenir…
    Le MOUVEMENT EST ET DOIT ËTRE ET RESTERA UN MOUVEMENT DU PEUPLE CE SERA LE SEUL PARTI QUE LE PEUPLE ACCEPTERA DE SUIVRE, APRES NOUS AURONS TOUT LE TEMPS POUR LE FUTUR ET VERITABLE MULTIPARTISME…IL FAUT QUE LA COORDINATION LE DISE CLAIREMENT ET NETTEMENT….SINON LE PEUPLE S’ORGANISERA EN UNE AUTRE REELLE COORDINATION…MAIS LE PEUPLE N’OUBLIERA PAS…CAR LE PEUPLE N’OUBLIE JAMAIS !!!

    A BON ENTENDEUR SALUE….

    ALLAH YENSAR ELHAK…

    Vos commentaires sont le bienvenues…puisque du débat jailli la lumière…Merci…

    H-L.




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  • Hassen Terro
    15 février 2011 at 2 h 56 min -

    Tout simplement l Algerie a pris un mauvais pas des 1962, les infrats sont devenu gourmant et ne veulent pas lacher. Le peuple Algerien vis dans un grand hopital psychiatrique que le medecin traitant ne sait plus quel medicament lui administer il est trop occuper par la rente qui a deposer dans la bank Swiss et qui je transferer vers des banks asiatique ou arabe




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  • sidou
    15 février 2011 at 8 h 41 min -

    Deux algériens se retrouvent au cœur d’un jardin fleuri, calme et ensoleillé. Au lieu de profiter de l’ambiance odorante, ils se mirent à se bagarrer pour la propriété de l’espace public et finirent assommés sur le tapis floral piétiné.




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  • Le Quotidien d’Algérie » Petite chronique des années de braise. « Yahyasheikho786's Blog
    15 février 2011 at 11 h 07 min -

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  • Tweets that mention Le Quotidien d’Algérie » Petite chronique des années de braise. — Topsy.com
    15 février 2011 at 11 h 26 min -

    […] This post was mentioned on Twitter by Ayat Ghanem and atenough, Ayat Ghanem. Ayat Ghanem said: "Petite chronique des années de braise" – Le Quotidien d' #Algerie http://bit.ly/gzQfC9 #Algerie #Algeria […]




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    15 février 2011 at 14 h 19 min -

    Pas de fumée sans feu et pas de feu de braise sans le souffle de la fitna « Discorde », ceux qui ont sans cesse souffler le chaud durant les années « douloureuses » de braises, doivent aujourd’hui avoir froid au dos, c’est le prix de la soumission pour les partisans de la conspiration et de la soumission.




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  • abon
    15 février 2011 at 15 h 29 min -

    Salam,
    Non l’Algérie n’est pas la Tunisie et encore moin l’Egypte. La révolution Algérienne n’a rien de comparable avec aucune autre révolution et si je parle de notre révolution, ce n’est pas à la manière de ceux et de celles qui en abusent pour mieux abuser les Algériens et les Algériennes, ceux qui ne se souviennent de l’Algérie combattante que pour mieux endormir les citoyens. Il y a les Algériens qui n’ont pas encore dit leur dernier mot et continuent à lutter pour l’indépendance, ils n’ont rien à voir avec ceux qui ont mis le pays à feu et à sac et ont endeuillé notre nation des années durant. Ceci pour dire que nous Algériens n’accepterons jamais une quelconque forme d’ingérance. Notre pays va mal OUI trés mal. Le mal qui le mine ne fait que grandir et l’avenir de nos enfants est fortement compromis; les dégats occasionnés par le patron de l’éducation à lui seul équivaudrait au ravage de dix bombes atomiques aussi puissantes que celles d’Hiroshima et Nagaziki réunies et pourtant il n’en parait rien, rien à coté des malfait occasionnés par des petits aprentis sorcier du style Tayebi-Larbi ou Abdesselam ceux qui ont préparé le terrain à leur successeurs (à quelques exceptions… je ne citerai que feu BOUDIAF et Monsieur Lamine ZEROUAL qui a donné l’exemple à suivre). Les plus grands mots qui minent l’Algérie s’appelles INDEPENDANCE. Une justice indépendante avec un vrai droit de recours pour le citoyen et ce serait là aussi un super moyen pour tordre le cou à toute forme de clientélisme et CORRUPTION tout comme corruption. Le respect du citoyen et de tous ses droits. Je suis concient que pour y parvenir et au vu de l’état des lieux, il faudrait passer par une longue période de sévérité oui j’accepterai plus facilement un agent de police qui m’inflige une forte amende pour un stationnement interdit plustôt qu’un policier qui ferme l’eil s’il me prenait à griller un feu rouge ou un sens interdit. ABAT LA CORRUPTION ET LES CORROMPUS, VIVE L’ETAT DE DROIT. corronpus




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  • Adsiman
    17 février 2011 at 15 h 11 min -

    Merci Ghania Mouffok pour cette magistrale contribution.
    Cessez de nous rabâcher les oreilles avec cette ineptie,cette insanité: »L’Algérie n’est pas ceci,cela… »
    Les peuples d’Afrique du Nord (arabes et berbères) sont soumis au même despotisme obscurantiste,avec des différences superficielles,certes.Ces pays n’ont jamais connu la démocratie depuis leurs indépendances respectives.Il nous à parachever notre décolonisation,par la réappropriation de notre liberté,nos libertés,confisquées par des régimes fantoches qui ont remplacé le colonialisme.




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  • [Mondialisation – Démocratie] « Et, pendant ce temps là, les européens et les américains se demandent le plus sérieusement du monde si les arabes sont mûrs pour la démocratie » par Ghania Mouffok | Club de l'Europe
    22 février 2011 at 17 h 00 min -
  • Congrès du Changement Démocratique