Édition du
22 July 2017

Raffarin informe les Algériens !!!

El Watan 23 février 2011

Il est de tradition aujourd’hui d’attendre la visite d’un responsable français pour pouvoir avoir des bribes d’informations sur ce que le chef de l’Etat algérien pense de la situation de son pays.

A la veille de la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, on laisse vaciller la souveraineté du pays au gré des intérêts et des liens entre hommes des pouvoirs des deux pays.
A croire que ce pouvoir n’a pas encore coupé, comme le peuple algérien, tous les liens de «filiation» avec l’ancien colonisateur.
Alors qu’il n’a pas jugé utile de s’adresser à la nation lorsque des jeunes sont sortis dans la rue exprimer leur rage et même intenter à leur vie en s’immolant par le feu pour clamer une vie plus digne, le président de la République se laisse tenter par des confidences à l’envoyé spécial du président Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin. «J’ai plus de conviction que de force», lance Bouteflika à l’adresse de son interlocuteur, curieux de savoir comment il se sent face au mouvement de contestation qui habite le pays depuis des semaines.

Un tel «aveu», dans un contexte où il est difficile de savoir qui prend de l’ascendant sur qui dans le jeu des clans, donne un élément de lecture pour mieux analyser la situation qui prévaut dans le pays. Raffarin dit aussi sur les ondes de la radio Europe1, qu’il a trouvé Bouteflika en forme, ce qui sous-entend que «la force» dont manque le président n’est pas physique mais bien d’un autre ordre. Il lui annonce la tenue d’un Conseil des ministres devant apporter des éléments de réponse aux attentes «sociales» des Algériens. Le monsieur Algérie de la France, qui dit partager le même diagnostic que son interlocuteur sur ce qui se passe aujourd’hui dans le monde arabe, nous annonce aussi que des «mouvements d’ampleur» seront rendus publics dans les jours qui viennent. Le même responsable français souligne aussi que le président algérien est «attentif aux problèmes des jeunes», alors que le jour même, des étudiants ont été tabassés devant le ministère de l’Enseignement supérieur.
A se demander si Raffarin est l’envoyé spécial de Sarkozy ou de Bouteflika ? Un envoyé bien spécial qui se déplace pour préserver les intérêts mercantiles de la France dans cette Algérie riche et dans un contexte où souffle un vent de révolte contre les dictatures en place.
Il est bien clair, aujourd’hui, que la France a choisi de préserver ses liens d’amitié avec les dirigeants du Sud afin de garantir une pérennité à ses intérêts économiques et sauver par la même les restes d’une «Françafrique» aux abois. Raffarin a d’ailleurs eu la garantie de la bouche du président algérien que les entreprises françaises seront bien servies. Raffarin doit bien se frotter les mains quand il dit : «On a du gaz et du pétrole en Algérie. Mais on n’a pas d’industrie pétrochimique. Dans la construction d’un pays, le ciment est fondamental et ils importent du ciment. Ils n’ont pas d’industrie pharmaceutique comme elle mérite d’être soignée. Avec Total, Lafarge et Sanofi, on est en train de répondre à l’aspiration sociale des Algériens.»

L’envoyé de Sarkozy, et dans une convergence de vues avec les dirigeants algériens qui refusent de voir la portée politique de la crise algérienne, insiste d’ailleurs pour dire que sa visite est d’ordre social. «Nous allons répondre à l’aspiration populaire, et nous ne pouvons pas être indifférents à la crise sociale. La France est prête à apporter son concours pour cette réponse sociale à l’aspiration du peuple algérien», dit-il.
La diplomatie française se réduit à envoyer des matraques lorsque les peuples du Sud se soulèvent, ou à négocier des contrats juteux. Pour l’aspect politique, la France compte sur ses convergences de vue avec les dirigeants du Sud.

Nadjia Bouaricha

Nombre de lectures : 1440
27 Commentaires sur cet article
  • yacine
    23 février 2011 at 11 h 20 min -

    les gens qui tiennent le pouvoir en algerie sont des simple employais pour la france et les us les algeriens doivent attendre un 3 iemme discour des francais pour affiremer le depart de ce sal pouvoir




    0
  • Alilou
    23 février 2011 at 13 h 15 min -

    L’Algerie a ete bradee pour FAFA par des traitres a la nation et au peuple, qui ne profite guerre ni de la rente ni des transferts technologique surtout avec benbouzid qui a bouzillé definitivement le systeme educatif algeriens ou les ecoles fabrique plus des vandales que des savants….

    Ah a yema,,,,mon pays est une mine de richesse pour la france et on se targue de dire que nous sommes independant…quand je vois ca j’ai mal 2 fois
    une fois pour nos martyres et une seconde fois pour nos martyres…

    Dans ce cas ci il vaut mieux crever digne que de baisser son froc a la france…car nos martyres ne l’ont pas fait eux, nous, nous sommes entrain de le faire et a grande echelle en refusant d’aller dans la rue en nombre et chasser ces traitres…avons nous encore du jeu pour nous courber encore plus pour nous fair mieux….?

    Ya REB ma bketche erredjla fi l’bled…
    Maudite soit la vie sans dignité…m’3icha bla nif…we’rkha kifkif…etkeyef el kif belak yetlaa a nif…




    0
  • Boreal
    23 février 2011 at 13 h 23 min -

    Non, nous n’attendons rien de la France !

    Je ne comprends pas le positionnement français. Après leurs graves erreurs de jugement concernant la révolution tunisienne, les voilà maintenant, alors que notre pays est en pleine situation de révolte et de remise en question radicale du pouvoir, cela en dépit du bon sens et de la bienséance, à courir derrière les contrats.
    Que la France cherche à renforcer ses positions économiques en Algérie ne me choque nullement, c’est de bonne guerre, ce qui m’offusque au plus haut point c’est cette indifférence, ce mépris à peine dissimulé des souffrances du peuple algérien en ces moments où des jeunes s’immolent par dizaines, où les étudiants sont sauvagement tabassés, et où le pouvoir ne cesse de se replier sur ses derniers retranchements (en faisant croire qu’il lâche du lest soucieux plutôt de gagner du temps). Dans un pays où la pagaille a atteint son apogée…

    Non, nous n’attendons rien de la France !

    Cependant, n’eût-il pas été plus conforme aux principes de 1789, notamment dans l’article II où il est question de « Résistance à l’oppression » ainsi que du droit à se syndiquer, à manifester… prévu dans le préambule de la constitution de 1946, d’envoyer des messages de soutien et de sympathie au peuple algérien en ces moments difficiles, à défaut de condamner les atteintes aux droits de l’homme (il ne faut pas quand même pas rêver) !
    N’eût-il pas été plus judicieux d’attendre un moment où la situation du pays se serait relativement décantée avant de se précipiter dans une course effrénée aux contrats ?
    Il est vrai que ce qui préoccupe d’abord M. Sarkosy ce sont les intérêts économiques de son pays. Le peuple algérien, ce n’est qu’une entité abstraite.

    Moi, j’appelle cela la « géostratégie du cynisme ».

    Amicalement

    Un citoyen lambda




    0
  • Sammy Boutarfa
    23 février 2011 at 13 h 54 min -

    yaw lamkhayar fi ouled elkalba Kalb!!!




    0
  • Si Mahmoud
    23 février 2011 at 14 h 06 min -

    La france est connu comme tous les occidonteaux d’aiilleurs ‘ Leur interet d’abord’ comme ces des société individualistes. C’est a nous de revenir a nos tradition, notre culture, avant de parler aux autres prlons ont entre nous, s’il y a manque de confience entre nous comment voulez vous que les autres seront de bon conseil. Desolé le mal et en nous si c’est a moi j’oublierais la France dans mes relation personnelles et collectifs, elle nous apportera rien a court ou a laong terme ce pays est un pays enemie a tous qui est algriens .. Il veullent viheculer a l ‘opinion que l’algerie entreprendera des changements dans notre interet olutot leurs interets .

    A bon enttendeur.




    0
  • abon
    23 février 2011 at 16 h 12 min -

    Depuis 48ans qu’on nous fait croire que nous sommes un pays indépendant et nous continuons à être plus que jamais dépendant de Paris. Il y a 48 ans nous n’avions pas beaucoup de médecins, d’ingénieurs, d’avocats ou d’entrepreneurs, d’agriculteurs mais ceux que nous consultions étaient dignes de ce nom. Il y a 48 ans nous savions élever et traire nos vaches, aujourd’hui, Monsieur Raffarin est parti avec 2,28 Milliards de dollars contre une promesse de nous apprendre en trois ans comment produire du lait, et même qu’il pourrait revenir pour nous dire comment assembler une voiture pour Algérien. Mais ils n’ont donc encore rien compris? Après les enseignants islamiste de Ben-Bella (et heureusement qu’il n’a pas duré longtemps) nous nous sommes retrouvé dirigé par des espèces de mercenaires de toutes horizon essentiellement français qui avaient droit à deux salaires en devise, un troisième royal dont il pouvaient transférer 70% en devise, logé, transportés (voiture sans douane) pendant que l’Algérien ramait pour joindre les deux bouts en vivant sous le toit des parents, à qualification égale, l’Algérien touchait à peine le dixième du salaire d’un Roumi sans le moindre avantage, et s’il avait le malheur de posséder 1 pascal, il risquait la prison pour une durée indéterminée bien pire que tout ça, le système échafaudait par De-Gaule et bien appliquait par ses larbins entre sont accession à la direction des affaires en France à ce jour qui a consisté à démolir tout ce qui pourrait être émancipateur pour l’Algérie, je parle là de l’Education, la Justice, la Santé et enfin l’Agriculture pour l’autosuffisance alimentaire a été systématiquement saboté. Pendant que notre élite végète, nous continuons à donner la préférence aux français, les tarés qui nous gouvernent et ne se maintiennent que par la force des armes, ne veulent pas que le monde se rende compte qu’il existe en Algérie autre chose que des guignols. Messieurs le gouvernants, les européens, vous vomissent et les français en premier , quand au reste du monde, vous ne représentez pas plus que la vermine des bois.




    0
  • assyl
    23 février 2011 at 16 h 13 min -

    Jacques Brel
    L’HOMME DANS LA CITÉ
    1958

    Pourvu que nous vienne un homme
    Aux portes de la cité
    Que l’amour soit son royaume
    Et l’espoir son invité
    Et qu’il soit pareil aux arbres
    Que mon père avait plantés
    Fiers et nobles comme soir d’été
    Et que les rires d’enfants
    Qui lui tintent dans la tête
    L’éclaboussent de reflets de fête

    Pourvu que nous vienne un homme
    Aux portes de la cité
    Que son regard soit un psaume
    Fait de soleils éclatés
    Qu’il ne s’agenouille pas
    Devant tout l’or d’un seigneur
    Mais parfois pour cueillir une fleur
    Et qu’il chasse de la main
    A jamais et pour toujours
    Les solutions qui seraient sans amour

    Pourvu que nous vienne un homme
    Aux portes de la cité
    Et qui ne soit pas un baume
    Mais une force une clarté
    Et que sa colère soit juste
    Jeune et belle comme l’orage
    Qu’il ne soit jamais ni vieux ni sage
    Et qu’il rechasse du temple
    L’écrivain sans opinion
    Marchand de rien marchand d’émotion

    Pourvu que nous vienne un homme
    Aux portes de la cité
    Avant que les autres hommes
    Qui vivent dans la cité
    Humiliés d’espoirs meurtris
    Et lourds de leur colère froide
    Ne dressent aux creux des nuits
    De nouvelles barricades.




    0
  • salem
    23 février 2011 at 17 h 29 min -

    CE qui est minable c’est les journaux qui sont non seulement un niveau médiocre mais aussi completement déconectés des réalitées et de tout ce qui ce passe autour d’eux.le monde bouge et se transforme ,par contre,eux ils sont toujours dans le siècle passé.ils continuent à faire des louanges a leurs maitres en éspérant des mièttes comme des chiens affamés ce que boutewfika leurs donne mais avec beaucoups de mépris car ils savent qu’il ne sont que de petits larbin.




    0
  • Ait Mohand Ouwidir
    23 février 2011 at 17 h 40 min -

    « Merci » môssieur Sérafin… de nous « informer » à partir d’Alger « notre » capitale des « décisions » prises par notre 3/4 et son gouvernement… on vient d’apprendre par votre bouche même que la politique de l’Algérie se fait, et s’est toujours faite à….. Paris et non à Alger !!!

    Merci pour la confirmation, môssieur Sérafin !

    Mais au fait, qui a dit que ces « décisions » vont satisfaire le peuple algérien ?

    Ces « décisions » sont nules et non avenues pour nous (le PEUPLE) ! Car elles ne sont en réalité sinon en fait qu’un simple RAVALLEMENT DE FAÇADES…

    Ce que VEUT le PEUPLE ALGERIEN ce sont des décisions de FOND, des DECISIONS VE-RI-TABLES !!! Et non des « décisions » de pure forme qui ne changent en rien aux problèmes de fond qui se posent quotidiennement au PEUPLE ALGERIEN !

    Ce que notre peuple VEUT c’est un CHANGEMENT RADICAL DU SYSTEME EN PLACE ET SON DEPART DEFINITIF !!!

    Les américains, au moins eux, ont le MERITE d’être FRANCS en faisant comprendre au 3/4 ainsi qu’au DRS (cf. la déclaration du porte parole du département d’Etat, Mr. Philipe CRAWLEY) que LES E.U. PRENNENT ACTE MAIS QU’ILS VEULENT UN REEL CHANGEMENT..!!! C’est aussi clair que de l’eau de roche… c’est même UN AVERTISSEMENT TRES CLAIR adressé au 3/4 et au DRS.

    Thanks a lot MR. OBAMA !!!

    BLEW THEM (Boutef + DRS) UP FROM ALGERIA FOR THE SAKE OF THE ALGERIAN PEOPLE, PLEASE Mister PRESIDENT !!!!!

    WE DON’T NEED THEM ANY MORE…..

    Tanmirth.




    0
  • nomade
    23 février 2011 at 17 h 52 min -

    La cncd vient de rompre avec le rcd et said saadi, le faux opposant .
    Ce mariage contre courant n’a pas résiste le temps de quelques semaines.
    Il ne faut jamais laisser la rue aux faux opposants.
    Dans le cas ou ce faux opposant arrive à récupérer la révolte , on peut dire adios a notre liberté et dignité pour une autre cinquantaine d’années.

    un tuyau pour retracer said saadi, ses adresses les plus probables , drs , ambassades etrangères , ministères francais.
    tous les ingredients d’un dafiste qui a rate le coche.




    0
  • Ait Mohand Ouwidir
    23 février 2011 at 17 h 56 min -

    Non, môssieur Séraphin !

    Nous avons toujours cru que la politique de l’Algérie se faisait EN Algérie ! Vous venez de nous CONFIRMER le contraire…..

    Nous ne voulons pas d’un simple RAVALLEMENT DE FAÇADE mais d’un changement SYSTEMIQUE !

    cHER MôSSIEUR, prenez de la graine des américains qui EUX ont au moins le mérite d’être clairs en disant qu’ils PRENAIENT ACTE de ces « décisions » MAIS QU’ILS VOULAIENT UN CHANGEMENT REEL !!!!!

    Le message est on ne peut plus clair…..

    La France peut-elle faire mieux ? Bien évidemment NON !!!

    Et c’est bien pour cela qu’elle est toujours en retard d’une guerre sur les américains en Algérie.

    Dear Mr. President OBAMA, please, BLEW THEM (boutef + DRS) UP from Algeria for the sake of Algerian People !!! With many thanks.

    Tanmirth.




    0
  • Ait Mohand Ouwidir
    23 février 2011 at 17 h 59 min -

    Salut les gars du DRS !

    J’ai compris VOTRE message…

    Je l’ai trés bien reçu ! 5/5…..

    Tanmirth.




    0
  • Hamma
    23 février 2011 at 18 h 13 min -

    Une belle leçon de bravour que celle de nos frères et soeurs Lybiens. Ils refusent toute ingérence étrangère dans leur affaire avec le régime El Kadfafi mais le plus beau restera cet appel lancé par ces Lybiens engagés jusqu’à la mort contre leur régime. Bien avant et lors de la révolution Egyptienne des jeunes Lybiens scandaient: « Peuple Lybiens, baissez vos têtes qu’on puisse voir les Hommes (les Egyptiens) derrière vous ». Et les jeunes filles scandaient tout en se coupant une méche de cheveux: « Nous n’épouseront aucun Lybien s’il ne défend pas la dignité du peuple » (rapporté par un Lybien en Egypte).

    A méditer!




    0
  • Alilou
    23 février 2011 at 18 h 28 min -

    Il n’appartient qu’a nous de nous redresser et nous mettre debout une fois pour toute, car a force de nous courber trop longtemps, il nous faudra plus de temps pour nous redresser et le temps est notre ennemis a tous.

    Soit on se redresse et on se dresse contre nos ennemis soit on s’applavantrise encore plus bas que le ZERO…

    It,s now or never…RIP ELVIS




    0
  • CX25
    23 février 2011 at 18 h 32 min -

    Dommage, Khlasso Al-Rijales, Raffarin viens encaisser 2.6 milliards d’euro pour sauver l’agriculture française et au passage IL INFORME LES ALGERIENS D’UN PROCHAIN CHANGEMENT IMPORATNT….. !!!!

    Une fois un ami m’a raconté qu’il été parti un jour d’octobre en 1989 au ministère des anciens moudjahidines, situé à château-neuf, pour régler un problème administratif. Comme d’habitude il y’avait un monde fou ; une foule de vieux moudjahidines devant la porte chacun d’eux suppliant le policier de le laisser entrer pour régler ses problèmes.

    A un moment donné, un des policiers devant la porte a très violement bousculé la foule et a fait tomber du coup un ancien moujahid. Dans un sursaut d’un jeune de 20 ans ; l’ancien moujahid s’est redressé le visage rouge de colère, les yeux plein de larmes et de toutes les forces que Allah a mis dans ses poumons il a crié au visage de ce policier « VIVE LA France, VIVE LA France, VIVE LA France…..» plusieurs fois de suite en s’éloignant ……..a méditer très sérieusement car vraiment l’Algérie …..Allah yarhamha, Allah yarhamha, Allah yarhamha….. Khlasso Al-Rijales, Khlasso Al-Rijales, Khlasso Al-Rijales……




    0
  • omar54
    23 février 2011 at 18 h 33 min -

    C’est un mépris envers le peuple algérien.Qui est ce jean-pierre machin pour nous parler de nos affaires intérieures.Est-ce-qu’il s’est adressé à la population d’Alger,ou……..




    0
  • HAQIQALEAKS
    23 février 2011 at 18 h 33 min -

    Il n’y a pas que le « tartarin » qui nous prend pour des c…!

    Sarkozy aussi.

    Nicolas hausse le ton face à la Libye et demande des « sanctions » de l’UE (!)

    « »La France et les Français suivent ces événements avec horreur et compassion. Un tel usage de la force contre sa propre population est indigne », a déclaré le chef de l’Etat, assurant que « la communauté internationale ne (pouvait) rester spectatrice face à ces violations massives des droits de l’Homme ». (Dixit Sarkozy)

    La France et Sarkozy « horrifiés » « indignés » et daignent enfin « compatir » après 42 ans d’un règne d’une main de « plomb durci » à l’israélienne !

    Une dictature sanguinaire, la Lybie ? Kadhafi un terroriste ? En voyant les politiques, les médias français se gargariser maintenant du mot « dictature » appliqué au fugitif Ben Ali et au pharaonesque Moubarak, au clownesque pervers Khadafi , la « rue arabe » a dû se demander s’ils avaient bien entendu ou bien lu.

    Ces mêmes politiques , ces mêmes médias et ces mêmes journalistes n’avaient-ils pas, durant des décennies, martelé que ces « pays zamis » étaient des « Etats modérés » ? Le vilain mot de « dictature », dans le monde arabo-musulman, n’était-il pas exclusivement réservé (après la destruction de l’ « effroyable tyrannie » de Saddam Hussein en Irak) au seul régime iranien ? Comment ? Il y avait donc pas d’autres dictatures sanglantes dans cette région ? Et les chancelleries, les médias français, du pays de l’exemplaire démocratie, n’auraient-ils rien vu, ni entendu les cris et râles des torturés des cachots infâmes des « zamis » de la France ?!?!

    Mais qui arme le Libyen Kadhafi ? Quels avions de guerre bombardent la population civile libyenne ? Lisons :

    ** Deux Mirage F1 de l’armée de l’Air libyenne ont atterri dans l’après midi de lundi sur l’aéroport international de Malte (1). Les pilotes ont demandé une autorisation d’urgence pour atterrir et refaire le plein.

    Les officiers (des colonels) ont demandé l’asile politique selon les dernières informations. Car ils auraient refusé de bombarder des opposants à Benghazi ont-ils expliqué aux autorités maltaises. **

    (1) selon les sources locales, citées par le quotidien -Times of Malta.-
    Source : http://www.bruxelles2.eu/politique-etrangere/moyen-orient/2-mirage-de-larmee-libyenne-ont-pris-le-large.html

    Les « tartarins » de la politique française ne font plus rire personne et la « rue arabe » n’est pas dupe ! Tel le benêt de corbeau du bon Mr De La Fontaine qui jure, mais un peu tard, que l’on ne l’y reprendra plus, les Tartuffes de la politique en France et en Occident en général, «horrifiés» et «compatissants » nous jouent lamentablement la macabre scène des pleureuses payées pour pleurer aux funérailles !




    0
  • brahmi16
    23 février 2011 at 19 h 55 min -

    @alilou:mon ami, arrete de me torturer, ne me rappelle pas mon enfance insouciante avec cette magnifique chanson(ma preferée) du king, yarham babak.




    0
  • still
    23 février 2011 at 20 h 56 min -

    «Nous allons répondre à l’aspiration populaire, et nous ne pouvons pas être indifférents à la crise sociale. La France est prête à apporter son concours pour cette réponse sociale à l’aspiration du peuple algérien», dit-il.
    Quel culot! A croire qu’Alger est toujours un département français depuis que les principales villes d’Algérie ont été annexées à la « Métropole » en 1848.Au fait, on ne peut être sûr du contraire car Raffarin aurait été envoyé par Sarkozy pour tâter le pouls de Bouteflika pour être sûr:
    1-Que celui-ci N’EST PAS tenté par une sortie honorable avec tout ce qui s’en suit, en particulier la reforme totale du système.
    2-Que le système en place est vraiment CAPABLE d’endiguer une déferlante qui exigerait sa refonte.
    Une défaillance dans l’un de ces deux critères n’enchante guerre le Quai d’Orsay.
    « NOUS allons répondre à l’aspiration populaire». Qui aurait cru que cette déclaration de Raffarin visait l’Algérie! Et puis, depuis quand la France se soucie-t-elle des aspirations de la population en Algérie? Depuis la création de ces Départements français d’Algérie en 1848 ? C’est donc une entreprise de longue haleine, héritée et entretenue de part et d’autre de la Méditerranée par (NOUS) le colonialisme français et ses ersatz, les «Bachagas».
    Le « concours » de la France ne répondra pas à l’aspiration du peuple algérien mais a la crainte du pouvoir de ne pas résister au tsunami qui se profile à l’horizon. Stop et fin.




    0
  • abdeliw
    23 février 2011 at 22 h 39 min -

    .
    la liberté égalité fraternité n’est que l’apanage du peuple français .Pour les sous peuples les libertés et les égalités et les fraternités se conjuguent juste aux intérêts du peuple français .




    0
  • ahmed.22
    23 février 2011 at 22 h 52 min -

    Qui est il rafarin?un commis de sarko et pourtant notre « glorieux » président se confie en lui annonçant le contenue du conseil des ministres qui devaient se tenir le lendemain,c’est dire tout l’intérêt porté à ses proches collaborateurs et toute son admiration bercé de nostalgie envers ses maîtres…Entre-nous que pouvons nous attendre d’un usurpateur qui parle au monde entier sauf à son propre peuple?Mes amis c’est un imposteur qui est incapable de servir son peuple mais c’est un pro-dictateur pour asservir celui-ci…Plus le temps passe et plus il me dégoûte par son attitude ses choix son comportement et sa suffisance intellectuel…Ce n’est plus qu’un débris de l’histoire,il a pas encore compris qu’il est devenu depuis longtemps déjà un HAS BEEN!




    0
  • nomade
    23 février 2011 at 23 h 32 min -

    La france prospère a envoyé rafarin traire sa vache a lait.
    Sans la vache a lait Algérie , la france déclarera faillite.

    L’Algérie n’est féconde et généreuse qu’avec les étrangers.




    0
  • Alilou
    24 février 2011 at 2 h 23 min -

    La reponse de Boutesrika aux algeriens, JE VOUS PISSE DESSUS, TANQU’ILS ENCORES DES LAGERIENS (rien ok) QUI SONT A ACHETER JE LES ACHETERAI COMME DU BETAILS, RKHASSE…IL VA DISTRIBUER 2 MILLIARDS AUX AFFAMES ET CEUX QUI CRIENT TRES FORT ET TOUT VA RENTRER DANS L’ORDRE.
    fORT DU SOUTIENT DE SARKO HIER, LES AMERICAINS PEUVENT ABOYER ENCORE…ILS LES MENACE DE LEUR RETIRER LES MARCHERS PETROLIERS…ALORS LE PEUPLE EST CON S’IL NE SORT PAS CETTE FOIS-CI EN MASSE…IL NOUS A SONDE ET IL SAIT QUE NOUS NE VALONS RIEN…

    Le conseil des ministres entérine le statu quo
    Bouteflika refuse l’ouverture politique
    Par : Azzeddine Bensouiah

    Le régime choisit la fuite en avant, en annonçant des mesures sociales aux retombées incertaines. Rien, absolument rien au sujet de l’ouverture démocratique, de la liberté d’expression.

    Ceux qui avaient un soupçon de doute en auront pris pour leurs comptes : le président Bouteflika ne compte pas changer, au crépuscule de son règne. Les annonces faites, lors du Conseil des ministres de mardi, constituent une réponse, on ne peut plus claire aux attentes des Algériens qui aspirent à plus de liberté, plus de démocratie.
    Le régime choisit la fuite en avant, en annonçant des mesures sociales aux retombées incertaines. Rien, absolument rien au sujet de l’ouverture démocratique, de la liberté d’expression. Le peuple demeure, selon la vision de ceux qui le gouvernent, inapte à réfléchir, à s’exprimer.
    La levée de l’état d’urgence ne signifie absolument rien, dans les faits, pour le commun des Algériens. Les étudiants l’auront compris à leurs dépens, eux qui ont été violemment réprimés devant leur ministère. Et pourtant, le Conseil des ministres vient d’admettre qu’ils avaient raison et a retiré le texte de décret, pourtant présidentiel, controversé. Bien sûr, le ministre, tout comme ses collègues, d’ailleurs, n’a pas remis sa démission et ne se sent même pas contrarié. C’est que le gouvernement a pris l’habitude de commettre des bourdes sans jamais les assumer, ni avoir à se justifier.
    Le chef de l’État, en choisissant de faire l’impasse sur l’ouverture politico-médiatique, aura clairement fait son choix. D’ailleurs, la première réaction est venue du département d’État américain, qui a tout de suite exprimé le désaveu de l’administration américaine du choix fait par le président algérien. “La décision du gouvernement algérien de lever l’état d’urgence est positive mais elle doit se traduire par une extension des libertés et un véritable changement”, a écrit Philip Crowley, porte-parole du département d’État sur son micro-blog Twitter.
    Déjà, l’administration Obama avait demandé aux autorités algériennes de respecter le droit des Algériens de manifester et de s’exprimer. Les réactions en chaîne venues des pays européens constituaient une pression de plus sur le régime algérien afin d’opérer une plus grande ouverture. Mais Bouteflika, apparemment en panne d’alternative, a choisi le statu quo, estimant que quelques milliards promis aux nécessiteux allaient calmer les esprits.
    Le Président, qui avait tout misé sur le vide fait autour de lui, afin de se prémunir de toute concurrence, de toute voix discordante, se retrouve aujourd’hui seul, entouré de soutiens intéressés, impopulaires par la société.
    En choisissant de tourner le dos à la classe politique et à la société civile, le président Bouteflika prend le risque de s’isoler davantage et de perdre l’estime de ses alliés étrangers, après avoir tant fait pour la gagner. La contagion démocratique, qui gagne le monde arabe, ne devrait pas épargner l’Algérie. Même si Bouteflika est connu pour avoir une sainte horreur de répondre à la pression quand elle s’exprime, il est évident que le mécontentement ambiant de la société l’a poussé dans ses derniers retranchements. Et si ça continue ? Si ça monte en cadence ? Tout porte à croire qu’il risque de s’enfermer dans son propre piège.
    Bouteflika pourrait se satisfaire des rapports lui jurant que le peuple l’adulerait, comme il pourrait se contenter des partis qui le soutiennent, dans l’Alliance, ou dans “l’opposition de l’opposition”. Il pourrait ignorer la contestation populaire et minimiser l’adhésion populaire aux thèses défendues par les partis de l’opposition, les syndicats autonomes et les personnalités politiques. Il peut faire semblant que tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais il ne pourra pas dire, comme le déchu Ben Ali : “On m’a trompé”. Non, il suffit de sortir, d’écouter les complaintes des Algériens, des vrais, pas ceux que l’administration et les partisans voudraient lui présenter. Il suffit d’accepter de discuter avec l’opposition et de se dire que, finalement, tous les Algériens n’ont qu’un seul objectif : se sentir mieux dans leur propre pays. Bouteflika peut le faire, à moins que la volonté n’y soit pas.




    0
  • Med Tahar
    24 février 2011 at 15 h 15 min -

    M. Raffarin a fait une visite en Algérie, principal Département d’outre-mer de la France. Il a rendu visite au Sous Préfet A. Bouteflika pour s’enquerir de la situation des indigènes du département dans le nouveau contexte que connait la région. Aprés lui avoir prodigué les recettes en lui conseillant la poudre de perlimpinpin, M. Raffarin s’est dit satisfait de l’état mental du sous fifre. En ces temps de vaches maigres, la France reconnaissante,
    n’oubliera jamais ces partisans, combattants loin de la mère patrie, souvent isolé au milieu des forces vives.
    Aprés une collation, Le Sous Préfet et les caporaux de l’armée française ont entonné sur un air nostalgique « Le chant des africains ».

    « C’est nous les africains
    qui revenons de loin
    nous venons des colonies
    pour sauver Sarkozy… »




    0
  • Liès
    24 février 2011 at 20 h 20 min -

    Salutations à toutes et à tous.

    En démocratie, si vous êtes trouvé coupable de vol, de fraude, de trafic de stupéfiants ou d’agression sexuelle, il vous sera carrément impossible d’exercer une fonction à caractère publique, soit en tant que fonctionnaire ou en tant que représentant élu, et ceci sans parler de votre compétence qui doit être suffisamment avérée dans le domaine ou vous devez pratiquer.

    Chez nous, on détourne l’argent du peuple, on pratique la fraude des urnes et la fraude fiscale à grande échelle, on se partage le monopole du trafic des stupéfiants, on viole la constitution et le citoyen au quotidien, on est incompétent jusqu’à être ridicule, et on dirige quand même un État.

    Le problème est que des démocraties ÉGOISTES, en quête perpétuelle d’argent facile et d’argent sale, soutiennent ‘’ces dirigeants bien de chez nous’’, contre la volonté du peuple.

    Ne savent-ils pas ‘’ces dirigeants bien de chez nous’’ que lorsqu’on est illégitime, on est faible, et lorsqu’on est faible, on est incapable de protéger les intérêts du peuple?

    La JUSTICE et le DROIT finiront par triompher imparablement.

    VIVEMENT LE CHANGEMENT. Le changement réel.

    Vive la DÉMOCRATIE, vive la TRANSPARENCE, vive la COMPÉTENCE.

    Un ÉTAT de DROIT, c’est ça notre idéal à tous.

    Nous savons que le corps social algérien est gangrené par la corruption qui à été généralisée à dessein, mais cela n’est pas une fatalité.

    Il faudra juste tarir la source de la corruption et l’ensemble du corps social redeviendra sain.

    Aux sceptiques, nous disons que l’alternative existe, et que durant la transition, le fonctionnement du pays continuera sereinement en même temps que s’installeront les nouvelles structures de L’État de Droit.

    L’Algérie n’est pas riche que par son pétrole, elle est riche surtout par ses enfants.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




    0
  • aissa
    27 février 2011 at 14 h 44 min -

    J’ai de la peine pour nos dirigeants qui ne font qu’obeir a ces gens et mettre la répéssion sur leurs parents leurs mères leurs peuples, sont ils analphabètes? ou bien ont-ils d’autres origines? qui sont ces gens qui volent notre argent, l’amende du jour 6000da pour avoir selon le flic griller un stop avec une plaque indicatrice introuvable et inéxistante, ou vont cette argent par la suite, nos route sont défonsés ouvont cette argent, il faut absolument une révolution pour le savoir!




    0
  • Ammisaid
    27 février 2011 at 16 h 19 min -

    Frère aissa,
    Ceux qui nous gouvernent n’ont jamais fait une loi qui correspond à nos besoins et nos interets. Toutes nos lois sont importées de France comme d’ailleurs beaucoup de choses. Tu peux vérifier, deux ou trois ans après l’adoption d’une loi en France, elle arrive à l’assemblée des béni oui oui et elle est vite votée . Nous sommes une succursale de l’occident, rien d’autre et depuis toujours.
    L’Algérie est à défaire et puis à faire.
    Fraternellement




    0
  • Congrès du Changement Démocratique