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26 July 2017

Les universitaires «assiègent» le ministère de l’Enseignement supérieur

RADICALISANT LEUR MOUVEMENT DE GRÈVE
Les universitaires «assiègent» le ministère de l’Enseignement supérieur

Le Soir d’Algérie 17 février 2011

Près d’un millier d’étudiants ont observé, hier, un sit-in devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Les protestataires venus des instituts et des grandes écoles d’Alger avaient décidé en fin de journée de passer la nuit sur place. Par ailleurs, le mouvement de protestation a gagné plusieurs universités du pays, celle de Laghouat ayant même été fermée hier par les grévistes. A Bab Ezzouar, les étudiants ont bloqué l’accès au rectorat et aux instituts de l’USTHB. Les futurs ingénieurs remettent en cause le décret présidentiel n°10-315 du 13 décembre 2010.
F.-Zohra B. – Alger (Le Soir) – Le mouvement de protestation des étudiants en ingéniorat ainsi que celui des élèves des écoles préparatoires aux grandes écoles est passé, hier, à un stade supérieur avec la fermeture par les étudiants à travers le territoire national de plusieurs instituts, dont ceux de Boumerdès, Bouira, Tizi-Ouzou et Alger, au centre et ceux d’Oran et de Laghouat à l’ouest et au sud du pays. Hier, des centaines d’étudiants ont afflué vers le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour y observer un sit-in devant son entrée principale. Ils ont décidé de se regrouper, expliquent leurs délégués, après avoir reçu une réponse négative à leur principale revendication de la part de leurs responsables respectifs. «Il ne nous reste plus qu’à montrer notre mécontentement directement au principal responsable du secteur, le ministre lui-même», a déclaré un délégué de l’UGEl. Hier, en fin de journée, M. Harraoubia devait recevoir les secrétaires généraux des organisations estudiantines, selon ces derniers. Une réunion est également prévue pour aujourd’hui entre le ministre et les directeurs d’instituts. Hier à Bab Ezzouar, les grévistes ont bloqué l’accès au rectorat, aux instituts ainsi que pour les véhicules. Selon les délégués des étudiants, l’arrêt des cours et la paralysie des activités de l’université se poursuivront, en attendant les résultats de la rencontre programmée pour aujourd’hui. Les étudiants en ingéniorat dans les différentes spécialités à l’USTHB étaient encore rassemblés hier dans l’enceinte de l’université. Ils ont procédé au blocage de l’accès aux instituts et aux classes de cours. «Certains enseignants ont compris nos revendications, mais pour les autres. Mais d’autres avec lesquels nous avons eu des discussions ont quand même tenu à donner leurs cours. On ne comprend pas cette réaction. Ils ont pourtant été étudiants en ingéniorat comme nous et vécu ainsi les mêmes problèmes», s’exclame un délégué du mouvement estudiantin. Les étudiants protestataires mettront aussi en évidence le fait que le recteur de l’université a refusé de les recevoir. «Le recteur ne veut pas discuter avec nous de nos revendications. Sa décision va ainsi à l’encontre des directives du ministère insistant pour que nous soyons reçus.» Les revendications des étudiants en ingéniorat concernent principalement le décret présidentiel n°10- 315 du 13 décembre 2010, modifiant et complétant le décret présidentiel n°07-304 du 29 septembre 2007, fixant la grille indiciaire des traitements ainsi que le régime de rémunération des fonctionnaires. Les étudiants, dont ceux de l’USTHB demandent notamment le maintien du titre du diplôme d’ingéniorat d’Etat pour les étudiants de l’ancien système et l’équivalence du diplôme d’ingéniorat d’Etat avec le diplôme du master (bac+5), en référence aux décisions des conseils scientifiques des différentes facultés. Il s’agit aussi de l’équivalence du diplôme DES (bac+4) avec le master 1 (bac+4) ainsi que l’équivalence du diplôme DES (bac+4) + post-graduation avec le diplôme du master (bac+5) et l’équivalence du diplôme de magister avec la 2e année de l’école doctorale du système LMD.
F.-Z. B.


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4 Commentaires sur cet article
  • amar
    20 février 2011 at 8 h 15 min -

    Nous sommes des techniciens supérieurs avec le BAC en 1984 en chimie, électronique et ST , formes l’université algérienne puis recrutes à l’université Ferhat Abbas de Sétif comme technicien supérieur de laboratoire et maintenance dans nos département d’études 22/09/1991 sans aucune promotion a prés 20ans d’expérience .dans les année 90 les responsables ont orientes la formation des BTS au CFPA et création DEUA soit disant reformes ,puis DEUA et licence orientes vers les cours de soir (18-20h) et actuellement les ingénieurs vers CFPA et le sacrifice continu pour instaurer nouveaux reformes LMD ,bien sure chaque génération paye la médiocratie de nos responsable .
    Pour la fonction publique suivant le diplôme elle peut faire la différence entre les universitaires et les noms universitaires.




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  • Djamila
    22 février 2011 at 13 h 02 min -

    LES UNIVERSITAIRES ET TOUT AUTRE ALGERIEN OU QU’IL SOIT NE DOIVENT PAS ARRETER LA LUTTE POUR RETROUVER LEURS LIBERTES ET LEURS FORTUNES VOLEES ET EPARPILLEES DANS PRESQUE TOUS LES PAYS DU MONDE QUI NOUS HAISSENT ET L’ONT PROUVE EN REFUSANT DE NOUS AIDER QUAND NOUS ETIONS ASSIEGES ET ATTAQUES EN FRANCE ET EN ANGLETERRE OU DES MILLIARDS SONT BLANCHIS DANS DES MULTI-NATIONALES DONT LES CONVOIS PASSENT DEVANT NOUS EN FAISANT UN TUMULTE EFFROYABLE ET EN FAISANT TREMBLER LA TERRE DEVANT NOUS. CEUX-CI SONT SUIVIS DES LYNCHMOBS SIONISTES ET MEMBRES DU KKK POLICIERS AMBULANCIERS, POMPIERS ET MEMBRES DE LA SECUTRITE NATIONALE DES FASCHISTES DE TOUT GENRE DE TOUTE NATIONALITY QUI NOUS PERSECUTENT ET NOUS POURSUIVENT SIRENES HURLANTES EXPLOSANT COMME DES BOMBES ATOMIQUES DEVANT LEURS BANQUES ET LEURS SUPERMARCHES NOURRIS AVEC NOS DENIERS PUBLIQUES GRACE A LEUR ASSOCIATIONS AVEC LES MAFIEUX QUI DIRIGENT LE PAYS AVEC LA FORCE, LES HUMILIATIONS, LES EXECTUTIONS EXTRAJUDICIAIRES, LES ENLEVEMENTS ILLEGAUX ET LES TORTURES DE NOS INNOCENTS ET FIERS CITOYENS PARTOUT DANS LE MONDE.




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  • bobnor
    25 février 2011 at 19 h 31 min -

    est ce le ministere de l’enseignement superieure et de l arecherche a abroger les dernieres decisions?




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  • HAMOUDA ABDEREZAK
    2 mars 2011 at 13 h 30 min -

    CES GOUVERNEMENTS DESEQUIBRES NE CESSENT DE SEMER L’ANARCHIE PAR DES SOIS DISANT REFORMES.
    JE CROIS QUE TOUS LES (DEUA) ENTRE PARENTHESES CAR JE REFUSE D’ETRE CLASSIFIER TECHNICIEN (SANS BAC NI ETUDES UNIVERSITAIRES)
    ON LE SENTIMENT D’ETRE DES VICTIMES D’UNE ARNAQUE
    ORIENTES VERS UN DIPLOME SANS AVENIR DETRUISANT AINSI TOUT LEURS PARCOURS SCOLAIRE ET SURTOUT UNIVERSITAIRE
    AVEC LA COMPLICITE DES ASSOCIATIONS D’ETUDIANTS QUI ONT
    AU COURS DES ANNEES PARTICIPES A MATGINALISER LES DEUA
    CAR AU SEINS MEME DES UNIVERSITES ILS N’ONT JAMAIS ETE CONSIDERES COMME UNIVERSITAIRES JUSTE DES PIONS 3 ANS ET DEGAGE POUR LIBERER TON TABOURET A UNE AUTRE VICTIME ECONOMIE MONSTRUEUSE MERCI AU MINISTERE
    JE VROIS QUE AVANT TTE RECLAMATION LES ASSOCIATIONS DES ETUDIANTS DOIVENT ETRE PURIFIES DES CRAPOTS OPPORTUNISTES ET QU’A LA BASE CES ASSOCIATIONS DECLARENT LEURS CONSIDERATION ENVERS LES DEUA
    ET CONVICTION PERSONNELLE / TOUT RESPONSABLE QUI PAR DES PRATIQUES PARTICIPE A INSTAURER LA DIVISION ENTRE LES CITOYENS ALGERIENS PAR DES LOIS QUI BAFOUENT LES DROITS DES UNS ET PRIVILIGIE LES AUTRES DOIT ETRE CONSIDERE COMME TRAITRE
    EGALITE EGALITE EGALITE SANS EGALITE PAS DE LIBERTE




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  • Congrès du Changement Démocratique