Édition du
25 July 2017

Manoeuvres de coulisses et "fuites" orientées…

Les initiatives se multiplient,Un changement politique dans moins de trois mois ?

Le Quotidien d’Oran. Samedi 5 mars à 22:35

Entre la lettre de Mehri au président, le meeting du FFS et le discours du PT se dessinent les contours d’un changement politique que le pouvoir a dû avaliser avant même que les citoyens n’en prennent connaissance.

La lettre que l’ancien secrétaire général du FLN a adressée au président de la République, en février dernier, constitue à elle seule, la trame d’une stratégie de changement politique que le pouvoir semble prêt à mettre en place. Abdelhamid Mehri n’a jamais été un manoeuvrier.

Avant d’agir son profil d’homme légaliste l’a toujours tenu au respect de la règle, de la forme et du fond des institutions de l’Etat. Il semble bien qu’avant de rendre publique sa dernière lettre, il l’avait d’abord soumise à réflexion au chef de l’Etat en personne. Il en a d’ailleurs presque fait le préambule en mettant en avant «les liens de fraternité» qui l’unissent à Bouteflika.

Il ne se prive pas cependant de lui rappeler «la franchise qui prévalait dans les délibérations des instances dirigeantes de la Révolution algérienne (…) et (qui) était (…) certainement préférable au silence complice ou à l’assentiment dénué de conviction.»

Il le convainc ainsi d’agir. Mehri pose les jalons «d’un changement pacifique souhaité» en appelant le président à «libérer les larges catégories sociales du cercle de l’exclusion et de la marginalisation pour les faire entrer dans une citoyenneté responsable et active.»

Le pouvoir devra se passer ainsi de la légitimité historique qui, insinue Mehri, a toujours gouverné par l’exclusion. L’ex SG du FLN propose alors la tenue «d’un congrès national général » dont la composante émergera «des séminaires, des groupes d’évaluation, des amicales de solidarité (…) des centaines d’initiatives qui peuvent éclore de cet appel et se multiplier sans être dictées par le haut (…).»

Le Parti des Travailleurs (PT) et le Front des Forces Socialistes (FFS) semblent s’être déjà inscrits dans cette dynamique en optant pour la tenue de meetings et de rencontres de proximité. «Je veux t’assurer de l’importance et de l’intérêt que je porte à ta contribution. Elle représente, dans la crise actuelle, une initiative forte et pertinente, » souligne Aït Ahmed, président du FFS, à l’attention de Mehri.

Le FFS a d’ailleurs fait «du changement pacifique» un slogan bien voyant dans son premier meeting qu’il a animé vendredi dernier à la salle «Atlas» d’Alger. Le PT lui, de par les liens de sa présidente avec les hautes sphères du pouvoir, a déjà la feuille de route en main. Son appel pressant pour la dissolution de l’ensemble des assemblées élues en est l’ossature. Ce qui constituerait une solution de cause à effet, tout à fait conforme à l’appel de Mehri.

SOUTIENS AMÉRICAINS SUR FOND DE SUGGESTIONS ET D’INTÉRÊTS

L’on reconnaît que cette demande a, depuis longtemps, été le leitmotiv du PT. Mais il est clair qu’elle a été fortement inspirée par le sentiment de rejet exprimé très tôt par le chef de l’Etat à l’égard d’un parlement très mal élu. Son recours répété à l’ordonnance en a été le signe le plus édifiant. L’on relève que les états-majors des partis commencent à bruisser en prévision d’élections anticipées «même s’il n’y a rien d’officiel».

Des sources proches d’El Mouradia avancent que Bouteflika a admis l’idée d’une dissolution de toutes les instances élues, à commencer par le parlement. L’idée d’une profonde révision de la Constitution telle que prônée par le SG général du FLN depuis plusieurs mois, pourrait aussi figurer dans la feuille de route que le pouvoir compte mettre en oeuvre.

Notons que le président du MSP l’a reprise à son compte, ces derniers temps. Il pense tout autant que Abdelaziz Belkhadem, qu’une révision de la Constitution, dans ses dispositions les plus controversées, constituera cette caution dont ont besoin les citoyens pour croire que le régime accepte d’être changé.

La révision de la Constitution -encore une fois- fautil le souligner, a été d’abord acceptée par le président de la République avant d’être une revendication partisane. Contrairement à ce qui se passe dans les autres pays de la région, l’Algérie apparaît comme l’exception qui ferait éventuellement la règle.

Les Etats-Unis soutiennent, dit-on, toute idée de changement politique «pacifique » que le pouvoir se devra d’opérer pour satisfaire les revendications citoyennes. La personne du président serait, aux yeux des Américains, la plus apte à accompagner les concepteurs de ses différentes étapes. Le séjour d’importants responsables américains à Alger en un laps de temps court, paraît spécifier ce choix.

Il n’est pas question pour les Américains de voir leur proche allié dans la lutte contre le terrorisme qu’est l’Algérie, perturbé ou déstabilisé. Il y va de la préservation de leurs intérêts dans la région. Leur seule «suggestion » pour ne pas dire instruction est «l’ouverture démocratique du pays» sans casse. Des signes avant-coureurs de ce «changement pacifique souhaité» se font d’ores et déjà visibles et audibles. Ils résonnent des plus hautes instances du pouvoir.

DES PARTITIONS POUR UN CHANGEMENT POLITIQUE

Il est rapporté à cet effet, que par deux fois, la ministre de la Culture a osé exprimer des reproches à l’égard du Premier ministre et de l’ensemble de l’équipe gouvernementale. Comme paru déjà dans la presse, Khalida Toumi a reconnu dans un conseil présidé par Ouyahia que le gouvernement a échoué dans ses missions politiques, économiques et sociales.

Elle claquera même la porte du conseil après avoir entendu Ouyahia dire qu’un gouvernement on le respecte ou on le quitte. Toumi récidivera lors du dernier conseil des ministres lorsque Bouteflika demandera à ses membres s’ils avaient des questions. La ministre de la Culture lui aurait fait savoir que les décisions qu’il avait prises sont bonnes mais qu’il «n’avait ni orchestre ni chef d’orchestre pour les mettre en oeuvre.»

Elle sera soutenue par El Hadi Khaldi de la Formation professionnelle. Le président aurait pris acte après avoir interrompu sèchement un autre ministre qui aurait commencé par l’encenser. L’on admet que Toumi n’aurait jamais agi d’une manière aussi frontale si elle n’avait pas eu auparavant le feu vert. De multiples partitions commencent ainsi à être exécutées au fur et à mesure que le pouvoir réfléchit et réajuste sa stratégie «du changement.»

Il semble dans ce cas, que le limogeage d’Ouyahia ou de son gouvernement ne constitue pas véritablement l’essentiel de ce que Bouteflika prévoirait de faire. Ce qui paraît évident de prime abord, c’est que le pouvoir cherche, avant toute chose, à faire table rase de ce qui a suscité jusqu’à aujourd’hui, d’importantes frictions au niveau des gouvernants. Il est prévu à cet effet, que l’ensemble des dossiers mettant en cause une ou autre partie à ce niveau, soient classés sans même chercher à en solder les comptes.

Qu’ils s’agissent de scandales de corruption, de crimes politiques entre autres l’assassinat de Boudiaf, du dossier des disparus, de décisions politiques injustes, «tout devra disparaître» pour laisser place à une démarche de changement politique qui emporterait inévitablement sur son chemin des hommes et des institutions. Une sorte d’amnistie générale qui ne dit pas son nom mais qui devrait être entreprise pour mettre à plat de lourds contentieux. L’effet escompté serait de blanchir le pouvoir avant sa chute.

Le 16 février dernier, les trois patrons de l’Alliance présidentielle s’étaient entretenus à huis clos, au siège du FLN. Des échos de cette rencontre ne font aucun doute sur ce qui pourrait intervenir dans peu de temps sur la scène politique nationale. L’on a su que Belkhadem et Boudjerra avaient dit à Ouyahia qu’il était temps qu’il parte du gouvernement sous prétexte qu’il avait échoué.

Réponse du Premier ministre «si je pars, nous devons tous partir.» L’allusion est certainement pour signifier que c’est la fin de l’Alliance présidentielle. Alliance que Bouteflika compte bien s’en débarrasser le plus vite, si l’on s’en tient à des sources qui lui sont proches. Ces sources pensent que le changement politique pourrait être enclenché dans moins de trois mois.

Mehri et Ait Ahmed partagent l’idée que le cinquantième anniversaire de l’indépendance pourrait en marquer la fin. «Le temps qui nous sépare de cette grandiose occasion est suffisant, selon moi, pour parvenir à un accord entre Algériens pour le changement pacifique souhaité, » écrit Mehri dans sa lettre au président de la République.

Ghania Oukazi


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14 Commentaires sur cet article
  • El Houari
    6 mars 2011 at 20 h 37 min -

    LES INITIATIVES ET LA RUE

    L’analyse parait pertinente, mais ne tien pas compte de l’élément essentiel du changement: le peuple.

    Aujourd’hui, il est difficile de faire des scénarios seulement a partir des cercles de décisions classiques du pouvoir.

    Les révolutions de certains pays maghrébins et arabes le prouvent.

    Mais le plus important c’est le lâchage de ces pouvoirs par leurs mentors a la fin de leurs vies.

    Il semble que certains pays étrangers, surtout les USA, la FRANCE, L’ANGLETERRE, ont déjà leurs nouveaux cavaliers en place, met veulent un changement par la révolte pour simuler un air de démocratie de assoir leur nouveau règne pour de longues années pour cette nouvelle génération de Harkis.

    Le cas de la Tunisie et de l’Égypte le montrent très bien par un refus des Tunisiens de gouvernements successifs de transitions

    Le cas de la Libye lui apporte une autre vision de dictateur qui refuse de quitter son fauteuil, avec pour objectif de préserver encore le plus longtemps possible ses privilèges, sachant que toute défaillance signifie le lynchage de tout le clan.

    Ce scenario on le retrouve au Yémen, mais surtout en Algérie ou les différents clans préfèrent s’unir que s’entretuer pour sauvegarder leurs privilèges.

    En effet le pouvoir en Algérie a su manipuler ses Harkis pour les mouiller assez, pour s’en servir même quand ils ne sont plus en fonction officielles.

    C’est la peur de la révolte du peuple qui a pousse le pouvoir à accorder des salaires hors normes rien que pour accroitre ses Harkis, les derniers c’est la police, les p/apc, la justice, ….. et pour mieux endormir toute action de révolte il n’hésite pas a déclarer des soit disant crédits a qui veut bien les demander.

    Mais entre les déclarations et l’obtention de ses crédits, le peuple peut encore crever de faim.

    Par contre la Mafia du pouvoir c’est du cash, suppression des impôts, création de fonds d’investissements etc, et ca c’est en milliards de dinars, pour une minorité qui se compte en dizaine et non pas en millions.

    Et c’est ces millions qui ferons la différence dans la rue.




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  • Amrouche
    6 mars 2011 at 21 h 52 min -

    Ghania Oukazi qui a écrit cet article est chargée de la mission de faire croire comme tant d’autres qu’il y a des changements en vue. Ce n’est qu’un stratégie de gestion de crise. Elle sert a dégonfler la balloune pour ne pas qu’elle eclate. la réalité bien amère est qu’il n’y a aucune feuille de route et c’est tout à fait normal. On ne change pas une équipe qui gagne. Et le pouvoir a compris qu’il y a pas de force politique capable de l’inquéter au point d’être laché par les partenaires occidentaux. Des prospectives très sérieuse avancent que les prochaines élection legislative de 2012 seront remportée grandement par les partis de l’alliance et que Bouteflika pourrait si son état de santé reste bon prendre un quatrième mandat.
    Omar amrouche : omaramrouche.centerblog.net




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  • amel
    6 mars 2011 at 22 h 06 min -

    Non ,jusqu’au 5 juillet ,cela sera trop long pour les algériens ,cinq mois, c’est cinq mois de trop avec un gouvernement,un sénat , une APN , composé d’opportunistes ,d’incompétents ,de magouilleurs qui ont mis le pays à genoux et qui ont gangréné la société algérienne,il est grand temps, dans l’intérêt , aussi bien du pays que du peiuple algérien de balayer tous ces détritus et le plus rapidement possible afin d’éviter à tout le monde le sort de la Libye

    ============================
    Non, 17 mois ! C’est pour le 5 juillet 2012 !!
    La Rédaction LQA




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  • Alilou
    6 mars 2011 at 23 h 06 min -

    On repete la meme partition des gens qui deviennent des cameleons ou des girouttes, Khalida…hachakoume, a claqué la porte, whaou….je m’allume un gros petard de thé au jasmin…..
    Juillet 2012 chit, il nous rstera 5 mois a profiter vite avant la …fin 21.12.2012…apres 50 ans de mort lente ils nous injecte de l’adrenaline 5 mois avant la fin …plus tortionnaire que ca je meurt…enfumé…..

    On va encore etre une fois de plus des pauvres plouks de spectateurs et pacifs a se faire concocter une recette magique par cette meme pharmacie DRS-Presidence…. ils nous prennent vraiment pour des assistés….c’est vrais quelque part on est amorphe…on fait rien pour recouvrer notre dignité…NIF….

    ILS PEUVENT M’ENLEVER MES DROITS,
    ILS PEUVENT M’ENLEVER MES BIENS,
    ILS PEUVENT M’ENLEVER MA BOUFFE,
    ILS PEUVENT M’ENLEVER MON PONTALON,
    ILS PEUVENT M’ENLEVER MA CHEMISE,
    ILS PEUVENT M’ENLEVER MA FEMME ET MES ENFANTS,
    ILS PEUVENT M’ENLEVER LA VIE,
    MAIS ILS NE PEUVENT PAS M’ENLEVER ….MON THé A FUMER HIHIHI

    iLS NE PEUVENT M’ENLEVER MA FOIE….LA ILLAHA ILL-ALLAH WA MOHAMED RASSOUL ALLAH….ON CREVERA TOUS UN JOURS…YASSAADOU YA FA3ALE EL-KHIR…NAKIR-WA-MOUNKIR NOUS ATTENDENT…AVEC LE CIGAR…




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  • Samir
    6 mars 2011 at 23 h 08 min -

    Encore une fois l’idée consiste à garder le peuple le plus loin possible des décisions suprêmes qui le concernent …

    Il n y’a que le temps qui nous dira ce qui est vrai ou faux dans ces scénarios ainsi présentés.

    Mais une chose est sûre, tous les gens qui auront trahis le peuple à ce moment de l’histoire ou à un autre auront à rendre des comptes.

    Que va faire la rue face à ce mépris qui ne fait que s’éterniser?




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  • Taous
    6 mars 2011 at 23 h 33 min -

    Je cite: – appelant le président à «libérer les larges catégories sociales du cercle de l’exclusion et de la marginalisation pour les faire entrer dans une citoyenneté responsable et active.»
    M.Bouteflika peut-il rompre le noeud gordien et faire des algériens , tous les algériens des citoyens égaux en droits et en devoirs et instaurer une société du mérite et de l’effort et non pas une société où une minorité de prédateurs et d’escrocs ont verrouillé le pays et l’ont maintenu dans un statu-quo mortel et qui ont brillé par le mensonge , l’entourloupe ,el haff , le slalom ,la mauvaise foi,l’incompétence, la prétention,la perversion, tchouwkir, l’incivilité, la bêtise , la gabegie, l’arrogance , ez zoukh,la singerie du colon, la méchanceté souvent gratuite et qui ont installé des larbins dans toutes les institutions pour abattre tout ce qui est honnête , compétent, patriote ou tout simplement citoyen équilibré en usant de méthodes déloyales ,sordides et lâches.
    L’Europe a mis des siècles pour produire une citoyenneté responsable et active grâce à la lutte souvent sanglante des catégories exclues , grâce à des intellectuels engagés qui avaient une conscience et une foi et surtout à la longanimité de dirigeants qui ont bien saisi les intérêts stratégiques de leurs peuples.
    L’Europe de l’Est , grâce à l’aide sincère et puissante de celle de l’Ouest est en train de faire de grands pas (exemple : la remise à l’ordre de la Hongrie concernant la liberté de la presse)
    M.Bouteflika qui a méthodiquement et délibéramment anéanti et le mot n’est pas fort ,tous les bourgeons de la société civile née au lendemain de 88 ,aidé pour cela , avec un zèle démentiel,par des sherpas qui ne connaissent que la pensée unique qui est la seule recette où ils peuvent vivre ,est incapable d’ouvrir ce grand chantier.Le mieux est qu’il parte avec tous les honneurs et que le peuple choisisse un président qui est capable de s’inscrire dans la modernité , si ce n’est pas trop tard; certains philosophes parlent ,depuis le 11/09 de post modernité.




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  • Ammisaid
    6 mars 2011 at 23 h 38 min -

    A quand la réponse de Lala salima à lala ghania ?




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  • Boreal
    7 mars 2011 at 0 h 12 min -

    Cet article pue la propagande à des kilomètres !

    « Il est prévu à cet effet, que l’ensemble des dossiers mettant en cause une ou autre partie à ce niveau, soient classés sans même chercher à en solder les comptes.
    Qu’ils s’agisse de scandales de corruption, de crimes politiques entre autres l’assassinat de Boudiaf, du dossier des disparus, de décisions politiques injustes, «tout devra disparaître» pour laisser place à une démarche de changement politique(…), une sorte d’amnistie générale ».

    Et le peuple dans tout ça ? Il n’a pas encore dit son dernier mot que je sache ! Je doute fort qu’il est prêt à se laisser prendre à ce piège grotesque.
    A supposer que ce scénario soit un tant soit peu crédible, personne ne nous fera croire que le peuple est prêt à pardonner les dégâts engendrés par la guerre à outrance que le DRS lui a déclaré, une guerre qui a causé près de 200 000 morts et des milliers de disparus ; ceux qui pendant des années ont croupi dans les géoles du DRS, torturés, humiliés, brisés à jamais, ne devrait-on pas leur demander leur avis, à ce propos ?
    Et la corruption ? Les milliards détournés, les fortunes colossales amassés par les barons du régime et leurs vassaux, ceci grâce aux commissions occultes et à l’importation de produits douteux voire dangereux (comme par exemple le rond de béton radioactif importé d’Ukraine), à l’importation de médicaments au détriment de notre production nationale (d’ailleurs, Saidal a été saboté par cette mafia du médicament), au trafique de drogue (notre ami DB en a longuement parlé dans sa contribution « Qu’est devenue l’affaire Zendjabil ? ») dirigé par ceux-là même qui nous ont déclaré la guerre, ces généraux qui ont fait exécuter des milliers d’innocents, ils détruisent nos enfants, désormais !

    C’est une guerre à outrance déclaré au peuple algérien par les généraux « janviéristes ».
    Aujourd’hui, ils changent de fusil d’épaule et veulent une amnistie définitive ils semblent donc vouloir organiser un arrangement sur le dos du peuple. Ben voyons !

    Ces monstres d’un autre âge, nous disent aujourd’hui qu’ils sont prêts à changer, qu’ils sont prêts à nous rendre notre liberté, etc. à condition qu’on accepte de tourner la page et d’oublier tout ça, après tout ce n’était qu’un cauchemar. Et donc que nous devons accepter leur deal parce qu’il n’y a pas d’autre choix, d’ailleurs les Etats-Unis sont quelque part le garant, blablabla…

    Que ces messieurs du DRS et de la présidence comprennent bien que jamais un Etat quel qu’il soit ne pourra impunément se construire et vivre sur l’injustice, le mensonge et le crime ; l’exemple de l’Argentine est parlant, les militaires coupables sous la dictature d’exactions contre le peuple ont tous été jugés. Le peuple ne se laissera pas convaincre d’abandonner ses droits à la justice et à la réparation : il veut voir les responsables et les exécutants jugés et punis. Nous sommes déterminés, nous ne céderons pas un pouce de notre droits. Nous demanderons justice pour tous nos frères morts, torturés, emprisonnés.

    Que ces messieurs du DRS et de la présidence sachent que leur auto-amnistie, réalisée grâce à Bouteflika, le peuple s’empressera de l’invalider aussitôt qu’il aura chassé les usurpateurs du pouvoir.

    Que ces messieurs du DRS et de la présidence se mettent bien dans la tête que le peuple a supporté et supporte encore cette situation, il est prêt à la supporter encore le temps qu’il faut jusqu’à ce que sa colère les emportera tous comme un fétu de paille.

    Amicalement

    Un citoyen lambda




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  • Alilou
    7 mars 2011 at 0 h 57 min -

    Aucun tyran n’a tenu le coup devant la revolte du peuple qui a su se lever et se dresser devant lui en le regardant droit dans les yeux en n’ayant pas peur de lui.
    Qu’est-ce qui peut nous arriver de pire que ce que nous avons subit les 50 dernieres annees ?? la question est posée. RIEN, RIEN, RIEN.

    Peur de mourire ??? on va tous creuver un jour.
    Nous avons le choix et le devoir envers les generatiosn futures. Envers nos enfants et nos petits enfants. Quel pays leur laisser, quel heritage leur laiguer, quelle culture leur transmettre, quel savoir leur communiquer, quelle personnalité leur donner ??? autant de questions auquelles il faudra un jour repondre…non devant les etres mais devant DIEU. La peur au ventre de crever???? Crever pour ces convictions, pour sa dignité pour ses droits pour son NIF on appel ca le sacrifice du soit pour le bien de tous….sommes nous capables ??? EH BEN NON, nous sommes des laches devant les hommes et devant DIEU, nous avons appris la lecon d’adoration des bien finis et avons oublier les biens eternels, nous frappons notre crane 5 fois par jour a terre et prions DIEU et faisons croire a nous meme que nous sommes pieu alors que DIEU refuse categoriquement d’ecouter nos prieres, car DIEU NE CHANGE PAS UN PEUPLE AMOINS QUE SE PEUPLE DAIGNE SE CHANGER SOIT-MEME….
    Pas pire peché que celui d’etre un hypocrite…envers DIEU…car envers nous meme et les autres ca…c’est devenue de la routine….Un thé bien fumant pour la nuit….




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  • aquerado
    7 mars 2011 at 15 h 31 min -
  • rak
    7 mars 2011 at 19 h 50 min -

    salam, azul, bsr les ami(e)s

    Histoire de praphraser Boreal « cet article sent la propagande…  » et a un gout de « tchektchouka » made in les laboratoires occultes maitres de la manipulation et du conditionnement des opinions.
    Madame la redactrice de l’article semble decouvrir a la salle Atlas que l’un des slogans principaux du FFS, depuis qu’il active legalement du moins en Algerie, est le « changement pacifique »
    Mais bon, me diriez vous, elle avait besoin de ça afin d’agrementer son article et son analyse dont laquelle l’idée directrice et le but recherché est de faire passer le message de l’amnistie generale et de l’impunité.
    En d’autres termes les tenants du pouvoir nous disent : » on est d’accord pour lacher un peu mais a condition que personne ne sera jugé encore moins puni »
    en ce qui me concerne, je pense que si vraiment ils veulent reellement tourner la page et rendre la liberté, toute la liberté!, au peuple, je serai pas contre l’amnistie mais a 2 conditions:
    – que des commissions verité fassent la lumiere sur tout les abus, vols, assasinats, disparitions… comme en afrique du sud
    – que les gens reconnus coupables s’engagent a ne plus jamais postuler a un quelconque poste de responsabilité a quelque degré que ce soit.
    Apres libre a eux de rester parmi nous ou d’aller ailleurs jouir de leur fortune et leurs biens mal acquis.
    When to free TAHYA ELDZAIER

    cordialement




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  • Alilou
    8 mars 2011 at 0 h 45 min -

    @RAK

    Parle pour toi, moi je ne pardonne pas ce qu’ils m’ont fait…ils m’ont laissé pendant 1 mois sans mon ….thé.

    JE VEUX QU’ILS ME RENDENT MON THé….apres on peux fumer le calumet de la paix…mais pas avant….

    Les hyennes n’ont jamais rien laché..vous pensez reellement qu’ils vont partir…hhahahahahahaha

    Je fume mon thé et je reste zen….




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  • hakimM
    8 mars 2011 at 3 h 15 min -

    @Allilou,
    plus le temps passe et plus je vois que tes interventions sont justes, bien analysées et réalistes.
    La lâcheté est omniprésente dans nos élites, dans notre peuple.
    On s’attaque aux faux problèmes ( said Sadi, DRS, etc.) et on oublie le vrai problème Boutef et ses amis.
    Je ne vois plus la différence en Algérie entre homme et femme, sincèrement, je ne vois que racisme, régionalisme envers les kabyles et ego-lâcheté.
    Même, si nous étions unis, il nous manque quelque choses de beaucoup plus important : Le courage, la foi et la peur en dieu.
    Est-ce que le peuple algérien et son élite sont capables d’arrêter de vénérer leurs maitres.
    En quoi sommes nous musulmans, en des choses superficielles et hypocrites.
    Les mêmes choses qu’on disait du peuple dans les années 80 qu’on dit maintenant : le peuple marche avec celui qui est debout ( el ouakef).
    Said Sadi est a terre, alors on court pour le critiquer et l’écraser.
    On attend lorsque le régime est a terre pour aller se montrer publiquement, regarder on a fait tomber le régime.
    Si on ne se voient pas en face du miroir comme étant des lâches des hagarrines des poltrons, des soumis, des souris, alors on ne va jamais faire la révolution a l’intérieure de nous.
    Le peuple Libyen qu’on traitait de peureux affront les bombardements et les chars, nous on n’a même pas affrontée les bâtons de la police.
    Je suis vraiment déçu de ce si bas niveau de maturité et de courage.
    Ça fait des semaines que je demande a ce qu’on fasse notre propre révolution, nous les gens du LQA, mais je n’ai trouvé aucune réponse viable, a part celle de Affif.
    Pendant les années 80 et 90, j’ai tout essaye pour que les gens de mes connaissances soient unis contre altaghia, mais a chaque fois, il se sont montrés unis contre les faibles.
    Parlons, parlons comme des petits enfants rêveurs et le regime agit agit….




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  • rak
    8 mars 2011 at 20 h 05 min -

    salam, azul, bsr les ami(e)s

    @ notre ami fumeur de thé Alilou

    je me disais bien que tu devais etre en manque de fumage de thé ces derniers temps cher ami, au lieu de rester eveillé tu as tendance a somnoler 🙂
    si tu as bien lu mon post, j’ai bien parlé pour moi effectivement.
    ceci pour la forme, en ce qui concerne le fond ,mon idée est que « ces gens là » ne partiront pas sans y etre forcé ce qui se fera qu’avec de nouveaux bains de sang, les connaissant!! et leur propension a le faire couler pour moins que ca.
    comme de toute les manieres ils sont pas si naifs que ca pour nous laisser recuperer leurs biens mals acquis sans broncher, je suis d’avis de les laisser partir avec leurs fortunes a condition que tout se saches: qui a pris quoi? qui a volé quoi? qui a tué qui? qui a torturé qui?…etc..
    ceci histoire d’eviter un autre bain de sang et de permettre enfin aux enfants de notre chere Algerie d’etre maitre de leurs destins et la remettre sur le chemin de la paix et du progrés pour toutes et tous.
    c’est celà le fond de ma pensée cher ami, et si ca devait arriver je suis sur que toi aussi tu passeras outre ton sevrage de thé d’un mois.

    cordialement




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  • Congrès du Changement Démocratique