Édition du
24 March 2017

ALGERIE : LE LEURRE DE LA «REVOLUTION ARABE »

Khaled Satour

In Contredit

18 février 2011

Qu’est-ce qu’il se prépare en Algérie ? Après la destitution des présidents Ben Ali et Moubarak, en Tunisie et en Egypte, et alors que les manifestations s’étendent à Bahrein, à la Libye et jusqu’ à l’Iran, après avoir secoué le Yémen, la Jordanie, la Mauritanie, qu’on en a signalé les prémices en Syrie, en Arabie Saoudite même, on a le sentiment qu’un processus est en route. Cette veille qui s’est mise en place, dès les premiers soulèvements en Tunisie, pour scruter les soubresauts populaires dans les pays arabes, avec un regard appuyé sur l’Algérie, entretient un sentiment de malaise. La contagion, autrement appelée « effet dominos », est diagnostiquée comme un phénomène allant de soi alors même qu’aucun antécédent, si l’on exclut la période de décolonisation du siècle dernier, ne permettait légitimement de supposer une si étroite solidarité des destins nationaux de cet ensemble de pays. Bien au contraire, ce sont constamment des facteurs strictement intérieurs qui ont commandé l’évolution, plus ou moins turbulente, de chaque nation.

Des indices de contrefaçon

Or, voilà que deux dictateurs viennent d’être destitués en l’espace d’un mois, selon un scénario à peu de choses près similaire, taillé à la mesure des médias, et que, alors même que les régimes en place semblent partis pour succéder à eux-mêmes, une exaltation surfaite, démesurée, s’empare des commentateurs arabes. L’enthousiasme déborde de toutes parts. On le lit dans les colonnes de la presse, on le voit et on l’entend sur les chaînes satellitaires. Des hommages grandiloquents sont rendus au peuple, qui rappellent les pires périodes de la démagogie populiste arabe. L’éditorial d’un grand journal arabe édité à Londres portait au lendemain de la chute de Moubarak ce titre emphatique : « Merci à l’immense peuple égyptien ». Héroïsme, génie, courage, générosité, maturité, audace, les peuples tunisien et égyptien sont soudain parés de toutes les vertus.

On n’analyse pas suffisamment les circonstances dans lesquels les appareils politico-militaires ont à chaque fois, à Tunis et au Caire, pris le relais de la volonté populaire. Pour la réaliser ou pour l’empêcher de s’accomplir ? Toute la question est là. On répondra que ce sont des évolutions au long cours qui ont été inaugurées et dont il faut attendre l’aboutissement. Mais que des événements fêtés comme les fruits d’un « printemps arabe », comme la dignité retrouvée des peuples arabes, soient célébrés avec lyrisme par le président des Etats-Unis, cela ne peut manquer de nous interpeller.
S’il faut certes attendre que les choses se décantent, on les observera avec à l’esprit un discriminant fondamental : la seule révolution populaire digne de ce nom est celle qui ouvre le chemin à un réel bouleversement politique et social dans chaque pays pris individuellement. Si, en définitive, il ne demeurait de ces événements qu’une série de destitutions quasi-synchronisées de « dictateurs », c’est de géopolitique qu’il s’agirait, d’équilibres mondiaux et de rapports d’influence, autant de considérations auxquelles l’intérêt des peuples est étranger. La « révolution arabe » ne serait alors que cette espèce de normalisation libérale et mondialisée qu’encourage l’Occident à ses marches proches et lointaines, avatar persistant de la fin de l’histoire chère à Fukoyama et à Clinton. Une rationalisation de la domination et de l’exploitation des peuples dans le cadre des données intangibles de la division du travail mondialisée, sous la direction de régimes politiques convertis par miracle et par opportunisme au pluralisme de façade et à une prétendue liberté de la presse. Un rattrapage historique que le monde arabe et musulman aurait enfin accompli pour combler les vœux des stratèges évolutionnistes de l’Occident. George Bush n’avait-il pas déjà son projet du Grand Moyen Orient Démocratique ?

En termes de symboles, qui sera immortalisé comme le héros emblématique de la « révolution arabe » en cours ? Le Tunisien Bouazizi, dont le sacrifice a soulevé les classes déshéritées de Sidi Bouzid, de Kasserine et de tant d’autres villes semi-rurales éloignées des pôles côtiers de la prospérité tunisienne ? Ou bien l’Américain Obama, ombre tutélaire qui a plané sur les mises en scène du 14 janvier à Tunis (quelque peu tâtonnante) et surtout du 11 février au Caire (chef-d’œuvre abouti de la politique-spectacle).
A l’heure qu’il est, la pire de ces deux hypothèses est accréditée par quelques indices manifestes de contrefaçon, parmi lesquels ces armées qui fraternisent avec la foule et qui décrètent les « transitions démocratiques ». Bénies soient les formations qu’on leur dispense dans le cadre du Dialogue Méditerranéen de l’Otan !

Se défier de l’agenda de la « révolution arabe »

Voilà pourquoi il est légitime de redouter que la « révolution arabe » fasse escale en Algérie et impose son curieux agenda d’urgence et de précipitation. Elle ne serait que le pavillon sous lequel le régime actuel nous vendrait une énième transition « démocratique » conduite par l’armée. L’Algérie en a déjà connu quatre, en 1965, en 1992 par deux fois et en 1998. Autant dire qu’une telle perspective relèverait plus de la tradition que de la révolution, quels que puissent être les ingrédients inventifs qui pourraient l’agrémenter.
Il semble bien que les émeutes du début du mois de janvier n’aient été qu’une entrée en matière. D’autres foyers s’allument actuellement dans le pays. Or, nous savons que, dans le recours à la rue, personne n’est en position de rivaliser avec le DRS qui n’est plus la police politique d’il y a vingt ans mais s’est mué en mafia tentaculaire, a la fois sécuritaire, politique, économique, sociale et associative, dont la toile d’araignée a tissé ses mailles dans tous les foyers d’activité du pays. C’est un constat lucide que des volontaristes de tout bord assimilent aujourd’hui à la résignation, sinon à la compromission. Que nous proposent-ils comme force d’organisation ? Les groupes Facebook venant régénérer une opposition mise en lambeaux par près de deux décennies de crimes d’Etat ? La vogue est aujourd’hui à un spontanéisme plus que suspect qui a toujours été, immanquablement, le signe avant-coureur du malheur. Les questions auxquelles il faut répondre sont pourtant cruciales : Pourquoi veut-on à tout prix accrocher la contestation du régime algérien au wagon de la « révolution arabe » ? Pourquoi s’en remet-on, pour porter la protestation, à cette CNCD, dont un nouveau CNSA pourrait si facilement faire son cheval de Troie ? Quelle est donc cette unité d’action que certaines belles âmes désespèrent de rencontrer chez tous les protagonistes ? Veut-on ignorer que la fracture qui s’est produite à tous les niveaux de la société il y a près d’un quart de siècle est autre chose qu’une fâcheuse division des rangs, qu’elle est un clivage politique fondamental qu’une vigilance de tous les instants doit préserver de l’oubli, et par conséquent la donnée de base de toute analyse et de toute action ?

Il faut s’extraire de cet envoûtement néfaste de « la révolution arabe » qui donne l’illusion que tout est remis à plat et que toutes les alliances sont possibles. Regardons s’agiter à nouveau certains apôtres tristement connus de la « démocratie » : le pouvoir n’a même pas pris la peine de rajeunir la génération d’épigones qu’il entretient en sous-main !

Pour l’instant, la protestation organisée n’est que gesticulation. Il y a une attente opiniâtre, à certains égards indécente, de l’étincelle qui embrasera les villes du pays. Dans les circonstances présentes, il est à craindre que ce soit pour le pire plutôt que le meilleur.


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49 Commentaires sur cet article
  • Andalousya
    19 février 2011 at 18 h 39 min -

    Vous parlez de la politique souterraine venu de l’Occident qui manipule les mouvements Arabes.
    Je crois que vous avez raison ,il y trop de similitude dans ces révoltes du début des contestations au départ du chef. Des bloggers stagiaires sont formés aux states, (mondialisation.ca). Les appels à la démocratie et au changement dans le calme de la part d’Obama surprennent il est vrai.
    Quand les médias occidentaux applaudissent des deux mains les mouvements populaires alors que leurs amis dictateurs s’en vont il y a de quoi se poser des questions. Que préparent-ils donc derrière tout cela.
    En Algérie on veut une vraie révolution, un véritable soulèvement populaire sans le CNCD.
    En tout cas rien n’est clair.




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  • salim
    19 février 2011 at 19 h 14 min -

    Votre fantasme n’a pas de limite que vos contradictions. Quand les peuples arabes se soulèvent, il y a anguille sous roche. Ils ne sont que des marionnettes de complot préparé a l’étranger. Quand il ne bouge pas comme maintenant en algerie, il est qualifie de tous les défauts. Vous voulez bâtir une démocratie en un mois ou quoi?




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  • tilmatine
    19 février 2011 at 19 h 24 min -

    analyse très juste….
    merci




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  • Adel
    19 février 2011 at 19 h 39 min -

    Qui est ce Monsieur? Un grand leader révolutionnaire? Un grand défenseur des droits de l’Homme? Un théoricien hors-pair de la Révolution? Le futur leader charismatique de la Révolution Algérienne à nulle autre pareille? Éclairez-nous, s’il vous plaît, car nous sommes complètement perdus.

    Si c’est Obama qui a tout planifié, alors demandons en urgence le retour de Benali et Moubârak, car les peuples arabes courent un grave danger! Alertons nos frères et sœurs qui se font tirer comme des lapins par des forces de répression assoiffées de sang. Qu’ils cessent de jouer le jeu de l’Amérique! Qu’ils soient patients! Monsieur Satour a tout prévu. Quand la vraie Révolution commencera, il nous préviendra.




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  • aquerado
    19 février 2011 at 19 h 40 min -

    Salam,
    Votre texte est opaque mr khaled satour votre critique est mal placee et donne l’impression que ces mouvements d’eveil vers la liberte vous font mal quelque part.




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  • chafik
    19 février 2011 at 19 h 51 min -

    Le rideau est tombé,à l’image de la tunisie,à peine le gardien tortionnaire dégagé ,que d’autres gardiens du temple de la morale surgissent pour encore enfermer le peuple,c’est la mentalité du tourner en rOnd au fond d’un puits,l’étranger n’est pour rien,c’est juste une question de mentalité ,pas faite encore pour la démocratie.C’est normal que les puissants veulent ns manipuler ns dominer,il n’y a rien de nouveau à ça,mm les pays » frères » arabes ne sont pas tjrs bien intentionnés,il faut arreter avec la main de l’étranger,de saadi,de la cncd etc…jusqu’a quand!!!!




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  • abd el allah el muslim
    19 février 2011 at 19 h 52 min -

    ENFIN AUX MOINS UNE PERSONNE QUI RÉSONE merçi pour cet
    article plein de bon sens et éffectivement les algérien
    ne doivent surtout pas tombés dans le piège.la révolution apartient aux peuples et pour les peuples.
    q’ALLAH TOUT PUISSANT PRÉSERVE LES PEUPLES INNOCENTS DE
    CES DÉMMONTS MANIPULATEURS AMIN ET VIVE L’ALGÉRIE LIBRE.




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  • ankarba
    19 février 2011 at 20 h 04 min -

    Ya si Khaled Satour, maalich je préfère être naïf et croire que ces révolutions sont spontanées que de tergiverser sur les complots de toutes sortes. En final et de toute les façons il vaut mieux des peuples qui prennent l’initiative et leur destin en main même s’il y a des tentatives manipulations, que des peuples en complète léthargie qui attendent que les messie vienne les délivrer.




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  • nomade
    19 février 2011 at 20 h 45 min -

     » La contagion, autrement appelée « effet dominos  »

    contagion : terme bien choisi pour discréditer tout mouvement libérateur.

    Si les peuples arabes ne bougent pas on les traite de lâches .

    S’ils se dépoussièrent , s’ils chassent les mouches qui leurs empoisonnent la vie , il y a contagion , il y a la lèpre , le choléra,
    La tuberculose , la main de l’étranger.

    Ce ne sont pas les occidentaux pilleurs , voleurs , envahisseurs , colonisateurs qui nous veulent du bien , qui vont nous libérer.

    fahem mou rouahkem




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  • A Berrah
    19 février 2011 at 22 h 17 min -

    Un peuple informe est un peuple libre.Voila un morceau pour gamberger

    ÉGYPTE : La Révolution avortée

    par Robert Bibeau

    Mondialisation.ca, Le 17 février 2011
    Le blog de René Bibeau

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    Révolution, ou révolte populaire ?

    Lorsqu’on examine des événements politiques, il importe d’appeler un chat par son nom, au risque que les déceptions ne succèdent aux illusions. Impossible de biaiser : si un éléphant accouche d’une souris, inutile de tergiverser, il vaut mieux l’admettre et regarder la vérité en face pour y faire face. Après trente années de gestation, le peuple égyptien, gros d’une révolution, a vu l’accoucheur de l’armée assassiner le bébé.

    Le dictionnaire de la langue française est formel : « Une révolution est le renversement d’un régime politique à la suite d’une action violente » (1). Une révolution c’est une révolte, c’est un soulèvement ayant pour but de détruire les bases d’un système politique et social, dans bien des cas corrompu, pour le remplacer par un autre, habituellement très différent du précédent.

    Hosni Moubarak s’était engagé à quitter le pouvoir en septembre 2011, au terme de son cinquième mandat. Plusieurs centaines de martyrs et des milliers de blessés plus tard, les « révoltés du Nil » (2) auront obtenu qu’il avance sa démission de six mois et qu’en rédemption de ses crimes et de ses prévarications il se retire, avec ses milliard de dollars, dans sa datcha de Charm-el-Cheikh, muni d’un sauf-conduit et d’une promesse d’immunité entérinée par l’armée.

    Il est utile de rappeler que le gouvernement du colonel Gamal Abdel Nasser a été mis en place, le 23 juillet 1952, à la faveur d’un coup d’État de l’armée égyptienne (3). Le successeur du colonel Nasser, le lieutenant-colonel Anouar el-Sadate, un temps espion de l’Afrika Corps, était issu des rangs de l’armée, tout comme allait l’être son successeur à la présidence, le commandant Hosni Moubarak (4). C’est l’armée égyptienne qui a désigné le commandant Moubarak à ce poste et c’est elle qui l’a soutenu dans ses projets de construction du Mur d’enfermement de ses frères arabes à Gaza, dans sa politique de démantèlement des capacités industrielles égyptiennes érigées sous Nasser et dans sa stratégie de soumission aux intérêts américains, ainsi que dans ses activités de collaboration amicale avec l’ennemi sioniste israélien, cela, sans la moindre défaillance, jusqu’au 11 février dernier.

    Il y a quelque temps, Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, pleurait la déchéance de son ami sioniste, le commandant de l’armée de l’air Hosni Moubarak, troisième président de la République arabe d’Égypte. Juste avant de tomber en disgrâce, le soldat Moubarak a nommé, avec l’assentiment de l’armée, le chef des services secrets de l’armée, le tortionnaire Omar Souleiman, au poste de Vice-président. Qui osera prétendre que cette nomination respectait les vœux démocratiques du peuple égyptien en colère ?

    Souleiman, l’actuel chef du gouvernement provisoire, a déclaré publiquement qu’il couperait les pieds et les mains de tout Arabe palestinien qui traverserait la frontière égyptienne à Rafah, et l’armée constitutionnelle égyptienne a applaudi cette prouesse démagogique. Ce gouvernement provisoire, honni du peuple et illégitime, demeure en poste aux ordres de l’armée, après la soi-disant « victoire » (sic !) de la « plus grande révolution de l’histoire de l’humanité » (re-sic !) (5).

    Enfin, sitôt réinstallé au pouvoir, le 11 février 2011, le Conseil suprême des forces armées n’a rien eu de plus pressé que d’appeler à la cessation de toute hostilité : « L’armée égyptienne, en charge du pays depuis la chute le 11 février du président Hosni Moubarak, a appelé lundi citoyens et syndicats à cesser les grèves et les protestations sociales, au moment où les mouvements sociaux prennent de l’ampleur. Le Conseil suprême des forces armées (les mêmes officiers qui s’étaient réunis au Pentagone quelques jours auparavant, NDLR), appelle les citoyens et les syndicats professionnels et ouvriers à assumer leur rôle de la meilleure manière, chacun à sa place (…), dans la paix et le retour au calme. » (6).

    Il est extrêmement rare que l’armée d’un régime militaire tyrannique et corrompu soit une armée du peuple, démocratique, magnanime et complaisante pour la population qu’elle a réprimée pendant trente années. Il serait avisé de se méfier de tous ceux qui appellent à s’en remettre à l’armée pour trancher en faveur du peuple qu’elle a réprimé, emprisonné, torturé : « L’armée, ce n’est pas la police, haïe pour son rôle répressif. Elle (l’armée) a joué un rôle national, s’est posée en défenderesse de la nation. Ce qui lui vaut un crédit moral. » (7). Ah bon ?

    Bon an, mal an, les États-Unis accordent une aide de 1,3 à 1,7 milliard de dollars à l’armée égyptienne « révolutionnaire » afin de payer la solde de la piétaille et d’assurer la fortune des hauts gradés. Qui stipendie l’armée dirige l’orchestre des militaires et des tortionnaires.

    Le fil des événements récents

    Reprenons le verbatim de cette révolte populaire dramatique qui n’est jamais parvenue à se déployer en une révolution démocratique, ni, encore moins, en une révolution populaire anti-impérialiste.

    Dès 2007-2008, soit avant même que la crise économique occidentale ne s’abatte sur l’Égypte, le chômage endémique concernait la grande majorité (76%) des jeunes diplômés des écoles spécialisées et des universités. Le chômage frappait également une partie de la classe ouvrière. Des grèves, pour la défense du pouvoir d’achat et pour l’emploi, bouleversaient ce pays exsangue. Les ressources de l’État étant accaparées par l’armée et par une coterie corrompue, les prix des aliments de première nécessité furent augmentés, sur les recommandations du FMI et de la Banque Mondiale. La rue se manifesta alors dans l’indifférence des médias occidentaux qui ne daignèrent pas faire état de ces grèves pour les salaires et pour l’emploi, ni de ces émeutes de la faim.

    En décembre 2010, dans un petit pays, aux confins du Maghreb, la population excédée manifesta violemment contre un tyran exécré. Après plusieurs jours de protestation populaire, la « Révolte du jasmin » emporta le tyran Ben Ali, qui s’enfuit, muni d’un sauf-conduit, avec sa fortune si mal acquise. Le Conseil constitutionnel tunisien reprit en main la populace et reconsolida son emprise sur le pouvoir. Un cacique de l’ancien régime, le Premier ministre sortant Mohamed Ghannouchi assura l’intérim et ils nous cogitera, sous peu, quelques modifications à la constitution, pour un futur scrutin, à la grande joie des petits bourgeois friands d’élections « démocratiques » où le petit peuple aura l’opportunité d’entériner le choix de la gente armée, l’activité préféré des petits bourgeois « révoltés ».

    En janvier 2011, inspirés par les événements de Tunis, de jeunes Égyptiens désoeuvrés branchés sur Internet et sur Facebook entament un soulèvement populaire pour renverser le régime militaire-autoritaire du vieux raïs et de tous ses technocrates. Les technologies nouvelles offrent des moyens de communication mais elles ne fournissent pas, en kit, la conscience de classe, ni l’orientation politique, pas plus que l’expérience révolutionnaire. Ces jeunes cyber-révoltés de la Coalition du 6 mai ne connaissaient pas grand-chose à la politique et ils fut très faciles de les duper pour les vieux roublards de l’opposition patentée.

    Rapidement, tout ce qui grenouille de petits bourgeois intellos occidentaux et de vieux politiciens sur le retour, s’agglutinèrent à ce mascaret. Les « Frères musulmans », dociles collabos du pouvoir, d’abord hésitants, entrèrent finalement dans la danse, divers comités de ‘contestataires’ de la vingt-cinquième heure surgirent de partout et chacun tenta d’accaparer la direction de l’action désorganisée et désorientée.

    La lutte pour le pain, le travail, la dignité, l’équité et l’honnêteté devint assez rapidement, sous la férule des « petits bourgeois démocrates pacifistes », une bataille pour renverser Le tyran Moubarak.

    L’Ambassade américaine au Caire, désemparée, et l’armée égyptienne, prise au dépourvu, apprécièrent à sa juste valeur le service rendu. Partant d’une « Révolution » devant débouter un régime tout entier, les comploteurs se retrouvèrent face à une « révolte » visant à chasser un tyran, dont l’armée n’était pas mécontente de se débarrasser. En effet, le vieux raïs cherchait à imposer son fils comme son successeur, un petit homme d’affaires médiocre n’ayant jamais appartenu à l’armée, et cela n’avait jamais fait l’objet d’un accord avec l’état-major.

    Alors, plutôt que de jeter à bas toutes les institutions et la vieille constitution et de créer une assemblée constituante pour en rédiger une nouvelle, un gouvernement provisoire, dirigé par un criminel du sérail fut chargé de modifier quelques articles de la constitution toujours en vigueur. Tous les partis d’opposition pourront présenter un candidat à l’élection à venir et le candidat financé par les Américains et soutenu par les médias officiels l’emportera à coup sûr. Au cas improbable où celui-ci n’y parviendrait pas, il serait toujours temps d’annuler l’élection et d’imposer un nouveau coup d’État de l’armée, comme en 1952.

    Dans le cas d’une « réussite » de ce plan et de la mise en place d’élections, « les Frères musulmans seront la fraction principale au Parlement. Les États-Unis encouragent ce cas de figure et ils ont, d’ailleurs, qualifié les Frères musulmans de « modérés ». C’est normal puisque les Frères musulmans acceptent la soumission à la stratégie américaine et laissent Israël libre de continuer à envahir la Palestine. Les Frères musulmans sont également en faveur du système de « marché » actuel, qui dépend totalement de l’extérieur. En réalité, ils sont également en faveur de la suprématie de la classe bourgeoise « compradore » au pouvoir et ils se sont opposés aux grèves de la classe ouvrière et à la lutte des paysans pour préserver la propriété de leurs terres. » (9). Pour les Américains et pour Israël, donc, il n’y a rien à craindre, de ce côté-là.

    Épilogue

    Partant d’une menace de « Révolution » incontrôlée, les apparatchiks se retrouvent maintenant confrontés à une révolte avortée, grâce aux bons soins de quelques démocrates pacifistes qui ont bien accompli leur travail de diversion au grand plaisir de l’armée.

    Les jeunes internautes resteront désoeuvrés (76 %) et les ouvriers continueront à chômer ; le pain restera hors de portée, les riches rentreront bientôt pour la curée et les capitaux du Golfe reviendront arroser les rives du Nil et les stations balnéaires des côtes de la Méditerranée et de la Mer Rouge.

    Le 14 février dernier, quelques jeunes cyber-militants « révolutionnaires » naïfs ont rencontré les représentants de l’armée, qui leur a seriné quelques billevesées : « Le conseil suprême des forces armées a indiqué dimanche qu’il prenait en charge la direction des affaires du pays provisoirement, pendant six mois, soit jusqu’aux élections législatives présidentielles, tout en maintenant, pour la gestion des affaires courantes, le gouvernement formé par M. Moubarak le 31 janvier. Le gouvernement d’un cacique du régime, Ahmad Chafic, qui s’est réuni dimanche pour la première fois depuis le départ de M. Moubarak, a promis de faire de la sécurité sa toute première priorité ».

    Vous aurez noté que la « sécurité » n’a jamais été une revendication de la rue égyptienne, mais plutôt une demande de la nomenklatura prise de panique.

    « Nous avons rencontré l’armée (…) pour comprendre leur point de vue et présenter le nôtre, déclarent Waël Ghonim, un jeune informaticien devenu icône du soulèvement, et le blogueur Amr Salama, dans une note intitulée : « Rendez-vous avec le conseil suprême des forces armées » sur un site Internet pro-démocratie. Selon les jeunes militants, l’armée a également promis de « poursuivre en justice tous ceux qui sont accusés de corruption, quel que soit leur poste actuel ou passé ». Les militaires, accusés par des groupes de défense des droits de l’homme d’avoir emprisonné et torturé des protestataires pendant la révolte, se sont aussi engagés à « retrouver tous les manifestants portés disparus ». (10) L’armée ne promet pas d’arraisonner les coupables, mais de retrouver les victimes (mortes ou vives).

    Sans conscience et sans organisation révolutionnaire, voilà comment une « révolution » arabe se transforme en une « révolte » avortée. Cependant, les peuples arabes poursuivent leur soulèvement spontané et je suis absolument certain qu’ils ont déjà retenu les leçons de cette expérience, qui n’est certes pas terminée.




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  • BM
    19 février 2011 at 22 h 44 min -

    alors selon Khaled Satour si on est dernier dans tout les domaines( science, economie, developpement,creation,liberte…..) et vouloir le rester c’est un gage de bonne inteligence de l’algerien qui ne tombe pas dans le piege dressé par les occidentaux pour !!!!!!
    merci Khaled




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  • chafik
    19 février 2011 at 23 h 17 min -

    Merci A Berrah pour cet éclairage.




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  • Mourad
    19 février 2011 at 23 h 26 min -

    A vous lire je vais finir par pleurer Moubarak et Ben Ali et supplier Boutef de ne pas nous abandonner. Si vous estimez que vous n’êtes pas de taille, ou pas capable de combattre pour un état de droit, je vous rassure l’Algérie qui a accouché des Abbanes et des Ben Mhidis est toujours aussi féconde, vous pouvez partir en retraite. Le plus important est de mener le combat pour ses propres idéaux et ses propres croyances, le vois aboutir n’est pas essentiel puisqu’il s’agit d’un combat de longue haleine.




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  • AS
    19 février 2011 at 23 h 27 min -

    Excellent !




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  • Amad Malik
    19 février 2011 at 23 h 30 min -

    LE SANGUINAIRE DICTATEUR GHADDAFI, SES DEUX FILS MASSACRENT A L´INSTANT LEUR PEUPLE COURAGEUX.
    A BAHREIN, AU YEMEN LE SANG COULE A FLOT… ET LE MONDE OBSERVE TRANQUILLEMENT.
    LA TUNISIE ET L´EGYPTE ONT PAYES LE PRIX FORT AVEC DES CENTAINES DE VICTIMES.
    HONTE SUR NOUS!HONTE SUR EUX! HONTE SUR TOUS!
    Il n´est pas question de « revolution arabe » mais de SOULEVEMENTS POPULAIRES contre des despotes-dictateurs corrompus qui assassinent leurs peuples pour preserver « LEURS ACQUIS » et perdurer au pouvoir. « L´opposition » en Algerie vient d´inventer un nouveau concept revolutionnaire et unique, celui « DES MANIFS DU SAMEDI »…Qui dit mieux? Ce sera des echecs a repetitions assures et cinglants.
    Un soulevement populaire est spontane, fulgurant et doit durer dans le temps jusqu´a la victoire finale.
    LES CHAROGNARDS du pouvoir alge-RIENS ne dorment plus et la « tempete de l´EST » arrive bientot sur eux pour les emporter tous en enfer. Ils sont en sursis car leurs familles, leurs complices sont deja en cavale dans le desert d´Arabie et d´Europe…
    LA DEMOCRATIE EST EN MARCHE SUR EUX…Meme s´ils sont soutenus par les petro-dollars, les « baltaguias, tartaguias et les MOUTONS » D´Alger.
    VIVE LA DEMOCRATIE, VIVE LA LIBERTE… A BAS LES « MOUTONS » OU QU´ILS SOIENT.
    MALIK




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  • brisevague..
    19 février 2011 at 23 h 31 min -

    electron libre, je le suis pour dire et me battre pour vaincre (..) Aux causes justes, je demeure liée par la volonté des convictions siègeant depuis l’histoire qui a conduit à notre indépendance.. bref. nous sommes une génération qui s’est disciplinée pour un tas de raisons dont la principale, étaient nos parents qui ont vécus les drames d’1 colonisation barbare sauf que la partie n’était finie c’est tout. nous avons aussi vécu le contexte mondial des 2 blocs, nous survivions aussi. DEPUIS, les années 88 , nous avons été des rescapés d’une douleureuse période ou chacun de nous avait eu aussi un lien – non complice de la situation dont principalement, la presse adolescente qui, il faut le mentionner n’était adulte que pour ses intérêt alors qu’une bonne et meilleure partie se faisait charcuter soit à l’épée ou à la balle réelle (..) allah yerham ec chouha des années de fer et de sang. aujourd’hui, il est vrai que rien ne va plus sur l’ensemble du pays et de sa stratégie politique, menée jusque-là et pour cause, une sonatrach plombée au pied des usa et une économie de développement stationnée au quai de l’asie avec ses plastic et caoutchouc drôle de situation , diriez vous ? Notre génération souvent et dans la plus part des cas , saine est saisie de malaises. celles qui ne font plus avec la jeunesse d’en bas et pour cause ? une Télévision unique avec une culture unique et des série uniques sans changement de genre !!! Que faire est la grosse patate de questiuon en ce moment ? avec autant de sous que nous ne savons pas dépenser sauf lorsqu’il s’agit de s’agiter en retard de tout les temps toujours sans jamais être prêt qu’avec la matraque! c’est dire que nous sommes déjà dans la gueule du loup sauf si toutes les voies du dialogue s’ouvrent en toutes les équipes séniors et juniors, en tenue et sans tenue avec sincérité sans arrière pensée que la paix et un meilleur avenir pour les enfants de l’algerie. Il faut du courage pour le faire, il suffit d’un mot c’est tout.




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  • AS
    20 février 2011 at 0 h 15 min -

    quelque’un peut me resortir le poste ou je dis que saadi ne rentrera plus en Algerie car personne ne sait rellement ce qui se passe… en fait l’armee si elle sort dans les rues se rangera du cote du peuple… et les barons s’enfuiront ceux qui resteront seront soient juges soient liquides cela dpened de leur degre d’implication dans le genocide…

    la dcri se met une balle dans le pied… et la france refuse la confrontation frontale alors que sarkozy fait tout pour declencher une guerre civile

    Beaucoup de personnes se sont interrogées samedi 19 février sur l’absence de Saïd Sadi, à la tentative de marche de la CNCD à Alger. Le RCD vient de fournir une explication. Selon un communiqué du parti publié sur son site internet, Saïd Sadi a perdu son passeport à Paris où il se trouvait depuis quelques jours.
    « A Paris le passeport du Dr Saïd Sadi a été subtilisé, ce qui l’a empêché de prendre le premier avion pour assister au départ de la marche », explique le RCD. « Il lui a fallu se rendre au consulat pour obtenir un laissez‑passer », précise le parti qui publie le « fac‑similé » de ce document sur son site.

    Le RCD rapporte qu’un photographe du quotidien Ennahar, un journal hostile à ce parti, était « curieusement » informé de son retour. « Comme par hasard, le photographe du quotidien Ennahar, organe officiel des officines de la désinformation, était informé du triple report du départ du président du RCD de la capitale française. Il se trouvait à l’aéroport d’Alger au moment même ou Saïd Sadi en sortait ».




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  • Abdelkader DEHBI
    20 février 2011 at 0 h 23 min -

    Eût-il été dûment « missionné » par un pouvoir aux abois, pour souffler le découragement et le défaitisme dans les rangs des citoyens, l’auteur de cet article ne s’y serait pas pris autrement… A l’en croire, toute cette vague de soulèvements populaires contre les tyrannies dans nos régions – au Machrek et au Maghreb – serait programmée, comme sur du papier à musique. Ironie du sort, excès de suffisance où mépris du bon sens d’autrui, ce genre d’envolées idolâtres à l’endroit d’un Empire omniprésent, omniscient, omnipotent, c’est-à-dire qui est partout, qui sait tout, qui peut tout, continue malheureusement – même au sein de nos propres intellectuels, ou du moins supposés tels – d’alimenter les médias de plus belle ; et c’est à peine si on nous épargne d’apprendre que les prêtres de la nouvelle religion de Washington connaissent même la marque du dernier chewing gum mâché par Toutânkhamon…
    Et puis cette propension irrépressible à brocarder les arabes : (je cite l’auteur)

    « « « Des hommages grandiloquents sont rendus au peuple, qui rappellent les pires périodes de la démagogie populiste arabe. L’éditorial d’un grand journal arabe édité à Londres portait au lendemain de la chute de Moubarak ce titre emphatique : « Merci à l’immense peuple égyptien ». Héroïsme, génie, courage, générosité, maturité, audace, les peuples tunisien et égyptien sont soudain parés de toutes les vertus. » » » – fin de citation –

    L’autre jour, c’était un pigiste du Figaro, accessoirement berbériste, qui titrait son article avec un sens rare de l’emphase et de l’hyperbole : « Algérie-Egypte, assumer la rupture idéologique pour restaurer nos libertés ! » (http://www.lematindz.net/news/2887-opinion-algerie-egypte-assumer-la-rupture-ideologique-pour-restaurer-nos-li.html) ; allant jusqu’à comparer la victoire sur l’Egypte, de l’équipe nationale de foot fin 2009, et aux navrantes hystéries collectives qui s’en sont suivies entre l’Algérie et l’Egypte, à on ne sait quel évènement planétaire majeur, qui devait bouleverser l’équilibre du monde.

    Aujourd’hui, c’est apparemment le tour de ce M. Khaled Sator qui semble donner lui, dans l’euphémisme béat, en nous suggérant avec un aplomb inouï, que les millions de manifestants du Caire ou de Suez, d’Assiout ou d’Alexandrie, toujours à pied d’œuvre à l’heure qu’il est, depuis pratiquement un mois, ne seraient en fin de compte, que de simples moutons manipulés. Presque comparables aux quelques dizaines de ces tristes équipages de nos manifestants du samedi….

    Dire de telles inepties relève de l’aveuglement, si ce n’est de l’anti arabisme biliaire, qui plus est, au moment même où, dans la presque totalité des pays arabo musulmans – et l’Algérie en fait partie intégrante, n’en déplaise aux groupuscules berbéristes manipulés – des millions de citoyens se soulèvent pays après pays, pour balayer les dictatures tyranniques et corrompues, inféodées à l’Occident et à son appendice, l’Etat sioniste occupant de la Palestine.

    Faut-il que l’énorme Révolution populaire – qui n’a pas encore dit son dernier mot – fasse à ce point trembler ?




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  • Burnous noir
    20 février 2011 at 0 h 33 min -

    Archétype de l’analyse de l’intellectuel muré dans sa tour en plastique. Si éloigné des réalités que ca en devient pathétique.
    Il résulterait de cette construction boiteuse et prétentieuse qu’on était mieux en Tunisie et en Égypte du temps de Ben ali et Moubarak (résistaient-ils eux aux complots impérialistes?).
    Le souffle de liberté qui balaie ces pays ne serait qu’une illusion, le peuple sans guidance ni intellectuels organiques ne peut se libérer.
    Le mouvement historique qui a démarré dans ces pays en est à ses premiers balbutiements, Monsieur Satour a décrété qu’il ne fallait rien en espérer, que la récréation est finie et que les systèmes ont complétement repris une main qu’en définitive ils n’auraient jamais perdue.
    Que de certitudes! et que de mépris pour des populations courageuses et décidées.
    Quand la prétention épouse l’indigence on obtient, en guise de pensée, ce genre de magma informe. Relisez Marat Monsieur Satour…




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  • Algérienne
    20 février 2011 at 1 h 14 min -

    certainement, il ya un terrain de révolte à des degrés divers dans tous les pays arabes mais ils ont tous un point commun c’est de se mobiliser dans la réaction et non dans l’action c’est de cette manière qu’ils peuvent être controlés en les laissant croire que les actions émanent d’eux même.
    si ce n’était pas de la réaction ces révoltes ne ce seraient pas propagées de cette manière là.

    donc pour moi cette distance que prend le peuple algérien ce n’est pas de l’indifférence mais c’est de la sagesse et ça prouve qu’il est dans la réflexion et non dans la réaction donc dans une phase historique avancée par rapport aux autres peuples arabes vu ses expériences bien sûr

    si on veut éviter d’être contrôlès par ce système de mondialisation, il faut que nous soyons dans l’action c’est à dire l’objectif de ce qu’on veut pour cette Algérie soit bien défini pour nous et bien sûr positif et delà découleront nos actions(faire tomber un régime n’est pas un objectif en soi, il ne peut être qu’une étape).

    la question qui se pose à quel point le peuple algérien est prêt dans l’élaboration de ces objectifs de construction de l’Algérie et comment les atteindre
    moi je suis convaincue, si le peuple algérien a répondu à cette question dans sa conscience collective, rien ne l’arretera.




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  • curieux
    20 février 2011 at 1 h 14 min -

    Cessons de nous masturber l’esprit, quand l’heure de la révolution sonnera le peuple sortira sans avertir et sans sommation, le peuple algérien est fatigué pour le moment, on en fait pas des révolutions toutes les décennies, l’algérien à déjà fait ses révoltes qui ont été trahies et parfois même par les mêmes personnes qui veulent aujourd’hui le représenter. Mais maintenons la pression par ces lumières qui nous éclairent à chaque coin de clic.




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  • amaawajou
    20 février 2011 at 2 h 09 min -

    Said Saadi n’est pas bête , il a compris que le changement dans tous les pays arabes est imminent alors il vient de choisir son camp mais il est trop tard pour lui. Ce grand changement a été planifié il y’a déjà plusieurs années. d’une manière ou d’une autre le régime algerien va partir ou bien on va le faire partir car il est temps que les sionistes changent de stratégies ……demnadez protection de dieu….ces changements font parties des signes mineurs évoqués dans notre religion….




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  • karim
    20 février 2011 at 2 h 18 min -

    Les Égyptiens et les Tunisiens ont plus de liberté aujourd’hui, tant mieux, c’est l’aspiration de tout peuple. Ils ont gagné une bataille mais pas la guerre, à l’heure qu’elle est, des milliers de manifestants croupissent encore dans les prisons Égyptiennes, Les manifestant auraient du demandé leur libération comme preuve de bonne fois de la part de l’armé au lieu de faire la fête.
    On nous a tellement habitué à la manipulation que nous sommes devenus tous paranoïaques, nous voyons des complots partout, en réalité personne ne peut dire s’il y’a complot ou pas mais on peut faire des interprétations des évènements.
    Tout d’abord la diplomatie Française a été complètement dépassée, MAM est toujours dans la tourmente quant au premier ministre, il a tout simplement salué un geste héroïque de la part de moubarak. s’il y’avait un complot, la France aurait été au courant.
    l’effet domino a déjà eu lieu dans deux régions du monde, l’Europe de l’est et l’Amérique latine? pourquoi il n’aurait pas lieu chez nous, matchi wdjouh dimoqratia h’na?




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  • Alilou
    20 février 2011 at 2 h 24 min -

    WALLAH que nous sommes un peuple excellent en PARLOTTE, EN GEOSTRATEGIE, EN POLITIQUE INTERNATIONALE ETC…. et en plus d’etre un peuple d’egocentrique, peureux et sans NIF….

    on accepte d’etre des indigenes, corropus jusqu’a l’os que de relever la tete enfoncee dans la merde depuis 62, il ne nous manque que de sortir pour crier vive bouteflika et toufik SVP restez on vous aime…

    j’espere que demain le RND, FLN and co vont organiser une manif de soutient a boutesrika avec 5 millions de personnes dehors bien organisés et disciplinés accompagnés par une meutte de chiens policiers…et la ca va etre la cerise dur le gateau….

    Je fume mon thé en restant eveillé…hic…




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  • med
    20 février 2011 at 3 h 40 min -

    salam azul bonsoir
    On voit bien que Monsieur Satour ne connait rien de l’histoire récente des révoltes en Tunisie et en Egypte. Alors qu’il lui suffit seulement de faire un petit effort de chercher sur internet sur les différents évènements qui se sont déroulés durant les 10 dérnières années en Tunisie et en Egypte. rien que « les jeunes du 6 avril  » sont nés en 2008 et ont à leur actif des dizaines de manifestations anti-pouvoir. Et aussi les évènement de Redeyef en Tunisie et d’autres soulèvement en Tunisie.
    C’est vrai que pour l’instant il peut nous paraitre que les deux révolutions sont avortées, mais sachez Monsieur que la partie n’est pas encore finie.Les jeunes d’Egypte tel que Khaled Maher(coordinateur du mvt du 6 avril) et ses amis sont là pour sauvegarder et protéger leur révolution qui a presque failli périr dans le sang.
    Ils étaient pragmatiques et déterminés à la fois.Ils ne voulaient plus de sang. Alors ils ont opté pour une nouvelle lutte politique faite de dribbles et de feintes pour faire tomber ce qui reste de l’ogre.
    Et en ce qui nous concerne, la police politique a commencé par brouiller les cartes en mettant en avance ses purs produits(ss, abrika, boum…)mais ne vous en faites pas on est qu’au début.
    le mvt du 19 mars (Salah eddine Sidhoum…), les gens du FFS(Ait Ahmed, Zenati,Said khellil…), le groupe de rachad(Zitout, dina…), la laddh(ali yehya, bouchachi…), nos islamistes (Belhadj,heddam…), les intellectuels(addi,lacheref…)doivent en ce moment même s’unir dans un large front pour demander le départ immédiat du système Algérien(Drs et présidence). La jeunesse les suivra et tous ceux qui vont mourir durant cette deuxième libération seront nos nouveaux martyrs avec ceux de 1954.




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  • Belarbi
    20 février 2011 at 8 h 03 min -

    Vive le complot occidental s’il nous aide a sortir de notre lethargie et a nous debarasser de nos dictateurs. Ca peut ouvrir la voie vers d’autres perspectives.




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  • fanon
    20 février 2011 at 8 h 35 min -
  • fanon
    20 février 2011 at 8 h 52 min -

    @ algerienne
    Après reflexions je me laisse à aller dans ton sens de l’observation !!!
    Je ne doute pas de la nature intelligente de notre peuple …
    il saura le moment venu agir dans l’action et non la réaction ….
    C’est vraiment le bon terme à employer  » Action et non Réaction « 




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  • yazid
    20 février 2011 at 9 h 09 min -

    à SATOUR and all

    « La Révolution est parfois un rêve , la C…. toujours un cauchemar ». C’est une paraphrase de J.PREVERT




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  • Ali
    20 février 2011 at 10 h 29 min -

    Salam

    Je prefere etre manipulé et chasser un dictateur que d’éterniser sous le regnes de ses despotes.
    Un blogger capable de manipuler tout un peuple; cette thèse est imvraisemblable et ne profite qu’aux pro systeme en place!!
    YA PAS BESOIN de faire des etudes de sciences po pour constater chronologiquemnt que les révolte tunisienne et egyptienne était vraiment un soulèvement populaire au sens propre du thermes.
    Les populations arabe étaient en effervescence, prêtes a exploser depuis déja belle lurette.les initiatives précedentes ont échoué car la quasi totalité du peuple ne faisait pas confiance aux initiateurs qui était en général des parti d’opposition ou organisation syndicales.
    Cette fois çi les hésitations se sont dissipé apartir du moment ou ces rebelles en silence ont constaté que ce mouvement de protestation était apolitique et bien intentionné.




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  • kamel
    20 février 2011 at 14 h 23 min -
  • Djebala
    20 février 2011 at 15 h 14 min -

    Bravo et merci Khaled pour cette réflexion de haut vol!

    Juste une chose, je pense en effet qu’il faut être vigilant, mais il ne faut pas désespérer, il y a tant de vanité chez ces gens, à mon avis ils ne pourront pas indéfiniment contrôler les choses.

    Comme souvent les processus à l’œuvre leur échappent!
    Il faut aussi accepter de faire confiance au génie des peuples, il y a toujours quelque chose d’irréductible en l’homme!!!




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  • Hani
    20 février 2011 at 15 h 19 min -

    Bonjour a touse,,

    Je pense qu’il faut distinguer deux chose , l’evenement et le post-evenement, l’evenement c’est tout simplement ce que on n’est entrain de voir et vivre actuellement: la révolution du peuple, cette derniére n’est ni planifié, ni programmé par aucun acteur, et personne n’a perdis et ne peut prédire sont arrivée quand je dis personne, je defini le mot personne par l’elite mondiale(mondialiste, et defenseur du nouveau ordre mondiale), la deuxième etape celle du processus post-evenement c’est l’etape ou les acteurs s’intermele pour y changé volé ou stoppé la révolution le passage vers une situation meuilleur, est c’est la qu’intervient les mondialistes (Obama, et le reste ), n’oublier pas que leur objecitf supreme et d’instauré le Nouveau Ordre Mondiale. Pour eux les peuples ne sont qu’un grand troupeau de mouton.

    Je pense que l’Algerie vie une periode exceptionelle, si on rate cette ocassion alors il faut dire bye bye pour ce peuple est on doit attendre encore 50ans pour un autre wake up.




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  • Ali Mekhfi
    20 février 2011 at 17 h 59 min -

    Mon cher Khaled,
    A vrai dire tu n’as pas change malgre le poids de l’experience et de l’age( La fac de droit et le service nationale a la marine).Tes idees, ou en d’autres termes, la revolution que tu veux est aux antipodes de la realite que vivent quotidiennement les masses arabes. La revolution qui se deroule sous nos yeux n’est pas une revolution en soi mais un ras le bol generalise qui a pour finalite le reglement d’une crise sociale multidimensionnel et non un changement radical de la societe ou on fait table rase d’une ideologie pour la remplacer par une autre.L’Egypte a-t-elle fait sa revolution? Je ne le crois pas car, en analysant la structure du regime de transition, on ne peut, helas, que constater qu’on va faire du Moubarakisme sans Moubarak. La meme chose pour la Tunisie.
    Fraternellement mon cher Khaled




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  • hakim
    20 février 2011 at 18 h 00 min -

    Un régime corrompu et assassin ne peut rien faire contre la marée humaine.
    Il vaut mieux l’ingérence étrangère avec révolution chaque vendredi qu’une ingérence étrangère sans aucune révolution.
    Arrêtons de justifier notre lâcheté et notre égocentrisme.
    La révolution pacifique est obligatoire manipulée ou pas il nous la faut.
    Il fut un temps ou on ne parlait que du mot ‘fakhamatouhou’ et de Said Bouteflika. Maintenant, le pouvoir parle seulement d’écouter le peuple et de lever l’état d’urgence. S’il y avait eu une vraie révolution, le régime serait déjà parti a 50%. Les autres 50% partiront par la suite.




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  • brahmi16
    20 février 2011 at 18 h 14 min -

    is que vient faire à alger jean pierre rafarin ,envoye special, de sarkozy ? APRES les scandales michele alliot marie qui profita de sa position pour faire des affaires en famille avec les BENALI. Apres l autre scandale » François Fillon » chef du gouvernement français qui s’ etait rendu chez son ami hosni moubarek juste avant le revolution EGYPTIENNE, PROFITER DU BON TEMPS, TOUT FRAIS PAYES . VOILA QUE SARKO ,TEL UN CHAROGNARD, NOUS ENVOIE SON HOMME A TOUT FAIRE, pour traiter avec le pouvoir en plein deliquescence, ils feignent d ignorer la souffrance des nos peuples meurties ils N’ont aucune dignité, ni moralité, ces dirigeants europeens ,ils profitent de ces circonstances dramatiques de nos pays pour nous sucer le sang.ce sont des monstres .HONTE A VOUS !sarkozy entretient des relations privés et economiques privilegiés avec tous les tyrans arabes, c’ est indigne pour tout etre humain de faire des affaires avec des criminels, vraiment vous nous donner des nausée.vous etes abjects et immondes.c’ est comme si vous depouiller un mort.




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  • Mahieddine Lachref
    20 février 2011 at 19 h 19 min -

    bONJOUR TOUT LE MONDE
    M. Satour,
    Fidèle à l’homme lucide que vous êtes! Merci. Ces derniers temps, tout le monde, dans ce site, aura remarqué que je suis absent. Certains m’ont en d’ailleurs même interppelé en me reprochant d’avoir boycotté les débats en ces moments particulièrement mouvementés. C’est que, tout simplement, la situation ma paraissait trop trouble pour être décortiqué d’une façon lucide. Même mes camardes militants au niveau de certaines universités du pays se sont trouvés en train de me harceler afin que je leur fournisse ma propre lecture des événements, mais vainement. A présent cependant, aprés moult reflexions, je suis parvenu à me convaincre de ce que, ici, nous livre M. Satour. Aussi, désormais, suis-je décidé à ne plus me laisser séduire par cette « illusion politique » qui n’est autre que notre acharnement à vouloir prendre nos désirs pour des réalités, à vouloir la révolution sans en avoir une vision claire et objective, à vouloir le changement sans nullement le distinguer du « remplacement », en perdant de vue ce qui est, fondamentalement, à changer: l’idée que nous nous faisons de nous-même à travers le filtre de la révolution.
    Fraternellement
    Mahieddine LACHREF




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  • Apolitique
    20 février 2011 at 19 h 51 min -

    A chaque évènement, un prétendu lucide vient faire sa messe. Une autre version de la théorie du complot. Les peuples arabes n’ont jamais atteint un degré de maturité qu’ils recourent à la sous-traitance de leurs révolutions et font appel aux autres pour réfléchir à leur place et provoquer leurs mobilisations. Même leurs slogans sont élaborés par une boite de marketing occidentale. En fin de compte, le chômeur tunisien Mohamed Bouazizi était une taupe dormante au service de forces occultes.

    Ce n’est plus de la lucidité mais plutôt la paranoïa de voir des comploteurs même derrière votre ordinateur.




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  • W A H I D
    20 février 2011 at 20 h 20 min -

    @LQA

    JE PROPOSE A LQA DE METTRE EN PREMIER SUR SONT SITE CETTE VIDÉO.

    Si les Algériens seront faire ce qui s’est produit en Egypte alors a ce moment nous pourrons clamer haut et fort que VIVE L’ALGERIE même si nous serons taxés d’être manipulé par les faucons US nous assumerons.

    C’est méchant, mesquin, irresponsable d’insulter un peuple qui a paye le prix de sa révolte.

    http://www.youtube.com/watch?v=-HGfFyqJMrk&feature=fvwrel

    Certains de nos illustres « iNTELLECT Ego » veulent le beurre et l’argent du beurre, ils se terrent et se taisent et quand il parlent c’est pour critiquer ne pas pour construire mais pour défaire, au fond ce qu’ils n’ont jamais pu faire, c’est d’être ce qu’il doivent être, redevable a l’Algérie, ils ont préférer servir l’autocratie et la kleptocrates de la il ont trahis le peuple par leur silence et leur complaisance.

    « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, Qui ne veut rien faire trouve une excuse ».

    W A H I D




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  • M.J
    20 février 2011 at 21 h 27 min -

    L’auteur commence par s’interroger sur ce qui se passe en Algérie. Après avoir évoqué la Tunisie, l’Egypte et les autres pays en situation de troubles il rejette l’idée de contagion ou « d’effet domino » au motif que les « destins nationaux » sont différents et que les troubles sont inhérents à des « facteurs strictements intérieurs » à chaque « nation ».

    Il oublie seulement qu’il y a similarité des conditions et des buts des mouvements de contestation.

    Les conditions, essentiellement politiques et économiques se fondent sur une distribution inégale, sur la corruption et sur l’abus de pouvoir et le clientélisme. Cela est vrai dans l’ensemble des pays arabes, lesquels pratiquent plus ou moins la même langue et ont le même passé hitorique et de ce fait constituent une même nation bien que divisés en Ettas par le découpage opéré par le colonialisme à la suite du dépeçage de l’empire Ottoman.

    Les buts des mouvements de contestation dans les pays arabes sont aussi identiques puisqu’ils visent à instaurer une justice dans la distribution et veulent avoir un droit de regard dans la gestion de la chose publique, fait nouveau dans leur Histoire et qu’on tente de détourner, tant en Tunisie qu’en Egypte.

    Quoi qu’il en soit, le message des peuples « arabes » est clair. Ils veulent tous une remise en forme de la trame sociale dans tous ses aspects et spécialement politiques et économiques.




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  • AS
    20 février 2011 at 21 h 55 min -

    il faut changer le systeme partout ou il est decadent maiss pas a la mode de brezinsky ou de washington ni meme en faisant le jeu de l’ennemi… en algerie ca prendra le temps qu’il faudra mais ce sera une vraie revolution qui entrainera la france-israel en enfer…




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  • Larbi Anti-DRS
    20 février 2011 at 23 h 26 min -

    Salam Si Khaled,
    Deux jours après l’initiation des emeutes en Tunisie, evenements qui ont finits par produire une revolution, idem dito en Egypte, je discutai avec un consul Libien qui disait etre sur que ce qui se passe en Tunisie et Egypte est bien planifier par des etrangers pour destabilizer les pays Arabes. D’ou la reaction du fou mais neanmoins genocidaire Kadafi.
    Ce qui se passe dans les pays Arabes c’est des cris de coeurs et d’ames et des sacrifices humains des people pour essayer de vivre libre et dignement. Les occidentaux ne trouvent pas mieux que les criminels qui sont maintenants aux pouvoirs de l’Atlantique au Pacifique via la mer persique. La Libie, l’Algerie, le Bahrein, la Seoudite (celle la c’est la cerise), les pays ayants des reservoirs de petrole et gas dans leurs sous-sol ont le feu vert pour realizer des genocides contre petrole. Nous Algerien nous savont quelque chose de ce marcher satanique.




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  • blue waves
    20 février 2011 at 23 h 31 min -

    @ Abdel Kader Dahbi

    merci cher frere.. barradt galbi! tu as tout compris.. jai passe une demi heure voulant repondre a cette personne et j’hesitais.. est ce que je dois laisser passer ces inanites sans repondre ou je prend le risque de les glorifier par un response..

    jai dit tu as tout compris parceque tu as pu detecter le mal du coeur qui est deriere ce bavardage: c’est du racisme anti-arabe.. ce racisme est motive par 2 elements: 1-une jalouse envers les arabes de les voir regagner leur dignite, destine, et leur place dans le monde.. et le respect des autres peuples du monde. 2- ces evenements detruisent leur mythe que les arabes sont bon a rien et quils sont crees pour vivre sous des dictatures… alors la solution: declarer les soulevements des pays arabes comme le produit de manipulation!

    rabbi yachfi ma khlaq




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  • Boreal
    21 février 2011 at 0 h 13 min -

    Sommes-nous en présence de manipulations des peuples dont le but inavoué serait de mieux les contrôler (il est vrai qu’on peut légitimement s’interroger sur la similitude des révoltes tunisiennes et égyptiennes et des conséquences énormes qui en ont découlé en l’espace de quelques semaines) ?
    Lorsque vous dites : que cette révolution arabe, ne serait qu’une « espèce de normalisation libérale et mondialisée, une rationalisation de la domination et de l’exploitation des peuples dans le cadre des données intangibles de la division du travail mondialisée… », peut-être avez-vous raison ! Mais nous n’avons jamais été aussi lucides. Alors permettez-nous d’en faire nous-mêmes l’expérience et d’être nos propres acteurs car l’enjeu est énorme pour nous pour nos enfants mais aussi pour les générations futures.
    Ce qui me préoccupe le plus c’est moins d’entrer dans une ère de contestations et de révolte radicale du système (qui, menées de façon construite, débouchera inévitablement sur la chute du régime) que de la réussite du processus révolutionnaire car, tout le monde en convient, la classe politique dans son ensemble (mis à part le FFS et quelques personnalités dites indépendantes) n’a ni les capacités morales et intellectuelles et encore moins la confiance du peuple pour accompagner ce mouvement et aider le peuple à mener à terme ce processus long et difficile ; hélas le pays manque cruellement d’élites intègres et en capacité d’agir.

    Amicalement

    Un citoyen lambda




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  • kitnad
    22 février 2011 at 20 h 44 min -

    C’est la premiere fois que je visite ce site et l’intelligence des interventions des analyses et des contre analyses m’a envoute. Les algeriens sont tellement eclaires,tellement cultives
    Nous n’arrivons pas a cause d’un elan egocentrique incommensurable a depasser notre situation.
    Nous vegetons alors que nos capacites prises individuellement nous enveraient aux etoiles.
    Aiguisons donc encore de facon plus subtile nos contradictions. Recherechons dans les manifestations des autres les moindres signes de contre attaques…
    C’est malheureusement ce qu’ont fait tous les regimes depuis notre liberation du joug colonial.
    LES SERVICES n’ont eut pour principale tache depuis des lustres que de faire ce boulot.
    Casser toute velleite d’union,toute tentative de rapprochement,casser les points de convergence,mettre l’accent de facon anonyme sur les tares,les differences,…
    La liberte de parole est a la limite la pire des liberte quand elle est unique. Car a force de les rabacher sans pouvoir passer aux actes,les meilleures idees se dilluent dans les banalites.
    D’ailleurs cette tendance est le pire des heritages de notre colonisation.
    Agissons,rassemblons nous autour de ce qui nous uni,notre misere morale,notre sous dev…
    Trouvons les bonnes solutions a nos problemes,et cela ne se fera pas par l’analyse,mais dans l’action car elle est seule en definitive garante de resultats.
    Seule les actions collectives mobilisent les forces repressives du regime.




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  • Andalousya_
    22 février 2011 at 21 h 23 min -

    Non,les peuples tunisiens et égyptiens ne sont pas des moutons, ce n’est pas ce que l’on peut comprendre de cet article.
    Seulement les US croient pouvoir oeuvrer dans l’ombre pour remplacer des dictateurs qui dérangent en donnant un coup de pouce à de jeunes contestataires, mais la main de dieu est plus haute et plus puissante ce qui permet de croire que les populations arabes bougent véritablement.
    Les US croient encore pouvoir installer des « pouvoirs utiles » mais les choses se passeront inchallah autrement les tunisiens et les égyptiens actuellement continuent la lutte car rien n’est encore joué, les systèmes benali & moubarak sont encore sur place.




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  • Abdelkader DEHBI
    23 février 2011 at 19 h 00 min -

    @ — blue waves :

    «  » »….est ce que je dois laisser passer ces inanites sans repondre ou je prend le risque de les glorifier par un reponse… » » »

    Vous avez bien fait de choisir de répondre à cet oiseau de malheur comme il en fleurit tant, avec la montée en puissance des peuples arabo musulmans en révolte contre les régimes arabes félons.

    Voici le lien sur un Commentaire (publié également par El Watan)et repris par Hoggar.

    http://www.hoggar.org/index.php?option=com_content&task=view&id=2379&Itemid=64




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  • Mohamed YAHIAOUI
    24 février 2011 at 10 h 09 min -

    Assalamo Aleikoum
    Courage mes frères et soeurs en Islam, nous croyons en DIEU , et à Son décret, n’écoutez pas les défaitistes, toutes les dictatures Arabes tremblent, les peuples sont dégoutés de ces régimes pourris qui sont en contradiction totale avec les enseignements de l’Islam, ces révoltes vont continuer , les militaires Egyptien , Tunisiens et autres savent qu’ils seront obligés de quitter le pouvoir , et de laisser les peuples Musulmans dirigés eux-mêmes leurs affaires.
    Lors de la prière du Vendredi 18 février qui a reunie plus de 2.000.000 de personnes sur la PLACE TAHRIR
    ‘Les medias occidentaux se sont bien gardés de montré cette immense prière) le Cheikh QARADAOUI ,longtemps exilé au QATAR , a fustigé les massacres de populations et a lancé un appel au peuple Libyen afin qu’il tue le dictatuer sanguinaire QADAFI, sachant qu’en Islam personne na le droit de prendre le pouvoir par la force ou la violence, il devient de ce fait un ennemi des Musulmans .
    Donc ces manifestations du samedi qui ont été programmées par le Général assassin Mohamed MEDIENNE, sont une ènieme manipulation, afin de servir de coupe-feu à de réelles manifestations pacifiques du peuple Musulman Algérien .
    Nous allons lancer des appels ,pour que les manifestations aient lieu juste après la prière du Vendredi, avec le slogan ALLAH EST PLUS GRAND QUE LES DICTATEURS, il n’y a que la mobilisation de l’Islam qui fait peur aux Généraux Algériens ,et à leurs complices de la France-Algérie et de la France-Israel.
    Tous ceux qui sont morts par centaines dans les pays Arabes , victimes de la sauvage répression des dictatures ,sont morts en Musulmans ,pour la liberté et la justice
    Prions pour qu’ALLAH TOUT PUISSANT leur accorde la place de MARTYRS dans son immense paradis.
    AMIN




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  • A Algéria seguirá o Egito? · Global Voices
    26 février 2011 at 0 h 56 min -

    […] Satour coloca seu ponto de vista num artigo intitulado “Algérie : Le leurre de la « révolution arabe »” [fr] (Algéria: A ilusão da “Revolução Árabe”): We have to free ourselves […]




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  • Congrès du Changement Démocratique