Édition du
24 July 2017

NI REMANIEMENT, NI OUVERTURE DE LA TÉLÉVISION :Bouteflika fait machine arrière

Le Soir d’Algérie

05 mars 2011

Abdelaziz Bouteflika «rétropédale» contre toute attente et annule de nombreuses décisions qu’il allait annoncer la semaine dernière. Notamment, un remaniement gouvernemental pourtant finalisé dans ses moindres détails.
Kamel Amarni – Alger (Le Soir) – «En tout cas, le remaniement n’est plus à l’ordre du jour», nous confie une source proche de la présidence. Ce revirement, notre source l’attribue à des considérations «d’ordre tactique ». «Les dernières mesures prises en conseil des ministres d’abord avec la levée de l’état d’urgence, les décisions liées à l’emploi, au logement, à l’enseignement supérieur, puis la mesure de dispense du service national au profit des plus de 30 ans sont finalement suffisamment lourdes pour faire baisser la tension sociale de ces dernières semaines.» Le pouvoir estime donc avoir fait assez de concessions pour le moment. «Il y a certes des tensions sociales mais pas de pression politique d’envergure qui nécessiterait un changement de gouvernement.» Manifestement, Bouteflika ne compte plus abattre toutes ses cartes, d’un seul coup. «Tout se fera et se décidera en fonction de l’évolution de la situation », explique encore notre source. D’ailleurs, ce n’est pas qu’au sujet du gouvernement que Bouteflika semble «temporiser». C’est le cas également de l’ouverture de la télévision. Inscrit comme priorité absolue, le 3 février dernier lorsque Bouteflika réunissait le premier «Conseil des ministres d’urgence», ce point avait accaparé l’essentiel des travaux d’une réunion marathon de deux jours du gouvernement Ouyahia. Un avant-projet de loi sur la télévision avait été ébauché par le ministre de la Communication et qui devait être finalisé avant l’ouverture de la session de printemps du Parlement. Or, depuis, cet avant-projet ne figure plus, curieusement, à l’ordre du jouir des différentes réunions du gouvernement. Y compris la prochaine qui aura lieu mercredi 9 mars. Ce spectaculaire revirement trouve également son explication par la conjoncture internationale. Les pressions, américaines notamment qui étaient assez fortes il y a un mois, se sont nettement estompées, s’agissant du «cas Algérie». Obama, qui avait «félicité» Bouteflika pour les dernières mesures annoncées en Conseil des ministres, semble opter pour la prudence, concernant un pays frontalier de la Libye où la situation ne cesse de se dégrader avec tous les risques, non négligeables, que fait peser Al Qaïda sur l’ensemble des pays du Sahel. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si plusieurs visites de responsables américains, chargés de la sécurité, se sont multipliées à Alger, ces derniers jours.
K. A.


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15 Commentaires sur cet article
  • abd el allah el muslim
    5 mars 2011 at 1 h 21 min -

    et dire qui y en a qui croivent encore aux père noèl.




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  • zarathoustra
    5 mars 2011 at 1 h 42 min -

    « …..la situation ne cesse de se dégrader avec tous les risques, non négligeables, que fait peser Al Qaïda sur l’ensemble des pays du Sahel. »
    et dire que des journalistes continuent de croire à ALQAIDA et consorts.
    ce karim Amrani n’est-il pas un élment de la DRS,par hasard?
    nos journalistes ne savent quoi dire sur des situations pareilles,car dans chaque journal,arabophone ou francophone,abrite une taupe de TEWFIK.
    quant uau revirement de BOUTEF,l ne s’agit que de faux rapports qui le parviennent des différents organes:
    1-les manifs et leurs organisateurs sont en état de fragmentation permanente.
    2-rien à l’horizon ne prouve que les prochaines constetations peuvent nuire à fakhamatouhou.
    3-les revendications ne sont pas d’ordre politique:les foules ne s’interessent qu’à remplir leur tubes digestifs.
    4-la communauté internationale,est de notre coté.
    voilà lees principaux point sur lesquels boutef a mis sa marche arrière.
    citoyens et citoyennes(pas à seins nues!!),il faut bouger,c’est le moment,le pouvoir a commis une bétise,celle de croire que nous sommes « seulement des tubes digestifs. »
    il faut faire vite,à moins que nous méritions cela.




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  • DJAMEL
    5 mars 2011 at 3 h 56 min -

    BONJOUR A TOUS,
    LES AMERISIANS SONT DES MARCHANTS DE GUERRE,
    HISTORIQUEMENT A CHAQUE QU’ILS INTERVIENNE DANS UN PAYS C’EST LA GUERRE CIVIL NON STOP,C’EST LEUR POLITQUE EXTERIEURE ET LE LOBBY ZIONISTE.
    LA PRESSION SUR BOUTEF ET SONT CLAN C’EST.
    A)RENFORCER LA FRONTIERE ALGERO-LIBYENE.
    B)MAITRISER AVEC TOUT MOYIENS LA REVOLTE EN ALGERIE
    JUSQU’A NOUVEL ORDRE.
    LES AMERICAINS NE VEULE PAS D’UNE AUTRE GUERRE CIVIL
    EN ALGERIE,CA VA CREER LE CHAOS AU MAGUREB ARABE,POUR
    DEUX RAISONS
    1)LA SITUATION POURA ETRE INCONTROLABLE.
    2)LE NOMBRE DE REFUGIERS VERS L’EUROPE,QUI VA CREER UN AUTRE PROBLEME A L’EU,QUI SONT DEJA EUX MEME DANS UNE CRISE ECONOMIQUE.
    DONC L’ALGERIE VA JOUER UN ROLE DE STABILISATEUR,ET EN MEME TEMPS PREPARER LE TERRAIN POUR LES REFUGIERS LIBYEIN EN CAS DE GUERRE CIVIL.
    SALUTATIONS




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  • Sami
    5 mars 2011 at 5 h 44 min -

    Je doute que bouteflika a controle sur quoi que se soit !! Si vous avez des indices qui indique le contraire dit moi s’il vous plait ! Qui n’a rien ne peux offrir rien, et boutef a prouve qu’il est tres limite ! Les predateurs qui ont avaler tout un peuple avec son histoire , son petrole, sa jeunesse vont pas épargner personne si nous ne reunissons pas et nous les confrontons a travers tous les moyens et dans les champs , interieurement comme exterieurement
    Cordialement




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  • Abdelkader DEHBI
    5 mars 2011 at 10 h 15 min -

    «  » »…la Libye où la situation ne cesse de se dégrader avec tous les risques, non négligeables, que fait peser Al Qaïda sur l’ensemble des pays du Sahel. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si plusieurs visites de responsables américains, chargés de la sécurité, se sont multipliées à Alger, ces derniers jours. » » »

    Qui nous fera croire qu’une bande d’un maximum de deux à trois cents misérables bandits de droit commun, sont à ce point puissants pour mobiliser les armées des pays sahariens et alarmer les Etats-Unis ?

    – Sûrement pas, ni le régime algérien qui les a créés et les entretient ni l’OTAN, dont ils servent les desseins.




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  • Minijibalina
    5 mars 2011 at 10 h 43 min -

    Malheureusement c’est ce qui fait « reculer » aussi la confiance dans le pouvoir, en dépit de la Présence de Mr Bouteflika, qui ne peut plus dissimuler les velléités du système. L’opposition sérieuse et digne de confiance doit s’investir davantage et ne pas attendre qu’on lui  » fasse place  » à la Tv, mais d’avoir sa propre TV, ses chaines et ses moyens. Regardez les autres pays, ou des centaines de chaines véhiculent un diversité d’opinion et de culture. Chez nous, sans nier l’effort qui a mené à créer quelques rares chaines, il y’a lieu d’affirmer la nécessité de libérer l’espace médiatique très vite.




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  • salem
    5 mars 2011 at 11 h 24 min -

    BOUTEFLIKA ET LE DRS SONT LES DEUX FACES DE LA MEME PIECE.ON NE PEUT PAS FAIRE DU NEUF AVEC DU VIEUX.BOUTEFLIKA ET SON AMI TOUFIK VEULENT FINIR COMME GUEDAFI.VIVE LA REVOLUTION.




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  • amel
    5 mars 2011 at 14 h 31 min -

    Il fallait s’y attendre :pas de remaniement ni d’ouverture quelle qu’elle soit , la caution d’Obama lui suffisait amplement ,alors l’avis du peuple , c’est du vent,attention ,le vent risque de devenir une tornade




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  • D B
    5 mars 2011 at 14 h 38 min -

    Je serais personnellement très étonné que les mesures qui ont été étudiées, pour dégonfler la colère puissent être annulées. Bien au contraire. Elles vont être intensifiées. Je parle de la vaste campagne de corruption de masse, pour laquelle le régime aurait débloqué un budget faramineux.
    Mais il est fort possible, en effet, que certaines réformes, d’ordre politicien,soeint revues. Comme celle, par exemple du remaniement gouvernemental. Là, ca ne porte à aucune conséquence, en réalité, puisque Hadj Moussa, qui devait remplacer Moussa El Hadj, n’est qu’une opération de toilettage, sans vraie portée sur la nature, et la pérennité, du régime. Que ce soit l’un ou l’autre, ou n’importe qui de désigné par le régime, sans aucune présence d’une quelconque pression populaire, le remaniement, quel grand mot, ne signifiera strictement rien, si ce n’est un rééquilibrage des forces, au sein du régime lui-même, sans aucune ouverture réelle pour l’avènement d’un processus démocratique. Il faut être naïf, malhonnête, ou partie prenante dans le système, pour l’imaginer seulement.
    Pour ce qui est de l’ouverture du champ médiatique à de nouvelles chaînes de télévision, c’est le même topo. D’une manière, ou d’une autre, l’arrivée de nouvelles télés algériennes sur le marché, ne changeront strictement rien. Et le fait pour le clan dominant du régime de les autoriser, ou de temporiser, ne signifie qu’une seule chose: Le régime veut s’assurer que les propriétaires de ces nouvelles chaînes lui soient totalement inféodés. Or, l’un des prétendants, dont on dit qu’il a tout préparé, jusqu’à l’équipe journalistique, est connecté à un clan adverse. C’est aussi simple que cela.
    Il faut bien s’imprégner de l’idée que tous les personnages fortunés qui ont les moyens de lancer une chaîne de télévision, sont des clients ou des parents du régime. Il ne faut pas se leurrer. Il n’y en a pas un seul qui serait susceptible, s’il pouvait lancer une télé, d’adopter une ligne éditoriale fondée sur l’opposition au régime. Pas un!
    Le meilleur argument de ce que je dis est que s’il existait des personnages fortunés en Algérie qui voudraient lancer une chaîne d’opinion, destinée à entreprendre une vraie politique d’information, et de dénonciation des pratiques du régime, ils n’auraient aucune difficulté de les lancer depuis l’Etranger. Une chaîne satellitaire n’a pas besoin de l’autorisation du régime. Khalifa Abdelmoumen l’a payé très cher, pour ne pas l’avoir compris, malgré l’injonction que lui avait transmis Bouteflika de fermer sa télé.
    Et nous savons tous que tous les « grands capitaines d’industrie » algériens, qui ont bâti leurs fortunes grâce au régime, et avec lui, ne se hasarderont jamais à le contrer sur ce chapitre.Ils seraient mis sur la paille illico presto. En plus d’autres ennuis dont ils ont eu un avant goût, et des exemples à méditer, dans tous les scandales révélés par le régime lui-même, via ses relais, à chaque fois qu’il fallait sévir contre un récalcitrant. Ou plutôt un égaré qui a pris la grosse tête.
    Donc, pour en revenir à ce « rétro-pédalage » annoncé, c’est juste une question de perspective, et d’angle. La lecture dépend de la position depuis laquelle on envisage ces gesticulations. Lorsqu’on est dans celle qui envisage une dynamique de vrai changement, ce ne sont là que des bisbilles de larrons en foire.




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  • aquerado
    5 mars 2011 at 15 h 33 min -

    Salam,
    Ce pouvoir chancelant a la maniere d’un ivrogne qui titube sur la voie publique(J’avance…Je recule…) nous donne un spectacle pitoyable d’une nomenklatura aux abois. Dans les films Americains les zombies, ont les remet dans leur tombe de peur de contaminer le reste de la population. Mais soyons lucide procedons d’une maniere intelligente et judicieuse sans trop d’esprit de vengeance comme nous l’a conseille notre prophete Mohammed paix et prieres sur lui.Ne retombons pas dans les memes pieges precedents.




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  • Ammisaid
    5 mars 2011 at 15 h 51 min -

    La télé fait bien son travail: glorifier ceux qui travaillent à la destruction de l’Algérie en gros et en détails: le Drs, son président, ses ministres, leurs walis, leurs maires…alors pourquoi changer ou remanier ou remuer ce qui ne peut pas être changé, ni remanié, ni remué ( la merde devenue aussi dure qu’une Pierre de la rivière hachakoum ! ). Ils resteront et ils y resteront inchangée tant qu’ils ne seront dégager. C’est tout !




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  • Malika
    5 mars 2011 at 20 h 29 min -

    Je pense qu’il y a un énorme malentendu entre le peuple et ses actuels dirigeants.Les dirigeants ne comprennent pas le peuple et ne veulent pas faire l’effort de le comprendre car la légitimité du Pouvoir N’A JAMAIS ETE POPULAIRE .
    Le Pouvoir est vigilant avec les forces QUI PESENT, un point c’est tout.
    Le jour où les différents segments du peuple constitueront une force réellement capable de changer le système, le Pouvoir , s’il est encore là,opérera à l’euthanasie du système (exemple EGYPTE).Ce jour là , ce ne sera pas une petite ouverture des médias lourds ou remplacer quelques ministres (d’ailleurs le plupart n’ont aucun pouvoir réel et représente uniquement des boîtes aux lettres ,la meilleure preuve, quelle différence significative a connu l’Algérie en supplantant des chefs de gouvernements l’un par l’autre,Belkhadem par Ouyahia ou vice versa ?Avec l’accessoire qui va avec ,ce poste cagibi ,hifdh ma el wajh(le chaouch des ottomans avait plus de pouvoir) de représentant personnel du président de la république qui n’existe dans aucun pays au monde.
    Le pouvoir en Algérie ,à l’instar des pouvoirs de ce type ,ne peut s’améliorer par des petites retouches d’où le forcing des révolutionnaires égyptiens et tunisiens qui sont en train de démonter les leurs pièce par pièce .
    Toute réforme importante (ouverture des médias lourds ,nomination de personnalités honnêtes et crédibles,élections propres )
    déstabilisera le pouvoir non pas que le peuple sera mieux informé ( il sait pratiquement tout ,aujourd’hui)ou mieux administré (le pouvoir n’a pas peur de la sanction des urnes)mais que les forces qui pèsent vont être fragilisées car elles ne peuvent supporter la transparence et le Droit le même pour tous.Cela nous rappelle à certains égards l’attitude des colons.
    En conclusion , le peuple ne peut réaliser le VRAI CHANGEMENT que lorsque il aura du poids.Et le plus grand reproche que l’on peut faire à M.Bouteflika , c’est que le peuple a perdu beaucoup de son poids depuis 1999 , chose que le peuple attendait de lui en lui donnant un bon nombre de voix à cette date.
    Comme dirait le vieux tunisien , les larmes aux yeux , les anciens sont usés (Harimna).Quant aux jeunes, ils sont partagés entre ceux qui vivent le désespoir total (harga,immolation, drogue,névroses diverses)et une minorité ayant une volonté de s’intégrer économiquement et socialement.
    Seuls les jeunes qui veulent réintégrer l’Histoire glorieuse de leur pays peuvent donner au peuple sa dignité.Le reste ce n’est que bavardage inutile.Tous les présidents qui se sont succédés en Algérie sont des épiphénomènes , des accidents de l’Histoire qui ont compris parfois à leurs dépends que le peuple seul sans les forces qui pèsent ne peut leur garantir le « koursi » ,qui, en l’occurence ,est très aphrodisiaque et attachant dans nos contrées , une fois qu’on s’y installe.




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  • Liès
    5 mars 2011 at 21 h 00 min -

    Salutations à toutes et à tous.

    Il faut dire, à mon avis que le couple Bouteflika/Drs malgré l’alliance formelle, ne file pas le parfait amour. Les sujets de discordes sont nombreux et les ambitions pour chaque partie de renforcer son pouvoir sont largement déployées.

    S’enrichir plus, montrer que le chef c’est moi et pas l’autre, et s’arracher de nouvelles parcelles de pouvoir, telle est la lutte permanente et sans merci que se livrent en sourdine, les deux alliés/belligérants.

    L’un, Bouteflika détient l’autorité, tout ce qui est légal lui appartient. Et à ce titre c’est lui qui détient le sceau (la signature) sans lequel rien d’officiel ne peut être validé (Ordonnances, décrets, loi des finances etc. etc.)

    L’autre, le Drs détient le pouvoir, une force sans commune mesure mais informelle et hors de tout contrôle institutionnel.

    De cette description, il est aisé de déduire que le Drs a les capacités réelles de bloquer quand il veut, la machine et aussi de la faire repartir. Sans qu’il ne soit tenu juridiquement et légalement responsable.

    Car le responsable sur le plan légal, demeure Bouteflika qui est selon la loi algérienne et internationale, comptable des dysfonctionnements, des préjudices quand ceux-ci venaient à se produire.

    D’où la nécessité pour les deux parties de se faire des concessions mutuelles ininterrompues.

    Pour se sortir de cette situation de dépendance, et espérer aller chercher une réelle autonomie, Bouteflika en vieux routier de la politique qui privilégie la ruse et l’obstination aux lieux et places de la sagesse et de la nécessité de prendre à témoin le peuple algérien et puis démissionner de ses fonctions, à fait jouer une arme redoutable par son efficacité mais très dangereuse par ses implications : la CORRUPTION.

    Bouteflika s’est attelé donc à acheter tout ce qui bouge, sauf bien évidemment le citoyen lambda, inutile et ne pouvant par conséquent entrer dans la stratégie de renforcer sa puissance de frappe.

    Les Zaouïas, les Élites, les faiseurs d’opinions, les partis politiques, les associations professionnelles et socio-culturelles, les affairistes, les opportunistes, les troubadours, les thaumaturges, les lobbies internes et externes, des journalistes et la liste est longue.

    Mais tout ce beau monde est retors. Il prend l’argent et les privilèges, mais en retour il ne livre pas la marchandise.

    Parce que la quasi-totalité de ces partenaires (d’un genre insolite), sont aussi infiltrés par les éléments du Drs qui leur donnent des injonctions contraires, contre rétributions matérielles importantes et réelles mais toujours voilées de menaces et autres intimidations. (au cas où).

    En conclusion le statu quo se perpétue, pendant que la situation dans le pays reste explosive et ne cesse de s’aggraver.

    Je crois que c’est dans ce sens (à mon humble avis je dois dire), qu’il faudra appréhender et comprendre la lettre adressée par monsieur Mehri au chef de l’État.

    Ce n’est ni moins qu’un appel pressant à la sagesse destiné en particulier à Bouteflika mais aussi aux généraux du Drs.

    C’est aussi un signe que les choses sont allés très très loin dans ce qui pourrait être éminemment dangereux et éminemment grave pour le pays.

    Monsieur Ait-Ahmed, tel qu’il nous a habitué à le connaître comme opposant intraitable et incorruptible et amplement conséquent avec lui-même, a, en appuyant la lettre de monsieur Mehri, perçu le même danger visant la souveraineté du pays et l’avenir des générations futurs.

    Cette lettre de Mehri et l’appui qu’elle a reçu de la part de Ait-Ahmed, signifie aussi que la crise du pouvoir et la lutte des clans, malgré son exacerbation et sa dangerosité, n’est pas une fatalité, et qu’il existe réellement la possibilité d’une sortie honorable et sécurisante pour les deux parties, auxquelles il n’est demandé qu’une chose, quitter le pouvoir et rentrer dignement chez eux.

    D’autres options sont par ailleurs, ou en parallèle, posées sur la table. Elles appellent elles aussi au changement du régime, à l’instar de la Cncd+Rcd ainsi que le projet politique alternatif leadé par Benbitour. Pour ne citer qu’eux. Mais qui pèchent par manque de crédibilité, non pas parce qu’ils ne sont pas sincères ou que leurs propositions ne sont pas consistantes, mais juste, parce qu’elles sont reliées à des clans rivaux du pouvoir, ce qui les rend inaptes à être des arbitres impartiaux, des médiateurs crédibles et sécurisants pour tous.

    Voilà ce qui ressort de mon analyse personnelle concernant la crise algérienne, qui est avant tout, il faut le rappeler une crise politique de légitimité du pouvoir, et avant de clore cet article, je me permets de dire que je préfère la méthode Mehri/Ait-Ahmed aux autres méthodes utilisées, pour une raison simple selon moi : c’est une méthode emplie de sagesse et qui a la capacité (morale, politique, éthique) de traiter le problème dans sa globalité. Sans frustrer, ni apeurer aucune partie.

    Fraternellment à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • W A H I D
    6 mars 2011 at 3 h 30 min -

    “L’un, Bouteflika détient l’autorité, tout ce qui est légal lui appartient. Et à ce titre c’est lui qui détient le sceau (la signature) sans lequel rien d’officiel ne peut être validé (Ordonnances, décrets, loi des finances etc. etc.)”

    L’autorité illégitime légitimé par le pouvoir informel, RDS et ses relais avec l complicité de l’FLN/RND/MSP et les GUIGNOLS, la corruption politique et le bourrage des urnes.

    J’ajoute ceci pour soutenir, LIES,
    L’autorité maladive, il veut incarné le pouvoir, face aux pouvoir exécutive et les manipulation du DRS il n’arrive pas a exercer son pouvoir, alors il fantasme.

    “L’autre, le DRS détient le pouvoir, une force sans commune mesure mais informelle et hors de tout contrôle institutionnel.”

    Le pouvoir militaire, policier, législatif, exécutif, judicaire et médiatique il est le véritable pouvoir dans l’informel, c’est un nombre réduit de hauts gardés militaires, qui disposent de la rente et les bénéfices de la corruption qui se chiffre de puis 1998 en moyenne par années de 5 milliards de dollars avec la complaisance de l’élite et les intellectuelles.

    Je comprends les pays les plus développés de vouloir se débarrassé de ces autocrates, kleptocrates, corrompus, qui disposent de richesses indispensable pour leur croissance économique et surtout leur niveau de développement, pour en produire des maux, comme terrorisme, crime organisé etc…

    Rare sont ceux qui ont ouvertement, dénoncé la GOULAH, rare qui vont oser déloger la GOULA.

    Alors qu’il facile de déjouer ce system de gouvernance, il suffit d’une stratégie qui joue sur l’autorité de l’un et le pouvoir de l’autre, dénoncer le pouvoir des généraux sans relâche, un harcèlement permanant par des séries de plaintes par groupes de victimes, pour leur crimes économique, sociales, humains, auprès des autorités nationales et instances internationales, et une pression permanente sur l’autorité pour la ramener dans la contradiction du pouvoir et assumer le viole de la constitution.

    W A H I D




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  • Alilou
    6 mars 2011 at 13 h 17 min -

    J’ai lu vos articles ou posts comme vous le voulez et d’aucun d’entre vous toutes et tous, n’as apporté un semblant de solution pour informer le peuple, le reorganiser le solidariser, l’unir, l’informer le responsabiliser, l’emanciper, le guider ou tout bonnement lui ouvrire les yeux….
    On part sur des nanalyses et les devinettes, les lire entre les lignes, le decodage et l’encodage, le decipherage et tout ca c’est de la parlotte, pendant que nous nous defrustrant sur LQA a pondre des posts que seul nous meme lisons et relisons et decodons etc…les clans se fortifient et les alliances se font et les trous se bouchent et les coudes se serrent et les contrats se passent et les complots se preparent et les armes se fourbissent sur notre eternelle credulité…ay baba donnez moi du thé au jasmin afin que je noie mon desespoire dans la fumee…




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  • Congrès du Changement Démocratique