Édition du
25 July 2017

Regard détaché sur une révolution inattendue

Par Adel H.

La fièvre qui s’était emparée de tout le monde au bureau depuis le 25 janvier vient à peine de tomber, après le départ de Moubârak. Alaa, mon collègue de travail égyptien, est plus détendu et tout fier de ce qu’ont accompli ses frères et sœurs de Maydân Ettahrir. Alors quand Mohammed, un pakistanais établi au Canada, vient m’annoncer, avec une inquiétude perceptible dans la voix, qu’une manifestation est prévue en Libye pour le 17, je ne peux m’empêcher de sourire et de lui rétorquer que cela est hautement improbable, le peuple libyen étant plongé dans un profond sommeil.

Et lorsque les premières nouvelles d’un soulèvement populaire à Benghazi nous parviennent le 15, je ne perçois pas encore clairement la lame de fond qui va déferler sous peu, la population de cette ville étant connue pour son tempérament frondeur à l’égard de Kadhafi qui le lui rend bien, d’ailleurs. Le jeudi, les collègues libyens sont appelés par leurs supérieurs à aller manifester leur soutien au Kâid à la Place Verte, au centre de Tripoli. La plupart en profitent pour prendre une demi-journée de congé à la maison. Roger, ingénieur américain, est resté chez lui, ayant reçu des instructions dans ce sens de son ambassade.

Les chaînes satellitaires arabes, Al-Jazeera, Al-Arabya et Al-Hourra, entre autres, s’emparent du «dossier» libyen. Les premières images de la manifestation de Benghazi, violemment réprimée par les services de sécurité, sont passées en boucle et les opposants au régime deviennent plus visibles. Je passe le week-end collé à mon poste de télévision, alors que la situation évolue très rapidement à l’Est. Dimanche : retour au bureau. L’atmosphère y est lourde. Les collègues libyens sont tristes et inquiets. Les morts de Benghazi ne laissent personne indifférent et même si les langues ne se délient pas encore, la réprobation se lit sur tous les visages. Haytham, la trentaine, lâche : « Il n’y aura pas de retour en arrière. Il vaut mieux faire des provisions en matières de base, avant la rupture des stocks. Cela risque de durer deux bons mois. » « Deux mois! », dis-je « C’est beaucoup! Peut-être trois semaines…»

Le lundi matin, à 7 H 15 passées, le bus qui nous emmène chaque jour au bureau n’est toujours pas là. Mary, une irlandaise dans la cinquantaine, secrétaire du chairman, apparaît alors. Elle est encore en vêtements d’intérieur. « Mr Wallace [qui représente les partenaires étrangers dans le comité de direction de la société] vient de m’appeler pour me dire de ne pas aller au bureau. La situation est dangereuse. » Cela devient sérieux. Nous retournons tous dans nos bungalows. Je suis un peu inquiet, car depuis une semaine mon passeport se trouve au bureau qui s’occupe des visas et billets d’avion, mon congé étant prévu pour le 2 mars. J’avais pensé à le récupérer hier mais avais finalement remis ça au lendemain. Je regrette mon manque de discernement. Dans la journée, quatre gros hélicoptères passeront à basse altitude, en direction de l’Ouest. Ils repasseront un peu plus tard, allant dans le sens opposé.

Le soir, la chaîne de télévision d’État Al-Jamahiriya diffuse une allocution de Saif-Al-Islam, l’un des fils de Kadhafi, celui qui est présenté depuis quelques années comme le successeur du Kâïd et l’initiateur d’un mouvement de modernisation du pays, celui qui fera de la Libye une nouvelle Dubaï – Libya al ghad. Il est décevant, d’un niveau incroyablement bas, le regard chargé de haine et le doigt menaçant. Les opposants qui ne cessent de défiler sur les chaînes satellitaires étrangères sont autrement plus convaincants et crédibles. Ils parlent posément et démontent toutes les contre-vérités et contradictions de son discours vindicatif qui promet la guerre civile, la scission du pays et le chaos aux Libyens, si jamais le mouvement de contestation venait à se propager.

Le bilan de la répression annoncé par ces chaînes s’alourdit de jour en jour. On parle de centaines de morts. A Tripoli, la situation paraît calme, bien que la plupart des commerces soient fermés. A la supérette de notre cité, il n’y a plus de pain et les stocks de pâtes et d’eau, notamment, diminuent à vue d’œil. Le caissier a les yeux rivés sur le téléviseur accroché au mur, face à la porte d’entrée, qui diffuse des images d’Al-Jazira. Entre l’espoir que le mouvement se propage à tout le pays et la crainte de voir ce dernier sombrer dans le chaos, quel sentiment prendra le dessus? Qui croire, la télévision d’État qui ne cesse de répéter que tout est calme et diffuse des manifestations de soutien au Kâid et des chants à sa gloire, ou Al-Jazira qui montre des adolescents portant des RPG à Benghazi?

Les démissions de diplomates se suivent, ainsi que celle du ministre de la Justice. Le régime de Kadhafi est menacé d’effondrement. C’est le sauve-qui -peut. Mais le dictateur qu’on disait en partance pour le Venezuela fait une apparition sur Al-Jamahiriya. Il ressemble à un revenant d’une époque lointaine, celle des chevaux et des sabres au clair, avec son couvre-chef ridicule. Une sorte de Hulaku du 21ème siècle, avec ses yeux bridés, ou un Don Quichotte arabe, avec la rage de tuer à la place de la douce folie. Nous sommes le 21 février. Le lendemain, il persiste et signe dans un discours qui restera dans les anales comme une pièce d’anthologie représentative de la folie destructrice des dictateurs arabes après plusieurs décennies de règne sans partage. A 69 ans, âge où on doit en principe parler le langage de la sagesse, il vocifère et menace. Il insulte et appelle à la guerre civile. Dans son bunker d’Al-Aziziya, de l’intérieur de sa maison bombardée en 86 par les américains et gardée en l’état pour servir de témoignage, il interpelle tous ceux qui ont osé remettre en cause son pouvoir : « Où étiez-vous quand j’ai fait la révolution et vous ai ramené la liberté? Où étiez-vous quand seule la maison de Gaddafi était bombardée, alors que les vôtres étaient épargnées? » Il est irrémédiablement enfermé dans son délire. Rien ne pourra plus l’en sortir, si ce n’est la mort.

Les principales villes de l’Est, Al-Bayda, Tobrouk et Benghazi sont totalement contrôlées par les opposants, alors que les défections de hauts responsables continuent. On parle d’utilisation de l’aviation contre les manifestants à Tripoli. La télévision d’État dément. L’ONU, la Ligue Arabe ainsi que la plupart des dirigeants occidentaux expriment leur réprobation et appellent Kadhafi à quitter le pouvoir. Depuis lundi, le téléphone ne fonctionne que par intermittences. Je n’arrive pas à joindre mes collègues et amis libyens. Lorsqu’enfin, je peux parler à Abderraouf, il me confirme que l’aviation a bien été utilisée la nuit contre les manifestants du côté de Souq-El-Joumâa, là où il habite. « Ce sont les services de sécurité qui tirent sur des jeunes désarmés » me dit-il. « Personne ne sort. Nous avons peur. »

Le mercredi 23 au soir, Manfred, un collègue canadien, vient taper à ma porte. Il pleut. « Est-ce que tu pars demain? », me demande-t-il? « Il y aura un avion affrété par le gouvernement. Nous partirons à l’aéroport aux environs de 8H30. » Je lui réponds que je n’ai pas mon passeport et que je verrai demain. Je commence à ressentir la gravité de la situation, d’autant plus que ma femme est de plus en plus inquiète, pour ne pas dire paniquée, et que mes amis commencent à m’envoyer des emails pour s’enquérir de ma situation. Je n’ai pas vraiment peur. Je me dis qu’au pire, j’irai me réfugier chez mes amis libyens. Et puis n’avons-nous pas connu une situation plus dangereuse dans notre pays dans les années 90. Nous nous rendions tous les jours au travail alors que les routes étaient jonchées de cadavres et que les bombes explosaient partout à Alger. On ne meurt qu’une fois. Cependant, je réalise que je n’ai pas le droit d’infliger cette torture à mes proches. Je décide de me rendre au bureau le lendemain, dans l’espoir d’y trouver quelqu’un et récupérer mon passeport. Dans la nuit, j’arrive à joindre au téléphone mon supérieur direct, Mahmoud. Je lui demande s’il sera au bureau demain. Il m’annonce alors qu’il se trouve à Mesrâta, sa ville natale où habitent ses parents. « Comment est la situation là-bas? » demandé-je. Il me répond que la ville est calme. Al-Jazira International – la chaîne en arabe étant brouillée – avait annoncé que la ville était aux mains des opposants. Les partisans de Kadhafi avaient-ils été vaincus ou bien avaient-ils adopté un profil bas, en attendant de revenir à l’attaque?

Le jeudi matin, j’appelle un collègue algérien recruté depuis deux mois et nous décidons de prendre un taxi pour nous rendre à la société. Un vent fort souffle, accompagné de rafales de pluie. Il fait froid. Le chauffeur de taxi ne parle pas. Il est presque 9 heures et l’autoroute est déserte. La population est cloîtrée chez elle. Les écoles et les commerces sont fermés. « Est-ce cela Tripoli? » ne cesse-t-il de répéter, visiblement abattu. « D’habitude, ici il y a un gros bouchon. », lâche-t-il quand on arrive au niveau du nouveau pont en construction. « Maintenant on regrette les bouchons qu’on déplorait avant… », dis-je, avec un léger rire, pour détendre l’atmosphère.

A l’entrée de la cité populaire dans laquelle se trouve le siège de la société – forcée de quitter ses bureaux du centre-ville quelques années plus tôt, une décision aussi saugrenue qu’imprévisible, comme toutes celles du Kâid –, le taxi est arrêté par des jeunes qui ont dressé un barrage de contrôle, afin de prévenir toute intrusion de baltadjia (le mot a vite été adopté dans tous les pays arabes). « Ce sont des Algériens qui vont à la société. » leur dit-il. Nous ne lui avions pourtant pas dit que nous étions algériens. Notre accent nous a probablement trahis. La plupart du temps, les taxieurs me prennent pour un Tunisien. Devant le portail d’entrée de la société, je croise trois ingénieurs libyens qui sortent. Ils me disent qu’il n’y a personne au bureau. Nous nous dirigeons vers le bloc du service du personnel. Fort heureusement, une demi-douzaine d’agents est dans le couloir en train de discuter. Je suis soulagé en apprenant que mon passeport est là. Manfred m’avait parlé la veille d’un bureau de l’Immigration qui avait été brûlé par les manifestants et j’avais craint le pire. J’exprime ma sympathie à l’agent libyen qui s’occupe de moi en espérant qu’ils éviteront le piège de la guerre civile. « Nous avons connu cela en Algérie et nous ne le souhaitons à personne. », lui dis-je. « Ce que nous vivons est un mal nécessaire. », me répond-il.

Le passeport en poche, avec mon compatriote, nous reprenons un taxi en direction inverse. La route est toujours vide mais le chauffeur est plus loquace que le premier. Nous commentons les derniers événements et la crainte de voir le pays sombrer dans la guerre civile. Après s’être retenu un peu, il finit par s’emporter contre Kadhafi et son entêtement. Je lui fais remarquer que la télévision d’État dit que la situation est calme. « C’est ça qu’il veut? Lui, il tient la ville pendant la journée et les autres la contrôlent durant la nuit. » Cela me rappelle les années noires à Alger.

Un autre compatriote, responsable du bureau d’une société algérienne en Libye, m’appelle pour s’enquérir de ma situation. Je lui annonce que je dois me rendre à l’aéroport. Il se propose de m’y prendre dans son véhicule, ce que j’accepte avec empressement. Avant de nous rendre à l’aéroport, nous faisons un crochet par le Consulat d’Algérie, qui se trouve à Hay-El-andalous, l’équivalent de notre Hydra. Nous nous inscrivons sur la liste des Algériens qui veulent être évacués. En réponse à nos questions, le préposé au guichet, nous demande d’aller à l’aéroport et d’attendre. Mon ami m’apprend qu’il y aura peut-être deux vols aujourd’hui.

La route de l’aéroport est plus animée. C’est le sauve-qui-peut général des étrangers. L’accès à l’aéroport est interdit aux véhicules et mon ami me dépose à une centaine de mètres de l’aérogare. Ayant à peine fait quelques mètres, je vois arriver vers moi une masse d’hommes – des Égyptiens, reconnaissables aux gallabiehs que portent certains d’entre eux. Ils courent éperdument, poursuivis par des policiers armés de gourdins. La pluie a cessé, mais le vent souffle toujours et il fait froid. Arrivé au niveau de l’immense esplanade qui jouxte l’aérogare et qui sert de parking, je vois alors un spectacle digne de la fin du monde : toute l’étendue est parsemée de couvertures, de cabas et valises éventrées, de vêtements éparpillés – robes destinées aux épouses ou fiancées, pantalons et chemises achetés pour les enfants avec les maigres économies de ces milliers de travailleurs manuels égyptiens qui font tout le travail de force à Tripoli. Ils campent à l’aéroport depuis 3 jours, sous la pluie, dans le froid et le vent, sans nourriture ni latrines, attendant d’être embarqués sur un hypothétique avion. Ils ont perdu toutes leurs affaires, mais n’ont pas d’autre choix que d’attendre dans le froid et d’espérer.

Ma famille se trouvant au Canada, je décide de rejoindre mes collègues arrivés plus tôt dans la matinée et de tenter ma chance sur le vol affrété par le gouvernement canadien. Après plusieurs heures d’attente, debout dans le froid, on nous apprend finalement que l’avion qui devait nous emmener à Rome n’a pas reçu l’autorisation du gouvernement libyen et qu’il ne viendra pas. Un premier groupe de 35 personnes est casé sur un vol espagnol pour Madrid. Aux environs de 18 heures, un autre groupe s’embarque pour Malte. Le reste, dont je fais partie, doit partir pour Londres avec les Britanniques. En fin d’après-midi, les travailleurs égyptiens réoccupent le terrain par petits groupes. Certains passent en revue les vêtements éparpillés, récupérant quelques chiffons encore en bon état. Nous attendons à l’écart, loin de la foule. Aux environs de 20 heures, les agents de sécurité qui nous accompagnent nous demandent de nous mettre en file indienne et de nous diriger vers la porte d’entrée de l’aérogare. Ils nous annoncent quand même que la situation est un peu intimidante, mais qu’il fallait garder son sang-froid. Nous nous mettons alors en mouvement et lorsque nous arrivons au milieu de la masse compacte, nous entendons une grande clameur. Les pauvres hères qui ont eu la chance d’accéder aux premiers rangs et qui s’entassent tout le long de la façade du bâtiment au milieu des couvertures et des valises éventrées, sont bastonnés par les policiers afin de dégager le passage. Un mouvement de foule commence et nous battons en retraite. Après une autre heure d’attente, on nous demande de faire une autre tentative. Nous reprenons notre marche au milieu des couvertures et des valises, sous le regard vide des milliers de pauvres bougres qui s’entassent dans le parking, livrés au froid et la faim. Je ressens un immense vide au fond de moi devant tant de gâchis. Les hommes sont vraiment égoïstes et insensibles aux souffrances de leurs semblables. C’est chacun pour soi dans ce triste monde. A côté de moi, un policier discute avec ses collègues. Je l’entends parler d’un homme qu’ils ont bastonné et qui est étendu par terre, peut-être mort. Les hommes sont non seulement égoïstes mais aussi cruels et sadiques.

Nous arrivons finalement à pénétrer dans l’aérogare, traversant la masse momentanément calmée par les coups et tenue en respect par les policiers armés de gourdins et prêts à assommer quiconque ferait le moindre geste. L’intérieur est noir de monde. Pas un seul espace vide. Nous nous frayons tant bien que mal un passage jusqu’à l’unique porte d’accès aux guichets de la police des frontières, pressés de toutes parts et manquant étouffer au milieu de la masse de gens dont l’unique désir est de passer cette porte pour se retrouver enfin hors d’atteinte.
Aux environs de minuit, nous entrons enfin dans le couloir qui mène à l’avion. Un Européen raconte à ses voisins ce qu’il a vécu la veille dans un hôtel, en ville. « Il y a vous, moi et le garçon de café, me dit le réceptionniste. Tenez, prenez cette arme et défendez-vous. » Il leur montre alors sur son portable la photo de la kalashnikov. « La nuit, ils ont commencé à tirer sur tout ce qui bouge, à partir des fenêtres. Dans la rue, en bas de l’hôtel, des adolescents de 16 ans à peine montaient à l’attaque, brulant voitures et bâtiments. Les autres ripostaient alors et ils se retiraient. Puis ils revenaient encore et ce fut ainsi jusqu’au matin. Tout devint calme alors et je vis des employés affairés à repeindre les façades brulées durant la nuit, afin de faire disparaitre toute trace d’attaque. » Tout est calme, avait dit la télévision d’État. Elle avait aussi annoncé une visite des lieux organisée pour les diplomates étrangers par les autorités afin qu’ils constatent le fait par eux-mêmes sur le terrain. Les paroles du chauffeur de taxi me reviennent en mémoire : « Lui contrôle la ville pendant la journée et eux la nuit. » Eux, une jeunesse qui en a assez de subir les excentricités d’un dictateur d’un autre âge et qui veut en finir avec lui, quelqu’en soit le prix.

L’avion décolle enfin. Je pense à mes amis libyens, Abderraouf, Slimane, Mahmoud, Brahim et Mokhtar. Il y a un mois à peine, Slimane nous avait invités à un repas dans une ferme située dans la banlieue de Tripoli. En privé, ils se laissaient aller à dire leur rejet du système et de la corruption sans bornes qu’il génère depuis quelques années. Ils sont tous très pieux, comme tous les Libyens. Ceux que Kadhafi a traités de cafards et de rats qu’il allait déloger de leurs trous, nettoyant le pays rue par rue, maison par maison. Aura-t-il le dernier mot? J’en doute fort. Courage mes frères…


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31 Commentaires sur cet article
  • radjef said
    28 février 2011 at 12 h 11 min -

    Bonjour tout le monde. C’est le troisième samedi, alors que la fièvre du changement fait chanceler tous les régimes totalitaires du monde arabe après avoir fait tomber deux dictatures, l’une à Tunis et l’autre au Caire, l’heure de vérité tarde toujours à sonner en Algérie. C’est le troisième samedi depuis l’Intifadha des peuples arabes contre leurs régimes respectifs, le pouvoir d’Alger l’un des plus sombres, des plus pervers et des plus criminels au monde, donne des signes d’assurance et l’image qu’il a toujours la situation en main, qu’il n’a perdu aucun de ses atouts… Malheureusement le ridicule n’a jamais tué personne. Les partis politiques estiment que c’est au peuple de prendre ses responsabilités…Dans ce cas quel est le rôle des partis politiques ? Puisque dans ce moment historique qui nécessite la mobilisation et le rassemblement de toutes les élites autour du peuple, les partis estiment qu’ils n’ont aucune mission a accomplir, qu’attendent-ils pour se dissoudre et rejoindre le peuple ? A défaut de cet argument, et lorsqu’ils ne s’accusent pas mutuellement et ne s’entredévorent pas comme des reptiles juste sortis du cycle d’hibernation, ils justifient leur incapacité a prendre la situation en main par les complots du DRS et la stupidité du peuple. « C’est la faute au DRS qui n’arrête pas de comploter contre nous ; c’est la faute au peuple khobziste qui refuse de réfléchir », nous disent-ils. Dans ce cas, a quoi servent vos diplômes et votre savoir, messieurs de l’opposition ? N’est ce pas vrai que c’est aux élites qu’incombe la tache de penser, de traduire dans les faits les attentes légitimes du peuple et de démasquer par une mobilisation de tous les instants les mensonges, les crimes et les intrigues du régime ? N’est ce pas vrai que c’est aux élites qu’appartient le devoir de mettre au point un vaccin contre les troubles séductions du DRS pour déclencher la colère du peuple ?
    Peut être, d’Alger, sur les hauteurs comme un balcon, dans des villas bunkerisées, la vie est belle. D’Alger, sous le charme d’ambitions démesurées, nos élites armées de diplômes universitaires acquis grâce à l’argent du contribuable, de voitures blindées, de rêves de diriger un jour le pays et de fortunes amassées sur les cendres d’une sale guerre et les cadavres de milliers d’algériennes et d’algériens, on a le temps suffisant pour contempler le pays et comprendre la vraie nature de la plèbe On oublie vite le paysan, le khemes qu’on a été autrefois. On comprend vite que le peuple c’est juste pour se faire une place au soleil ; que le peuple ne pige rien et qu’il s’enfiche royalement de sa liberté confisqué é depuis plus d’un demi siècle par des petits parvenus sans le moindre scrupule. On comprend vite que le peuple est un tas de canailles, de la chair à canons, un mélange de sperme ; on y trouve des berbères, des romains, des arabes, des byzantins, des turcs…Sur les hauteurs d’Alger, sur les chemins qui mènent au pouvoir, on a compris que le peuple n’est pas homogène et courageux ; que le peuple n’est pas rebelle, qu’il est un tas de khobzistes , un tube digestif qui ne réagit que par le ventre et le bas ventre. C’est un peuple qui ne se soucie nullement de sa dignité et de sa liberté ; c’est un peuple qui adore l’arbitraire, la corruption, le clientélisme, le chômage, la harga, les connivences et les complaisances avec le DRS ; A Alger, dans les night clubs sous l’effet du whisky et le charme de jolies nanas, loin des vociférations de Mme, on peut déguster à l’aise les fruits de mer …et quelques intrigues avec l’argent du DRS.




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  • abdallah
    28 février 2011 at 14 h 05 min -

    Je ne vois pas pourquoi on devrait être surpris par le déclanchement de la révolution lybienne . Ce qui se passe dans notre région nous rappelle les évenements qui ont secoué l’europe de l’est en 1989 . En trés peu de temps,la fiévre du changement a atteint tout le bloc communiste . Certes,il y a une différence,car le changement en 1989,est parti de l’interieur du système quand Gorbatchev le président soviétique de l’époque lança sa pérotroiska . La contamination aujourd’hui va se faire plus rapidement car les moyens de communication sont plus modernes et à la portée de la classe moyenne . Les autres pays de notre régions ne seront pas épargnées en témoigne ce qui se passe actuellement à Bahrein,Oman,Jordanie,yeman et bientôt l’Arabie Saoudite,l’Algérie et le Maroc . L’humain est né pour vivre libre,toute atteinte à sa liberté est une situation anormale et donc à combattre . Dés que la peur est maitrisée,la révolte devient le comportement logique pour s’émanciper et donc retrouver sa liberté d’hommes et de femmes .




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  • houda
    28 février 2011 at 16 h 12 min -

    bonjour tout le monde
    Les révolutions tunisienne, égyptienne et libyenne ont étonné plus d’un algérien, nous qui nous prenons pour les plus frondeurs de tous les peuples… seulement une révolution n’est pas une science exacte, elle peut se déclencher le moment et de la façon qu’on imagine même pas. ceci dit tout le monde attend la révolution algérienne quand va-t-elle survenir et de quelle façon; personnellement je ne vois pas les algériens, présentement, se soulever comme un seul homme, d’aucuns sont échaudés par la décennie noire, d’autres s’accommodent de l’ordre établi, d’autres waklou rabbi.
    personnellement je suis contre le chaos, contre le versement d’une seule goutte de sang, comme je suis viscéralement contre un système corrompu et sans état d’âme. je crois qu’on doit s’armer de patience car malgré tout le système panique et s’empêtre dans ses contradictions, le temps ne joue pas pour lui, il sera obligé de changer d’une façon ou d’une autre, le seul moyen que je vois bon et efficace pour traquer ce système c’est de dénoncer tous les corrompus, les traquer les harceler, citer leur nom au grand jour, les dénuder devant l’opinion publique jusqu’à ce qu’ils disparaissent de leur propre chef, je pense que c’est l’unique arme efficace pour le moment.
    N’oublions pas non plus de prier Dieu de nous délivrer des fossoyeurs Il est le tout puissant : qui pouvait prédire que Benali, Moubarak et Kadafi tomberaient un jour? dawam el hal mina el mouhal. soyons plus intelligents et ne détruisons pas notre pays, ils partiront, je dirais que c’est dans la logique des choses




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  • rak
    28 février 2011 at 21 h 01 min -

    salam, azul,bsr les ami(e)s

    Comme j’aimerai te croire chere compatriote Houda, mais a mon grand regret et selon moi les tyrans et les harkis qui nous gouvernent ne partiront qu’avec un coup de pied au … et en ayant semé le plus de mal derriere eux.
    c’est une affaire de culture et de tres tres tres gros sous!
    la revolution des oeillets, du jasmin, de velours ou autres « douceurs » ne sera malheureusement pas pour nous.
    je souhaite bien evidement comme vous, que ca se fera avec le moins de mal possible, mais du mal il y’en aura c’est certain et j’en suis convaincu meme si ca fait mal rien que de le dire ou le penser.

    cordialement




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  • batni
    28 février 2011 at 21 h 19 min -

    En un mot comme en mille, tu nous dis ma chere houda, Ettas Ettas mazal elhal !!!

    Mes respects,




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  • abdallah
    28 février 2011 at 23 h 07 min -

    Chére houda,il y a des règles en sociologie politique qui disent que ceux qui arrivent par la force au pouvoir,s’y maintiennent par la force et se font destituer par la force . Cette règle est valable partout y compris en algérie . Notre indépendant est confisquée par ce pouvoir qui nous infantilise et nous opprime . Doit on le laisser faire ou doit on agir . Ce pouvoir est fini,il n’a plus rien à donner aux algériens . Certains décideurs ont commencé à placer leur argent aux émirates arabes,d’autres sont pris de panique et courent vers les chaines de télévisions érangères pour se justifier et essayer de rassurer les algériens . Bref,le pouvoir panique ,il est a portée de mains,à nous d’agir .




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  • KERTI
    28 février 2011 at 23 h 33 min -

    En lisant ces commentaires,pleins de bon sens,tout de même, malgré la différence des points de vue, je ne désespère pas de notre jeunesse prête à en découdre pour un avenir meilleur. Cela met du baume au coeur.




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  • Y_Zohir
    28 février 2011 at 23 h 39 min -

    HALTE AUX MASSACRES DES POPULATIONS EN LIBYE

    Les informations qui proviennent de Libye font désormais état de plusieurs milliers de morts et d’un nombre tout aussi important de blessés. Les manifestations à Tripoli sont l’objet d’une répression féroce, les autorités utilisant des armes lourdes contre le peuple en lutte. Le colonel Kadhafi a promis lui-même dans son intervention télévisée qu’il n’hésiterait pas à mettre en œuvre un véritable bain de sang.

    Pendant des années le régime Libyen et son dictateur ont été soutenus par l’Europe et les USA. Les armes qui tirent aujourd’hui sur le peuple lui ont été vendu par les mêmes qui devant la révolte populaire critiquent aujourd’hui Kadhafi. Jusqu’au bout l’Europe et la France ont tenté d’aider les deux dictateurs tunisien et égyptien à rester au pouvoir. Les USA pour leur part tentent de récupérer les différents processus révolutionnaires populaires pour placer des hommes correspondant à leurs intérêts.

    La Libye revêt une importance stratégique pour l’Europe et les critiques forcées par les événements ne nous font pas oublier le rôle que la communauté européenne a fait jouer à Kadhafi depuis de nombreuses années. Par le biais d’accords bilatéraux, elle souhaite étendre à tous les pays africains, le rôle répressif contre les candidats à l’émigration qui a été confié à Kadhafi. Ainsi en 2009 l’accord signé avec Berlusconi confie à la Libye le rôle de garde frontière de l’Europe pour les migrations. Les sans-papiers arrêtés en Italie sont expulsés non pas vers leur pays d’origine mais vers la Libye où ils s’entassent dans des camps dans des situations dramatiques. En échange, Kadhafi a reçu 5 milliards de dollars sur une période de 25 ans.

    Le peuple Libyen ne doit pas être la victime de ces intérêts mesquins des grandes puissances qui bafouent depuis toujours les intérêts légitimes des peuples. Nous devons être à ses côtés dans cette épreuve dramatique.

    Manifestation de solidarité avec le peuple libyen

    Mercredi 2 mars 2011 à 18 h 30

    Place Rihour à Lille

    Une jonction se fera au démarrage avec la manifestation des sans-papiers

    Nous demandons à chacun d’apporter des bougies que nous allumerons en hommage aux morts de Libye.

    HALTE AUX MASSACRES EN LIBYE

    Solidarité sans ingérence avec la lutte du peuple libyen

    Collectif de solidarité avec les peuples en lutte, Algériens du Nord pour la Démocratie et le changement (ANDC), Association des Tunisiens du Nord de la France (ATNF), la Voie démocratique du Maroc, le Comité des Sans-papiers (CSP 59), le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), LE Parti de Gauche (PG),Europe Ecologie les Verts NPDC




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  • hakim
    1 mars 2011 at 1 h 17 min -

    Qui ne risque rien n’a rien.
    Sans sacrifice, pas de solution.
    Yémen, Tunisie, Égypte, Libye, etc., tous les tyrans-corrompus ne sont partis qu’avec une révolution.
    Donnez moi un seul pays arabe libéré sans révolution…




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  • houda
    1 mars 2011 at 11 h 28 min -

    @rak, batni, abdallah, mon intervention n’a pas pour but de décourager, elle se veut réaliste : sommes nous unis comme un seul homme pour nous soulever ? Est-il sage de se soulever en ce moment ?
    soyons patients et attendons pour voir ce que veulent les Etats-Unis au juste dans la région




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  • Sabrina
    1 mars 2011 at 14 h 53 min -

    Il faut une vraie révolution pour déloger la mafia Algérienne.
    le peuple est un peu réticent presentement car il sait q’elle sera la révolution la plus sanguinaire de toutes, mais c’est sûr qu’elle se déclenchera.




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  • abdallah
    1 mars 2011 at 17 h 48 min -

    Nous sommes en présence d’un régime à bout de souffle,plein de contradictions,incapable de règler le moindre dossier préoccupant les algériens . Un pays riche comme l’algérie qui deverait au moins ressembler économiquement à l’Espagne,n’arrive même pas à nourrire ses enfants!
    Nous avons un pays où il n’y a même pas de trotoires,l’école et en faillite,la médecine inéxistante,bref l’echec est total . Reagissons metter les responsables dehors ,on n’en veut plus .
    rrire ses enfants!




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  • ahmed
    2 mars 2011 at 12 h 34 min -

    Vous avez raison,il est temps d’agir .




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  • M.J.
    2 mars 2011 at 16 h 26 min -

    Mon cher Adel.

    Merci de ton témoignage.

    Il me semble cependant, sans vouloir te vexer, car mon but n’est pas de te contredire mais de soulever un problème grave, que la seule chose que tu as vu de la violence en Lybie se résume à la violence policière au niveau de l’aéroport. On sait que dans tous les pays du monde les policiers sont violents, spécialement lorsqu’ils se sentent débordés, ce qui est normal car ils ont alors peur et quant la peur s’installe, la bête ressurgit en l’homme et il agit alors sans discrimination.

    Le reste de ton récit des évênements tragiques qui secouent la Lybie, tu l’a su par oui dire, ou si tu veux par des témoignages, ou par la presse ou la télévision.

    Le but de mon présent est de dire surtout, que c’est tout à fait normal pour toi dans le contexte ou tu étais de prendre pour vérités ces témoignages et ces avis, dans la mesure ou même le conseil de sécurité de l’ONU s’est basé sur les mêmes sources, irrecevables en droit international, pour prendre une grave décision à l’encontre de la Lybie, pays souverain et s’est ainsi immiscé dans sa gestion interne.

    Certes, mon opinion personnelle est que Mouammar El Gueddafi est un vaurien, mais ce jugement n’est valable que pour moi, donc n’ayant aucune valeur. C’est à son peuple de décider de ce qu’il doit faire de lui et non pas aux étrangers qui vivent ou non sur son sol ou qui le traversent ou qui se trouvent aux USA, à l’ONU.

    Ce grave précédent du conseil de sécurité qui est créé accentue la norme de l’intervention humanitaire et normalise les restrictions à la souveraineté des pays, dont découle tout naturellement l’ouverture de la voie vers un gouvernement mondial, proné dès les années 1950 par le groupe de Bildeberg et vers lequel nous nous acheminons tout doucement, étape par étape, j’en ai déjà parlé à d’autres occasions.

    Car en effet qu’est ce qu’un gouvernement mondial qu’un groupe de nations ou de représentants de nations investis d’un pouvoir d’ordonner à d’autres nations de faire ou de ne pas faire, sous la menace de l’utilisation légitimée de la force ?

    Les deux navires de la flotte militaire US qui se postent devant la Lybie vont ils s’arreter là ou bien leurs relais internes comme ce fût le cas en Irak vont leur demander leur intrvention ? Déjà des voix se lèvent pour dire que Kadhafi possède une forte armée que la révolution ne pourra pas ébranler. Bizarre après avoir entendu que la Lybie est pratiquement toute aux mains des révolutionnaires.

    Amicalement.




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  • HAQIQALEAKS
    2 mars 2011 at 18 h 53 min -

    POINT DE VUE .

    Une guerre civile provoquée en Libye afin de justifier une intervention militaire des États-Unis et de l’OTAN ?

    Par Mahdi Darius Nazemroaya,
    specialisé dans le Moyen-Orient et l’Asie Centrale. Il est chercheur associé du Centre de recherche sur la Mondialisation.
    http://www.mondialisation.ca

    Mercredi 2 Mars 2011

    Se poser des questions sur le rôle des gouvernements occidentaux et des sociétés pétrolières étrangères en Libye, voilà qui est très important. Les gouvernements italien, américain, anglais, français devraient être interrogés quant au rôle des pilotes de nationalité italienne, et de toutes les nouvelles armes mises en jeu en Libye.

    Il est très clair que la démocratie est employée comme un prétexte pratique uniquement contre les dictateurs qui ne font pas allégeance aux intérêts américains et européens. Il suffit de regarder comment Mutassim Kadhafi fut accueilli les bras ouverts à Washington le 21 avril 2009 par Hillary Clinton et l’administration Obama. Après le meeting, la Secrétaire d’Etat Clinton a déclaré en public:

    « Je suis très heureuse d’accueillir le Ministre Kadhafi au Département d’Etat. Nous attachons beaucoup d’importance à la relation entre les Etats-Unis et la Libye. Nous avons beaucoup d’occasions pour approfondir et renforcer notre coopération, et je souhaite vivement investir dans cette relation. Alors, M. le Ministre, bienvenue ici. »(1)

    Ce que veulent les Etats-Unis et l’Union Européenne maintenant, c’est tirer un maximum de profit de la Libye. La guerre civile, c’est ce que Bruxelles et Washington ont derrière la tête.

    (1) U.S. State Department, “Remarks With Libyan National Security Adviser Dr. Mutassim Qadhafi Before Their Meeting,” 21 avril 2009: .




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  • HAQIQALEAKS
    2 mars 2011 at 19 h 45 min -

    L’ HYPOCRISIE DE L’UNION EUROPEENNE.

    Mercredi 2 mars 2011

    1 / L’Union européenne exige le départ de Kadhafi
    L’Union européenne exige le départ de Kadhafi
    « Le leader libyen Mouammar Kadhafi doit quitter le pouvoir », a annoncé mercredi aux journalistes à Bruxelles le président de la Commission européenne, l’ex-maoïste portugais reconverti en néo-con ultra-libéral, atlanto-mondialiste compatible, José Manuel Barroso.

    Source : Internet

    2 / L’UNION EUROPEENNE SOUTIEN ISRAEL .

    PLAN D’ACTION UE / ISRAËL
    1. Introduction
    L’élargissement de l’Union européenne du 1er mai 2004 a profondément modifié la donne du paysage politique, géographique et économique de l’Union. Aujourd’hui plus proches voisins que jamais, l’UE et Israël vont renforcer leurs liens politiques et économiques.

    2. Actions
    2.1 Dialogue et coopération politiques
    Israël et l’UE s’engagent à renforcer la coopération et le dialogue politiques, sur la base de LEURS VALEURS COMMUNES: le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, la démocratie, la
    bonne gouvernance et le droit humanitaire international.

    VALEURS COMMUNES : Démocratie, droits de l’homme et libertés fondamentales

    – Collaborer à la promotion des valeurs communes de la démocratie, de l’État de droit et du respect
    des droits de l’homme et du droit humanitaire international;

    – étudier la possibilité d’adhérer aux protocoles facultatifs liés aux conventions internationales sur les droits de l’homme;

    – promouvoir et protéger les droits des minorités, notamment améliorer les perspectives politiques, économiques, sociales et culturelles de tous les citoyens et résidents légaux;

    Source : http://ec.europa.eu/world/enp/pdf/action_plans/israel_enp_ap_final_fr.pdf




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  • Amar
    2 mars 2011 at 20 h 18 min -

    Je modifie un peu ta phrase qui devient:
    « …investi d’un pouvoir d’ordonner à « ses sujets »de faire ou de ne pas faire, sous la menace de l’utilisation légitimée de la force ?…. »
    La force des armes de guerre est utilisée par ce criminel contre un peuple qui ne l’a jamais élu,lui,le petit dictateur dont la folie risque de provoquer un carnage de la population.
    Dans des situations pareilles,toute intervention pour arrêter le massacre est un acte de bravoure dans le but de sauver des vies humaines,la vie de nos frères berbéro-arabes de Libye.Toute intervention extérieure
    est la bienvenue,dans ce cas de figure.C’est de l’ingérence positive que doivent d’abord proposer les arabo-berbères d’Afrique du Nord avant que ça ne vienne des USA ou de l’ONU




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  • M.J
    2 mars 2011 at 21 h 55 min -

    @ Ammar.

    En ces temps de jugements hatifs, de réflexions pret à porter, il devient extremement difficile voire hasardeux d’exprimer une opinion contraire au flux généré par l’endoctrinement de la presse mondiale, servante docile du capital et son outil privilégié de pénétration dans le monde.

    Je suppose que ton post m’est destinée, bien que tu ne t’aresses pas à moi directement car ta citation tronquée ressemble étrangement à l’une de mes phrases sortie de son contexte et à laquelle tu fais dire autre chose.

    Tu trouvera ci dessous un autre avis qui est plus étayé que le mien et qui verse dans le même sens que j’ai proposé. La réflexion doit permettre d’explorer les sentiers par lesquels son n’est pas encore passé et dont on n’a pas encore entendu parler. Car ceux qu’on connait déjà ou que d’autres connaissent ont d »jà perdu leur attrait et ne permettent pas à notre capacité à l’étonnement de s’exprimer. Nous n’en retirons par conséquent aucune satisfaction, enfin pour certains…
    ——————————-
    Point de vue. Libye : Mise en échec du cycle des « révolutions » arabes

    Voulu comme une suite des protestations que connait le monde arabe depuis le début d’année, le cycle des révoltes a connu un sérieux revers en Libye où la révolte s’est vite transformée en une guerre civile où l’un des deux camps reçoit une aide militaire directe de la part des États-Unis d’Amérique, de la Grande Bretagne, de la France et de l’Italie.

    Contrairement aux pays voisins, la Tunisie à l’Est et l’Egypte à
    l’Ouest, lesquels étaient et demeurent des pays très proches de Washington, le régime libyen n’a jamais tourné dans l’orbite occidentale. La répression est sévère. La guerre éclate entre la Cyrénaïque, province historique de l’est de la Libye et la Tripolitaine pour le contrôle des gisements d’hydrocarbures et le Fezzan.

    Pour un nombre croissant d’observateurs, il ne fait plus l’ombre d’un doute que tous les évènements en cours dans la région MENA sont l’œuvre d’une nouvelle stratégie américains exploitant autant les déficits structurels que les caractéristiques sociodémographiques et culturelles de ces pays. Cela n’a rien à voir avec une quelconque théorie des complots, laquelle serait absurde dans ce contexte particulier où certains partis en Occident se croient en guerre avec le monde musulman.

    Si les revendications des peuples pour la démocratie et la liberté, voire même (tel que revendiqué ouvertement et avec force par la jeunesse arabe) pour le modèle consumériste véhiculé par ce que l’on appelle communément la mondialisation et son impact sur les jeunes générations des pays arabes demeurent le principal moteur de ces révoltes, ils n’en demeurent pas moins qu’elles servent autant en termes d’opportunités à des tierces parties étrangères comme de réelles aspirations pour un changement que les maîtres du monde savent par expérience qu’il est quasiment impossible.

    Le 17 février 2011, des manifestants se rassemblent via un appel lancé à travers les réseaux sociaux à Bengazi pour commémorer le massacre de prisonniers appartenant aux principales tribus de la Cyrénaïque dans la prison de Abu Sélim en 2005. Le bilan de cette mutinerie varie selon les sources de 500 à 1600 morts parmi les détenus.

    Il serait important de rappeler que la ville de Bengazi comme les principaux centres urbains de la Cyrénaïque, n’ont jamais accepté et encore moins adhéré aux idéaux révolutionnaires de Mummar Kadhafi. La bourgeoisie de Bengazi et les milieux d’affaires affichaient un profond mépris à l’égard de celui qu’ils considéraient comme un bédouin issu d’une obscure tribu rivale.

    Très vite, les manifestations dégénèrent en affrontement avant de tourner à l’émeute armée. Comme il de coutume dans un pays où la quasi-totalité des citoyens sont armés, la répression est brutale.
    Bientôt, des milices tribales armées auxquelles se joignent des militaires par allégeance tribale se heurtent aux forces de sécurité du régime.

    Les insurgés de Cyrénaïque, regroupant aussi bien des éléments du Groupe islamique combattant Libyen (GICL) que le régime de Tripoli n’a cessé de réprimer depuis des années, ainsi que des jeunes portant les sigles du poing levé des révolutions colorées ont pris d’assaut les bases militaires. Des dizaines de morts tomberont devant les murs d’enceinte et sous les miradors des casernes ciblées par les attaques. Assez vite, des militaires réguliers rejoignent le mouvement des insurgés par le biais d’un jeu complexe d’allégeances tribales et de clientèle clanique.

    Des missiles SAM, des blindés et des pièces d’artillerie tombent entre les mains des insurgés. Les autorités recourent à l’arme aérienne pour détruire leurs propres bases militaires tombées.

    Les médias se déchainent et présentent la situation sous l’angle d’une manifestation pacifique subissant les frappes d’avions de combat Mirage F-1 et Mig-27. Le déficit en termes de communication sera fatal au régime de Kadhafi.

    Aux Nations Unies, le numéro deux de la mission libyenne auprès de cette organisation internationale se retourne contre le régime et entame une campagne médiatique sur la répression. Le Numéo un, compagnon de parcours de Kadhafi depuis de longues années et en disgrâce depuis deux ans (d’où son éloignement) met beaucoup de temps avant de se ranger aux côtés des insurgés.

    Les treize bases aériennes de l’armée libyenne constituaient la principale force de frappe du régime de Kadhafi contre ses rivaux. Le passage et la défection des chefs de l’armée de l’air le privent de cet avantage stratégique. En Cyrénaïque, des « conseillers » militaires étrangers débarquent à partir d’unités de surface ou de sous-marins pour prendre en main le rétablissement des commodités et des communications puis la formation de troupes paramilitaires en vue de marcher sur la capitale, et particulièrement Bab Azizia, le camp retranché de Kadhafi.

    En parallèle à ces actions militaires, le régime de Kadhafi fait face à une formidable bataille diplomatique : les chefs de postes diplomatiques et consulaires libyens à l’extérieur font défection.
    Certains d’entre eux préparent déjà l’après Kadhafi et rivalisent dans la surenchère, notamment en présentant un tableau plus sombre de la situation.

    Fait notable : la Libye est éjectée du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Une revanche pour les États-Unis d’Amérique, la Grande Bretagne et surtout Israël. Une revanche recherchée depuis une dizaine d’années. La Maison Blanche prononce la sanction : Le régime Kadhafi a perdu la bataille diplomatique et ne représente plus rien à l’étranger.

    Peu de temps auparavant, dans un mouvement similaire à ceux ayant suivi les révoltes de Tunis et du Caire, la Confédération Helvétique annonce le gel des avoirs de Kadhafi. Une annonce pour le moins étrange puisque la Libye avait procédé au retrait de l’ensemble de ses avoirs en Suisse lors de la crise intervenue entre les deux pays en 2009-2010.

    Cependant, Kadhafi et son clan, dont son bras droit Moussa Koussa, résistent encore. Ils viennent de perdre l’aviation mais ne renoncent pas pour autant à se battre. Par une ironie du sort, la France et la Grande Bretagne, anciennes puissances coloniales au lourd passif en matière de crimes, sont derrière un projet de résolution sur la Libye lui imposant un embargo multiformes et l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne ; pis, les deux pays se chargent d’établir les preuves de crimes contre l’humanité que le régime de Kadhafi aurait
    commis en réprimant les manifestations avec des armes lourdes et l’aviation.

    De lourdes sanctions sont prononcées à l’encontre du clan Kadhafi dont sa fille Aïcha. En parallèle, l’Italie suspend les clauses de non agression d’un pacte signé avec la Libye. Ce qui paraît logique puisque l’ensemble des bases militaires sont mobilisées par les forces de l’OTAN pour soutenir les insurgés. Ces derniers reçoivent via un pont aérien établi par le Qatar et les Emirats Arabes Unis mais également avec le concours actif de l’Egypte, d’importantes quantités de matériel, de médicament et d’armes-surplus des dépôts d’armes des armées irakienne et afghane- acheminés des bases US en Irak et d’Afghanistan. La plupart des armes fournies devaient être identiques à la dotation de l’armée libyenne, dont les stocks étaient parmi les plus importants du Maghreb, afin d’éluder toute accusation d’ingérence.

    Dans les médias mobilisés aux côtés de la furie américaine, la
    situation est toujours et non moins uniformément présentée comme des protestations. A-t-on déjà vu des protestataires se battre avec des armes lourdes avec une armée régulière comme cela s’est passé à Mistrata, troisième ville de Libye ? Qu’importe. Le battage médiatique et les glissements sémantiques sont capables de faire passer n’importe quoi.

    La capitale de Cyrénaïque, Bengazi, indépendante du pouvoir central de Tripoli pour la première fois depuis 1951, se prépare à lancer une offensive militaire contre la province occidentale tant honnie. Des bataillons formés des anciens militaires de l’armée régulière ayant fait défection, de volontaires des tribus et de mercenaires sont promptement mises sur pied par les forces spéciales américaines, britanniques et françaises dont la présence effective sur le sol libyen fut signalée pour la première fois le jeudi 24 février 2011 à 01h50 heure locale.
    Quant à Tripoli qu’on tente d’affamer ou du moins réduire par un embargo total, des experts se montrent peu convaincus en estimant que cela prendrait assez de temps pour que les opinions Arabes, en majorité favorables aux protestataires et à l’opposition, puissent basculer et voir en Kadhafi une sorte de héros de l’anti-impérialisme. La décision est prise entre le 25 et le 26 février d’en finir avec en utilisant la force militaire dont des frappes aériennes utilisant de nouveaux missiles anti-bunker ainsi que de nouvelles armes (DYME et bombes
    électromagnétiques).

    La secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton et peu de temps avant elle le président Obama, ont tous les deux déclaré que Kadhafi et son clan devaient partir. Sauf que pour une fois, aucune porte de sortie n’est laissée à Kadhafi sinon de comparaître devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité.

    Toutes ses mesures ne sont pas pour autant susceptibles de conclure la « révolution libyenne » que les stratèges américains ont voulue très courte, au moins aussi courte que les révoltes en Égypte et en Tunisie.
    Un mémorandum interne du Pentagone datant de juin 2003, soit trois mois après la chute de Bagdad et portant les possibilités d’intervenir militairement contre des pays Arabes, indiquait qu’il faut moins de 72 heures pour écimer le régime libyen. Si l’option militaire fut abandonnée après les gouffres financiers de la malédiction mésopotamienne et le fiasco afghan, cette idée a demeuré dans l’esprit des concepteurs de ces lames de fond visant la transformation de la région Afrique du Nord/Moyen-Orient par des moyens pacifiques. Ce n’est pas le cas pour la Libye. Il va falloir intervenir militairement pour déloger Kadhafi de son fief retranché de Tripoli (Bab Azizya).

    A l’heure où nous rédigeons ces lignes des navires de la marine royale britannique sont venus en renfort aux unités de surface de la 6ème flotte US tandis que la France et l’Italie ont établi leurs quartiers en Sicile et à Malte. Les jours du régime libyen sont comptés.
    Cependant, le cycle des révolutions pacifiques sans intervention directe vient d’échouer. Par une ironie du sort, Muammar Kadhafi vient de forcer les occidentaux, à leur corps défendant en ces temps de crise financière, à ouvrir un nouveau cycle fermé avec la mort de Saddam Hussein.

    Au premier mars 2011, l’environnement géostratégique de tous les pays d’Afrique du Nord est plus que volatile. Indubitablement, la Tunisie demeure le pays le plus exposé après la chute du verrou libyen tandis que l’Algérie se voit directement menacée par un immense vacuum s’étendant du littoral libyen au Sahel. Les gisements d’hydrocarbures attisent d’énormes convoitises dans une région qui renoue avec la présence et l’interventionnisme de pays ayant un lourd passif colonial.

    Pour la première fois depuis longtemps, le Maghreb dont la population-trop jeune pour la plupart pour avoir connue l’occupation étrangère-est menacée non seulement du Sud (Sahel) et du Nord mais de l’intérieur même de son espace géopolitique par l’intervention militaire étrangère directe. Un constat primaire : l’Union du Maghreb Arabe est bel est bien enterrée depuis longtemps. Tout comme un certain esprit révolutionnaire de résistance et d’opiniâtreté.

    Wissem Chekkat in AlgerieFocus.com




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  • babelouedcity
    2 mars 2011 at 22 h 13 min -
  • laika
    2 mars 2011 at 22 h 25 min -

    salam à tous
    Nous aimons tous autant que nous sommes notre pays et nous voudrions qu’il soit la 1ere puissance toutes catégories toutefois les choses sont ce qu’elles sont et souvent nous les subissons dans l’ignorance je vous poste ci dessous un lien d’une video chocante sous titrée en francais à visionner absolument car il y va de notre avenir à tous et notamment celui de notre économie de notre patrie et des tous les pays arabes

    http://www.conspipedia.fr/?p=4190

    la dernière fois que j’ai intervenu dans ce furum, j’ai essuiyé la colère de notre cher modérateur que je salut respectueusement en lui demandant de cesser de voir la main du DRS à chaque fois qu’un citoyen emet un avis qui lui déplais de plus tout bla bla ne mene nul part ceux qui ont fit leurs insurections se sont insurgés spontanement sans calcul sans plan sur la commete ni positiement
    salam

    =====================
    Il faut aussi cesser de reprendre la théorie fumeuse des labos de la police politique et ses « intellectuels » qui distillent leur insane propagande pour tenter d’étouffer toute révolution pacifique en Algérie :
    1. en faisant planer le risque d’une nouvelle décennie de sang et de larmes.
    2. En essayant de nous faire croire que les révolutions arabes ne sont que des anarques venues des labos de la CIA.
    Salam
    La Rédaction LQA




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  • le mouvement de citoyen pour une Algérie libre !
    3 mars 2011 at 11 h 10 min -

    azul et salam à tous

    Le magot des dictateurs arabes : comment le récupérer ? c’était à prévoir . C’est le contraire qui m’aurait étonné . Nous en sommes qu’au début des revendications de liberté pour les algériens . On verra ce que les yankees diront . Ou bien Obama s’assoit sur son ” bravo Boutef ” de la semaine dernière et il passe pour un con et un hypocrite .Ou bien ,il prendra la Grina !
    Algérie : Le pilotage à distance d’Abdelaziz Bouteflika
    c’est malheureux à dire mais nous ne pouvons compter que sur une ingérence étrangère . ils vont d’abord s’occuper du dingo d’à côté et après ,ils passeront au gros morceaux Algérie et Maroc . Toutes les cartes ne sont pas encore tombées ,les rois du poker sont à las Végas et non à Ain – Amenas .
    Venant de “Jeune Afrique” aux positions connues vis à vis de l’Algérie, dont celle complice de l’infamie du “socialisme spécifique’, cette analyse subjective n’est pas une référence pour l’interprétation du discours du Président. Ces vues sont diffamatoires et tendancieuses surtout qu’elles citent comme les chevaux de Troie des ONG New-Yorkaises en Algérie.
    «On reproche au président sa distance par rapport aux préoccupations sociales des Algériens». Appréciation mensongère, car pour les vrais patriotes qui l’évaluent à sa juste valeur historique, le recouvrement de l’indépendance de l’Algérie (et des Algériens) arrachée des griffes des banquiers sionistes, est un accomplissement monumental répondant aux préoccupations primordiales des citoyens. Les promesses électorales de Bouteflika candidat à la présidence en 1999 ont été toutes tenues. Grâce à son initiative, le rétablissement de la solidarité et coordination au sein de l’OPEP, a permis une meilleure maitrise des cours du pétrole et la revalorisation des cours.” Al kheir M’Dafak” ! 2 millions de logements, 50 barrages, 5000 kms d’autoroute, l’argent distribué par hélicoptère, et la lutte contre la corruption héritée d’un système de gouvernance précédent qui continuent à trahir. Qui l’a trahit lui lorsqu’il leur a fait confiance pour le soutenir dans sa mission, et naturellement, le peuple. Ingratitude, injure et âneries :
    «….Mohammed Said, l’opposant dont la formation politique, le Parti pour la liberté et la justice (PLJ), n’est pas légalisée par le ministère de l’Intérieur. Pour lui, Louisa Hanoune n’est pas vraiment une opposante, puisqu’elle siège à l’Assemblée nationale. » Quelle grossièreté et ignorance des règles démocratiques !
    Mes respects,




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  • Adel
    3 mars 2011 at 17 h 11 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    Mon «témoignage» (je l’ai plutôt appelé regard détaché)se borne à rapporter le plus fidèlement possible ce que j’ai vécu, vu et entendu durant la première semaine du soulèvement en Libye.

    Quant au reste, je suis convaincu – et je l’ai déjà dit – que les régimes dictatoriaux pourris qui maintiennent les pays du Monde Arabe dans un état végétatif doivent disparaître, même si cela fait le jeu des puissances occidentales ou va dans le sens du «gouvernement mondial» dont tu parles.

    Kadhafi n’a jamais été un révolutionnaire et n’a jamais tenu tête à l’Occident. Lui et Saddam Hussein ont objectivement fait le jeu de la CIA et des USA. Kadhafi, avec un revenu pétrolier supérieur à celui de l’Algérie et une population de 5 millions de personnes, a maintenu son pays dans un état de sous-développement dans tous les domaines. Il a géré le pays comme une grande tribu, dont il est l’unique chef, pour ne pas dire le propriétaire à vie. Il veut le léguer à ses fils, dont la folie et les frasques n’ont rien à envier à celles de leur père. C’est un fou dangereux et je suis personnellement favorable à son exécution, même par les Occidentaux, afin d’épargner à son peuple plus de souffrances et d’humiliations.

    Amitiés




    0
  • Adel
    3 mars 2011 at 19 h 01 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    « Pour un nombre croissant d’observateurs, il ne fait plus l’ombre d’un doute que tous les évènements en cours dans la région MENA sont l’œuvre d’une nouvelle stratégie américains exploitant autant les déficits structurels que les caractéristiques sociodémographiques et culturelles de ces pays. »

    Si nous appliquons ce jugement au cas de la Libye, j’aimerais bien que l’auteur de l’article dont la phrase est tirée nous explique comment une région entière peut échapper au contrôle du pouvoir central sans qu’il n’ai été constaté aucune présence de troupes étrangères. Y-avait-il des agents secrets américains postés un peu partout en Libye qui auraient donné le signal, mené et coordonné les attaques? L’absurdité d’une telle assertion saute aux yeux. La vérité est que tous les peuples de la région – surtout et y compris l’Algérie – sont dans l’attente de l’événement déclencheur. Dès que celui-ci se produit, tout va très vite. En Libye, il n’y a pas d’armée classique. Kadhafi l’a éliminée pour ne pas avoir de rivaux. Il a mis en application sa théorie du «peuple en armes» (echaab el moussallah). Faut-il s’étonner que les jeunes libyens prennent aujourd’hui l’initiative de constituer une armée et de marcher sur Tripoli afin de chasser le tyran?

    De quoi se plaint l’auteur de l’article? Regrette-t-il la mise en difficulté du régime de Kadhafi? Il est vrai que le risque de guerre civile et d’intervention étrangère planent toujours, mais aucune révolution ne peut se faire sans risques. Dans le cas de la Libye, c’est Kadhafi et ceux qui le soutiennent qui en porteront l’entière responsabilité. A aucun moment, alors que les villes de l’Est échappaient à son contrôle, que d’autres villes du Centre et de l’Ouest entraient en sédition, que des diplomates et ministres faisaient défection, il n’a appelé au dialogue et à l’apaisement. Il a adopté un ton guerrier et insultant. Je suis personnellement convaincu que la majorité des jeunes libyens, en entendant son discours plein de haine et de mépris, ont du ressentir une grande colère et qu’ils sont prêts à faire tout ce qui est en leur pouvoir afin de débarrasser leur pays de cet ignoble individu.

    Tout ce que nous disent les adeptes de la théorie de la manipulation, c’est que rien ne peut survenir dans ce monde sans l’aval des puissances occidentales. Ils font l’impasse sur le rôle des peuples. Or, l’histoire nous montre que ce rôle est déterminant.

    La liberté se mérite. En brisant le mur de la peur et en prenant l’initiative de se soulever, le peuple accède à un nouveau statut. Le rôle des intellectuels est de montrer la voie et d’accompagner le peuple dans son élan libérateur et non pas participer à décourager toute initiative en créant la confusion et en faisant croire que l’Occident est invincible, toute révolution ne pouvant venir que de ses laboratoires. C’est vraiment triste.

    Amitiés




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  • babelouedcity
    3 mars 2011 at 19 h 25 min -

    ô Peuple d’Algerie de nos Martyrs Heroiques de Novembre 1954-62

    F E R M E T U R E de l’Ambassade de la France OFF-icielle sous SAR-kozy

    Algérie-France: Bouteflika, l’embarras de Sarkozy
    Publier le 25.01.11
    Algérie-France Bouteflika-Sarkozy | Outre la tête de Ben Ali, la révolution tunisienne en marche a fait tomber bien des masques et mis dans ses petits souliers l’ancien colonisateur français.

    http://www.city-dz.com/algerie-france-bouteflika-l%E2%80%99embarras-de-sarkozy/

    http://www.youtube.com/watch?v=pQqXsA_7ZNc

    Ah ces pauvres mesquins de president de la terre
    pauvre SAR-kozy qui president le destin de la france OFF-icielle du pretendu pays des droits de l’homme jadis…

    et le petit pauvre qu’on parle sur sa tete !




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  • HAQIQALEAKS
    3 mars 2011 at 19 h 43 min -

    Médiation de Chavez : Ligue arabe étudie, Equateur favorable et Paris non !!

    La Ligue arabe « étudie » la proposition du président vénézuélien Hugo Chavez de médiation internationale pour trouver une solution pacifique à la crise en Libye, a déclaré jeudi soir son secrétaire général Amr Moussa.

    « Nous étudions cette proposition », a indiqué M. Moussa, joint par téléphone au Caire.

    Caracas avait annoncé auparavant que le gouvernement libyen et la Ligue arabe étaient intéressés par l’offre de médiation internationale proposée par Hugo Chavez.

    De son côté le gouvernement équatorien a apporté son soutien à la proposition de médiation du président vénézuélien Hugo Chavez.

    Le ministre équatorien des Affaires étrangères Ricardo Patiٌo a déclaré sur la proposition d’Hugo Chavez: « c’est bien. Non seulement une médiation, mais aussi de vérifier ce qui se passe » en Libye.

    Le chef de la diplomatie équatorienne a évoqué les accusations jamais prouvées d’existence d’armes de destruction massive pour justifier l’intervention en Irak, pour mettre en doute les informations sur la situation interne en Libye.

    Pour sa part, la France a rejeté une proposition de médiation du président vénézuélien Hugo Chavez en Libye, écartant toute initiative visant au maintien au pouvoir du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

    « Toute médiation permettant au colonel Kadhafi de se succéder à lui-même n’est évidemment pas la bienvenue », a déclaré le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, en réponse à une question sur la proposition vénézuélienne.

    Alain Juppé tenait une conférence de presse avec son homologue britannique William Hague, en déplacement à Paris.

    Source: AFP




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  • M.J
    4 mars 2011 at 5 h 41 min -

    @ Adel.

    Certes je suis d’accord avec toi sur le fait que les régimes dictatoriaux, dans les pays arabes doivent disparaitre et j’ajouterai partout dans le monde, mais… s’ils doivent être remplacés par un gouvernement mondial qu’on nous impose et qui ira prendre des décisions qui nous concernent sans consultation préalable des peuples et dans le seul intêrêt du capital à vocation mondialiste, c’est sortir d’une dictature imposée par nos compatriotes, pour tomber dans une autre imposée par des étrangers. Et là évidemment je ne te suis pas.

    Lorsqu’on fait une révolution dans son pays, le but n’est pas de renverser un système parasite pour le remplacer par un autre au service de l’étranger comme cela se passe en Irak. Des irkiens sont allés quérir les puissances pour faire envahir leur pays et ils payent maintenant leur dette en le livrant au pillage systématique, même les vestiges Historiques sont l’objet d’un commerce illicite et l’Irak en est dépouillé. Ne parlons pas du pétrole qui ne profite plus au peuple ni au pays mais qui est aux mains des étrangers. Est ce cela la démocratie que nous voulons ?

    Révolution, oui ! Mais révolution par le peuple et pour le peuple et pas juste en slogan creux comme c’est cas aujoud’hui chez nous.

    Or les insurgés se font armer, conseiller et entrainer à l’est du pays, par les anglais, les américains, les italiens….

    Ce faisant il est certain que Kadahafi, auquel l’occident n’a laissé aucune échappatoire ni voie de sortie ne va pas se laisser faire. Et c’est voulu, je pense, pour amener à des actes de crise qui autoriseront l’intervention et la création d’une spirale ascendante qui la rendra possible.Il n’a plus aucun choix que de se démettre et de passer devant le TPI ou de gagner la bataille et de se protéger par conséquent, ce qui est loin d’être gagné d’avance vu la situation. Même la proposition de médiation de Hugo Chavez, qui ne concerne quand même que les Lybiens et qui semble être la seule alternative valable à la sortie de crise, vient d’être rejetée par… Berlusconi, chargé par se pairs occidentaux de montrer qui est le véritable maitre en Libye.

    Résultat: la guerre civile est inéluctable. Quel que soit le gagnant dans cette guerre il part perdant dès le départ, car ils y aura beaucoup de morts, beaucoup de destruction et l’interventionnisme étranger n’est pour le bonheur des libyens, n’est pas philantropique, n’est pas sans calculs.

    La question est :quel est l’intérêt du peuple Lybien. Le départ de Kadhafi qui peut être obtenu de manière pacifique de leur part et en acceptant le sacrifice, comme en Egypte et en Tunisie, même si les lybiens doivent y mettre plus de temps et peut être plus de vies, ou la destruction du pays et des morts en quantités astronomiques comme en Irak ?

    Voila pour ton premier message.

    Pour le second:

    1-La manipulation à mon sens n’est pas qu’une simple théorie, elle est avérée et ses résultats sont affichés devant nous. Israel peut tout faire et le véto US le protège, tout ce qui se fait pour les arabes est en fait pour Israel.

    2-L’intellectuel doit interroger par lui même la réalité du terrain pour en tirer les perspectives d’avenir et non pas se contenter de suivre la vague.

    Emettre un avis, même faux, vaut mieux que de n’avoir à dire les choses que par mimétisme, car alors au niveau social c’est la stagnation.

    La liberté de pensée doit être pour l’individu plus noble que les autres libertés et se situer à leur base.

    La véritable démocratie est d’accepter l’autre dans sa différence et je serais enclin à dire surtout dans sa différence.

    C’est pourquoi je ne trouve aucunement triste de lire ce que l’auteur de cet article écrit, au contraire, ce sont les exceptions qui font avancer les choses dans la nature, par petites mutations et son article déroge à coup sûr de la pensée ambiante et fait par conséquent exception.

    Dans une société qui se veut démocratique, ce sont les idées exceptionnelles, dérangeantes, qu’il faut encourager, elles sont le semis qui fera demain fleurir des roses inconnues et nouvelles parmi lesquelles ils faudra choisir et élaguer.

    Si on commence dès le départ à ne choisir qu’en fonction de ce qui est en rejetant tout ce qui déroge, aucun changement n’est possible, on n’avance pas. Et comme disait Aznavour, qui n’avance pas recule.

    Amitiés.




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  • HAQIQALEAKS
    4 mars 2011 at 14 h 58 min -

    L’INTERVENTION MILITAIRE EN LIBYE … INGÉRENCE, HYPOCRISIE ET CYNISME.

    Les dictateurs dans le monde arabe ont longtemps été soutenus par
    l’occident en Europe. Bien que les superpuissances n’ignorent pas leur
    corruption, ils les ont longtemps soutenus contre la volonté de leurs peuples
    qui ont dû subir la répression et l’oppression, la pauvreté et la misère, l’inculture et l’ignorance etc….. Et c’est au vu et au su de tous que pendant cinquante une nation des plus riches a été marginalisée.

    Et voilà qu’aujourd’hui des voix, de partout,s’élèvent pour justifier une
    intervention militaire sous prétexte de sauver le peuple libyen !!! Ainsi, les USA ont déployé des forces navales et aériennes près de La Libye après que Mme Hilary Clinton et F.Fillon aient ouvertement déclaré qu’une frappe militaire n’était pas à écarter.

    Il est vrai que la réaction du dictateur Libyen est d’une violence inégalable contre son peuple. Mais, avec une intervention militaire, la terreur
    s’amplifiera, l’exode se développera, le nombre de victimes augmentera et on assistera à un carnage que l’histoire ne pardonnera pas. En conséquence,
    le peuple libyen souffrira et le pays risque de se transformer en Irak au Maghreb d’autant plus qu’elle servira à asseoir le néo-colonialisme que
    toute la nation arabe, les musulmans et les forces libres dans le monde refusent catégoriquement. On se souvient tous de Bush qui a promis de libérer l’Irak
    de Saddam en une promenade de quelques jours !
    Lire la suite sur :
    http://www.alterinfo.net/L-INTERVENTION-MILITAIRE-EN-LIBYE-INGERENCE-HYPOCRISIE-ET-CYNISME_a55878.html

    Le terroriste Bush avait dit aux Irakiens quelque temps avant l’invasion génocidaire de leur pays que :

    « The USA will bring you, food, medecine and better life » !!!!

     » Les USA vous apporterons nourritures,aide médicale et une meilleure vie » !!!

    Un tribunal de Nuremberg II et vite pour ces envahisseurs en état permanent de crimmes contre l’humanité !




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  • HAQIQALEAKS
    4 mars 2011 at 16 h 18 min -

    AUTRE SON DE CLOCHE A CONTRE-COURANT DES GRANDS MEDIAS OCCIDENTAUX :

    3 mars 2011

    Selon l’armée Russe, les attaques de civils par l’aviation libyenne n’ont pas eu lieu.
    legrandsoir

    « Toute guerre est basée sur le mensonge ». « En temps de guerre, la première victime est la vérité ». Sun Tzu, l’Art de la Guerre

    Les informations sur l’aviation libyenne bombardant son propre peuple ont rapidement fait le tour du monde. Cependant, les chefs militaires Russes disent qu’ils ont exercé une surveillance depuis l’espace et les images contredisent ces dires.

    Selon Al Jazeera et la BBC, le 22 février le gouverment libyen a ordonné des frappes aériennes sur la ville de Benghazi – la plus grande ville du pays – et sur la capitale Tripoli. Cependant, l’armée Russe, qui surveille par satellite les troubles depuis leur commencement, déclare qu’il n’y a eu rien de tel.

    A ce stade, l’armée Russe dit que, en ce qui les concerne, les attaques signalées par certains médias n’ont jamais eu lieu. Les mêmes sources indiquent que les militaires russes surveillent la situation autour des puits de pétrole libyens.

    traduction le grand soir pour votre plus grand plaisir

    http://tv.globalresearch.ca/2011/03
    URL de cet article 12959
    http://www.legrandsoir.info/Selon-l-armee-Russe-les-attaques-de-civils-par-l-aviation-libyenne-n-ont-pas-eu-lieu.htm

    ==================
    La mafia russe n’est pas une référence en matière d’information crédible.
    La Rédaction LQA




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  • Abdelilah
    5 mars 2011 at 1 h 28 min -

    Salam à tout le monde,

    Certains commentaires franchement me mélangent complètement et je ne sais quoi dire car suivant l’actualité comme tout le monde je ne comprend pas vraiment certains posts. En ce qui concerne la proposition de médiation de Hugo Chavez, qui soit-dit en passant n’est pas un modèle du genre, a été acceptée par Gaddafi et carrement ignorée par ses opposants en premier lieu. C’est ensuite que certains pays occidentaux, entre autres l’Italie et la France, ont pris position et ils n’ont fait qu’appuyer les opposants à Gaddaffi. Pour la théorie du complot, les gouvernements mondiaux, les luminatis, les franc-maçon ou les pieds nickelés, à mon avis ca ne peut pas être pire que de subir des malades tels que la smala Gaddaffi qui ont réussi à faire d’un pays de 6 millions d’habitants extremement riche un pays du niveau de la Somalie (structures et institutions)en éliminant les entrées du pétrole et du gaz.Il a réussi à faire du peuple Lybien un peuple assisté dont la valeur du travail a completement disparu (c’est l’avis de la diaspora Lybienne que je ne fais que répercuter. Pour la Somalie, au moins, elle, elle a l’excuse d’être en guerre permanente depuis des lustres. Pour terminer, je crois que ce serait sage pour nous d’écouter ce que les Lybiens ont à dire et souhaitons leurs bonne chance. À mon humble avis, nous sommes très mal placés pour leur donner des leçons ou de discourir à leur place. Wallahou yaalam.




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  • M.J
    5 mars 2011 at 18 h 53 min -

    @Abdelilah.

    Si tu ne comprends pas certains posts, il faut le dire à leurs auteurs, pour qu’ils explicitent leurs points de vue. Tu parles de de la tetative de médiation de Chavez et moi aussi j’en ai parlé la question se pose pour moi et je te la pose, car nous sommes ici sur un forum qui suppose des échanges: Est ce à moi que tu t’adresses ? Et si oui pourquoi ne le fais tu pas ouvertement en t’adressant à moi ?

    A ce moment je pourrais peut être te répondre.
    Salutations.




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  • ahmed
    9 mars 2011 at 0 h 33 min -

    Une marche est pévue le 19 mars à alger,elle sera organisée par des jeunes qui refusent toute récupération politique .Nous devons tous passer à l’acte en la soutenant . Une autre manifestation est prévue le 20 mars prés du ministère du travail,elle sera organisée par la coordination nationale de défense du droit au travail . Soyons nombreux donc les 19 et 20 mars pour exprimer notre soutien aux jeunes et surtout pour exprimer notre désir et notre aspiration au changement .




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  • Congrès du Changement Démocratique