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30 March 2017

Alger : Plus de 2000 étudiants manifestent devant le ministère de l'Enseignement Supérieur

El Watan le 03.03.11 | 11h44

Pas moins de deux mille étudiants ont manifesté jeudi matin devant les bureaux du ministre de l’Enseignement Supérieur à Ben Akoun, dans la banlieue d’Alger. Les étudiants de plusieurs écoles nationales et centres universitaires ont brandi, une nouvelle fois, des slogans qui condamnent l’attitude du ministre Rachid Harraoubia lequel est accusé de sous-estimer la colère du mouvement estudiantin.

Décidément, plus rien n’arrête la mobilisation estudiantine. Jeudi matin, des centaines d’étudiants issus de plusieurs facultés à Alger ont pris possession de la route qui mène vers le siège du ministère de l’Enseignement Supérieur à Ben Aknou.

En quelques heures, plus de deux étudiants se sont rassemblés, précisent des délégués contactés par elwatan.com, pour proclamer leur colère et exiger des mesures concrêtes afin de satisfaire leurs revendications. « Des comités autonomes ont été installés un peu partout dans les universités. La protestation s’est enclenchée et les promesses des autorités ne l’arrêteront pas. Aujourd’hui, les étudiants veulent en finir avec le mépris et la marginalisation qui nous ont longtemps accablés », expliquent à ce sujet des délégués d’étudiants que nous avons joint par téléphone.

Selon nos interlocuteurs, la protestation se poursuivra dans les univeristés jusqu’au 27 mars, date à laquelle les recteurs vont se réunir avec Rachid Harraoubia pour étudier les derniers développements de la crise qui frappe de plein fouet l’Université Algérienne. Mais si à l’issue de cette conférence nationale, aucune décision n’est officiellement prise pour donner suite aux revendications des étudiants, le spectre de l’année blanche planera définitivement sur les campus.
Abderrahmane Semmar

 

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http://www.youtube.com/watch?v=-k_I3cU1w3U&feature=player_embedded

 


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UN COMMENTAIRE
  • Ameziane
    17 mars 2011 at 13 h 09 min -

    Comme par le passé, les mouvements de protestation en Algérie commencent dans les Universités. C’est là que la fronde « révolutionnaire » doit etre organisée pour l’arrimer aux exemples Tunisiens, Egyptiens et Lybiens. Car chaque pays a ses traditions de lutte, d’organisation de la contestation, donc les endroits précis, les symboliques respectives, les sloganations porteuses, les mots d’ordre rassembleurs, les dynamiques unitaires, la mécanique catalysatrice, etc. Comme chaque pays a son « imaginaire national » construit au fil de de l’histoire longue .Bien sur, il n’ya rien à attendre des alliés des Généraux, de meme des extremistes de tous bords. On l’a bien vu avec le fiasco des manifs d’Alger. Donc, d’abord faire en sorte que les extrémistes et alliés du Régime militaro-mafieux soient isolés, car ils exercent un “effet repoussoir, dissuasif”, la population ne les suivra pas. Nous avons eu la preuve le 12 , 19 & 26 Février!
    Il faut absolument que L’Opposition oppositionelle organise une rencontre(à l’étranger s’il le faut), au plus vite, pour sauver notre pays, donc enclencher le « mouvement révolutionnaire » pour parvenir à la chute des Généraux criminels et sanguinaires qui règnent sans partage, par la force répressive, les manipulations, les provocations, les massacres de masse , les assassinats politiques et autres crimes contre l’humanité…..
    Il faut faire un appel ici meme, trouver la formule appropriée, le déclic, le déclencheur.
    Alors, trouvons quelque chose qui pourra nous unir pour déclencher ensemble le mouvement tant attendu. Il y’a une telle frustration aux sein des masses que ça ne peut durer…. Marches, sit-in, meetings, rencontres, toutes les formes de luttes nécessaires. Une pression internationale pour obtenir le “gel des avoirs des Génraux”, l’interdiction de voyager, l’embargo sur les armes et les survols aériens,etc,etc, mettre la pression maximale sur les Généraux harkis et traitres qui tuent le pays et sa population pendant des décénies déjà.Le Régime repose sur un « trépied » : la police politique, l’armée de régime, les clans rivaux. C’est tout ça qui doit dégager . Le Régime en général et en particulier, la face apparente (Présidence-Gouvernement) et la face cachée Police politique), l’ex-MALG(Boutef-Zerhouni) et le néo-MALG(DRS de Mediène-Djebbar & Cie), les Organes de répression en général, tous les Clans….




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