Édition du
29 March 2017

LA COMEDIE DES ILLUSIONS

Par : Nourredine BELMOUHOUB *

Il ne faut surtout pas espérer que le salut national nous vienne de la classe politique, la démocratie parlementaire en a fait une proie rêvée pour les tabous. Aujourd’hui le politicien doit caresser tous les mythes, flatter toutes les catégories, éviter les sujets gênants, et surtout, surtout faire preuve du plus grand conformisme, celui de la majorité ou de l’opposition, il n’importe et si d’aventure un homme politique se risque à braver un tabou, il se fait massacrer médiatiquement, parfois physiquement et tous ses collègues – amis ou ennemis-, se contenteront de regarder. Monsieur MELLOUK et l’affaire des juges faussaires (faux moudjahidines), est la meilleure des preuves, bien qu’elle n’est hélas pas la seule.

A force de s’interdire toute originalité, la classe politique a fini par dépasser même la banalité pour donner dans l’irréalisme total. Au cours des dernières années, elle a tenté de faire croire que l’Algérie n’avait pas de problème plus urgent que le transport sur le dos du contribuable, de milliers de jeunes pour supporter une équipe binationale de – je m’en – foute-Ball, avec des résultats que chaqu’un sait, ou alors le faux problème de la subversion-répression, quand ce n’est pas la querelle scolaire et ses grèves spontanées.

La classe politique –s’il n’est pas indécent de continuer de l’appeler ainsi – ne pouvant rien imaginer d’original et d’actualité, tente désespérément aujourd’hui de récupérer toutes idées nouvelles qui naissent hors d’elle :La condition féminine, la qualité de la vie, l’environnement, la défense du consommateur, ou d’exploiter le bouillonnement d’une jeunesse frustrés, exaspérée par la hogra des vieux hypocrites, et le mépris de la classe politique et celle dite intellectuelle.

Dans chaque cas, la majorité-minoritaire dénonce du bout des lèvres le sujet d’actualité simple -forme d’acte de présence sur la scène politique-, en évitant d’avouer ou de reconnaitre qu’elle en est la cause principale, en raison de sa passivité et de son manque de dynamisme politique, soit par complaisance soit par immaturité politique, alors l’opposition de façade se proclame champion de la nouvelle cause, lorsqu’une « idée forte » comme l’augmentation du prix de l’huile –ce qui entre nous, est le dernier des soucis de nos jeunes, devient un enjeu et un moyen « important » de récupération, cela ne peut que conduire aux résultats cocasses  que nous offre la rue, cette rue qui a parlée les 5,6 et 7 janvier passé, et que la classe politique n’a pas entendu, dans ce climat opportuniste effréné, les algériens ont connus et connaitront encore un discours politique devenu à longue, un rituel vide de sens.

Cette comédie des illusions, ce ballet d’acrobates dansant sur un volcan aux résultats imprévisibles, ne laissent que le choix bien incertain entre ceux qui disent ce qu’ils ne feront pas et, ceux qui ne disent pas ce qu’ils feront. Il est significatif et réconfortant de voir que les algériens lassés par les conformismes opposés des formations politiques, préfèrent improviser, sinon s’abstenir de les écouter.

Il est vrai que je ne suis pas engagé dans le monde de la politique et, bien que défendre les droits de la personne humaine n’est pas si confortable sur un terrain hostile au droit, car c’est prendre les risques de se faire emporter par les vagues de la politique, c’est une des conséquences du décalage politique entre le discours des hommes politiques  toutes tendances confondues, et les propos qu’ils échangent en privé. Ils sont pour la plupart conscients de tous les problèmes de la société, mais ils savent aussi qu’à défier de front les injustices, ils risquent plus de s’auto-abattre, que de les anéantir. « Dire et périr », c’est là que se situe la différence, entre le politique et le Défenseur Libre des droits de l’homme.

Aujourd’hui, l’aptitude des algériens à ne plus croire ce qu’on leur dit et, à rechercher eux mêmes les faits au delà des discours et des commentaires, est la seule disposition qu’ils considèrent à même de leur éviter le pire et, pourquoi pas de leur assurer le meilleur. Ce ne serait pas un mince mérite d’y réussir là ou les formations politiques ont échoué, puisque que tout est fait aujourd’hui pour maintenir les illusions.

La démagogie n’est pas seulement le fait des hommes politiques, elle se retrouve notamment chez les « penseurs à la mode ». Tous autant qu’ils sont, aujourd’hui, flattent les algériens en les persuadant que la solution de leurs problèmes ne dépend pas d’eux. Voila que soudainement la « bonté naturelle » de l’homme fait un retour en force.  Eh oui, par enchantement, il n’y a plus de responsables du malheur national, ni criminels, ni égoïstes, seulement des individus pervertis par un système social malfaisant, un excès entraine un autre. Les hommes de l’ordre vont répétant aux « braves gens » qu’ils ne sont en rien responsables de la déliquescence, de la délinquance, de la misère, de l’injustice, et qu’un simple renforcement de la répression ferait disparaitre tous ces maux. Comble de la forfaiture, des mots pour guérir des maux. Alors qu’en vérité et dans tous les cas c’est la société et,  elle seule, qui nous tirera d’affaire.

Les algériens pourraient dés à présent mener une vie plus saine, en commençant par accorder une importance effective aux enfants de l’Algérie, tous les enfants de l’Algérie, par respecter les biens collectifs et penser sérieusement, avec sagesse et raison à l’avenir et au devenir de la communauté, en évitant les sentiers du grenouillage politique (terme que j’emprunte à Salaheddine SIDHOUM), toute étude sociologique aujourd’hui doit se conclure par un transfert des responsabilités de l’individu à la Société, nous ne sommes plus qu’effets et jamais causes, l’homme repensé par l’homme, ne sera qu’un pur « produit de situation ».

J’avoue ne plus supporter cette innocence de principe dont on nous accable et, qui transforme tout algérien en irresponsable, en mineur.

La Société à beaucoup à faire, et puisque nous donnons l’impression de ne plus savoir faire, alors il est de notre devoir, il nous appartient de tout re-bien-faire, à défaut on se laissera enfermer dans une alternative simpliste et mensongère. La recherche du bonheur dépend désormais de nous, de notre fraternité et surtout de la somme de ce qui nous lie.

Nous faire croire que la crise nous vient de l’extérieur et que la lutte contre le mal empêche tout changement social véritable est plus simpliste. En vérité, la crise toute entière a été provoquée, -et continu de l’être- par les programmes gouvernementaux «  crisogènes », décidés à huis clos. Il est vrai que la réalité est plus déplaisante à entendre, certes, il existe une crise mondiale exigeant rigueur et efforts, et une crise algérienne exigeant de rudes transformations sociales, un changement radical, un sang nouveau pur et sain –politiquement et moralement parlant- A mon humble avis, il faudrait que se fasse, l’un et l’autre.

Ce jeu de la vérité, de toute la vérité ne peut qu’être gagnant à terme, car les faux fuyants et les discours publics de complaisance qu’illusionnent encore d’aucuns, n’ont aujourd’hui aucune prise sur les événements –ceci pour les décideurs et les aventuriers de la politique- Si demain les faits se révolteront, ce sera la crise, la vraie crise, celle qu’il faudra payer comptant, non pas seulement en sacrifiant notre niveau de vie, mais également notre avenir et celui des générations futures. Dire aujourd’hui la vérité, rétablir la hiérarchie des priorités c’est l’exigence du futur. Pour changer notre Algérie, il faut la voir telle qu’elle est, c’est l’enjeu de la vérité. Nous verrons alors que notre très Chère Algérie est moins faible qu’elle ne parait, moins malheureuse, et qu’elle peut relever les défis, tous les défis, à condition de tordre le cou à ses mensonges.

«  DIEU NE MODIFIERA L’ETAT D’UN PEUPLE QUE SI CELUI-CI SE TRANSFORME LUI-MEME »

* Défenseur « Libre » des Droits de l’Homme.


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5 Commentaires sur cet article
  • Jugurtha
    2 mars 2011 at 17 h 42 min -

    En feuilletant d’anciens numéros du quotidien El Watan, je suis tombé sur 2 écrits de Hocine Aït Ahmed ; le 1er est une contribution publiée le 25 août 1996, sous le titre « Quel dialogue ! », le second est un message adressé au CN du FFS publié le 1er août 1997. Des analyses d’une brûlante actualité et d’une grande lucidité que j’aimerai bien partager avec vous.

    Extraits de la contribution publiée par le quotidien El Watan le 25 août 1996 :

    « (…) L’incapacité des hommes du système d’établir avec les Algériens des relations d’êtres libres, des contacts entre des partenaires égaux, un dialogue dénué de toute menace, de toute peur, de tout mépris, c’est leur impossibilité de se libérer des rapports de domination/soumission sur lesquels ils ont construit leur puissance et leur fortune depuis plus de 3 décennies. Ils ne peuvent imaginer et accepter d’autres types de rapports. D’autant qu’ils ont vécu, eux, l’expérience de l’ouverture politique 1989-1992 comme un cataclysme, une fin du monde, la fin de leur monde. En revanche, ces rapports domination/soumission se sont édifiés sur la misère morale identitaire et sociale de la population.
    (…) Quand les hommes du gouvernement perdent la confiance de leurs compatriotes, ils perdent leur pouvoir politique : d’où leurs recours permanents aux instruments de la violence pour les contraindre de nouveau à l’obéissance, à la soumission. Cette violence, ils le savent, leur permet de se faire craindre et de dominer, elle ne leur donne aucun pouvoir politique. L’histoire, celle des transitions démocratiques en particulier, démontre que lorsque les opprimés dominent leur peur, osent se rassembler, parler et agir ensemble, reprennent – politiquement et psychologiquement – confiance en eux-mêmes, alors ils peuvent reconquérir leur pouvoir politique et contraindront les oppresseurs à lâcher prise, à s’en aller.
    (…) Car l’action politique dans une cité signifie que toute chose se décide par la persuasion, le dialogue. La parole et non pas la force et la propagande. Forcer, imposer au lieu de convaincre était considéré dans l’antiquité grecque déjà comme des pratiques pré-politiques, c’est-à-dire arriérées et archaïques de traiter les hommes. La politique est fondée sur la parole libre, donc dénuée de toute violence, violence et parole s’excluant l’une l’autre de manière radicale. Et lorsque la parole est violente – menaces, insultes, mensonges, diktats – elle n’est plus une parole, elle est une fausse parole, un faux dialogue, elle est violence. Un régime de violence est incapable de parole vraie, de parole donnée respectée. Comment s’étonner, dès lors, du divorce entre la parole et l’acte, lorsque les mots sont détournés dans leur signification, les concepts vidés de leur contenu et lorsque les actes violent la parole et alimentent la violence.
    (…) On ne construit que sur la vérité. »

    Extraits du message adressé au CN du FFS publié par le quotidien El Watan le 1er août 1997 :

    « (…) La stratégie pacifique du FFS – outre son fondement éthique – trouve une justification historique imparable. Depuis les années 80, la répression des mouvements de guérilla et de terrorisme par les régimes autoritaires latino-américains et par les dictatures staliniennes a entraîné les forces démocratiques à rechercher des stratégies de résistance politique non armée.
    Les enseignements tirés des échecs essuyés notamment par les Tupamaros en Uruguay, par Guevara en Bolivie, par l’insurrection armée de 1956 en Hongrie, et par les grèves soutenues par des actes de violence en Pologne en 1970 ont conduit à de nouvelles pratiques d’opposition pacifique.
    « La ruse de l’histoire » semble avoir joué étonnamment d’un continent à un autre en faveur d’une révision déchirante de la part des acteurs sociaux ou politiques contestataires.
    Et plus surprenant encore, la similitude des formes de lutte sans armes : déclarations des élites, pétitions populaires, grèves de la faim, grèves des fonctionnaires et des travailleurs, manifestations, désobéissance civile.
    Un an après la signature de la Charte 77 en Tchécoslovaquie, les femmes des mineurs en Bolivie ont déclenché une formidable grève de la faim.
    Pourtant, ces procédés d’opposition similaires sont apparus dans des contextes politiques, économiques et culturels fort différents. Elles ont toutes en commun de prendre appui sur les textes de l’ONU relatifs au respect des droits de la personne humaine ou de la conférence d’Helsinki sur la sécurité. Elles ont toutes quitté l’action clandestine qui marginalise pour intervenir ouvertement dans l’espace public, élargir sans cesse cet espace public pour prendre à contre-pied et défier les régimes répressifs.
    De nombreux autres exemples viendront confirmer que la résistance civile sans armes est la seule alternative de déblocage de la vie politique en vue d’un retour aux transitions démocratiques. Les Albanais du Kosovo ont su trouver en leur capacité d’organisation propre les procédés qui leur ont permis de préserver leur langue et leur culture face à l’oppression serbe. Plus près de nous, le renversement du dictateur malgache Ratsiraka par des grèves et des manifestations pacifiques.
    (…) Nous n’avons pas le choix. Nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à rassembler les forces de la modernité pour construire une action collective et oppositionnelle. (…) L’enjeu de l’ensemble de nos actions publiques est de protéger la société en l’aidant à se développer elle-même. La société civile n’étant pas une entité sociale abstraite, il s’agit plutôt d’entraîner les acteurs indépendants de cette société à apprendre à se libérer de la peur pour prendre le risque de s’engager à l’intérieur des institutions imposées dans des actions oppositionnelles publiques et positives.
    (…) Je terminerai cet avant-propos à prétention pédagogique en attirant l’attention sur le fait incontestable que les luttes non armées ont triomphé grâce au soutien des médias internationaux et de la communauté occidentale. (…) »




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  • rak
    2 mars 2011 at 19 h 44 min -

    Salam, azul, bsr les ami(e)s

    Merci pour ce rappel cher compatriote Jugurtha surtout que je trouve votre choix de le faire en commentaire a la contribution de Mr Belmouhoub tout a fait approprié ou « fi mahallahou » si vous preferez.
    Par ces temps troubles ou certains « snipers » preferent viser les opposants que le pouvoir, il est pas tout a fait inutile de faire une mise a jour ou un « refresh » a leurs memoires volontairement selectives.ces deux extraits que vous nous rappelez, sont d’une actualité brulante en effet!
    N’est pas politique qui veux n’est ce pas?

    cordialement




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    3 mars 2011 at 0 h 56 min -

    Je fini par être convaincu que le vrai problème chez nous, c’est les  » Tayabet el hammam « , qui à défaut de contribuer avec des idées saines et franches, excelle dans l’art de manier la langue fourchue. en se prétant à un jeu de mots élémentaire non productif, à la place de proposer des idées sans devoir recourir au jeu de « Jack à dit ». En attendant et partant du fait que je fait partie de la classe citoyenne de quartier populaire aux racines profondément montagnardes, je persiste et signe que les discours n’ont jamais fait pousser le blé, et qu’un peuple qui ne croit plus n’obéit plus à rien, et à personne. le terrain nous l’a démontré.
    Une question à un sou : Quel est le Parti qui peut remplir le Stade du 05 Juillet, J’ai dis Parti, car les équipes de foot ont cette capacité. pour preuve, les gens ne parle que de foot, et de Khaddafi, et oublient Hamna.




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    3 mars 2011 at 14 h 28 min -

    SAVOIR CE QUE TOUT LE MONDE SAIT, C’EST NE RIEN SAVOIR.

    Les esprits irrésolus ne suivent jamais ni leur vue, ni leur sentiment tant qu’il leur reste une excuse pour ne pas se déterminer, ceci dit, généralement les discours appartiennent à l’histoire, alors voyons les faits au Présent et, avant d’écrire, apprenons à penser, à bien penser afin de ne pas mettre du vinaigre dans ses écrits,lorsqu’il faut au contraire y mettre du sel. Ceci dit, des milliers de personnes sont mortes -inutilement-, les individus qui sont le système ont tué plus d’algériennes et d’algériens que le terrorisme, un fait qui aujourd’hui n’est pas contesté, mais qui aujourd’hui en Algérie (n’était-ce de très rares individualités), se pose la question pour savoir et surtout comprendre que les Camps du Sud, les Guatanamo’s, le goulag algérien n’était pas une prison, mais une partie du pays peuplée en 1992 de milliers de citoyens algériens ? Qui aujourd’hui dénonce ce crime sur ordonnance contre l’humanité, et suit en accusation les coupables ? Ne dit-on pas que silence est synonyme de complicité ? Quel mouvement, quel Parti a d’ailleurs jamais fait dans l’histoire national du multipartisme la critique publique de ses propres fautes ? C’est à dire son silence comme cela s’est fait ailleurs, en Afrique du Sud par exemple. Il n’en reste pas moins qu’on ne solde pas par le silence le martyr de 30.000 personnes, en disant tout simplement tel a dit, ou tel autre aurait déclaré…Plus douloureuse que le paria vécu par les ex déportés des camps de la honte nationale, l’insensibilité affichée à ce crime odieux contre l’humanité en fait un tabou qui fait mal, très mal même, et en parler au Présent, semble gêner au point de tronquer le débat (ce qui fait dire à notre ami rak : je cite :  » Par ces temps troubles ou certains « snipers » préfèrent viser les opposants que le pouvoir « ),à la place de s’attaquer aux faits au Présent. Voila que dire la vérité fait de vous un sniper. (Merci, c’est au moins quelque chose qui vaut mieux que le silence complice).
    Cette impossibilité de regarder la réalité en face est aujourd’hui flagrante et incompréhensible. Comment peut-on véritablement combattre l’injustice, changer les choses, si on refuse globalement et dans le détail la vérité en privilégiant le Culte du silence. Sans doute sommes nous passés de la terreur ouverte à la terreur virtuelle, et du terrorisme multiforme à l’oppression du silence, le résultat est moins horrible certes, mais guère plus réjouissant, car il laisse apparaitre la théorie de Djeha,consistant en « Takhti rassi », c’est d’ailleurs pourquoi nous sommes loin, loin de la sortie du tunnel, loin de connaitre toute la vérité algérienne, car rien n’est fait par élan de générosité, ni pour les Ex internés du goulag algérien, qui mènent seuls un combat pour la vérité, et encore moins pour les veuves et les orphelins de ceux qu’un cancer a terrassé,suite au effets et les méfaits de la radioactivité nucléaire…..et du silence.
    On a souvent honoré du Titre de sage, ceux qui n’ont eu d’autres mérites que de contredire leurs contemporains.
    Nourredine BELMOUHOUB
    Porte parole du Comité de Défense
    des Internés des Camps du Sud.
    http://www.facebook.com/photo.php?pid=633548&l=d00fd92f95&id=100000267143320




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  • rachid quebec
    4 mars 2011 at 3 h 06 min -

    il nous faut une revolution tranquille donc la classe politique doit vendre au peuple ce slogan pour dissiper cette peur qui est ancre au sein du peuple




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  • Congrès du Changement Démocratique