Édition du
23 March 2017

La rue arabe gronde

El Watan, 17 février 2011

Le vent de contestation des régimes autoritaires qui souffle sur le Moyen-Orient et a provoqué la chute des présidents tunisien Zine El Abidine Ben Ali et égyptien Hosni Moubarak a gagné hier la Libye après avoir touché Bahreïn, le Yémen et l’Iran où la situation reste tendue.

La police libyenne a dispersé par la force dans la nuit de mardi à mercredi un sit-in contre le pouvoir à Benghazi (est), une intervention suivie de manifestations en faveur du dirigeant libyen Mouammar El Gueddafi dans plusieurs villes du pays, selon la presse libyenne.
Quelque 38 personnes ont été blessées dans des heurts à Benghazi, deuxième ville du pays, à 1000 km à l’est de Tripoli entre des manifestants et les forces de l’ordre, a indiqué hier l’hôpital local, à la veille d’une «journée de colère» prévue jeudi, suite à des appels lancés sur facebook. Selon des sites arabes d’information, les manifestants de Benghazi ont scandé des slogans contre le régime : «Benghazi, réveille-toi, c’est le jour que tu attendais», «Le sang des martyrs n’est pas versé en vain», ou encore «Le peuple veut faire tomber la corruption». «Tous les ingrédients des situations tunisienne et égyptienne se retrouvent au Yémen, à Bahreïn, et au-delà en Libye, en Syrie et en Jordanie», relève ainsi Khaled Al Dhakil, professeur saoudien de sciences politiques. Cet universitaire cite entre autres ingrédients le déficit démocratique, la corruption, le népotisme et l’incapacité des régimes à se renouveler dans un monde changeant.

Menace sur les monarchies

A Manama, des milliers de Bahreïnis ont pris part hier aux obsèques d’un manifestant tué la veille par les forces de sécurité, alors que d’autres campaient sur une place du centre-ville pour réclamer des réformes. Petit archipel du Golfe, cette monarchie à majorité chiite gouvernée depuis le XVIIIe siècle par une élite sunnite s’est certes engagée dans des réformes politiques, mais elles sont jugées aujourd’hui insuffisantes par l’opposition. Le chef de l’opposition chiite, cheikh Ali Salmane, a donné hier un contenu politique à la contestation en réclamant une «véritable monarchie constitutionnelle» où le Premier ministre serait «élu par le peuple».  Cheikh Salmane, chef du mouvement Al Wefaq – ou Association de l’entente nationale islamique (AENI) –, qui a 18 élus sur 40 sièges à l’Assemblée, conteste ainsi au roi, cheikh Hamad Ben Salmane Al Thani, le droit de nommer le Premier ministre indépendamment des résultats des élections. Il a en même temps précisé qu’il ne réclamait pas «un Etat religieux» et qu’il n’y avait «pas de place à Bahreïn pour la wilayat al Faqih» où les religieux dirigent le pays, comme en Iran. L’AENI a pris le train de la contestation en marche n’ayant pas participé aux premières manifestations.  Ce phénomène de partis de l’opposition dépassés par l’ampleur de la contestation a été observé en Tunisie, en Egypte et au Yémen.

«La contestation est le fait d’une nouvelle génération qui ne défend pas l’Islam, ne brûle pas de drapeaux américains», relève la sociologue libanaise Dalal Bizri, qui estime que les mouvements islamistes se trouvent dépassés. Au Yémen, où le départ du président Ali Abdallah Saleh est réclamé par de jeunes manifestants, l’opposition parlementaire, y compris islamiste, hésite à rejoindre le mouvement.
En Iran, théâtre il y a un an, des premières contestations, des milliers de personnes ont manifesté lundi dans le centre de Téhéran à l’appel des chefs de l’opposition malgré l’interdiction des autorités. Le pouvoir a répliqué en appelant à une manifestation demain contre la «sédition», cherchant apparemment à étouffer la contestation comme il l’a fait il y a un an.
Rédaction Internationnale

Syrie
Appels à une «journée de colère» à Damas

le 17.02.11 | 01h00

Début février, un appel à une «journée de la colère» à Damas, lancé sur facebook, alors censuré, a rassemblé plus de 12 000 soutiens en ligne, mais ne s’est pas traduit par des manifestations dans les rues.

Ribal Al Assad, cousin du président syrien Bachar Al Assad et opposant en exil, a estimé que la Syrie risquait une révolution comme en Tunisie ou en Eypte si elle ne se réformait pas. «Nous espérons que les ‘dirigeants’ en Syrie sont un peu plus intelligents que leurs homologues parce que je pense qu’ils sentent la pression, ils sentent ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte (…). Nous avons appelé à un changement, sinon ce seront eux qui seront changés», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Berlin dans le cadre du Congrès européen de la police. Les dirigeant syriens sont «désormais obligés d’écouter» les aspirations populaires, ils «sentent l’effervence dans tout le Proche-Orient», a-t-il ajouté. Selon lui, le fait que depuis le 9 février les Syriens peuvent, pour la première fois depuis 2007, accéder directement aux sites facebook ou YouTube sans devoir recourir à des programmes pour contourner la censure, est un signe que les autorités de Damas sont prêtes à certaines concessions.

Mais ces changements ne sont qu’un premier pas qui doit être suivis d’autres, selon Ribal Al Assad, qui est président de l’Organisation pour la démocratie et la liberté en Syrie, basée à Londres. «Nous préférerions que les ‘dirigeants syriens’ écoutent le peuple, les voix du peuple dans le Proche-Orient et qu’ils commencent à voir qu’ils doivent changer le plus vite possible», a-t-il dit.  «Nous ne voulons pas d’une révolution en Syrie, nous voulons une transition pacifique», a t-il précisé. «En Syrie, il y a beaucoup de minorités, de communautés», a-t-il expliqué. «N’importe quel incident — appeler à la révolution, par exemple — n’est pas forcément sage car vous ne pouvez pas calculer ce qui va en sortir», a-t-il ajouté.
Le père de Ribal Al Assad, Rifaat, était le frère de l’ancien président Hafez al Assad et un soutien du régime avant de s’en faire écarter.

YEMEN
Un mort et une dizaine de blessés au Yémen

le 17.02.11 | 01h00 Réagissez

Des centaines de jeunes manifestants ont été dispersés à coups de gourdin, hier à Sanaa, par des partisans du président Ali Abdallah Saleh, dont le départ a été réclamé aussi au Sud où un manifestant a été tué.

Pour la quatrième journée consécutive, des étudiants ont tenté de marcher sur le palais présidentiel, sur la place Sabiine, dans la capitale yéménite, avant d’être sauvagement pourchassés par des partisans de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans dans ce pays pauvre et instable du sud de la péninsule arabique.  Les pro-régime, armés de gourdins, de poignards et de pierres se sont acharnés sur les étudiants dès que ces derniers sont sortis de l’université en scandant «Le peuple veut la chute du régime», selon un correspondant de l’AFP sur place.

Les étudiants – des centaines – ont riposté en lançant des pierres sur leurs agresseurs, qui les ont ensuite poursuivis jusque sur le campus, où la police a tiré des coups de feu en l’air pour disperser les deux camps. Au moins dix étudiants ont été blessés, a indiqué à l’AFP le chef de l’Union des étudiants de l’université, Radwan Massoud.  Des centaines de juges se sont rassemblés à Sanaa pour réclamer «l’indépendance du pouvoir judiciaire» et la démission des membres du Conseil supérieur judiciaire, dont le ministre de la Justice. Les juges, venus de différentes régions du Yémen, ont également demandé une hausse de leurs salaires, a-t-on constaté sur place.

La veille, quelque 3000 manifestants, la plupart des étudiants, avaient déjà tenté de se diriger vers le palais présidentiel avant d’être brutalement dispersés par les partisans du CPG. «Les agissements des casseurs du CPG ne nous dissuaderont pas de continuer notre révolution pacifique», a affirmé à l’AFP M. Massoud. L’opposition parlementaire, qui a décidé de reprendre le dialogue avec le régime, est restée à l’écart de la contestation.

A Aden, grande ville du sud, un manifestant a été tué et trois autres ont été blessés lors d’affrontements entre les forces de sécurité et des centaines de manifestants réclamant le départ de M. Saleh, selon une source médicale. Les manifestants ont pris d’assaut le siège de la municipalité, dans le quartier de Mansoura, et mis le feu à quatre voitures. La police a tiré pour disperser les manifestants, qui ont riposté en lui lançant des pierres, selon un correspondant de l’AFP.
Rédaction Internationnale

LIBYE
Troubles en Libye
El Gueddafi ébranlé

Des affrontements entre manifestants et agents des forces de l’ordre ont fait 38 blessés à Benghazi. De jeunes Libyens ont scandé des slogans hostiles au régime. Appel à une «journée de la colère» aujourd’hui.

Le «royaume» de Mouammar El Gueddafi est loin d’être un havre de paix où ses «sujets» de citoyens  lui obéissent au doigt et à l’œil. En tout cas pas à Benghazi, la deuxième ville de Libye où des centaines de personnes ont bravé l’interdit, dans la nuit de mardi à mercredi, pour crier leur colère dans la rue. C’est une première dans un pays aussi givré que la Corée du Nord. «La liberté d’expression, d’association et de réunion était toujours fortement restreinte et les autorités ne tolèrent pratiquement pas la dissidence», souligne le rapport 2010 d’Amnesty International.

Ebranlé par cet accès d’adrénaline inattendu dans sa Libye qu’il croyait pacifiée depuis 1969, le Guide perd son sang-froid et envoie ses flics «corriger» les fauteurs de troubles de Benghazi, située à 1000 km  de Tripoli. Premier bilan : une quarantaine de blessés.
Entre temps, le feu prend un peu partout, d’après des sources concordantes. La faute à un jeune Libyen qui a appelé via facebook ses compatriotes à un «jeudi  de la protestation» contre le régime d’El Gueddafi. De violents affrontements ont eu lieu entre les manifestants qui agitaient des drapeaux verts  et les agents des forces de l’ordre. Une source hospitalière à Benghazi  a confirmé à l’AFP plusieurs blessés parmi les manifestants.  Sans doute pris de cours, le régime de Tripoli a enclenché la chasse aux meneurs pour étouffer la révolte, notamment dans la région frondeuse de Benghazi.

A l’heure où nous mettons sous presse, rien n’a filtré de ce pays où les journalistes étrangers sont persona non grata.
Mouamar El Gueddafi qui règne sur la Libye depuis 42 ans, craint que les révoltions tunisienne et égyptienne ne contaminent son «royaume». Après avoir perdu deux frères de combat — contre la démocratie —, Moubarak et Ben Ali, le Guide se retrouve seul dans une région qui subit un lifting démocratique à grande eau.

Doyen des dictateurs

Hier, dans une première réaction, l’Union européenne a appelé Tripoli à autoriser «l’expression libre» et à éviter «toute violence». «Nous appelons les autorités à écouter tous les gens qui participent aux protestations et ce que la société civile dit, et à permettre l’expression libre», a souligné Maja Kocijancik, porte-parole de la haute représentante de l’UE aux Affaires étrangères, Catherine Ashton. Les comités révolutionnaires, épine dorsale du régime libyen dirigé, ont prévenu hier qu’ils ne permettraient pas à des groupes «activant la nuit de piller les acquis du peuple menacer la sécurité du citoyen et la stabilité du pays». C’est à peu près la même littérature distillée par les clans Moubarak et Ben Ali pour justifier les interventions musclées, à savoir que ces manifestations sont dirigées contre les peuples et non les régimes. La presse libyenne s’est mise elle aussi au service du Guide. Le journal Quryna a qualifié les manifestants rassemblés pour réclamer la libération de l’avocat Fethi Tarbel, représentant des familles des prisonniers tués en 1996, de «saboteurs».

Jeudi de l’angoisse

Bien que l’avocat ait été libéré, les manifestants «auxquels se sont jointes des personnes munies d’armes blanches et de cocktails Molotov» ont marché jusqu’au centre-ville où «ils ont incendié et endommagé des voitures, essayé de détériorer des biens publics, bloqué la route et jeté des pierres», selon Quryna. Signe aussi que cet incident n’était qu’une étincelle : des sources concordantes rapportent, selon les agences, que des slogans hostiles au régime ont été scandés. On pouvait entendre notamment «Benghazi réveille-toi c’est le jour que tu attendais», «Le sang des martyrs n’est pas versé en vain», ou encore «Le peuple veut faire tomber la corruption». A ces appels, les pro-Gueddafi ont répondu par une contre-manifestation qui s’est terminé par un corps à corps.
Parallèlement, le régime sort son artillerie propagandiste sous forme de «marches spontanées» dans les principales villes de Libye, notamment à Benghazi, Syrte (est), Sebha (sud) et Tripoli, selon des images de la télévision d’Etat.

Un défilé en couleur à la gloire d’El Gueddafi que la chaîne d’Al-Jamahiriya a retransmis en direct. Mais ces images risquent de n’être qu’un écran de fumée. L’appel à une «journée de colère» lancé pour aujourd’hui pourrait ne pas amuser le Guide, si habitué à l’ivresse des foules qui le vénèrent de gré ou de force. Aussi, plus de 200 signataires et des organisations d’opposition libyennes basées à l’étranger ont souligné «le droit du peuple libyen d’exprimer son opinion» et appelé le colonel Kadhafi et sa famille à quitter le pouvoir.

Hassan Moali

Le colonel relâche ses islamistes

le 17.02.11 | 01h00 Réagissez

La Libye a libéré 110 islamistes du Groupe islamique de combat libyen (GICL), portant à plus de 360 le total des «prisonniers politiques» relâchés depuis mars 2010, a annoncé la Ligue libyenne des droits de l’Homme.

«110 prisonniers du GICL, dont trois dirigeants du groupe, vont être libérés aujourd’hui», a indiqué Mohamed Torniche à des journalistes dans l’enceinte de la prison d’Abou Salim à Tripoli. La libération de ces islamistes intervient à la veille d’une «journée de colère» libyenne prévue jeudi, selon des appels lancés sur facebook. Mais M. Torniche a précisé qu’il s’agisait «d’une échéance arrêtée depuis plusieurs mois» et qu’il n’y avait pas «de rapport avec une quelconque autre question».

Depuis mars 2010, la Libye a libéré plus de 250 prisonniers de différents groupes islamistes parmi lesquels une quarantaine du Gicl, dont trois ex-dirigeants, Abdelhakim Belhaj, l’émir du groupe, Khaled Chrif, le chef militaire, et Sami Saadi, l’idéologue. Selon la Ligue libyenne des droits de l’homme, «les personnes libérées avaient achevé le programme de réhabilitation visant à la renonciation à la violence et la réinsertion des prisonniers dans la société libyenne». Ce programme avait été initié par Seïf Al Islam, fils du colonel, avec l’aide d’un dignitaire religieux, Ali Sallabi.

Le GICL avait réaffirmé en 2007 sa détermination à renverser le régime de Mouammar El Gueddafi et de le remplacer par un Etat islamique radical, avant d’annoncer la même année son ralliement au réseau d’Al Qaîda. Il était dirigé depuis l’Asie centrale par Abou Laith Al Libi, un des tout premiers lieutenants d’Oussama ben Laden, tué en février 2008 dans les zones tribales du Pakistan.

Rédaction Internationnale

BAHREIN
Les manifestants réclament une monarchie constitutionnelle
Le royaume tangue au Bahreïn

Malgré les excuses officielles du ministre de l’Intérieur suite à l’assassinat de deux jeunes par la police, la rue ne décolère pas.

Des milliers de personnes étaient rassemblées, hier, sur une place de Manama pour réclamer des réformes dans ce petit royaume du Golfe, où l’opposition chiite a appelé à une «véritable» monarchie constitutionnelle. Le ministre de l’Intérieur, cheikh Rached ben Abdallah Al Khalifa, a présenté des excuses à la population après la mort de deux jeunes chiites dans la dispersion de manifestations lundi et mardi, et annoncé l’arrestation des responsables présumés de leur mort au sein de la police. Les Etats-Unis se sont dits «très préoccupés» par la violence lors des protestations dans le royaume, siège de la Ve Flotte, appelant à la retenue, alors que des appels ont été lancés pour des manifestations vendredi et samedi. Le mouvement de contestation a été déclenché lundi à l’initiative d’internautes qui ont appelé sur facebook à des manifestations pour réclamer des réformes politiques et sociales, dans la foulée des soulèvements en Tunisie et en Egypte.

C’est surtout la minorité chiite dans cet archipel de 741 km2 gouverné par une dynastie sunnite, qui s’estime discriminée au niveau de l’emploi, des services sociaux comme l’habitat et des services publics fournis à leurs villages. Sur la place de la Perle, dans le centre de Manama, des milliers de personnes ont rejoint, après leur travail dans l’après-midi, des centaines de manifestants qui y avaient passé la nuit sous des tentes érigées à la hâte. La place a été rebaptisée «place Tahrir» (Libération), à l’instar de celle du Caire qui a été l’épicentre du soulèvement populaire qui a chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak. «J’ai passé la nuit ici, je vais aller à l’école et revenir y camper jusqu’à la réalisation de nos demandes», a affirmé Amer Abdallah, un lycéen de 14 ans. «Nous réclamons la libération des détenus et la démission du Premier ministre», membre de la dynastie régnante des Al Khalifa, a affirmé Hussein Attiya, 29 ans, un autre manifestant ayant dormi sur la place. Selon des images de la télévision officielle, des partisans du régime ont parallèlement défilé à Manama.

Deux crimes et un lèse-majesté

Mahouz, une banlieue chiite de Manama, plus de 2000 personnes, certaines scandant «Le peuple veut la chute du régime», ont participé aux funérailles de Fadel Salman Matrouk, tué par balle lors de la dispersion d’un rassemblement mardi lors des obsèques de l’autre manifestant mort la veille. Le roi, cheikh Hamad ben Issa Al Khalifa, a déploré ces morts et annoncé une commission d’enquête. Lors d’une conférence de presse, le chef de l’opposition chiite, cheikh Ali Salmane, a réclamé «un Etat démocratique, une monarchie constitutionnelle dans laquelle le gouvernement serait élu par le peuple», mais assuré ne pas vouloir la chute du régime ni l’instauration d’un Etat religieux sur le modèle iranien. Le chef du mouvement Al Wefaq (18 élus sur 40 sièges à l’Assemblée) qui avait annoncé la veille son boycott du Parlement, a annoncé que sept groupes de l’opposition chiite, libérale et de gauche organiseraient samedi à Manama «une marche de soutien» avec les protestataires campant place de la Perle.

Avant eux, les internautes ont appelé à une journée de manifestation demain, après la prière hebdomadaire. Cheikh Salmane a invité le gouvernement à «engager le dialogue» avec l’opposition sur des réformes à réaliser «selon un calendrier précis». L’ONU et des ONG ont appelé Manama à renoncer à un «usage excessif de la force» contre les manifestants pacifiques. Bahreïn (1,2 million d’habitants dont 54% d’étrangers) fait figure de parent pauvre à côté des autres monarchies pétrolières de la région, ses réserves de pétrole s’étant pratiquement taries. Entre 1994 et 1999, il a été le théâtre de violences animées par des chiites qui avaient fait une quarantaine de morts.
Rédaction Internationnale




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