Édition du
21 July 2017

Aucune ouverture politique

Le conseil des ministres s’est contenté de lever l’état d’urgence
Aucune ouverture politique
El Watan, 24 février 2011

Chargé de chiffres, de décisions, de mesures et de déclarations, le communiqué du Conseil des ministres, rendu public lundi soir, est presque illisible.

Même les lecteurs les plus avertis ont du mal à s’y retrouver. Etat d’urgence, lutte antiterroriste, emploi des jeunes, agriculture, PME, investissement, enseignement supérieur… bref, tout d’un seul coup ! Pourquoi tant d’empressement ? Le président Bouteflika a-t-il subitement découvert que rien ne va plus dans le pays et que tout est à revoir ?
Une petite analyse de toutes les mesures socioéconomiques prises lors du Conseil des ministres permet de constater que Bouteflika et son gouvernement reconnaissent implicitement un échec dans plusieurs secteurs. A commencer par les dispositifs d’insertion des jeunes demandeurs d’emploi. Aucun bilan n’est dressé sur les précédentes mesures anti-chômage.

Idem pour les décisions relatives à la promotion de la PME et à la relance de l’investissement. «S’agissant de l’investissement dans l’entreprise de production ou de services, ainsi que dans le secteur agricole, le président Abdelaziz Bouteflika a souligné que notre pays, qui se distinguait déjà par des encouragements significatifs,  vient de hisser son effort dans ce domaine à un seuil sans pareil dans les pays en développement», est-il écrit dans le communiqué officiel. Autrement dit, on avance sans aucune remise en cause de ce qui a été fait par le passé.

Interdits

Le Conseil des ministres, réuni dans une conjoncture régionale et internationale particulière, a complètement évacué les questions politiques. Mis à part la confirmation  de la levée de l’état d’urgence – déjà annoncée lors du Conseil des ministres de janvier – et le renforcement du rôle de l’armée dans «le maintien de l’ordre public» et la lutte contre le terrorisme, aucune mesure n’est venue répondre aux besoins exprimés par la société sur l’ouverture politique et médiatique. Pas de décision sur la levée de l’interdiction des marches à Alger et dans les autres villes du pays. Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, vient de confirmer qu’il n’existe aucune volonté de permettre aux Algériens de marcher pacifiquement dans les villes du pays. «Alger, qui  est une grande ville, est ciblée par le terrorisme parce que l’impact médiatique est extrêmement important», a déclaré le successeur de Yazid Zerhouni à la chaîne France 24.
Il y a sept ans, cet argument aurait pu être valable. Mais, aujourd’hui que la plupart des officiels disent que la politique dite de «réconciliation nationale» a réussi et a mis fin au terrorisme, il n’y aucun crédit à accorder aux propos de Ould Kablia. «Si on occupe l’espace public d’une manière non organisée avec des arrière-pensées,  cela peut créer du désordre», a-t-il ajouté.

Le prétexte sécuritaire n’est donc qu’une couverture puisque le «souci» du ministre de l’Intérieur est «le désordre» et «les arrière-pensées». Ould Kablia, sans le vouloir, a confirmé que l’interdit qui frappe les manifestations publiques de l’opposition est politique. Après avoir appelé les médias étatiques (télévision, radios et APS) à s’ouvrir aux autres partis, le Conseil des ministres du 22 février n’a pris aucune décision allant dans le sens de ce qui a été déclaré par le président Bouteflika. Un pas en arrière ? La télévision et la radio, financées par l’argent public, n’ont fait aucun effort professionnel réel ces dernières semaines pour donner la parole à l’opposition et relayer les opinions critiques. Au contraire, la couverture partiale et hostile des marches avortées de la CNCD a confirmé que «les instructions» présidentielles n’ont pas été appliquées et qu’au boulevard des Martyrs, on obéit à d’autres logiques.
Enfin, le Conseil des ministres n’a pas abordé la question de l’autorisation de nouveaux partis et syndicats. Le vent de changement qui souffle sur le monde arabe ne semble donc pas perturber les hautes sphères d’Alger puisque la fermeture politique est maintenue et les libertés démocratiques mises entre parenthèses. Jusqu’à quand ?
Fayçal Métaoui


Nombre de lectures : 1280
16 Commentaires sur cet article
  • Si Salah
    24 février 2011 at 11 h 24 min -

    « Le premier des droits de l’homme est de pouvoir se nourrir convenablement » (Chirac, en visite chez Zine).

    Je pense que c’est ce que Raffarin a du rappeller à notre momie.

    Donc: on va subventionner le sucre, et tout baignera dans…l’huile. Rappellez-vous: pour nos gouvernants, les algériens, c’est du bétail…

    S’ils ne le sont pas, il va falloir qu’ils le prouvent comme nos freres de l’Est.

    Si Salah




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  • Hamma
    24 février 2011 at 13 h 01 min -

    Il ne faut pas s’attendre à ce que ce pantin puisse nous étonner. Il a des ficelles tout autour de lui qui s’animent au gré du marionnettiste.




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  • Farid
    24 février 2011 at 13 h 09 min -

    Malheureusement vous avez raison si Salah!
    Le ventre, c’est tout ce qui intéresse notre peuple et il vient de le prouver pour une énième fois.

    C’est fini, il n’y a aucune chance pour nous car le peuple a fait son choix: Le ventre, tout le ventre, rien que le ventre. Le train de la liberté vient de quitter l’Algérie.




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  • djamel
    24 février 2011 at 14 h 25 min -

    BONJOUR A TOUS,
    NOUS REVENOBS A LA CASE DE DEPART,PAS DE REFORME POLITIQUE,LES MEME GUEULES RESTERONS AU POUVOIR,L’ARMEE QUI VA GERER LES AFFAIRES PUBLIC,SOUS PRETEX QU’ILS VONT LUTTER CONTRE LE TERRORISME,ALORS QUE C’EST EUX QUI ON CREER LES FAUX TERRORISTES QUI ON MASACREER NOTRE PEUPLE,RESULTAT BY-BY LA DEMOCRETIE.
    DEUXIEME CHOSE QUI EST IMPOTANTE,CETTE JUNTE A CREER UNE IDEE QUI EST BEIN ETUDIER LAQUELLE? (PLUS IL SONT OCCUPER ET MOIN IL FONT DE BETISE)LA BANQUE OUVRE SES COFFRES ET DONNE DE L’ARGENT AUX GENS QUI VEULENT FAIRE DU BUSINESS. MAIS QUI SONT CES ALGERIENS QUI ONT DROIT A CES PRET BANQUAIRE?????? JE CROIS QU’IL Y A DEUX CATEGORIE,CEUX DE LA PREMIERE CLASSE QUI ONT UN PASSE PAR TOUT,ET CEUX DE LA DEUXIME CLASSE QUI VONT COURIRE DANS UN SYSTEME SOCIO-BUREAUCRATE CORONPUS POUR FOURNIR UN DOSSIER,ET A LA FIN ON LEUR DIT QUE LE DOSSIER EST INCOMPLER VOUS NAVEZ PAS LE DROIT.
    ET OUI C’EST CA L’ALGERIE ALI BABA OUVRE LES TRESORS ET LES 40 VOLEURS SONT TOUJOUR PRESENT.
    SALUTATION




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  • Boreal
    24 février 2011 at 14 h 39 min -

    Ce qui est à redouter, c’est une réactivation du terrorisme par AQMI interposé afin de justifier l’immobilisme et le refus d’ouverture politique. Les laboratoires du DRS doivent être en effervescence en ce moment, alors gare à la provocation !




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  • Hani
    24 février 2011 at 15 h 37 min -

    Je reprend les paroles de Farid:

    Malheureusement vous avez raison si Salah!
    Le ventre, c’est tout ce qui intéresse notre peuple et il vient de le prouver pour une énième fois.

    C’est fini, il n’y a aucune chance pour nous car le peuple a fait son choix: Le ventre, tout le ventre, rien que le ventre. Le train de la liberté vient de quitter l’Algérie.




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  • azzeddine
    24 février 2011 at 15 h 41 min -

    me je te dis rien que SEBHAN ALLAH YA Fayçal Métaoui
    mafehmnakoumeche




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  • Ait Mohand Ouwidir
    24 février 2011 at 15 h 57 min -

    Bien sûr qu’il ne faille point s’attendre AUCUN CHANGEMENT de la part de ce système honni et vomi par tous qui est en train de louvoyer pour essayer de gagner du temps croyant faussement nous avoir et nous anéantir à l’usure…

    Mais « ILS » ne font, en fait, que retarder l’échéance inéluctable ! Car « ILS » ne pourront jamais rien faire contre la logique de l’Histoire et la force mille fois séculaire du peuple algérien qui finiront par les broyer comme elles ont déjà broyé Ben Ali, Moubarek et trés bientôt le schyzophrène Gadafi… en attendant d’autres !

    Tous ces régimes putréfiés sont de trés mauvais élèves qui ne retiennent JAMAIS les leçons que l’Histoire a pourtant infligé de tout temps aux dictateurs depuis les temps immémoriaux de l’Humanité !

    A TARIQ MESDOOOUUUUD YA TOUGHAT !

    Vous avez déjà perdu ! Et tout perdu !

    NAAT’ALLAHOU AALAYKOUM…!!!

    Tanmirth.

    « ILS » ne font que se tromper eux-mêmes.

    Et comme tous les régimes dictatoriaux, « ILS » VONT DROIT AU MUR ! A leur pure perte.

    Tanmirth.




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  • Rédaction LQA
    24 février 2011 at 16 h 03 min -

    Le conseil des ministres entérine le statu quo
    Bouteflika refuse l’ouverture politique
    Par : Azzeddine Bensouiah

    Liberté 24 février 2011

    Le régime choisit la fuite en avant, en annonçant des mesures sociales aux retombées incertaines. Rien, absolument rien au sujet de l’ouverture démocratique, de la liberté d’expression.

    Ceux qui avaient un soupçon de doute en auront pris pour leurs comptes : le président Bouteflika ne compte pas changer, au crépuscule de son règne. Les annonces faites, lors du Conseil des ministres de mardi, constituent une réponse, on ne peut plus claire aux attentes des Algériens qui aspirent à plus de liberté, plus de démocratie.
    Le régime choisit la fuite en avant, en annonçant des mesures sociales aux retombées incertaines. Rien, absolument rien au sujet de l’ouverture démocratique, de la liberté d’expression. Le peuple demeure, selon la vision de ceux qui le gouvernent, inapte à réfléchir, à s’exprimer.
    La levée de l’état d’urgence ne signifie absolument rien, dans les faits, pour le commun des Algériens. Les étudiants l’auront compris à leurs dépens, eux qui ont été violemment réprimés devant leur ministère. Et pourtant, le Conseil des ministres vient d’admettre qu’ils avaient raison et a retiré le texte de décret, pourtant présidentiel, controversé. Bien sûr, le ministre, tout comme ses collègues, d’ailleurs, n’a pas remis sa démission et ne se sent même pas contrarié. C’est que le gouvernement a pris l’habitude de commettre des bourdes sans jamais les assumer, ni avoir à se justifier.
    Le chef de l’État, en choisissant de faire l’impasse sur l’ouverture politico-médiatique, aura clairement fait son choix. D’ailleurs, la première réaction est venue du département d’État américain, qui a tout de suite exprimé le désaveu de l’administration américaine du choix fait par le président algérien. “La décision du gouvernement algérien de lever l’état d’urgence est positive mais elle doit se traduire par une extension des libertés et un véritable changement”, a écrit Philip Crowley, porte-parole du département d’État sur son micro-blog Twitter.
    Déjà, l’administration Obama avait demandé aux autorités algériennes de respecter le droit des Algériens de manifester et de s’exprimer. Les réactions en chaîne venues des pays européens constituaient une pression de plus sur le régime algérien afin d’opérer une plus grande ouverture. Mais Bouteflika, apparemment en panne d’alternative, a choisi le statu quo, estimant que quelques milliards promis aux nécessiteux allaient calmer les esprits.
    Le Président, qui avait tout misé sur le vide fait autour de lui, afin de se prémunir de toute concurrence, de toute voix discordante, se retrouve aujourd’hui seul, entouré de soutiens intéressés, impopulaires par la société.
    En choisissant de tourner le dos à la classe politique et à la société civile, le président Bouteflika prend le risque de s’isoler davantage et de perdre l’estime de ses alliés étrangers, après avoir tant fait pour la gagner. La contagion démocratique, qui gagne le monde arabe, ne devrait pas épargner l’Algérie. Même si Bouteflika est connu pour avoir une sainte horreur de répondre à la pression quand elle s’exprime, il est évident que le mécontentement ambiant de la société l’a poussé dans ses derniers retranchements. Et si ça continue ? Si ça monte en cadence ? Tout porte à croire qu’il risque de s’enfermer dans son propre piège.
    Bouteflika pourrait se satisfaire des rapports lui jurant que le peuple l’adulerait, comme il pourrait se contenter des partis qui le soutiennent, dans l’Alliance, ou dans “l’opposition de l’opposition”. Il pourrait ignorer la contestation populaire et minimiser l’adhésion populaire aux thèses défendues par les partis de l’opposition, les syndicats autonomes et les personnalités politiques. Il peut faire semblant que tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais il ne pourra pas dire, comme le déchu Ben Ali : “On m’a trompé”. Non, il suffit de sortir, d’écouter les complaintes des Algériens, des vrais, pas ceux que l’administration et les partisans voudraient lui présenter. Il suffit d’accepter de discuter avec l’opposition et de se dire que, finalement, tous les Algériens n’ont qu’un seul objectif : se sentir mieux dans leur propre pays. Bouteflika peut le faire, à moins que la volonté n’y soit pas.




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  • Hamma
    24 février 2011 at 17 h 07 min -

    C’est la réouverture d’une politique pathétique.

    A mes amis de LQA qui pensent que le peuple algérien ne s’intéresse qu’à son ventre. Je ne suis pas d’accord avec vous et il ne cautionne pas cette décision pathétique. Le peuple, le vrai aspire à autre chose que de se remplir la panse. Il aspire plutôt à être libre pour que plus tard lui et les générations à venir puissent manger à satiété.




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  • Si Salah
    24 février 2011 at 17 h 25 min -

    Ben Ali pensait etre plus intelligent que Ceaucescu, Moubarak pensait etre plus intelligent que Ben Ali,
    Kadhafi pensait etre plus intelligent que Moubarak…

    Question: pourquoi refuser à Bouteflika le droit de se croire plus intelligent que Kadhafi?

    Simple question de bon sens…

    Si Salah




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  • Si Salah
    24 février 2011 at 18 h 29 min -

    Ben Ali pensait etre plus intelligent que Ceaucescu.
    Moubarak pensait etre plus intelligent que Ben Ali.
    Kadhafi pensait etre plus intelligent que Moubarak.

    Question: pourquoi dénier à Bouteflika le droit de se croire plus intelligent que Kadhafi?

    Si Salah




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  • djamel
    24 février 2011 at 19 h 37 min -

    BONJOUR, SALAM,
    A NOS AMIS DU LQA
    FRERE AZZEDINNE JE VEUT VOUS POSER UNE QUESTION.
    POURQUOI VOUS DITE ( LE PRESIDENT BOUTEFLIKA OU LE PRESIDENT ALGERIEN)DANS VOTRE ARTICLE.
    EST CE QUE VOUS LE CONCIDERER COMME PRESIDENT?
    EST CE QUE VOUS AVEZ VOTER POUR LUI?
    POURQUOI NE PAS DIRE FAUX CHEF D’ETAT SIMPLEMENT.
    MOI J’AI PAS VOTER POUR LUI PARCEQU’IL A VIOLER LA CONSTETUTION.
    MONSIEUR ET SI VOUS AVEZ VOTER POUR LUI,ET C’EST VOTRE PRESIDENT PAS LE MIEN. (J’ESPER QUE LE LQA N’EST PAS PRO-JUNTE) THANK-YOU
    ALL THE BEST AND HAVE NICE DAY




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  • S.B
    25 février 2011 at 2 h 17 min -

    UNE DENT POURRI S,ARRACHE T-ELLE PAR ELLE MÉME ?????
    JAMAIS, MÉME APRÉS CAUSÉ LE DÉCÉ DE L’INDIVIDU ELLE RESTERA EN PLACE.
    ET Y FAUT PAS S’ATTENDRE DE VOIRE LES DINAUSAURES CRIMINELS, VOYOUX, VAUTOURS S’OUVRIR SUR LA DÉMOCRATIE , CAR CELA NE LES ARRANGERA JAMAIS, ET TANT QUE SA CHANGE PAS, RIEN NE VAS PLUS EN ALGÉRIE, ALORS QUE TOUS LES PEUPLES NORD AFRICAIN SE TROUVE LIBÉRÉ, ET VIVRE DÉMOCRATIQUEMENT AVEC UNE JUSTICE ÉQUITABLE , DÉVELOPPEMENT POUR UNE VIE MEILLEURS…NOUS ALGÉRIENS ON CONTINUE DE LAISSER LES COFFRES FORTS ET ARMES AUX MAINS DES DINOSAURES , CRIMINELS, HARKI, HIZB FRANSSA….ADIEU ALGÉRIE ADIEU ALGÉRIE SI LES ALGÉRIENS NE PROFITE PAS DES CIRCONSTANCES ACTUELS …C PRESQUE FINI.
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    QUELS INVESTISSEMENT ÉTRANGER Y AURAI…QUELS DIASPORAT ALGERIENNE RENTRERAS ET INVESTIRA EN ALGERIE ??PERSONNE SAUF L’AQMI, BENLADEN , ABOU MASSAAB, HATTAB, ABOU DJAHL…QUI VERRONT DE BELLES OPORTUNITEE EN ALGERIE




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  • KADDOUR
    25 février 2011 at 20 h 11 min -

    Le problème fondamental pour un changement pacifique d’un système en fin de course , c’est les bureaux de vote .Si tous les opposants du système sont capables d’assurer avec leurs militants et sympathisants et des citoyens honnêtes un VOTE NON TRUQUE, ILS SE DOIVENT de demander dans les plus brefs délais des élections anticipées, législatives , locales ensuite présidentielle et là tout le monde sera fixé.On peut essayer toutes les méthodes et formules, l’Algérie ne pourra être démocratique tant que les bureaux de vote sont manipulés parfois par les mêmes personnes depuis plus de 25 ans.Si les gens du système sont adoubés par le peuple par un vote irréprochable, chose , au demeurant,peu probable , l’opposition devra revoir sa stratégie.A l’inverse , les vissés sur le koursi devront céder gentiment la place.Une révolution à la tunisienne , si elle survient , chose très probable ,sera nettement plus douloureuse et plus violente avec des conséquences imprévisibles.Nos parents en faisant la révolution de Novembre nous ont-ils pas dit que nous allons avoir après l’indépendance , un pays mieux que la France , à tous points de vue.Résultat:no comment.




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  • Mustapha Malek
    28 février 2011 at 7 h 57 min -

    Salem;
    Lire:
    http://www.alhiwar.net/ShowNews.php?Tnd=15313

    SVP traduire et publiez dans les deux langues

    Merci et bonne continuation

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    الرئيس بوتفليقة يطوي ملف الخلية السرية للمخابرات الجزائرية
    بتاريخ : 2011-02-27 الساعة : 12:16:26
    التصنيف : مختصــرات الأخبــار عدد القراء : 301

    بعد مشاورات مطولة مع جهات عسكرية وصفت بالساخنة و التي إستمرت حوالي شهر و نصف، وبعد إستقباله لدبلوماسي أمريكي رفيع المستوى الأسبوع الفارط بإقامة جنان المفتي في حضور مستشارين من كلى الطرفين، قرر أخيرا الرئيس عبد العزيز بوتفليقة إلغاء و حل اللجنة المكلفة من طرفه بتقصي الحقائق فيما سمي بقضية الرئيس محمد بوضياف و العميد سعيدي فوضيل المسؤل السابق لمديرية الأمن الخارجي لدى دائرة الإستعلامات و الأمن (المخابرات الجزائرية)، و كذالك إيقاف كل التحريات الخاصة بخلية سرية تابعة لجهاز الإستخبارات الجزائرية و التي إتهمها الرئيس بوتفليقة في العديد من المناسبات أمام مقربيه و كذالك بحضور مبعوثي الولايات المتحدة الأمريكية و الفرنسية على أن هذه الخلية تنتمي إلى جناح إستخبراتي خطط للإطاحة به و بنظامه خلال السنوات الماضية و قد إستند بوتفليقة في حربه على هذه الخلية بجهاز الإستعلامات الخاص برئاسة الجمهورية و على العديد من شهاداة مسؤلين سابقين متقاعدين من الجيش الوطني الشعبي مثل اللواء خالد نزار و عملاء مخابرات سابقين في المنفى ، كما إتهم من قبل بوتفليقة الفريق محمد ليامين مدين المسؤل الأول للمخابرات الجزائرية و مساعده اللواء مهنى جبار مدير المخابرات الحربية الذي خلف اللواء لعماري سماعيل بترئس هذه الخلية منذ سنوات.
    و للعلم فإن هذه الخلية أو الجناح السري كما وصفه الرئيس لا أثر له داخل منظومة وزارة الدفاع الجزائرية، و قد وصفها بوتفليقة في الماضي بالجناح الشبح، و هي مكونة من عملاء إستخبارات ذات مستوى عالي جدا في تقنيات المعلومات الإستخبارتية و العمليات الخاصة فقد أراد بوتفليقة إختلاق و ربط قضية الراحلين بوضياف و العميد فوضيل السعيدي بهذه الخلية السرية لغرض واحد و هو ضرب المؤسسة العسكرية و جهاز المخابرات في المحافل الدولية، محاولة منه لإنقاص من نفوذ الجيش و سلطته ثم الإستحواذ كليا على قيادة أركانه عبر زرع قياداة جديدة تتم تسميتها على يده و يكون ولاؤها له كاملا، على العلم أن هذه القضية أثارت غضب و إستياء المؤسسة العسكرية بكل مكوناتها منذ بداية حيثيياتها التي تعود لسنة و نصف.

    و مع إصدار الأمر من المكتب الرئاسي بإقف و طي ملف هذه الخلية ، أصدر النائب العام العسكري للناحية العسكرية الأؤلى قرار بإلغاء التحقيق و المتابعة في حق مسؤلين و عملا ء المخابرات من بينهم : العميد طرطاق بشير،العقيد بولويزة نصر الدين مدير السابق (للأمن الرئاسي) العقيد مراد بن باكر، و كذالك قائمة لعملاء تابعين لمدرية مكافحة الجوسسة و الأمن الرئاسي من بينهم، بن سلون حسان، بن لوصيف حكيم ، قادري عبد الرزاق، بن لوصيف باديس، شعايبية محمد ، محمد رضا نموشي، منير آيت أؤعلي، ناصر حبشي، كريم مصلوب، ونزي الحاج علي، و حوالي مئة من العملاء الأخرين للأمن الرئاسي الذين حقق معهم في ملف إستخباراتي حول محاولات إنقلاب على الرئيس بوتفليقة .

    هؤلاء العملاء الخاصين حقق معهم على خلفية إنتمائهم لجناح سري للمخابرات الجزائرية و الذين تم البحث المكثف في نشاطاتهم العملتية التي غيبت عن المصالح الرئاسية حسب زعم بوتفليقة و التي وصفها بالمشبوهة لكونها لا تستقي تعليماتها من الأجهزة الرسمية و أشار أن الخلية المذكورة تتميز بدرجة إستنفار قصوى و قوة ضاربة و قدرة عالية للتموه و هذا منذ بداية التسعينيات.

    يأتي قرار إلغاء ملف التحقيقات في قضية الجناح السري للمخابرات على غرار الضغوط الكبيرة التي مارستها المؤسسة العسكرية و جهات خارجية على الرئيس بوتفليقة و التي تأتي على خلفية الأحداث و التطورات التي تشهدها دول المنطقة منذ شهرين . من البداية أراد بوتفليقة تلطيخ صمعة الجيش الوطني الشعبي الذي سانده منذ إعتلائه سدة الحكم و محاولاته العديدة لفرض سطوته على المؤسسة العسكرية و الجر بقادتها لخيار الرشوة و الإستثراء، على حساب القيم و المبادئ و الأخلاقيات النابعة من الدستور، فكيف به اليوم يرضخ لمطالب أطراف خارجية كانت في عداد الصم البكم العمي طوال الأعوام التي مظت، نراها اليوم تنصحه بعدم خلط الأمور و تقليب الجيش ضده لأنها حسب قولهم عوامل قد تأدي إلى زعزعة إستقرار البلاد و لو أدى ذلك للإطاحة به و على يد هذه الخلية التي تكالب هو و إخوته و مقربوه للبطش بأفرادها.

    صابر ايت بلقاسم

    مصدر الخبر : بريـــــــــــــــــد الــحـــــــــوار نـــــت

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