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27 March 2017

Les étudiants maintiennent la pression sur le gouvernement

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El Watan le 28.02.11 | 13h37 

 

La révolte des étudiants ne s’essouffle pas. Désormais, la coordination des huit écoles nationales et la délégation des universités qui regroupent une dizaines de centres universitaires répartis sur le territoire national comptent saisir ouvertement le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour lui présenter les renvendications des étudiants. Ces derniers dénoncent également les récents propos d’Ouled Kablia, ministre de l’Intérieur, et réclament des « éclairicissements » sur les violences commises à l’encontre des étudiants la semaine dernière à Alger.

Décidément, plus rien n’arrête la colère des étudiants. Le mouvement de protestation estudiantin maintient toujours la pression et les cours n’ont toujours pas repris au niveau des écoles nationales et de plusieurs universités à travers le pays. Plusieurs délégués, que nous avons joint par téléphone, ont confié à elwatan.com que les étudiants n’ont pas été satisfaits par les récentes annonces du Conseil des Ministres.

« Nous allons désormais saisir le Président de la République pour lui faire part de notre colère. Nous allons maintenant crier haut et fort : basta à la marginalisation. L’abrogation du décret présidentiel ne répond pas à la majorité de nos revendications. Et puis, les récents propos d’Ouled Kablia qui nous a accusé de vouloir saccager le ministère de l’Enseignement Supérieur ont choqué tous les étudiants », confie à ce sujet Ghiles, délégué d’étudiants à  l’Ecole nationale supérieure des statistiques et d’économie.

Selon notre interlocuteur, les étudiants vont saisir le Chef de l’Etat pour dénoncer les accusations du ministre de l’Intérieur. « Nous demandons des éclaircissements sur ces violences et nous réclamons des informations sur les enquêtes qui seront menées par la DGSN pour comprendre pouquoi des forces de l’ordre ont matraqué des étudiants innoncents », relève Ghils lequel confie qu’il s’est retrouvé lui-même à l’hôpital de Béni-Messous après avoir reçu des coups sur plusieurs parties de son corps.

Pour sa part, Adel, délégué d’étudiants à l’Ecole nationale polytechnique, affirme que les étudiants réclament à présent leur participation à la prochaine conférence nationale des recteurs et des directeurs d’écoles nationales, prèvue le 27 mars prochain. « Nous sommes en grève jusqu’au 27 mars prochain, date de la prochaine Conférence Nationale des recteurs. Nous tenons à participer à cette importante réunion à titre consultatif pour veiller à la prise en charge de nos revendications », souligne Adel.

De nombreux autres délégués ont confirmé la force de la détermination des étudiants à poursuivre leur mouvement de contestation. « Il y a eu des tentatives de manipulation pour nous diviser et affaiblir. Mais ces manoeuvres n’ont pas réussi. Aujourd’hui, les autorités doivent nous écouter et cesser de nous prendre pour des enfants », clament-ils.

 

Abderrahmane Semmar

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6 Commentaires sur cet article
  • abon
    28 février 2011 at 16 h 13 min -

    Salam. Pendant que nos dirigeants s’évertuent à trouver des solutions pour mieux faire taire le peuple, pendant que notre opposition s’évertue à trouver des solutions pour mieux piégé le peuple, les états unis et leur suppo la France, négocient le partage des ressources Libyenne dans un premier temps puis viendra irrémédiablement notre tour, au nom de la protection des peuples, les européens renforcent leur frontière et poussent les migrants à la mer, au nom de l’humanisme, les français et les états unis envoient des spécialistes de la manipulation pour mieux organiser les tueries inter ethnies en accentuant tout ce qui peut rajouter à l’islamophobie comme l’arabo phobie PENDANT QUE LES HABITANTS DE GAZA SUBISSENT DE CONTINUELS RAIDS ISRAELIENS AVEC LEUR LOTS DE MORTS GRATUITS EN TOUTE IMPUNITE ET DONT LE SEUL BUT EST EVIDEMMENT LA REDUCTION DU NOMBRE D’HABITANTS PALESTINIENS.




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  • Youssef
    28 février 2011 at 18 h 51 min -

    Comme par le passé, les mouvements de protestation en Algérie commencent dans les Universités. C’est là que la fronde « révolutionnaire » doit s’organiser pour s’arrimer aux exmples Tunisiens, Egyptiens et Lybiens.
    Car chaque pays a ses traditions de luttes, donc les endroits précis, symboliques, les sloganations porteuses, les mots d’ordre rassembleurs, les dynamiques unitaires, la mécanique catalysatrice, etc.

    Il faut absolument que L’Opposition oppositionelle organise une rencontre à l’étranger,au plus vite,pour sauver notre pays, donc enclencher le « mouvement révolutionnaire ».

    Il faut faire un appel ici meme, trouver la formule appropriée, le déclic, le déclencheur.

    Je lis sur ce site des contributions trés trés interressantes. Alors, trouvons quelque chose qui pourra nous unir pour déclencher ensemble le mouvement tant attendu. Il y’a une telle frustration aux sein des masses que ça ne peut durer….

    Ne nous devons pas pas rater ce grand rendez-vous de l’histoire !




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  • Amad Malik
    28 février 2011 at 19 h 20 min -

    « ECHAAB YOURID EZZATLA! OU LES AVEUX PERVERS DU POUVOIR CRIMINEL ALGERIEN.
    En recrutant des « jeunes bougres toxicomanes » et des filles « de moeurs legers » payes tels des mercenaires de bas niveau pour briser kes manifestations pacifiques, le pouvoir algerien corrompu, incompetent, criminel a montre son vrai visage de « BETE IMMONDE » qui se debat desesperemment pour sauver SA TETE ET SES TENTACULES incrustees comme des sangsues dans la societe algerienne.
    En insultant l´IMMENSE JEUNESSE et le peuple algerien, l´accusant « de PEUPLE TOXICOMANE », le pouvoir vient encore une fois de prouver sa mauvaise foi, son mepris envers le peuple et ses enfants.
    Il use des memes artifices que « ses amis et comperes » Kaddhafi, Ben Ali, Mubarak et consorts qui ont ruines leurs pays, assassines leurs elites et regresses leurs jeunesses.
    NOUS LES ETUDIANTS, TOUS LES ETUDIANTS NOUS NE SOMMES PAS « DES TOXICOMANES », PAS « DES MORTS VIVANTS » ET NOUS ALLONS LE PROUVER A CE POUVOIR CRIMINEL PERVERS.
    Meme avec des milliers de policiers, des milliers de miliciens, « les baltaguias et tartaguias », ce n´est pas une poignee de CHAROGNARDS QUI VA NOUS DRIVER ETERNELLEMENT, qui veut continuer a diriger la MAJORITE DE LA JEUNESSE ET DU PEUPLE ALGERIEN.
    TOUS LES ETUDIANTS ALGERIENS DOIVENT S´ÚNIR, S´ORGANISER DE PLUS EN PLUS NOMBREUX POUR UN AVENIR MEILLEUR ET DIGNE.
    NOUS SOMMES LA VRAIE FORCE DU PAYS, C´EST NOUS QUI DECIDONS DE NOTRE LIBERTE ET UNE VRAIE DEMOCRATIE.
    LA SOLUTION C´EST LA TUNISIE, pas les « manifs du samedi ».
    Nous disons au pouvoir criminel et pervers que la « ZETLA C´EST VOUS QUI ALLEZ LA PRENDRE BIENTOT » quand vous serez sur la pente raide. Ce n´est ni les milliards voles, ni les milliers de policiers, ni vos miliciens, ni vos valets qui vous sauveront. Vous serez seul face a votre tragique et fatal destin…
    Ce n´est qu´une question de jours
    VIVE LA JEUNESSE ALGERIENNE, VIVE LA LIBERTE, VIVE LA DEMOCRATIE. NIDHAL! NIDHAL! NIDHAL! HATA YASGOUT ENIDHAM ELKHABITH.
    MALIK




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  • Salah Bouzid
    28 février 2011 at 23 h 42 min -

    La jeunesse algérienne et les milieux universitaires devraient articuler une revendication dans la lancée de la contestation: l’élimination complete (pas seulement les plus de 30 ans) du service national, car cette institution a été justement mise en place pour mater la jeunesse algérienne. Si les jeunes officiers supérieurs de l’ANP veulent vraiment la professionalisation de l’armée et son retrait définitif des affaires politiques, alors ils ne devraient pas décourager cette revendication. Leur position leur permettra ainsi de se démarquer de la vieille garde (Gaïd Salah et companie) et prendre l’initiative pour se préparer à jouer le rôle de garant d’une transition douce, à l’inverse de ce qui se passe chez nos voisins. Une transition douce ne veut pas dire que l’opposition doit compromettre le but d’établir un état de droit démocratique. Le moment opportun est tout juste indiqué pour un groupe d’officiers supérieurs de donner un petit coup de pouce au processus irréversible du changement.

    If you are not part of the solution, you are part of the problem.




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  • hamid
    1 mars 2011 at 1 h 20 min -

    il faut exiger les diplômes des décideurs, vous verrez qu’ils ne nous aiment pas car tous n’ont jamais été étudiants. khlèt !




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  • Kaci
    1 mars 2011 at 9 h 29 min -

    @ hamid

    …. et exiger la « validation » des diplomes aux diplomés, une véritable évaluation aux étdiants de cette/ces « université »(hum!) sinistrée/s, au niveau quasiment le plus bas au monde ! On peut pousser ça à l’infini, àl’extrème ! Pas loin de nous, il faut reconnaitre que tous nos voisins, à l’Est, à l’Ouest, au Sud ont niveau meilleur que le notre ….




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  • Congrès du Changement Démocratique