Édition du
27 March 2017

Retour sur la marche d’Alger : La révolution de onze heures à midi

Ghania Mouffok , Maghreb Emergent, 14 Février 2011

Un récit décalé et scrutateur sur la marche empêchée de la Coordination nationale pour le Changement démocratique du samedi 12 février. Une autre façon de poser des questions et de mettre le doigt sur ce qui ne passe pas. Un reportage qui incite à la réflexion.

90 ans, vénérable et courageux, maître Ali Yahia est méchamment bousculé par de jeunes recrues de la police algérienne qui ne connaissent ni son nom, ni son visage. Mais la marche du 12 à Alger, « pour le changement », aura été l’occasion pour ces nouvelles recrues de la police algérienne de tester les nouvelles méthodes de répression d’une dictature qui désormais doit soigner son image. Obama y veille. Les manifestants, environ deux à trois milles personnes ont eu droit à un véritable ballet d’hommes en bleu, un opéra muet mais presque sans faute. En ouverture : arrestation des manifestants les plus déterminés, audacieux. Cinq à six malabars se jettent sur leur proie repérée, s’en saisissent avec force et la font courir en lui ordonnant : « cours, cours », jusqu’au fourgon stationné à quelques mètres de là, sous le regard sidéré des manifestants qui s’écartent pour les laisser passer. Les femmes en bleu s’avancent à leur tour, policière zélées, elles infligent aux manifestantes le même traitement, tout a été prévu. Une centaine de personnes sont ainsi arrêtées à la vitesse de la lumière, bien que malmenées, elles seront relâchées. A peine ces drôles de bolides passés, des herses humaines de policiers se mettent en mouvement et enferment ce qui reste de manifestants, les contiennent et empêchent toute sortie de cet étau. Chacune de ces herses humaines est composée d’environ 100 CNS, boucliers transparents aux poings, casqués, bottés, gourdin en bois, ils avancent et reculent, serrés les uns contre les autres, sur trois rangées. Ils sont à droite, à gauche, au milieu, comme le corps d’un immense serpent à plusieurs têtes, ils encerclent la manifestation, un mur sombre de robocops. Pendant que munis de talkie-walkies, d’autres policiers en sentinelle informent du moindre mouvement des manifestants qui, aussitôt détectés, sont empêchés de bouger du cercle infernal. Impossible d’avancer. Qu’à cela ne tienne, la marche se transforme en rassemblement entre immeubles de la place du 1er mai et arrêt de bus.

Des comptes qui ne sont pas soldés

Traverser cette place assiégée, c’est croiser un morceau d’Algérie qui révèle toutes les contradictions et les haines encore à l’œuvre dans un pays qui – on l’oublie quand on le convoque à son tour à faire « la révolution » – a connu son cinq octobre 88, son ouverture démocratique échouant tragiquement sur une guerre civile meurtrière et destructrice dont aucune société ne peut sortir indemne. Chaque algérien tient son livre des comptes. Des comptes qui ne sont pas soldés. Une femme pleure, drapée dans un hijeb noir, elle improvise un récital poétique dans un magnifique arabe littéraire, elle pleure le peuple algérien. Un homme dit : « elle est malade, la pauvre ». Elle le regarde et froidement lui répond : « je vous laisse la raison, laissez-moi la folie ». A un groupe qui s’époumone en kabyle, « Oulach smah oulach », on vient discrètement rappeler qu’il vaut mieux parler arabe, finalement tout le monde tombe d’accord pour scander « Les algériens, les algériens », cri de ralliement des opposants. Et, pendant que chacun cherche sa place dans cette marche qui sans mouvement bouge quand même, un groupe de jeunes du quartier s’invite dans une violente gaîté pour détourner avec dérision les slogans de la marche. Aux manifestants qui scandent comme sur la place Tahrir au Caire, « Le peuple veut la chute du régime », ils répondent, perchés sur les arrêts de bus : « le peuple veut une pincée de chemma, (du tabac à chiquer) ». « Bouteflika n’est pas Moubarek », chantent-ils vindicatifs, en direction des manifestants qui crient, quant à eux : « Bouteflika dégage ».

Propagande insidieuse et raciste

Les femmes sont renvoyées à leur hijeb et les « kabyles » à leur douar, « allez, donc faire le ramadan », leurs lancent-ils, reprenant à leur compte la propagande insidieuse et raciste, diffusée par les canaux d’un régime passé maître dans l’art de disloquer la nation pour ne pas céder une once de leur pouvoir despotique. Voici, donc, les – pro Bouteflika : ils ont entre quinze et vingt cinq ans, Ils sont agiles et intrépides. Accusateurs, ils crient : « Où sont vos enfants ? » aux vénérables personnalités qui étaient venus les sauver de ce « pouvoir assassin ». Choqués de cet adversaire inattendu, le pire des adversaires : des enfants ; agressés par leur violence, des manifestants s’énervent et les traitent de « voyous ». Un ancien moudjahid, de ceux qui ont libéré le pays du colonialisme, excédé leur lance : « bâtards ». Pour les anti-Bouteflika, l’affaire est entendue : ce sont des « voyous payés » par le « pouvoir » pour casser la marche. Mabrouk, 22 ans, étudiant en recherche opérationnelle, s’en défend : « C’est juste qu’on en à marre, ils n’ont qu’à aller faire leurs conflits ailleurs, ici c’est notre quartier, notre patrie. Quand nous, on manifeste, ils nous traitent de racaille, de voyous. Bien sûr que cela me fait de la peine, je suis un homme moi aussi. La différence c’est quoi ? Parce qu’ils sont des intellectuels, c’est un complexe de supériorité. Alors pourquoi aujourd’hui, ils viennent nous chercher ? Nous, quand on manifeste deux jours, on fait au moins baisser le prix de l’huile et du sucre. Et, eux qu’est-ce qu’ils veulent ? Ces partis nous utilisent comme un moyen pour se frayer un chemin vers la cour des grands ». Et, de citer Khalida Toumi : « Elle criait, elle aussi à la place du 1er mai, après ils lui ont donné un poste et elle s’est tue, elle s’occupe maintenant de ses affaires. Et Louisa Hanoune aussi, elle gagne combien Louisa Hanoune maintenant qu’elle est députée ? ». Autrefois opposante au sein du RCD, le seul parti présent à cette marche, Khalida Toumi, est actuellement ministre de la Culture, pendant que Louisa Hanoune est députée du Parti des Travailleurs. Yacine, 15 ans, élève de terminale, explique à son tour : « Nous on veut la paix. Mon frère, il a vécu les années de sang, il avait peur, le soir il ne sortait jamais, moi, je peux dormir dehors ». Un troisième ajoute : « Qu’est-ce qu’il leur a fait Bouteflika ? Il nous a ramené la paix. Regarde, je porte des Nike et je mange des Kinder, toutes mes études sont gratuites, les livres sont gratuits, et si Dieu le veut, je serai athlète de compétition, et tout est gratuit », il a 15 ans.

« Ils ne savent pas ce qu’ils font »

Enfants payés ou enfants paumés ? Hier émeutiers et aujourd’hui contre-manifestants. Petits hommes en devenir, consciences triturées, traités tantôt comme de la chair à canon, tantôt comme des tubes digestifs. « Il ne faut pas leur en vouloir, ils ne savent pas ce qu’ils font. » s’excuse un homme, la trentaine, leur voisin de palier, « bien sûr qu’il y a des gens payés pour mettre la pagaille, le maire ici est FLN, mais ceux là, ils se cachent dans l’ombre du jour ». Ils l’écoutent, se taisent, baissent la tête et s’en vont penauds. Ces adolescents n’ont pas eu de grands-frères : leurs grands frères étaient tétanisés par la peur. Ils sont les héritiers d’une histoire récente et violente, la nôtre, qui ne leur a pas été racontée et qu’ils se sont construite de bric et de broc, entre l’école de la dictature et les angoisses encore vivaces de leurs parents. Ces quartiers populaires que les élites tentent de se rallier, ont la mémoire de leurs deuils, du prix qu’ils ont payé pour leur adhésion, dans les années 90, au FIS, le Front islamique du Salut : morts violentes, disparitions, torture. « Ali Belhadj on le connaît pas, il a la mort de plusieurs milliers d’Algériens sur la conscience.», dit Mabrouk, leur aîné, en regardant sans ciller Ali Belhadj, son petit bonnet blanc sur la tête se faire embarquer comme un vulgaire manifestant. Ni le FIS de Ali Belhadj, le Front Islamique du Salut, aujourd’hui interdit, et sa « dawla islamiya », ni son adversaire acharné, le RCD, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, qui avait soutenu l’armée lors des élections municipales en 1991, « pour sauver la république » derrière les chars ne trouvent grâce à leurs yeux, dans un rejet inquiétant de tous les partis. Quand Ali Belhadj est arrivé sur la place, il a été entouré par quelques dizaines de manifestants admiratifs qui se sont jetés sur lui pour l’embrasser, mais dans ce quartier où autrefois il aurait fait trembler la terre, les commerçants, même les barbus, continuaient, imperturbables, leurs petits commerces. La mémoire partagée, ceux qui, au sein de la manifestation, s’appellent les « démocrates », hésitent entre le rejet, quelques « dégage » fusent et l’acceptation, pendant qu’une femme, la cinquantaine au bord de la syncope s’écrie : « mais qu’est-ce qu’il fait là, celui-là ? Je ne veux pas le voir. Je ne veux pas le voir. »

Trois cercles de serpents

Les policiers mettront tout le monde d’accord, jouant en finale, le ballet de la guerre froide : désormais il y a trois cercles de serpents. Un cercle pour contenir les islamistes qui ont accepté après négociation avec la Coordination d’être présents à titre individuel et pas en tant que parti. Un cercle pour contenir les démocrates et enfin un cercle pour contenir les « voyous ». Algérie éclatée, décomposée, plaies béantes et haines cordiales. Il est midi, la marche qui aurait dû commencer depuis une heure est déclarée terminée. Les membres de la Coordination nationale se retirent, après avoir pris à témoin les opinions internationales à travers les quarante médias étrangers qui ont été accrédités, bizarrement, par les autorités algériennes pour couvrir la « marche interdite » par crainte « du terrorisme ». Laissant orphelins les manifestants qui tournent en rond. De braves gens, avocats, universitaires, journalistes, syndicalistes qui tentent à travers des syndicats autonomes de défendre ce qu’il reste dans ce pays du service public, professions libérales, militants sincères de ceux qui se retrouvent depuis 20 ans, au moins, sur cette place comme des porteurs d’une malheureuse ambition algérienne. Mme Nacéra Dutour, de SOS disparus et dont le fils a été enlevé par les forces de sécurité ne comprend pas : « Mais pourquoi, ils se retirent, c’est ça la marche pour le changement ? Mais des rassemblements comme ça j’en fais tous les jours…» La place se dépeuple, quelques dizaines de personnes maintiennent l’illusion de la mobilisation. Quand, curieusement, ceux qui il y a peine quelques instants étaient pro Bouteflika se saisissent de la place pour, à leur tour, crier menaçants : « Echâab yourid taghyer anidam, le peuple veut le changement du régime ». Le ballet d’hommes en bleu effectue un petit dérapage et improvise un classique : un soupçon de grenade lacrymogène. Comme si le départ de l’avant-garde autoproclamée, prenant rendez-vous à onze heures exactement avec la Révolution pour la quitter à midi comme de braves fonctionnaires, avait rendu à la réalité toute la brutalité du monde.

Ghania Mouffok


Nombre de lectures : 1463
8 Commentaires sur cet article
  • mihoubi
    15 février 2011 at 16 h 02 min -

    Ce jeune qui croit avoir tout gratis et à 15 ans deviendra compétiteur sportif dit vrai. Il a été conditionné dans une salle dite sportive au sous-sol de la soit-disant Maison du peuple ! Dans cette salle conduite par un ex.truand, convertit éducateur sportif, l’argent des contribuables coule à flot ! Son frère est l’un des plus virulent internaut au LQA. Ces larbins de service ont mangé à tout les râteliers et servent un clan. Reste à démasquer les larbins de l’autre clan, qui il y a quelques années, avec les mêmes procédés ont monté des gamins à insulter toute passante habillée à l’occidental avec une vulgarité rare au bd Aïssat Idir.
    C’est un témoignage que j’ai tenu à faire et j’espère que je ne serai pas censuré car démasquer est aussi une forme de lutte contre le flou qu’entretiennent les criminels.




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  • khaled
    15 février 2011 at 17 h 56 min -

    Oui les samedis entre sardines grillées et apéritifs

    Mais nous, on sortira le vendredi et on re-prendra cette terre a nous.

    Je ne veux pas polemiquer. Les egyptiens diront aussi




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  • Gone
    15 février 2011 at 18 h 26 min -

    L’idée de la division dans les rangs des jeunes et des moins jeunes n’est pas totalement visible. On n’a pas idée de la chose..Pourtant je ne veux pas faire de procès à ces gens installés grassement dans des positions spéciales bizarres. Les jeunes à Alger ne sont pas tous ainsi. Et ceux des campagnes et régions reculées sont désoeuvrés,et sans avenir. La capitale est coupée du reste, donc il y’a un vide et absence de force jeune consciente et parallèle. On a vu ce qu’ont fait les algérois aux manifestants de 2001. Aujourd’hui, toutes les astuces et dithyrambes sont connues. Il n’y a rien de surprenant. Ce que nous voulons est clair. Il faut marcher vers cet objectif; il faut se solidariser sans faire de procès à tel ou tel… car c’est le diable le premier qui divise, puis il faut continuer sans perdre le souffle. Si le pays est à nous, nous devons le mériter.




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  • HADJ-LAKHDAR
    15 février 2011 at 23 h 54 min -

    SALAM,

    MESSAGE TRES URGENT A TRANSMETTRE AUX MEMBRES FONDATEURS DE LA CNCD———————————————————————————————————

    HONORABLES MEMBRES DE LA CNCD,

    ARRETEZ…..ARRETEZ DE COURTISER LES PARTIS POLITIQUES EN PLACE ET SURTOUT LEURS LEADERS….ILS SAVENT DEJA QUE L’HEURE EST GRAVE…QUE L’HEURE DE LA VERITABLE REVOLUTION EST VENUE…COURTISEZ A LA RIGUEUR LEURS PARTISANS…COURTISEZ CEUX-LA !
    .COURTISEZ LE PEUPLE…APPELER…TRANSMETTER….MOTIVER…INFORMER…
    .EXPLIQUER…RASSUREZ LE PEUPLE…LANCER DES APPELS AUX MILTAIRES INTEGRES, AUX MEMBRES DES SERVICES DE SECURITE INTEGRES, AUX HOMMES INTEGRES DE LA POLICE ET DE LA GENDARMERIE…ILS FONT PARTIE DU PEUPLE…ILS SONT NOS FRERES !….
    ALORS, AVISEZ, ENCOURAGEZ-NOUS A VOUS SUIVRE, PAR TOUT MOYEN DE COMMUNICATION :
    .ECRITS DANS TOUT MEDIA NATIONAL OU ETRANGER, AUTORISE OU INTERDIT, ELECTRONIQUE (comme LQA) OU SUR PAPIER, INTERNET, FACEBOOK, SMS, YOUTUBE, TWITER, BOUCHE A OREILLE, AUDIO-VISUEL, CHAINES TELEVISEES SATELLITAIRES, FORUMS, BLOGS, E-MAILS…etc.
    .LE PEUPLE ATTEND QUE VOUS VOUS LIBEREZ DU COMPEXE DU PARTI POLITIQUE PROVIDENTIEL ET DU LEADER PROVIDENTIEL…CAR IL N’EXISTE QUE DANS VOTRE ESPRIT…C’EST LE PEUPLE LE PARTI PROVIDENTIEL…C’EST LE PEUPLE LE VERITABLE LEADER PROVIDENTIEL..ET VOUS DEVEZ ETRE SA VOIX…SON EXPRESSION…SON IMAGE…TOUT LE PEUPLE VOUS SUIVRA DANS CE CAS…ET UNIQUEMENT DANS CE CAS…SINON IL IRA TOUT SEUL !…LA VIOLENCE REPONDRA A LA VIOLENCE…ET ENCORE PLUS DE SANG ET PLUS DE VICTIMES…MAIS LE PEUPLE SORTIRA TOUJOURS VICTORIEUX…TOUT CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE MAINTENANT HONORABLES MEMBRES DE LA CNCD C’EST D’EVITER CETTE VIOLENCE PAR VOS DEMARCHES PACIFIQUES…SINCERES…SANS MANIPULATION…SANS RECUPERATION A DES FINS PERSONNELLES OU OCCULTES !….LE PEUPLE EST TRES MEFIANT…ET IL A RAISON DE L’ETRE…TELLEMENT DE MANIPULATION ET DE DETOURNEMENT PAR LE PASSE ET DEPUIS 1962 !!! ALORS LE PEUPLE DIT BASTA ! BARAKAT !!!
    IL Y A DANS LE PEUPLE, ASSEZ D’HOMMES ET DE FEMMES, HONORABLES, DEVOUES A LEUR PEUPLE, INTEGRES ET DOUES DE BON SENS POUR LEUR PAYS, QUI ONT TOUTES LES CAPACITES DE PARTICIPER A L’AVENEMENT D’UN VERITABLE ETAT DE DROIT EN ALGERIE…ILS SONT PARMI NOUS…ILS SERONT AU RENDEZ-VOUS DE L’HISTOIRE DE LA 2éme REPUBLIQUE VERITABLEMENT DEMOCRATIQUE, LIBRE, JUSTE ET EQUITABLE…
    LA MARCHE DU 19/02/2011 SERA DETERMINANTE POUR LA CNCD…ALORS FAITES VITE DES COMMUNIQUES DETERMINANTS VOTRE POSITION CLAIRE ET SANS AMBIGUITE DE NON-OBEDIENCE A AUCUN PARTI POLITIQUE OU D’UN QUELCONQUE LEADER DE PARTI…C’EST PRIMORDIAL POUR LA SURVIE DE L’ACTUEL CNCD…A LAQUELLE LE PEUPLE SOUHAITERAIT JETER SON DEVOLU !…ALORS DETERMINEZ-VOUS HONRABLES MEMBRES DE LA CNCD…ET RESPECTEZ LA PRESENCE ET LE PRIVILEGE D’AVOIR PARMI VOUS DES HOMMES PRESTIGIEUX COMME MAITRE ALI-YAHIA ABDENOUR QUI MALGRE SON AGE S’EST TOUJOURS MIS AUX PREMIERES LIGNES DES COMBATS POUR LA VERITE ET DES DROITS DE L’HOMME…LA DEMOCRATIE EST AU BOUT DU CHEMIN, AVEC L’ELIMINATION DE TOUT LE SYSTEME ET SES PARASITES….YESKOUT ANIDAM !…CHANGEMENT DU SYSTEME, DES INSTITUTIONS ELUES FRAUDULEUSEMENT !…MEDIENE ALIAS TOUFFIK BARRA ! TARTAG BARRA ! BOUTEFF BARRA ! BENFLIS RESTE BARRA ! OUYAHIA BARRA ! ZERHOUNI BARRA ! BELKHADEM BARRA ! OULD-KABLIA BARRA! MEHRI RESTE BARRA! HAMROUCHE RESTE BARRA! BENBITOUR RESTE BARRA! GHOZALI RESTE BARRA ! BELHADJ RESTE BARRA ! ABASSI RESTE BARRA ! SAID-SAADI RESTE BARRA ! AIT-AHMED RESTE BARRA ! GENERAUX DINOSAURES BARRA ! DRS BARRA ! …. CE SONT LES SLOGANS DU PEUPLE DE LA 2éme REPUBLIQUE ALGERIENNE LIBRE, DEMOCRATIQUE, JUSTE ET EQUITABLE…..A CETTE CONDITION LE PEUPLE SORTIRAIT EN MASSE AVEC LA CNCD EN TETE….GLOIRE A NOS MARTYRS A CE JOUR…TAHIA EL DJAZAIR…NOUS CHANTERONS EN CŒUR KASSAMAN ET DJAZAÏROUNA LORS DE NOS MARCHES PACIFIQUES ET ALLAH SERA AVEC NOUS….CAR NOUS VOULONS LE BIEN-ETRE DE NOTRE ALGERIE…

    AUJOURD’HUI 15/02/2011, NOUS SIMPLES CITOYENS…HOMMES, FEMMES, JEUNESSE, DU PEUPLE ALGERIEN NOUS AVONS DECIDE DE PRENDRE LES DEVANTS, ET NOUS MARCHERONS CE VENDREDI 18/02/2011, APRES LA PRIERE DU VENDREDI, DANS TOUT LES ENDROITS DE NOTRE ALGERIE, DANS NOS COMMUNES, DANS NOS DOUARS, DANS TOUTES LES RUES D’ALGER ET DE TOUTES L’ALGERIE…LA REVOLUTION SE MET EN MARCHE CE VENDREDI…ET CONTINUERA LE SAMEDI 19/02/2011…ET TOUS LES JOURS SUIVANTS….RIEN NE POURRA L’ARRÊTER…TELLE EST LA VOLONTE DU PEUPLE…MAINTENANT….LE MOT D’ORDRE A ETE DONNE….SORTEZ MARCHER PACIFIQUEMENT EN DEMANDANT VOS DROITS ET VOTRE LIBERTE..
    OULAHOU-ALA-MA-AKOULOU- CHAHID !

    H-L.




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  • W A H I D
    16 février 2011 at 3 h 01 min -

    PROPOSITION POUR LA MANIF PACIFIQUE

    PROPOSITION LA MANIF PACIFIQUE

    PROPOSITION LA MANIF PACIFIQUE

    Pour celles et ceux qui ont des profils sur FaceBook, ou sur Twitter qui veulent s’associé au réseau social pour le changement en Algérie, je vous suggère d’adoptent cet IMAGE symbole du mouvement pour la démocratie en Algérie.

    Pour ceux et celles qui veulent s’inscrire sur facebook
    http://www.facebook.com/

    Pour ceux et celles qui veulent s’inscrire sur twitter
    http://twitter.com/

    Le lien pour l’Image Symbole
    http://dzmusique.com.free.fr/uploads/cc106bed5a.jpg

    Il faut élargir le réseau en diffusant ce message a vos contacts

    Amicalement

    W A H I D




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  • W A H I D
    16 février 2011 at 12 h 26 min -

    @

    Pour quoi il est recommandé pour le mouvement « la Coordination Nationale pour le Changement Démocratique » d’être indépendante des partis politique.

    C’est une initiative d’activistes des droit de la l’homme de mobiliser le peuple pour des revendications légitimes soutenu par des journalistes, des avocats, des syndicalistes et des associations pour exprimer pacifiquement dans des lieux publics a travers le territoire nationale des aspirations aux changements pour les droits, les libertés, la justice sociale, la dignité, la sécurité, l’emplois,

    Ce sont des revendications d’un peuple qui soufrent dans sa chaire devant des difficultés quotidienne de la vie en grande partie, une conséquence des politiques, sociales et économiques.qui durent depuis vingt ans et qui se sont accentuées ces dix dernières années malgré la nette amélioration des conditions financières et une relative stabilité institutionnelle, Présidence, Gouvernement, Assemblées, Justice.

    Les revendications politiques, d’un parti politique minoritaire dans le pays et dans l’ANA, présent dans le parlement, et libre d’expression dans les medias, qui dispose de privilèges, de facilites, de moyens financiers, d’appuis de la France et ces medias, des lobbies financiers de nouveaux riches, et du soutien du DRS d’organiser ces propres manifs et d’user de ces propres moyens pour mobiliser le peuple pour renverser le régime

    Des partis politique qui ont échouer avec l’ouverture des années 1988, s’adossent sur la ligue des droit de l’homme, peut lui être fatale car cet embryon de corps de solidarité national est naissant; la présence d’un ex fondateur du FIS et du leaders du RCD prouve que la coordination national pour le changement démocratique peine a se dissocier de ces acteurs politique mutuellement antipathiques, (Arabo-musulman, préconisant un état théocratique pur et dure versus berbère préconisant un état laïque ultra libéral) qui risquent d’occasionner une démobilisation de la population Algéroise et Algérienne qui a souffert du comportements irresponsables de ces deux compositions politiques extrémistes dans un passé récent.

    Il faut continuer à encourager la CNCD, c’est l’embryon de corps de solidarité national, pour qu’il se développe sur une base saine, il doit être loin des cautionnements politiques, pour plus de légitimité et de crédibilité et pour une efficacité dans la mobilisation populaire, (les autocratie tombent ou par des coups d’états militaires ou par des révolutions pacifiques a vous de faire le choix, Putschistes ou Pacifistes) maintenant si les partisantes du RCD ou ceux de l’ex FIS ou tout autres organisations politiques veulent participer a la marche c’est leur droit.

    Amicalement

    W A H I D




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  • nomade
    17 février 2011 at 8 h 21 min -

    pourquoi le samedi ? , pourquoi pas le vendredi.

    le ton-ton macoute du régime(ss), le démocrate de service(ss), a décide du samedi pour journée de révolte.

    dés le départ ,il est clair, que cette révolte est infiltrée par ce régime de sionistes.

    sioniser les algériens est une stratégie de ce régime et de ses supplétifs.




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  • houria
    18 février 2011 at 22 h 57 min -

    Je suis pour une marche pacifique pour la justice et contre l’injustice et la hogra. Enfin ce traitre est démasqué, qui oblige les magistrats à être ripoux. Il n’est jamais trop tard pour ce racheté messieurs les magistrats. Cette personne « Inspecteur Général » doit être jugé et incarcéré. En 2009, malgré que je fusse victime avec toutes les preuves matérielles et des témoins à l’appui, mon agresseur a été acquitté. J’ai écrit au ministre et à l’inspection générale et à ce jour j’attends toujours. Je pense c’est au peuple de faire sa justice du moment on y croit plus à cette justice qui n’écoute pas ses citoyens et cela à cause des magistrats tels que cet inspecteur général. Tout le monde sait que le tribunal d’Alger c’est une mafia ; regarder ces commentaires dans cette vidéo, je ne suis pas le seul malheureusement meurtri dans mes droits, il est temps de faire le ménage de force s’il le faut…
    http://www.youtube.com/watch?v=tcPRt2qMvro




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  • Congrès du Changement Démocratique